MINISTÈRE DE LA SANTE
DIRECTION RÉGIONALE DE SANTE DARAA TAFILALET
ISPITS de Ouarzazate
Option : Radiologie Semestre: 3
Module : Techniques d’explorations du squelette axial
Mme ZAIT NAJAT
PLAN DE COURS
Institut ISPITS OUARZAZATE
Filière Techniques de santé
Option Radiologie
Intitulé du module Techniques d’explorations du squelette axial
Intitulé du cours Techniques d’explorations du rachis et thorax
Volume horaire 20H
Période du cours / semestre 3ème semestre
Cibles d’apprentissage
Compétence :
• Assurer la prise en charge d’un patient pour un examen radiologique
conventionnel, en respectant les règles de la bonne pratique et la chronologie des
étapes.
Schéma de cours
RADIOGRAPHIE DU RACHIS CERVICAL
1. RAPPEL ANATOMIQUE
2. TECHNIQUES RADIOGRAPHIQUES
2.1. INCIDENCES FONDAMENTALES
2.2. INCIDENCES COMPLEMENTAIRES
RADIOGRAPHIE DU RACHIS DORSAL
1. RAPPEL ANATOMIQUE
2. TECHNIQUES RADIOGRAPHIQUES
RADIOGRAPHIE DU RACHIS LOMBAIRE
1. RAPPEL ANATOMIQUE
2. TECHNIQUES RADIOGRAPHIQUES
RADIOGRAPHIE DE LA CHARNIERE LOMBOSACREE
1. INDICATIONS
2. INCIDENCE DE PROFIL
3. INCIDENCE DE FACE
RADIOGRAPHIE DU SACRUM
1. RAPPEL ANATOMIQUE
2. TECHNIQUES RADIOGRAPHIQUES
RADIOGRAPHIE DU COCCYX
1. RAPPEL ANATOMIQUE
2. TECHNIQUES RADIOGRAPHIQUES
RADIOGRAPHIE DE LA CAGE THORACIQUE
1. RADIOGRAPHIE DES COTES
2. RADIOGRAPHIE DU STERNUM
INTRODUCTION
• L’étude radiologique du rachis est assez difficile dans son exécution, aussi
bien dans la lecture des résultants, d’où le grand nombre d’incidences proposées.
• L’examen radiographique du rachis ne remplace pas, mais complète l’examen
clinique. Pour éviter une irradiation inutile, il ne doit être réalisé que lorsqu’il
fournit des renseignements utiles pour préciser le protocole.
• On distingue le bilan standard de base et les bilans complémentaires qui ne seront
réalisés que dans des indications précises.
• L’examen radiologique du rachis s’exécute en principe en décubitus dorsal chez les
traumatisés et en station verticale chez les rhumatoïdes.
INTRODUCTION
• L’examen est réalisé sous Potter. L’utilisation des localisateurs est conseillée pour
certains segments du rachis : C.C.O, [Link]-sacrée.
• Pour toute région, la distance focale doit être au minimum de 1m.
• Dans les cas délicats, on fera des incidences complémentaires. Il faut bien
reconnaitre que seul le scanner (TDM) ou IRM permettent d’objectiver les lésions
traumatiques discrètes ou d’analyser une mal formation complexe de la région
occipito-atloïdienne.
I. Rappel anatomique
• Le rachis ou la colonne vertébrale est l’axe osseux du corps humain. Il est
constitué de 34 vertèbres, de morphologie générale identique, elles se
différencient depuis le rachis cervical jusqu’au coccyx.
• La région cervicale est caractérisée par sa mobilité et ses rapports avec
l’étage postérieur de la base du crâne. Le R.C est constitué de 7 vertèbres ;
Les 2 premières ont une anatomie spéciale.
• La vertèbre cervicale type présente à décrire d’avant en arrière :
• Un corps quadrangulaire, dont les bords latéraux des palataux supérieurs
se recourbent en dehors et vers le haut pour former les « uncus» qui
s’articulent avec les surfaces homologues de la vertèbre sus-jacente
enformant l’articulation unco-vertébrale, importante en pathologie par ses
manifestations dégénératives (ostéophytes).
I. Rappel anatomique
• Un arc postérieur triangulaire.
• Deux volumineuses apophyses transverses qui comportent des
gouttières transversaires antérolatérales pour les racines
rachidiennes, et des trous verticaux livrant passage au pédicule
vertébrales.
• Deux apophyses articulaires massives présentant deux surfaces
articulaires supérieures et deux inferieures pour former les
articulations inter-apophysaires.
• Deux lames quadrilatères.
• Une apophyse épineuse, massive et bifide à sa partie postérieure.
• ATLAS : 1ére vertèbre cervicale, caractérisée par l’absence du corps vertébrale.
Elle est assez gracile et présente un arc antérieur et un arc postérieur.
Latéralement, des masses latérales et des apophyses transverses et à la partie
supérieure un système articulaire pour les condyles de l’occipital dont les surfaces
sont dirigées en haut et en dehors. A la partie inférieure, des surfaces articulaires
orientées en bas sont destinées à la surface analogue de l’axis.
• AXIS : comporte à la partie supérieure du corps vertébrale une apophyse
médiane : apophyse odontoïde avec une surface articulaire antérieure pour
l’atlas.
• C6 : présente habituellement une hypertrophie de la racine antérieure de
l’apophyse transverse, c’est le tubercule carotidien, palpable sous la peau.
• C7 : s’apparente déjà à la vertèbre dorsale type c’est la vertèbre proéminente ou
la vertèbre de transition.
II. Les Techniques radiologiques
• Un examen normal comporte 4 clichés : face, profil, O.A.D et O.A.G ou
O.P.D et O.P.G.
• L’étude radiologique des deux premières vertébrales cervicales
réclame une technique spéciale.
N.B : En urgence, la radiographie de profil est la plus importante.
1. Les incidences fondamentales : (radiographies standards)
• 1.1. L’incidence de profil :
Intérêt:
• Élémentaire et indispensable quelque soit le contexte traumatique ou rhumatologique.
Indication :
• Étude des éléments squelettiques du rachis cervical
• Traumatologie
• Douleurs cervicales
• étude de la courbure rachidienne
• hauteur des disques intervertébraux
• étude du diamètre antéro-postérieur du canal cervical
• recherche des ostéophytes
• Matériel :
• statif vertical/Potter
• format du film 18*24 ou 24*30 en long
• diaphragme
• Paramètres :
• D.F.P = 1m50 pour compenser l’agrandissement
et atténuer le flou géométrique.
• Constantes = 60-70 kv et 20 à 25 mAs
• Petit foyer
• Repère d’identification
• Position :
• Ablation de tout objet métallique (boucles d'oreille, épingles àcheveux…)
• patient (P) debout ou assis sur un tabouret
• tête légèrement défléchie afin d’éviter la superposition de lamandibule sur
le rachis cervical
• l’axe rachidien est parfaitement vertical
• le plan occlusal est horizontal
• (P) efface au maximum les épaules (poids) afin de dégager la CCbasse
• Centrage :
• R.D.H vise C4 à mi-hauteur entre l’angle de la mâchoire etl’épaule { 2
travers de doigts en avant de ligne des épineuses.
• Critères de réussite
• Superposition des angles de la mandibule
• Superposition des apophyses articulaires droites et gauches
• Absence de dédoublement des mûrs postérieurs
• Dégagement de tous les interlignes intervertébrale et
articulaire postérieure
• Dégagement impératif de C7
• Variantes :
v Profil en D.D : avec R.D.H (même centrage) pour les
polytraumatisés ou le traumatisme cervical grave
v Profil en D.L : avec R.D.V (chez les enfants)
• Résultats :
§ A la partie supérieure du R.C :
Ø Se profile l’axis dont le corps se prolonge verticalement par l’odontoïde situé
entre la coupe optique de l’arc antérieure de l’atlas et son arc postérieur
Ø Les structures latérales ne sont pas visibles.
§ Les 5 dernières vertèbres donnent une image facile à lire, constitué d’avant en
arrière par la colonne des corps vertébraux avec des espaces intervertébraux bien
ouverts. L’opacité des corps vertébraux est renforcée à sa parie moyenne par l’image
des apophyses transverses avec au centre une image plus claire : c’est la gouttière
transverse. Tout à fait en arrière se projettent les apophyses épineuses de longueur
très variable.
Ø L’apophyse de C1 est existante.
Ø L’apophyse de C7 est longue. Entre l’apophyse épineuse et le corps, se projettent
en superposition les pédicules droits et gauches, les apophyses articulaires et les
lames.
Incidence de profil du rachis cervical
Image normale de l’incidence de profil du rachis cervical
1.2. incidence de face : face en antéro-postérieur
• Indications :
• Etude statique et appréciation morphologique des 4 ou 5
dernières vertèbres cervicales
• Recherche de traumatisme, d’arthrose ou de déviation dans le
plan frontal
• Étude des éléments squelettiques du rachis cervical
• Douleurs cervicales (cervicalgies).
• Matériel :
• il est identique à celui du profil
• marquage du coté
• Petit foyer
• Diaphragmes latéraux
• Paramètre :
• DFP = 1 m 1 0 - 1m20
• Ctes : 25-30 mAs, 60-70 kv
• Position :
• patient (P) debout ou assis en antéropostérieur
• la tête est droite
• le menton est en légère déflexion
• Centrage :
• RD ascendant de 15°a 20° (pour enfiler au mieux les disques) vise
C4, centré sur le cartilage thyroïde (pomme d’Adam).
•
• Critère de réussite :
• Position médiane de la ligne des épineuses
• Position médiane de la trachée
• Position symétrique du maxillaire inférieur
• Bonne visibilité des disques intervertébraux de C3C4 à C7D1
• Variantes :
Incidence de Pélissier : AP
Ø Permet de voir le rachis cervical entier en effaçant la mandibule
v Même position que pour la face standard
v On demande au sujet d’ouvrir etde fermer régulièrement sa
bouche pendant la prise du cliché
Incidence en postéro/antérieur
v Debout ou en D.V (difficilement et rarement réalisées)
v R.D descendant centré sur la partie moyenne de la face
postérieure du cou
Incidence en D.D
v Indiqué chez les grands traumatisés
v R.D ascendant visant C4.
• Résultats :
§ La Colonne Cervicale de face apparait selon un bloc dense (homogène)
§ Les 2 ou 3 premières vertèbres sont masquées par la base du crâne
et l’ombre de la mandibule
§ Sur un bon cliché de la C.C, on voit fort bien :
Ø Les 5 dernières vertèbres cervicales par la projection des corps
vertébraux, des disques, des apophyses unciformes et des
apophyses épineuses
Ø Par contre, on ne peut distinguer aucun détail des images en
colonnes latérales des processus articulaires et des transverses.
Ø Les structures laryngo-pharygiennes, l’os hyoïde et le cartilage se
projettent en superposition avec le rachis cervical
Colonne cervicale en incidence
de Face.
1.3. Les incidences obliques : ¾ cervicales en antéro- postérieur :
OPD/OPG : (étude comparative)
•L’étude des trous de conjugaison de la C.C est la plus
intéressante du fait de renseignement qu’elle peut apporter au
diagnostic étiologique.
• Le pourtour de chaque T.G est constitué de :
v En haut : le pédicule de la vertèbre sus-jacent
v En avant : l’articulation unco-vertébrale
v En bas : le pédicule de la vertèbre sous-jacent
v En arrière : les apophyses articulaires et leurs interlignes inter-
apophysaires
• Indication :
• Traumatisme cervical
• Névralgie cervico-brachiale
• Recherche de lésions métastatiques
• Matériel :
• Identique à celui du profil du R.C
• Marquage du coté (repère) OPD ou OPG
• Paramètre :
• D.F.P = 1m50
• Ctes = 60 à 70 kv, 35 à 40 mAs
• N.B : il ne doit exister aucune rotation de la tête lors de l’acquisition
• Position :
• Patient (P) debout ou assis en antéro/postérieur en faisant un
angle de 45° avec le plan de l’examen
• La tête est droite et légèrement défléchie
• Centrage :
• R.D incliné de 20° vers le haut vise le R.C à la hauteur de la
pomme d’Adam (cartilage thyroïde)
• Critères de réussites :
• Dégagement des trous de conjugaison à tous les niveaux depuis C2
C3 jusqu’{ C7D1
• Variantes :
a. Obliques en postéro/antérieur debout ou en D.V :
• R.D incliné de 20° vers les pieds
b. Oblique en D.D avec R.D incliné de 20° vers la tête
c. Oblique en D.D strict : (traumatisme grave) :
• Position :
§ La tête est droite
§ La C.C est en rectitude
§ Les membres inferieurs sont tendus
§ Les membres supérieurs le long le corps
• Centrage :
§ R.D incliné de dehors en dedans de 35° et ascendant de 20°
(flou de paralaxe)
• Identification des T.G :
Ø O.P.D : on voit les T.G gauches
Ø O.P.G : on voit les T.G droites
Ø O.A.D : on voit les T.G droites
Ø O.A.G : on voit les T.G gauches
• Résultats:
• Sur un bon cliché, les T.G sont larges et non déformés, il n’y a pas
de superposition des articulations inter-apophysaire, ni de
tubercules transversaires. Il est possible d’étudier sur l’image en ¾ :
§ La lame vertébrale du coté homolatérale, vue en coupe optique
§ Les pédicules du coté à radiographier qui sont bien étalés
§ Les pédicules du coté opposé en coupe optique ainsi que le corps vertébral vu
en oblique
•Cette incidence dégage les T.G et les lames. Une fracture articulaire
peut n’être visible que sur cette incidence. Tout processus
dégénératifs qui survient au niveau de la C.C peut entrainer la
formation d’ostéophytes entre des corps vertébraux, parfois à
l’origine d’une compression nerveuse. Cette incidence dégage bien les
T.G et permet de voir ces ostéophytes.
Incidence oblique antéropostérieur gauche du rachis cervical
Image normale de l’incidence oblique antéropostérieur gauche du rachis
cervical
2. Les incidences complémentaires :
2.1. L’incidence de la C.C.O (charnière cervico-occipitale)
• Indication :
§ traumatisme cervical
§ suspicion de malformation
§ cou court
§ torticolis
§ scoliose…
• A. incidence de face (bouche ouverte)
• Matériel :
§ statif vertical/Potter
§ petit foyer
§ format du film 18*24 ou 24*30 sur 2
§ marquage du coté (repère) droit ou gauche
• Position :
§ (P) assis ou debout en antéropostérieur
§ La tête est légèrement fléchie afin d’amener le plan mastoidien-rebord
alvéolaire du maxillaire supérieur { l’horizontal
§ La bouche est grande ouverte pour libérer C1 et C2 et voir mêmeC3 de la
superposition de la mandibule
§ L’ouverture de la bouche peut être maintenue par un bouchonde liège
• Centrage :
• R.D.H médian centré aux ras des incisives supérieures
• Critères de réussites :
§ L’axe sagittal médian passe par le milieu de l’odontoïde et del’épine de l’axis
§ Superposition du bord inferieur des incisives supérieures et dubord inférieur de
l’occipital
• Variantes :
Ø Incidence en D.D :
§ Indiquée chez les traumatisés
§ R.D.V même point de centrage
• Résultat :
• souvent l’articulation atloido-axoidienne est vue en forme d’un X très allongé
• au milieu de l’image radiologique l’odontoïde est bien posé sur lecorps de C2
• de part et d’autre de l’odontoïde les images trapézoïdales des masses latérales de
l’atlas doivent être approximativement symétriques
• souvent l’image de l’arc postérieur de l’Atlas apparait en forme de barre horizontale
dont on ne peut pas lire les détails.
• Toute asymétrie de l’image de papillon doit faire craindre une fracture ou une sub-luxation
de C1 sur C2.
Incidence de face de la charnière cervico-occipitale
Image normale de l’incidence de face de la charnière cervico-occipitale
Condyle occipital
C1 masse latérale
C1 apophysetransverse
Apophyse odontoïde
Apophyse articulairede C2
Arcade dentaire
B. Incidence de profil de la CCO
Intérêt :
§ Recherche de traumatisme ou de luxation
§ Appréciation morphologique de l’odontoïde et C1
§ Mesure de la distance séparant l’odontoïde et l’arc antérieur de
l’Atlas
• Matériel :
§ Identique à celui utilisé dans l’incidence de face de la CCO
• Paramètre :
§ D.F.P = 1m50 afin de compenser l’agrandissement et d’atténuer le
flou géométrique
• Position :
§ (P) assis de profil strict comme pour le profil d’ensemble du R.C
• Centrage :
§ R.D.H centré en arrière de l’angle de la mâchoire à 2 travers de doigts en avant
de la ligne des épineuses
• Critères de réussite :
§ Bonne visualisation de la C.C.O de profil
• Résultat :
§ L’examen montre :
Ø L’étage postérieur du crane
Ø Le trou occipital en arrière
Ø La lame basilaire en avant
Ø C1 et C2 notamment l’apophyse odontoïde
Ø La ligne de Chamberlain qui relie le toit du palais osseux aubord postérieur
du trou occipital de sa partie médiane
Ø La ligne de Theibaut tangente à la lame basilaire et passe enarrière de
l’apophyse odontoïde
C.C.O de profil et de face
• 2-2. Les incidences de Dorland
• Intérêt :
§ Etude du massif articulaire de l’arc postérieur après traumatisme
a. Incidence bilatérale :
• Paramètre :
• D.F.P = 1m à 1m20
• Position :
§ (P) en D.D
§ Épaules bien à plat
§ Tête en hyperextention en absence de traumatisme cervical sévère sinon tête droite
Centrage :
§ R.D descendant de 20° a 25°, centré sur le cartilage thyroïde
• Critère de réussite :
• Les interlignes interarticulaires bien enfilées en effaçant lescorps vertébraux
• Bon dégagement bilatéral des apophyses articulaires
• Variantes :
v incidence en procubitus avec R.D ascendant de 20° a 25
v incidence debout en postéro/antérieur, R.D ascendant
Incidence Dorland bilatérale et image normale
[Link] unilatéral
• Matériel :
§ le même que précédemment
• Position :
§ (P) en D.D
§ Épaule bien à plat
§ Rotation de la tête et du cou de 45° a 50° vers le coté opposé acelui à
radiographier pour visualiser de C2 a C7
• Centrage :
§ R.D descendant de 35° visant la partie moyenne de la facelatérale du cou
• Critères de réussite :
§ Bon dégagement des massifs articulaires
1. Interligne articulaire
interapophysaire
2. Massif
articulaire
3. Processusépineux
Incidence Dorland unilatérale et Image normale
• 2-3. Epreuves dynamiques de profil
• Indication :
§ Recherche d’une rigidité, d’une désharmonie ou d’une instabilité au niveau du R.C
• Identifier une instabilité ligamentaire ou articulaire, souvent invisible sur les clichés standards en
position neutre.
• Détecter des subluxations (déplacements partiels des vertèbres) ou des luxations complètes lors des
mouvements de flexion, d’extension ou de rotation.
• Pathologies fréquentes concernées :Instabilité post-traumatique (fractures-luxations).
• Instabilité dégénérative liée à l'arthrose cervicale ou à une destruction ligamentaire.
3 clichés sont réalisés de profil strict :
• Matériel :
§ Identique que pour le profil d’ensemble du R.C
• Position :
vPosition neutre : (indifférente, statique, au repos…) c’est la position initiale du profil
d’ensemble du rachis cervical.
vPosition en hyper flexion : dans la même position initiale que pour le profil d’ensemble, mais
le (P) fléchit son R.C aumaximum, sans aide et sans dépasser le seuil douloureux.
vPosition en hyper extension : même manœuvre en extension sans modifier le centrage.
• Centrage
• R.D.H vise C4
• Critères de réussites :
§ Identique au profil d’ensemble
• N.B : ces manœuvres doivent être réalisé avec précautions sur un patient conscient,
en présence d’un médecin, en absence de contre indication neurologique.
• Un délai de 10 à 15 jours par rapport au traumatisme est, habituellement, à
respecter.
Epreuves dynamiques du
rachis cervical
Images normales des épreuves dynamiques du rachiscervical
RACHIS DORSAL
Rappel anatomique
• Le rachis dorsal est une courbure primaire, assez rigide avec
des mobilités plus importantes en inclinaison. Il comporte un
assemblage de 12 vertèbres. La courbure de cette portion
vertébrale s’appelle la cyphose, elle est enroulée vers l’avant.
Quelques repères anatomiques :
§ D2 : Bord supérieur du manubrium sternal
§ D8 : Ligne bi-mammelonaire
§ D9-D10 : Appendice xiphoïde
INCIDENCES FONDAMENTALES
• Face et Profil
Indications :
Traumatologie, dorsalgies
Étapes preparatoire :
Interrogatoire, examen clinique, dossier radiologique antérieur
Matériels :
Cassette, diaphragme , Au Potter
DFP : 1m
Anatomie radiologique
1 : Corps vertébral
2: Pédicule Gauche
3: Apophyse épineuse
4: Apophyse transverse
INCIDENCES FONDAMENTALES
• Incidence de profil:
§ Le patient est positionné en rectitude de profil ( de préférence debout)
§ Au contact droit ou gauche contre le plan d’examen
§ Epaule et bassin contre le plan
§ Les talons sont joints
§ Le plan sagittal médian est parallèle par rapport
au plan de l’examen
§ Les bras sont croises en avant
RAYON DIRECTEUR
Il est horizontal Il est centré sur la ligne
bi-mamelonnaire et sur la ligne axillaire moyenne ou légèrement
en arrière : D8
• VARIANTES
• Décubitus latéral droit ou gauche : pour avoir le rachis en rectitude, on doit
mettre un oreiller sous la tête, une cale sous le creux du flanc et un coussin entre
les genoux.
• Décubitus, avec un rayon directeur horizontal.
CRITERES DE REUSSITE
• On doit voir 12 dorsales, de C7 à L1
• Les murs postérieurs doivent être superposés pour être sur que le patient est de
profil strict
• Les disques doivent être bien enfilés
• ANATOMIE RADIOLOGIQUE
1– Corps vertébral
2– Pédicule gauche
3– Apophyse épineuse
4– Apophyse transverse et articulation costo-
transversaire
5– [Link]
6– Trou de conjugaison
Image normale
• Incidence de face:
• Le patient est en position debout, positionné en
rectitude de face.
• En antéro-postérieur.
• Le dos contre le plan.
• Il doit être déchaussé (pieds nus) et les talons
contre le plan .
• Le plan sagittal médian est perpendiculaire au plan
de l’examen.
RAYON DIRECTEUR
• Il est centré au milieu de la ligne bi- mamelonnaire :
D8
• VARIANTE:
-Décubitus dorsal, avec un rayon directeur vertical.
CRITERES DE REUSSITE
-On doit voir les 12 vertèbres
-Les apophyses épineuses doivent être sur une même ligne
-Les interlignes doivent être enfilées
Image normale