Introduction
La polygamie est une réalité bien ancrée dans les pratiques matrimoniales
des Sénégalais et le relevé du statut matrimonial dans les collectes
démographiques permet d’en saisir en partie l’ampleur chez les hommes
âgés. C’est en général à un moment tardif de leur vie que certains
hommes deviennent polygames. La polygamie constitue une des
stratégies importantes d’aide à chacun des conjoints quand ils sont âgés.
L’inégale répartition des ressources économiques dans le ménage
comporte davantage d’enjeux pour les coépouses que pour le mari
polygame. Pour les maris, la polygamie constitue un environnement
familial leur permettant de bénéficier de services quotidiens diversifiés
apportés par chacune de leurs épouses, leurs enfants et leurs belles-filles.
Quant aux épouses, elles sont en concurrence, et comptent
essentiellement, quand elles sont âgées, sur le soutien de leurs propres
enfants. La polygamie apparaît comme un système qui assure la sécurité
des hommes au moment de leur vieillesse, mais cette voie est encore peu
explorée. Les rares travaux sur cet aspect montrent que la polygamie
constitue une soupape de sécurité économique et de bien-être pour les
migrants âgés.
Pour décrire la diversité et la complexité des situations liées à la
polygamie, nous avons eu une double approche : d’une part quantitative
et d’autre part qualitative, afin de mieux appréhender la diversité des
situations de polygamie auprès d’un petit échantillon d’hommes et de
femmes dans divers lieux du Sénégal.
Après avoir présenté la polygamie au Sénégal et son évolution, nous
soulevons la question de sa collecte et de la diversité des situations. La
polygamie est multiforme, générant des statuts différents pour les
hommes et les femmes. Enfin, nous présentons le « mariage de corde »,
forme originale de polygamie.
les causes de la polygamie au Sénégal
La polygamie peut « être pratiquée dans une société si au moins les deux
conditions suivantes sont remplies : un déséquilibre provoque ou non des
deux sexes et l’existence d’une organisation économique, politique et
socio culturelle [Link] polygamie peut « être pratiquée dans une
société si au moins les deux conditions suivantes sont remplies : un
déséquilibre provoque ou non des deux sexes et l’existence d’une
organisation économique, politique et socio culturelle favorable. Le niveau
actuel de l’intensité et de l’incidence de la polygamie fait du Sénégal un
bon exemple pour l’etude de la fertilité des unions polygamiques en
Afrique. II faut souligner que les études sont rares dans ce domaine.
Depuis le début du 20e siècle et à travers les étapes de l’évolution des
civilisations, on tantôt parle de la fréquence des rapports sexuels tantôt de
la virilité différentielle des hommes [Link]. En tout cas beaucoup
d’auteurs ont abouti des conclusions arbitraires voire contradictoires.
Citation
Plusieurs facteurs socio-économiques et culturels favorisent la pratique de
la polygamie, dont :
L’écart d’âge important entre conjoints au moment du mariage et la
structure par âge
La sécurité et le respect qui viennent avec la polygamie’
L’opportunité pour le remariage après veuvage.
Les sentiments de culpabilité, d’impuissance et de honte dans certains
cas, avec l’éclatement de la famille par exemple, et l’épuisement
émotionnel sont observés chez les maris polygames. Certains finissent par
devenir agressifs à l’endroit d’une partie de leurs épouses et de leurs
enfants.
Si plusieurs travaux ont souligné le recul de l’entrée en union en Afrique
de l’Ouest et son impact sur la baisse de la fécondité, peu se sont
intéressés au rôle de la polygamie dans le maintien de la fécondité élevée
et dans l’utilisation de la planification familiale.[6] Pour mieux comprendre
le rôle de la polygamie à l’égard de la fécondité et assurer que les besoins
des femmes en union polygame sont pris en compte, il est donc important
d’évaluer l’impact de la polygamie sur les intentions de fécondité et
l’utilisation de la planification familiale. Cette étude aborde le sujet de la
polygamie à travers trois questions principales :Les femmes en union
polygame ont-elles un niveau de fécondité plus élevé que les autres
femmes ?Les femmes en union polygame ont-elles des désirs d’enfants
plus élevés que les autres ?Quel est l’effet du type d’union sur l’utilisation
des méthodes contraceptives ?
les conséquences de la polygamie au Sénégal
Les sentiments de culpabilité, d’impuissance et de honte dans certains
cas, avec l’éclatement de la famille par exemple, et l’épuisement
émotionnel sont observés chez les maris polygames. Certains finissent par
devenir agressifs à l’endroit d’une partie de leurs épouses et de leurs
enfants.
Après avoir présenté la polygamie au Sénégal et son évolution, nous
soulevons la question de sa collecte et de la diversité des situations. La
polygamie est multiforme, générant des statuts différents pour les
hommes et les femmes. Enfin, nous présentons le « mariage de corde »,
forme originale de polygamie.
LA POLYGAMIE AU SÉNÉGAL AUJOURD’HUI
Les mécanismes démographiques qui rendent possible la polygamie sont
déjà bien documenté[Link] conditions sont nécessaires à l’existence de la
polygamie : un important écart d’âge au mariage entre les hommes et les
femmes et une structure par âge marquée par une base large due à une
fécondité élevée. Le remariage rapide et fréquent des femmes divorcées
ou veuves favorise également cette pratique. Les modalités et les facteurs
expliquant cette forme d’union sont également bien cerné[Link]
éléments, au Sénégal, sont favorables à la polygamie. En premier lieu, elle
permet de s’allier à plusieurs groupes et confère un avantage
sociopolitique. Elle représente aussi un apport économique, car la femme,
par son travail, contribue à l’entretien du ménage. Le partage des tâches
domestiques entre les coépouses est parfois recherché par certaines
femmes, surtout en milieu rural, la première épouse allant jusqu’à
proposer une seconde épouse à son mari. La polygamie permet à l’homme
de maximiser sa descendance , même si les femmes en union polygame
ont en moyenne, du moins en milieu rural sénégalais, un niveau de
fécondité plus faible que les monogames . Une descendance nombreuse
permet d’avoir une main-d’œuvre plus importante et d’espérer une prise
en charge par ses enfants durant la vieillesse, tant pour les hommes que
pour les femmes. Dans des sociétés où le mariage est une priorité, la
polygamie constitue une possibilité supplémentaire de ne pas rester
célibataire en épousant un homme déjà marié, car la concurrence entre les
femmes est accentuée par leur surnombre relatif [5] (Antoine et
Nanitelamio, 1996).
La polygamie est vécue par une partie importante des hommes, mais
souvent à titre provisoire, car la polygamie est réversible (Hertrich, 2006).
La flexibilité est d’ailleurs l’un des atouts de l’institution : elle offre des
mécanismes d’ajustement à l’ensemble du système matrimonial et évite
sa remise en question. Si la pratique de la polygamie se maintient, c’est
au prix d’un déplacement de son marché matrimonial, désormais alimenté
par les femmes divorcées et veuves et délaissé, dans une certaine
mesure, par les jeunes femmes. Au Sénégal, surtout en milieu urbain, la
mobilité matrimoniale est très importante, divorce et remariage allant de
pair avec la polygamie (Dial, 2014).
La paupérisation, l’urbanisation, l’occidentalisation, l’individualisation, la
scolarisation et la féminisation du travail, etc., sont autant de facteurs qui
auraient pu conduire à une atténuation progressive de la polygamie.
Pendant de nombreuses années, la polygamie est restée à un niveau élevé
au Sénégal, mais depuis une quinzaine d’années, les indicateurs issus des
enquêtes démographiques et de santé. S’infléchissent à la baisse. Près
d’une femme mariée sur deux était dans une union polygame, alors que,
elles ne sont plus qu’un tiers dans cette situation . La baisse touche aussi
bien le milieu rural que les villes. Parmi les femmes ayant suivi des études
secondaires et plus, une sur cinq est en union polygame, alors que chez
les femmes non scolarisées sont dans cette situation. Chez les femmes de
40-44 ans, le phénomène est encore très fréquent en 2011, mais il a un
peu moins d’ampleur que dans les périodes anté[Link] faiblesse des
ressources financières ne constitue pas en soi un handicap pour les
hommes à devenir polygame, quoique cela suscite questionnement et
indignation auprès de certaines femmes. Seynabou. Première épouse du
chef d’un village en périphérie de Saint-Louis nous déclare : « Je ne
m’explique toujours pas cette tendance des hommes à être de plus en
plus polygames, alors qu’on est de jour en jour plus pauvres – ils ont déjà
beaucoup de mal à s’occuper de celle qui est à la maison – pour lui assurer
le minimum – vraiment ils m’étonnent ! ». Seynabou semble s’étonner que
l’absence de ressources financières ne constitue pas un frein à la
polygamie chez les hommes d’âge mûr. Pourtant, elle sait que les hommes
s’abritent derrière des justifications religieuses, en évoquant le verset du
Coran qui légitime la polygamie : « Si vous craignez de ne pas être
équitables envers les orphelins, il vous est permis de vous marier, à deux,
trois ou quatre femmes » [8]. Mais ils oublient toujours de citer la fin du
verset, qui en limite cependant la pratique. « Si vous craignez de manquer
d’impartialité envers elles, prenez une seule femme, ou les captives […].
C’est plus sûr pour ne pas être inique ». Cette restriction appelle toutefois
au réalisme certaines femmes : « L’équilibre est difficile à établir pour
l’homme ; malgré les efforts qu’il peut consentir pour être juste, nous
connaissons son épouse préférée » (Maïmouna (57 ans), première épouse
en résidence commune avec son mari et sa coépouse).
Pour organiser la polygamie, chaque épouse est partie prenante d’une
organisation domestique appelée en wolof ayé, c’est-à-dire « être de tour
» pour entretenir le ménage et s’occuper du mari : pendant deux, trois
jours ou plus, celle qui est de tour semble être la seule épouse. Dans le
cas le plus classique de polygamie en résidence commune, l’épouse qui
est de tour fait donc le marché et la cuisine pour tous les membres du
ménage. Chaque fois que c’est son tour, la femme s’évertue à faire la
meilleure cuisine possible pour que le mari reconnaisse et apprécie son
tour de main. Le soir, elle rejoint son mari polygame pendant tous les jours
où elle est de tour. Ce dernier peut aussi la rejoindre la nuit. Ceci fait que
chaque épouse se considère « monogame », quand elle est de tour. Le
respect des tours de chacune des autres maintient « l’égalité » entre elles
dans la polygamie.
les solution de polygamie au Sénégal
Le devoir de fidélité : en principe réciproque
Dans la pureté des principes, les époux se doivent mutuellement fidélité.
Cela est vrai en matière de monogamie. Dans le cas de la polygamie, le
mari a plus de liberté sexuelle que la femme. Alors que le mari dispose de
nombreuses possibilités pour s’accoupler avec ses épouses, la femme
polygame est tenue d’être fidèle au seul mari.
Le défaut de réciprocité de cette liberté constitue une injustice flagrante à
l’égard de la femme en matière de polygamie. Béatrice Bourdelois a ainsi
relevé que « L’absence de toute obligation de fidélité imposée au mari –
étendue dans un contexte de polygamie, comme une interdiction d’avoir
des relations avec des femmes autres que ses épouses – constituerait le
degré supplémentaire d’inégalité qui ne serait plus tolérable. »
Mais la notion de fidélité est susceptible de divergences. On peut trouver
une première nuance dans une décision du tribunal de Béthune, selon
laquelle « un simple baiser isolé ne fait qu’égratigner le contrat de
mariage, cette égratignure doit normalement se cicatriser et ne rend pas
intolérable le maintien du lien conjugal ». Cette position n’est pas
partagée par le droit musulman
Plan détaillé
Texte intégral
Introduction
Les questions de la famille sont des questions extrêmement sensibles.
Elles empruntent ce caractère à la nature complexe de la famille et celle
des personnes qui l’animent. Il est donc normal que ces questions divisent
l’opinion parce qu’elles touchent aux convictions les plus intimes de
l’homme. Or ces convictions appellent souvent des solutions opposées. La
polygamie s’inscrit dans ce cadre. Lorsqu’elle est légale ici, là-bas elle est
interdite ou à peine reconnue par le prisme du droit international, sous
réserve d’ailleurs de l’ordre public et des lois de police. Dans tous les cas
elle suscite des curiosités quant à sa conception du mariage qui s’oppose
à celle des pays européens. Cela laisse présager des difficultés de
coexistence.
Le libéralisme1 surprenant dans les rapports sexuels du mari polygame
constitue une autre curiosité qu’il est intéressant d’explorer.
Sur le plan juridique, en effet, un des effets qui appelle une interrogation
juridique est certainement l’obligation pour le mari commun de
consommer chacun des mariages polygamiques2. Cet effet pose le
problème de la fidélité des époux polygames : devoir mitigé pour le mari,
mais plein pour la femme.
Un deuxième effet entre autres qui mériterait aussi une réflexion est celui
relatif à l’aide et à l’assistance entre coépouses : sont-elles liées par de
tels devoirs étant donné qu’elles sont les partenaires d’un même époux ?
Ce partenariat crée un lien, mais s’agit-il d’un lien juridique ?
Ces deux effets juridiques soulèvent des questions intéressantes en droit.
Cependant pour des raisons de clarté, nous ne retiendrons dans le cadre
de cette communication que le premier effet lié à la distribution de la
sexualité dans le cadre de la polygamie.
La consommation du mariage par l’époux polygame est différente en tout
point de celle en cours dans la famille monogamique. Dans la monogamie,
l’époux dispose d’une épouse unique. Dans la polygamie, il en dispose de
plusieurs. Le comportement sexuel du mari ne sera donc pas le même
dans l’un ou l’autre cas. Il s’ensuit que la notion de fidélité ne sera pas
appréciée de la même façon. Dans le cas de la polygamie, le devoir de
fidélité commande de faire des nuances, alors que dans le cas de la
monogamie, il est étendu. Le devoir de fidélité, s’il est mitigé pour le mari
polygame, a un caractère absolu à l’égard de sa femme.
Le devoir de fidélité : mitigé pour le mari mais plein pour la femme
Le devoir de fidélité : en principe réciproque
Dans la pureté des principes, les époux se doivent mutuellement fidélité.
Cela est vrai en matière de monogamie. Dans le cas de la polygamie, le
mari a plus de liberté sexuelle que la femme. Alors que le mari dispose de
nombreuses possibilités pour s’accoupler avec ses épouses, la femme
polygame est tenue d’être fidèle au seul mari.
Le défaut de réciprocité de cette liberté constitue une injustice flagrante à
l’égard de la femme en matière de polygamie. Béatrice Bourdelois a ainsi
relevé que « L’absence de toute obligation de fidélité imposée au mari –
étendue dans un contexte de polygamie, comme une interdiction d’avoir
des relations avec des femmes autres que ses épouses – constituerait le
degré supplémentaire d’inégalité qui ne serait plus tolérable3. »
Mais la notion de fidélité est susceptible de divergences. On peut trouver
une première nuance dans une décision du tribunal de Béthune4, selon
laquelle « un simple baiser isolé ne fait qu’égratigner le contrat de
mariage, cette égratignure doit normalement se cicatriser et ne rend pas
intolérable le maintien du lien conjugal ». Cette position n’est pas
partagée par le droit musulman5.
Le droit marocain offre une conception plus tranchée de la fidélité dans les
couples polygames. Il est imposé une obligation réciproque entre le mari
polygame et ses épouses. « La violation de cette obligation justifiait des
poursuites pénales pour adultère et fornication6. » Le droit Marocain fidèle
à la tradition musulmane fait une interprétation plus rigoureuse de la
notion de fidélité. Chacun des époux est donc contraint à l’abstinence. Le
mari polygame commet donc l’infraction de l’adultère en visitant une de
ses épouses qui n’est pas « de service ».
À cette conception réciproque mais rigoureuse de la fidélité s’oppose une
autre conception monolithique de la fidélité soutenue par Yvon Linant de
Bellefonds cité par Brigitte Djuidje7. Cette conception résulte « de l’article
31 du Code du statut personnel marocain qui consacre le caractère
unilatéral de l’obligation de fidélité, seule la femme en étant tenue8 ». Le
mari polygame en est donc exclu, il bénéficie d’une dispense de fidélité.
Une dispense pour le mari polygame
La première conception de la fidélité du droit marocain ne constitue-t-elle
pas une interprétation plus rigoureuse du droit musulman en matière de
sexualité dans les foyers polygamiques, dans la mesure où cette
interprétation contraste avec la notion de licéité admise en droit
musulman ?
En effet il est unanimement admis dans la littérature du droit musulman
que le fidèle ne peut s’interdire ce que Dieu lui a rendu licite. En célébrant
religieusement chacun de ses multiples mariages, en respectant toutes les
conditions substantielles du mariage religieux, le mari polygame les a
rendus conforme à la religion. Ainsi le mari polygame ne commettrait
aucun adultère9 en visitant une de ses épouses qui n’est pas « de tour de
cuisine » ou « de tour de nuit ». Certains diront de « tour sexuel10 »,
d’autres parleront de « segment nuptial11 » [note page suivante].
Le droit musulman considère cependant cet acte du mari polygame
comme contraire à l’équité. Un tel époux est indigne de confiance, de
témoignage. Il ne peut représenter la communauté musulmane. Il court
donc une sanction morale extrême. L’Islam n’approuve aucun
comportement pervers ou indécent. Cette peur de la sanction morale ou
divine devrait être un gage de bonne conduite pour le mari polygame.
Encore faut-il qu’il le soit.
L’adultère et ses implications en droit coutumier et en droit pénal
L’étude du problème de la fidélité du mari polygame devient plus
intéressante, lorsque celui-ci entretient des relations amoureuses ou
sexuelles avec une femme autre que ses épouses légitimes. Cette femme
pourrait être à titre d’illustration sa maîtresse ou sa fiancée. L’hypothèse
peut justifier un débat juridique en matière de polygamie, mais non en
monogamie.
Le mari polygame n’a-t-il pas le droit de prétendre épouser une autre tant
qu’il n’aura pas atteint la limite maximum d’épouses fixée par la loi27 ? Ne
peut-il pas à tout moment légaliser sa situation en épousant sa
maîtresse ? Il est de coutume, qu’un minimum de négociation soit
nécessaire avant la célébration du mariage. Pendant ces conciliabules, le
polygame commet-il l’adultère ou une injure grave envers son épouse ?
L’adultère étant le commerce sexuel avec une épouse autre que sa
conjointe légitime, il convient d’admettre que le mari polygame puisse
être convaincu d’adultère, alors même qu’il se préparait à convoler en
noces avec sa fiancée. La jurisprudence Camerounaise est rigoureuse sur
cette question28. Le mari polygame ne peut avoir des relations qu’avec
ses épouses légitimes présentes et non à venir.
sources
“Karim, Abdou ; Nations Unies Commission Economique pour l’Afrique ;
Nations unies conseil économique et social (1979-10).
OpenEdition Books
FR
English
Partager
Accueil
Catalogue de 15026 livres
Éditeurs
Auteurs
Ressources numériques en sciences humaines et sociales
OpenEdition
Nos plateformes
OpenEdition Books
OpenEdition Journals
Hypothèses
Calenda
Bibliothèques
OpenEdition Freemium
Suivez-nous
Newsletter
Presses universitaires de Paris Nanterre
Liens vers le livre
Formats de lecture
Table des matières
L’institution de la polygamie : quelques effets personnels en droit malien
de la famille
Aliou Arboncana
p. 147-166