FICHE DE TD DE DROIT CIVIL
Membres du groupe :
BAMBA Katiénin Fatim
COULIBALY Zié Jean Raphael
DIABY Habib Racine Ramadan
FOFANA Leila
GNAKPA Levry Arthur
KOFFI Ahou Doriane
KONE Fatoumata-Fing
KOUAKOU Amoin Camilia
POKOU Kanga Wa Anne Natacha
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RÉSOLUTION DE LA FICHE DE TD N°5
I- CONTRÔLE DE CONNAISSANCES
1) Notions de cause et leur utilité en jurisprudence
Notion
La cause est la raison pour laquelle on contracte.
On distingue deux notions de cause : la notion classique de cause et la notion moderne de
cause.
La notion classique de cause est la raison immédiate pour laquelle les parties assument leurs
obligations contractuelles, identique pour un même type de contrat.
La notion moderne de cause est l’ensemble des raisons personnelles, des motifs individuels
qui ont incité les parties à conclure.
Leur utilité
La cause classique est un moyen de protection des intérêts particuliers. Le juge utilise la cause
classique comme un moyen de justice qui induit des prestations par équivalence. Elle permet
de protéger l’intérêt des parties au contrat.
La cause moderne est un moyen de protection de l’intérêt général et permet au juge de vérifier
la moralité et la licéité des contrats.
2) Vente d’une chose future
Oui, la vente d’une chose future est possible. En effet, pour qu’une chose face l’objet d’une
vente, elle doit être déterminé ou déterminable (pour la vente d’une chose futur), possible,
exister, et licite. Également, selon l’Article 1130 du Code civil, les choses futures peuvent être
l'objet d'une obligation. Ainsi, l’on peut vendre une récolte à venir ou une maison à bâtir.
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Exception faite des successions où on interdit des pactes sur une succession future, ni faire
aucune stipulation sur une pareille succession, c’est-à-dire les conventions relatives à la
succession de personnes encore vivantes.
3) Choses hors commerces
En droit, une chose est dite “hors commerce” lorsqu’elle ne peut pas faire l’objet de
transactions commerciales, c’est-à-dire qu’elle ne peut ni n’être vendue, ni échangée, ni
cédée.
Le caractère “hors commerce” d’un objet est justifié par plusieurs raisons. On pourrait avoir
par exemple :
-Les raisons d’ordre public : Certaines choses, comme des substances illégales ou des objets
destinés à des activités illégales, sont hors commerce parce qu’elles vont à l’encontre de la loi
et de l’éthique collective. Leur commerce est donc interdit pour protéger la société.
-Les raisons d’ordre éthiques : certains éléments comme les parties du corps humain (sang,
organes, etc.) sont généralement considérés comme hors commerce dans de nombreuses
juridictions, car ils relèvent de la dignité humaine et ne peuvent être réduits à des objets de
transaction.
-Les raisons concernant le domaine public : Les biens du domaine public, comme les routes,
les rivières, les parcs nationaux, et les bâtiments publics, sont hors commerce. Ils
appartiennent à l’État ou aux collectivités et sont destinés à l’usage collectif, donc ils ne
peuvent être vendus ni appropriés par des particuliers.
-Les raisons concernant le patrimoine culturel : Certains objets sont jugés trop précieux ou
importants pour l'histoire et la culture d'un pays pour être commercialisés. Par exemple, des
œuvres d’art anciennes, des artefacts archéologiques ou des manuscrits historiques peuvent
être classés pour éviter qu’ils ne soient exportés ou vendus
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4) La règle « Nemo auditur propriam turpitudinem allegan » est-elle d’application
absolue ?
Cette règle signifie que : Nul ne peut réclamer justice si le dommage qu'il subit est le produit
de ses actions menées illicitement ou illégalement ou de sa négligence.
Pour nous, elle n’a pas une application absolue. Bien que cette règle soit couramment
invoquée pour empêcher une personne de tirer profit de sa propre faute ou conduite immorale,
il existe des exceptions dans lesquelles elle peut ne pas s’appliquer.
En Illustration de l’exception, prenons l’histoire du « Voleur gavé de viagra et violé pendant
des jours ».
Une coiffeuse russe a fait payer cher une tentative de hold-up à son auteur. Elle l'a maitrisé et
s'en est servi comme « esclave sexuel ».
Viktor Jasinski se souviendra longtemps de sa tentative de vol d'un salon de coiffure de la
ville de Meshchovsk. Alors qu'il tentait de cambrioler le commerce, la propriétaire de 28 ans,
Olga Zajac, ne s'est pas laissée intimider. La jeune femme, ceinture noire de karaté, a
immobilisé Viktor. Elle l'a ensuite transporté à l'arrière de l'établissement et ligoté à un
radiateur avec des menottes, relatent le « Daily Mail » et l'agence « Belga ». Mais le calvaire
ne s'est pas arrêté là pour le Russe. Fâchée, Olga l'a déshabillé et forcé à avaler du viagra pour
l'utiliser comme « esclave sexuel » pendant plusieurs jours avant de le laisser partir. « C’était
pour lui donner une leçon », a-t-elle expliqué. Interrogée par la police sur l'affaire, a avoué
avoir eu des relations sexuelles non consenties avec Viktor. A l’issue du procès, les deux
parties ont été condamnées, l’une (Viktor), pour effraction et tentative de vol et l’autre (Olga)
pour une agression sexuelle, même si cette dernière était la victime du vol.
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5) Les personnes qui sont incapables de contracter
En droit, certaines personnes sont considérées comme “incapables de contracter” parce
qu’elles ne possèdent pas la capacité juridique nécessaire pour passer des actes ou des contrats
valables. Ces incapacités visent notamment à protéger les personnes vulnérables qui
pourraient ne pas comprendre la portée de leurs engagements.
Les principales personnes incapables de contracter sont : Les mineurs et les majeurs
incapables.
Est considéré comme mineur toute personne âgée de moins de 18 ans. Ceux-ci ne peuvent pas
contracter sans le consentement d’un représentant légal (parent ou tuteur).
Exception : Les mineurs émancipés c’est-à-dire les mineurs qui cessent d’être sous l’autorité
de leurs parents (décision de justice ou mariage) acquièrent la capacité juridique et peuvent
contracter librement, sauf pour certains actes spécifiques (comme la vente de biens
immobiliers)
Concernant les majeurs incapables, ce sont des personnes, qui ont été placées sous un régime
de protection juridique en raison de déficiences mentales ou physiques importantes.
Exception : Selon le degré de protection, certaines personnes sous tutelle ou sauvegarde de
justice peuvent accomplir certains actes seuls ou avec assistance. Sous curatelle, par exemple,
le majeur peut passer seul des actes de la vie courante (comme des achats usuels) mais doit
être assisté pour des actes importants (comme un contrat de vente).
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II- CAS PRATIQUE
Selon le droit civil ivoirien, un contrat est valide si les conditions de validité prévues par le
Code civil sont respectées. Ces conditions incluent le consentement des parties, la capacité de
contracter, un objet certain et une cause licite.
Dans notre cas pratique, le contrat de bail conclu entre monsieur MOUNI et JEVIMAVIE,
pose le problème de la licéité de la cause. En effet, bien que JEVIMAVIE ait affirmé vouloir
faire des appartements des résidences meublées pour des hommes d’affaires, elle les utilise en
réalité pour une activité de prostitution qui, selon l’article 358 Alinéa 1 du Code pénal
ivoirien, constitue une cause illicite. Ainsi, monsieur MOUNI pourrait invoquer cette cause
illicite pour demander la nullité du contrat, en raison de l'usage des locaux à des fins de
prostitution. Car en droit civil, un contrat fondé sur une cause illicite est réputé nul. En plus de
la nullité du contrat, monsieur MOUNI peut demander des dommages et intérêts pour le
préjudice subi en invoquant le dol. Pour ce faire, il devra prouver que JEVIMAVIE l’a trompé
sur l’usage réel des appartements au moment de la conclusion du contrat. JEVIMAVIE, de
son côté, étant responsable de la cause illicite du contrat et de dol, ne peut obtenir le
remboursement de ses loyers.