Centre Régional des Métiers de l’Education
et de la Formation - Marrakech
- Section des Sciences de la Vie et de la Terre
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Expression des gènes chez les
eucaryotes: transcription &
traduction
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Notion de caractère, gène, allèle, mutation et phénotype
• Un caractère héréditaire: trait, marque ou particularité (comportement
vis-à-vis d’un antibiotique, la couleur des cheveux, les groupes sanguins,
la taille, poids…) d’une espèce ou d’une personne qui se transmet de
génération en génération.
• Phénotype: l’ensemble des caractères apparents d’un individu.
• Mutation: modification du matériel génétique (ADN) entrainant la
modification d’un caractère héréditaire (spontanée, stable, se transmet
d’une cellule à l’autre par division.
❖ Mutation génique ponctuelle:
➢Mutation par substitution : remplacement d’un (ou +) nucléotide
par un autre
➢ Mutation par insertion : ajout d’un ou plusieurs nucléotides
➢ Mutation par délétion: perte d’un ou plusieurs nucléotides
❖ Mutation chromosomique:
➢Perte de fragment
➢Duplication
➢Translocation … 2
• Gène : portion d’ADN qui porte l’information génétique correspondant
à un caractère héréditaire. Le gène a une position (locus) constante sur
un chromosome chez tous les individus de même espèce.
• Allèle: forme ou version de gène. En général un gène est représenté
par deux allèles (chez les diploïdes) (occupant le même locus) qui
peuvent être identiques ou différents.
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Etapes de l’expression du gène
* Cellule eucaryote: Le noyau constitue
un compartiment distinct dans lequel se
déroule la transcription.
* Le premier transcrit d’ARN, appelé
ARN prémessager, subit une maturation
en plusieurs étapes, puis il quitte le
noyau vers le cytoplasme sous forme
d’ARNm.
Au niveau du cytoplasme l’ARNm subit
la traduction en polypeptide.
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La transcription
Taille croissante des transcrits de l’extrémité 3’
du brin transcrit, où démarre la transcription, à
l’extrémité 5’, où elle se termine.
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L’élongation de la transcription.
• L’ARN polymérase se déplace le long
du brin matrice de l’ADN, liant les
nucléotides complémentaires de l’ARN
à l’extrémité 3’ du transcrit d’ARN en
formation.
• Dans le prolongement de la
polymérase, la nouvelle molécule
d’ARN se détache progressivement du
brin matrice, qui reconstitue la double
hélice avec le brin non transcrit.
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Maturation des ARN pré-messager
❑ Après sa synthèse, le pré-ARNm subit des modifications, consistant à:
• l’addition d’une coiffe (coiffage=capping) à l’extrémité 5’P, par addition
d’un nucléotide à guanine méthylé.
• l’addition d’une queue poly A à l’extrémité 3’ OH (par polyadenylation).
Ces modification effectuées sur l’ARN prémessager contribuent, entre
autres, à:
• l’ exportation des ARNm matures hors du noyau
• la stabilisation de certains ARNm.
• servir de signal de reconnaissance pour le ribosome et l’initiation de la
synthèse protéique.
• la protection de l'extrémité 3' de l'ARN des exonucléases.
• l’épissage/excision: Le transcrit primaire de l’ARNm (PréARNm) est
constitué par une alternance de séquences codantes (les exons) et de
séquences non codantes (les introns). Par excision (splicing) il y’a une
élimination) des introns (non codants)et collage des exons (codants). 8
L’ Epissage de l’ARNm
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La traduction
La traduction consiste à faire correspondre la séquence nucléotidique de
l'ARNm à la séquence d'acides aminés de la protéine. La question qui
s'impose est : comment peut-on faire correspondre les quatre nucléotides de
l'information génétique aux vingt acides aminés des protéines?
Polyribosomes: Plusieurs ribosomes sont associés à un même ARNm et chacun
d’eux synthétise une chaîne polypeptidique. 10
comment quatre nucléotides seulement peuvent-ils détenir le message
génétique correspondant à 20 acides aminés différents ?
Les codons : des triplets de nucléotides
• Si chaque base nucléotidique était traduite en un acide aminé, il ne pourrait y avoir
que quatre acides aminés codés au lieu de 20. Alors, un langage avec des mots de
deux lettres suffirait-il ?
• Si charque séquence de deux nucléotides désigne un acide aminé, (ex: GT pour un
acide aminé, AG pour un autre…), étant donné qu’il y a quatre bases
nucléotidiques possibles dans chaque position, cela donnerait 16 (42) combinaisons
possibles. Ce nombre ne suffirait toujours pas à détenir le message génétique
correspondant aux 20 acides aminés existants.
• Les plus courtes séquences de longueur égale permettant de coder pour tous les
acides aminés comprennent en fait trois bases azotées.
• Si chaque combinaison de trois bases nucléotidiques consécutives représente un
acide aminé, il est possible d’écrire 64 mots de code (43) ; c’est plus qu’il n’en faut
pour représenter les 20 acides aminés.
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• Des expériences ont permis de confirmer que le flux d’information allant du gène
à la protéine repose sur un code à triplets.
• Les instructions pour la synthèse d’une chaîne polypeptidique se présentent sous
la forme d’une série de mots composés chacun de trois nucléotides d’ADN qui ne
se chevauchent pas.
• La série de mots dans un gène est transcrite en une série complémentaire de mots
composés chacun de trois nucléotides dans l’ARNm, qui est ensuite traduite en
une chaîne d’acides aminés.
• Des expériences ont permis de confirmer que le flux d’information allant du gène à la
protéine repose sur un code à triplets. Les instructions pour la synthèse d’une chaîne
polypeptidique se présentent sous la forme d’une série de trois nucléotides d’ADN
qui ne se chevauchent pas.
• Les travaux de Nirenberg et Matthaei (1961) où des ARNm de synthèse ont été
utilisés ont permis le décryptage du code génétique, et d‘établir la
correspondance Codons - acides amines.
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Les travaux de Nirenberg et Matthaei (1961)
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Le code génétique est universel, non chevauchant, non ambiguë : à un codon
correspond un seul et unique acide aminé, redondant/dégénéré: la plupart des
acides aminés sont codés par plus d'un codon (certains par six), seuls le tryptophane
et la méthionine sont désignés par un unique codon. 14
Les composantes moléculaires de la traduction
Au cours de la traduction, la cellule construit une protéine à partir des instructions
qu’elle « lit » dans le message génétique. Ce message consiste en une série de codons
alignés sur une molécule d’ARNm. La traduction fait intervenir un autre type d’ARN dit
de transfert ARNt et des ribosomes.
Tous les ARNt possèdent la même structure
composée de quatre bras comportant des bases
appariées, qui déterminent trois boucles. L’ARNt
comporte 4 sites
-Site de liaison de l’acide aminé (même séquence
de bases CCA constante à l’extrémité 3’).
- Site de fixation de l’enzyme Aminoacyl-ARNt
Synthétase qui assure la liaison entre l’acide
amine et l’ARNt.
- Site anticodon: varie selon le type d’ARN, qui
permet de reconnaitre le codon correspondant à
l’acide aminé fixé au niveau de l’ARNm.
- Site de liaison au ribosome. 15
Les ribosomes
• Les ribosomes permettent l’appariement des anticodons d’ARNt avec les codons
d’ARNm au cours de la synthèse des protéines.
• Un ribosome est formé d’une grande sous-unité et d’une petite sous-unité.
Chacune d’elle est constituée de protéines et d’un ou de plusieurs ARN
ribosomiques (ARNr)
• Chez les Eucaryotes, les sous-unités sont produites dans le nucléole. Les gènes de
l’ARN ribosomique sont transcrits, puis suivent la maturation et l’assemblage de
l’ARN avec des protéines importées du cytosol.
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Les étapes de la traduction de l’ARNm en polypeptide
L’initiation de la traduction
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Le cycle d’élongation de la traduction.
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La terminaison de la traduction
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Les catégories de mutations à petite échelle qui modifient la séquence de l’ARNm. Toutes
les catégories illustrées ici, à l’exception d’une seule, modifient la séquence des acides
aminés du polypeptide encodé.
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