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Analyse des personnages et thèmes d'Okonkwo

Le document analyse le roman 'Le monde s'effondre', qui explore la vie des Ibos avant et après la colonisation européenne, à travers les personnages d'Ekonkwo, Nwoye et Ezimna. Il décrit la structure de l'œuvre, ses thèmes principaux tels que la culture, les sacrifices humains, les croyances et l'impact de la colonisation, ainsi que les conflits entre tradition et modernité. La conclusion souligne la perte de culture et d'identité due à la violence coloniale.

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Analyse des personnages et thèmes d'Okonkwo

Le document analyse le roman 'Le monde s'effondre', qui explore la vie des Ibos avant et après la colonisation européenne, à travers les personnages d'Ekonkwo, Nwoye et Ezimna. Il décrit la structure de l'œuvre, ses thèmes principaux tels que la culture, les sacrifices humains, les croyances et l'impact de la colonisation, ainsi que les conflits entre tradition et modernité. La conclusion souligne la perte de culture et d'identité due à la violence coloniale.

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L’exorciser jusqu’à sa mort.

Une leçon est tirée à travers ce personnage : « on peut naître


d’un père vicieux mais devenir un exemple de réussite pour la société ».
3. Nwoye

C’est le fils aîné d’ Ekonkwo. Cependant on ne tarde pas à le comparer à son grand père
Unoka. Il est donc le contraire de son père Ekonkwo. Tout comme Unoka, Ekonkwo l’a
détesté et maudit lorsqu’il s’est converti à la nouvelle religion. Nwoye est une personne
hybride de par son identité dans l’ouvre, il change en faveur d’Isaac plus chrétien et se fait
enrôler dans l’école du blanc. Il symbolise le bon nombre d’africains ayant rejeter leur
religion en faveur du christianisme lors de la pénétration coloniale.
4. Ezimna
Ezimna est la fille aînée d’ Ekonkwo conçu avec sa mère Ekwefi, la deuxième femme d’
Ekonkwo. Elle est aimée non seulement par sont père mais aussi par sa mère. Son père aurait
voulu qu’elle fût un garçon pour noyer les caractères d’un fils maudit comme Nwoye. Elle est
plus proche de son père et ne tarde pas à le consoler dans ces moments difficiles. Eduquée à
la manière ancestrale, elle représente la jeune fille africaine portant en elle les valeurs
cardinales.
III. Structure et résumé de l’œuvre

1. Structure de l’œuvre
L’œuvre est structuré en trois parties avec 254 pages. La première partie comprend 139
pages soit 13 chapitres. Elle décrit l’apogée de la société Ibo dans laquelle évolue un grand
guerrier du nom d’ Ekonkwo.
La seconde partie regroupée en 06 chapitres soit 39 pages évoque l’exil d’Ekonkwo dans son
village maternel d’avoir commis un meurtre, ainsi que l’arrivée des missionnaires blancs et la
conversion de son fils ainé à la nouvelle religion.
La dernière partie compte 08 chapitres en 76 pages et raconte le retour d’Ekonkwo dans son
village natal régi par de nouvelles lois investies par les étrangers (missionnaires), où règne un
désordre indescriptible. Indigné par les pratiques de la nouvelle ère, Ekonkwo mis fin à sa
vie.
2. Résumé de l’œuvre
“ Le monde s’effondre “ est un témoignage sur le mode de vie des africains avant et après
la colonisation européenne. Jadis, enraciné dans la culture, le Ibo connaîtra un
bouleversement socio-culturel dès les premiers jours de l’arrivée des colons.
En effet ce peuple étant animiste, accordait une grande importance aux valeurs
traditionnelles. Les traditions Ibo gardent leur importance lorsque survient un évènement
malheureux ou joyeux. Ekonkwo, le personnage principal de cette œuvre est un farouche
guerrier et grand cultivateur qui projette de rechausser l’image de la famille d’un père
paresseux. Il fut contraint à l’exil pour avoir tuer le fils ainé d’Ezeulu lors de ses funérailles.
Ekonkwo regagna la terre paternelle après sept ans et trouva que la société était divisée. Les
partisans de la nouvelle religion entrent en guerre contre les détecteurs des costumes car
Enock ôta le masque d’un Egwugwu lors d’une cérémonie. En réplique, les membres du clan
traditionnel détruisent l’église. Ce qui conduisit Ekonkwo et cinq autres en prison. A la sortie
de la prison, Ekonkwo lança un appel à la révolte mais n’ayant pas de soutien il décida de se
suicider. Paradoxalement, lui qui fut un des plus grands hommes de son village ne pourra
être dans normalement dans le cimetière où sont enterrés les autres défunts car le suicide
est considéré par la société traditionnelle comme la pire des abominations.
IV. Etude des thèmes

1) L’organisation de la société Umuofia ou étude des thèmes


principaux

a) La culture
La culture est l’ensemble des connaissances acquises par une société. Dans cette œuvre
plusieurs types de cultures se font sentir. L’activité principale des Ibos est l’agriculture. Ils
organisent aussi des activités physiques telles que les championnats de lutte et les danses
traditionnelles qui se faisaient sous le rythme de tam-tam et des flûtes, ainsi les vainqueurs
étaient récompensés par des titres d’honneur et de gloire. Ce qui explique la célébrité
d’Ekonkwo qui avait réussi à terrasser Amalinze, le chat resté invaincu depuis sept ans. Les
contes également étaient reconnus dans la société ibo comme une activité de
divertissement et d’instruction. En plus cette société marquée par la polygamie donnait une
place importante à la dote. En effet celui qui voulait se marier devrait s’attendre à une dote
fixée par ses beaux-parents : « de cette manière le montant de la dote d’Akekue fut
finalement fixé à 20 sacs de cauris. De nos jours, cette culture prend de plus en plus une
autre forme. Dans la société actuelle les jeunes préfèrent le football que la lutte. Quant à
dote elle existe toujours dans d’autres groupes. Également les contes sont généralement
écrits.
b) Les sacrifices humains
Ce thème intervient à l’assassina d’Ikemefuna présenté comme un innocent à cause de son
jeune âge. Sans le choisir il fut arraché violemment à l’affection de ses parents pour calmer
la colère humaine et celle des dieux à cause de l’assassina de la jeune fille d’Umuofia par les
habitants de son village. On lui redonne l’espoir de vivre dans une famille d’accueil, celle
d’Ekonkwo. Mais par la suite la tragédie frappe cette pauvre âme. On l’offre en pâture, en
sacrifice aux dieux. A travers cette mort violente révèle le caractère dégradant de certaines
pratiques qui existaient en Afrique avant l’arrivée des colons. On peut souligner aussi le cas
des jumeaux, des albinos et de certaines personnes marginalisées dans la société
considérées comme des victimes.
c) Les croyances
Les croyances aux dieux ainsi qu’aux ancêtres constituent le socle même de cette société.
Les dieux sont dotés de pouvoirs suprêmes pour protéger le clan. Ils exercent sur eux leur
pouvoir divinatoire dans des domaines comme la justice, la protection, la fécondation, etc.
tout manquement à leur ordre établi aiguise leur colère et ils n’hésitent pas à frapper fort
quand il le faut. C’est l’exemples d’Ekonkwo qui fit châtié lorsqu’il brisa la semaine de la paix
en battant sa jeune épouse et lorsqu’il versa le sang de l’un des leurs. Exemple de dieux :
Ani, Ijefoku, Agbala, Egwugwu
2) Etude des thèmes secondaires ou le départ de la suite du clan
a. L’arrivée des missionnaires blanc
A l’instar d’Abame, Mbonta et Umuofia, la chute en était certaine et le blanc en était la
cause. Les clans devenaient impuissants et mouraient peu à peu. Les dieux étaient sidérés
face à cette sombre page, face à cette tragédie de tournure de l’histoire d’un peuple. Le
message missionnaire consistait à leur enseigner les bienfaits de la nouvelle religion.
Selon les missionnaires, les hommes du clan vivaient dans un monde de ténèbres ignorant
l’amour et la grâce de Dieu et devraient alors jeter leurs fétiches et rejoindre le chemin de la
vie éternelle.
b. L’amitié et la trahison
Obierika est le meilleur ami d’Ekonkwo. Ils sont issus de la même classe sociale et se
fréquentent. Complices, ils partagent les mêmes points de vue. Ekonkwo à la deuxième
année de son exil, il reçoit la visite de son ami qui lui rapporte les nouvelles du clan et une
partie de ses biens. On lit en cet acte la profondeur d’une amitié bien nourrie et très
profond.
Cependant il fut trahi par son propre fils qui s’est convertie à la nouvelle religion et par ses
pairs naguères téméraires et belliqueux quand vin le moment de finir avec l’homme blanc. Il
choisit la mort comme seul exutoire. Cela montre aussi bien que l’Afrique a été trahie non
seulement par ses pairs et surtout l’homme blanc hier, aujourd’hui et peut être demain. La
trahison fera toujours des africains des esclaves, des condamnés, des asservis, des
manipulés, des trahis, des honteux, des sous hommes. En un seul moment la trahison fera
toujours de notre continent des amas de tous les maux de l’humanité : guerre, rébellion,
coup d’état, famine, maladies endémiques et pandémiques, terrorisme, chômage, misère,
corruption, désespoir, déception.
V. Etude du thème important et principale de l’œuvre : la colonisation
Après sept ans d’exil, Ekonkwo avait perdu la grande place qu’il occupait à Umuofia. Mais
cela ne l’empêcha guère de combattre les chrétiens. Beaucoup de personnes c’étaient déjà
convertis à la nouvelle religion et deux camps s’opposaient : ceux qui vantaient les mérites
du blanc par ses œuvres bienfaitrices et ceux qui sont restés fidèles aux valeurs
traditionnelles et c’est le cas d’Ekonkwo, Obierika et bien d’autre. 06 hommes d’Umuofia ont
été arrêtés pour avoir détruit l’église des chrétiens, Ekonkwo en faisait partie. Menottés,
rasés il leur fut imposé une amende. Les hommes d’Umuofia récoltèrent les 250 cauris pour
calmer la colère du blanc. Ekonkwo étouffait de haine. Les habitants d’Umuofia en avaient
déjà perdu, ces termes expliquent cela : « tous nos dieux pleurent. Idemli pleure, Egwugwu
pleure, Agbala pleure et tous les autres, nos pères défunts pleurent à cause du sacrilège
honteux dont ils souffrent et de l’abomination que nous avons tout vu de nos propres
yeux ». En ce même tant qu’ils étaient en réunion, cinq messagers du blanc vinrent
interrompre la réunion. Mais Ekonkwo n’hésita pas cette fois si : « Ekonkwo décapita de sa
machette le messager en chef ».
Le commissaire du district alla au domicile Ekonkwo pour son arrestation mais à cause de la
souffrance et de la honte qu’il va soumettre, il s’est pendu avant l’arrivée du commissaire.
Ekonkwo le grand guerrier est mort, le superman d’Umuofia le héros. La colonisation fut un
thème très important dans l’œuvre. En effet cette société se repose sur un certain nombre
de principes religieux, sociaux, culturels, se heurtent à une dure d’ordre historique. Les clans
vivent désormais l’arrivée du blanc comme un phénomène incendiaire. Regardant ainsi
l’âme du clan qui se meurt. Tout est détruit, tout est écroulé d’où le titre, le monde
s’effondre.
Conclusion
En épilogue, on retiendra que se roman est un témoignage vivant de la perte de notre
culture par la violence avec l’arrivée des colons. L’analyse de ce roman nous a permis de
nous imprégner des principaux thèmes qui s’y trouvent ainsi que leur rapport avec
l’actualité.

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