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Planification de l'Audit Éfficace

La planification d'une mission d'audit implique l'élaboration d'un plan et d'un programme de travail, ainsi qu'une prise de connaissance approfondie de l'entité et de son environnement pour identifier les risques. Cela inclut la fixation de seuils de signification pour évaluer les anomalies dans les états financiers et la détermination des comptes significatifs. L'analyse des risques inhérents, économiques, organisationnels et liés à la direction est essentielle pour orienter les travaux d'audit vers les zones à risque.

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Planification de l'Audit Éfficace

La planification d'une mission d'audit implique l'élaboration d'un plan et d'un programme de travail, ainsi qu'une prise de connaissance approfondie de l'entité et de son environnement pour identifier les risques. Cela inclut la fixation de seuils de signification pour évaluer les anomalies dans les états financiers et la détermination des comptes significatifs. L'analyse des risques inhérents, économiques, organisationnels et liés à la direction est essentielle pour orienter les travaux d'audit vers les zones à risque.

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PLANIFICATION

 La planification consiste à prévoir l'approche générale des travaux et les procédures d'audit à
mettre en œuvre par les membres de l'équipe d'audit.
 La planification de la mission se matérialise par l'élaboration d'un plan de mission et du
programme de travail.

I. Prise de connaissance générale de l’entité et de son


environnement
La prise de connaissance générale de l’entité́ est une étape indispensable dans la démarche d’audit.
Une fois accomplie, elle permet à l’auditeur d’identifier les risques encourus par l’entité́ dans le
cadre de son activité́.

Donc L’objectif est une première évaluation

 Des risques inhérents


 Des risques liés à la situation économique et financière de l’entreprise
 Des risques liés à l'organisation générale
 Des risques liés à l'attitude de la direction

 A travers des informations nécessaires, nous citons ci-après:

Informations concernant le secteur d’activité́ :

o La situation économique du secteur


o Les normes qui régissent ce secteur
o Les principaux acteurs dudit secteur
o Le positionnement de l’entreprise dans son secteur
o Les lois, règlements, usages et pratiques régissant le secteur d’activité́

Informations propres à l’entreprise :

o La structure du capital de l’entreprise


o La forme juridique
o L’organisation
o L’organigramme
o Les responsables de la comptabilité́ de la société́
o Les principaux clients et fournisseurs de l’entreprise

Prise de connaissance de l’environnement interne de l’entité́ :


o Le mode de gestion,
o Les ressources et potentialités,
o Les sources de financement et d’approvisionnements,
o Les performances financières, commerciales, sociales ...
o Les systèmes comptable et d’information,

Cette prise de connaissance générale de l’entité́ se déroule en deux phases :

 Avant le démarrage de la mission


 Sur place chez l’entité́ : A travers
- Les entretiens avec les différents responsables
- L’exploitation de la documentation disponible au sein de l’entité́ : rapports, dossier
juridique, reportings etc.

II. Fixation des seuils :


1) Fixation du seuil de signification :

 Le seuil de signification est un niveau déterminé à partir duquel une omission ou une
anomalie dans les états financiers est considérée comme significative, Cad susceptible
d'influencer les décisions économiques des utilisateurs (décisions d'investissement, d'achat,
d'octroi de fonds,……) .

 Il est étroitement lié au principe d'importance significative et guide l'auditeur dans la


planification et l'exécution des procédures d'audit.

 Pour permettre la détection des anomalies non significatives prises individuellement mais
dont le seuil serait significatif l'auditeur doit également fixer des montants inférieurs au seuil
de signification et procéder au risque d'audit complémentaire.

 Le seuil de signification peut se décomposer de la façon suivante :

 Détermination d'un seuil de signification ayant un impact sur le résultat :

Cela concerne les anomalies affectant le résultat de l'exercice, comme des


erreurs dans les amortissements ou des divergences sur les provisions.

Les rectifications, appelées ajustements, peuvent nécessiter la modification


des comptes. En cas de refus de la direction, le commissaire aux comptes
pourra émettre des réserves ou refuser la certification.

Ce seuil est souvent fixé selon des critères comme le chiffre d'affaires ou le
résultat net.
 Détermination d'un seuil de signification ayant un impact sur la
présentation des états financiers :

Impact sur la présentation des états financiers : Il s'agit d'erreurs sans effet
sur le résultat mais influant sur la présentation des comptes, comme des
reclassements de postes mal positionnés au bilan. Le seuil est généralement
fixé en pourcentage des postes concernés. (Au lieu de mettre les créances
au niveau de la classe 3, on l’a mis par erreur au niveau de la classe 2)

 Pour déterminer le seuil de signification, l’auditeur utilise à la fois des critères


quantitatifs et qualitatifs.

 Critères quantitatifs :

Ce sont des critères mesurables, des chiffres, comme :

 Le résultat net (le bénéfice ou la perte de l’entreprise),


 Le total du bilan (l’ensemble des actifs et des passifs de l’entreprise),
 Les capitaux propres.
 Le chiffre d'affaires.

 Critères qualitatifs :

Ce sont des critères moins tangibles, qui dépendent de l'environnement et des


impacts potentiels des erreurs.

Par exemple :

- Si une erreur concerne des informations sensibles, comme un contrat


important ou une créance litigieuse, même une petite erreur peut avoir
un grand impact sur la prise de décision des utilisateurs des états
financiers.
- Certaines erreurs peuvent être plus importantes que d'autres en
fonction du secteur d'activité, de la réglementation ou des attentes
spécifiques des parties prenantes.

2) Fixation du seuil de Planification :

͢ Avant d’atteindre le seuil de signification, l’auditeur fixe un seuil plus bas pour guider ses
contrôles et ses tests. Ce seuil aide à détecter des erreurs avant qu'elles ne deviennent trop
importantes.
͢ Ce seuil est défini lors de la phase de planification stratégique de l’audit. Cependant, il peut
être révisé et ajusté en cours d’audit si des événements ou des circonstances particulières le
justifient.

͢ Une décote de 25 % à 75 % est appliquée, selon le jugement professionnel de l’auditeur, sur


le seuil de signification global, afin d’assurer une marge de sécurité.

͢ Ce seuil sert donc à tester si le contrôle interne de l’entreprise est efficace ou s’il faut
approfondir les vérifications.

3) Détermination des comptes significatifs :


Les comptes cibles ou significatifs sont identifiés en fonction de différents facteurs, quantitatifs et
qualitatifs, cités ci-après:

- Le Seuil de signification
- L’examen analytique
- Le jugement de l’auditeur (Généralement ce sont des comptes qui représentent des risques:
opérations complexes et exceptionnelles)
- Les comptes faisant appel à des techniques comptables complexes
- Les comptes qui ont déjà montré des anomalies significatives dans le passé ou lors de l'audit
en cours.
- Les comptes qui dépendent fortement d'estimations et de jugements, comme les provisions.
- Caractère répétitif des erreurs et historique d’erreur

Deux niveaux de risques:

 Signifiant
 Normal

 Impact au niveau des états financiers dans leur ensemble :

Un compte présentant un risque significatif peut altérer la sincérité et la fidélité des états
financiers. Il peut influencer les indicateurs clés (résultat net, fonds propres, etc.) et la
perception de la santé financière de l'entreprise.
N.B: Lorsque les comptes annuels de l'exercice précédent ont été audités par le commissaire aux
comptes précédent, le rapport émis par ce dernier constituera une présomption de régularité et de
sincérité du bilan d'ouverture.

Le nouveau commissaire aux comptes consulte le dossier de travail de son prédécesseur. Si ce n’est pas
possible (absence de commissaire ou manque d’informations suffisantes), il met en œuvre des
diligences spécifiques pour vérifier les soldes d’ouverture :

Pour les immobilisations (bâtiments, machines…) : vérifier les factures d’achat, demander des
confirmations externes comme une attestation du cadastre pour prouver la propriété d’un terrain.

Pour les créances et dettes (clients à payer, fournisseurs à rembourser) : analyser les paiements reçus
ou effectués après la date de clôture pour voir si les soldes sont corrects (Clôture des comptes : 31
décembre 2024. Le bilan montre qu’un client X doit 10 000 €. Le 15 janvier 2025, le client X règle
effectivement 10 000 € 👉 Cela prouve que la créance inscrite au 31 décembre 2024 était bien réelle et
correctement évaluée) ou demander directement confirmation des soldes aux tiers (par exemple,
demander à un fournisseur de confirmer combien l’entreprise lui doit).

Pour les stocks : Assister à un inventaire physique (compter les stocks en entrepôt) pendant l’exercice
en cours et comparer avec le stock d’ouverture, ou vérifier la cohérence des marges brutes pour voir si
les chiffres sont crédible (Si cette marge est anormalement élevée ou faible par rapport aux années
précédentes, ça peut indiquer une erreur dans la valorisation du stock de clôture ou des achats.

III. Analyse des risques :

1) Analyse des risques inhérents :


Risque qu’une erreur ou une exactitude puisse survenir.

- Le risque lié à̀ la nature et au montant des opérations (complexe ou de grande ampleur, car
il y a plus de chances d’avoir des erreurs humaines ou des difficultés techniques dans le
traitement de ces transactions.).
- Le risque lié à la conception et au fonctionnement des systèmes.
- Risque de non-détection par l'audit, qui peut être amplifié par la complexité des opérations.

2) Analyse des risques liés à la situation économique et sociale :

- Existence d'éléments susceptibles de remettre en cause la continuité d’exploitation


- Situation économique du secteur d’activité
- Des tensions ou des conflits internes
- Une fusion, une acquisition ou une réorganisation interne, peuvent apporter de l'incertitude
et augmenter le risque pour l'entreprise.

3) Les risques liés à̀ l’organisation :


- Rotation importante du personnel, notamment des cadres. Ex : des erreurs dans la gestion
- Contrôle insuffisant sur des activités ou des succursales décentralisées. Ex : des erreurs de
gestion, des fraudes ou des pratiques non conformes.
- Absence de procédures comptables et administratives claires. Ex : Des erreurs de
traitement des informations financières, des risques de fraude
- Absence de l’audit interne : une activité indépendante et objective qui donne à une
organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations et lui apporte ses
conseils pour les améliorer.

4) Les risques liés à̀ l’attitude de la direction :


Analyse des risques liés à̀ l’attitude de la direction

- Degré́ d’implication de la direction dans le système de contrôle interne.


- Attitude de la direction au niveau des résultats, des comptes annuels et de l’information
financière en général. Ex : Une direction qui montre peu d'intérêt pour l'exactitude des
comptes, ou qui se contente d'une approche superficielle des résultats financiers.

Risques – Principaux Critères d’évaluation du risque

 Matérialité : L'importance de l'erreur (significatif ou pas)


 Nature du risque
 Probabilité de survenance
 Qualité de la Documentation
 Impact de l’erreur : Les conséquences si l'erreur se réalise

IV. Plan de mission et programme de travail :


Elaboration du plan de mission

L’auditeur met en place un plan de mission en vue notamment :

 Définir les processus les plus importants : L’auditeur identifie et hiérarchise les processus
essentiels qui ont un impact direct sur les états financiers.

 Orienter les travaux vers les zones dites « à risque »

 Déterminer les objectifs d’audit critique en fonction du seuil de signification dégagé.

 Définir les contrôles comptables : Recenser les procédures et mécanismes mis en place pour
garantir l’exactitude et la fiabilité des informations financières.
Elaboration du Programme de travail

 Le programme de travail définit la nature et l'étendue des diligences estimées nécessaires à


la mise en œuvre du plan de mission
 Il indique le nombre d'heures de travail affectées à l'accomplissement de ces diligences.

Modifications du programme de travail.

A l'occasion de la mise en œuvre des travaux d'audit, le commissaire aux comptes pourra être
amené à modifier les éléments planifiés et consignés.

Il peut être ainsi amené à modifier son approche générale, à revoir ses choix et à prévoir des travaux
complémentaires.

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