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L'institutionnalisation du pouvoir politique

Le document traite de la science politique, en particulier de l'institutionnalisation du pouvoir politique et de ses implications dans les sociétés contemporaines. Il explore les fondements de l'autorité politique, la souveraineté, et la démocratie, tout en soulignant l'importance des contrepouvoirs et des institutions dans le cadre du droit constitutionnel. Enfin, il met en lumière la nécessité d'une organisation gouvernementale stable pour assurer la légitimité et la pérennité de l'État.

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L'institutionnalisation du pouvoir politique

Le document traite de la science politique, en particulier de l'institutionnalisation du pouvoir politique et de ses implications dans les sociétés contemporaines. Il explore les fondements de l'autorité politique, la souveraineté, et la démocratie, tout en soulignant l'importance des contrepouvoirs et des institutions dans le cadre du droit constitutionnel. Enfin, il met en lumière la nécessité d'une organisation gouvernementale stable pour assurer la légitimité et la pérennité de l'État.

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Science Politique

Examen  2h  2 questions  Pour ces 2 questions il faudra un plan détaillé (intro


de 4 ou 5 phrases + Plan détaillé  Remplis avec des tirets.)

Intro générale :

Ce qu’on appelle science pol, c’est l’une des discipline qui s’intéresse au phénomène
pol, c’est un discipline d’une extrême diversité, puisqu’elle est une branche
importante et théorique des sciences sociales.
Dans le cadre d’un enseignement dans les facultés de droit, elle permet au juriste
d’adopter d’autres angles de compréhension des données juridiques relative à l’Etat,
tant dans ses rapport interne que dans ses rapport ext. La matière n’est pas inédite,
puisque les relations internationales relèvent déjà de la science pol. Aussi il est
indispensable, au juriste, particulièrement à ceux du droit publique d’avoir des
connaissance sur l’avènement du power pol, et ce qui contribue à le diluer.

Partie 1 : L’avènement du pouvoir pol.

(Va être explorer, les fondements qui structurent et légitime l’exercice du power pol
dans nos sociétés contemporaine.
( Nous commencerons par étudier ce qu’est l’institutionnalisation qui est le
processus par lequel, les règles, les normes et les structures s’enracinent dans
l’organisation pol pour assurer la stabilité des système étatiques.

Nous poursuivrons sur une réflexion sur la souveraineté qui est un concept centrale
en droit public qui détermine l’autorité suprême et l’autorité des Etats.
Et enfin, nous nous pencherons sur les aspects matériels de la démocratie (qui est
une forme de gouv qui vise assurer la participation des citoyens au processus de
décision pol.)
 But comprendre et analyser ……..
Chapitre 1er : L’institutionnalisation

Le power pol peut être définit comme la capacité d’impulsion de prévision, de


décision et de coordination qui appartient à l’appareil dirigeant du pays, en principe
sous la forme d’un Etat, et cette capacité appartient par principe au gouvernant de
cette Etat.
Cette capacité leur permet de déterminé et de conduire l’ensemble de la pol
nationale avec tous ce qu’elle implique dans l’ordre interne.
Dans une société contemporaine, les gouvernants réussissent le + souvent à
conduire les gouvernés simplement parce qu’ils les ont convaincus qu’il devait en
être ainsi. En d’autres termes, le poids de la tradition de la croyance, de l’habitude de
la légitimité des gouvernants, et le sentiment de l’impossibilité ou de l’inutilité de
renversement d’un ordre établit constitut des facteurs déterminants. Mais, ces
éléments psychologique ne sont nullement exclusif puisque la contrainte s’y ajoute
toujours et sert à maintenir le power pol, tout en étant un caractère absolument
indissociable. Ainsi, les gouvernants disposent en principe d’une autorité
institutionnalisé qui s’applique à tous les mbs de la communauté nationale, s’exerce
sur toute l’étendue du territoire et peut porter sur tous les sujets possibles. (Càd, la
monnaie, l’armée, la fiscalité, la sécurité, la diplomatie, et la justice, mais également
l’économie, le social, l’enseignement, la santé, le travail, les loisirs, la fixation des px,
l’urbanisme, la culture, la famille, les sports, etc.)
Pour peu que les gouvernants le souhaitent, en vertu de l’institutionnalisation de leur
power et du transfert d’autorité qu’elle consacre, aucun secteur de l’activité humaine
ne serait leur échapper.

Section 1 : L’objet de l’institutionnalisation

Quel que soit l’importance du gp au sein duquel est constaté le phénomène


d’autorité, celui-ci met en œuvre un sentiment de confiance ou un sentiment de
contrainte, et le + souvent les 2 ensembles.
La confiance l’emporte en principe, toutefois, la contrainte prédomine dans bien
d’autre cas pour effectivement sanctionner manquement ou défaillance selon les
besoins du gp.
Le power pol a d’abord commencé par être attaché à la pers des gouvernants,
souvent des chefs religieux ou des anciens, parfois des chefs militaires. Cette
personnalisation s’est historiquement retrouvée accusé lorsque du collectif initiale
s’est dégagé une personnalité dirigeante unique dont la vocation charismatique était
déterminée par les circonstances ou affirmé par l’intéressé lui m^. Dans un système
de ce genre, il n’existe aucune légitimité, ni d’ailleurs souvent, aucun appareil, qui
survit à la cessation des fonctions du chef pol. Il s’ensuit une évolution discontinue
en ligne brisé du power pol qui entraine de nb aléa notamment lors de la période
difficile auquel est assuré la succession du chef.
Dans l’ensemble, il n’en est plus ainsi, le power pol s’est institutionnalisé ce qui veut
dire qu’il s’est dissocié de la pers des gouvernants pour se reporter sur une entité qui
lui sert de support. En France, depuis au moins le règne de Phillipe Auguste et la
victoire de la bataille de Bouvine, cette entité est l’Etat. LA différence avec le système
antérieur est capitale puisque désormais les gouvernants ne disposent de
compétences qu’en raison de leur fonction. Ils ne sont plus les maitres de leur power,
au contraire, ils n’en sont que les dépositaires provisoires, les agents d’exercice des
compétences qui leur sont confiés. Ils existent donc en dehors d’eux, une légitimité
qui les dépasse et un appareil qui leur survit. C’est le power pol institutionnalisé dans
un cadre Etatique qui domine le monde actuelle. Au sens strict, on désigne par
institution, un ensemble ou un complexe de normes qui se rapportent à un m^ thème
ou à un m^ objet, et qui présentant par là une certaine unité et m^ une certaine
permanence peuvent être à l’intérieur d’une des branches du droit positif, considéré
et étudier de manière autonome. Par ex : En droit civil, on peut parler de l’institution
du mariage. Il arrive le + souvent que cet ensemble soit organisé, càd lié à
l’existence d’un ou plusieurs organes qui concrétisent l’unité et la permanence. Dans
ces conditions, les institutions pols devraient s’e tendre toujours au sens stricte
comme les organes chargées d’exercer le power pol. Mais la vérité est que les
institution sont prises dans un sens plus large, qui couvre non seulement les organes
et les normes mais aussi la vie m^ de ces organes et l’application des normes.
En d’autres termes, si l’expression a d’abord un contenu juridique qui reste essentiel
il s’y ajoute un contenu pol qui rapproche sensiblement sa signification de celle qui
s’attache à ce que l’on appelle les régimes pols.
Un régime pol est dans un Etat donné, la résultante du jeu des forces pols et
principalement des partis, dans un certain cadres institutionnel et juridique compte
tenu des données historiques, économique, sociologique et idéologique propre à cet
Etat.
Ces derniers éléments assurent par leur combinaison, l’originalité profonde de
chaque régime, mais se sont bien le cadre institutionnel et le jeu des partis pols qui
en commande le fonctionnement.
Dès lors, les institutions et le droit sont largement déterminés par les conditions éco
et sociales ainsi que par les traditions et les mœurs qui caractérise la société à
laquelle il s’applique. Toutefois, il n’en procède que par l’intermédiaire du power pol.
En effet, c’est bien le pouvoir pol qui est à l’origine immédiate des institutions et tout
particulièrement des institutions pol, càd des organes chargés d’exercer l’autorité et
de l’exercer officiellement. C’est le power pol qui créer la + importante des
institutions : L’Etat. Soit qu’il s’agisse de l’établir pour la 1 ère personne, soit qu’il
s’agisse de le faire resurgir AP une dégite, une annexion ou une occupation, dans un
cas comme dans l’autre, une initiative du power pol est indispensable, peu importe
d’ailleurs qu’il s’incarne à ce moment dans des gouvernements de faits puisque à ce
stade, son existence, et son effectivité son + importante que sa validité.
Une fois l’Etat mis en place, le rôle des gouvernants détenteurs du power pol ne
s’arrête pas. Il n’y a pas d’Etat sans organisation Juridico-politique, sans appareil
dirigeant, dont les rouages font normalement l’objet de la Constitution. Il faut donc au
dirigeant pouvoir établir celle-ci. L’important est que le power en s’incarnant dans
l’Etat et en se dotant d’une Constitution se juridicise et se transforme lui m^ de power
de fait en power de droit. On retrouve la m^ alchimie en cas de révolution réussi,
lorsque le new power AP avoir éliminé le précédent s’installe à sa place, instaure un
nouvel ordre des choses et l’officialise.
D’autre part, le power pol n’est pas moins à la source du droit que des institutions,
mais précisément, il n’en est à la source par l’intermédiaire des institutions. On ne
peut de toute évidence, dissocier l’Etat qui est le corp et le power pol qui est le
cerveau. C’est donc le power qui par le canal de l’appareil Etatique doit décider des
normes et des droits qui seront édictés et octroyés aux citoyens. Il est essentiel à ce
sujet de noté que si la grande partie des règles juridiques appliqués dans un pays
donné n’émane pas directement des gouvernants, mais des autorités et organisme
qui ont été habilité à les édictés, ce sont tout de m^ les gouvernants qui sont à leur
origine puisqu’ils sont les seuls à pouvoir confier les habilitation nécessaire. Le power
pol est donc bien à la source du droit qui constitue l’ordonnancement juridique, il ne
peut en être autrement, parce que seul l’Etat dispose à la fois dans l’exercice de ses
fonctions du monopole de l’édiction des règles de droit et du monopole de la force
publique.

Section 2 : Les garanties de l’institutionnalisation

L’ordre juridique est celui qui s’inscrivant dans les frontières d’un Etat, recouvre non
seulement l’ensemble normatifs constituant le droit positif, mais aussi l’ensemble des
rapports et de situation juridiques intéressent à la fois les pers privé et les autorité
publiques exerçant leur autorité sur le territoire. Ces rapport et situation juridique qui
doivent être situé dans le cadre générale exposé par le droit positive procède pour
l’essentiel des jugements des tribunaux institué par les gouvernants, des décisions
ind ou collective prises unilatéralement par les autorités publiques, des conventions
passées par les pers publiques et les pers privés, ainsi que certain faits auxquels le
droit positif réserve des conséquences juridiques. Précisément, le droit positif,
s’entend de l’ensemble des normes juridiques susceptibles dans un Etat d’être
appliqué par les tribunaux en un instant donné, en vertu de l’ensemble des normes
en vigueur. Il s’agit donc d’une passe énorme et fluctuante car constamment de new
règles s’y ajoutent alors que d’autres sont modifiés ou disparaissent. En d’autres
termes, le droit lui m^ apparait comme perpétuellement en devenir ce qui ne serait
surprendre car reflétant et ordonnant la vie en société, il est nécessairement
changeant comme elle.
Il faut d’abord préciser que le problème posé n’est pas tant celui du respect des
institutions par ceux qui sont les destinataires (les gouvernés), que par ceux qui les
utilisent (les gouvernants.
Le problème se complique du fait que les institutions comme toutes choses, doivent
évoluer et qu’il est de toute façon souhaitable qu’elles fassent l’objet d’adaptation, de
modification et m^ de transformation quand le besoin s’en fait sentir.
Il va de soi que les détenteurs sur power pol doivent respecter les institutions qu’ils
ont eu m^ établit ou que leur prédécesseurs ont voulu. De m^ s’ils entendent les
modifié, voire les transformer, ils doivent observer les règles édictés par la
constitution pour sa révision. On peut dire que les Constitution prévoient des
procédures à ce sujet.
Dans l’ensemble, le power pol peut en utilisant l’appareil d’Etat et au nom de ce
dernier édicté de new règles de droits ou modifiés celles qui existent déjà. Toutefois,
il ne doit en aucun cas s’affranchir du droit positif et s’il le fait, il est bien normal que
l’Etat soit condamné à réparation par les tribunaux qu’il lui m^ institué.
Ainsi, il apparait qu’on ne peut présenter l’institutionnalisation du power pol, sans
évoquer en m^ tps, le problème des contrepouvoirs.
En effet, il serait tout à fiat irréaliste d’imaginer qu’il n’existe rien entre le petit gp des
gouvernants et l’immense masse des gouvernés. Entre l’appareil dirigeant et les
gouvernés, il y a une multitude d’organisme qui apparaissent très légitimement
comme de véritable contrepouvoir.
Il faut entendre par contrepouvoir, tous les centres organisé de décision, de contrôle,
d’intérêt, ou d’influence, qui par leur seul existence ou par leur action, ont pour effet
de limiter la puissance de l’appareil dirigeant de l’Etat. Il présente une utilité
incontestable et en m^ temps, pose quelques problèmes.
En ce sens, il est possible de distinguer sommairement 3 catégories principales de
contrepouvoir :
- Les contrepouvoirs institutionnelles  Sont prévus pour assurer l’équilibre
interne du power pol et éviter ses excès éventuels, on peut dire que la célèbre
théorie de la séparation des powers tend précisément à instituer des
contrepouvoirs, le cas des assemblées est particulièrement intéressant, car
celles-ci sont également des organes du power pol et dans une certaine
mesure, elles sont des contrepouvoirs. De m^ dans les système fédéraux ou
très fortement décentralisé, les collectivités infraEtatique joue le rôle de
contrepouvoir voué à contrebalancer le poids de l’appareil fédéral ou central

- Les contrepouvoir politique. ;;;…

Ou l’iségorie (libre accès à l’expression publique


Il recouvre aussi la presse et les médias en générale, dans la mesure
seulement où ils sont indépendants du pouvoir
Cela est si vrai que la presse …………. A pu être qualifié de 4 ème pouvoir.
- Les contrepouvoirs sociaux  Présentent une très grandes diversité car
recouvre aussi bien les forces éco et sociales, que les forces militaires, ou que
les forces spirituelles. On observera cependant, que ces forces n’ayant
nullement comme mission de s’opposer au power pol, ne se comporte que de
manière tout à fait exceptionnelle en contrepouvoir.

Section 3 : L’institutionnalisation, pierre angulaire du droit constitutionnel

Le droit constitutionnel ne s’intéresse au power pol, que pour autant que ce dernier
est institutionnalisé, par ex : Le chef d’une bande de voleur dispose d’un power
individualisé et personnel qui ne survivra pas à sa disparition, en revanche le gouv
de la FR continue d’exister malgré les disparition ou les changements de titulaire du
power. Si le power est dissocié des inds qu’ils l’exercent, il sera plus facile d’en
déterminé les limites, et en particulier de poser les conditions nécessaires pour
obtenir le power, ainsi qu pour l’exercer.
En science pol, l’Etat peut être définit comme un certain type de domination
institutionnalisé.
L’institutionnalisation du power ne s’opère pas sans que soit réunis des conditions
qui la rendent possible :
- Une population qui se stabilise sur un territoire délimité par des frontière (= La
sédentarisation)
- Le développement d’une organisation gouvernementale et administrative.

L’Etat ne se ramène pas cependant à la réunion de ces 3 conditions. En effet, l’Etat


ne peut durer et être pensé par la pop que si l’équilibre s’établit entre le
commandement qu’il exerce et ses moyens d’action d’une part, et le service du
public d’autre part. C’est l’identification de l’Etat à la chose publique qui justifie que
l’édiction des normes, et le recours à la violence soit considéré comme légitime. Dès
lors, en dehors du cadre du power pol institutionnalisé, toutes forces privées, comme
toutes justices privées sont exclues (Sens des dispositions de l’art 12 DDHC).
Grâce à l’institutionnalisation, le droit et les juristes prennent en compte la
dissociation entre le power et ses agents d’exercice, ils le font en qualifiant l’Etat de
personne et + précisément de pers morale et souveraine de droit public. Pour cette
raison, l’institutionnalisation du power pol constitue le 1 er pas dans la voie de ce que
les juristes allemands appellent l’Etat de Droit, qui désigne la situation dans laquelle
les dirigeants sont soumis au droit par opposition à l’Etat de police où règne le bon
plaisir du prince. De ce fait, le concept de constitution s’est trouvé chargé d’un new
sens que traduit bien l’Art 16 de la DDHC de 1789.
Ainsi, à notre époque, l’Etat se présente comme l’institutionnalisation du power pol,
sa raison est résumée par une phrase simple du publiciste Maurice Hauriou :
« L’ordre social établit est ce qui nous sépare de la catastrophe. »
Cette institutionnalisation ne peut être le fait que des détenteurs initiaux du power, ce
sont eux et eux seul qui peuvent transférer le power qu’ils détiennent de leur propre
personne à l’identité juridique de l’Etat qu’ils créent à cette fin. Ce sont eux aussi qui
créateur de l’Etat, décideront de son statut et établiront par conséquent sa
constitution. Ils disposent de ce que l’on appelle power constituant originaire qui
apparait à chaque fois que se fonde un Etat souverain.

Chapitre 2 : La souveraineté.

Dans l’ordre juridique étatique l’attribution de compétences aux organes institués


présuppose la souveraineté de l’Etat. De même, dans l’ordre juridique international,
on ne peut pas concevoir la compétence de l’Etat sans sa liberté càd sa
souveraineté. Formulée par Jean Bodin dans Les six livres de la république au XVI,
puis par Thomas Hobbes au siècle suivant dans De Cive puis le Léviathan, l’idée de
souveraineté confère à l’Etat dans l’ordre interne le pouvoir de faire et de défaire.
Section 1 : Le sens primaire de la souveraineté (historiquement théorisé et
conceptualisé)

Analyse les aspects les + conceptuels et fondamentaux de la souveraineté.

§1 Une qualité de puissance

La notion de souveraineté est d’abord et avant tout une notion politico juridique qui
est propre à la théorie de l’Etat. Dans son sens pol, elle renvoie au titulaire légitime
de la puissance. La souveraineté est ainsi la puissance de l’Etat, ce que la langue All
la « Staatsgewant », c’est suivant cette acceptation qu’on parle couramment de sou-
veraineté de la nation, du peuple ou du parlement. Ce langage se retrouve dans le
droit positif, ce qui conduit à considérer qu’au-delà d’une source de légitimité pol, il y
a là un principe qui permet de présenter toute les décisions comme valide ou obliga-
toire.
( L’ID de la souveraineté permet la juridicisation du power pol, et est un principe ….

Cela se retrouve dans les acceptations juridiques de la souveraineté et particulière-


ment en FR chez Raimond Carré de Malberg (1861 – 1935) pour l’essentiel en Al-
sace où il est né = vécu l’essentiel de sa vie sous la IIIème Rep, une période mar-
quée par la consolidation du républicanisme, les 1 ère crises du XX, la WWI, et les
luttes idéologiques entre républicains, monarchistes et socialistes. Son ouvrage ma-
jeur est sa « contribution à la théorie générale de l’Etat » (1920), dans lequel, il déve-
loppe une réflexion profonde sur la souveraineté, l’Etat, et la séparation des pou-
voirs. Il y critique la notion de souveraineté populaire, préférant une analyse de l’Etat
comme entité juridique, et introduit surtout la distinction entre la souveraineté de
l’Etat et la souveraineté de ses organes. A ce titre, à une époque dépourvue de tout
contrôle de constitutionalité des lois en FR, Carré de Malberg est vu comme un dé-
fenseur historique de la légalité constitutionnel.
Pour Carré de Malberg la souveraineté est « la qualité de puissance d’un Etat qui ne
connait aucune puissance supérieur à la sienne au dehors, aucune puissance égale
à la sienne au-dedans », càd « d’une part en une absolue indépendance au regard
des Etats étrangers, en une absolue supériorité à l’intérieur de l’Etat ».
Dès lors, la souveraineté comprend 2 facettes :
 Organiques
 Internationale

§2 Jean Bodin et l’aspect organique de la souveraineté


Sur le plan fonctionnel, la souveraineté peut se résumer dans le monopole d’édiction
du droit positif.
C’est Jean Bodin qui est à l’origine de cette formalisation autour de la fonction légi-
slative.
Jean Bodin est né à Anger en 1530 dans le cœur du royaume de FR, décédé en
1596, il a donc vécu pendant la Renaissance et les guerres de religions qui ont mar-
qués son siècles. Ces conflits ont opposé Catholiques et Protestant, dans le cadre
de trouble pol qui ont durablement marqué la FR. Il a été un juriste, philosophe et
théoricien, qui a principalement servi le roi de FR, entant qu’avocat au parlement de
Paris et surtout comme conseiller pol sous le dernier des Valois (Henri III). Selon
Jean Bodin, « C’est sous cette m^ puissance de donner et casser la loi que sont
compris tous les autres droits et marque de souveraineté, de sorte qu’a parler pro-
prement, on peut dire que cette seule marque de souveraineté, comprend tout ceux
qui sont susceptible de faire respecter l’Etat : connaître en dernier ressort les juge-
ments de tout magistrats, institué les + grands officiers, imposer les sujets (impôts),
octroyés les grâces, ajustés la monnaie, et faire la guerre. »
Cette approche formelle est une rupture avec les différentes tentatives d’établir la
souveraineté, puisque Bodin fait explicitement référence à des marques de souverai-
neté qu’il énumère. Autrement dit, depuis Bodin, la souveraineté dans son sens in-
terne par le pouvoir de donné la loi, qui comprend et sublime les prérogatives qui
sont considérés comme caractéristiques de la souveraineté. En ce sens, la souverai-
neté consisterait dans la fonction législative, ce qui a profondément marqué, les diffé-
rents régimes FR, dans lesquelles la puissance législative est vu comme la marque
du souverain. Cette vision de la souveraineté de Bodin à très adéquatement répondu
aux préoccupations de Thomas Hobbes au siècle suivant.
Thomas Hobbes, il est né en 1588 en ANG, et est décédé en 1679, Hobbes a donc
vécu à une période particulièrement troublé puisqu’il a vécu la guerre civile anglaise
et les bouleversement politique qui ont suivies, notamment l’exécution du roi d’Ang.
Ces événements ont particulièrement influencé la p° de sa pensée pol. En tant que
philosophe, il a été au service de plusieurs familles aristocratiques anglaise, notam-
ment la famille « Cavendish ». Du fait de la guerre civile ANG, il s’est exilé en FR, il a
pu lire Jean Bodin.
Les principales œuvres de Thomas Hobbes ont été écrite alors qu’il était en FR (De
Civé  Traité philosophique et pol qui explique les fondements de la société civiles
et les relations entre religion et pol (1642)
Et surtout, Le Léviathan (1651) qui est son œuvre la + célèbre, dans laquelle il théo-
rise l’Etat et l’envisage comme une entité souveraine, nécessaire pour éviter le chaos
et garantir la paix, affirmant que l’homme à l’état de nature, vit dans une condition de
tous contre tous.
Chez Hobbes, la liberté de l’homme est vu comme autodestructrice, il y a besoin
d’une soumission volontaire des individus à un Etat (« Léviathan ») car autrement, la
société est une jungle dans laquelle « l’homme et un loup pour l’homme. »
Pour Hobbes, c’est donc la peur de la mort qui pousse les hommes à s’unir et à éla-
borer entre eux un pacte d’association, puis par un pacte de soumission, à l’issu du-
quel il aliène et abandonne la totalité de leur droit à un pouvoir unique.
La responsabilité 1ère de ce Léviathan est alors d’assurer la protection des personnes
et de leur biens.

§3 Emere de Vattel et l’aspect international de la souverai-


neté

Sur le plan institutionnel, la souveraineté est une puissance de commandement, à


l’égard des agents, officiers ou organes de l’Etat.
= Def de la souveraineté interne.
( Elle laisse donc émerger d’autres souveraineté à l’ext de son territoire.

Quels sont alors les contours de la souveraineté externe ?

C’est sans doute chez Vattel que l’on trouve la solution à la confrontation des souve-
raineté et la 1ère formalisation générale de la souveraineté de l’Etat en droit interna-
tional.
Emere de Vattel est né en 1714, dans la principauté de Nœud Châtel, il a vécu au
1_ème siècle, pendant le siècle des Lumières, c’est-à-dire pendant une période mar-
qué par l’essor des idées philosophiques sur les droits naturels, le droit international
et la nationalité. En tant que résident Suisse, il n’a pas directement vécu de guerre
majeur, mais son œuvre d’inscrit dans un contexte de consolidation des Etats nations
européens, et d’expansion coloniale. En tant que diplomate, il a été attaché au ser-
vice du Roi de Saxe et a exercé comme conseiller politique du gouvernement à
Dresde.
Son œuvre principal est son droit des gens qui tente de codifier le droit international.
Dans cet ouvrage, Vattel explore les principes de relations entre Nation, en insistant
sur l’importance de la souveraineté, de l’idée de justice et du respect des traités.
Pour Vattel, c’est l’indépendance qui fait la souveraineté : « Toute nation qui se gou-
verne elle m^ sous quelque formes que ce soit sans dépendance d’aucun Etat étran-
gers est un Etat souverain. Ces droits sont naturellement les m^ que tout autre Etats.
Tels sont les personnes morales qui vivent ensemble dans une société naturelle et
sont soumises aux lois du droit des gens. Pour qu’une nation est droit de figurer im-
médiatement dans cette grande société, qu’elle soit véritablement souveraine et in-
dépendant, càd qu’elle se gouverne elle m^, par sa propre autorité et par ses lois. »
De fait, ce que l’indépendance exprime pour qualifier la souveraineté externe et la
différencier ainsi de la souveraineté interne, c’est l’idée qu’en droit international, la
souveraineté ne peut pas s’envisager sous la forme d’une puissance de commande-
ment, soumises aux autres souveraineté. L’horizontalité de l’ordre juridique interna-
tionale constitué de sujet étatique égaux, ne permet à la souveraineté que de s’expri-
mer sous une forme négative, puisqu’elle signifie qu’aucun pouvoir légal ne peut
s’exercer sur l’Etat. Ainsi, l’indépendance dont il est question, n’est au fond que la
condition normal actuel des Etats en droit internationale.
Toutefois, contrairement à la souveraineté interne, la souveraineté internationale ou
externe s’apparente à une fait : c’est davantage une liberté entendue comme la fa-
culté d’agir dans les limites du droits. Cette distinction entre indépendance et liberté,
n’emporte toutefois pas d’effets décisifs dans la définition de la souveraineté externe
de l’Etat.

Section 2 : Le sens dérivé de la souveraineté

En la comprenant comme une modalité d’exercice du power pol, puis allons analyser
de l’étendue de l’Etat par son power discrétionnaire et enfin nous nous pencherons
sur ce qu’est la situation exceptionnel.

§1 Une modalité d’exercice du pouvoir politique

Sur le plan de l’exercice de la souveraineté, quelle est la place des marques de


souveraineté. Existe- t-il un contenu matériel de la souveraineté formé de certain
pouvoir ? Autrement dit, un Etat peut-il renoncer à n’importe laquelle de ses
compétences et contraindre ses powers quelles qu’ils soient et conserver néanmoins
sa qualité d’Etat.

Si on se tient en un conception formaliste  Tous les power qui sont compris dans la
souveraineté, sont des attributs de la souveraineté, on parle alors de puissance de
l’Etat, cette souveraineté n’est nullement indivisible et l’on devrait pouvoir répartir ses
attributs entre différentes autorités.
EN revanche pour les tenants d’une conception matérialiste de la souveraineté, il
existe à l’inverse des moyens inhérents à la puissance étatique.
En conséquence, l’Etat ne saurait renoncer à l’exercice de certain moyens
indisponible propre à assurer la conservation de sa puissance, càd dans l’ordre
interne à se doter d’une capacité policière et d’une capacité justicière tendant à
préserver sa latitude dans l’élaboration de sa réglementation sur la nationalité, sa
diplomatie, et sa force militaire. De m^, qu’un Etat ne peut renoncer à sa
souveraineté militaire sans perdre le titre d’Etat, de m^ un Etat ne peut renoncer à sa
souveraineté monétaire ou sa souveraineté territoriale sans cesser d’être un Etat
digne de ce nom.
§2 La mesure de la liberté de l’Etat par l’étendue de son
pouvoir discrétionnaire

La souveraineté n’est pas seulement une qualité de l’Etat, mais le titre à l’exercice de
ses compétences. C’est la souveraineté entendu dans un sens technique et
instrumentale, en ce que le concept ne dit rien en lui m, mais qualifie plutôt dans le
discours juridique, le plus haut degré de liberté de l’Etat dans l’exercice d’une
prérogative déterminée.

En droit interne cette acceptation est bien réceptionnée, notamment comme Charles
Eismaan pour qui la souveraineté renvoie à la discrétionnalité totale » ou m^ « au
paroxysme du pouvoir discrétionnaire. »

On retrouve dans cette def, ce que le vocabulaire de l’ancien régime reconnaissait


dans la notion d’arbitraire : Le pouvoir arbitraire se définit comme un power souverain
qui a pour règle la seule volonté de celui qu’il possède. La souveraineté peut ainsi
renvoyer dans le discours juridique, à l’exercice libre et non contraint de certaines
prérogatives, suivant cette acceptation la souveraineté est bien un certain mode
d’exercice du power par l’Etat. Qualifier de « souveraine » une prérogative de l’Etat
conduit normalement à considérer qu’elle relève d’une plénitude discrétionnaire qui
échappe à tout contrôle.
Toutefois, parce que le power de l’Etat reste soumis au droit, la souveraineté
entendue comme discrétionnaire agit dans le cadre légal au sens générale. En effet,
la souveraineté lorsqu’elle qualifie un power particulier de l’Etat, ne conduit pas à le
soustraire à l’empire du droit : il s’agit seulement d’exprimer le très haut degré de
liberté dont profite l’Etat.
Un power dit « souverain » représentant ce sens le + haut degré possible de
discrétionnaire au profit de l’autorité qui l’exerce.

§3 Carl Schmitt et la situation exceptionnelle comme


désignation du souverain

Carl Schmitt est né en 1988 en Prusse et mort en 1985. Carl Schmit a pleinement
vécu 2 guerre mondiale, la république de Weimar en 1933, puis le régime nazi (1933-
1945) et la guerre et froide. Son œuvre est profondément marqué par ces
bouleversement pol et idéologiques. Ainsi pendant la république de Weimar, Carl
Schmitt, docteur en droit de l’université de Strasbourg fût un influent théoricien du
droit Constitutionnel. A partir de 1933, il s’est associé de près au régime nazi en
devant l’un des juristes officiels avant d’en être rapidement écarté du fait de sa
radicalité.
Ces liens avec le début du régime nazi ont considérablement terni sa réputation et
ont conduit à des critiques postérieurs sur ses travaux fondateurs paru dans les
années 1920.
Au rang des principaux travaux de Carl Schmitt qui ont marqué la Science pol, on y
retrouve : « Théologie politique » Théorie de la Constitution , La notion de politique
(1932).
Ce dernier ouvrage révèle la radicalité de la pensée de Schmitt car il définit la pol
comme la distinction entre ami et ennemie, ce qui posant les bases sur sa pensée
pol.

EN science pol, Carl Schmitt est connu pour sa capacité à désigner le souverain à
partir de ses pouvoirs de détermination de l’Etat d’exception.
La phrase qui résume la théorie Schmittienne sur la question : « Est souverain celui
qui décide de la situation exceptionnel. »
Selon Schmitt, le souverain peut agir et décidé suivant une compétence illimité pour
conserver sa qualité face à un Etat de nécessité extrême et c’est m^ seulement à
cela qu’on peut le reconnaître.
Ainsi comme l’affirme Carl Schmitt : « Le souverain est à la fois le législateur
suprême, le juge suprême, et le commandant suprême, l’ultime source de l’égalité et
l’ultime fondement de la légitimité. »
( 2 exemples de situations exceptionnels permettent d’aller dans ce sens.
 Il est tout à fait possible de soutenir que le peuple est souverain m^ après
l’édiction de la Constitution.
Le souverain ne disparaît pas : il n’est que limité par le droit.
Pour autant dans toute Constitution démocratique, le peuple est toujours
envisagé comme une source au- dessus de la Constitution. La Constitution
n’est donc édictée que par la supposition de la permanence du peuple
souverain. Dès lors, il apparaît que les Constitutions démocratiques prévoient
que le peuple peut agir en tout moment, en tant qu’il est le fondement de la
légitimité juridique.
Le peuple souverain, c’est ainsi parfois manifesté dans l’histoire en dehors du
cadre légal pour renverser l’ordre juridique existant. Le consentement du
peuple est en effet par principe remis au corp politique, mais le peuple a le
pouvoir d’abolir le gouv ou de le changer lorsque la confiance est rompue. Le
peuple a donc toujours le pouvoir souverain et peut l’employer pour renverser
le régime pol en place, si le peuple souverain estime un certain nombre
d’infraction par le corp politique. On retrouve cette idée dès le siècle des
lumière chez John Locke, d’AP lequel le peuple souverain ne peut intervenir
légitimement que lorsque le gouv de façon tout à fait exceptionnel viole les lois
naturels sur la conservation de la société.
 Dans certains powers organique sous la Vème Rep
 En particulier les actes de gouv échappent au contrôle du juge à raison de
leur caractère politique. Ils sont d’une nature plus constitutionnel
qu’administrative et sont généralement pris par des organes constitutionnels
et traduis dans tous les cas, l’exercice d’une attribution constitutionnelle
spécifique qui manifeste la mise en œuvre de la souveraineté.
Figure parmi la liste de ces actes :
- Le décret prononçant dissolution de l’Assemblée nationale par le président de
la Rep (sur fondement de l’Art 12 constitution.)
- L’acte par lequel le chef de l’Etat, décide de recourir au power exceptionnel de
l’art 16 de la Constitution.)
Peu nombreux parmi la multitude d’actes adoptés par le président de la Rep,
les actes de gouvernement sont aussi mineurs quantitativement que d’une
grande importance pol.
Bien que dispensé de sanction juridictionnelle, ces actes font l’objet d’une
attention dans tous les manuels sérieux de droit Constitutionnel, puisqu’il est
impossible de passer outre, ces pouvoirs du président de la République, et
particulièrement des pouvoirs exceptionnels de l’Art 16.
En effet, l’Art 16 de la Constitution, n’a été déclenché qu’a une seule reprise
(1961)  Dans le cadre de l’affaire du putsch des généraux d’Alger, et a
démontré à cette occasion la validité de la théorie Schmittienne sur les
circonstances exceptionnel.
En effet, l’Art 16 de la constitution, est une véritable Constitution dans la
Constitution, elle permet tout d’abord d’instaurer un Etat d’exception.
Le chef de l’’Etat décide seul de s’octroyer des powers exceptionnels et
décide seul de la durée de cette état d’exception. Il devient le dépositaire du
power législatif. Ensuite l’Art 16 instaure une dictature provisoire si l’on s’en
tinet à la conception de Montesquieu sur la désignation et la séparation des
pouvoirs. Le président de la République devient législateur ce qui s’est traduit
en 1961 pour l’essentiel d’une part à des exceptions graves et inadmissibles
de la liberté de la presse, et d’autre part à l’instauration de tribunaux militaire
qui ont violé les droits de la défense.
Il y a donc en Fr, un important malaise au maintien de cette disposition dans la
constitution qui pourtant permet de désigner le véritable souverain.
Chapitre 3 : La démocratie

Nous étudierons la démocratie sous l’angle de la science pol, il ne sera pas question
ici de considération juridique sur la souveraineté du peuple, mais bien d’éléments sur
la participation au régime démocratique des différents acteurs qui y sont impliqués.

L’ID d’une souveraineté populaire est apparu au 18 ème et a été forgé en réaction au
pouvoir monarchique, alors qu’une nouvelle classe économique et sociale
apparaissait : La bourgeoisie.
Les révolutions bourgeoises américaine et française, ont en ce sens employé les
principes de la démocratie, pour substituer la nation au power du roi.
Le principe de toute souveraineté est ainsi énoncé dans l’Art 3 de la DDHC qui
énonce qu’elle réside dans la nation. Dès lors, la souveraineté nationale a été de +
en + affirmé et diffusé dans le monde et a conduit à l’établissement d’environ 70 à 80
régimes démocratiques. Ce faisant, la démocratie et ses principes sont à l’origine de
nb mouvements de libération nationale consacré pour la 1 ère fois en FR dans la
Constitution de 1793, qui restera non appliquée, la démocratie implique un certain nb
de pratique pol qui permettent de traduire le degré de démocraticité d’un régime pol.
Ainsi en science pol, la démocratie se caractérise par un fond commun de règles, de
méthodes et de conventions : Des élections compétitives périodiques pour désigner
des représentants, le pluralisme politique et syndicale, la garantie des libertés
individuelles et collectives, tout en devant préserver l’unité du peuple et de la nation
qui fonde ensemble le power démocratique.

La nécessité de la représentation pol est la grande affaire du Léviathan de Thomas


Hobbes, c’est la différence majeure entre le Léviathan et son De Civé c’est la place
occupée par la représentation pol, plus particulièrement……..à l’aune de la
représentation pol qu’elle offre
Cet apport est contenu dans le chapitre 16 du Léviathan, qui s’intitule « Des
personnes, auteurs, et choses personnifiées. » qui conclut la 1ère partie de son livre
de « l’Homme ».
Ce que Hobbes précise dans ce chapitre c’est que le mécanisme de la
représentation n’est possible et légitime que parce que les acteurs chargés de cette
représentation y ont été autorisés.
Pour Hobbes, … est à la fois la forme et la condition de la …., et il n’existe surtout
aucune alternative à la démocratie représentative dans laquelle le power pol est
attribué par le peuple.
Une démocratie est représentative, lorsque des représentants y exercent le power au
nom du peuple.

Partie 1 : Les bases de la participation pol

Section 1 : Le conditionnement de la partie pol


L’abstention (phénomène de contre participation
La traduction de ce principe du vote
§1 Une canalisation : le vote
Le vote est d’abord est avant tout un acte formel, c’est la voie par laquelle, les
citoyens expriment leur choix sur les questions pols et surtout l’élection de ses
représentants.
Plus fondamentalement, le vote est assimilé à l’expression souveraine du peuple. Il
s’agit en FR du plus haut degré de source de légitimité du power pol.
Les caractéristiques du vote sont :
- Tout d’abord de tendre vers un droit universel.
En ce sens, tous les citoyens sans discrimination doivent avoir le droit de voter dans
les conditions prévus par la loi.

- L’application d’un principe d’égalité.


( Chq voix doit avoir la m^ valeur qu’une autre.

- Le vote doit être libre.


( Être exprimé sans la moindre pression  En FR vote =secret.

Modalité de scrutin la + appliquée est le scrutin directe. Dans ce scrutin, les citoyens
élisent directement leur représentants ou se prononcent par la voie référendaire.
Le scrutin peut également être indirecte, dans ce cadre, les citoyens élisent des
représentants qui choisiront ensuite la position à adopté. (Ex : Election Président des
USA.)
Le vote peut être proportionnel ou majoritaire, selon la volonté de dégager une
meilleur représentativité, ou de dégager une majorité claire.
La majorité des élections en FR s’effectue au scrutin majoritaire à 2 tours. Si le vote
apparaît comme un pilier de la démocratie, c’est parce qu’en plus « d’autoriser » les
représentants à gouverner, il assure le contrôle des pols publiques et permet
éventuellement l’alternance. Pour toute ces raisons, le vote est assimilé à un
engagement civique et est une source de droit et de devoir des inds envers la
société.
Le droit de vote suppose un droit à l’éducation civique, un droit d’accès à
l’information, et un principe de transparence des élections.

En FR, l’extension du droit de vote s’est faite très progressivement, dans un 1 er tps,
introduisant l’idée de la souveraineté populaire, la révolution FR à conditionné le droit
de vote au paiement du cens. (= Suffrage censitaire  Suffrage conditionné par le
droit de vote obtenu AP le paiement d’un impôt.)

50 + tard  II Rep a instauré le suffrage universel masculin  Tous les hommes de


+ de 21 ans peuvent voter sans condition de richesse ni de statut social.
( Collège électorale a été définitivement élargie. Près de 100 + tard, le comité FR
de libération nationale du Général de Gaulle, a accordé en 1944, le droit de vote au
femme dans les m^ conditions que le droit de vote des hommes.
C’est en 1945 que les femmes votent pour la 1 ère fois lors d’élection municipale.

Les 2 dernière réformes majeures du droit de vote sont :


- L’abaissement de l’âge du droit de vote à 18 ans (1974)
- Le droit de vote des citoyens européen aux élections locale (1992)

Au sein des institutions, il peut exister le droit de véto  Il peut prendre la forme soit
d’une exigence d’approbation de l’institution AV de procéder à une étape suivante,
soit en l’exigence d’une adoption d’une norme à l’unanimité des mbs d’un collège.
Dans la constitution FR, le fait que l’art 89 prévoit une approbation du Sénat et de
l’Assemblée nationale pour le déclenchement d’un référendum constitutionnel,
octroie à chacune de ces institutions un droit de véto. Dans le m^ sens, le fait que
tout adhésion d’un nouvel Etat mb à l’UE requiert l’unanimité de ses mbs confèrent à
chacun d’eux un droit de véto en la matière.
§2 Une contre-participation : l’abstention

L’abstention est le comportement qui consiste à ne pas participer à l’acte de vote,


alors qu’on en a le droit. L’abstention peut être ponctuelle, intermittente ou
systématique.
En FR, le taux d’abstention est calculé à partir du nb d’électeurs qui tout en étant
inscrit sur les listes électorales n’ont pas participés au scrutin.
Autrement dit, ni les suffrages exprimés, ni les votes blancs, ni les votes nuls ne
concourent à l’établissement du tx d’abstention.
Dans d’autre pays, la mesure exacte de l’abstention porte sur l’ensemble de la pop
en droit de voter qu’elle soit inscrite sur les listes électorales ou non.

En science pol, la sociologie électorale à mis en évidence un certain nb de


déterminants de l’abstention.
L’abstention augmente tendanciellement avec : l’isolement, l’absence d’intégration
dans la société, la faiblesse du statut social, et la faiblesse du nv d’étude.
Les classes populaires bénéficiant d’un + faible sentiment de compétence pol
tendent à s’abstenir davantage que les classes intermédiaires, bourgeoise et
supérieure.
Dans le m^ sens, m^ AP 1945, les femmes se sont longtemps tenues en FR
éloignées des scrutins électoraux.
Dans ces cas-là, on parlera d’abstention en dehors du jeu politique, mais il existe un
type d’abstention + structurel et conscient que l’on peut qualifier « d’abstention dans
le jeu pol ». Il s’agit d’abstentionniste convaincu qui sont itérativement absent des
scrutins soit parce que l’offre pol leur apparait insatisfaisante soit parce qu’ils
rejettent le système pol dans son ensemble.

§3 Une conséquence institutionnel : l’interdiction du mandat


impératif

Le mandat impératif impose à l’élu à peine de sanction de respecter strictement la


volonté des électeurs. La sanction peut prendre la forme notamment d’une cessation
des fonctions ou d’une amende. Ce mandat impératif s’appliquait sous l’ancien
régime pour les représentants des Etats généraux.
Le mandat impératif est ardemment défendu dans la philosophie du Contrat social de
Jean Jacques Rousseau, en FR il est rigoureusement interdit par l’art 27 de la
constitution qui dispose que tout mandat impératif.
A l’inverse, dans le mandat représentatif, le représentant élu peut agir en tout
indépendance vis-à-vis de ses électeurs. Dans le cadre de son mandat, il est
supposé agir en toute liberté. Ainsi, par principe dans les démocratie représentative,
les représentants bénéficient toujours d’une marge de manœuvre par rapport à leur
électeurs, puisque la notion de représentation s’oppose à l’impérativité.

Section 2 : La structuration de l’organisation démocratique


par les parties pol

§1 Les clivages préalable incontournable de la compétition


électorale

En science pol, les clivages peuvent être définit comme les grands principes de
vision et de division du monde pol autour desquelles s’organise et s’affronte les
entreprises pol en compétition pour l’accès aux positions de power. Ces clivages
s’expriment au sein m^ des parties, dans les institutions, dans les médias, dans la
société elle m^.

Le clivage gauche-droite est au cœur du fonctionnement de toute vie démocratique,


bien que des clivages + spécifiques caractérisent chq expériences et situations
nationales.
(-> Exemple paroxystique de ce constat peut être dans …. Du clivage aux USA entre
démocrate et républicain, puisqu’il existe des démocrates de droites, du centre et de
gauche et des républicains de droite, du centre et de gauche. Ainsi les clivages pol
reflètent en règle générale, les î de large gp sociaux comme les classes sociales ou
les communauté ethnique ou religieuse.
Il faut bien comprendre qu’il y a une nette relativité des lignes d’affrontements
idéologiques dans le tps : il est évident qu’être de gauche en 1948, n’est pas la m^
chose qu’être de gauche en 1958 ou en 2024.
La seule chose permanente, c’est le clivage qui joue un rôle important en
démocratie, puisque ce sont eux qui façonnent l’offre pol et permettent l’identification
des électeurs au jeu électorale.
Dans tous les systèmes pol ouvert, il y a une concurrence et elle s’établit à partir e
ligne idéologique qui répondent à des demandes de la société.
§2 La compétition électorale : mesure de l’organisation des parties
pol

De manière générale, l’idée de compétition électorale renvoie au mécanisme + ou


moins formalisé qui régissent les relations concurrentielles qu’entretiennent les
acteurs et les organisations pol en position de rivalité. C’est à la fois un terme de
sens commun très employé par les médias, mais c’est aussi une notion que l’on peut
rattacher aux travaux qui décrivent l’espace pol comme un cadre d’interaction sociale
régit par des dynamiques et de demande politique.
La compétition électorale doit être mise en parallèle avec celle du marché, en effet,
de la m^ façon que les firmes internationales sont en concurrence sur différents
segments de marché pour vendre leur produit aux consommateurs, les acteurs pol
sont décrits comme proposant des programmes alternatifs à des citoyens
consommateurs de ces programmes. Dans les démocratie représentative, la forme
de compétition la + commune et l’élection, l’élection fait l’objet de règles formelles de
mode de scrutin et de financement de la vie pol, qui déterminent l’éventail de
ressources et de possibilités offertes pour un scrutin donné.
La compétition pol, se joue ici comme une lutte pour les suffrages des citoyens car ils
sont les seuls consommateurs à permettre l’accès aux positions de power.
De manière + générale, on pourra considérer que la notion de compétition pol
recouvre aussi les autres modalités de rivalité pourvu que ces échanges aient une
finalité politique.

§3 L’organisation des parties pols et la p° des élites dirigeantes


Georges Burdeau nait en 1905 et décédé en 1988 est le principal constitutionnaliste
à avoir réceptionné et fait sienne les idées de Hobbes sur la nécessité de la
représentation en régime démocratique. Il exprime pour la 1 ère fois clairement cette
nécessité dans un ouvrage intitulé La démocratie, dans lequel il assimile purement et
simplement la démocratie au système représentatif, se pose donc la question de
savoir, comment son désigné les représentants par-delà la simple élection, pour cela
Georges Burdeau a pu s’appuyé sur 2 auteurs :
 David Hume qui a traversé le 18ème siècle et à pour la 1ère fois théorisé ce
qu’étaient les parties pol, dans 2 essais intitulés Of parties in general et dans
Of the parties of Great Britain.
Dans ces textes, on retrouve en science pol, une analyse de la nature des
parties pol et leur influence sur la société britannique de son époque.

 Benjamin Constant qui définit simplement les parties pol comme la réunion
d’homme qui professe la m^ idéologie politique.
Ainsi, dans La Démocratie, Georges Burdeau constate que ls partis pols sont des
entreprises dont l’objectif est la conquête du power par la mobilisation de soutien
électoraux. En démocratie, les parties concourent à la compétition électorale en
présentant des candidats.
La science pol oscille autour d’une def stricte des partis qui ne considère comme
tel que les organisation durables présente à l’échelon national ou local dont les
dirigeants ont la volonté délibéré d’exercer le power pol.
Pour Maurice Duverger, constitutionnaliste dont les travaux en science pol sont +
connus qu’en Droit constitutionnel. Les partis pols sont des lieux des
représentation pol et de sélection du personnel.

En tant qu’organisation regroupant des mbs aux statuts et engagements divers


(adhérents, sympathisant, élus), les partis pols sont aussi des espaces de
compétition interne voyant s’affronter des courants + ou moins structuré en vue de
prendre la direction du parti. (Les partis pol 1951)

Les partis sont variés à la fois dans leur formes et dans leur objectifs. Aussi, les
typologies des organisations partisanes sont nombreuses : Duverger a pu distinguer
par exemple « les partis de masse » et « les partis de classe. » Ainsi, les partis pol
concourent pleinement à déterminer la sélection pol qui correspond à l’ensemble des
conditions partisane, politique et sociale qui pèsent sur le recrutement du personnel
politique. La sélection pol se fait d’abord selon des dynamiques organisationnelles
qui rythme l’accès progressif au fonction dirigeant du parti. Accéder aux positions de
direction pols dans les systèmes démocratiques supposent souvent de passer par
plusieurs étapes qui dessinent un cursus pol.
Le schéma classique est de partir du militantisme locale à la base du partie jusqu’à la
conquête de positon nationale au parlement ou au gouvernement. Ces dynamiques
« ascendantes » de la base au sommet du parti sont tout à la fois complétées et
concurrencées par des trajectoires descendantes. Ainsi, les organisations politique
peuvent recruter leur personnel dirigeant au-delà de leur base militantes en
cherchant souvent des profils dont les capitaux sociaux diffèrent de la base militante.
En France par ex : de nombreux hauts fonctionnaires ont accéder à des positions de
power dans les principaux partis pol sans nécessairement avoir eu de parcours
militant. Ce mode alternatif se concrétise notamment par le phénomène du
« parachutage ». Lorsque des candidats sont investis par le partis dans une
circonscription électorale sans aucun passé militant ni ancrage dans le coin.

Ce qu’on entend en science pol par élite politique ce sont les personnes qui en
raison de la reconnaissance de leur valeurs occupent une position éminente au sein
d’un partis pol ou participe à une institution législative ou exécutive. Dans les
sociétés démocratiques, le mérite attesté par la réussite scolaire ou professionnel, et
constitue le procédé en vertu duquel se définit la …. Des élites.
En FR, les anciens élèves des grandes écoles, jouissent d’un prestige tout particulier
car incarne la méritocratie républicaine sélectionné par le talent, m^ si dans les faits,
leur recrutement par concours a largement reproduit jusqu’à auj, les inégalités éco et
sociales observés dans la société FR.
Les carrières qui s’ouvrent à eux dans la haute administration a conduit la formation
d’une noblesse d’Etat, représenté par les grands corps administratifs et constitue un
phénomène purement français. Aux Usa, c’est la réussite économique et sociale et
les ressources qu’elle engendre qui favorise la valorisation politique. En ALL, c’est
plutôt le parcours strictement universitaire sanctionné par l’obtention d’un diplôme de
doctorat qui ouvre les portes de la carrière.

Section 3 : Le libéralisme politique

En démocratie, la vie pol englobe l’ensemble des activités liés à la gestion des
affaires publiques, elle ne se limite donc pas aux élections et à la participation
civique, donc elle ne se limite pas non plus à l’arène politique.
Elle est largement influencée par l’activité des groupes d’intérêts, par les médias et
par les sondages. En ce sens, le libéralisme constitue u courant de pensée constitué
de sensibilité et de doctrine diverses dont l’objectif est de protéger les libertés
individuelles face aux abus du powers pol. Les libéraux préconisent en général la
limitation des powers de l’Etat, prône le pluralisme et la séparation des powers.
Le libéralisme pol puise dans la pensée anti-absolutiste des 16 et 18ème siècle à
raison des guerres de religion qui s’y sont déroulés.
John Locke et Montesquieu sont les premiers grands représentants du libéralisme
politique. De manière générale, les penseurs libéraux condamnent la concentration
de la puissance et prennent la défense des libertés civiles et politiques. Ils entendent
faire reposer l’Etat et le jeu démocratique sur un certain nb de principes et de lois.
Les penseurs libéraux condamnent toutes les formes de despotisme qu’il s’agit de
l’absolutisme monarchique ou des révolutions les plus zélés.

Le libéralisme contemporain s’appuie sur 5 grands principes :


- Le refus de la concentration du power au sein de l’Etat.
- La promotion des droits de la personne
- Le pluralisme
- La participation démocratique
- Le gouvernement représentatif.

§1 L’empirisme de John Locke


John Locke est né en 1632 et décédé en 1704 en ANG, il s’agit d’un philosophe et
médecin anglais considéré comme le + important auteur de la philosophie libérale.
Son « Essai sur l’entendement humain » publié en 1689 promeut l’empirisme
moderne et interroge les fondements de la connaissance humaine. Dans cet
ouvrage, John Locke soutient que l’esprit humain est une table rase à la naissance et
que toute les idées proviennent de l’expérience sensorielle et de la réflexion. Cette
perspective à profondément influencé la philosophie moderne et en particulier David
Hume et Jean Jacque Rousseau.
L’œuvre de John Locke a contribué à fonder l’idée que la légitimité pol repose sur le
consentement des gouvernés. Sa théorie du contrat social développé dans ses 2
« Traités du gouvernement civile » est indissociable de ses réflexions sur
l’entendement humain qui place la raison et l’expérience au cœur des décisions
politique. En insistant sur les droits naturels, comme les libertés et la propriété Locke
a influencé les démocratie moderne en justifiant la défense des droits individuels
comme un pilier de l’Etat. Cette pensée a directement inspiré les 2 textes
constitutionnels les plus important :
- La déclaration d’indépendance aux USA
- La DDHC (en FR.)

En séparant l’Etat et la société civile, il a permis de penser de nouveaux espaces où


les individus peuvent s’organiser, débattre et participer, sans être soumis directement
au contrôle du power.
Son empirisme à renforcé l’idée que la société progresse par l’éducation, la critique,
le dialogue, le développement d’une opinion publique éclairé et surtout l’expression
contradictoire des clivages politiques.

Locke a jeté les bases d’une conception libérale de la participation pol en soulignant
l’importance de l’égalité des individus dans la prise de décision collectives. Par son
rejet de l’absolutisme et de la concentration du power, il a légitimé la compétition
politique et la formation de partis pour représenter les citoyens et leurs idées en vue
de favoriser le développement des démocratie parlementaire.

§2 La transfiguration du libéralisme en liberté politique

La notion de liberté en droit alterne entre 2 significations :


- (Notion naturelle qui se situe dans le prolongement de la def de ce terme par
le courant libéral. Chaque homme étant présumé avoir reçu de la nature les
lumières nécessaires pour se conduire dispose d’un droit égal et
imprescriptible à vivre selon les choix qui lui sont propre.
Ce que l’on entend par liberté juridique, c’est donc le champ
d’autodétermination offert à une personne par l’ordre juridique auquel elle est
rattachée. La liberté juridique est donc un cadre non entravé de la liberté et
elle se conçoit comme la possibilité d’action ouverte dans un espace définit.
Par exemple, la liberté d’expression est à la fois une liberté de s’exprimer mais
aussi de ne pas s’exprimer.

- Une autre conception de la liberté consiste à l’appréhender sous l’angle de la


protection offerte par le droit. La perspective est cette fois renversée, puisqu’à
une vision de l’ind restreint de sa capacité par l’ordre juridique lui fait face une
acceptation de la liberté rassurée par l’existence de garde-fou mise en place
par l’ordre juridique et devant assuré une indépendance individuelle. Au lieu
de s’opposer, droits et libertés font corps puisque l’un est envisagé comme le
préalable obligatoire de l’autre.

La conclusion qui s’impose est de considérer que la notion de liberté juridique est
avant tout fonctionnelle puisque son appréhension juridique est différente selon les
acceptations. L’objet même d’une liberté impose de retenir, qu’elle est d’abord un
power d’autodétermination attribuée indifféremment et sans discrimination aux
individus.

§3 L’exemple typique de droit fondamentale des régimes


libéraux : la liberté d’expression

A) Le contenu de la liberté d’expression


1) Définition de la liberté d’expression
La définition du contenu de la liberté d’expression permet de déterminer les limites
qui lui sont apportés. D’un point de vue scientifique, la définition de la liberté
d’expression doit déterminer les éléments sur lesquelles doit s’appuyer la réflexion
portant sur les limites apportées à cette liberté par des règles de responsabilité.
D’un point de vue positif, une définition de la liberté d’expression doit permettre de
préciser l’étendue de son rayonnement. Ainsi définir la liberté d’expression
présuppose de la considérer comme un vecteur de progression de la connaissance
et de la démocratie. La liberté d’expression est parfois appréhendée par d’autres
désignation + spécifique, tel que la liberté d’information, la liberté de la presse, la
liberté de communication. Ces termes sont fréquemment employés dans les
langages juridiques et politiques de façon parfaitement officielle et solennelle.
Pourtant, chacune de ces libertés ne représente qu’une facette de la liberté
d’expression, la liberté de communication caractérise la dimension d’échange que
contient la liberté d’expression, mais elle comporte le défaut majeur de faire
intervenir une composante technique, puisque la communication désigne également
le contenant en + du contenu. La terminologie employée est donc ambivalente, dans
le même sens, la liberté de la presse renvoie au procédé technique d’impression de
la pensée et à la liberté d’expression du partie de ses bénéficiaires à savoir les
journalistes.
Quant à la liberté d’opinion, elle consiste en l’établissement d’un jugement ce qui ne
présage aucunement de son contenu et est donc infiniment moins vaste que ce dont
la liberté d’expression peut être porteur. Ainsi, font partie de la liberté d’expression :
l’expression d’une information, l’expression d’une opinion, l’expression d’une volonté
ou d’un sentiment. S’intéressé à la liberté d’expression en tant que tel suppose un
détachement par rapport au contenu en termes de valeur ou d’utilité sociale.
Beaucoup plus simplement, « exprimer » signifie l’action de dire et renvoi aussi à la
possibilité d’envoyer un message au monde extérieur.

2) Une liberté bornée par la responsabilité

La liberté d’expression est limitée par des règles de responsabilité qui obligent à ne
pas exprimer un contenu déterminé. La liberté d’expression est donc par principe
toujours à un stade intermédiaire entre le principe autorisant l’expression et une règle
l’interdisant.

Dans une première situation, une personne voit sa responsabilité engagée pour avoir
financé un journal de propagande électorale au mépris de la règlementation relative
au financement des campagnes politiques. En un sens, cette responsabilité a pour
conséquence de limiter la possibilité d’expression politique de l’organe de presse. En
effet, en dissuadant les tiers d’apporter des financements, la loi s’assure que le
journal ne pourra pas publier. Cet argumentaire reprend à son compte une
distinction : Celle entre liberté formelle et liberté réelle, systématisé par Raimond
Aron. Cette distinction a été formé à partir des pensées libérale et Marxiste. Marx
critique les libertés formelles des libéraux dont chaque être humain serait le titulaire
et que les états Bourgois proclament sans créer pour autant les conditions de leur
exercice nécessaire et véritable. Sa volonté est de mettre en adéquation, le but de
consécration des libertés formelles et les moyens effectifs de l’exercice réel. Mais,
dans la matière juridique, la liberté d’expression n’a jamais été comprise que comme
une liberté formelle. Ainsi, l’intégration de la liberté réelle conduirait à un éclatement
de cette problématique, car lorsque le droit tache de favoriser la liberté d’expression,
c’est dans des cadres très particuliers tel que le pluralisme politique, le financement
des partis, l’expression syndicale, la diversité éditoriale ou encore contre les
concentration de capital. Finalement, ces règles situées en amont de l’expression ne
concernent plus vraiment le contenu du message qui peut être communiqué. Toutes
ces raisons imposent d’exclure la liberté réel du champs juridique.
Dans une seconde situation, une personne détruit les locaux d’une entreprise au
motif que celle-ci symbolise à ses yeux une conception économique contre laquelle
elle entend lutter. Est-il alors sérieux de considérer que le droit civil ou le droit pénal
relève d’une limitation de la liberté d’expression du fait que le comportement de son
auteur est motivé par sa volonté d’envoyer un signe de protestation et de résistance
dans l’opinion publique ?
Il s’agirait pourtant bien de l’expression d’un geste politique. En effet, les modes
d’expression de la pensée ne peuvent se réduire à l’écrit et à la parole : le
comportement peut également contenir un sens à destination des tiers. Cependant,
dans cette seconde hypothèse, l’argument de l’assimilation du comportement à la
liberté d’expression est évidemment irrecevable.

En définitive, la liberté d’expression est la possibilité offerte à tous individus de


transmettre ou de ne pas transmettre un message et ceux quel que soit son contenu,
son opinion, son information et quel que soit sa forme d’expression par la voix d’un
langage conventionnel ou non conventionnel. L’ingérence dans cette liberté est
surtout représentée par une responsabilité civile ou pénale qui se caractérise par une
limitation de la libre détermination, par l’individu, d’un contenu et de sa libre
communication.

B) Les aspects historiques de la limitation de la liberté


d’expression

Dès que des moyens de diffusion massive ont vu le jour, la liberté d’expression a été
perçu comme une menace par les pouvoirs en place (religieux, politique,
économique, sociaux…) Sa maitrise à rapidement était comprise comme le gage du
maintien de l’ordre établit, le moyen juridique le + brutal pour assurer le contrôle de la
liberté d’expression et l’institution d’une censure, laquelle a connu un reflux qui s’est
concrétisé en FR à partir de la révolution.
1) Le reflux général de la censure
La censure peut être définit comme le droit, pour le gouvernement, d’exercer une
contrôle sur les publication… en dehors des tribunaux. Mais cette définition est
moderne, elle occulte la réalité historique. Ce fût d’abord l’institution religieuse qui
usa de ce mécanisme de réglementation de la parole, pensant ainsi contrôler les
âmes. Déjà, bien avant la Révolution française Gutenberg a conduit à ce que les
manuscrits soient si prisé dans les grandes foires (comme Venise) qu’ils se
rependaient sous des capes afin d’échapper à la surveillance étroite des censeurs de
l’Eglise qui les réprimaient avec virulence. A cette propagation artisanale du discours
l’invention et le développement du procédé typographique donnèrent une autre
dimension à la libre expression avec la parution de la Gazette qui véhiculait des
nouvelles plus ou moins vrai, mais qui échappait de fait à toute censure. La régularité
de la parution de ces gazettes les à transformé en journaux et a permis
l’établissement d’un lien entre les auteurs des journaux et le lectorat.
La monarchie ne tarda pas à placer sous son emprise les publications par
l’institutionnalisation d’une censure chargée de contrôler en France l’ensemble des
publications paraissant dans le royaume. Richelieu a généralisé le procédé de
censure en 729 tout en accordant en 731 le monopole de l’information à son ami
Renaudot, désormais titulaire du droit de faire imprimer et vendre, par qui bon lui
semble les gazettes nouvelles et les récits de tout ce qui s’est passé en dedans et en
dehors du royaume. Cette gazette de Renaudot devient l’organe officieux de Louis
XIII et de ses autorités. Le raffinement administratif en la matière à atteint son
paroxysme en 1742 avec la création d’un corp d’Etat des censeurs royaux. Mais à la
fin de l’ancien régime, la censure existait davantage en droit qu’en fait. L’étau se
desserra progressivement pour laisser place à une plus grande tolérance dont on
notoirement bénéficier, les personnes les plus éclairées. Dans les faits, les écrits
réprimés par le pouvoir de censure étaient publiés par les presses Belges ou
Hollandaises et revenait en France pour publication, dans des malles de diligences.
Quant à l’efficacité du mécanisme de censure, elle s’avéra parfaitement
contreproductive en incitant les sujets à prendre connaissance des publications
visées. Dès lors, c’est davantage le principe arbitraire de la censure royale qui
concentrait les critiques plutôt que son exercice effectif.

2) Le tournant de la Révolution française sur la liberté d’expression


La Révolution française de 1789 a ouvert une parenthèse pour la liberté de parole. Il
faut noter que de très nombreux révolutionnaires étaient des journalistes ou le
devinrent à cette occasion. Le 26/08/1789, la représentation nationale sous la plume
de la Roche Foucauld déclara que la libre communication des pensées et des
opinions et un des droits les plus précieux de l’homme et que tout citoyen peut donc
parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre des abus de cette liberté dans les
cas déterminés par la loi.
Autrement dit, la limitation à la liberté d’expression ne peut résulter que d’une loi de
responsabilité. S’en était fini du contrôle anticipatif mais pour quelques années
seulement. La Convention a rapidement proscrit tout journal contraire à l’esprit
révolutionnaire : les parutions royalistes puis girondines disparurent rapidement, ainsi
que leurs auteurs. Le Directoire, régime républicain très corrompu fit lui-même
preuve de mansuétude pendant quelques mois avant de revenir à des méthodes
réactionnaires, laissant au fur et à mesure des années une liberté de plus en plus
réduite à la presse. L’arrivée de Napoléon Bonaparte au pouvoir signifia la mise sous
tutelle de tous ceux qui pouvaient exprimer publiquement une information ou une ….
Sur la bonne ou mauvaise marche des affaires de la nation. Il est indiscutable que
son immense talent militaire fut mis au service d’un embrigadement de la pensée. La
censure connut alors un degré de raffinement et d’efficacité jusqu’alors jamais atteint
en France. Le consul chargea Fouché de réprimer les journaux. Le ministre de la
Police (Fouché) accomplit sa tâche avec le zèle qu’on lui connaît et alla jusqu’à faire
désigner un censeur dans chaque journal. Près de 20 ans plus tard, la Restauration
permis le vote d’une première loi libérale ardemment défendu par Benjamin
Constant. Dans le détail, 3 actes étaient promulgués :
- La loi du 17 mai 1819  Etablissait la responsabilité encourue par la voie de
la presse ou tout autre moyen de publication ; Son corolaire procédurale la loi
du 26 mai 1819, déterminait les règles relatives à la poursuite et au jugement
des crimes et délits définit dans la première loi ; Enfin, la loi du 9/06/1819
posait les règles de police de la presse.
Forgée dans la pensée libérale de Benjamin Constant cette loi libérale écarta la
censure et n’établit de restriction à la liberté d’expression que par la voie de la
responsabilité. Entre temps, diverses lois occultant la liberté d’expression se
succédèrent les unes aux autres coupés par de bref intermède de liberté. A partir
de la II République et du II Empire, Napoléon 3 s’est largement inspiré au pouvoir
des méthodes de son oncle. Il fallut attendre la III République pour que soit
définitivement déterminé un régime libérale de la liberté d’expression.

3) La loi du 29/07/1881

L’objectif 1er auquel les pères fondateurs de la loi du 29/07/1881 entendait parvenir
était de réaliser la liberté d’expression dans la continuité de la déclaration de 1789. Il
est du devoir de la république désormais en paix avec elle-même et forte de
l’expérience acquise de mettre de l’ordre dans ce chaos de la censure et de
redonner à la France une loi de la presse conforme à son principe. Qui dit peuple
souverain dit peuple libre, et les républicains de la III république ont bien insisté sur
le fait qu’étymologiquement « français » signifie homme libre. Or, il était devenu
évident que de toutes les libertés, la + nécessaire sera toujours la liberté
d’expression. A l’époque, la médiatisation de la pensée s’effectue encore
essentiellement grâce à la presse périodique et à l’édition d’ouvrage. La réalisation
concrète de la liberté d’expression exigeait donc la liberté de la presse. C’est ainsi
que l’on peut expliquer que cette loi mal nommée intitulé « loi sur la liberté de la
presse », concerne en réalité tous les modes d’expression oraux ou écrit pour vu
qu’ils soient publics. Cette loi consacre la disparition de la censure, de l’autorisation
préalable et du cautionnement. L’imprimerie et la librairie sont libre en vertu du 1 er
article de cette loi, tandis que l’article 5 ajoute que tous journal ou écrit périodique
peut être publié conformément à une simple déclaration, elle-même sommairement
régit à l’article 7.

Cette loi marque l’histoire de la république car elle tourne définitivement la page d’un
contrôle général du pouvoir politique sur le contenu de la presse. Par principe,
l’administration est dessaisie de toute compétence anticipée sur la divulgation des
informations, des opinions ou des œuvres.

4) L’emprise de la liberté d’expression audiovisuelle par une autorité de


régulation
Si les mécanismes du contrôle administratif de la liberté d’exception ont
exceptionnelles, une poussée moderniste favorise un regain d’emprise du droit
publique. La diversification de l’action publique est source de régulation ce qui
suscite la création d’entité démembrée de l’Etat dotées d’une véritable autonomie
juridique avec absence de tutelle administrative et existence d’un power décisionnel
qui serait justifié par une compétence technique. Selon les défenseurs de ces
instances, elles seraient capables de définir les conditions d’un juste équilibre entre
les intérêts sociaux de toute nature, intérêts publics compris. C’est ainsi que la
spécificité du média audiovisuel a fait éclore le CSA (Conseil supérieur de
l’audiovisuel publique) puis l’ARCOM. L’ARCOM pour autorité de régulation de la
communication audiovisuel et numérique, est une autorité publique indépendante
crée en 2022 par la fusion du CSA et d’HADOPI. L’ARCOM a pour mission principale
de réguler les contenus audiovisuels, radiophoniques et numériques, en veillant au
respect de la liberté d’expression et des droits des usagers. Elle agit en application
de txts législatifs dont le + important d’entre eux est la loi du 30/09/1986 relative à la
liberté de communication. L’ARCOM peut prendre des mesures contraignantes : Elle
peut ordonner le retrait de contenu illicite (incitation à la haine), sanctionner les
diffuseurs qui ne respectent pas leur obligations légales, et suspendre ou restreindre
l’accès à des sites internet en cas de manquement grave, après une mise en
demeure. Son pouvoir est donc important, encadré juridiquement et soumis à des
recours devant les juridictions compétentes.

Sur les chaines de télévision, l’ARCOM exercer un rôle de régulation qui le fait
communément désigner sous l’appellation « Gendarme de l’audiovisuel ». L’ARCOM
peut décider, tout d’abord de l’octroi et du renouvellement des autorisation de
diffusion, puisque c’est elle qui attribue des fréquences aux chaines de télévisions
diffusées sur la TNT et elle veille au respect de leur cahier des charges, notamment
en matière de programmation ; Elle contrôle leur contenu éditoriale puisque l’ARCOM
s’assure d’une protection contre les contenus haineux et en faveur de la pluralité des
opinions, notamment pendant les campagnes électorales où elle impose des règles
strictes sur l’attribution et le décompte des temps de parole des candidats et des
partis politique ; Enfin, l’ARCOM dispose de pouvoir de sanction qui prend la forme
de mises en demeure de sanctions financières et de suspensions ou retraits
d’autorisations.

C) La valeur de la liberté d’expression

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