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Problèmes de fiscalité en RDC et solutions

Ce document présente une étude sur les problématiques fiscales en République Démocratique du Congo, en mettant l'accent sur la nécessité de transparence dans la gestion fiscale et les défis de la double imposition. Il aborde les hypothèses de recherche, les méthodes et techniques utilisées, ainsi que l'intérêt personnel, scientifique et social de l'étude. Enfin, il annonce un plan structuré en deux chapitres, l'un sur la fiscalité internationale et l'autre sur les mécanismes d'élimination de la double imposition.

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Problèmes de fiscalité en RDC et solutions

Ce document présente une étude sur les problématiques fiscales en République Démocratique du Congo, en mettant l'accent sur la nécessité de transparence dans la gestion fiscale et les défis de la double imposition. Il aborde les hypothèses de recherche, les méthodes et techniques utilisées, ainsi que l'intérêt personnel, scientifique et social de l'étude. Enfin, il annonce un plan structuré en deux chapitres, l'un sur la fiscalité internationale et l'autre sur les mécanismes d'élimination de la double imposition.

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1

INTRODUCTION

La partie introductive de notre travail comporte six points consacrés respectivement à la


problématique, aux hypothèses, au choix et à l’intérêt de l’étude, aux méthodes et techniques
de recherche, à la délimitation de l’étude et à l’annonce du plan.

1. PROBLEMATIQUE

Par définition, la problématique est la question principale autour de laquelle doit


tourner tout le travail, elle désigne aussi les problèmes que suscite une science ou un sujet
d'étude dans une idéologie donnée, c'est aussi l’art de poser clairement les problèmes et de les
résoudre.1

Les Etats en général et la R.D. Congo en particulier, pour faire face aux obligations qui
sont les leurs, ont besoin des moyens pour réaliser leurs politiques. Et ces moyens sont
mobilisés principalement à l'aide d'un outil appelé « la fiscalité ». Cette dernière a d'abord
existée sous une forme opaque où les assujettis n'avaient aucun avis à émettre quant aux
méthodes utilisées. Depuis un certain temps jusqu'à nos jours, avec l'évolution de la notion
de gestion de la cité, les peuples réclament de plus en plus une certaine transparence dans la
gestion par leurs dirigeants des prérogatives régaliennes notamment le prélèvement des
impôts.2

Le droit fiscal est apparu pendant longtemps et continue dans une certaine mesure
d'apparaître de nos jours comme la chasse gardée des Etats, le domaine d'expression par
excellence de leur souveraineté. En effet, le principe souvent admis est que « les législateurs
sont souverains pour déterminer les sujets et l'assiette des impôts qu'ils établissent »3. L'impôt
constituant l'instrument de réalisation d'une justice dont les principes sont établis par le
Parlement, la doctrine a pu conclure que la souveraineté fiscale va de pair avec la souveraineté

1
P. RONGERE, Méthodes des sciences sociales, Ed. Dalloz, Paris, 1971, p.20.
2
[Link]
3
D. GUTMANN, « Le juge fiscale et la loi étrangère », In Regards critiques et perspectives sur le droit et la fiscalité,
Tome 8, LGDJ, 2005, p.192.
2

tout court, cette dernière étant entendue comme « la capacité effective, financière de l'Etat-
Nation à déterminer de façon autonome les lignes de sa politique »4.

L’impôt est, avec la monnaie et la sécurité, l’un des grands attributs de l’État. La
première fonction de l’impôt est de couvrir les dépenses publiques, mais avec l’élargissement
des missions l’État, d’autres fonctions lui ont également été confiées et les débats à son sujet
ont ainsi suivi ceux sur l’État-providence. Pendant longtemps, ses dimensions internationales
ont été négligées. Il faudra attendre le tournant des années 1980 et la crise de l’État-Providence
pour que l’on commence à prendre conscience des problèmes que pouvaient entraîner sur la
croissance et le financement des dépenses publiques une fiscalité trop forte et des taux
marginaux d’imposition trop élevés. La mondialisation viendra élargir davantage encore le
débat, en modifiant les relations entre les systèmes fiscaux mais également en encourageant
les gouvernements à réévaluer la fiscalité à la lumière d’un nouveau critère : la concurrence.5

Si le droit fiscal est l'ensemble des règles de droit en vertu desquelles un Etat prélève
des impôts, c’est-à-dire impose des contributions qui ne sont pas la rémunération d'une
prestation déterminée, le droit fiscal international présente un rapport renforcé avec le concept
de souveraineté nationale s'exerçant sur un territoire.

La mondialisation de l’économie est l’une des caractéristiques essentielles de notre


époque. Les frontières géographiques deviennent inexistantes devant les flux des capitaux, des
marchandises, des personnes et des technologies. L’économie se mondialise de plus en plus
mais le pouvoir fiscal reste souverain. Les personnes physiques ou les entreprises installées à
l’étranger se trouvaient soumises à deux régimes fiscaux. D’où la naissance de plusieurs
difficultés surtout au niveau de la fiscalité internationale. Cela entrave le développement des

4
Ibidem.
5
C. DEBLOCK MICHEL RIOUX, « Le triangle impossible ou les limites de la coopération fiscale internationale », in
Cahier de recherche - CEIM, Montréal, 2008.
3

relations économiques internationales. Les Etats étaient donc obligés de rechercher des
solutions6

En effet, l'internationalisation des échanges et l'interdépendance croissante des


économies mondiales est un moteur de rapprochement des individus qui sont à la recherche
d'accessibilité et d'opportunités économiques. Ainsi les personnes tant physiques que morales
étendent leurs activités au-delà des frontières de leur pays d'origine.

Cette situation a pour effet de créer une situation délicate pour les personnes tant
morales que physiques car le domicile fiscal se voit être difficile à déterminer avec précision
mettant par la même occasion le principe de territorialité de l'impôt en péril. La même
personne pourrait se voir imposer le même revenu sur plusieurs territoires, on assisterait donc
à ce qu'on appelle « une double imposition ».

Il est nécessaire de préciser que le domicile fiscale détermine le lieu d'imposition du


contribuable qui permet de connaître son régime d'imposition et ne doit pas être confondu
avec le domicile civil et la résidence civile qui sont deux notions voisines de droit civil.7

Les questions qui seront donc au centre de notre étude sont :

 Quels sont les problèmes fiscaux rencontrés par la fiscalité congolaise et


internationale ?
 Quelles sont les mécanismes pouvant être mis en place afin d’éviter la double
imposition ?

Telles sont les questions qui feront l’objet de notre étude tout au long de notre travail.

6
K. SAIOUD et A. SAIOU, Les conventions fiscales internationales comme moyen de résolution des problèmes de la
fiscalité internationale, Algérie, 2019, p.2.
7
F. RAVAZ, La taxation des étrangers non-résident en France, Thèse de Doctorat, Université de Toulon, 2016, p.10.
4

2. HYPOTHESES

Plusieurs définitions ont été proposées autour du concept hypothèses. Cependant nous
retenons spécifiquement celle du professeur MULUMBATI. Selon lui l’hypothèse est la grande
interrogation que le chercheur se pose et à laquelle il s'engage de répondre par un certain
nombre d’investigation.8

En vue de résoudre ces problèmes de fiscalité internationale, la coopération entre les


Etats a abouti à l’élaboration de normes internationales permettant de limiter l’impact de ces
distorsions fiscales sur les échanges, afin de favoriser une croissance économique durable. Des
conventions fiscales conclues entre les Etats ont ainsi vu le jour. Ces dernières constituent un
cadre privilégié destiné à résoudre les problèmes des doubles impositions et à promouvoir les
investissements et les transferts de technologies, en favorisent la mise en place d’un climat de
confiance chez les investisseurs. Elles constituent, en outre, un moyen efficace de lutte contre
la fraude et l’évasion fiscales internationales.9

La conclusion de conventions fiscales est non pas une renonciation à la souveraineté


mais précisément un attribut de cette dernière. Les Etats souverains consentent à conclure des
traités internationaux et fustiger les rapports de force qui seraient une « épée de
Damoclès » contraignant les Etats s'inscrit dans l'ordre de la « psychose » et de la victimisation
abusive des pays du Sud10.

Les droits domestiques prévoient très souvent des dispositifs qui permettent de
neutraliser les doubles impositions mais les conventions fiscales internationales vont plus loin
dans la mesure où elles organisent, entre autres, les compétences fiscales des deux Etats en
cause, généralement appelées Etat de résidence et Etat de source11.

La RDC traine encore le pas, à l'instar de certains pays tels que la France. La RDC n'a
conclu que 4 conventions fiscale bilatérales.

8
N. MULUMBATI, Manuel de sociologie générale, Kinshasa, Ed. Africa, 2001, p.37.
9
S. NAJI, Les conventions fiscales internationales : Quel intérêt pour les pays en voie de développement ?, p.2.
10
[Link]
11
[Link] MARINHO, La subsidiarité des conventions fiscales, Thèse de doctorat, Université Panthéon
Sorbonne - Paris I, 2015, p.12.
5

En vue d’éliminer la double imposition internationale, un Etat peut mettre en place des
mesures dites « unilatérales » : Il s’agit ici de règles de droit interne qui prennent la forme
d’exonérations, de crédits d’impôts étrangers ou même de régimes spéciaux d’imposition. Ces
mesures qui sont faciles à mettre en place, du fait qu’ils ne dépendent de la volonté de l’Etat en
question, s’avèrent par contre très coûteuses étant donné que le sacrifice fiscal est entièrement
pris en charge par l’Etat concerné.

3. CHOIX ET INTERET DE L’ETUDE

A. Choix

L’étude d’un travail scientifique dans un domaine donné, nécessite un choix judicieux
des phénomènes d’actualité qui restent sans aucune solution depuis une certaine époque.

Le choix de notre étude n'est nullement le fait du hasard, il s'inscrit plutôt dans un
constat observé à savoir l’internationalisation des opérations commerciales des personnes tant
physiques que morales en RDC mais aussi en Afrique de façon plus large.

B. Intérêt

a. Intérêt personnel

L’intérêt personnel que nous portons dans ce travail est celui d'acquérir des
connaissances juridiques suffisantes permettant d'appréhender les notions relatives au droit
fiscal international, le régime juridique de la territorialité de l’impôt ainsi que celui de la double
imposition fiscale.

b. Intérêt scientifique12

Dans le souci de recourir à la science afin de vouloir expliciter certains faits d'ordre
social, un intérêt scientifique est né en nous en vue de tenter d'enlever cette opacité qui du
reste est presque injustifiable encore sur la manière dont fonctionnent les règles fiscales en
RDC.

12
Un sujet doit avoir un intérêt scientifique pour la société, car la science est faite pour la communauté sociale,
dont les préoccupations peuvent trouver solution dans la production scientifique. Lire à ce propos Le Guide de
Rédaction d’un travail de fin de cycle, Kinshasa, UPC ,Faculté de Droit, Année académique 2017-2018,Polycopié.
6

Par ce travail nous tenons à apporter notre pierre à l’édifice afin pourquoi pas qu’il
constitue un cadre de référence pour les chercheurs désireux d’approfondir sur la matière

c. Intérêt social

L’intérêt social que nous pouvons dégager dans la conception de ce travail est de
permettre à quiconque qui le lira d’être informé, un tant soit peu, sur les notions importantes
liées au Droit fiscal.

Ensuite, il a pour ambition d’éclairer l’opinion politique par le canal des décideurs sur les
orientations scientifiques à propos de l’optimisation fiscale afin d’assainir le monde des affaires
pour les congolais, mais également pour les étrangers résidents ou non.

A. Méthodes

Selon le professeur MBOKO Dj’Andima, la méthode est la marche rationnelle de l’esprit


pour arriver à la connaissance ou à la démonstration d’une vérité13. Les méthodes permettent
en tant qu’outils et/ou approche de faire le traitement, l’analyse et l’interprétation des
données nécessaires à la rédaction.

En effet il existe une multitude de méthode de recherche qu’il nous est donné de choisir
librement. Néanmoins la rigueur scientifique exige au chercheur de choisir des méthodes qui
cadrent avec son travail car tout travail scientifique doit suivre pour guider celui-ci.

C’est ainsi que pour mener à bien notre étude telle que présentée dans la
problématique et les hypothèses de recherche, nous feront appel à trois méthodes à savoir :

a. La méthode exégétique

Elle consistera à l’interprétation des textes de loi auxquelles nous feront recours pour
mieux procéder à l’élaboration de notre travail. Elle nous mènera à la compréhension des
textes par la recherche de l’intention du législateur et de la volonté l’ayant mené à élaborer la
norme.

13
J-M. MBOKO DJ’ANDIMA, Principes et usages en matière de rédaction universitaire, Kinshasa, Ed. CADICEO,
2004, p.21.
7

b. La méthode descriptive

La méthode descriptive consiste à décrire les phénomènes étudiés dans leurs aspects et
vise à obtenir une information précise sur un sujet donné, partant d’une hypothèse qu’elle
vérifie, afin de la confirmer ou de l’infirmer.

c. La méthode comparative

La méthode comparative, nous permettra de nous informer sur la manière dont ce


régime est organisé dans un système autre que le nôtre. De la comparaison du droit congolais à
celui d'autres pays résultera probablement des ressemblances et des dissemblances.

Le droit belge et français et marocain, étant tous les trois de la famille Romano-
germanique tout comme le droit congolais, ferons principalement l'objet de cette étude
comparative dans la matière intéressant notre domaine de recherche.

B. Techniques

Selon le professeur MUNAYI Muntu-Monji, les techniques sont des outils mis à la
disposition de la recherche et organisés par la méthode dans ce but. Elles sont limitées en
nombre et communes à la plupart des sciences sociales14. Dans le souci de collecter des
informations pertinentes en rapport avec notre étude nous avons utilisés les techniques
suivantes : la technique documentaire et la technique d’observation directe.

a. La technique documentaire

Pour Madeleine GRAWITZ, la technique documentaire consiste en une fouille


systématique de tout ce qui est écrit ayant une liaison avec le domaine de recherche 15. Il s’agit
des ouvrages, des mémoires, des rapports et notes des cours ainsi que des sites web.

14
Th. MUNAYI MUTU-MONJI, Cours d’initiation à la recherche scientifique, Kinshasa, UPC, Faculté de droit, Année
Académique 2019-2020, p.38.
15
M. GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, Paris, Ed. Dalloz, 1976, p. 751.
8

b. Technique d’observation directe

Selon QUIVY « l'observation directe est celle où le chercheur procède directement lui-
même au recueil des informations sans s'adresser aux sujets concernés. Elle fait directement
appel à son sens de l'observation. Les sujets observés n'interviennent pas dans la production de
l'information recherchée. Celle- ci est manifesté et prélevée directement sur eux par
l'observateur».16

4. DELIMITATION DE L’ETUDE

A. Délimitation spatiale

Pour la délimitation spatiale, nous examinerons les faits qui se déroulent tant sur le plan
national qu’international en matière de droit fiscal sur la double imposition

B. Délimitation temporelle

En ce qui concerne la délimitation temporelle, nous analyserons les faits allant de 2007,
année qui correspond à la signature de la première convention fiscale signée par la RDC, jusqu'à
nos jours.

5. ANNONCE DU PLAN

En se rapportant à la problématique, notre travail s’articule sur deux chapitres, chacun


comportant des sections et des paragraphes.

Le premier cernera les notions générales autour de la fiscalité internationale et en RDC


en particulier. Le second quant à lui, sera dédié aux mécanismes d’élimination de la double
imposition.

16
R. QUIVY, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Ed. Dunod, 1995, p.164.

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