Oral HGGSP
Sujet : Espagne et Portugal : le retour à la démocratie dans les années 1970
Annonce du plan : Nous allons commencer par introduire le sujet, ensuite Elio
poursuivra avec l’Espagne : l’après Franco, puis j’enchainerai avec le Portugal : la
révolution des œillets, nous terminerons par la conclusion.
Introduction : La transition du régime autoritaire à la démocratie à durer 8 ans de 1974
à 1982 mettant fin aux plus longues dictatures européenne (40 ans), dirigée sous
Antonio de Oliveira Salazar (Portugal) et Francisco Franco (Espagne) garantissant les
libertés fondamentales individuelles (droit à la vie, à la liberté, sécurité, liberté
d’expression...). Mais malgré la réussite de ce passage, ces transitions restent
toutefois aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques, interrogeant les limites des
processus dans ces 2 pays.
Elio présente : l’Espagne : l’après Franco
Portugal : la révolution des œillets
Antonio de Oliveira Salazar est né le 28 avril 1889 à Vimieiro et mort le 27 juillet 1970 à
Lisbonne, est un homme d’Etat portugais, qui est le 1er ministre du Portugal de 1932 à
1968. On pourrait se poser la question, qu’est-ce que la dictature de Salazar ? Il assoit
la direction du pays sur une réunion des pouvoirs, avec un parti unique, l’Union
nationale, l’Eglise catholique romaine et les corporations pour prendre le contrôle de la
société portugaise et s’assurer le soutien de riches propriétaires, d’industriels et de
banquiers. Mais comment la dictature est-elle mise en place ? Il met en place l’Estado
novo (l’Etat nouveau), un régime autoritaire, conservateur, nationaliste et s’inspirant du
catholicisme social (un courant de pensée qui apparait au XIX e siècle, qui a été à
l'origine de très nombreuses fondations associatives et syndicales ce courant de
pensée prend racine avec la question sociale au moment de l’industrialisation qui
provoque une transformation rapide de la société avec l'apparition du travail ouvrier et
le développement du salariat). L’Etat nouveau est anti-communiste mais ne prétend
pas développer la puissance de l’Etat en un régime fasciste (partisan d’un régime
autoritaire : personne conservatrice et réactionnaire).
Il y également eu 3 guerres coloniales en Afrique : en Angola depuis 1961, en Guinée-
Bissau (≠ Guinée, un pays d’Afrique de l’Ouest baigné par l’océan Atlantique) depuis
1963 et au Mozambique depuis 1964 qui durent toutes de 1961 à 1974. Ces guerres
avaient pour but principal de maintenir la domination portugaise sur ces territoires face
aux mouvements indépendantistes (correspond à des mouvements politique,
généralement d’inspiration nationaliste, visant à obtenir l’indépendance politique d’un
territoire et pouvant être représenté par des partis politiques organisés). Mais en
rentrant dans les détails elles avaient 3 buts majeurs: préserver l’empire colonial car
contrairement à d’autres puissances européennes (Fr, R-U, BE) qui avaient amorcé la
décolonisation, le Portugal sous la dictature de Salazar, refusait d’accorder
l’indépendance à ses colonies. Exploiter les ressources, en effet ces territoires étaient
riches en ressources naturelles (pétrole en Angola, bois et agriculture en Mozambique),
ce qui en faisait des atouts économiques majeurs pour le Portugal et pour finir
l’idéologie de l’Estado novo, le régime portugais dictatorial portugais prônait l’unité
entre le Portugal et ses colonies par une idéologie raciste et paternaliste. De plus, les
mouvements indépendantistes avaient des objectifs comme obtenir l’indépendance
car ses mouvements inspirés par d’autres luttes anticoloniales en Afrique et soutenus
par des pays comme l’URSS, Cuba, et la Chine, ils voulaient mettre fin à la domination
portugaise. Également mettre en place des Etats souverains, chaque pays avaient ses
propres groupes de libération, comme le PAIGC (Parti Africain pour l’Indépendance de
la Guinée et de Cap-Vert) en Guinée-Bissau, le MPLA (Mouvement Populaire de
Libération de l’Angola) - FNLA (Front National de Libération de l’Angola) et UNITA (Unité
Nationale pour l’Indépendance Totale de l’Angola) en Angola, et le FRELIMO (Front de
Libération du Mozambique ou en portugais Frente de Libertaçao de Moçambique) au
Mozambique., qui voulaient instaurer des gouvernements indépendants. Et pour finir
l’amélioration des conditions de vie car les populations locales souffraient d’une forte
exploitation économique et d’un racisme institutionalisé sous le régime colonial.
Ces guerres on provoqué la révolution des œillets le 29 avril 1974 qui a renversé en 1
jour le régime salazariste. Le mécontentement avait grandi au sein de la population et
de l’armée notamment à cause d’une politique coloniale coûteuse en hommes et en
matériel. Le coup d’Etat qui a était largement improvisé était porté par un mouvement
populaire inattendu. Sur les ondes, les putschistes (soulèvement pour s’emparer du
pouvoir par la force) ont donné le signal de l’insurrection militaire. En occupant les
points stratégiques de la capitale, les capitaines contraignent le président du Conseil
en exercice, Marcelo Caetano, à la démission. Loin de rester à l’écart des évènements,
la population lisboète se presse dans les rues et pactise avec les soldats mutins
(aguerris, qui ont prouvé leur valeur au combat) en accrochant au bout de leurs fusils
des oeillets rouges et blancs qui deviennent symbole de l’évènement. Cette révolution
reste pacifique, (bien qu’initiée par des militaires avec 6 morts seulement parmi les
manifestants) et contribue à restaurer la démocratie au Portugal. Dès le 26 avril, le
général Spinola, devenu chef d’une junte ( assemblée administrative, politique, dans
les pays ibériques (relatif à l’Espagne et au Portugal)) de salut national, proclame la
restauration des libertés publiques. Le général Spinola, nommé président de la
République, participe à la constitution d’un gouvernement pluraliste (accepte la
diversité des opinions et de leurs représentants) au sein duquel Soaris, ministre des
affaires étrangères, entame les processus de décolonisation des possessions
portugaises en Afrique (Angola, Mozambique, Guinée-Bissau, Sao-Tomé et Principe),
achevé à la fin de l’année 1975.