Centre Régional des Métiers de l’Education
et de la Formation - Marrakech
- Section des Sciences de la Vie et de la Terre
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L’information génétique :
Support, nature et
expression
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Nature et structure du matériel
génétique
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Introduction
• Tous les vivants présentent des caractères propres à l’espèce, mais tous
présentent aussi des caractères individuels qui les différencient des
autres individus de la même espèce.
• Parmi les caractères, il y’en a ceux qui sont héréditaires, et sont
transmis au travers des générations (on les appelle caractères innés).
• Certains caractères sont dus aux conditions de vie, et apparaissent au
cours de la vie, on parle de caractères acquis.
• Comme chaque individu pour origine une cellule unique « l’œuf » qui
se divise pour donner par suite un individu complet avec des
caractères communs avec ceux de l’espèce et d’autres qui le
différencie de ses homologues de la même espèce, ces caractères sont
donc régit par un programme contenu dans l’œuf (la cellule), appelé
information génétique ou programme génétique.
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Mise en évidence de la localisation de information génétique
• La cellule est l’unité structurale et fonctionnelle des êtres vivants qui sont
classés en :
• Pluricellulaires formés de plusieurs cellules ; chaque groupe de cellules
se différencie en un organe qui accomplie une fonction , l’ensembles
des organes constitue l’être vivant animal ou végétal.
• Unicellulaires formés d’une seule cellule totipotente qui exerce toutes
les fonctions.
=➔Pour localiser l’ information génétique on a eu recours à des
expériences sur des êtres vivants végétaux ou animaux, unicellulaires
et pluricellulaires.
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Expérience 1: section
chez l’acetabularia.
On sectionne un algue
acétabulaire en deux
parties nucléé et
anucléée, les deux
parties sont placées
dans un milieu
favorable.
•Le fragment anucléé dégénère après un
certain temps.
•Le fragment nucléé reste vivant et
régénère la partie cytoplasmique perdue 5
Expérience 2 :
Section et greffe de noyau chez les
Acétabulaires.
Dans la nature on distingue deux
types d’algues acétabulaire :
Les deux espèces d’acétabulaires
différent par la forme du chapeau:
rond chez acetabulum, ridé chez
crenulata. Sur deux fragments
nucléés des deux types
d’acétabulaire, on greffe le noyau
d’une espèce dans le cytoplasme ▲ Le noyau d’acetabulum régénère un chapeau
de l’autre. rond , le noyau de crenulata régénère un
chapeau crénelé.
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Travaux de GURDON 1960
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➢ Le noyau est nécessaire au maintien de la vie d’une cellule , il est
le responsable de la régénération des parties cytoplasmique
perdues.
➢ Le noyau est le responsable de la détermination de la forme du
chapeau de l’algue, le cytoplasme n’a pas intervenu.
➢ La forme du chapeau est un caractère héréditaire déterminé par le
noyau; c’est dans le noyau de la cellule que se localise
l’information génétique responsable de tous les caractères de
l’espèce/individu.
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Expérience de Griffith (1928).
Il a étudié deux souches de la
bactérie Streptococcus
pneumoniae. Les bactéries de la
souche « S » (pour smooth ou
lisses) causent la pneumonie chez
les souris ; elles sont pathogènes
parce qu’une capsule les protège
contre le système immunitaire
des Animaux. Les bactéries de la
souche « R » (pour rough ou
rugueuses) sont dépourvues de
capsule et ne sont pas
pathogènes. Afin de vérifier le
pouvoir pathogène de ces deux
souches, Frederick Griffith les a
inoculées à des souris.
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Conclusion:
Griffith en a conclu que les bactéries vivantes de la souche R ont été
transformées en bactéries pathogènes de la souche S par une substance
inconnue provenant des cellules mortes de la souche S Cette substance a
permis aux cellules de la souche R de fabriquer des capsules. ➔Facteur
transformant.
Expériences d'Avery et ses collaborateurs (1944).
=➔ l’agent de la transformation est l’ADN. 10
Travaux de Chargaff (1952).
Chargaff a observé une certaine régularité dans les proportions des bases.
dans l’ADN de toutes les espèces étudiées, le nombre d’adénines était
approximativement égal au nombre de thymines, et le nombre de guanines
était à peu près égal au nombre de cytosines. Dans l’ADN humain, par
exemple, les quatre bases sont présentes selon les rapports suivants : A =30,3
% et T = 30,3 % ; G = 19,5 % et C = 19,9 %. A/T=1 ; A/G=1,56 T/C=1,75 …
➢ Règles de Chargaff:
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Travaux de Hershey et Chase (1952).
Ils ont utilisé du phosphore et du soufre radioactifs pour prouver de manière
concluante que c’est bien l’ADN, et non les protéines, qui porte le matériel
génétique.
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Résultats:
Lorsque les protéines sont marquées (milieu 1), la radioactivité reste
à l’extérieur des cellules ; mais lorsque l’ADN est marqué (milieu 2),
l’intérieur des cellules devient radioactif. Les cellules bactériennes
cultivées contenant de l’ADN des phages radioactifs libèrent de
nouveaux phages contenant un peu de phosphore radioactif.
Conclusion:
L’ADN des phages a pénétré à l’intérieur des cellules bactériennes,
mais les protéines des phages sont restées à l’extérieur. Hershey et
Chase ont conclu que le matériel génétique des phages est constitué
d’ADN et non de protéines.
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Composition et structure de la molécule d’ADN
Les expériences de sur l’ADN par diffraction de rayons X.
ont produit la radiographie grâce à laquelle Watson et
Crick ont pu découvrir la structure en double hélice de
l’ADN. La structure en croix est caractéristique des
molécules ayant une structure hélicoïdale.
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• La molécule d’ADN = Polymère de nucléotides = polynucléotides.
• Chaque monomère d’ADN comporte une base azotée (T, A, C ou G), un
glucide (désoxyribose, en bleu) et un groupement phosphate (en jaune).
Le phosphate de chaque nucléotide est lié au glucide du nucléotide
suivant.
• Le tout forme un « squelette » dans lequel alternent le phosphate et le
désoxyribose et à partir duquel chacune des bases azotées fait saillie.
• Le brin du polynucléotide a un sens, à partir de l’extrémité 5’ (qui porte
le groupement phosphate) vers l’extrémité 3’ (qui porte le groupement –
OH du désoxyribose). Les numéros 5’ et 3’ désignent les atomes de
carbone du glucide.
• Les deux brins complémentaires de la molécule d’ADN sont
antiparallèles.
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