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Cadre juridique du crédit-bail PMI

Le document traite du développement économique des entreprises, en particulier des PME-PMI, et de l'importance du crédit-bail comme moyen de financement. Il souligne les enjeux juridiques et fiscaux liés à cette pratique en droit congolais, ainsi que la nécessité d'un cadre réglementaire adapté pour sécuriser les parties impliquées. Enfin, il aborde les méthodes de recherche utilisées pour analyser ces problématiques.

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Cadre juridique du crédit-bail PMI

Le document traite du développement économique des entreprises, en particulier des PME-PMI, et de l'importance du crédit-bail comme moyen de financement. Il souligne les enjeux juridiques et fiscaux liés à cette pratique en droit congolais, ainsi que la nécessité d'un cadre réglementaire adapté pour sécuriser les parties impliquées. Enfin, il aborde les méthodes de recherche utilisées pour analyser ces problématiques.

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1

INTRODUCTION

La partie introductive sera axée sur la problématique, les hypothèses, le choix et l’intérêt du
sujet, les méthodes et les techniques, la délimitation du sujet ainsi que l’annonce du plan.

1. PROBLEMATIQUE

Le développement économique d’une entreprise est tributaire de plusieurs facteurs.


Ces facteurs peuvent être endogènes ou encore exogènes et, ont inévitablement des
répercussions sur le bon processus évolutif de l’entreprise.

La bonne réunion des facteurs suscités peut enclencher l’accroissement économique,


qui par la suite aboutirait au développement économique. Ainsi l’entreprise participe au
développement même de l’Etat.

Et inversement, la mauvaise réunion entrainerait quant à elle une décroissance du


processus évolutif de l’entreprise. D’où la possible destruction partielle par ricochet du tissu
économique.

Dans une plus grande portée, on parle alors de l’assainissement du climat des
affaires.1

Les entreprises occupent une importance non-négligeable pour le bon développement


économique d'un pays plus particulièrement les PME-PMI qui en occupent une place vitale et
prépondérante.2 La place des PME-PMI en matière d’investissements tient à plusieurs raisons
notamment leur importance numérique et à leur adaptabilité aux besoins de l’économie
congolaise. L'efficacité des PME-PMI n'est plus à prouver, surtout les PME en rapport avec le

1
Le climat des affaires s’entend comme l’environnement économique, politique et juridique dans lequel s’exerce
les activités économiques des différents opérateurs économiques d’un pays donné.
2
Suivant le tableau de bord publié en 2018 par l’OCDE, presque toutes les entreprises de la zone OCDE sont de
taille petite ou moyenne ; en moyenne elles génèrent 60% de l’emploi total et 50 à 60% de la valeur ajoutée.
NTUNGU RODRIGUE, Le Droit Congolais à l’épreuve de la mobilité du capital, Editions Harmattan, Paris, 2013,
p.125.
2

commerce puisqu’elles représentent 92% de tous les secteurs d’activités. 3 En effet, ils
peuvent aider :

 à éradiquer sensiblement la pauvreté et cela surtout dans le contexte congolais ;


 à créer des emplois et des revenus pour lesdits employés. Ceci aura pour conséquence
directe la survie des ménages et la réduction du taux de chômage.

Par leur création, leur fonctionnement et surtout par la fourniture des biens et
services qu'elles offrent, les PME-PMI acquièrent des revenus, lesquels seront imposables. De
cette manière, elles favoriseraient le rendement même des recettes fiscales de l'Etat. Ce qui
lui est bénéfique étant donné que 70% des ressources de l’Etat tirent leur origine de la
perception des impôts et taxes.

Il faut aussi retenir que les revenus des employés sont imposables à l'impôt
professionnel sur les revenus.

L'Etat en acquérant de plus en plus de recettes pourra à son tour satisfaire la


couverture des charges publiques.

Cependant, les entreprises et plus particulièrement les PME-PMI sont souvent


confrontées à plusieurs besoins notamment la multiplicité de projets qui nécessitent un
important financement. Cela n'est pas toujours chose facile pour les entreprises que de
financer leurs activités par leurs ressources propres.

D'où le recours aux diverses formes d'acquisition de ressources financières et


matérielles, notamment les crédits bancaires avec ou sans mobilisation des créances4 et les
locations auprès des différents fournisseurs pour permettre le financement de leurs activités.

On dira que l’épanouissement d’une entreprise ainsi que sa pérennité sont fortement
liés à son financement. Les ressources dont dispose une entreprise doivent être suffisantes
pour renforcer, voire renouveler son matériel de production qui peut être complètement

3
Office National de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises, Rapport annuel d’activités
exercice 2016, p.11.
4
L’octroi du crédit avec mobilisation peut comprendre notamment l’escompte, l’affacturage.
Par contre l’octroi du crédit sans mobilisation des créances comprend notamment la location financière et le
crédit-bail.
3

obsolète. Ce qui réduit d’une manière considérable sa capacité de production, par voie de
conséquence, l’affecte dans ses actions de création de richesse et d’emplois.5

L'Etat dans ses attributions a le devoir d'assurer l'assainissement du climat des affaires
notamment par des mesures légales6 et règlementaires. Il peut aussi agir par des subventions
dans des domaines bien déterminés pour accroitre leur productivité. C’est la fonction
financière de l’Etat.7
Et de par sa fonction législative, le Législateur Congolais a adopté en 2015, la Loi
relative au crédit- bail et la BCC qui est l’Autorité de Régulation du secteur monétaire et
bancaire a édicté l'Instruction du 9 Mars 2019 comme mesures d’application de ladite Loi.

Dans cette optique, le crédit-bail permet aux entreprises et plus spécifiquement aux
PME-PMI d'acquérir suffisamment des biens, qu’elles n'auraient pas pu acquérir par des
ressources propres, de les exploiter et d'en tirer profit.

Aussi, grâce au contrat de crédit-bail, pourront-elles financer leurs activités et surtout


bénéficieront -elles de la levée d'option d'achat afin de devenir propriétaire des biens acquis
par l'opération de crédit-bail du fait d'un financier-bailleur qui met à leur disposition des
biens qu'il a acheté auprès du fournisseur.

De tout ce qui précède, nous nous sommes posé les questions ci-après :

 Quel est le cadre juridique et fiscal du crédit-bail en droit positif congolais ?


 Comment est organisé le crédit-bail et quels sont les problèmes liés à cette activité en
droit positif congolais ?
 Quelles en seraient les solutions ?

5
SMAILI NABILA, Pratique du crédit-bail, analyse de la situation algérienne (mémoire de master polycopié), Algérie,
p.1
6
Ceci découle de la théorie de la séparation des pouvoirs telle que développée par Montesquieu.
7
MAURICE DUVERGER, Les finances publiques, Editions Presses universitaires de France, Paris, 1950, p. 7.
4

2. HYPOTHESES

Il s'agira ici de donner des réponses provisoires ou anticipatives aux questions


spécifiques sus-évoquées, qui seront confirmées ou infirmées après vérification lors des
recherches.
L’hypothèse est une proposition provisoire à la question formulée dans la
problématique.8

Le crédit-bail est un contrat commercial dans lequel interviennent deux parties que
sont le crédit-bailleur et le crédit-preneur. Et pour ce faire, les deux parties sont tenues de
respecter les conditions établies par la Loi et l'Instruction édictée par la BCC.

Cette Instruction édicte les règles relatives à la société de crédit-bail qui est une
société financière spécialisée. Elle a l’obligation de se constituer en société anonyme,
cependant la BCC peut ordonner à la société financière un capital social différent que celui
déterminé par l’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et groupements
d’intérêt économique.9

Elle édicte également les normes prudentielles relatives à la société de crédit-bail


puisque les opérations de crédit-bail font courir quelques fois des risques important au
crédit-bailleur.10

Les opérateurs économiques nationaux peuvent réaliser un contrat de crédit-bail avec


des opérateurs économiques étrangers. Ce qui donne lieu à une multiplicité de règles
juridiques et fiscales.

L'Acte Uniforme portant sur le droit commercial général pose le principe selon lequel
s’appliquant à cette opération lorsque le crédit-bail porte sur un bien meuble, cette
opération doit être enregistrée au RCCM mais l’Acte Uniforme n'édicte pas les règles
relatives à ce type de contrat.

8
GEOFFREY GRANJEAN, Guide de rédaction de mémoire (Université de Liège), Liège, inédit, 2014, p.31.
9
Art.6 de l’Instruction n°35, du 09 Mars 2019 relative à l’activité de crédit-bail.
10
Art 2 de l’Instruction n°35, du 09 Mars 2019 relative à l’activité de crédit-bail.
5

Ce qui donne libre cours aux Etats-membres de l'OHADA de règlementer les règles
encadrant l’opération de crédit-bail.11 Ceci peut entrainer une insécurité juridique et fiscale
pour les parties en cas de crédit-bail international étant donné la multiplicité des règles non-
harmonisées.

Il faudra noter également que l’opération de crédit-bail portant sur un bien immobilier
doit être inscrite dans le Registre du Conservateur des Titres Immobiliers.12

D’où, il serait nécessaire d’édicter un Acte Uniforme relative au crédit-bail pour mettre
fin à l’insécurité juridique résultant de cette opération.

Etant donné que chaque Etat dispose d’un code fiscal précis, les parties dans un
contrat de crédit-bail peuvent se retrouver dans une situation de double imposition fiscale. Il
faudrait alors que les Etats s’engagent à la signature des Conventions fiscales puisqu’il s’agit
d’une matière relevant de la souveraineté des Etats et que le Législateur OHADA ne peut
règlementer.

Le crédit-bail, s’il est bien encadré, sera un facteur de développement économique.


Cependant, il faut noter que l’économie congolaise est essentiellement extravertie. Il est
important pour l’Etat d’en assurer la promotion.

L’Etat devrait assurer l’assainissement du secteur de l’industrie, plus précisément celui


relatif aux biens d’équipement. Et assurer la création d’une Association congolaise de crédit-
bail.

Tous les pays du monde, ont comme grand défi, le développement économique. Il va
de soi que ces derniers s’emploient à la recherché des mécanismes pour accroitre leurs
assiettes fiscales, afin de financer des besoins d’intérêt général.

Raison pour laquelle, à l’échelle mondiale, les Etats ont signé une Convention sur le
crédit-bail international, à savoir la Convention d’Ottawa de 1988 donnant la possibilité à des
grandes sociétés de crédit-bail des pays économiquement très avancés (Etats-Unis, Japon,

11
Art. 40 de l’Acte Uniforme portant sur Droit Commercial Général.
12
Art. 49 de la Loi n° 15/003 du 12 Février 2015 relative au crédit-bail.
6

Allemagne etc.) de traiter avec des crédits-preneurs d’autres Etats surtout sous-
développés.13

3. CHOIX ET INTERET DU SUJET

L’intérêt de la recherche doit être défini dès le départ de façon à bien orienter la suite
de la recherche.14 Notre étude comporte un intérêt double : théorique et pratique.

D'une part l'intérêt est théorique car permettant une meilleure appréhension des
normes juridiques applicables à l'activité de crédit-bail, puisqu’il s’agit d’un concept
relativement récent en Droit Congolais.

Etant donné l'importance des entreprises surtout des PME-PMI dans le


développement économique et aussi la nature des problèmes auxquels elles font face, il a
été important d'élaborer des normes spécifiques afin de sécuriser toutes les parties et
surtout le crédit-preneur puisqu'il constitue la partie économiquement la plus faible dans le
cadre d’un contrat de crédit-bail.

D’autre part, elle est pratique dans la mesure où, pour assurer le mieux-être de
l'entreprise, il faut nécessairement effectuer des dépenses notamment acquérir et entretenir
le matériel, payer les salariés, investir et accroître la production des biens et services etc.

Toutes ces opérations entrainent sans contredit des conséquences juridiques surtout,
si l’on se trouve en face d’un cas de crédit-bail transfrontalier, notamment en matière fiscal
laquelle peut donner lieu à une double imposition économique, laquelle est préjudiciable aux
parties.15 Nous serons au cœur même du fonctionnement de l'entreprise.

Il sied de noter également, que le cadre fiscal concédé au crédit-bail n’est que général.

13
NGOMA PHANZU (G-P.), « Le crédit-bail, moteur du développement économique des pays du tiers-monde : cas
de la République Démocratique du Congo et perspectives en Droit OHADA », In Juriafrique, 2019.
14
MASIALA MA SOLO ANDRE, Guide du chercheur en sciences humaines : rédaction et présentation d’un travail
scientifique, Editions Centre Educatif Congolais, Kinshasa, 2012, p.18.
15
Selon le Professeur KOLA GONZE Roger, la double imposition juridique n’est pas préjudiciable au redevable
étant donné qu’il s’agit de l’imposition des revenus différents alors que la double imposition économique résulte
quant à elle d’un même revenu qui fait l’objet de deux impositions fiscales dans le chef d’un même redevable.
7

En effet, étant donné la particularité des PME-PMI, celles-ci jouissent déjà d’un régime
juridique approprié le différenciant des autres entreprises en Droit Congolais. Il a fallu
également que son cadre fiscal soit aussi particulier pendant la période d'exploitation des
biens donnés en crédit-bail, jusqu’à la fin du contrat.

4. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

Dans ce travail nous avons utilisé les méthodes et les techniques de récoltes de
données ci-après :

A. Méthodes

La méthode est une démarche rationnelle organisée par l’esprit pour arriver à
démontrer une vérité.

Les méthodes : historique, juridique ou exégétique et comparative.

a. La méthode historique

Qui consistera en une approche diachronique en cas de succession de texte dans le


temps.16

b. La méthode juridique

Qui consistera en une analyse des différents textes juridiques pour en établir le sens,
la ratio legis et la portée. Avec cette méthode, nous avons examiné quelques textes juridiques
notamment :

- La Loi n°15/003 du 12 Février 2015 relative au crédit-bail ;


- L’Instruction n°35 du 9 Mars relative aux activités de crédit-bail ;
- La Convention d’Ottawa du 28 Mai 1988 relatif au crédit-bail international ;

16
MBOKO DJ’ANDIMA, Principes et usages de rédaction d’un travail universitaire, Editions Cadicec, Kinshasa, 2004,
p. 24.
8

c. La méthode comparative

Qui consistera quant à elle en une appréciation de la législation par rapport aux autres
législations des autres Etats.

B. Techniques

La technique représente les étapes d’opérations, liées à des éléments pratiques,


concrets, adaptés à un but défini.17

a. La technique documentaire

Pour Madeleine GRAWITZ, la technique documentaire consiste en une fouille


systématique de tout ce qui est écrit ayant une liaison avec le domaine de recherche18. Il
s’agit des ouvrages, des mémoires, des rapports et notes des cours ainsi que des sites web.

b. Technique d’observation directe

Selon QUIVY « l'observation directe est celle où le chercheur procède directement lui-
même au recueil des informations sans s'adresser aux sujets concernés. Elle fait directement
appel à son sens de l'observation. Les sujets observés n'interviennent pas dans la production de
l'information recherchée. Celle- ci est manifesté et prélevée directement sur eux par
l'observateur».19

5. DELIMITATION DU SUJET

Délimiter notre travail revient à lui concéder un cadre bien spécifique et déterminé et
ainsi nous évitera de nous disperser dans des recherches incohérentes au risque de perdre
un fil d’idée basé sur la logique.

17 MUNAYI MUNTU-M0NJI (TH.), notes des cours de l’initiation à la recherche scientifique, inédit, Kinshasa,2016-
2017, p. 39
18
M. GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, Paris, Ed. Dalloz, 1976, p. 751.
19
R. QUIVY, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Ed. Dunod, 1995, p.164.
9

A. Délimitation spatiale

Elle se limite en Droit positif Congolais, ce qui revient à dire que seront analysés ici non
seulement des aspects du crédit-bail entre parties Congolaises mais aussi des aspects du
crédit-bail transfrontalier. Ce dernier cas repose sur un élément d’extranéité.

B. Délimitation temporelle

Celle-ci sera étendue en principe de 2016 à nos jours. 2016 étant l’année de
l’élaboration de la loi réglementant le crédit-bail en RDC.

6. ANNONCE DU PLAN

Outre la partie introductive et la conclusion, ce travail est subdivisé en deux chapitres.


Le premier chapitre traite des notions et l’importance du crédit-bail. Le deuxième chapitre
porte sur la mise en œuvre du crédit-bail en RDC.

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