Ex 3 p162
• A : Croûte océanique
• B : Croûte continentale
• C : Manteau supérieur (lithosphère)
• D : Manteau inférieur (asthénosphère et mésosphère)
• E : Noyau externe (liquide)
• F : Noyau interne (solide)
Les discontinuités mentionnées :
• Moho : Sépare la croûte du manteau
• Gutenberg : Sépare le manteau du noyau
ex 7 Mobiliser ses connaissances
La lithosphère est l'enveloppe rigide externe de la Terre, composée de la croûte et de la partie
supérieure du manteau. Elle joue un rôle essentiel dans la tectonique des plaques.
On distingue la lithosphère continentale, plus épaisse (30 à 70 km) et moins dense, composée
principalement de granite, et la lithosphère océanique, plus fine (5 à 10 km) mais plus dense,
constituée de basalte et de gabbro. Cette différence de densité explique la subduction de la
lithosphère océanique sous la continentale. Ces caractéristiques influencent la formation des reliefs,
la répartition des océans et des continents ainsi que les phénomènes géologiques comme les séismes
et le volcanisme. Ainsi, la distinction entre lithosphère continentale et océanique est fondamentale
pour comprendre la dynamique terrestre et les mouvements des plaques.
Ex 9 identifier des outils et techniques
L’observation des cristaux de péridotite permet de comprendre la composition du manteau terrestre.
Cette roche est étudiée grâce à des techniques spécifiques qui révèlent sa structure et ses minéraux.
Pour obtenir cette image, une microscopie en lumière polarisée a été utilisée. Cette méthode
permet d’observer les cristaux sous un microscope équipé de filtres polarisants, ce qui révèle les
caractéristiques optiques des minéraux présents. Ainsi, les différentes couleurs observées dépendent
de l’orientation des cristaux et de leurs propriétés optiques.
Une autre technique est la préparation en lame mince, où la roche est découpée en très fines
tranches (environ 30 µm d'épaisseur). Cela permet une observation détaillée de la texture des
minéraux et une identification précise des composants de la roche, ce qui est essentiel pour
l’analyse pétrographique.
Ces techniques permettent d’analyser les roches sous différents angles, en révélant leur composition
minéralogique et en fournissant des informations sur les conditions de formation du manteau
terrestre.
Ex 13 Recenser,extraire,organiser et exploiter des informations
Les scientifiques s’appuient sur l’étude des météorites primitives, appelées chondrites, pour
comprendre la formation de la Terre. Leur composition chimique est très proche de celle du
manteau terrestre, ce qui suggère une origine commune entre ces objets et notre planète.
Les analyses montrent que lorsque l’on retire les éléments volatils des chondrites, le résidu est
similaire aux péridotites, roches du manteau terrestre. Cela signifie que la Terre s’est formée à partir
de matériaux similaires, issus de l’accrétion de poussières cosmiques et de météorites primitives.
Un deuxième argument repose sur la différenciation des matériaux sous l’effet de la chaleur interne.
Lors de la formation de la Terre, les éléments lourds comme le fer et le nickel ont migré vers le
centre pour constituer le noyau, tandis que les silicates plus légers sont restés en surface, formant
ainsi le manteau. Cette séparation explique la structure interne en couches de notre planète.
Ainsi, l’étude des chondrites permet de mieux comprendre l’origine et l’organisation interne de la
Terre. Elle conforte l’hypothèse d’une formation par accrétion suivie d’une différenciation des
matériaux, expliquant la structure concentrique du globe.