Performance de SONELGAZ en Algérie
Performance de SONELGAZ en Algérie
Préparé par :
Ouassila ALEM
Entreprise publique et missions de service public en
Algérie à travers l’étude de la performance globale
du groupe SONELGAZ
Sous la direction de
La gestion du service public en réseaux d’électricité et gaz est l’une des tâches les plus
complexes qui incombe aux autorités publiques, à travers la Sonelgaz, vu les enjeux
économiques, financiers, sociaux et environnementaux, l’objet de ce travail est au autour de la
problématique du développement durable dans le contexte de gestion du secteur de l’énergie.
Mots clés : entreprise publique, service public, réseaux, performance financière, performance
globale, SONELGAZ.
Abstact :
The energy sector (electricity and gas) knew major reorganisation in Algeria and also in the
other countries of the world, seen by the deregulation, a paramount sector wich plays a
considerable part in the economic life and social.
In the current context the sector is in the obligation of the wideninig of its perimeter by
intégration several dimensions in the determination of its performance by having a more
complete view of this, one which represents the contribution of the durable company to the
development objectives, that by integration and balance between the economic ,
environmental and social [Link] essential multiplication towards a social
responsibility for the company.
The management of the public service in networks of electricity and gas is one of the most
complex tasks which falls on the public authorities, considering the economic issues ,
financial, social and environmental.
The object of this work is centered on the problems of sustainble development in the context
of management of the energy sector.
CA : conseil d’administration.
RH : ressource humaine.
PP : perfectionnement professionnel.
FR : fond de roulement.
VA : valeur ajoutée.
RN : résultat net.
Introduction générale
Introduction
2. Organes de la Sonelgaz
1. Organisation de Sonelgaz.
2. représentation des filiales distribution de Sonelgaz
3. Les grands paramètres du secteur électrique
Conclusion
Introduction
Conclusion
Conclusion générale.
Introduction générale
Introduction générale :
L’Algérie connait depuis plus d’une décennie une ouverture économique graduelle aux
règles de l’économie de marché, ceci marque son entrée dans une nouvelle ère économique,
en passant d’une économie centralisée et planifiée vers une économie de marché libre.
En effet l’ensemble des entreprises algériennes subit des restructurations pour faire
face aux nouvelles conditions de marché, c’est dans ce cadre que l’entreprise SONELGAZ
(société nationale de l’électricité et du gaz) le gestionnaire historique de l’industrie électrique
suit un mouvement de restructurations exigé, d’une part par les réformes économiques
nationales, et d’autres part par le mouvement mondial de la déréglementation du secteur de
l’électricité et du gaz, cette restructuration appelle à une remise en cause de l’opérateur
SONELGAZ en monopole et d’autres part les règles de gestion au sein de cette entreprise.
Ces trente dernières années les marchés de l’énergie ont successivement connu un
ensemble de restructurations liées aux chocs pétroliers pour les hydrocarbures, puis à des
vagues d’ouverture à la concurrence dans les secteurs de l’électricité et du gaz, dans le cas de
l’énergie en réseaux la libéralisation est un phénomène complexe qui remet en cause
l’ensemble de l’organisation de ces secteurs industriels fondés sur une protection contre la
concurrence et les relations très étroites entre opérateurs.
Les systèmes monopolistiques s’inscrivent dans une logique de long terme dont le but
était essentiellement la satisfaction quantitative de la demande, l’investissement était régi par
les prévisions de long terme quant aux besoins des populations étaient dans certains cas
directement pilotés par l’Etat.
1
Introduction générale
2
Introduction générale
5. Les déterminants de la performance globale sont –t- il mesurables, quels sont les
obstacles liés à leurs mesure ?
Méthodologie de la recherche :
Afin d’apporter des éléments de réponse aux questions posées, nous avons structuré ce
modeste travail en trois chapitres :
Chapitre 1 : Evolution et organisation de la Sonelgaz.
Chapitre 2 : Mutations du service public en réseaux du secteur électrique et ses incidences
Chapitre 3 : fondements et analyse de la performance globale.
Dans le premier chapitre nous nous pencherons sur l’historique et les principales
restructurations qu’a subit la Sonelgaz et les principes d’organisation de celle-ci.
Puis dans le deuxième chapitre nous retraçons une analyse théorique du service public et du
service public en réseaux notamment ceux relatifs à l’énergie.
Enfin dans le troisième chapitre nous essayons de traiter la problématique à travers une
évaluation financière de l’entreprise publique et un essai d’analyse de la dimension sociale et
environnementale de la Sonelgaz.
Pour la réalisation de ce travail, nous avons fait appel aux instruments relatifs aux méthodes
d’investigations et de collecte de l’information :
Recherche bibliographique : ouvrages (généraux et spécifiques), articles et autres
documents.
3
Introduction générale
4
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Introduction :
Les bouleversements économiques observés dans le monde, l’adaptation progressive de la
politique de l’Algérie au nouveau contexte international, ainsi que la nécessité de la
libéralisation du secteur de l’énergie ont poussé Sonelgaz (société national de l’électricité et
du gaz) à prendre un certain nombre de mesure pour faciliter, voir anticiper les changements à
venir afin de mieux s’adapter au contexte économique actuel fondé sur la compétitivité et la
concurrence.
Parmi les mesures prises, SONELGAZ a procédé en 1998 déjà à la filialisation de toutes ses
activités périphériques, en ne conservant en son sein que ses métiers de base.
La réorganisation de SONELGAZ en groupe industriel a connu un débat de concrétisation
avec la filialisation des activités liées à la production d’électricité, la gestion du réseau
transport, d’électricité, ainsi que la gestion du réseau transport du gaz pour le marché national
en donnant naissance à compter du premier janvier 2004 au trois filiales respectivement
société de production de l’électricité (SPE), société nationale de gestion de réseau du transport
d’électricité (GRTE) et société nationale de gestion de réseau du transport du gaz (GRTG).
La distribution quant à elle est passée par une première phase de restructuration de l’activité
en quatre directions générales se substituant à la direction centrale de distribution depuis
juillet 2004, elles sont appelées à devenir des filiales autonomes à partir de janvier 2006.
Cette évolution de l’organisation de SONELGAZ en groupe industriel et la mise en place
d’entités juridiquement autonomes favorisera la mise en place de relations contractuelles et
donc une plus grande transparence et maîtrise des coûts.
5
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
. Forme juridique : SONELGAZ est une société par actions régie par la législation
en vigueur sous réserve des dispositions statutaires définies dans le décret exécutif : n° 02-
195 du 1er juin 2002.
I. Création, historique et restructuration :
1
Notice d’information : Visa COSOB N° 06/01 du 26 Avril 2006 ; SONELGAZ P : 16.
6
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
1990 : les grands changements introduits sont ceux opérés dans les services publics en
réseaux d’une manière générale (électricité, gaz, eaux, télécommunication) dont la
démonopolisation a été effectuée ainsi que l’introduction de la concurrence entre les
opérateurs, les modes de gestion privés et la redéfinition de la notion de service public autour
de la notion de service universel.
SONELGAZ est placée sous tutelle du ministère chargé de l’énergie et des mines et dotée de
la personnalité morale tout en jouissant de l’autonomie financière.
2
Mohamed Cherif BELMIHOUB : « Grandeur et décadence du monopole public : réflexion sur les changements
dans la gestion des activités du service public de réseau », revue IDRA N° 25, 2003.
7
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Un autre mouvement de restructuration qui a touché la SONELGAZ, pour cette période est la
généralisation du mouvement d’externalisation des activités périphériques dans le cadre d’une
stratégie de recentrage sur les métiers de base, l’objectif essentiel qui leur est assigné est de
rationaliser l’utilisation des moyens qui leur sont confiés en s’ouvrant sur des marchés autres
que SONELGAZ , d’assurer l’autonomie financière et de promouvoir leurs activités.
Les études montrent qu’à l’horizon 2020 la production d’énergie primaire en Algérie
suffirait à peine à couvrir les besoins du marché national. Afin de préserver et gérer de
manière rationnelle ces ressources, le gouvernement algérien a adopté une loi sur la
maîtrise de l’énergie ; loi n° 99-09 du 28 Juillet 1999 relative à la maîtrise de
l’énergie (N°JORA : 051 du 02-08-1999).
L’objectif visé par cette loi est de
Rationaliser l’usage de l’énergie à la production, à la transformation et à la
consommation finale ;
L’amélioration du cadre de vie par l’introduction de normes d’efficacité énergétique :
Normes et exigences d’efficacité énergétique particulièrement dans le bâtiment et la
protection de l’environnement ;
Cette loi permettra non seulement l’économie de l’énergie, elle a aussi pour but de
préserver les ressources et les réserves nationales en hydrocarbure, elle vise
également à initier des actions pour la recherche, le développement et l’utilisation des
énergies renouvelables tel que :
Solaire, éolienne, hydraulique, géothermie.
3
« Groupe SONELGAZ à l’heure de la réforme » revue Noor N° 01 Avril 2005, SONELGAZ.
8
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
dénommés SONELGAZ, SPA qui exerce par le biais de ses filiales les activités de
production, de transport et de distribution de l’électricité et de transport et de
distribution du gaz.
L’introduction de la concurrence dans le secteur de l’énergie n’est pas incompatible avec les
impératifs du service public. En effet, il est institué de nouveaux mécanismes permettant de
prendre en considération la mission et les obligations du service public dans l’intérêt socio-
économique général4.
Dans ce cadre, la loi stipule que la distribution de l’électricité et du gaz est une activité de
service public en précisant les objectifs, les opérateurs et les modalités de son financement.
Les mesures qui sont édictées visent la sécurité, la continuité et la qualité de la fourniture, la
politique tarifaire ainsi que la protection de l’environnement.
Si le processus de filialisation vise une forme d’organisation fondée sur la flexibilité, le
rapprochement entre le niveau décisionnel et celui opérationnel, ainsi la possibilité d’évaluer
des coûts au niveau de la filiale, ce qui permet d’apprécier son rendement, ses points forts et
ses points faibles, offrant la possibilité d’agir efficacement pour l’améliorer.
La loi n° 02-01 du 5 février 2002 a modifié l’organisation de la Sonelgaz de la manière
suivante :
4
Notice d’information : Visa COSOB N° 06/01 du 26 Avril 2006 ; SONELGAZ.
9
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Consommateurs
Cette nouvelle loi a été introduite dans le cadre du processus des réformes
économiques que le gouvernement a décidé d’adopter dans le cadre de désengagement
progressif de l’Etat dont son rôle est limité aux missions de régulation et la promotion de
l’investissement.
Fournir en énergie les clients non éligibles dans les meilleures conditions d’équité, de
continuité et de péréquation des prix de vente ;
10
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
La déréglementation.
La déréglementation consiste en la suppression des monopoles et l’ouverture des
activités à la concurrence à l’exception des activités qui fonctionnent comme des monopoles
naturels (réseaux de transport et de distribution de l’électricité et de gaz).
La désintégration partielle.
La désintégration partielle de l’opérateur historique SONELGAZ s’est réalisée par la
séparation juridique des fonctions : production, transport, distribution
11
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
En 2004 :
Naissance de :
Une société de transport du gaz : gestionnaire du réseau de transport du gaz (GRTG) ;
Une société de production constituée des centrales existantes : Sonelgaz production de
l’électricité (SPE) ;
Une société de transport de l’électricité transitoirement gestionnaire du système
production transport : gestionnaire du réseau de transport de l’électricité (GRTE) ;
Première modification des statuts du fonds des œuvres sociales et culturelles (FOSC).
En 2005
Création de la commission de régulation d’électricité et du gaz (CREG) qui est un
organisme indépendant et autonome doté de la personnalité juridique et investi de trois
missions principales:
1) Réalisation et contrôle du service public;
2) Conseil auprès des pouvoirs publics en ce qui concerne l'organisation et le
fonctionnement du marché de l'électricité et du marché intérieur du gaz ;
3) Surveillance et contrôle du respect des lois et règlements relatifs au marché de
l'électricité et au marché intérieur du gaz.
Création de la société civile de médecine du travail (SMT) ;
Création d’une société de recherche et développement de l’électricité et du gaz
(CREDEG) ;
Fusion en une société des quatre (04) sociétés de maintenance et de prestations
véhicules (MPV) ;
Fusion des trois (03) sociétés de maintenance des transformateurs et une seule société
(SMT) ;
Préparation de la filialisation de la distribution : création de quatre (04) directions
générales régionales.
12
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
En 2006
Création de quatre (04) sociétés de Distribution :
Sonelgaz distribution Alger (SDA) ;
Sonelgaz distribution Centre(SDC) ;
Sonelgaz distribution Est (SDE) ;
Sonelgaz distribution Ouest (SDO).
Mise en place de la société opérateur système production-transport : OS, SPT ;
Nouvelle modification des statuts du fonds des œuvres sociales et culturelles ;
Réintégration des cinq (05) sociétés travaux : KAHRAKIB, KANAGAZ, KAHRIF,
ETTERKIB et INERGA.
En 2007
Création de l’industrie de formation en électricité et gaz (IFEG) ;
Réorganisation de la SPE en quatre (04) pôles nationaux de production d’électricité
dont un pôle sud.
En 2009
Création de la société de gestion du patrimoine immobilier (SOPIG) ;
Création de la compagnie d’engineering de l’électricité et du gaz (CEEG) ;
Création de la société des systèmes (ELIT).
2. Organes de SONELGAZ :
L'Assemblée Générale.
Le Conseil d'Administration.
Le Président Directeur Général.
5
Sonelgaz : visa COSOB N° 08/02, 2008.
13
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Générale.
L'Assemblée Générale se réunit au moins une fois par an en session ordinaire et, au besoin,
en session extraordinaire sur convocation de son président.
Elle peut être réunie en session extraordinaire à l'initiative de son président ou à la demande
d'au moins deux de ses membres, du ou des commissaires aux comptes ou du Président
Directeur Général.
14
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Organe collégial de gestion, le Conseil d’administration (CA) contrôle l’exercice des activités
au sein du Groupe Sonelgaz, notamment la réalisation de son projet social, tout en faisant
respecter les lois et règlements en vigueur.
Les budgets ;
6
Rapport d’activité Sonelgaz 2010.
15
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Les projets de création de sociétés et prises de participations tant en Algérie qu’à l’étranger ;
C’est l’organe supérieur d’aide à la décision et au pilotage. Présidé par le PDG de la société
holding Sonelgaz, le comité est composé de cadre dirigeant responsable au niveau de la
direction générale du groupe et des administrateurs délégués, la présidence est assurée par le
PDG du groupe SONELGAZ.
Examiner et adapter les orientations stratégiques et les politiques générales relatives aux
fonctions et activités exercées par les directions générales et directions exécutives de la
maison mère ;
Adapter les budgets, les plans et les bilans des directions exécutives de SONELGAZ ;
Adapter, évaluer et mettre à jour les réglementations générales à appliquer aux sociétés du
groupe ;
Examiner les dossiers pris en charge par les structures de la maison mère ;
7
Rapport d’activité Sonelgaz 2010.
16
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Il représente une instance indépendante à laquelle incombe la mission d’émettre des avis sur
la qualité de la gestion de Sonelgaz, le comité d’audit traduit la volonté de SONELGAZ d’être
un groupe transparent dans ses processus décisionnels et de gestion, l’objectif visé étant de
présenter au conseil d’administration des comptes de gestion marqués du sceau d’un
processus de contrôle et de bonne gouvernance.
Le comité d’audit est composé de quatre membres nommés par le Conseil d’administration8.
Le comité de coordination du groupe est composé des membres du comité exécutif ainsi
que de tous les PDG des filiales de SONELGAZ, il est présidé par le PDG, le comité de
coordination se réunit au minimum une fois par trimestre, ce dernier est chargé
principalement de la coordination générale des activités assurées par l’ensemble des
filiales du Groupe9.
8
Rapport d’activité Sonelgaz 2012.
9
Idem.
10
Art 6 du décret présidentiel N° 02 du 1er juin 2002.
17
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Le développement par tout moyen de toute activité ayant un lien direct ou indirect avec les
industries électriques et gazières et toute activité pouvant engendrer un intérêt pour
SONELGAZ Spa, et généralement toute opération de quelque nature qu’elle soit pouvant se
rattacher directement ou indirectement à son objet social notamment la recherche,
l’exploitation, la production et la distribution d’hydrocarbures ;
Le développement de toute forme d’activités conjointes en Algérie et hors Algérie avec des
sociétés Algériennes ou étrangères.
Ces activités sont clairement identifiées dans la mission de service public énoncée comme
suit11 :
Fournir en énergie les clients non éligibles dans les meilleurs conditions d’équité, de
continuité et de péréquation nationale des prix de vente ;
Assurer une demande, dans la mesure des moyens, le secours en énergie aux producteurs ou
aux clients éligibles si ce dernier ne trouve pas de fournisseur dans des conditions
économiques ou techniques acceptables.
Réorganiser pour mieux progresser, telle est la démarche poursuivie par le groupe
SONELGAZ durant ces dernières années, afin de se mettre en conformité avec les
dispositions de la loi de février 2002, SONELGAZ est dotée de nouveaux statuts de société
par action et s’est transformée en un groupe holding industriel constitué de sociétés
11
Document Sonelgaz SPA : visa COSOB N° 08/02, 2008.
19
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
opérationnelles et d’une société mère, cette démarche obéit aux principes d’organisation
suivants 12:
1. Organisation de SONELGAZ :
Durant ces cinq dernières années les métiers de base de SONELGAZ ont été érigés en filiales,
au nombre de huit, ces dernières activent dans les domaines suivants :
La production de l’électricité ;
La distribution du gaz.
12
[Link]
20
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
développement des infrastructures et des réseaux visés, ainsi elle s’est dotée de structure de
réalisation appropriées, intégrée dans l’entreprise, celles-ci se sont rapidement développées
pour devenir des entités de travaux très importantes avec des activités très différentiées des
autres structures de SONELGAZ, elles ont fini se transformer en entreprise autonomes à la
faveur de la restructuration de SONELGAZ en 1984.
Afin d’avoir une meilleur maîtrise de ses métiers de base, SONELGAZ a externalisé ses
activités périphériques et les a confié à des filiales dont elle détient entièrement le capital, au
nombre de quatorze, elles activent notamment dans la maintenance d’équipements
énergétiques, le transport et la manutention exceptionnelle, la distribution de matériels
électrique et gaziers, la recherche et le développement, la formation ainsi que la réalisation de
tous travaux liés à l’édition, la prestation et maintenance véhicules et d’autres activités
diverses.
21
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Cette société couvre les wilayas suivantes : Alger, Boumerdès et Tipaza, elle emploie 2723
personnes.
Cette société couvre les wilayas suivantes : Constantine, Batna, Oum El Bouaghi, Tébessa,
Mila, Kenchela, Annaba, Skikda, Guelma, Souk Ahras, El Tarf, Sétif, Borj Bou Arrérej, Msila
et Bejaïa, son effectif est de 6951 personnes.
Elle couvre les wilayas de Tindouf, Naama, Béchar, Tlemcen, Saida, Oran, Chlef, Sidi Bel
Abbès, Mascara, Ain Témouchent, Tiaret, Mostaghanem, Relizane, Tissemsilt, Ain Dfla,
Adrar et El Bayadh, elle emploie prés de 5935 personnes.
13
Rapport d’activité Sonelgaz 2008.
22
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
La société se distribution centre est chargé, dans les limites de ses attributions, de la
distribution de l’énergie électrique et gazière et de la satisfaction des besoins de la clientèle
aux conditions requises de coût, de qualité de service et de sécurité, en effet l’ensemble des
attributions de la SDC consiste à :
Acheter l’énergie électrique et gazière et la revendre aux clients HT, MT et BP, MP, HP ;
Satisfaire aux meilleurs conditions, la demande de raccordement des clients électricité et gaz
et leur apporter conseil et assistance dans les limites du cahier des charges et règles en
vigueur ;
Participer à l’élaboration des spécifications techniques, aux choix des matériels et leur
homologation ;
Elaborer les études d’organisation propres à la distribution, en cohérence avec les décisions
du groupe, assurer la gestion et le développement de la ressource humaine et moyens
matériels nécessaires au fonctionnement de la distribution ;
Assurer la sécurité des personnes et des biens en rapport avec les activités de la distribution.
23
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Secrétaire de direction
Blida –Illizi
Brouira- Biskra
Direction technique gaz
Tizi- ouzou-Ghardaia
Djelfa-Laghouat
Ouargla 2- Tamanrasset
Le secteur électrique regroupe trois grands types d’activités dont l’enchaînement assure la
transformation de ressources énergétiques primaires en énergie électrique mise à la
disposition du client final.
Elle se fait au moyen de transformateurs qui baisse la tension de l’énergie électrique reçue du
système de transport, la distribution de l’énergie électrique désigne l’acheminement de
l’électricité à basse tension elle est généralement considérée comme monopole nature, cette
activité se trouve en contact constant et direct avec la clientèle, elle comporte donc
nécessairement une forte dimension commerciale.
25
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
3.1.4 La tarification :
La politique tarifaire relève du domaine de l’Etat, les tarifs de l’électricité et du gaz sont fixés
par décision (D/06-05/CD du 30 mai 2005), à travers la CREG, Commission de Régulation de
l’Electricité et du Gaz qui a pour mission de fixer et de réguler des tarifs en vigueur.
Pour le groupe Sonelgaz ceci constitue une contrainte, le PDG du groupe propose une
procédure d’augmentation des tarifs afin d’aller vers une libéralisation des prix, Il estime que
le retour au prix réel de l'électricité est une échéance incontournable qu'il vaut mieux avancer,
et il propose, dans ce sens, de procéder par étapes en augmentant, dans un premier temps, la
tarification pour les industriels (la clientèle haute tension) qui consomment près de 20% de la
production nationale, elle achète son énergie à 2,2 DA, alors que le coût de revient est à 3 DA
pour lui cette situation ne peut pas durer il y a deux possibilités : soit l’Etat accorde une
subvention d’exploitation, soit il augmente les tarifs.
On peut résumer les règles de fonctionnement de secteur du gaz naturel comme suit :
26
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
90
80
70
60
total
50
centrales électriques
40
clients industiels
30 distribution publique
20
10
0
2012 2015 2018 2020 2021
Le réseau de transport de gaz pour le marché national est un monopole naturel, il est
assuré par la filiale de transport du gaz de SONELGAZ spa (GRTG) qui est le gestionnaire
unique et le propriétaire de réseau, il doit assurer les fonctions d’exploitation, de l’entretien et
de développement de réseau de transport de gaz afin de garantir une capacité satisfaisante
pour les besoins de transit et de réserve, cela sous l’autorisation d’exploitation délivré par la
commission de régulation de l’électricité et de gaz.
27
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
La distribution de gaz se fera par l’objet de la concession par voie d’appel d’offre
lancé et préparé par la commission de régulation de l’électricité et de gaz et approuvé par le
ministre chargé de l’énergie.
Chaque concessionnaire doit respecter un cahier des charges établie par voie
réglementaire en répondant aux obligations suivantes :
28
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
4.1.5 La régulation :
En vue d’un fonctionnement transparent et non discriminatoire ainsi que le respect
des conditions de qualité, de continuité de service public de gaz, une commission de
régulation de l’électricité et de gaz (C.R.E.G) a été crée par la loi de 02-01 de 05 février 2002
relative à l’électricité et à la distribution de gaz par canalisation, indépendante, dotée d’une
personnalité morale et d’une autonomie financière, son siège est fixé à Alger.
Pour atteindre sa mission principale de régulation de gaz, la C.R.E.G est investit dans les
rôles fondamentaux suivant :
29
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
La continuité :
L’égalité :
Ce principe est plus au moins respecté car le taux d’électrification au niveau national a
atteint 98% par contre concernant le gaz naturel le taux de raccordement a atteint 52% ce qui
remet en cause ce principe.
Mais ces dernières années, avec l’engagement de l’Etat pour le lancement des
programmes de raccordement en gaz naturel Même s’il ya des régions actuellement ne sont
pas encore raccordées, elles seront raccordés au fur et à mesure de l’avancement des projets
d’alimentation.
L’adaptabilité :
Le fonctionnement de service public de l’énergie s’adapte aux besoins des usagers, (mis
à part les coupures d’électricité) de fait qu’il répond à la demande des abonnés électricité et
gaz, il s’adapte à leurs besoins car ils utilisent l’électricité et le gaz naturel pour divers
besoins.
Ces trois principes fondamentaux des services publics en générale et le service public de
l’énergie en particulier sont plus au moins respectés pour les deux causes consistant en
coupures d’électricité et l’existence des régions non encore raccordés en ce service.
30
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
Conclusion :
Depuis la promulgation de la loi 05 février 2002 sur l’électricité et la distribution du gaz par
canalisations, SONELGAZ s’est restructurée pour s’adapter au nouveau contexte, elle est
aujourd’hui érigée en groupe industriel composé de quarante (40) sociétés dont six(06) en
participation.
31
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz
32
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
Introduction
La notion du service public est fort délicate à définir elle présente des contours très différents
selon le type d’analyses retenues (économique ou juridique), selon le cadre géographique
d’études également, le service public entendu au sens de l’intérêt général ou public, (c’est en
l’occurrence l’obligation d’assurer à tous une fourniture minimale d’un service de qualité
convenable et à un prix abordable) plus précisément le service public se définit par ses
missions, trois missions peuvent être identifiées :
Les missions du service public n’évoluent pas, par contre l’autorité publique peut choisir le
statut juridique du producteur, elle est ainsi libre de gérer elle-même le service, de le confier
à un prestataire public ou de déléguer à une entreprise privée.
Le recours au marché pour la fourniture ou pour la gestion des services publics marchands et
offert par le réseau se traduit par une déréglementation importante de l’ensemble des services
dits d’intérêt économique général, définie comme la levée de certaines contraintes juridiques
portant sur les activités économiques.
La déréglementation a en fait été engagé dés le début des années 80, historiquement ce
mouvement a affecté d’abord les entreprises privées (transport aérien, secteur des
télécommunications) et actuellement le domaine initialement protégé de la puissance
publique à savoir le service public.
32
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
La notion du service public recouvre toutes les activités d’intérêt général d’utilité et
d’autorité publique. Par ailleurs nous assistons à une diversité de termes, afin d’accomplir
la mission principale du service public ces derniers doivent répondre aux principes
fondamentaux spécifiques des services publics. Ainsi pour répondre aux divers besoins des
usagers, ils existent des diverses catégories des services publics.
Il est difficile de donner une définition précise, complète et objective des servies publics,
car cette définition devrait s’appliquer à des services divers par leurs nature, leurs objets,
leurs objectifs1, etc.
Selon le dictionnaire de l’économie et des sciences sociales, la notion du service public dans
un sens très général est l’ensemble des activités d’intérêt général qui s’exerce sous l’égide
des pouvoirs publics, il s’agit donc des services publics industriels et commerciaux fournis
sur un marché public.
A l’origine le service public était une conception juridique dont elle a longtemps
uniquement préoccupé les juristes, elle est née en France où cette notion est théorisée par le
juriste LEON DUGUIT (1928), les économistes sont restés à l’écart2.
Selon le juriste LEON DUGUIT (1928) relève du service public « toute activité dont
l’accomplissement doit être réglé, assuré et contrôlé par le gouvernant, car
l’accomplissement de cette activité est indispensable à la réalisation et au développement de
1
Malika AHMED ZAID Chertouk, cours de finance des administrations publiques, master management
térritorial et ingénierie de projets UMMTO 2014.
2
François-LEVEQUE, concepts économiques et conceptions juridiques de la notion de service public, in Thierry
Kirat et Evelyne Servenin , « Vers une économie de l’action juridique. Une perspective pluridisciplinaire sur les
règles juridiques et l’action ».Paris, CNRS Editions, 2000.
33
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
l’interdépendance sociale et qu’elle est de fait de la nature des services publics, ceux-ci ne
peuvent être réalisé que par l’intervention de la force gouvernante »3.
La doctrine élaborée par ce juriste accorde une place centrale à l’Etat car c’est aux pouvoirs
publics que revient de décider si une activité présente une activité de service public et c’est
à eux d’ en dicter les conditions de mise en œuvre ainsi que les procédures de suivi et
d’évaluation, cette doctrine est considérée en France la doctrine de référence.
Selon MARTINAND LORENZI (1995) la notion économique de service public dépend des
concepts de monopole naturel et de biens collectifs dont le concept de monopole naturel fait
allusion aux services publics à caractère industriels et commerciaux qui souvent sont des
activités des réseaux, le concept de bien collectif désigne les biens qui sont accessibles à
tous sans discrimination ou exclusion ( caractère de non exclusion) et dont la consommation
d’un individu n’entraine pas une moindre disponibilité de la quantité de ce même bien pour
les autres, ce concept regroupe les services non marchands comme la défense nationale 5.
Selon COHEN-HENRY (1998) le service public est caractérisé par la mission principale
d’efficacité et d’équité visant la réduction des inégalités liées aux revenus ou à des
handicapes physiques afin de rendre accessible aux usagers menacés d’exclusion l’accès aux
services essentiels et aussi pallier les défaillances de marché er les externalités liées à
3
François-LEVEQUE, concepts économiques et conceptions juridiques de la notion de service public, in Thierry
Kirat et Evelyne Servenin , « Vers une économie de l’action juridique. Une perspective pluridisciplinaire sur les
règles juridiques et l’action ».Paris, CNRS Editions, 2000.
4
RAMDINI S, cours de grands services publics territoriaux, master 2 management territorial et ingénierie de
projet, UMMTO 2015
5
François- LEVEQUE, 2000, op. cit.
34
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
6
François- LEVEQUE, 2000, op. cit.
35
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
1.2.2 L’équité :
Cette notion est reliée à la notion de justice sociale, elle fait référence à la cohésion sociale
et au sentiment du mieux vivre ensemble dans un territoire.
1.2.3 L’efficacité :
Economiquement la notion d’efficacité fait illusion à une utilisation rationnelle des moyens
de production afin d’améliorer le rendement du service public.
Donc les missions des services publics contribuent à la réduction des inégalités et à la
cohésion sociale d’une manière générale, pour atteindre ces objectifs, ces missions doivent
être mises en œuvre en respectent les principes fondateurs qui régissent tout les services
publics.
1.3.1 La continuité :
Ce principe exige que le service public doive être assuré en permanence d’une manière
régulière et continue sans interruption de son fonctionnement sauf en cas de force
majeure et un service minimum doit être assuré en cas de grève, la continuité des
services publics signifie en quelques sortes la continuité de l’Etat, la violation de ce
principe est le signe d’un dysfonctionnement du fonctionnement de l’Etat.
7
Joël- CARBAJO, Droit des services publics, édition : DALLOZ, Paris, 1997, P : 40.
36
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
1.3.2 L’égalité :
L’égalité implique que tous les usagers doivent être traités d’une manière identique
devant le service public ainsi que l’égalité de la prestation et les avantages fournis par le
service public sans discrimination à l’égard de leurs situations sociales, leurs origines,
mais également l’égalité devant les charges qu’ils imposent. La traduction essentielle de
ce principe trouve son sens dans l’égale admissibilité aux emplois publics et l’égalité
des usagers devant le service public.
En réalité le principe d’égalité devant les services publics est difficile à mettre en œuvre
car il exige que les personnes doivent être soumises au même traitement mais ils
doivent être dans une situation identique, à l’égard du service public, qu’elle est difficile
pour l’apprécier.
1.3.3 L’adaptabilité :
Ce qui s’adapte se transforme, l’adaptation des services publics signifie que
l’organisation et le fonctionnement des services publics doivent être répercutés selon
les évolutions de l’intérêt général ainsi que les changements de l’environnement
économique juridique et social dans le temps et dans l’espace en vue de porter des
innovations aux services publics en adéquation avec la multiplicité des besoins et
l’apparition de nouveaux besoins. Pour cela l’adaptation également connue sous le
nom de mutabilité est nécessaire pour ajuster les technologies aux besoins tout deux
en évolution rapide.
Chaque catégorie des services publics doit s’adapter à ces trois principes fondamentaux, en
effet ils existent divers services publics afin de répondre aux divers besoins socio-
économiques on retient ici les grandes catégories qui sont classées selon le critère juridique
en services publics à caractère administratifs et les services publics à caractère industriel et
commercial.
Les grandes catégories de services publics ne sont pas établies par les textes ou la
jurisprudence en fonction de leur but. Certes ils existent des services publics régaliens,
économiques sociaux, culturels et cette façon fonctionnelle de les classer met avant tout en
37
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
valeur l’extension des domaines du service public il ya là une approche plus politique que
juridique liée à une croissance considérable de l’intérêt général considéré comme but de
service public mais lorsqu’ on se réfère aux grandes catégories de service public en droit
administratif contemporain on entend mettre en évidence différenciation initié par la
jurisprudence et sur le plan juridique entre les services publics administratifs (SPA) et les
services publics industriels et commerciaux (SPIC) 8.
Ils sont considérés comme des services administratifs, des services dont le caractère
industriel et commercial n’est pas reconnu, ce qui caractérise un service public administratif
c’est la qualification « d’administratif » accordé à un établissement public gérant un ou
plusieurs services publics, cette qualification n’est qu’un indice de la véritable nature
administrative de service public géré par cet établissement ce qui veut dire qu’il n’est pas
restreint à la gestion uniquement d’un service public.
Ce type de service regroupe les domaines de l’action scolaire et éducative, l’action sociale et
culturelle, la délivrance des titres et autorisations administratives, l’état civil, les archives
communales et la lutte contre l’incendie.
Ces services sont rendus par les administrations publiques aux usagers gratuitement ou
semi-gratuitement, celles-ci sont financées par les ressources fiscales ou parafiscales, elles
entretiennent avec les usagers des relations relevant du droit administratif.
Ils sont devenus des services publics à caractère industriel et commercial par la célèbre
décision du tribunal des conflits du 22 janvier 1921 société commerciale de l’ouest africain
en plaçant désormais sous le régime de droit privé le fonctionnement des services publics
industriels et commerciaux qui ont été des services publics à caractère administratif : eau,
assainissement, gaz, électricité, transport9.
8
Frabçois LACHAUME-J. BOITEAU-C, Pauliath. H, Grands services publics, édition : DALLOZ, Paris, 2000.
9
Frabçois LACHAUME-J. BOITEAU-C, Pauliath. H, Grands services publics, édition : DALLOZ, Paris, 2000.
38
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
L’objectif du service public à caractère industriel et commercial doit être semblable à celui
accomplie par les personnes privées et donne lieu à une opération de production ou de
ventes des biens ou prestations dont l’entreprise privée qui gère le service public est
rémunérée grâce aux tarifs appliqués aux usagers , elle entretient avec eux des relations
commerciales . Cela se déroule sans échapper au respect des principes fondamentaux relatifs
à tous les services publics à savoir continuité, égalité et adaptabilité.
Après avoir présenté les généralités sur les services publics, il est nécessaire de
présenter les spécificités des services publics en réseaux. En effet, ils ont des spécificités qui
les distinguent des autres catégories des services publics, ils ont connu des transformations
dans leurs processus de gestion en passant de monopole à la déréglementation
Le réseau est le concept que l’on trouve indistinctement dans les disciplines scientifiques
diverses aussi bien sociales que techniques, la diversité d’approches repousse davantage une
vision claire et forte des réseaux qui ont pour vocation l’organisation de la fourniture de
divers services, dans un territoire qu’ils contribuent à aménager et à structurer de manière
corrélative, en d’autres termes l’ingénieur et l’économiste n’ont pas la même appréhension
d’un réseaux mais leur vision enrichissent mutuellement.
Le second (économiste) développe une approche systématique reposant sur une représentation
morphologique centrée sur la finalité économique du réseau en tant que support d’échange
entre des agents.
39
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
10
Nicolas-CURIEN, Economie des réseaux, Ed : la Découverte, Paris, 2000.
11
Nicolas-CURIEN, [Link].
40
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
L’infrastructure :
Elle représente la couche basse du réseau composée essentiellement des équipements
matériels nécessaires à la production des services donnés, on distingue l’infrastructure longue
distance, généralement maillée, et les infrastructures locales le plus souvent arborescentes.
L’infostructure :
Elle représente la couche médiane où on trouve des services de contrôle, commande dont la
fonction est d’optimiser l’utilisation de l’infrastructure à dominante matérielle, l’infostructure
(service intermédiaire) sont essentiellement à composante logiciel en vue de la réalisation de
l’intermédiation entre les équipements techniques (au sens économique) dans le but d’une
utilisation optimale de l’infrastructure et de maximisation des fonctions d’utilité du
producteur et du consommateur.
Dans le domaine de la fourniture d’électricité, par exemple l’interconnexion à haute tension,
les transports à moyenne tension, et la distribution à basse tension sont des actions
d’infrastructure, le pilotage de ces dernières se résume au dispatching (régulation des flux
électriques) qui est le service intermédiaire qui commande l’interconnexion et la production.
12
[Link], Economie des industries de réseaux, édition PUG, Grenoble 2007.
41
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
Un réseau présente une structure stratifiée composé de trois couches principales dont
la première est constituée des infrastructures composée des équipements et matériels
nécessaires à la production d’un bien donné, la deuxième est composée des services
de contrôle-commande (infostructure) dont l’objet est d’optimiser l’utilisation de
l’infrastructure dans l’intérêt des consommateurs et des producteurs, elle est
composée des logiciels en vue de réaliser une intermédiation entre les équipements
techniques, la troisième qu’est la haute couche constituent des services finals rendus
par le réseau dont l’objet est de fournir des services adaptés aux besoins de clientèle;
Un réseau permet aux usagers de bénéficier des biens et services sans avoir la
nécessité de se déplacer, ex : distribution de l’électricité et de gaz naturel ;
les transactions au sein de ces industries se caractérisent par une interdépendance
réciproque entre les offreurs et les demandeurs ;
Les réseaux sont générateurs des effets de club qu’est une externalité positive de
consommation consistant en la satisfaction d’un individu ne dépend pas seulement de
sa décision d’adhérer au réseau mais elle dépend bien des décisions des autres
individus dans la mesure où chaque individu présent sur un marché des réseaux tire
avantage de la consommation des autres individus et sa consommation s’accroit au
fur et à mesure de l’accroissement de la consommation des autres individus
Les réseaux sont générateurs des externalités en terme de profit où chaque
producteurs modifié sa fonction de production en fonction de la fonction de
production de son voisin de réseau et son profit augmente en fonction de
l’augmentation de nombres d’adhérents au réseau, ce qui conduit à la croissance
économique de réseau en améliorant les capacités de production ;
Les activités des réseaux se caractérisent par des critères des biens authentiquement
publics car la consommation d’une quantité de bien de réseau par un individu
n’engendre pas une diminution de la consommation d’un autre individu dans le sens
où la consommation d’une quantité d’un bien ne dépend pas de la consommation des
autres individus ;
La présence des économies d’échelle où l’accroissement de volume de la production
s’accompagne de la diminution de coût unitaire, cela dépend de la taille de réseau et
encore de la stratégie économique adoptée ;
42
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
Les coûts unitaires de la production sont moindres lorsque les biens sont produits par
une seule firme, plutôt que par plusieurs (les coûts de gamme), cela justifier en
quelque sorte la monopolisation des activités des réseaux.
Parmi les catégories des réseaux qui englobant ces caractéristiques, figure le domaine de
l’énergie, s’intéressant à l’électricité et au gaz naturel, à travers les changements subis,
on peut l’aborder dans le point suivant comme suit :
La libéralisation des services publics en réseaux : les services publics en général et celui de
réseau en particulier, sont depuis au moins une décennie au cœur d’un débat portant autant
sur leur légitimité que sur l’efficacité de leurs modes de gestion, gestion par le monopole et
gestion par le marché sont les termes dominants du débats actuel.
Le terme de régulation aujourd’hui très en vogue, est a été d’abord dans le champ
économique un terme américain « regulation », que l’on traduirait en français par
« réglementation ».La régulation selon les dictionnaires français, c’est l’action consistant à
régler, à assurer le bon fonctionnement des systèmes.
43
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
13
Mohamed Cherif BELMIHOUB : « Grandeur et décadence du monopole public : réflexion sur les changements
dans la gestion des activités du service public de réseau », revue IDRA N° 25, 2003, P187.
44
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
aux valeurs du service public et à l’égalité du traitement des utilisateurs, en plus du rôle
stratégique de ces secteurs dans la vie économique et sociale du pays, justifiant largement
les dépenses publics dans la construction des infrastructures de réseau, grâce à ce
raisonnement le financement public favorisait la recherche technologique par les entreprises
publiques ou privées gestionnaires de réseaux14.
2. La dimension de la déréglementation :
L’évolution économique et institutionnelle des secteurs en réseau est désignée sous le terme
de déréglementation, ce terme indique le désengagement partiel ou total de l’Etat de la
gestion des monopoles publics, la suppression des barrières à l’entrée ainsi qu’un
interventionnisme moins direct sur le fonctionnement des marchés.
Cependant elle consiste aussi en la construction d’un nouveau cadre de régulation visant à
rendre la concurrence effective, garantir des conditions d’égal accès au marché et établir des
règles de jeu loyales entre opérateurs concurrents. Cela en vue d’assurer une transition
harmonieuse vers une organisation concurrentielle.
Ainsi la déréglementation n’est-elle pas synonyme d’abolition de la réglementation, mais
signifie la mutation du système de concurrence et de régulation dans un secteur en réseau,
cette mutation opère dans trois directions15 :
o D’abord, la libéralisation, c’est à dire l’ouverture à la concurrence de
tout ou partie du marché.
o Ensuite, l’évolution de l’opérateur historique, se traduisant par un
éventuel changement de son statut et de sa recomposition organique
par démantèlement ou désintégration verticale.
o Enfin, la transformation de la régulation, marquée par la séparation
fonctionnelle entre l’exercice de tutelle étatique du secteur et le
contrôle du marché, ainsi que par la transition d’un régime de
prescription vers un régime d’incitation.
A partir de la, nous pouvons constater que la déréglementation représente l’établissement
du cadre juridique dans lequel doit s’exercer la régulation, elle traduit les orientations
14
Mohamed Cherif BELMIHOUB : « Grandeur et décadence du monopole public : réflexion sur les changements
dans la gestion des activités du service public de réseau », revue IDRA N° 25, 2003.
15
Nicolas Curien : «Economie des réseaux » édition la découverte 2000, P : 07.
45
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
choisies par les pouvoirs publics en assurant aux acteurs la sécurité juridique nécessaire
notamment dans un contexte caractérisé par des changements technologiques économiques
rapides.
16
Nicolas Curien, op. cit (2000).
17
Jean- Hervé LORENZI : « La régulation des services publics : concilier Equité et efficacité », édition ESKA,
1995.
46
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
Avant la mise en concurrence, les réseaux étaient organisés en monopole, dont l’Etat
agissait comme tuteur de ces monopoles.
Avec l’introduction de la concurrence, le mode d’intervention de l’Etat se complique, en
effet les pouvoirs publics sont amenés à supprimer de nombreuses réglementations,
notamment celles qui accordent aux exploitants des droits exclusifs ou spéciaux comme le
monopole surtout ou partie de leur activité, mais à coté des fonctions nouvelles l’Etat
continue à remplir certaines missions qui existent déjà notamment l’exercice d’un contrôle
sur les segments d’activités qui restent en monopole, les nouvelles fonctions de l’Etat
peuvent être résumées comme suit18 :
L’harmonisation technique dans chacun des secteurs mis en concurrence, notamment plus
les exploitants sont nombreux de fait de la concurrence, plus il est nécessaire de veiller à ce
que les dispositifs techniques soient compatibles.
Garantir en même temps que le marché concurrentiel nouvellement créé est équitablement
organisé, que les missions de service public sont bien assurées.
L’objectif de concilier service public et concurrence équitable impose de mettre en place
des dispositifs élaborés, pour assurer les missions de service public il est nécessaire
d’imposer des tarifs finals abordables pour tous les usagers et égaux pour tous, cela
engendre un écart entre la structure des prix et la structure des coûts, par conséquence les
nouveaux concurrents adoptent des comportements opportunistes en s’installant que sur les
segments d’activité où les prix sont supérieurs aux coûts, pour faire face à cette situation il
est nécessaire d’assigner à un ou plusieurs opérateurs l’obligation de fournir à tous le
service à un prix contrôlé.
Veiller aux intérêts des consommateurs qui en cas de réforme importante, doivent
bénéficier des gains d’efficacité et une prestation de qualité.
Pour résumer, les interventions publiques dans un contexte concurrentiel peuvent se classer
en grandes catégories :
Harmoniser, contrôler les zones de monopole qui subsistent,
Promouvoir une concurrence équitable tout en garantissant les missions de service
public,
Défendre les intérêts des consommateurs.
18
Jean Bergounoux : « service public en réseau : perspectives de concurrence et nouvelles régulation » édition
La documentation française, 2000.
47
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
19
Collette VOISIN : « l’Etat et l’économie : les entreprises publiques aujourd’hui : nationalisation, privatisation,
marché unique », cahier français N° 271.
48
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
Au niveau des services en réseaux, les intérêts collectifs sont défendus par une régulation
des monopoles effectuée par les pouvoirs publics, par conséquent le service public
disparaît au profit d’un concept nouveau « le service universel »20.
Le service universel consacre l’idée d’un service minimum mis sur demande à la
disposition de tout usager ou prestataire de service dans un délai raisonnable et à des prix
abordables, le service universel se fonde alors sur trois principes généraux :
L’universalité qui doit apporter des prestations à tous les usagers à des conditions
abordables ;
L’égalité qui garantit aux usagers l’accès aux services indépendamment de leur
situation géographique ;
La continuité garantit une offre de service interrompue à une qualité définie.
Le service universel offert par les entreprises privées renoue ainsi quelque peu avec
l’approche traditionnelle du service public, en insistant sur l’égalité d’accès, quelle que soit
la situation sociale ou géographique de l’usager, ce qui amène parfois à parler d’équité.
Pour l’usager ou le client, ce qui compte est la prestation à laquelle il a légitimement droit,
quelle que soit l’organisation juridique (personne publique ou privée) ou économique
(monopole ou concurrence) de l’organe prestataire.
20
Sophie Métitet : « l’émergence du pouvoir de marché », Revue Problèmes économiques, N°2852, Mai 2004.
21
Anne Perrot : « Réglementation et concurrence » édition Economica, 1997, P 68-69.
49
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
processus de libéralisation s’est engagé, touchant d’abord les services, ensuite certaines
infrastructures, c’est alors que le processus de déréglementation des services publics prends
tout son sens.
22
Michel WALRAVE, [Link].
50
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
23
Malika AHMED ZAID Chertouk & KHEFFACHE. S : « La régulation de la concurrence en Algérie : stabilité ou
renouveau, colloque internationale : la régulation de l’action publique dans le contexte de crise financière
mondiale », UMMTO, 28-29 Mai 2011.
51
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
24
Remi PERES, « Thèmes d’actualité économiques, politiques et fiscaux », édition : Vuibert, 2003.
52
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
4.1.2 Les contraintes supportées : la mise en concurrence des services publics est confrontée
à un certain nombre de contraintes qui sont :
Le secteur doit suivre les évolutions de l’environnement national ainsi que les
transformations de l’industrie électrique dans le monde, la transition vers une industrie
plus performante a plus de chance si elle s’inscrit dans le cadre de renouveaux de
l’administration publique et le démantèlement de monopole traditionnel ;
53
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur
électrique et ses incidences
Conclusion :
En conclusion de l’analyse de la déréglementation des services publics en réseaux se
dégage les mécanismes suivants :
Le passage du mode d’organisation traditionnelle, monopole naturel intégré, à une
nouvelle forme d’organisation fondée sur l’introduction de la concurrence dans les
entreprises.
La conduite des reformes de déréglementation ne consiste pas à « laisser faire »
directement et immédiatement les forces du marché, mais au contraire à construire sur
le long terme une nouvelle « architecture de marché » (market design) et des nouvelles
institutions de gouvernance ( regulatory design).
La déréglementation a en fait intégrée dés le début des années 80, historiquement ce
mouvement a affecté d’abord le privé (transport aérien, par exemple) et actuellement
le domaine initialement protégé par la puissance publique à savoir les services publics
en réseaux notamment le secteur de l’électricité.
54
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Introduction :
De ce fait la performance a toujours été une notion ambigüe et rarement définie explicitement,
entre la conception américaine de la performance financière à court terme qui prévalait dans
les années 80 et la logique de la performance sur le long terme des entreprises japonaises,
l’aboutissement de ces premiers modèles ont partiellement comblé au début des années 80,
ainsi pour mieux appréhender les contours de la notion de performance appliquée à la réalité
sans cesse évolutive de l’entreprise, il faut savoir comment s’est fait l’évolution dans la
définition de cette notion, quels sont les critères de performance d’une entreprise et de quoi se
compose la performance de celle-ci.
La performance d’une entreprise est une notion qui varie dans le temps et dans l’espace, et
selon la représentation que chacun s’en fait et correspond à une production réelle 1.
1
Cité dans : thèse de doctorat, Landry Wonguin, institut supérieur de management des entreprises et autres
organisations, 2014
55
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
MIKITA dans le même sens dit que « la performance se traduit par la capacité d’atteindre un
objectif tout en minimisant les moyens ou les ressources ».
D’autres auteurs comme MILES (1996) parlent également de la capacité d’une organisation
à réaliser une satisfaction minimale des attentes de sa clientèle stratégique.
Alain MARION3 (1999) quant à lui en plus de l’efficacité et l’efficience ajoute la notion de la
cohérence ou la pertinence comme variable qui pourrait expliquer également la performance
de l’entreprise, en effet pour lui chacun de ces concepts traduit une réalité propre manifestant
la diversité voire la complexité des dimensions de la performance ainsi tandis que l’efficacité
serait l’aptitude d’une entreprise à atteindre ses objectifs, et l’efficience à opposer le résultat
et les moyens mobilisés, la cohérence et la pertinence selon lui vont montrer l’adéquation
entre les moyens mis en œuvre et les objectifs ou les contraintes de l’entreprise.
2
Cité dans : thèse de doctorat, Landry Wonguin, institut supérieur de management des entreprises et autres
organisations, 2014.
3
Idem.
56
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
capacité d’une entreprise à parvenir à ses fins, à ses objectifs (ou à ceux qui lui ont été fixé)
être donc efficace et aller vers la performance signifie pour une entreprise qu’elle puisse
produire les résultats escomptés et réaliser les objectifs fixés, que ces objectifs soient définis
en termes de quantité, de qualité, de rapidité, de coût ou même de rentabilité, ainsi on pourra
par exemple dire que l’entreprise a été efficace si elle est arrivée à produire la quantité de
biens demandés des objectifs de départ.
Selon CHANDLER (1992) l’objectif de la performance ne sera atteint qu’en faisant une
association entre l’efficacité fonctionnelle et l’efficacité stratégique.
1.2 La notion d’efficience : l’efficience est un concept qui se rapproche plus ou moins de
l’efficacité mais qui désigne l’optimisation des outils mis en œuvre pour atteindre un résultat,
elle se mesure sous forme d’un rapport entre les ressources utilisées et les résultats obtenus.
Par ailleurs, il est possible de délimiter l’efficience à des notions d’oisiveté et de gaspillage,
l’oisiveté signifie la non utilisation des capacités de production qui engendre des coûts de
capacité et de gaspillage, l’utilisation partielle des capacités qui pourraient produire davantage
et qui engendre des coûts de fonctionnement, ainsi l’efficience peut être définie comme le
produit du rendement entre les ressources utilisées (non gaspillage) par un taux d’utilisation
des ressources (non oisiveté).
57
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Donc les entreprises quand elles utilisent de la meilleure des manières les ressources dont
elles disposent avec une allocation optimale des moyens peuvent arriver à la performance.
1.3 Notion de la pertinence : la pertinence met en relation les objectifs ou les moyens de
l’entreprise avec les contraintes de l’environnement externe qui pèsent sur elle, en exprimant
une exigence d’adaptation, la pertinence permet à l’entreprise d’être performante dans le
domaine stratégique.
Ainsi on dira d’une entreprise qu’elle est performante si elle arrive en dépit des exigences et
contraintes de l’environnement auxquelles elle est confrontée à établir une adéquation entre
les éléments de l’offre créatrice de valeur et les attentes du marché.
Depuis quelques années la performance n’est plus seulement limitée à la seule dimension
financière de l’entreprise, en effet la pérennité des entreprises dépend de la manière dont elles
se conduisent et la responsabilité qu’elles engagent vis-à-vis de l’ensemble de leurs parties
prenantes.
Partant de ce constat, des chercheurs et des consultants vont s’intéresser à d’autres aspects de
la performance, c’est ainsi que nait le concept de performance globale qui non seulement
prend en compte les critères antérieurs mais va aller beaucoup plus loin en s’intéressant à la
satisfaction des exigences des parties prenantes, à la durabilité de la performance et à l’équité
parceque la performance a été progressivement élargie, au cours du vingtième siècle, afin de
prendre en considération la « responsabilité sociale » de l’entreprise. Cette vision d’une
performance élargie conjuguant les dimensions sociale, économique, sociétale et
environnementale fait référence à la notion de « performance globale », ainsi Baret4 (2006)
définit la performance globale comme « l’agrégation des performances économiques, et
sociales et environnementales » ou Reynaud (2003) comme la réunion de la performance
financière, de la performance sociale et de la performance sociétale.
4
José Allouche, Patrice Laroche, « Responsabilité sociale et performance financière des entreprises synthèse de
la littérature, édition : revue HAL archives ouvertes, 2013.
58
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Elle désigne l’action, son résultat et son succès. Pour BOURGUIGNON la performance
financière peut se définir « comme la réalisation des objectifs organisationnels, quelles que
soient la nature et la variété de ces objectifs. Cette réalisation peut se comprendre au sens
strict (résultat, aboutissement) ou au sens large du processus qui mène au résultat (action)»
donc pour lui une organisation est performante financièrement que si elle aboutit à ses
objectifs fixés, il lie directement la performance aux buts de l’organisation.
Pour Lebas (1995), la performance n’existe que si on peut la mesurer et cette mesure ne peut
en aucun cas se limiter à la connaissance d’un résultat. Alors, on évalue les résultats atteints
en les comparants aux résultats souhaités. Dans ce contexte, l’évaluation de la performance
peut être assimilée au « benchmarking », donc la performance financière est la capacité d’une
entreprise à pouvoir atteindre cet objectif financier qui est de maximiser sa création de valeur
en assurant sa rentabilité au moyen de sa production.
Selon LANGLOIS et AL les soldes intermédiaires de gestion sont utilisés pour évaluer
l’activité, la profitabilité et la rentabilité d’une entreprise, en effet ce sont des éléments
intermédiaire du compte de résultat, ils sont utilisés pour apprécier la performance des
entreprises de manière plus fine et pour comparer les entreprises les unes par rapport aux
autres5.
5
Angèle Renaud, Nicolas Berland, « Mesure de la performance globale des entreprises », édition : HAL archives
ouvertes, 2010
59
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Décrire la répartition de la richesse créée par l’entreprise entre toutes les parties prenantes.
En clair les soldes intermédiaires de gestion témoignent de l’efficacité des décisions prises au
cours d’un exercice, en d’autres termes l’effet des actions engagées sur la performance.
Les comptes qui fournissent plus l’information en termes de performance de l’entreprise sont :
la valeur ajoutée (VA), l’excédent brut de l’exercice (EBE), le résultat net (RN).
L’excédent brut d’exploitation : c’est la part de la valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et
aux apporteurs de capitaux il indique les ressources générées par l’exploitation de l’entreprise
avant l’application de l’amortissement et de la politique du mode de financement (intérêts) il
mesure la performance économique de l’entreprise.
Résultat net : c’est le résultat final d’activité de l’entreprise, il peut se traduire par
l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entreprise durant l’exercice.
A travers les informations que donnent ces soldes intermédiaires de gestion on comprend
aisément leur importance en tant que déterminants de la performance économique et
financière de l’entreprise et de comprendre les impacts financiers des décisions sur la
60
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
performance globale et enfin de pouvoir prendre des mesures correctives qui vont mieux
orienter les objectifs futures6.
6
Lahcen El kharti, « Les déterminants de la performance financière », Université de Rouen, 2002.
61
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Totales des produits des acticités ordinaires 248867 224985 232509 264212
Totales des charges des activités ordinaires - 238679 244603 300992
240575
VIII-Résultat net des activités ordinaires 8291 -13693 -12094 -36780
Eléments extraordinaires (produit) 1522 220 111 43
Eléments extraordinaires (charge) -22 8 231 121
IX-Résultat extraordinaire 1500 212 -120 -78
X-Résultat net de l’exercice 9791 -13481 -12214 -36858
Parts dans les résultats nets des sociétés 1587 2760 3425 7129
mises en équivalence
Résultat net de l’ensemble consolidé 11379 -10721 -8789 -29730
Source : site officiel de la Sonelgaz
2010-2011 : l’analyse des comptes de résultats consolidés de l’exercice 2011 fait ressortir une
importante dégradation de la situation financière et comptable par rapport à l’exercice 2010.
En effet, bien qu’il soit en amélioration par rapport à ce qui a été prévu, le résultat net
consolidé de 2011 est déficitaire de 10,7 milliards de dinars. Ce résultat est en diminution de
plus de 194% par rapport à celui dégagé en 2010 (bénéfice de 11,4 milliards de dinars).
A la faiblesse de l’évolution des revenus en raison essentiellement du gel des tarifs de vente
de l’électricité et du gaz,
A l’augmentation des charges directes et notamment celles liées aux achats d’énergie
électrique et gazière aux producteurs tiers et à Sonatrach,
A l’augmentation des frais financiers en raison du retard mis par la banque dans les travaux
de rééchelonnement de la dette.
62
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Le montant total des produits des activités ordinaires des sociétés du Groupe s’élève en 2011
à 224 milliards de dinars, en diminution de 10% par rapport à l’exercice 2010. Cette
diminution, étant due essentiellement à la baisse du chiffre d’affaires consolidé épuré des
opérations inter sociétés du Groupe (qui passent de 126 milliards de dinars en 2010 à 164
milliards de dinars en 2011 soit une augmentation de 30%).
2012 : l’exercice 2012 aura encore été un exercice difficile pour le Groupe Sonelgaz en
raison du prolongement des problèmes structurels liés à sa situation financière très délicate et
particulièrement celle des sociétés de distribution. Ces difficultés, aujourd’hui récurrentes,
peuvent se résumer comme suit :
• Les sociétés travaux dont le chiffre d’affaires à augmenté de 3,7 milliards de dinars due à
l’augmentation des réalisations physiques de Kahrakib dont l’activité enregistre une hausse de
4% par rapport à l’exercice 2011. Il y a lieu de signaler la diminution du chiffre d’affaires de la
société Kanaghaz d’un (01) milliard de dinars. Cette diminution serait la conséquence du
64
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
décalage dans le lancement des appels d’offres du programme gaz. - Les sociétés de prestations
de services dont les revenus ont augmentés de 3,7 milliards de dinars répartis comme suit :
• 4,8 milliards de dinars pour la SPAS. Cette augmentation s’explique essentiellement par
l’impact de la nouvelle tarification, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, soit un taux de
croissance de 55,3% par rapport à 2011.
• 1,2 milliard de dinars pour AMC. La contribution la plus significative dans la formation du
chiffre d’affaires revient aux compteurs électriques pour 48%, suivi des compteurs gaz pour 21%
et à un degré moindre des disjoncteurs et CDR pour 11,1%.
• 1,5 milliard de dinars pour le reste des filiales. Il y a lieu de souligner la baisse de 4 milliards
de dinars du chiffre d’affaires de la société CAMEG, et ce, pour la deuxième année consécutive
en raison de la diminution des ventes «Matériels Transport Gaz» de 24% en 2012 par rapport à
l’exercice 2011. Le chiffre d’affaires net (épuré des opérations inter-sociétés du Groupe) a connu
une augmentation de 12,1 milliards de dinars par rapport à l’exercice 2011, en passant de 191,9
milliards de dinars en 2011 à 204 milliards de dinars en 2012, soit une évolution de (+6% par
rapport à 2011)
2013 L’exercice 2013 a encore été un exercice particulièrement difficile pour le Groupe
Sonelgaz en ce qui concerne la situation financière de ses sociétés et principalement celle des
sociétés de distribution de l’électricité et du gaz. Les difficultés des sociétés se sont aggravées
avec le besoin de maintenir un rythme soutenu des investissements notamment pour la
satisfaction de la demande durant les périodes estivales. A ce titre, l’année 2013 a encore été
consacrée dans une large mesure par la mise en place de nouveaux crédits bancaires devant
servir à la couverture des plans d’urgence d’investissement dans les domaines de la production,
du transport et de la distribution de l’électricité. Comme elle a également connu la poursuite des
préfinancements de la réalisation des programmes publics (électrification rurale et distribution
publique gaz) et ce en l’absence de mobilisation des subventions de l’Etat prévues dans ce cadre.
Aussi, il y a lieu de souligner que le recours à ces opérations d’endettement et de préfinancement
des programmes publics associé à l’impact limité des mesures d’assainissement financier
décidées par les pouvoirs publics en 2010, ont généré un retour vers le découvert bancaire dont le
montant à fin 2013 avoisinait les 75 milliards de dinars. Pour rappel, la non application de
l’ensemble des mesures décidées par les pouvoirs publics continue de pénaliser lourdement le
Groupe.
65
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
L’analyse des comptes de résultats consolidés de l’exercice 2013 fait ressortir une
dégradation du résultat consolidé par rapport à l’exercice 2012. En effet, le résultat net
consolidé de 2013 est déficitaire de 29, 7 milliards de dinars en dégradation de 238% par
rapport à l’exercice précédent. Le résultat déficitaire de l’exercice 2013 est, au même titre que
ceux des précédents exercices, principalement dû à:
• La faiblesse de l’évolution des revenus en raison essentiellement du gel des tarifs de vente
de l’électricité et du gaz.
• L’augmentation des charges directes et notamment celles liées aux achats d’énergie
électrique et gazière aux producteurs tiers et à Sonatrach. L’évolution de ce poste est
principalement due à l’entrée en production des filiales SKT et SKD.
Le chiffre d’affaires : Globalement, les ventes et produits annexes des sociétés du Groupe
ont atteint en 2013, un montant de 236 milliards de dinars; en hausse de 16 % en comparaison
à 2012. Les principales variations proviennent de :
66
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
200000
150000
années
50000
0
2010 2011 2012 2013
Les charges :
Le montant des charges générées par les activités ordinaires des sociétés du Groupe durant
l’exercice 2013 s’est élevé à 301 milliards de dinars ; en progression de 23% par rapport à
l’exercice 2012.
• Achats consommés : Ce poste accuse une augmentation de 3%/2012 qui est due
essentiellement aux sociétés de distribution pour les achats d’énergie électricité et gaz.
- Le paiement par la filiale SPE des primes d’assurances pour un montant de 907 millions de
dinars dans le cadre de la couverture des centrales de production d’électricité.
67
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Les dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur : Les dotations aux
amortissements et provisions affichent globalement une augmentation de 28%. Elles passent
de 76 milliards de dinars en 2012 à 98, 5 milliards de dinars en 2013. Cette augmentation est
essentiellement due aux transferts aux immobilisations des ouvrages en raison de l’importance
des programmes de développement. Ces transferts aux immobilisations concernent
essentiellement les filiales métiers de base pour plus de 270 milliards de dinars.
68
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Interprétation :
Pour 2010 et 2011 le BFR est négatif cela signifie que l’entreprise présente un déséquilibre
financier à court terme qui est synonyme de ralentissement de l’activité et de la disponibilité
des dettes a court terme sans utilisation, elle doit donc agir en diminuant les achats à crédits.
2012 et 2013 présentent des BFR positifs cela signifie un équilibre financier à court terme et
que les valeurs d’exploitation et les valeurs réalisables couvrent les dettes à court terme ceci
est du à :
L’évolution de la rubrique « autres débiteurs » de 18% par rapport à 2012 cela s’explique par
la constatation d’une créance vis-à-vis de l’Etat pour les subventions d’investissement à
recevoir au titre de l’exercice 2013.
69
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Trésorerie immédiate: c’est les disponibilités qui permettent à l’entreprise de faire face à ses
exigibilités et besoins immédiats La trésorerie nette est positive pour les deux premiers
exercices.
Interprétation :
Interprétation :
70
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Interprétation :
Pour l’année 2010 la Sonelgaz arrive à couvrir ses immobilisations par ses fonds propres et
ses dettes à long terme, contrairement aux autres trois années où elle a enregistré une
incapacité à les couvrir le ratio est inférieur à 1.
Interprétation :
La Sonelgaz par ses propres fonds sur les quatre années n’arrive pas à couvrir son actif
immobilisé (les ratios sont inférieur à 1).
71
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Interprétation :
Durant les quatre années l’entreprise arrive à couvrir ses dettes par ses valeurs d’exploitation,
valeurs réalisables, et ses disponibilités ceci est dû à ses encours importants et à l’évolution de
l’activité gazière.
A part quelques résultats positifs dans la situation financière Du groupe Sonelgaz (l’équilibre
financier à court terme de 2012 et 2013, et la trésorerie immédiate positive de 2010 et 2011)
elle a enregistré des déficits, des incapacités de financement et des déséquilibres financiers,
l’entreprise est tenue donc de réagir pour être financièrement performante.
72
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
à deux obstacles : l’identification des buts ou des objectifs et l’obtention d’un consensus
relatif à la multiplicité de ces buts. Identifier les buts d’une organisation n’est pas aussi simple
qu’il y paraît. Dans certains cas, on constate une pluralité d’objectifs, parfois contradictoires,
ambigus et non explicites. Ainsi, il peut y avoir ambiguïté, absence de consensus ou même
conflit dans la définition des finalités d’une organisation.
C’est notamment le cas dans les activités de service où les activités discrétionnaires (activités
dans lesquelles le lien entre moyens et résultats est peu ou mal connu) sont fréquentes.
La logique financière, dans laquelle l’efficience est vue comme la capacité de réaliser un
profit avec le moins de ressources possibles, est critiquée depuis plus d’une dizaine d’années.
La perspective privilégiée dans cette logique, qui est une perspective gestionnaire et
financière à court terme (Pesqueux, 2002), est remise en cause par Kaplan et Johnson (1987) :
« Les mesures à court terme devront être remplacées par de multiples indicateurs non
financiers qui constituent de meilleurs cibles et ont une meilleure valeur prédictive quant aux
objectifs de rentabilité à long terme de l’entreprise », la logique financière de la performance
étant remise en cause, le débat sur la performance invite les entreprises à compléter les
critères de gestion exclusivement financiers et économiques par des mesures décrivant
d’autres aspects de leur fonctionnement. C’est dans ce contexte, que le débat sur la
performance s’enrichi, notamment, avec l’apparition des notions telles que la responsabilité
sociétale, et les parties prenantes.
La performance financière ne suffit plus pour apprécier la performance d’une entreprise. C’est
au cours du 20ème siècle que la performance s’élargie pour prendre en compte la «
responsabilité sociale »
73
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Selon la vision américaine c’est l’éthique qui gère les relations entre individus de ce fait
l’éthique constitue dans une entreprise un moyen juridique de dégager la responsabilité de
l’entreprise en cas d’agissements illégaux d’un salarié, le non respect des règles dictés par un
code éthique américain, est considéré comme une faute grave susceptible d’entrainer la
résiliation du contrat de travail, l’importance des considérations éthiques et religieuses
constitue le fondement de la conception américaine de la RSE.
Le concept de la RSE tel qu’il est défini par l’auteur américain Howard Bowen désigne « une
série d’obligations entraînant une série de politiques, de décisions et de lignes de conduite
compatibles avec les objectifs et valeurs de la société » Depuis, la définition de la
responsabilité sociétale a sensiblement évoluée dans le temps. Ainsi, en 1960, Keith Davis
suggère que la responsabilité sociétale renvoie aux décisions et actions prises par les
dirigeants pour des raisons qui vont au-delà des seuls intérêts économiques ou techniques. En
1971, le Comité de l’économie et du développement (CED) approfondit le concept de la RSE
en faisant référence à trois cercles concentriques : « le premier comprend les responsabilités
de bases pour l’accomplissement des fonctions essentielles de l’entreprise, relatives à la
production, à l’emploi et à la croissance économique ; le second, englobant le premier, inclut
une notion élargie de la responsabilité, avec une sensibilité aux évolutions de la société et de
ses attentes, avec, par exemple, la prise en considération des questions de protection de
l’environnement, de relations sociales ou encore d’information des consommateurs ; enfin, le
troisième tient compte de l’exercice des responsabilités émergentes, servant à améliorer
l’environnement, comme des créations ciblées d’emplois au profit de populations
particulièrement défavorisées »
74
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
7
Angèle Renaud, Nicolas Berland, « Mesure de la performance globale des entreprises », édition : HAL archives
ouvertes, 2010.
8
Malika AHMED ZAID Chertouk, « Contribution de la performance financière et performance sociale dans les
entreprises publiques algériennes », édition : Valencia, 2011.
75
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
dans leurs finalités, dans la conception de leurs organisations, en leur fournissant les principes
qui conditionnent leurs activités économiques, la responsabilité sociétale constitue les
modalités de réponse des entreprises aux interpellations sociétales au niveau
microéconomique
Aujourd’hui, dans les entreprises, la responsabilité sociétale « au sens pratique du terme, se
trouve concrétisée au travers du concept "Triple Bottom Line" : prospérité économique,
respect de l’environnement, respect et amélioration de la cohésion sociale» Ce concept traduit
la prise en compte, à l’échelle de l’entreprise, des trois dimensions du développement durable.
Le développement durable dans les entreprises est souvent représenté par un triangle pour
mettre en évidence les trois objectifs poursuivis : l’un est économique (création de richesses
pour tous à travers des modes de production et de consommations durables), l’autre est
écologique (conservation et gestion des ressources) et le troisième est social (équité et
participation de tous les groupes sociaux). Le principe du développement durable est
d’équilibrer ces trois dimensions pour éviter que la poursuite d’un objectif se fasse au
détriment des deux autres.
C’est dans ce contexte qu’émerge la notion de performance globale. Les travaux précurseurs
dans ce domaine remontent, en 1997, au groupe de travail du Commissariat Général du Plan
(Capron et Quairel, 2005), dans lesquels Marcel Lepetit définit la performance globale «
comme une visée (ou un but) multidimensionnelle, économique, sociale et sociétale,
financière et environnementale, qui concerne aussi bien les entreprises que les sociétés
humaines, autant les salariés que les citoyens »
Cette performance se définit par des indicateurs multi-critères et multi-acteurs et non plus par
une mesure en quelque sorte unique. Désormais les rapports que les entreprises entretiennent,
non seulement avec leur environnement naturel mais aussi avec leur environnement sociétal,
doivent être pris en compte et évalués. Dans la littérature managériale actuelle, la performance
globale est mobilisée pour évaluer la mise en œuvre par les entreprises du concept de
développement durable (Capron et Quairel, 2005). Cette performance globale des entreprises
(PGE) se définit comme « l’agrégation des performances économiques, sociales et
environnementales » (Baret, 2006, Reynaud, 2003) ou se forme « par la réunion de la
performance financière, de la performance sociale et de la performance sociétale »9.
Le schéma suivant représente les composantes de la performance globale.
9
Angèle Renaud, Nicolas Berland, « Mesure de la performance globale des entreprises », édition : HAL archives
ouvertes, 2010.
76
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Performance globale
Performance économique
Performance sociale
Performance environnementale
Le Balanced Scorecard, encore appelé tableau de bord prospectif, est issu des travaux des
consultants américains R. Kaplan et D. Norton. Né au début des années 90 aux Etats-Unis, le
Balanced Scorecard est devenu dans les dix dernières années qui ont suivies sa création un
outil de plus en plus diffusé dans les entreprises Présenté initialement par ses concepteurs
comme un outil d’évaluation de la stratégie et de mesure de la performance, le BSC est une
combinaison de mesures financières et opérationnelles classées selon quatre dimensions :
77
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Les résultats financiers ; la satisfaction des clients ; les processus internes ; l’apprentissage
organisationnel
78
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
De nombreux auteurs ont proposé d’adapter le BSC afin qu’il puisse mesurer la performance
globale, Kaplan et Norton en 2001 par exemple ont considéré que la capacité de l’entreprise
à devenir citoyenne fait partie intégrante de la mesure de la performance relevant de l’axe
processus internes. Ils suggèrent également d’étendre l’axe clients à tous les partenaires de
l’entreprise.
Malgré les évolutions du BSC la mesure d’une performance intégrée reste très
problématique et la performance sociétale est clairement subordonner à la performance
financière en effet les relations entre les parties prenantes évoquées par Supizet (2002) dans
le cadre du Total Balanced Scorecard, sont sujettes à des critiques car d’autres travaux
montrent que les entreprises les plus attentives à leurs clients et à leurs fournisseurs
encourent des pertes financières plus importantes, notamment en période de récession 10.
10
Gérald Naro, Denis Travaillé « Le Balanced scorcard à l’épreuve de l’expérience », édition : Lavoisier revue
française de gestion N° 211, 2011.
79
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
son livre « Cannibals with Forks » (1997), prend en compte le résultat financier, mais
également le bilan social et environnemental de l'entreprise, le terme est une allusion à la
Bottom Line (la dernière ligne du bilan), c'est-à-dire au résultat net. La Triple Bottom Line
fait aussi référence aux trois « p » de population, planète et prospérité. Elle est assimilée au
« triple P »
La Triple Bottom Line (ou encore triple bilan) est l’approche anglo-saxonne de la mesure de
la performance globale. Elle défend l’idée selon laquelle la performance globale d’une
entreprise doit être mesurée en fonction de sa triple contribution à la prospérité économique,
à la qualité de l'environnement et au capital social. Dans son acception la plus étroite, cette
notion est un cadre de travail permettant de mesurer et de rapporter les résultats d'une
organisation selon des paramètres économiques, sociaux et environnementaux. Dans son
acception la plus large, le terme fait référence à l’ensemble des valeurs, des points et des
processus qu’une entreprise doit observer pour minimiser tout dommage provenant de son
activité et pour créer de la valeur économique, sociale et écologique. Cela implique un but
clair de l’entreprise et la prise en compte des besoins de toutes les parties prenantes de
l’entreprise (actionnaires, clients, employés, partenaires commerciaux, gouvernements,
communautés locales et le public).
11
Angèle Renaud, Nicolas Berland, « Mesure de la performance globale des entreprises », édition : HAL
archives ouvertes, 2010.
80
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Les indicateurs de performance de la GRI sont classés selon les trois dimensions du
développement durable : économique, sociale et environnementale. Les indicateurs
économiques mesurent les impacts d’une entreprise sur la situation économique de ses
parties prenantes (clients, fournisseurs, employés, fournisseurs de capitaux, secteur public)
et sur les systèmes économiques au niveau local, national et mondial. Quant aux indicateurs
environnementaux, ils évaluent les impacts sur les systèmes naturels notamment les
écosystèmes, les sols, l’air et l’eau. Ces indicateurs sont d'application générale (valables
pour toutes les entreprises) ou spécifiques à une entreprise ou à un secteur12.
Enfin, les indicateurs sociaux mesurent les impacts d’une organisation sur les systèmes
sociaux dans lesquels elle opère. Même si ceux-ci, font l'objet d'un faible consensus en
raison des différences culturelles, de l'étendue et de la diversité des impacts possibles, la
GRI propose d’indiquer les informations concernant le personnel, les clients, la population
locale, la chaîne d'approvisionnement, les partenaires commerciaux, le respect du droit du
travail dans l'entreprise et chez les fournisseurs, les droits de l'homme, etc.
Malgré les avancées importantes dans la définition de ses indicateurs, la GRI n’échappe pas
aux critiques. Dans la littérature managériale, on note un consensus sur le fait que le
développement durable ne puisse plus se mesurer uniquement par la réduction de ses
impacts aux trois dimensions de la performance mais également par l’interaction entre ces
impacts13.
Selon Dubigeon (2002), celle-ci « compte davantage que ces impacts pris isolément » Pour
Stephany (2003), « la véritable valeur ajoutée du développement durable tient à la gestion des
interactions entre les trois piliers ». Alors, on reproche à la GRI l’absence d’une performance
intégrée mesurant les interactions entre les différentes performances critique qu’elle accepte
12
Angèle Renaud, Nicolas Berland, « Mesure de la performance globale des entreprises », édition : HAL
archives ouvertes, 2010.
13
Nathalie Crutzen, Didier Van Caillie, « Le pilotage et la mesure de la performance globale de l’entreprise ,
quelques pistes d’adaptation », édition : revue Humanisme et entreprise, N° 297, 2010.
81
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
puisqu’elle reconnaît que : « restreindre les indicateurs de performance à ces trois catégories
peut ne pas suffire à saisir la totalité de la performance d’une organisation
4.1.1 Fond des œuvres sociales et culturelles des travailleurs des industries électriques et
gazières :
Le groupe Sonelgaz a confié la gestion des activités sociales à une société civile, celle-ci est
composée d’associés qui ne sont autres que les sociétés du groupe, cette société est le fond des
œuvres sociales et culturelles des travailleurs des industries électriques et gazières (FOSC) qui
est une société civile de gérance, qui a pour objet la promotion et le développement des
œuvres sociales et culturelles, au profit des travailleurs, des retraités et ayants droit, de vingt
trois (23) Sociétés de la Holding Sonelgaz, avoisinant en terme de nombre environ 500 000
personnes.
Le FOSC couvre tout le territoire national, à travers ces six (06) régions, trois (03) délégations
et dix sept (17) antennes de proximité. Il dispose de quarante trois (43) institutions médicales.
Le FOSC compte sept cent trente cinq (735) employés, pour l’année 2014 le FOSC a mis en
place de nouvelles dispositions en matière de santé qui sont :
1. Toutes les spécialités médicales sont, désormais disponibles au niveau des centres
médico-sociaux et pendant toute la semaine ;
2. Ouverture d’un laboratoire d’analyses médicales au niveau de Hassiba Ben Bouali qui
dispose de tous les paramètres médicaux et qui assure une permanence tous les Samedi
matin ;
3. Acquisition et installation d’un nouveau matériel médical de dernière génération (ECG,
Echo doppler, Automates de laboratoire...) ;
4. Ouverture d’une salle de rééducation fonctionnelle et d’une salle de radiologie au niveau
du centre médico-social de Ben Aknoun ;
5. Ouverture de deux points de prélèvement sanguin au niveau des centres médico-sociaux
de Ben Aknoun et du Gué de Constantine.
82
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Le Groupe Sonelgaz renforce ses ressources humaines en recrutant et en formant des hommes
et des femmes chaque année. Le développement des différentes activités a nécessité ces
dernières années des recrutements importants par les sociétés filiales, ce qui permet de classer
le groupe Sonelgaz parmi les premiers recruteurs à l’échelle nationale.
L’exercice 2013 a connu un recrutement massif de 10 808 agents dont 3 525 permanents et
7283 temporaires contre 10 347 en 2012 en hausse de 4, 5%, dédié en grande partie, aux
nouveaux projets du développement des sociétés du Groupe, et notamment dans le cadre de la
réalisation du programme d’urgence. Ainsi, un rajeunissement des effectifs est venu donner
un nouveau punch aux sociétés du Groupe puisque l’âge moyen des agents du Groupe est
passé à 41 ans et l’ancienneté moyenne à 12 ans. Le nombre d’agents permanents du Groupe a
atteint 57 501 à fin 2013 contre 54 665 agents recensés à fin 2012, soit une évolution de
(+5,2%) / 2012 correspondant au recrutement de 2 836 agents. Pour l’effectif temporaire, le
nombre d’agent a atteint 19 758 en 2013 contre 17 923 agents en 2012, soit une augmentation
de 10,2%, les métiers d’affiliation de ces agents sont les filiales travaux (travaux sur
chantiers), et de la filiale de prévention et d’action en sécurité. Pour les seules wilayas du Sud
du pays, a été enregistré le recrutement de 1 940 agents, 789 agents permanents et 1 151
agents temporaires. L’effectif féminin permanent du groupe est de 6 905 contre 6 519 agents
en 2012, soit une augmentation de 5,9% (386 agents en plus), cela est dû au nombre de
83
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
recrutements opérés en 2013 qui est de 367, soit 14. 5% des recrutements globaux. Le taux de
femmes par rapport à l’effectif global est de 12%. Les départs à la retraite ont augmenté au
cours de cet exercice et ils sont passés de 804 en 2012 à 1059 en 2013. Les départs définitifs
des agents de maitrise représentent 45, 9% du total des départs. La masse salariale des
sociétés du Groupe Sonelgaz pour l’année 2013 s’est élevée à 78,8 milliards de dinars, contre
69,6 milliards de dinars enregistrée à l’année précédente, soit un accroissement de (+8,7%) 14.
ressources humaines
80000
78000
76000
74000
72000
70000
68000 ressources humaines
66000
64000
62000
60000
58000
2010 2011 2012 2013
Le groupe Sonelgaz a initié en 2013 des actions de formation qui ont touché 28 161 agents
(formation professionnelle spécialisée et perfectionnement professionnel). La moyenne
annuelle de participation par agent (perfectionnement professionnel et formation spécialisée
confondu) est de 9 jours. La moyenne annuelle de participation par agent ramenée aux
14
Rapport d’activité Sonelgaz, 2013.
84
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
effectifs formés est de 18 jours. Les dépenses engagées sont de plus de 3 milliards de dinars
représentant 4% de la masse salariale. La formation à l’étranger a touché 318 agents, pour des
perfectionnements assurés par des organismes étrangers. Les activités de distribution et
technologies associées représentent 89, 4% des formations spécialisées contre 9, 3 pour les
activités des industries énergétiques, 1, 1% pour les activités de travaux et production
industriel et 0, 1% pour les activités de prestation de service. La formation professionnelle
spécialisée (FPS) représentant 7% des réalisations en matière de formation est dominée par le
profil exécution avec 62,3% (ouvriers professionnels d’interventions en électricité et gaz,
attachés commerciaux), suivit de 37,2% pour le profil maîtrise et de 0,5% pour les cadres. La
FPS a concerné le domaine technique (électricité, gaz), la gestion (management, commercial,
RH).
70,00%
60,00%
50,00%
40,00% cadres
30,00% maîtrise
20,00% éxécution
10,00% éxécution
0,00% maîtrise
2010 cadres
2011
2012
2013
85
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
15
Rapport d’activité Sonelgaz, 2013.
86
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Par les actions de solidarité qu’il entreprend, le Groupe Sonelgaz n’a pas pour ambition de se
substituer aux pouvoirs publics mais son intervention constitue un coup de pousse pour
alléger les difficultés et marquer concrètement sa solidarité vis à vis des plus démunis. En
2013 près de 7 millions de dinars ont été engagés par Sonelgaz pour la concrétisation de
plusieurs actions telles que :
Les indicateurs de sécurité enregistrés durant l’année 2011 révèlent, en comparaison avec
2010, une situation stationnaire en matière de prévention et de sécurité au niveau du Groupe
(hausse des accidents avec cependant une baisse du taux de gravité) Le taux de fréquence est
en augmentation de 14% par rapport à 2010. En revanche le taux de gravité accuse une baisse
de 27% en raison de la diminution des accidents mortels. 10 accidents mortels ont été
enregistrés en 2011 contre 13 en 2010. Des efforts importants restent cependant à accomplir
en matière de respect des règles de sécurité notamment pour le personnel des chantiers des
filiales travaux dont les réalisations sur les paramètres sécurité 16.
16
Rapport d’activité Sonelgaz, 2011.
87
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
de formation continue de l’établissement public d’Ouled Djellal à Biskra, ainsi que d’autres
actions.
4.1.9 Le sport :
Présent sur tous les terrains, le Groupe Sonelgaz réaffirme année après année son engagement
pour la promotion du sport en Algérie, aussi attentif à soutenir les professionnels qu’à épauler
les associations sportives amateurs dont l’ancrage local témoigne de la proximité que veut
entretenir la société avec ses clients.
Au cœur de l’économie, mais très attentif aux enjeux de développement durable, le Groupe
Sonelgaz s’engage concrètement en faveur d’actions orientées vers la protection de la nature
et de la sauvegarde de l’environnement. Les actions engagées dans cet axe ont bénéficié, en
2012, d’un montant de plus de 32 millions de dinars
88
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Environnement conformément aux exigences de la Norme ISO 9001 version 2008, ISO
14001/2004 et référentiel OHSAS 18001/2007.
4.2.2 Opération éboueurs de la mer :
Depuis quelques années, le Groupe Sonelgaz et ses partenaires réunissent les meilleures
conditions afin de permettre aux enfants de faire de petits pas pour sauvegarder la nature et
devenir, l’espace d’une belle journée du mois de juin, les fameux « éboueurs de la mer ».
Cette opération éco-citoyenne est devenue un véritable atelier grandeur nature pour ces
bambins pleins de vie. Le Groupe Sonelgaz et ses partenaires font des plages du littoral des
espaces de découverte ludiques et éducatifs. Dans ces espaces, les enfants apprennent la
nécessité de protéger les plages de la pollution et découvrent la merveilleuse relation qui lie
l’homme à la mer. L’objectif de l’opération « Eboueurs de la mer » consiste à montrer aux
enfants que des gestes simples peuvent être déterminants pour la protection de
l’environnement. D’année en année, de nouvelles plages sont touchées par cette opération.
Celle-ci concerne désormais l’ensemble des wilayas côtières du pays.
Le Groupe Sonelgaz ne reste pas indifférent aux efforts fournis durant les cinquante dernières
années pour la préservation de nos richesses forestières, menacées par les incendies, les
exploitations abusives et le phénomène de la désertification dont l’ampleur s’accroît à un
rythme inquiétant. Une préoccupation qui s’est traduite sur le terrain, en 2012, par le
sponsoring d’une campagne de reboisement intitulée : « Campagne de fidélité, un arbre pour
chaque martyr » qui a été organisée par l’Organisation nationale pour la sauvegarde de
l’environnement et l’échange touristique de Tamanrasset, et ce, du 27 octobre 2012 au 26
janvier 2013, à travers les 48 wilayas du pays. Cette opération avait pour objectif la plantation
d’un million et demi d’arbres comme première phase, suivi par une opération d’arrosage 17.
L’amélioration du cadre de vie nécessite d’agir à tous les niveaux, pour que chacun, devienne
un éco citoyen, vivant en intelligence avec soi-même, les autres et son environnement. Dans
cet esprit, une opération « ville propre » à travers des actions de sensibilisation des citoyens a
été engagée par le Ministère de l’aménagement du territoire via le Ministère de l’énergie et
des mines. Ces actions ont une finalité explicite : celle de s’asseoir sur la stratégie de
17
Document Sonelgaz, 2012.
89
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
La recherche et le développement ;
91
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
92
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Deux projets pilotes de centrales thermiques à concentration avec stockage d’une puissance
totale d’environ 150 MW chacune seront lancés sur la période 2011-2013. Ces projets
s’ajouteront à la centrale hybride de Hassi R’Mel d’une puissance de 150 MW, dont 25 MW
en solaire. Sur la période 2016-2020, quatre centrales solaires thermiques avec stockage d’une
puissance totale d’environ 1 200 MW devraient être mises en service. Le programme de la
phase 2021-2030 prévoit l’installation de 500 MW par an jusqu’en 2023, puis 600 MW par an
jusqu’en 2030.
Energie éolienne Par définition, l'énergie éolienne est l'énergie produite par le vent. Elle est
le fruit de l'action d'aérogénérateurs, de machines électriques mues par le vent et dont la
fonction est de produire de l'électricité. Une hélice entraînée en rotation par la force du vent
permet la production d’énergie mécanique ou électrique en tout lieu suffisamment venté.
L’énergie du vent captée sur les pales entraîne le rotor qui, couplé à une génératrice, convertit
93
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
l’énergie mécanique en énergie électrique. La quantité d'énergie produite par une éolienne
dépend principalement de la vitesse du vent mais aussi de la surface balayée par les pales et
de la densité de l'air. Le programme EnR algérien prévoit dans un premier temps, sur la
période 2011-2013, l’installation de la première ferme éolienne d’une puissance de 10 MW à
Adrar. Entre 2014 et 2015, deux fermes éoliennes de 20 MW chacune devraient être réalisées.
Des études seront menées pour détecter les emplacements favorables afin de réaliser d’autres
projets sur la période 2016-2030 pour une puissance d’environ 1 700 MW.
L’Algérie œuvre pour une production d’électricité renouvelable à travers un mécanisme
d’encouragement des énergies renouvelables (système de prix d’achat garanti).
Avec la nouvelle loi de la maîtrise de l’énergie dans le cadre du Plan National d’Actions
Environnementales et de Développement Durable (PNAE-DD), suite à l’adoption le 12 Août
2001 du premier rapport national sur l’état et l’avenir de l’environnement en Algérie, le
gouvernement algérien s’est engagé à préparer une stratégie nationale de l’environnement et
un Plan National d’Actions Environnementales et de Développement Durable (PNAE-DD).
Plusieurs objectifs et actions prioritaires sont assignés à ce plan d’actions. La lecture portant
sur les aspects de la maîtrise de l’énergie fait ressortir les points suivants :
- Pour les villes, il s’agira de promouvoir les carburants moins polluants tels que l’essence
sans plomb.
94
Chapitre III : Fondements et analyse de la performance globale
Des visites de contrôle environnemental des installations énergétiques ont été organisées, les
sites visités concernent des centrales électriques des postes électriques et des postes gaziers,
Ces visites ont permis d’identifier les cas de non-conformité et de préconiser les actions
correctives à entreprendre par les opérateurs, les carences constatées concernent la gestion des
différentes catégories de déchets (ordinaires et dangereux)18.
Conclusion :
L’évaluation des performances relatives aux stratégies d’entreprise en matière de RSE donnait
généralement lieu à des évaluations séparées de performances spécifiques sur chacune des
dimensions économique, environnementale, sociale/sociétale, avec des périmètres mal définis.
L’amélioration des performances d’une entreprise n’est possible que si l’entreprise est capable
de créer les conditions de son propre succès, cependant dans un contexte de fortes mutations
dictées par les lois de marché, les dirigeants ont très souvent des difficultés à choisir parmi les
indicateurs de performance ceux qui sont appropriés à la situation de leur entreprise.
Ajoutant à cela que l’analyse des différents outils de mesure de performance utilisés montre
qu’aucun outil n’est capable de mesurer les interactions entre les différents segments de la
performance car pour le moment les outils disponibles fournissent une vision segmentée de la
performance globale en trois dimensions : économique, sociale, environnementale.
Ces outils mesurent ces dernières de manière séparée pour ensuite les compiler sans tenir
compte des corrélations existantes entre elles.
18
Plan national d’actions environnementales et de développement durable (PNAE-DD), cité dans mémoire de
Magister en électrotechnique, Laboratoire d’électrotechnique, Université de Batna, 2008.
95
Conclusion générale
Conclusion générale :
Les approches théoriques ont permet d’analyser la complexité des déterminants et des
mesures de ces performances d’autant plus les services publics en réseaux.
Les critères financiers qui déterminent la performance financière du groupe Sonelgaz sont
très faibles et indique une situation financière critique, des actions correctives doivent être
prises en terme :
de maîtrise des coûts de production, des coûts de distribution, des coûts de la masse
salariale, ainsi qu’au terme d’amélioration de la rentabilité.
Solution efficace du problème d’accès au foncier ce qui freine significativement les
investissements du groupe (les lourdeurs administratives), le groupe a essayé d’y
remédier par la demande des décrets d’utilité publique avec prise de possession
immédiate des terrains pour concrétiser son plan d’investissement, le groupe estime
que cette démarche permettra de terminer les projets en situation de blocage.
Concernant la performance sociale de l’entreprise publique Sonelgaz, mis à part les actions
signalées dans le chapitre trois (3) et l’action de « proximité » lancée par Sonelgaz en 2013
lors d’un sondage d’opinion pour mieux définir les besoins et les attentes et pour mesurer le
taux de satisfaction de ses abonnés, elle est initiée par la société de distribution d’électricité et
du gaz du centre (SDC), à travers ce pas la Sonelgaz privilégie la proximité comme base pour
sa relation avec la clientèle.
Ce sondage a concerné six (6) direction de la SDC et touche les ménages, les administrations,
et le entreprises, le but c’est d’améliorer la qualité du service et une meilleure prise en charge
des clients, il s’étale à l’intégration des clients dans les fichiers de l’entreprise arrivant à la
facturation.
Pour la performance environnementale Sonelgaz a mené des actions considérables dans ce
domaine mais la CREG a identifié des cas de non conformité dans les installations
96
Conclusion générale
énergétiques, et la mesure de cette performance ne fait pas encore partie des objectifs de la
Sonelgaz.
L'entreprise est plutôt un système à multi finalités, ces finalités étant partiellement
incompatibles entre elles, chacune favorisant ou défavorisant indûment un groupe d'acteurs
par rapport aux autres. Le problème n'est pas heureusement de maximiser ces finalités. Dans
la pratique, chaque acteur se contente en effet d'une certaine « satisfaction » de ses attentes et
vise rarement à obtenir l'avantage maximum, ce qui autorise à rechercher un équilibre. Un
déséquilibre grave entre acteurs se traduit d'ailleurs par des dysfonctionnements mettant en
péril la survie de l'entreprise.
La planification énergétique est un exemple qui montre la nécessité du rôle crucial que jouent
les services publics en veillant à ce que les décisions relatives à l’offre et à la demande
énergétiques prises par toutes les parties prenantes - producteurs, consommateurs,
investisseurs, soient compatibles avec les objectifs généraux du développement durable à
l’échelle nationale.
97
ANNEXES
98
Annexe 02 :
Lois et textes réglementaires :
Article 6 du décret présidentiel N° 02 de juin 2002, relatif au statut de la société
algérienne de l’électricité et du gaz et précise l’objet social de la société.
La loi N° 02-01 du 5 février 2002 relative à la réforme de Sonelgaz.
Ordonnonce N° 69-59 de juillet 1969 : dissociation d’électricité et gaz et la création
de la société nationale de l’électricité et gaz.
Décret executif N° 91-475 du 14 décembre 1991 : transformation de la nature
juridique de la société nationale d’électricité et gaz en EPIC.
Décret executif N° 95-280 du 17 septembre 1995 : confirmation de la nature de
Sonelgaz en tant que EPIC).
Loi N° 99-09 du 28 juillet 1999 : maitrise de l’énergie.
99
Annexe 03 :
Interview :
...........................................................................................................................
…………………………………………………………………………………….
3. Les déficits sont dus à quoi ? et quels sont vos engagements pour y remédier ?
...............................................................................................................................
…………………………………………………………………………………...
…………………………………………………………………………………….
développement durable ?
…………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………
100
Références bibliographiques :
Ouvrages :
101
Articles et revues :
102
Plan national d’actions environnementales et du développement durable (PNAE-DD),
rapport cité dans mémoire de magister en électrotechnique, laboratoire
électrotechnique, université de Batna (2008).
Thèses et mémoires :
Thèses :
Mémoires :
Sabiha KOLIAI, « Alimentation en gaz naturel pour des communes de la wilaya de Tizi-
Ouzou : incidences économiques et sociales », UMMTO, (2013).
Documents Sonelgaz :
Notice d’information : visa COSOB N° 06/01, Sonelgaz du 26 Avril 2006.
103
Webographie :
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
104
Liste des annexes, tableaux, figures.
Liste des schémas :
105
Table des matières
Introduction générale ........................................................................................................................... 1
Chapitre I : Evolution et organisation de la Sonelgaz ....................................................................... 5
Introduction ....................................................................................................................................... 5
Section 01 : Présentation et historique de SONELGAZ ............................................................ 5
1. Création, historique et restructuration ..................................................................................... 6
2. Organes de Sonelgaz……………………………………………………………………….….....13
2.1 L’assemblée générale………………………………………………………………………..….13
2.2 Le Conseil d’administration …………………………..……………………………………….15
2.3 Le Comité exécutif……………………………………………………………………………..16
2.4 Le Comité d’audit …………………………………………………………………………….17
2.5 Le Comité de coordination Groupe…………………………………………………………….17
3. Objet social et mission de SONELGAZ ………………………………………..……………….17
3.1 Objet social…………………………………………………………………………………..…17
3.2 Missions de Sonelgaz…………………………………………………………………………..19
Section 02 : Principes d’organisation de SONELGAZ…………………………...……………19
1. Organisation de SONELGAZ …………………………………………………………………20
1.1 Maison mère………………………………………………………………………………..20
1.2 Filiales métiers de base……………………………………………………………………..20
1.3 Filiales travaux …………………………………………………………………………….20
1.4 Filiales périphériques ………………………………………………………………………21
1.5 Sociétés en participation ………………………………………………………………..….21
2. Présentation des filiales distribution de SONELGAZ…………………………………………22
2.1 La société de distribution de l’électricité et gaz d’Alger (SDA) ……………………….….22
2.2 La société de distribution de l’électricité et gaz Est (SDE)…………..……………………22
2.3 La société de distribution de l’électricité et gaz Ouest (SDO).…………………………….22
2.4 La société de distribution de l’électricité et gaz Centre (SDC…………………………….22
2.4.1 Présentation de la SDC …………………………………………………………..…22
2.4.2 Mission de la SDC…………………………………………………………………...23
3. Les grands paramètres de secteur électrique ……………………………………………..…..25
3.1 La composition de la chaine électrique …………………………………………….………25
3.1.1 La production de l’électricité ……………………………………………….……25
3.1.2 Le transport de l’électricité ………………………………………………………25
3.1.3 La distribution de l’électricité………..…………………………………………..25
3.1.4 La tarification ……………………………………………………………………26
4. Les grands paramètres du secteur gazier…………………………………………………...….26
4.1 Les règles de fonctionnement du secteur gazier …………………………………………...26
4.1.1 L’accès aux réseaux de transport et de distribution de gaz…………...…..26
4.1.2 La propriété de la gestion de transport du gaz…………………………………...27
4.1.3 La distribution de gaz ……………………………………………………..28
4.1.4 La commercialisation de gaz …………………………………………...…28
4.1.5 La régulation……………………………………………………………....29
Conclusion du chapitre I………………………………………………………………………….31
Chapitre II : Mutations du service public en réseaux du secteur électrique et ses incidences
Introduction :…………………………………………………………………………………….32
Section 01 : service public : conception et évolution………………………………….33
1. La notion des services publics…………………………………………………..….…33
1.1 Les types des services publics…………….. ……………………………………..35
1.2 Les missions du service public……………………….…………………….……..35
1.2.1 L’intérêt général…………………………….. ……………………………...35
1.2.2 L’équité………………………………………………… ……………..…36
1.2.3 L’efficacité………………………………………………………………..36
1.3 Les principes généraux des services publics……………………………………...36
1.3.1 La continuité……………………………………………………………...36
1.3.2 L’égalité…………………………………………………………………...37
1.3.3 L’adaptabilité…………………………………………………………...…37
1.4 Les catégories de service public..............................................................................37
1.4.1 Les services publics à caractère administratif……………………………..38
1.4.2 Les services publics à caractère industriel et commercial…………………38
Références bibliographiques……………………………………………………………………..101
Balancing traditional state-controlled public service models with modern market-oriented practices involves several challenges. For SONELGAZ, the transition entails maintaining universal service obligations, such as equitable access and continuity, while introducing competition and efficiency typical of market systems . The challenge lies in ensuring regulatory frameworks prevent market abuses while facilitating innovation and private sector efficiencies. Additionally, there is a need to adapt to new market dynamics without compromising the core public service ethos of equity and reliability . Managing the social impact of price adjustments and service quality in a more competitive environment presents further complexity .
SONELGAZ's service model exemplifies the adaptation of public utilities to contemporary demands through its restructuring and emphasis on service universality and equity . By segmenting production, transport, and distribution into specialized subsidiaries and introducing market competition alongside regulatory oversight, SONELGAZ aligns with global trends in public utility management to enhance efficiency and responsiveness . This model acknowledges modern expectations for sustainable and reliable service delivery, balancing traditional public service obligations with innovative practices to meet diverse consumer needs flexibly and transparently .
The creation of new subsidiaries under SONELGAZ reflects a global trend towards the unbundling and restructuring of traditionally monopolistic utility sectors. This trend seeks to enhance efficiency, accountability, and competitiveness in service delivery . By separating production, transport, and distribution into distinct legal entities, SONELGAZ aligns with the global shift towards deregulation and privatization aimed at fostering innovation and operational efficiency while maintaining regulatory oversight through independent bodies . This is consistent with practices seen in other countries where utility markets are adapting to competitive pressures and regulatory frameworks .
Regulatory bodies play a crucial role in ensuring a competitive yet fair energy market, particularly in SONELGAZ's context of restructuring. The establishment of the Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG) exemplifies this role, tasked with overseeing fair competition, protecting consumer interests, and ensuring compliance with market regulations . CREG's autonomy and regulatory functions support market transparency and competitive practices, aiming to prevent monopolistic abuses and encouraging fair access to infrastructure and services, thus leveling the playing field among electricity and gas market participants .
The performance of SONELGAZ is assessed through a comprehensive framework that goes beyond financial metrics, incorporating social and environmental dimensions to reflect broader responsibilities . This 'performance globale' approach evaluates economic, social, and environmental outcomes, considering the interests of employees, societal impact, and sustainability, which emphasizes integration with socio-economic objectives and global sustainability trends . Tools like the Balanced Scorecard (BSC) incorporate varied performance measures including strategic alignment, customer satisfaction, and operational efficiency, aligning with international standards of comprehensive business performance evaluation .
SONELGAZ's adoption of a global performance model, which considers economic, social, and environmental factors, deeply influences its strategic decisions and stakeholder interactions . This model prompts consideration of broader impacts beyond financial profitability, aligning strategic goals with sustainable development and corporate social responsibility. It necessitates engaging with a wider range of stakeholders including communities, employees, and environmental groups, fostering collaborative partnerships and enhancing corporate reputation. This approach also compels SONELGAZ to prioritize sustainable energy practices and community impact initiatives, integrating these aspects into core business strategies .
Since its establishment in 1969, SONELGAZ has mirrored Algeria's broader governance and industrial strategies, which evolved towards state control, followed by incremental liberalization and market opening . Initially, SONELGAZ was established to centralize and monopolize energy production and distribution, reflecting a strategy of state control over critical infrastructure post-independence . However, recent changes, including the establishment of independent subsidiaries and the introduction of privatization, signify a shift towards a mixed-market approach, parallel to Algeria's gradual liberalization efforts within broader economic reforms .
The restructuring of SONELGAZ into an industrial group and the establishment of legally autonomous entities fostered the establishment of contractual relationships, leading to greater transparency and better cost management . The legal separation into subsidiaries, such as the creation of the electricity production company (SPE), electricity transport management company (GRTE), and gas transport management company (GRTG), allowed for a clearer division of tasks and responsibilities, which enhances accountability and transparency in financial operations .
Privatization and deregulation allowed for the introduction of competition in the Algerian energy market, particularly by opening gas commercialization under concession regimes and granting third parties access to gas transport and distribution networks . The establishment of an independent regulatory authority (CREG) ensured competitive and transparent market operations. These measures signaled a shift from a state-monopolized system to one that encourages private sector involvement and competition . Furthermore, by transforming SONELGAZ into a holding company, these reforms aimed at improving efficiency and service delivery .
The 'service universel' concept involves providing a minimum service level to all users at reasonable prices and within a reasonable timeframe, emphasizing universal access, equality, and service continuity . This approach ensures that services are accessible regardless of geographical or social differences, and it aligns with the traditional public service model of equitable access for all . Although private enterprises offer the universal service, they still focus on equality of access, making it integral to modern public service networks, thus balancing market competition with public accessibility .