Équations et inéquations du second degré
Équations et inéquations du second degré
−(−7)−√25 −(−7)+√25
𝑥1 = et 𝑥2 =
2𝑋2 2𝑋2
1 1
𝑥1 = 2 et 𝑥2 = 3 : Donc 𝑆ℝ = {2 ; 3}
EXERCICES D’APPLICATIONS
Résoudre dans ℝ les équations (𝐸2 ): 7x² + 8x = 0 ; (𝐸2 ) ∶ x²-(1+√3)x +√3 = 0
−𝑏−√∆ −𝑏+√∆
Si ∆ > 0 alors P admet deux zéros distincts : 𝑥1 = 2𝑎
et 𝑥2 = 2𝑎
. Ainsi le signe de P est
donné par le tableau dessous :
X −∞ x1 x2
P(x) Signe de a Signe de – a Signe de a
1
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−𝑏
Si ∆ =0 alors p admet un zéro double x0 = 2𝑎 , ainsi le signe de P est donner par le tableau si
dessous :
X −∞ x0
P(x) Signe de –a Signe de a
Si ∆ < 0 alors P n’admet pas zéro, ainsi le signe de P est donné par tableau si dessous :
X −∞
P(x) Signe de a
EXEMPLES
5 8
Résoudre dans R l’inéquation (I1) : 4x² − 𝑥 - 𝑥 ≥ 0
6 5
Résolution
5 8
(I1) : 4x² − 6 𝑥 - 5 𝑥 ≥ 0
5 8
Soit P(x) = 4x² − 6 𝑥 - 5
∆ = b² − 4ac
6 8 36 128 676
∆ = (- 5 )² −4x4x(- 5 ) = 25 + 5 = 25
∆ > 0 alors P (x) admet deux zéros distincts :
−𝑏+√∆ −𝑏−√∆
𝑥1 = et 𝑥2 =
2𝑎 2𝑎
6 676 6 676
−(− )+√ −(− )−√
5 25 5 25
𝑥1 = 2∗4
et 𝑥2 = 2∗4
1 4
𝑥1 = - 2 et 𝑥2 = 5
Signe de P (x)
1 4
X −∞ −5 +∞
5
P(x) + − +
1 4
𝑆ℝ =] - ∞ ;− 2
] ∪ [5 + ∞[
EXERCICED’APPLICATION
2
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4) (𝑥 2 − 4)(−x + 2)(−x 2 − 9) = 0
5) −3𝑥 2 + 𝑥 − 7 = 9 − 2𝑥
a
b
1
c
−2
d
10
9
𝑓
A
B
Exemple
Les ensembles de définition des fonctions suivante
𝑓: 𝐼𝑅 → 𝐼𝑅 𝑔: 𝐼𝑅 → 𝐼𝑅 et h : 𝐼𝑅 → 𝐼𝑅
1
𝑥 → 𝑥² 𝑥→𝑋 𝑡 → √𝑡
3
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Sont respectivement
𝐷𝑓 = ℝ 𝐷𝑔 = ℝ∗ 𝐷ℎ = ℝ+ +
Pour déterminer l’ensemble de définition d’une fonction, nous pouvons suivre les étapes suivantes :
Remarque ;
𝑓: 𝐼𝑅 → 𝐼𝑅 𝑓: ]2; +∞[→ 𝐼𝑅 𝑓: 𝐼𝑅 → 𝐼𝑅 𝑓: 𝐼𝑅 →
𝐼𝑅
3 𝑥−3 𝑥 2 −5𝑥−8
𝑥 → 𝑥3 + 𝑥 −5 𝑥 → −2𝑥 2 + 3 𝑥→ 𝑥→
2 𝑥−1 𝑥 2−4
Et, 𝑓: 𝐼𝑅 → 𝐼𝑅
𝑥 → √𝑥 − 5
Exercice d’application
Déterminer les ensembles de définition des fonctions définies dans IR vers IR par :
1 𝑥 −1 𝑥 −1
1) p(x) = x²+ 2x+3 ; 2) h (𝑥) = 𝑥−1
; 3) g(𝑥) = √𝑥 − 5 ; 4) ℎ(𝑥) = et 5) (𝑥) = √𝑥 + 1 .
√𝑥 −5
Définition
Soit f une fonction IR vers IR d’ensemble de définition 𝐷𝑓. On dit que la fonction 𝑓est paire si :
Exemple
𝑥 2+1
Soit 𝑓 la fonction de ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par 𝑓 (𝑥) = 𝑥2
. Démontrer que 𝑓 est une fonction paire.
4
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Exercice d’application
Soit 𝑓 la fonction de vers IR vers IR définies par 𝑓 (𝑥) = 1 + 𝑥 2 . Démontrer que 𝑓 est une fonction
paire.
Remarque
Dans le plan repère orthogonal (O, I, J), une fonction est paire si et seulement si l’axe des ordonnées
est un axe de symétrie de sa courbe représentative.
2. Fonctions impaires
Définition
Soit f une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓. On dit que la fonction 𝑓 est impaire si :
Exemple
1
Soit la fonction f de IR vers IR définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥3
. Démontrons que f est une fonction impaire.
Remarque : Dans le plan muni d’un repère orthogonal (O, I, J), une fonction est impaire si et
seulement si l’origine du repère est le centre de symétrie de sa courbe représentative.
Exercice d’application
Soit f une fonction de IR vers IR définie par (𝑥) = 𝑥 3 . Démontrer que f est impaire.
Méthode :
Le plan est muni du repère orthogonal (O, I, J). (𝐶𝑓 ) est la représentation graphique d’une fonction 𝑓
de IR vers IR. Pour montrer que la droite (𝐷) d’équation 𝑥 = 𝑎 est un axe de symétrie de (𝐶𝑓 ) on
peut procéder comme suit :
On vérifie ensuite que : pour tout nombre réel 𝑥 tel que 𝑎 + 𝑥 ∈ 𝐷𝑓, 𝑓 (𝑎 + 𝑥) −
𝑓 (𝑎 − 𝑥) = 0
Exemple :
Le plan est muni du repère orthonormé (O, I, J). On considère la fonction polynôme 𝑓 de IR vers IR
définie par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥 2 − 4𝑥 + 7. On désigne par (𝐶𝑓 ) sa présentation graphique. Montrer que la
droite (𝐷) d’équation 𝑥 = 2 est un axe de symétrie de (𝐶𝑓).
5
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Exercice d’application
2. Centre de symétrique
Méthode
Le plan est muni du repère (O, I, J). (𝐶𝑓 ) est la représentation graphique d’une fonction 𝑓 𝐼𝑅 vers IR.
Pour montrer que le point Ω(𝑎; 𝑏) est une centre symétrie de (𝐶𝑓 ) on peut proceder comme suit :
Exemple
Le plan est muni du repère orthonormé (O, I, J). On considère la fonction rationnelle 𝑓 de IR vers IR
3𝑥
définie par : 𝑓 (𝑥) = . On désigne par (𝐶𝑓 ) sa représentation graphique. Montrer que le point
𝑥−2
Ω(2; 3) est un centre de symétrie de (𝐶𝑓 )
Exercice d’application
1
On considère la fonction 𝑓 IR vers IR par : 𝑓(𝑥) = de représentation graphique (𝐶𝑓 ). Montrer
𝑥−1
que le point Ω(1; 0) est un centre de symétrie de (𝐶𝑓 ).
ENSEMBLE DE DEFINITION
Exercice 1
Déterminer les ensembles se définitions
Des fonction
𝑥 𝑥 3+2𝑥+1
1- 𝑓 (𝑥) = 2 ; 4- 𝑔(𝑥) = 𝑥²−1
𝑥+1
2- ℎ(𝑥) = 𝑥 2+1
; 5- 𝑖 (𝑥) = 7√3 − 2𝑥
√2−𝑥 𝑥+1
3- 𝑗(𝑥) = 𝑥+4
; ; 6- 𝑘 (𝑥) = √𝑥−2
PARITE DE FONCTIONS
Exercice2
𝑥 2+1
1- 𝑓 (𝑥) = 𝑥 2 − 3 ; 4- 𝑓 (𝑥) = 𝑥2
6
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3- 𝑓 (𝑥) = 5𝑥 3 − 𝑥 ; 6- 𝑓 (𝑥) = 𝑥 6 + 2𝑥 2 − 1
EXERCICE3
On considère la fonction 𝑓 définie par :
𝑓:ℝ →ℝ
𝑥 ⟼ 5𝑥 2 − (𝑎 + 1)𝑥 + 3.
Déterminer le nombre réel a pour que 𝑓 soit paire.
ELEMENTS DE SYMETRIE
Exercice 4
Démontrer que la représentation graphique (𝐶𝑓) de 𝑓 admet comme axe de symétrie la droite(∆)
d’équation : 𝑥 = 1
Exercice 5
𝑥 2+6𝑥+2
𝑓 (𝑥) = 2𝑥 2+12𝑥+9
Exercice 6
−2𝑥 2+3𝑥+2
𝑔(𝑥) = 𝑥 2−2𝑥−3
Démontrer que le point A(1; −2) est un centre symétrie a la courbe représentative(𝐶𝑓 )𝑑𝑒 𝑔.
7
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Exercice 7
1 +∞; 𝑠𝑖 𝑛 𝑝𝑎𝑖𝑟 1
lim = { ; lim = +∞ ;
𝑥→𝑎 (𝑥−𝑎)𝑛 −∞; 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟 𝑥→𝑎 (𝑥−𝑎)𝑛
< >
2. Calcule de limites
a. Limites à l’infini (+∞ 𝒐𝒖 − ∞) d’une fonction polynôme et rationnelle
Propriété
Exemple
8
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Exercice d’application
𝑥+1 𝑥 2+1
𝑓 (𝑥) = 2𝑥 3 + 𝑥² − 3 ; 𝑔(𝑥) = 1 − 2𝑥² ; ℎ(𝑥) = 𝑥−1
; 𝑖 (𝑥) = 𝑥+5
𝑎 𝑒𝑡 𝑙 sont des nombre réels, 𝑓une fonction de IR vers IR d’ensemble de définition 𝐷𝑓.
b) Propriété
𝑎 et 𝑙 sont nombres, 𝑓 une fonction définie sur un intervalle ouvert centré en 𝑎, sauf
éventuellement en 𝑎.
Exemple
3𝑥−1
1- On donne la fonction 𝑓 de IR vers IR par : 𝑓 (𝑥) = −2𝑥+5 .
5
Calculer la limite de 𝑓 à gauche en 2
5
Calculer la limite de f à droite en 2
𝑥²−9
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ∈ ] − ∞ ; 3[ , 𝑓(𝑥) =
{ 𝑥−3
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ∈ ]3; +∞[ , 𝑓 (𝑥) = −4𝑥 + 18
Exercice d’application
9
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𝑥 2−𝑥 + 1
Soit la fonction g définie par ∀𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑔 (𝑥) = −𝑥+3
Si lim 𝑓 (𝑥) = ℓ ℓ ℓ +∞ −∞ +∞
𝑥→𝑥0
Et si lim 𝑔(𝑥) = ℓ′ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
𝑥→𝑥0
𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 lim 𝑓(𝑥) = ℓ+ℓ′ +∞ −∞ +∞ −∞ 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑖𝑛𝑑é𝑡𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛é (𝐹. 𝐼)
𝑥→𝑥0
Exemple :
lim 𝑥² = +∞
𝑥→+∞
1 − lim (𝑥 2 + √𝑥) = +∞ 𝑐𝑎𝑟 {
𝑥→+∞ lim √𝑥 = +∞
𝑥→+∞
1
lim 𝑥 = −∞
𝑥→0
1 <
2 − lim (𝑥 + √𝑥) = −∞ 𝑐𝑎𝑟 {
𝑥→0 lim √𝑥 = 0
< 𝑥→0
<
b. Limites d’un produit
Si lim 𝑓 (𝑥) = ℓ ℓ ℓ ℓ ℓ +∞ +∞ −∞ 0
𝑥→𝑥0
ℓ<0 ℓ>0 ℓ<0
ℓ>0
Et si lim 𝑔(𝑥) = ℓ′ +∞ +∞ −∞ −∞ +∞ −∞ −∞ +∞ 𝑜𝑢
𝑥→𝑥0
−∞
𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 lim 𝑓 (𝑥) ℓℓ′ +∞ −∞ −∞ +∞ +∞ −∞ +∞ 𝐹. 𝐼
𝑥→𝑥0
=
Exemple :
lim 𝑥 = +∞
𝑥→+∞
1− lim 𝑥√𝑥 = +∞ 𝑐𝑎𝑟 {
𝑥→+∞ lim √𝑥 = +∞
𝑥→+∞
lim −𝑥 3 = −∞
1 𝑥→+∞
2 − lim −𝑥 3 (𝑥 − √𝑥) = +∞ 𝑐𝑎𝑟 { 1
𝑥→+∞ lim − √𝑥 = −∞
𝑥→+∞ 𝑥
10
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Si lim 𝑓 (𝑥) = ℓ ℓ ℓ +∞ +∞ −∞ −∞ 0 +∞ 𝑜𝑢 − ∞
𝑥→𝑥0
Et si lim 𝑔(𝑥) = ℓ′ +∞ −∞ ℓ′ ℓ′ ℓ′ ℓ′ 0 +∞ 𝑜𝑢 − ∞
𝑥→𝑥0 ′
ℓ ≠0 ℓ′ > 0 ℓ′ < 0 ℓ′ > 0 ℓ′ < 0
𝑓 (𝑥) ℓ 0 0 +∞ −∞ −∞ +∞ 𝐹. 𝐼
𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 lim
𝑥→𝑥0 𝑔(𝑥) ℓ′
=
Exemple
lim 𝑥² = +∞ 𝑥²
𝑥→−∞
} 𝑑𝑜𝑛𝑐 lim = +∞
lim 2 = 2 𝑥→−∞ 2
𝑥→−∞
Exemple Résolution
Calculons la limite : lim (𝑥 − √𝑥) = +∞ − (+∞) = 𝐹𝐼
𝑥→+∞
lim (𝑥 − √𝑥) lim √𝑥 = +∞
𝑥→+∞
𝑥→+∞
lim (𝑥 − √𝑥) = lim √𝑥 (√𝑥 − 1) = +∞ 𝑐𝑎𝑟 {
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ lim √𝑥 − 1 = +∞
𝑥→+∞
Exercice d’application
𝑥 2−3𝑥+2
Calculer la limite : lim
𝑥→1 𝑥−1
lim 2 = 2
𝑥→+∞
lim √𝑥 − 1 − √𝑥 − 1 = 0 𝑐𝑎𝑟 { 1
𝑥→+∞ lim =0
𝑥→+∞ √𝑥+1+√𝑥−1
11
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Exercice d’application
Exemple
𝑥−2√𝑥+3
Calculer la limite : lim
𝑥→+∞ 3𝑥
Résolution
2
𝑥 − 2√𝑥 + 3 (√𝑥) + √𝑥 + 3
lim = lim
𝑥→+∞ 3𝑥 𝑥→+∞ 3(√𝑥)²
𝑃osons 𝑋 = √𝑥 ; 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑥 → +∞ ; 𝑋 → +∞
𝑥−2√𝑥+3 𝑋²−2𝑋+3 1
lim = lim =
𝑥→+∞ 3𝑥 𝑥→+∞ 3𝑋² 3
−3𝑥+√𝑥+2
Exercice d’application : calculer la limite : lim 𝑥−4
𝑥→+∞
Exemple
Calculer la limite :
√𝑥+1−1
lim 𝑥
𝑥→0
Résolution
Avec 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 1 on a :
√𝑥+1−1 𝑓(𝑥)−𝑓(0)
lim 𝑥
= lim 𝑥−0
= 𝑓′(0)
𝑥→0 𝑥→0
1 1
Or 𝑓 ′ (𝑥) = 2√𝑥+1
𝑑′ 𝑜𝑢 𝑓 ′ (0) = 2
√𝒙+𝟏−𝟏 1
𝐷𝑜𝑛𝑐 𝐥𝐢𝐦 𝒙
=2
𝒙→𝟎
√3𝑥−5−1
Exercice d’application Calculer la limite suivante : lim
𝑥→2 𝑥−2
5. Notion de de continuité
a. Continuité d’une fonction en 𝒂
Soit 𝑓 une fonction numérique de variable réelle et (𝐶𝑓) sa représentation graphique dans le plan
muni d’un repère orthogonal (O,I,J).
b. Propriété
12
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Exercice d’application
c. Autre propriété
Toute fonction qui est somme, produit ou quotient de fonctions élémentaires est continue en tout
élément de son ensemble de définition.
Les fonctions numériques de variables réelles suivantes sont continues en tout élément de leurs
ensembles de définition :
Exemple
1
𝑥 ⟼ 𝑎𝑥 + 𝑏, 𝑎 ∈ 𝐼𝑅, 𝑏 ∈ 𝐼𝑅 ; 𝑥 ⟼ 𝑥 𝑛 , 𝑛 ∈ 𝐼𝑁 ∗ ; 𝑥 ⟼ √𝑥 𝑒𝑡 𝑥 ⟼
𝑥
Définition-propriété
𝑓 est une fonction de IR vers IR d’ensemble de définition 𝐷𝑓, 𝑎 et 𝑙 deux nombres réels.
Exercice d’application
𝑥(1−𝑥)
Soit une fonction de IR vers IR définie par 𝑓 (𝑥) = 𝑥−1 . Justifier que 𝑓 est prolongeable par
continuté en 1 et expliciter le prolongement par continuité de 𝑓 en 1.
Soit 𝑓 une fonction de IR vers IR définie sur un intervalle 𝐼 𝑑𝑒 ℝ. 𝑓 est continue sur l’intervalle 𝐼 si et
seulement si 𝑓 est continue en tout élément de 𝐼.
Exemple
13
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Dans ce paragraphe, 𝑓 est une fonction numérique de variable réelle et (𝐶𝑓) est sa représentation
graphique dans le plan muni d’un repère (O,I,J), 𝑎, 𝑏, et ℓ sont des nombre réels.
a. Asymptotes
i. Asymptote verticale
Exemple
1
Soit 𝑓 la fonction rationnelle de IR vers IR définie par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥−1
. Calculons lim 𝑓 (𝑥) et
𝑥→1
<
interprétons le résultat.
Résolution
Exercice d’application
𝑥−2
Soit 𝑓 la fonction rationnelle de IR vers définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥+2
lim 𝑓(𝑥) = 𝑏
𝑆𝑖 {𝑥→−∞ alors (𝐶𝑓 ) admet une asymptote horizontale, d’équation : 𝒚 = 𝒃
lim 𝑓(𝑥) = 𝑏
𝑥→+∞
2𝑥
Exemple : soit 𝑓 la fonction rationnelle IR vers IR définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥+1
Résolution
2𝑥
Lim 𝑓(𝑥) = Lim
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥+1
= Lim 2 = 2
𝑥→+∞
Lim 𝑓(𝑥) = 2 𝑑𝑜𝑛𝑐 (𝐶𝑓 ) admet une asymptote horizontale, la droite de l’équation 𝑦 = 2.
𝑥→+∞
14
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Exercice d’application
𝑥−2
Soit 𝑓 une fonction rationnelle de ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par 𝑓 (𝑥) = . Calculer Lim 𝑓(𝑥) et
𝑥+2 𝑥→+∞
interpréter le résultat.
La droite (𝐷) d’équation 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑎 ≠ 0 est une asymptote oblique à la courbe (𝐶𝑓 ) d’une fonction 𝑓
en +∞ (𝑜𝑢 𝑒𝑛 − ∞) si et seulement si Lim [ 𝑓 (𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏)] = 0 𝑜𝑢 Lim [ 𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏)] = 0
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
y y=ax+b
(𝐷)
(𝐶𝑓)
Exercice d’application
𝑥 2−3𝑥+1
Soit 𝑓 une fonction de ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥+2
Remarque
Interpréter graphiquement des résultats de calculs de limites d’une fonction revient à préciser
l’existence d’éventuelles d’asymptotes et à donner leurs équations.
𝑓(𝑥)
Lim 𝑥
=0
𝑥→−∞
𝑠𝑖 { 𝑓(𝑥)
Alors (𝐶𝑓) admet une branche parabolique de direction(𝑂𝐼).
Lim 𝑥
=0
𝑥→+∞
15
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
𝑓(𝑥)
Lim 𝑥
= +∞(𝑜𝑢 − ∞)
𝑠𝑖 { 𝑥→−∞ 𝑓(𝑥) Alors (𝐶𝑓)admet une branche parabolique de direction (OJ).
Lim 𝑥 = +∞(𝑜𝑢 − ∞)
𝑥→+∞
𝑓(𝑥)
Exercice d’application : Dans chacun des cas suivants calculer: Lim 𝑥
et interpréter les résultats.
𝑥→+∞
1) 𝑓 (𝑥) = 𝑥 3 2) 𝑓 (𝑥) = √𝑥
Exercice 1
1. lim 3𝑥 − 1
𝑥→0
2. lim 3𝑥 3 − 4𝑥 + 1
𝑥→−1
3. lim 3𝑥 − 1
𝑥→0
4. lim 𝑥 4 + 2𝑥 2 + 8𝑥 − 1
𝑥→1
3𝑥 3 −4𝑥
5. lim 2
𝑥→2
6. lim √3
𝑥→100
Exercice 2
1- lim −5𝑥 − 1
𝑥→+∞
3
2- lim − 𝑥 5 + 𝑥 2 − 𝑥 − 1
𝑥→−∞ 4
3- lim 25𝑥 6 + 𝑥 3 − 𝑥 + 12
𝑥→+25
22
4- lim 𝑥 42 − 𝑥 22 + 5
𝑥→−∞ 3
5- lim −6𝑥 4 − 14𝑥 3 + 18𝑥 − 7
𝑥→+∞
𝑥−6
6- lim
𝑥→−∞ 3𝑥−5
𝑥 2−6
7- lim
𝑥→+∞ −𝑥 + 7
−5𝑥 3 +𝑥 2−𝑥 −1
8- lim
𝑥→+∞ 3𝑥 4 + 𝑥 2 −𝑥 −5
10𝑥 7−4𝑥−9
9- lim 2𝑥 7−5
𝑥→+∞
5
𝑥−2
9
10- lim (3𝑥−5)3
𝑥→−∞
Exercice 3
16
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𝑥−1
1. lim 𝑥 −5
𝑥→5
<
−3𝑥 3−𝑥²−1
2. lim 𝑥 −1
𝑥→1
>
𝑥 +1
3. lim 𝑥 2−5𝑥+6
𝑥→2
<
𝑥 2− 8𝑥−1
4. lim 𝑥
𝑥→0
>
2𝑥 2 − 𝑥 2−𝑥 + 3
5. lim 𝑥 2 −1
𝑥→−1
<
𝑥−1
6. lim5 4𝑥 −5
𝑥→
4
<
Exercice 4
𝑓 (𝑥) = 3𝑥 − 1 ; 𝑠𝑖 𝑥 < 1
{ 𝑥−1
𝑓 (𝑥 ) = 𝑥+1
; 𝑠𝑖 𝑥 ≥ 1
Exercice 5
a) lim √𝑥 2 + 5𝑥 − 3 − 𝑥
𝑥→+∞
√4𝑥 2+5𝑥 −2𝑥−1
b) lim 𝑥−1
𝑥→+∞
c) lim √9𝑥 2 − 𝑥 + 7 + 3𝑥
𝑥→−∞
√𝑥 −2
d) lim
𝑥→4 𝑥−4
𝑥
e) lim √𝑥 2 + 3 −2
𝑥→5
<
√𝑥 2+𝑥 1
f) lim 𝑥−1
𝑥→−∞
g) lim √𝑥² − 4 − 5𝑥
𝑥→−∞
−1+√𝑥+1
h) lim
𝑥→0 𝑥
i) lim −𝑥 + √𝑥 2 + 1
𝑥→+∞
17
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
√𝑥²−1 −√3
j) lim 𝑥+2
𝑥→−2
k) lim 2𝑥 + √𝑥 2 − 𝑥 + 1
𝑥→−∞
l) lim √𝑥 2 + 3𝑥 −1 −𝑥
𝑥→+∞
√𝑥+1−2
m) lim 𝑥−3
𝑥→3
BRANCHE INFINIES
Exercice 7
Soit f une fonction de IR vers IR définie par : 𝑓 (𝑥) = √𝑥 2 + 1 + 𝑥². On note (𝐶) sa représentation
graphique dans le plan muni d’un repère (𝑂; 𝐼; 𝐽).
𝑓(𝑥)
1. Calcule la limite de f en +∞ puis celle de 𝑥
en +∞ .
2. Donner une interprétation graphique de ces résultats.
Exercice 8
Exercice 9 :
2𝑥−3
Soit ℎ fonction de ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par : ℎ(𝑥) = 𝑥−5
Exercice 10 :
2−3𝑥 2
𝑓(𝑥) = ; 𝑠𝑖 𝑥 ≠
9𝑥²−4 3
Soit f une fonction de IR vers IR définie par : 𝑓 (𝑥) = { 2 1
𝑓 (3) = 4
1
Déterminer l’ensemble de définition de f. f est-elle continue en 3 ?
EXERCICE 11
𝑥²−𝑥−6
𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 3
Soit 𝑓 une fonction ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par : { 𝑥−3
𝑓(3) = 5
Etudier la continuité de 𝑓 en 3.
EXERCICE 12
18
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 − 6 ; 𝑥 < 2
Soit 𝑓 une fonction de ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par : { 𝑓 (𝑥) = 2𝑥 − 𝑎 ; 𝑠𝑖 𝑥 > 2
𝑓(2) = 𝑏
EXERCICE 13
𝑥²−4
Soit 𝑓 une fonction de ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥+2 . Démontrer que 𝑓 admet un
prolongement par continuité en −2 et préciser ce prolongement.
Exercice 14
6𝑥
𝑓(𝑥) =
𝑠𝑖 𝑥 ∈ ] − ∞; 4 [
Soit 𝑓 une fonction de ℝ 𝑣𝑒𝑟𝑠 ℝ définie par: { 𝑥+4
𝑓 (𝑥) = √2𝑥 + 1 ; 𝑠𝑖 𝑥 ∈]4; +∞[
III. DERIVATION
1. Dérivabilité en a
a) Définitions –Nombre dérivé
𝑓 est une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓 et a un réel tel que 𝑎 ∈ 𝐷𝑓. On dit que f est dérivable
en 𝑎 si et seulement si :
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Le taux de variation de f en noté ( ) admet une limite finie en 𝑎.
𝑥−𝑎
Cette limite est appelée le nombre dérivé de 𝑓 𝑒𝑛 𝑎. On la note "𝑓 ′ (𝑎)" c’est-à-dire : 𝑓 ′ (𝑎 ) =
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
lim 𝑥−𝑎
𝑥→𝑎
Remarques :
Exemple
Soit la fonction de IR vers IR définie par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥 2 − 1. Démontrons que f est dérivable en 1.
Résolution
𝑓(𝑥)−𝑓(1)
Puisque 1 ∈ 𝑫𝒇 et commelim existe et est égale à 2 ∈ 𝐼𝑅; 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑓 est dérivable en 1 et
𝑥→1 𝑥−1
𝑓 ′ (1) = 2.
19
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Exercice d’application : Montrer que la fonction f de IR vers IR définie par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥 3 + 2 est
dérivable en 2
b) Interprétation graphique
Le plan est muni d’un repère (O, I, J). Soit f une fonction définie de IR vers IR, (𝐶𝑓) sa courbe
répresentative graphique et 𝐴(𝑎; 𝑓 (𝑎)) un point (𝐶𝑓) d’abscisse 𝑎.
Lorsque f est dérivable en a, alors la droite d’équation 𝑦 = 𝑓 ′ (𝑎)(𝑥 − 𝑎) + 𝑓(𝑎) est appelée la
tangente en A à (𝐶𝑓).
Equation de la tangente
Si f est dérivable en a, alors (𝐶𝑓) admet une tangente (T) en 𝐴(𝑎; 𝑓 (𝑎)). La droite (T) dont le
coefficient directeur est 𝑓′(𝑎) a pour d’équation (𝑇): 𝑦 = 𝑓 ′ (𝑎)(𝑥 − 𝑎) + 𝑓(𝑎).
(𝑇)
a
𝑓(𝑎)
𝑀(𝑎 ; 𝑓(𝑎))
Exemple : soit f la fonction définie par 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 − 1 et (𝐶) sa courbe représentative. Déterminons
une équation de la tangente (T) à (𝐶) au point d’abscisse 1. (à résoudre en classe)
Tangente verticale
𝑓 est une fonction de IR vers IR, d’ensemble de définition 𝐷𝑓, définie sur un intervalle ouvert 𝐼
contenant 𝑎. (𝑎 ∈ 𝐷𝑓).
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Si lim 𝑥−𝑎
= +∞ (𝑜𝑢 − ∞) alors la courbe (𝐶𝑓) admet une tangente verticale au
𝑥→𝑎
point 𝐴(𝑎; 𝑓 (𝑎)).
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Si 𝑥→𝑎
lim = +∞ (𝑜𝑢 − ∞) alors la courbe (𝐶𝑓) admet une demi-tangente verticale au
𝑥−𝑎
<
point 𝐴(𝑎; 𝑓 (𝑎))
20
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𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Si 𝑥→𝑎
lim 𝑥−𝑎
= +∞ (𝑜𝑢 − ∞) alors la courbe (𝐶𝑓) admet une demi-tangente verticale au
>
point 𝐴(𝑎; 𝑓 (𝑎)).
Tangente horizontale
Propriétés
𝑓 est une fonction de IR vers IR, d’ensemble de définition 𝐷𝑓, définie sur un intervalle ouvert 𝐼
contenant 𝑎. (𝑎 ∈ 𝐷𝑓).
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Si 𝑥→𝑎
lim 𝑥−𝑎
= 0 alors (𝐶𝑓) admet une tangente à gauche horizontale (T) au point
<
A(𝑎 ; 𝑓(𝑎)) parallèle l’axe des abscisses.
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Si 𝑥→𝑎
lim 𝑥−𝑎
= 0 alors (𝐶𝑓) admet une tangente à droite horizontale (T) au point
>
𝐴(𝑎 ; 𝑓(𝑎)) parallèle à l’axe des abscisses.
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
lim 𝑥−𝑎
= 0 alors (𝐶𝑓) admet une tangente horizontale (T) au point 𝐴(𝑎 ; 𝑓 (𝑎))
𝑥→𝑎
parallèle à l’axe des abscisses.
a) Définition
Le plan est muni d’un repère (O, I, J). 𝑓 est une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓. ‘a’ un réel tel
que : (𝑎 ∈ 𝐷𝑓),, (𝐶𝑓) sa courbe répresentative et 𝐴(𝑎; 𝑓 (𝑎)) un point de (𝐶𝑓) d’abscisse a.
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
𝑓 est dérivable à gauche en a si et seulement si : 𝑥→𝑎
lim 𝑥−𝑎
existe et est finie.
<
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Cette limite est appelé le nombre dérivé à gauche en a de f. On la note 𝑓𝑔 ′ (𝑎) = 𝑥→𝑎
lim 𝑥−𝑎
<
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
𝑓 est dérivable à droite en a si et seulement si : 𝑎 ∈ 𝐷𝑓 et 𝑥→𝑎
lim existe et est finie.
𝑥−𝑎
>
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑎)
Cette limite est appelée le nombre dérivé à droite en a de f. on la note 𝑓𝑑 ′ (𝑎) = 𝑥→𝑎
lim 𝑥−𝑎
>
b) Propriété
𝑓 est une fonction d’ensemble de définition 𝐷𝑓et ‘a’ un réel tel que (𝑎 ∈ 𝐷𝑓). 𝑓 est dérivable en
a si et seulement si :
21
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Si 𝑓 ′ 𝑔 (𝑎) ≠ 𝑓 ′ 𝑑 (𝑎) alors (Tg) et (Td) ne forment pas un angle plat. On dit que le point A(𝑎 ; 𝑓(𝑎)) est
un point anguleux.
𝑓(𝑥) = −𝑥 2 + 𝑥 ; 𝑠𝑖 𝑥 < 1
Exemple : Soit 𝑓 une fonction de IR vers IR définie par : { .
𝑓(𝑥) = 𝑥 2 − 𝑥 ; 𝑠𝑖 ≥ 1
Etudions la dérivabilité de f en 1.
𝑓(𝑥) = 𝑥 2 − 5 ; 𝑠𝑖 𝑥 < −2
Exercice d’application : Soit la fonction IR vers IR définie par : { .
𝑓 (𝑥) = −4𝑥 − 5 ; 𝑠𝑖 ≥ −2
Etudions la dérivabilité de f en −2.
NB : les fonctions polynôme et rationnelle sont dérivables sur leurs ensembles de définition.
Exercice d’application soit f une fonction IR vers IR d’ensemble de définie 𝐷𝑓 définie par 𝑓(𝑥) =
𝑥 √𝑥
22
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𝑘(𝑘 ∈ 𝐼𝑅) IR IR 0
𝑥 IR IR 1
𝑎𝑥 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑎 ≠ 0 IR IR 𝑎
𝑥 ∈ 𝐼𝑅 ∗
1 IR* IR* 1
−
𝑥 𝑥²
1
IR* IR* −𝑟
𝑥𝑟
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑟 𝑄*
𝑥 𝑟+1
𝑥 + ∈ 𝐼𝑅*
√𝑥 𝐼𝑅+ IR*+ 1
2√𝑥
Exercice d’application : Dans chacun des cas suivants, déterminer la dérivée de la fonction 𝑓.
1) 𝑓 (𝑥) = 1 + 2√5
2) 𝑓 (𝑥) = 𝑥²
3) 𝑓 (𝑥) = 𝑥 3
5. Dérivées successives
Définition
𝑓 est une fonction sur un intervalle K. si 𝑓′ est dérivable sur K, sa dérivée est appelée dérivée
seconde de f, notée 𝑓 ′′ ou 𝑓 (2) . Par itération la dérivée 𝑛𝑖è𝑚𝑒 de 𝑓est : 𝑓 (𝑛) .
Exemple
Considérons la fonction 𝑓 définie sur IR par 𝑓 (𝑥) = 𝑥 3 . Déterminer 𝑓", la dérivée seconde de f.
Résolution :
23
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𝑓+𝑔 𝑘𝑓 ′ 𝑓𝑔 𝑓𝑛 1 𝑓 √𝑓
Fonction (k ∈ 𝐼𝑅 𝑔 𝑔
𝑓 ′ + 𝑔′ 𝑘𝑓′ 𝑓 ′ 𝑔 + 𝑓𝑔′ 𝑛𝑓 ′ 𝑓 𝑛−1 𝑔′ 𝑓 ′ 𝑔 − 𝑓𝑔′ 𝑓′
Dérivée −
𝑔² 𝑔² 2√𝑓
𝑔≠0 𝑔≠0 𝑓>0
Condition
Exemples
2𝑥−1
5) 𝑓 (𝑥) = 3−𝑥
; 6) 𝑓(𝑥) = √1 − 𝑥²
7. Application de la dérivation
a) sens de variation et tableau de variation d’une fonction
Définition
NB : 𝑓 est monotone sur 𝐼 si elle est soit croissante sur 𝐼, soit décroissante sur 𝐼 .
𝑓 est strictement monotone sur 𝐼 si elle est soit strictement croissante sur 𝐼, soit strictement
décroissante sur 𝐼.
Propriété
Résolution 𝑓(𝑥) = 𝑥 2 + 3𝑥 + 1
Dérivabilité et dérivée
𝑓 ′ (𝑥) = −2𝑥 + 3
3
𝑥 −∞ +∞
2
−2𝑥 + 3 + 0 −
Ainsi,
3 3
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ ]−∞; [ , 𝑔′ (𝑥) > 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑔 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑡𝑟𝑖𝑐𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑠𝑢𝑟 ]−∞; [
2 2
3 3
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ ] ; +∞[ , 𝑔′ (𝑥) < 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑔 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑡𝑟𝑖𝑐𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑é𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑠𝑢𝑟 ] ; +∞[
2 2
2
3 3 3 3 3 13
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑥 = ; 𝑔′ (𝑥) = 0 (𝑔′ (𝑥) 𝑠 ′ 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑙𝑒) 𝑒𝑡 𝑔 ( ) = − ( ) + 3 × + 1 ; 𝑔 ( ) =
2 2 2 2 2 4
Pour étudier une fonction, en l’absence des consignes particulières, on peut procéder comme suit :
Exemple
−𝑥 2 −𝑥+2
Soit la fonction f définie sur IR par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥+1
b) Extremums relatifs
25
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Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ]𝑎; 𝑏[ de IR et 𝑥0 un élément de ]𝑎; 𝑏[.
𝑎 𝑥0 𝑏
𝑥
− 0 +
𝑓′(𝑥)
𝑓 (𝑥)
𝑓 (𝑥0 )
𝑓(𝑥0 ) est le minimum de f sur ]𝑎; 𝑏[ , alors on dit que f atteint son minimum sur ]𝑎; 𝑏[ en 𝑥0 .
Dans ce cas, on dit que 𝑓(𝑥0 ) est un minimum relatif. On dit aussi que f admet un minimum
relatif 𝑓 (𝑥0 ) 𝑒𝑛 𝑥0 .
𝑎 𝑥0 𝑏
𝑥
+ 0 −
𝑓′(𝑥)
𝑥0 0
𝑓 (𝑥) 𝑓(𝑥0 )
(𝐶𝑓)
𝑓(𝑥0 ) est le Maximum de f sur ]𝑎; 𝑏[ , alors on dit que f atteint son Maximum sur ]𝑎; 𝑏[ en 𝑥0 .
Dans ce cas, on dit que 𝑓(𝑥0 ) est un Maximum relatif de f. On dit aussi que f admet un Maximum
relatif 𝑓 (𝑥0 ) 𝑒𝑛 𝑥0 .
Remarque : Si la dérivée 𝑓 ′ s’annule en 𝑥0 , sans changer de signe, alors la fonction n’admet pas
d’extremum en 𝑥0 . On dit que 𝑥0 est une abscisse d’inflexion. Et le point 𝑀0 (𝑥0 , 𝑓(𝑥0 ) ) est appelé
point d’inflexion de (𝐶𝑓).
26
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𝑥 −∞ −1 1 +∞
− + −
𝑓′(𝑥)
+∞ 6
𝑓(𝑥)
2 −∞
Exercice d’application : On donne la fonction polynôme f définie par 𝑓 (𝑥) = 𝑥 2 + 1. Determiner s’il
existe un extremum relatif de cette fonction.
IV- IMAGE D’UN INTERVALLE PAR UNE FONCTION CONTINUE ET STRICTEMENT MONOTONE
Propriété
𝛼 𝑒𝑡 𝛽 sont des élément de IR ou −∞ 𝑜𝑢 + ∞ tel que ∝ < 𝛽. 𝑓 est une fonction admettant une
limite à droite en 𝑎 et une limite à gauche en 𝛽.
Si 𝑓 est une continue et strictement croissante sur [𝑎; 𝛽] alors 𝑓 ([𝑎; 𝛽]) = [𝑓(𝑎); 𝑓 ( 𝛽)].
Si 𝑓 continue et strictement décroissante sur [𝑎; 𝛽] alors 𝑓([𝑎; 𝛽]) =
]lim
𝑥→𝑎
𝑓 (𝑥) ; lim 𝑓 (𝑥) [
𝑥→𝛽
≻ ≺
Si 𝑓 continue et strictement décroissante 𝑓 ([𝑎; 𝛽]) = [𝑓(𝛽); 𝑓( 𝑎)].
Si 𝑓 est continue et strictement décroissante sur [𝑎; 𝛽] alors 𝑓 ([𝑎; 𝛽]) =
Propriété
𝑎 𝑒𝑡 𝑏 sont des nombre réels tel que 𝑎 < 𝑏 ; 𝑓 une fonction définie sur [𝑎; 𝑏] et (E) l’équation
𝑓 (𝑥) = 0 .
27
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Si 𝑓(𝑎) 𝑒𝑡 𝑓(𝑏) sont de signes contraires 𝑓(𝑎) × 𝑓(𝑏) < 0 alors l’équation (E ) admet au
moins une solution dans [𝑎; 𝑏].
Si de plus 𝑓 est strictement monotone sur [𝑎; 𝑏] alors l’équation (E) admet une solution
unique dans [𝑎; 𝑏].
1. Bijection
Propriété
Toute fonction continue et strictement monotone sur un intervalle 𝐼 détermine une bijection de 𝐼
vers 𝑓(𝐼).
Exercice d’application
𝑥−1
Soit f la fonction définie sur IR par 𝑓 (𝑥) = 2𝑥+3
3 1
Démontrer que 𝑓 détermine une bijection de ]− 2 ; +∞[ vers ]−∞; 2 [
Propriété
Soient A et B deux intervalles inclus dans IR et 𝑓 une fonction de A vers B. supposons que 𝑓 réalise
une bijection de A sur 𝑓(𝐴).
3. Calcul du nombre dérivé par la bijection réciproque d’une fonction en 𝒂(𝒂 ∈ 𝑰𝑹)
Propriété
Soient A un intervalle inclus dans IR, f une bijection de A sur 𝑓(𝐴) et 𝑓 −1 sa bijection réciproque.
Supposons que f est dérivable sur A. soient et b deux nombres réels tels que 𝑏 ∈ 𝐴, 𝑎 ∈
𝑓 (𝐴) 𝑒𝑡𝑓 −1 (𝑎) = 𝑏
1
Si ′(𝑏) ≠ 0 , alors 𝑓 −1 est dérivable en a. et on a : (𝑓 −1 )′(𝑎) = 𝑓′(𝑏)
Exemple
3 3 3
Soit f la bijection de [−3; 0] sur [5 ; 2] définie par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥−2 + 𝑥 + 3. Calculer
𝑓 (−1) 𝑒𝑡 (𝑓 −1 )′(1).
Exercice d’application :
28
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
2𝑥−1
Soit f bijection de IR \{−3} sur IR\{2} définie par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥+3
. Sans expliciter sa bijection réciproque
𝑓 −1 , calculer (𝑓 −1 )′(1).
Propriété
Soient A et B deux intervalles inclus dans IR. Supposons f est une fonction de A vers B, dérivable sur A
tel que ∀𝑥 ∈ 𝐴, 𝑓 (𝑥) ≠ 0. Si f réalise une bijection de A sur 𝑓(𝐴), alors sa bijection réciproque 𝑓 −1
1
est dérivable sur 𝑓(𝐴) et on a : ∀𝑥 ∈ 𝑓(𝐴), (𝑓 −1 )′(𝑥) = 𝑓′[𝑓−1 (𝑥)]
Exemple : Soit f la bijection de ]−∞; 0] sur [3; +∞[ définie par : 𝑓 (𝑥) = 𝑥 + 3. Sa bijection
réciproque 𝑓 −1 définie de [3; +∞[ sur } − ∞; 0] par : 𝑓 −1 (𝑥) = −√𝑥 − 3 . Calculer (𝑓 −1 )′ .
Lorsque deux fonctions sont réciproques l’une de l’autre, leurs représentations graphiques dans un
repère orthonormé sont symétrique l’une de l’autre par rapport à la droite d’équation 𝑦 = 𝑥 aussi
appelée première bissectrice.
Exemple
FICHE N° D’EXERCICE
DERIVABILITE
Exercice 1
4
On donne la fonction f de IR vers IR définie IR par 𝑓(𝑥) = √3𝑥 − 4. Etudier la dérivabilité de f en 3 et
inerpréter graphiquement le résultat.
EXERCICE 2
Exercice 3
29
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𝑔(𝑥) = 3𝑥 3 + 3 ; 𝑠𝑖 𝑥 ≤ 1
Soit g la fonction de IR vers IR définie par : { 1 7
𝑔(𝑥) = − 𝑥 2 + 3𝑥 + ; 𝑠𝑖 𝑥 > 1
𝑥 2
Exercice 4
𝑔(𝑥) = 𝑥 3 − 1 ; 𝑠𝑖 𝑥 ≤ 2
Soit f la fonction de IR vers IR définie par : {
𝑔(𝑥) = 3𝑥 + 1 ; 𝑠𝑖 𝑥 > 2
FONCTIONS DERIVEES
Exercice 5
Exercice 6
𝑥 2−2𝑥+3
Soit la fonction numérique f de la variable 𝑥 définie par 𝑓(𝑥) = 𝑒𝑡 (𝐶) la courbe
2𝑥(𝑥−2)
représentative de f dans le plan muni du repère (O, I, j).
Exercice 7
Exercice 8
30
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
𝑥 −5 −3 2 +∞
𝑓′(𝑥) − + −
3
𝑓(𝑥) 6
1 −4
Exercice 10
𝑥−1
Soit la fonction f définie de IR vers IR par : 𝑓(𝑥) = 2𝑥+3
3
Démontrer que f réalise une bijection de ]− 2 ; +∞[ dans un intervalle 𝐾 que l’on déterminera .
Exercice 11
Exercice 12
Exercice 14
31
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
32
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
𝑥3
Soit une fonction f définie par : 𝑓 (𝑥) = 3 − 𝑥 2 + 1 et (𝐶𝑓) sa représentation graphique dans le plan
muni d’un repère orthonormé (O ; I ; J)
1. Déterminer l’ensemble de définition 𝐷𝑓 de f.
2. Calculer les limites de f aux bornes de 𝐷𝑓
3. Calculer la dérivée ′ .
4. Etudier les variations de f puis dresser son tableau de variation
5. Construire (𝐶𝑓).
IV. FONCTION RATIONNELLES
1. Définition
On dit qu’une fonction 𝑓 de IR vers IR est rationnelle si elle peut s’écrire sous forme :
𝑝(𝑥)
𝑓 (𝑥) = 𝑄(𝑥) où P et Q sont des polynômes avec 𝑄(𝑥) ≠ 0.
Exemple
𝑥−3 2𝑥 2−4𝑥+5 𝑥−7 1
𝑓 (𝑥) = 𝑥+2
; 𝑔(𝑥) = 1−𝑥 ; ℎ(𝑥) = 4 ; 𝑖 (𝑥) = 3𝑥 3−7𝑥+6 sont des fonction rationnelles.
2. Exemple d’étude fonction rationnelle
1
Etudions la fonction rationnelle 𝑓 de IR vers IR définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 2 + 𝑥−1
Variations de 𝑓 (ensemble de définition de 𝑓)
𝐷𝑓 = 𝐼𝑅 ∖ {1} =] − ∞ ; 1[ ∪ ]1 ; +∞[
Calcul des limites
lim 𝑓(𝑥) = −∞ ; lim 𝑓 (𝑥) = +∞ ; lim 𝑓(𝑥) = −∞ ; lim 𝑓 (𝑥) = +∞ ;
𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→1 𝑥→1
< >
Dérivée et variations
1 𝑥(𝑥−2)
𝑓 (𝑥) = 1 − 2 =
(𝑥−1) (𝑥−1)²
𝑥 −∞ 0 1 2 +∞
𝑓′(𝑥) + − − +
𝑓(𝑥)
1
−∞
+∞
La fonction 𝑓 admet un maximum relatif en 0 égal à 1 et un minimum relatif en 2 égal à 5.
Aux point J(0 ; 1 ) et A(2 ; 5) la fonction admet des tangentes parallèles à (OI).
La droite (D) d’équation 𝑦 = 𝑥 + 2 est une asymptote oblique à (𝐶𝑓).
Exemple
𝑥−1
𝑓 (𝑥) = √𝑥 + 2 ; 𝑔(𝑥) = √2𝑥−3 ; ℎ (𝑥) = √4 − 𝑥 ; 𝑖 (𝑥) = √2𝑥 2 + 3𝑥 + 7 Sont des fonctions
radicales.
33
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Soit 𝑓 (𝑥) = √𝑃(𝑥). 𝑓 (𝑥) existe si et seulement si 𝑃(𝑥) est définie et 𝑃 (𝑥) ≥ 0. Pour étudier les
variations de 𝑓(𝑥) il faut :
Déterminer l’ensemble de définition de 𝑓(𝑥)
Déterminer l’ensemble sur lequel 𝑓(𝑥) est dérivable. (c’est l’ensemble sur lequel 𝑃(𝑥) > 0)
𝑃′(𝑥)
Donner la dérivée 𝑓′(𝑥) (on utilise la relation 𝑓 ′ (𝑥) = ).
2√𝑃(𝑥)
Exemple
Etudier la fonction 𝑓 définie par : 𝑓(𝑥) = √2𝑥 2 + 3𝑥 − 1
𝑓(𝑥) existe si et seulement si : 2𝑥 2 + 3𝑥 − 1 ≥ 0
3−√17 3+√17
2(𝑥 − )(𝑥 − )≥0
4 4
3−√17 3+√17
𝐷𝑓 = ]−∞ ; 4
[ ∪]
4
; +∞[
4𝑥+3
𝑓 dérivable sur 𝐷𝑓 de dérivée : 𝑓 ′ (𝑥) =
2√2𝑥 2+3𝑥−1
′ 𝑢′
(on rappelle que (√𝑢) = 2√𝑢
).
3 3
D’où 𝑓 ′ (𝑥) > 0 sur ]− 4 ; +∞[ c.-à-d. 𝑓 stricement croissante sur ]− 4 ; +∞[
−3 3
et 𝑓 ′ (𝑥) < 0 sur]−∞ 4
[ c.-à-d. 𝑓 stricement décroissante sur ]−∞; − [.
4
2. Fonction absolue
2.1 Définition
Soit f une fonction de IR vers IR d’ensemble 𝐷𝑓. On appelle fonction valeur absolue de 𝑓, la fonction
de IR vers IR notée |𝑓| d’ensemble de définition 𝐷𝑓, ∀𝑥 ∈ 𝐷𝑓, |𝑓|(𝑥) = |𝑓(𝑥)|.
Exemple
1
𝑓 (𝑥) = |𝑥 − 4| ; 𝑔(𝑥) = | 𝑥 + 3𝑥 2 + 5| ; ℎ(𝑥) = |𝑥 − 1|
2
2.2 Quelques propriétés sur la valeur absolue
Propriétés
Pour tout réels 𝑎 , 𝑏 , 𝑒𝑡 𝑘 on a :
𝑎 𝑠𝑖 𝑎 > 0 𝑎=𝑘
|𝑎 | = { et |𝑎| > 0 ; |𝑎| = 𝑘 ⟺ {
− 𝑎 𝑠𝑖 𝑎 > 0 𝑎 = −𝑘
|𝑎 × 𝑏 | = |𝑎 | × |𝑏 |
𝑎 |𝑎|
| |=
𝑏 |𝑏|
|𝑎2 | = 𝑎2 ; √𝑎2 = |𝑎|
|𝑎 |2 = 𝑎 2 ; |𝑎 + 𝑏| ≤ |𝑎| + |𝑏| (Inégalité triangulaire)
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O ; I ; j). Soit f une fonction de IR vers IR de représentation
graphique (𝐶𝑓). Pour construire la courbe (𝐶 |𝑓|) d’une fonction valeur absolue |𝑓| de IR vers IR, on
procède comme suit :
a) Etudier la fonction 𝑓 jusqu’à tracer la courbe (𝐶𝑓) ;
b) La courbe (𝐶 |𝑓|) de |𝑓| s’obtient en conservant les parties de la courbe (𝐶𝑓) sur et au
dessus de l’axe (OI) des abscisses et par une symétrie orthogonale l’axe (OI) on construit
l’image des parties de (𝐶𝑓) en dessous de l’axe des abscisses.
Illustration graphique voire document annexe.
34
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Exercice 1
𝑥+1
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par : 𝑓 (𝑥 ) = |
𝑥+1|
Exercice2
On considère la fonction définie sur ℝ \ {2} par :
𝑥 2+𝑥−2
𝑓 (𝑥 ) = de courbe (𝐶𝑓 ) dans un repère orthonormé(𝑂, 𝐼, 𝐽).
𝑥−2
(Unité : 1cm)
4
1) a- Démontrer que ∀𝑥 ∈ ℝ\ {2}, 𝑓(𝑥 ) = 𝑥 + 3 + 𝑥−2
b- Calculer les limites de 𝑓 aux bornes de 𝐷𝑓 .
2) a- Calculer la dérivée de 𝑓 pour tout 𝑥 ∈ ℝ\ {2}
b- Etudier le sens de variation de 𝑓 et dresser son tableau de variation.
3) a- Démontrer que la droite (𝐷) d’équation 𝑦 = 𝑥 + 3 est asymptote à
(𝐶𝑓 ) et preciser la position relative de (𝐶𝑓 ) par rapport à (𝐷).
b- Tracer(𝐶𝑓 ) 𝑒𝑡 (𝐷).
Exercice3
Partie I
Partie II
35
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1−𝑥
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ \ {-1} : 𝑓 (𝑥) = 𝑥 3 +1 de courbe (𝐶) dans un repère
orthonormé (O, I, J). Unité : 4cm
1) Calculer les limites de 𝑓 aux bornes de ℝ\ {-1}, puis Interpréter graphiquement les
résultats.
𝑔(𝑥)
2) a) Démontrer que ∀𝑥𝜖ℝ \ {-1}, 𝑓 ′ (𝑥 ) = (𝑥 3+1)2
Exercice 4
Soit 𝑓 la fonction numérique définie par :
3
𝑓(𝑥 ) = + |𝑥 + 3|
𝑥−2
1- Déterminer l’ensemble de définition de 𝑔.
2- Etudier la continuité et la dérivabilité de g au point -3.
3- Calculer la dérivée de 𝑔 et donner son tableau de variation.
4- a) Montrer que la droite (𝐷1 ): 𝑦 = 𝑥 + 3 et (𝐷2 ): 𝑦 = −𝑥 − 3 sont des asymptotes
obliques à la courbe(𝐶𝑓 ).
b) Montrer que (∆): 𝑥 = 2 est asymptote verticale à la courbe(𝐶𝑓 ).
c) Déterminer la position relative de (𝐶𝑓 ) par rapport à (𝐷1 ) sur ]2 ;+∞[ et à la
droite (𝐷2 ) sur ]-∞;-3[.
5- Construire la courbe(𝐶𝑓 ) dans le plan muni d’un repère (O,I,J) : Unité graphique
1cm.
6- Soit ℎ la restriction de 𝑓 sur [-3 ;0]
a) Montrer que ℎ est une bijection de [-3 ;0] sur un intervalle 𝐾1 que l’on
précisera.
b) ℎ est-elle dérivable au point -3 ? justifier.
c) Calculer ℎ(−1) 𝑝𝑢𝑖𝑠 (ℎ−1 )′ (1).
7- a) Montrer que 𝑓 réalise une bijection de [-4 ;-3] sur un intervalle 𝐾2 à
déterminer.
b) Montrer que l’équation 𝑥 ∈ [−4; −3] 𝑓(𝑥 ) = 0 admet une solution unique
𝛼.
c) Donner un encadrement de 𝛼 par deux decimaux et en déduire une valeur
approche de 𝛼 par excès à 10−2 près.
36
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Exemple
Calculons les limites suivantes : 1) lim 𝑥(1 − 𝑙𝑛𝑥) ; 2) lim 𝑥(1 − 𝑙𝑛𝑥)
𝑥→0 𝑥→+∞
>
Réponse
1) lim 𝑥 (1 − 𝑙𝑛𝑥) = lim 𝑥 − 𝑥𝑙𝑛𝑥
𝑥 →0 𝑥 →0
> >
lim 𝑥 = 0 ;
𝑥 →0
>
lim 𝑥 (1 − 𝑙𝑛𝑥) = 0 𝑐𝑎𝑟 {
𝑥 →0 lim 𝑥𝑙𝑛𝑥 = 0
> 𝑥 →0
>
lim 𝑥 = +∞
𝑥 →+∞
2) lim 𝑥(1 − 𝑙𝑛𝑥) = −∞ 𝑐𝑎𝑟 {
𝑥 →+∞ lim −𝑙𝑛𝑥 = −∞
𝑥 →+∞
Exercice d’application
Calculer les limite ci-dessous :
1−𝑙𝑛𝑥 1−𝑙𝑛𝑥 2(𝑥−1)−𝑙𝑛𝑥
lim ( ) ; 2) lim ( ) ; 3) lim
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→0 𝑥 𝑥→1 (𝑥−1)
37
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1
∀𝑥 ∈]0; +∞[ , (𝑙𝑛𝑥)′ = 𝑥
1
∀𝑥 ∈]0; +∞[, 𝑥 > 0 ⟺ 𝑥 > 0
Donc 𝑓 est strictement croissante sur ]0; +∞[.
Tableau de variation
𝑥 0 1 +∞
𝑙𝑛′(𝑥) +
𝑙𝑛(𝑥)
−∞
0
−∞
Représentation graphique
4. Propriété algébrique
Pour tout 𝑎, 𝑏 ∈]0 ; +∞[,
𝑎 1
𝑙𝑛(𝑎𝑏) = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛𝑏 ; 𝑙𝑛 ( ) = 𝑙𝑛𝑎 − 𝑙𝑛𝑏 ; 𝑙𝑛 ( ) = −𝑙𝑛𝑏 𝑒𝑡 𝑙𝑛(𝑎𝑟 ) = 𝑟𝑙𝑛𝑎 , 𝑟 ∈ 𝑄
𝑏 𝑏
Exemple : Ecrivons en fonction de 𝑙𝑛2 𝑒𝑡 𝑙𝑛3 les nombre suivante : 𝑙𝑛(12) ; 𝑙𝑛(√24).
ii. FONCTION DU TYPE 𝒍𝒏(𝒖(𝒙)) 𝒆𝒕 𝒍𝒏|𝒖(𝒙)|
1. Détermination d’ensemble de définition
soient 𝑓, 𝑔 𝑒𝑡 𝑢 trois fonctions numériques telle que :
𝑓 (𝑥) = 𝑙𝑛(𝑢(𝑥)) 𝑒𝑡 𝑔(𝑥) = 𝑙𝑛|𝑢(𝑥)|.
− ∀𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ⟺ 𝑥 ∈ 𝐷𝑢 𝑒𝑡 𝑢 (𝑥) > 0.
Exemple : Déterminer l’ensemble de définition de la fonction 𝑓 (𝑥) = 𝑙𝑛(𝑥 + 1).
Réponse :
𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ⟺ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅 𝑒𝑡 𝑥 + 1 > 0
𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ⟺ 𝑥 ∈ 𝐼𝑅 𝑒𝑡 𝑥 + 1 > −1, 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝐷𝑓 =] − 1; ∞[.
− ∀𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑥 ∈ 𝐷𝑔 ⟺ 𝑥 ∈ 𝐷𝑢 𝑒𝑡 𝑢 (𝑥) ≠ 0.
38
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
1
𝑉2 = ]−∞; 3[ ∪ ]1; +∞[
(𝐸2 ) = 𝑙𝑛(3𝑥 2 − 4𝑥 + 1) = 0
𝑙𝑛(3𝑥 2 − 4𝑥 + 1) = 𝑙𝑛1 ⟹ 3𝑥 2 − 4𝑥 + 1 = 1
⟺ 𝑥 (3𝑥 − 4) = 0
4
⟺ 𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 3
4 4
0 ∈ 𝑉2 𝑒𝑡 3
∈ 𝑉2 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑆𝐼𝑅 = {0 ; 3}
Exercice d’application
Résoudre dans IR, les équations suivantes :
(𝐸1 ): 𝑙𝑛(−4𝑥 + 1) = 0
(𝐸2 ): 𝑙𝑛(𝑥 + 1) + 𝑙𝑛2 = 𝑙𝑛(1 − 2𝑥)
39
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Ensemble de validité 𝑉1 = ]0; +∞[; 𝑙𝑛𝑥 < 3𝑙𝑛2 ⟺ 𝑙𝑛𝑥 < 𝑙𝑛23 𝑜𝑛 𝑎 ∶ 𝑥 < 8 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑥 ∈ ]−∞; 8[
Par conséquent 𝑆1 = 𝑉1 ∩ ]−∞; 8[ = ]0; +∞[
(𝐼2 ): ln(3𝑥 − 6) < 𝑙𝑛 < ln(3 − 𝑥)
FICHE N° 6 D’EXERCICE
Exercice 1
𝑥−1
On considère la fonction 𝑓 définie sur ]0; +∞[ par 𝑓 (𝑥) = 𝑥 𝑙𝑛𝑥 et on désigne par (𝐶) sa courbe
représentative dans le plan muni d’un repère.
1. Etude d’une fonction auxiliaire
a) Etudier les variation de la fonction 𝑔 définie sur ]0 ; +∞[ 𝑝𝑎𝑟 𝑔(𝑥) = 𝑥 − 1 + 𝑙𝑛𝑥.
b) Vérifier que 𝑔(1) = 0.
c) En déduire le signe de 𝑔 𝑠𝑢𝑟 ]0; +∞[.
2. Etude de 𝑓.
𝑔(𝑥)
a) Démontrer que : pour tout ∈ ]0; +∞[, 𝑓 ′ (𝑥) = 2 . 𝑥
b) Déduire de la question 1. Le signe de 𝑓′(𝑥) et les variation de 𝑓.
c) Déterminer les limites de 𝑓 en 0 et +∞.
d) Etudier les variation de 𝑓
3. Représentation graphiques
a) Etudier suivant les valeur de 𝑥 la position relative de (𝐶) par rapport à la courbe (𝑇)
d’équation 𝑦 = 𝑙𝑛𝑥
b) Déterminer la limite en +∞ de 𝑓 (𝑥) − 𝑙𝑛𝑥. Interpréter graphiquement le résultat.
c) Construire la courbe (𝑇) , puis la courbe (𝐶 ).
40
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
B. FONCTION EXPONENTIELLE
i. DEFINITION ET PROPRIETES
1. Définition
On appelle fonction exponentielle népérienne de base 𝑒 la bijection réciproque de la fonction
logarithme népérien.
Cette fonction est notée :
𝑒𝑥𝑝: 𝐼𝑅 → ]0; +∞[
𝑥 ⟼ 𝑒𝑥𝑝(𝑥)
La fonction exp(x) peut être notée 𝑒 𝑥
2. Propriétés caractéristiques
La fonction exponentielle népérienne est caractérisée par les propriétés suivantes :
𝐷𝑒𝑥𝑝 = 𝐼𝑅; ∀𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑒 𝑥 > 0
∀𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑙𝑛(𝑒 𝑥 ) = 𝑥, ∀𝑥 > 0, 𝑒 𝑙𝑛𝑥 = 𝑥
∀𝑥 ∈ 𝐼𝑅, ∀𝑦 > 0; 𝑙𝑛𝑦 = 𝑥 ⟺ 𝑦 = 𝑒 𝑥
3. Propriété algébrique
3.1 Propriété fondamentale
Soient 𝑎 𝑒𝑡 𝑏 deux nombre réels, on a : 𝑒 𝑎+𝑏 = 𝑒 𝑎 × 𝑒 𝑏
3.2 Conséquence de la propriété fondamentale
𝑒𝑎 1
Pour tout 𝑎, 𝑏 ∈ 𝐼𝑅, on a 𝑒 𝑎−𝑏 = 𝑏 , 𝑒 −𝑎 = 𝑎 ; ∀𝑟 ∈ ℚ, (𝑒 𝑎 )𝑟 = 𝑒 𝑟𝑎
𝑒 𝑒
3
1 −
Exemple : (𝑒 3 ) (− ) = 𝑒 2
2
0 1
Remarque : 𝑒 = 1 ; 𝑒 = 𝑒 = 2,718.
1
Exercice d’application : Ecrire sous la forme la plus simple possible: (1) 𝑙𝑛√𝑒 ; (2) 2 𝑙𝑛𝑒 8,6
4. Propriété analytiques
4.1 Limite de référence
Propriété
𝑒𝑥 𝑒 𝑥 −1
lim 𝑒 𝑥 = +∞ ; lim 𝑒 𝑥 = 0 ; lim = +∞ lim 𝑥𝑒 𝑥 = 0 ; lim =1
𝑥→+∞ 𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→−∞ 𝑥→0 𝑥
41
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Ainsi ∀𝑥 ∈ 𝐼𝑅, 𝑒 𝑥 > 0 (d’après I.2) par conséquent la fonction 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 est strictement croissante sur
IR .
4.2.3 Tableau de variation
Les fonctions 𝑥 ⟼ 𝑙𝑛𝑥 et 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 sont les bijections réciproques donc :
𝑥 0 1 +∞
𝑙𝑛′(𝑥) +
+∞
𝑙𝑛(𝑥) 0
−∞
𝑥 −∞ 0 +∞
(𝑒 𝑥 )′ +
+∞
𝑒𝑥 1
0
42
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
La fonction 𝑥 ⟼ 𝑥 2 + 3𝑥 + 1 est dérivable sur ]−∞; +∞[, alors f est dérivable sur ]−∞; +∞[
2
𝑓 ′ (𝑥) = (𝑒 𝑥 +3𝑥+1 )′
2
𝑓 ′ (𝑥) = (𝑥 2 + 3𝑥 + 1)′ 𝑒 𝑥 +3𝑥+1
2
𝑓 ′ (𝑥) = (2𝑥 + 3)𝑒 𝑥 +3𝑥+1
(𝐸2 ): 𝑒 𝑥+1 = −2
Puisque le second membre −2 < 0 alors l’équation (𝐸2 ) n’admet pas de solution dans IR.
Exercice d’application
Résoudre dans IR les inéquations suivantes :
2
1) (𝐼1 ): 𝑒 𝑥− < 1 ; 2) (𝐼2 ): 𝑒 𝑥+6 < −2 ; 3) (𝐼2 ): 3𝑒 𝑥 + 5 − 𝑒 𝑥 > 0
43
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
1
Résoudre dans IR, les inéquations suivantes : (𝐼1 ): 𝑙𝑛(𝑥 + 3) < −2 ; (𝐼2 ): 𝑙𝑛𝑥+1 >
0 ; (𝐼3 ): 𝑙𝑛(𝑙𝑛𝑥) > 0 ; (𝐼4 ): 𝑙𝑛(𝑥² − 9) ≤ 0
Exercice 4
A. Calculer les limites ci-dessous
𝑙𝑛(2−𝑥)
1) lim 𝑥𝑙𝑛(𝑥 + 1) ; 2) lim (2𝑥 + 3 − 5𝑙𝑛𝑥) ; lim 𝑙𝑛(𝑥² + 3𝑥 − 4) ; 4) lim 𝑥−1
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→1 𝑥→1
B. Dans chacun des cas suivants, calculer les limites aux bornes de l’ensemble de définition de
chacune des fonction ci-dessous :
𝑥+𝑙𝑛𝑥
1) 𝑓 (𝑥) = 𝑙𝑛(1 − 𝑥) ; 2) 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝑙𝑛𝑥 ; 3) 𝑓 (𝑥) = 𝑥 + 1 𝑥 2 ;
𝑥 2+𝑥+2𝑙𝑛(𝑥+1)
3) 𝑓 (𝑥) = 𝑥+1
Exercice 5
Déterminer les fonctions dérivées des fonction f (on précisera l’ensemble de variabilité) :
1) 𝑓 (𝑥) = 𝑙𝑛(2𝑥 − 1) ; 2) 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑛(𝑙𝑛𝑥) ; 3) 𝑓 (𝑥) = 𝑥𝑙𝑛(𝑥 + 1) ; 4) 𝑓(𝑥) =
𝑙𝑛(𝑥 2 + 𝑥 + 1)
Exercice 6
𝑙𝑛𝑥
Dans les exercice suivantes, la notion log 𝑎 𝑥 signifie 𝑙𝑛𝑎 (𝑎 > 0).
1
1) Calculer 𝑙𝑜𝑔2 4 ; 𝑙𝑜𝑔2 2 ; 𝑙𝑜𝑔9 3
2 5
2) Calculer 𝑙𝑜𝑔2 5 − 𝑙𝑜𝑔10 7 ; 𝑙𝑜𝑔100 10 ; 𝑙𝑜𝑔𝑒 3 (𝑒).
3) Ecrire plus simple : 2𝑙𝑜𝑔3 (3 − 𝑥) + 𝑙𝑜𝑔3 (3 + 𝑥) − 𝑙𝑜𝑔3 (9 − 𝑥²) pour 𝑥 ∈ ]−3; 3[
4) Résoudre dans IR, les équations suivantes :
Exercice 8
Résoudre dans IR, les équations suivantes :
3
(𝐸1 ): 𝑒 𝑥+3 + 2 = 2 ; (𝐸2 ): 𝑒 −𝑥−4 − 6 = 0 ; (𝐸3 ): 𝑙𝑛𝑥 = −2 ; (𝐸4 ): (𝑙𝑛𝑥)2 = 16 ; (𝐸5 ): 𝑒 2𝑥 −
5𝑒 𝑥 + 4 = 0 ; (𝐸6 ): 3𝑒 −𝑥 − 2𝑒 𝑥 = 0
Exercice 9
Résoudre IR, les équations suivantes :
(𝐼1 ): 𝑒 −3𝑥−2 > 3 ; (𝐼2 ): 𝑒 −2𝑥+3 + 5𝑒 𝑥 − 3 ≥ 6 ; (𝐼3 ): 2𝑒 2𝑥 + 5𝑒 𝑥 − 3 ≤ 0 ;
Exercice 10
Calculer les limites ci−dessous :
1
𝑥𝑒 𝑥−1
1) lim 𝑥 + 1 − 𝑒 𝑥 2) lim 𝑥 + 1 − 𝑒 𝑥 3) lim 𝑥3
; 4) lim (𝑥 + 2) 𝑒 𝑥−1 ;
𝑥→+∞ 𝑥→−∞ 𝑥→0 𝑥→1
>
𝑥 2+1
lim 𝑥
𝑒𝑥
𝑥→−∞
Exercice 11,
Déterminons les fonctions dérivée des fonction 𝑓 (on précisera l’ensemble de dérivabilité) :
𝑒 𝑥−1
1) 𝑓 (𝑥) = 𝑒 2𝑥−3 ; 2) 𝑓 (𝑥) = 𝑥𝑒 𝑥+1 ; 3) 𝑓 (𝑥) = ; 4) 𝑓(𝑥) = (𝑥 2 + 1)𝑒 2𝑥 ;
𝑥
1
− 𝑒 𝑥 −1
4) 𝑓 (𝑥) = (𝑥 + 1)𝑒 ; 6) 𝑓(𝑥) = 𝑒 𝑥 +1
𝑥
Exercice pour chacune des fonctions f de la variation de x, définies ci-dessous, calculer 𝑓 ′ (𝑥).
1) 𝑓 (𝑥) = 5𝑥 ; 2) 𝑓 (𝑥) = 2 × 3𝑥 ; 3) 𝑓 (𝑥) = 10𝑥 𝑙𝑛𝑥 ; 4) 𝑓 (𝑥) = 4𝑥 𝑥 2
Exercice 13
A. Résoudre dans IR, les équations suivantes :
(𝐸1 ) : 2𝑥 = 3 ; (𝐸2 ) : 3𝑥 + 3 = 6 ; (𝐸3 ) : 4𝑥 𝑥 2
Etudier la fonction f définie par la donnée de 𝑓(𝑥)
1
1) 𝑓(𝑥) = 2𝑥 ; 2) 𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑥 ; 3) 𝑓 (𝑥) = (1 + 𝑥)𝑥 ; 4)𝑓 (𝑥) = 2𝑥−1
Exercice 14
Partie A : question préliminaires
1) Soit g la fonction définie sur [0; +∞[ par 𝑔(𝑥) = 𝑒 𝑥 − 𝑥 − 1.
44
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
a) Montrer que ∀𝑥 ∈ [0; +∞[; 𝑔′ (𝑥) ≥ 0. En déduire les variation de g sur [0; +∞[.
b) En déduire que ∀𝑥 ∈ [0; +∞[; 𝑔(𝑥) ≥ 0.
2) Soit h la fonction définie sur [0; +∞[; 𝑝𝑎𝑟 ℎ(𝑥) = (2 − 𝑥)𝑒 𝑥 − 1.
a) Montrer que ∀𝑥 ∈ [0; +∞[; ℎ ′ (𝑥) = 1 − 𝑥)𝑒 𝑥 .
b) En déduire les variations de la fonction h et dresser une son tableau de variation.
c) Montrer que l’équation ℎ(𝑥) = 0 admet une solution et une seule ∝ telle que
1,8 < ∝ < 1,9
∀𝑥 ∈ [0 ; 𝛼] ; ℎ(𝑥) ≥ 0
d) Montrer que {
∀𝑥 ∈ [𝛼 + ∞[, ℎ ((𝑥) ≤ 0
Partie B
𝑒 𝑥 −1
On considère la fonction f définie sur l’intervalle [0; +∞[ par 𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑒𝑡 (𝑐) est sa courbe dans
𝑒 −𝑥
le plan muni d’un repère orthonormé (0, 𝑖, 𝑗 ) d’unité graphique 5cm.
1−𝑒 𝑥
1) a) montrer que ∀𝑥 ∈ [0; +∞[, 𝑓 (𝑥) =
1−𝑥𝑒 −𝑥
( )
b ) en déduire lim 𝑓 𝑥 . Puis interpréter graphiquement le résultat obtenu.
𝑥→+∞
ℎ(𝑥)
C ) montrer que pour tout 𝑥 ≥ 0, 𝑓 ′ (𝑥) = (𝑒 𝑥− 𝑥)².
d ) en déduire le signe de f’ et dresser le tableau de dérivation de f.
(1−𝑥)𝑔(𝑥)
2) a) montrer que ∀𝑥 ∈ [0. ; +∞[, 𝑓 (𝑥) − 𝑥 = 𝑒 𝑥 −𝑥
b ) En déduire la position de la courbe (𝑐) par rapport à la (∆) d’équation 𝑦 = 𝑥.
3) a) Détermine une équation de la tangente à (C) en son point d’abscisse 0
b ) Tracer (C) en faisant figurer sur le dessin les droites(∆) d’équation 𝑦 = 𝑥 (D) d’équation 𝑦 = 1
CHAPITRE IV : SUITES NUMERIQUES
I. PRESENTATION ET GENERALITES
1. Définition et notation
On appelle suite numérique, toute fonction de ℕ 𝑣𝑒𝑟𝑠 IR .
L’image de l’entier 𝑛 par la fonction 𝑈 se note 𝑈(𝑛)𝑜𝑢 𝑈𝑛 .
𝑈: ℕ ⟶ ℝ
𝑛 ⟼ 𝑈(𝑛) = 𝑈𝑛
L’ensemble des termes de la suite se note (𝑈𝑛 )𝑛∈ℕ .
On note aussi Un << le terme de rang n de la suite U>>.
On écrit 𝑈(𝑛) = 𝑈𝑛 qui est aussi appelé le terme général de la suite.
Exemple
NB : si ∀𝑝 ∈ ℕ, 𝑈𝑝 est le premier terme d’une suite numérique alors le terme de rang 𝑛 est 𝑈𝑛+𝑝 −1.
45
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
𝑈0
Exemple : Représenter graphiquement les 3 premiers termes de la suite(𝑈𝑛 ): {
𝑈𝑛+1 = 2𝑈𝑛 ̵1
Exercice d’application
2 𝑈 +3
On considère la suite numérique U définie par 𝑈0 = 1 et ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑈𝑛+1 = 𝑈𝑛
𝑛
2𝑥+3
Soit 𝑓 la fonction définie sur ]0; +∞[, par 𝑓 (𝑥) = et dont la représentation graphique est
𝑥
donnée ci-dessous. Représenter sur l’axe (OI), les termes de la suite U à l’aide de la courbe et la
droite (∆) : 𝑦 = 𝑥.
Si pour tout nombre entier naturel n de E, Si pour tout nombre entier naturel n de E, 𝑈𝑛 ≥ 𝑈𝑛+1 ,
𝑈𝑛 ≤ 𝑈𝑛+1 , alors la suite (𝑈𝑛 )𝑛∈𝐸 est alors la suite (𝑈𝑛 )𝑛𝜖𝐸 est décroissante.
croissante
Si pour tout nombre entier naturel n de E, Si pour tout nombres entier naturel n de E, 𝑈𝑛 > 𝑈𝑛+1 ,
𝑈𝑛 < 𝑈𝑛+1 , alors la suite (𝑈𝑛 )𝑛∈𝐸 est alors la suite (𝑈𝑛 )𝑛𝜖𝐸 est strictement décroissante.
strictement croissante.
46
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
− Si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 < 0 à partir d’un rang alors la suite U est strictement décroissante
− Si 𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛 = 0 à partir d’un rang alors la suite U est constante ou stationnaire.
Deuxième Méthode : (suite à terme positifs)
𝑈
Pour étudier le sens de variation d’une suite U à termes positifs, on calcule le rapport 𝑈𝑛+1 qu’on
𝑛
compare à 1.
𝑈
− ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑈𝑛+1 > 1 Alors la suite U est strictement croissante
𝑛
𝑈𝑛+1
− ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑈𝑛
< 1 Alors la suite U est strictement décroissante
𝑈𝑛+1
− ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑈𝑛
= 1 Alors la suite U est constante ou stationnaire.
Troisième méthode :
Lorsque la suite U(n) est définie par une formule explicite 𝑈𝑛 = 𝑓(𝑛), on étudie le sens de variation
de la fonction 𝑓.
Quatrième méthode
Lorsque la suite 𝑈(𝑛) est définie par une formule de récurrence : 𝑈𝑛+1 = 𝑔(𝑈𝑛 ), on utilise un
raisonnement récurrence (éventuellement le sens de variation de g).
47
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
𝑡0 = 12
Exercice d’application : Soit t la suite par :{ 1 , Démontrer par récurrence que
𝑡𝑛+1 = 4 𝑡𝑛 + 3
∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑡𝑛 ≥ 4
1- Démontrer que la suite 𝑡 est décroissante
2- En déduire que la suite 𝑡 converge et calculer sa limite.
𝑈0 = 1
Exemple { ,
𝑈𝑛+1 = 𝑈𝑛 + 5
a pour terme général 𝑈𝑛 = 1 + 5𝑛
𝑈0 = 10
Exemple : { , on a : 𝑟 = 4 > 0 donc (𝑈𝑛 ) est strictement.
𝑈𝑛+1 = 𝑈𝑛 + 4
𝑈0 = 3
Exemple : { , 𝑜𝑛 𝑎: 𝑟 = 7 < 0 donc la suite arithmétique (𝑈𝑛 ) diverge vers −∞.
𝑈𝑛+1 = 𝑈𝑛 − 7
48
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Exemple :
(1+𝑛)
1 + 2 + 3 + ⋯ 𝑛 = 𝑛. 2
2 + 4 + 6 + … 2𝑛 = 2(1 + 2 + 3 + ⋯ + 𝑛) = 𝑛 (𝑛 + 1).
2. SUITES GEOMETRIQUES
2.1. Définition
Soit (𝑉𝑛 ) une suite numérique. (𝑉𝑛 ) est une suite géométrique s’il existe 𝑞 ∈ 𝐼𝑅 tel
𝑉𝑛+1 = 𝑞𝑉𝑛 , 𝑛 ∈ ℕ. 𝑞 est appelé la raison de la suite géométrique (𝑉𝑛 ).
𝑉 =2
Exemple : La suite (𝑉𝑛 ) définie par : { 0 est une suite géométrique de raison 3
𝑉𝑛+1 = 3𝑉𝑛
2.2. Formule explicite
La formule explicite de 𝑉𝑛 est donnée par :
𝑉𝑛 = 𝑉0 . 𝑞𝑛 , si le premier terme est 𝑉0
𝑉𝑛 = 𝑉𝑘 . 𝑞𝑛−𝑘 , ∀𝑘 ∈ ℕ
𝑉 =2
Exemple (𝑉𝑛 ) : { 0 a pour terme général 𝑉𝑛 = 2 × 3𝑛 .
𝑉𝑛+1 = 3𝑉𝑛
Méthode : Démontrer qu’une suite est géométrique
𝑉
Pour démontrer qu’une suite (𝑉𝑛 ) est géométrique : établir que 𝑛+1 est un réel 𝑞 indépendant de 𝑛.
𝑉𝑛
2.3. Sens de variation d’une suite géométrique
Soit (𝑉𝑛 ) une suite géométrique de raison 𝑞 ≠ 1 et de premier terme 𝑉0
Si 𝑉0 < 0 Si 𝑉0 > 0
0 < 𝑞 < 1 alors (𝑉𝑛 ) est 0 < 𝑞 < 1 alors (𝑉𝑛 ) est strictement
strictement croissante décroissante
𝑞 > 1 alors (𝑉𝑛 ) est 𝑞 > 1 alors (𝑉𝑛 ) est strictement croissante
strictement décroissante
2.4. Limite d’une suite géométrique
Soit (𝑉𝑛 ) une suite géométrique de raison 𝑞 ≠ 1 et premier terme 𝑉0
Si 𝑞 < −1 alors (𝑉𝑛 ) n’a pas de Si 𝑞 > 1 { 0
𝑉 < 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 lim𝑉𝑛 = −∞
limite 𝑉0 > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 lim𝑉𝑛 = +∞
Si −1 < 𝑞 < 1 alors 𝑙𝑖𝑚𝑉𝑛 = 0. Si 𝑞 = 1 alors lim𝑉𝑛 = 𝑉0
3. SUITES ARITHMETICO-GEOMETRIQUES
49
ETABLISSEMENT : CBCG- Année-Scolaire :2021-2022
DALOA TRAVAUX DIRIGES
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Discipline : Mathématiques Niveau : 2FCGE
Prof : M. GNAHORE A. Thème : Suites Numériques
Définition
Soit une suite (𝑈𝑛 ) une suite numérique et a et b deux nombres réels tels 𝑎 ≠ 𝑏.
La suite (𝑈𝑛 ) est appelée suite arithmétique−géométrique lorsque ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑈𝑛+1 = 𝑎𝑈𝑛 + 𝑏
𝑈0 = 0
Exemple : On considère la suite (𝑈𝑛 )définie par : { 1
𝑈𝑛+1 = − 2 𝑈𝑛 + 1
a) Déterminons les trois premiers termes de la suite.
b) Montrons que tous les termes de la suite sont inférieurs à 2 /3
c) Montrons que la suite est croissante, puis déduisons en la limite.
Exercice 1
2𝑛 −4𝑛+3 2𝑛 +4𝑛−3
Soit (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) deux suites définies par : 𝑢𝑛 = 2
et 𝑣𝑛 = 2
Exercice 2
Pour construire sa résidence, M. Yodé achète un terrain à 3.000.000F. Il doit payer cette somme par
traite mensuelle sur deux ans, sans intérêt. Les traites diminuent de 10.000F de mois en mois. On
désigne par 𝑇𝑛 le montant de la 𝑛𝑖𝑒𝑚𝑒 traite.
a) Montrer que (𝑇𝑛 ) est une suite arithmétique dont on précisera la raison.
b) Calculer 𝑇1 𝑒𝑡 𝑇2
c) Exprimer 𝑇𝑛 en fonction de 𝑇1 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑛.
EXERCICE3
Une voiture achetée à 10.000.000F en 1990 a perdu chaque année 20% de sa valeur.
Exercice4
50
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Un client d’une banque dispose au 1er janvier 2004, d’une somme de 1.000.000 FCFA qu’il dépose sur
un compte. La banque rémunère à 5% d’intérêt annuel toutes les sommes déposées et verse ces intérêts
sur le compte de son client tous les 31 décembre de chaque année.
De plus, à cette date, ce client décide de rajouter 950.000 FCFA. On désigne par 𝑢𝑛 (n
élément de ℕ) , la somme disponible après n années écoulées depuis le 1er janvier 2004,
ainsi u0 = 1.000.000 fcfa.
1°) Calculer 𝑢1 , 𝑢2 , 𝑢3 𝑒𝑡 𝑢4 .
2°) Etablir pour tout entier naturel n, la relation 𝑢𝑛+1 = 1,05𝑢𝑛 + 950.000
3°) On considère la suite (𝑣𝑛 ) definie pour tout entier naturel n par :
𝑣𝑛 = 𝑢𝑛 + 19.000.000F
a- Démontrer que (𝑣𝑛 ) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le 1er
terme.
b- En déduire l’expression de 𝑢𝑛 puis celle de 𝑣𝑛 en fonction de 𝑛.
c- Ce client peut-il espérer avoir un jour 25.000.000 FCFA d’économie en
continuant de la sorte ? si oui en quelle année ?
Remarque : les méthodes statiques s’appliquent généralement à des ensemble comportant un grand
nombres d’éléments. Il est donc indispensable d’utiliser les indices.
𝑥1 désigne la valeur de la variable x relativement à l’élément i. ∑𝑛𝑖=𝑝 𝑋𝑖 = 𝑥𝑝 + 𝑋𝑝+1 + ⋯ + 𝑋𝑛
Exemple :
a) En utilisant les sommations indicées, calculer le salaire des cinq (05) premiers ouvriers.
b) En utilisant les sommations indicées, calculer le salaire des trois (03) derniers ouvriers.
Résolution :
a) Calculons le salaire des cinq (05) premier ouvriers :
𝑆 = ∑5𝑖=1 𝑋𝑖 = 𝑋1 + 𝑋2 + 𝑋3 +𝑋4 + 𝑋5 = 900 + 850 + 1000 + 1150 + 860
𝑆 = 4760𝐹
b) Calculons le salaire des trois (03) derniers ouvriers :
51
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Si l’on multiplie tous les termes par une constante, on a :∑𝑛𝑖=𝑝 𝑎𝑋𝑖 = 𝑎 ∑𝑛𝑖=𝑝 𝑋𝑖 , 𝑎 ∈ ℝ
∑𝑛𝑖=𝑝(𝑋𝑖 + 𝑏) = (𝑛 − 𝑝 + 1)𝑏 + ∑𝑛𝑖=𝑝 𝑋𝑖
Exercice :
a) On reprend l’exemple des huit ouvriers ; on ajoute 150 F au salaire de chacun des huit
ouvriers.
b) On multiplie le salaire horaire de chaque ouvrier par 1,2. Déterminer le salaire total des
ouvriers.
c) Exprimer à l’aide de sommation l’expression ∑𝑛𝑖=1(𝑎𝑥𝑖 + 𝑏)².
Résolution :
a) Le nouveau salaire des ouvriers
𝑆 = ∑8𝑖=1(𝑋𝑖 + 150) = (8 − 1 + 1) × 150 + ∑8𝑖=1 𝑋𝑖 = 8 × 150(900 + 850 + 1000 + 115 +
860 + 1200 + 1100 + 1070)
𝑆 = ∑8𝑖=1(𝑋𝑖 + 150) = 8 × 150 + 8130 = 9330
b) Le nouveau salaire 𝑆2 = ∑8𝑖=1 1,2 𝑋1 = 1,2 ∑8𝑖=1 𝑋𝑖 = 1,2 × 8130 = 9756
c) Expression ∑𝑛𝑖=1(𝑎𝑥𝑖 + 𝑏)²
(𝑎𝑥𝑖 + 𝑏)2 = 𝑎2𝑋1 2 + 2𝑎𝑏𝑋𝑖 + 𝑏²
∑𝑛𝑖=1(𝑎𝑥𝑖 + 𝑏)² = ∑𝑛𝑖=1(𝑎 2𝑋12 + 2𝑎𝑏𝑋𝑖 + 𝑏² ) = ∑𝑛𝑖=1 𝑎2𝑋12 + ∑𝑛𝑖=1 2𝑎𝑏𝑋𝑖 + ∑𝑛𝑖=1 𝑏²
∑𝑛𝑖=1(𝑎𝑥𝑖 + 𝑏)² = 𝑎² ∑𝑛𝑖=1 𝑋𝑖2 + 2𝑎𝑏 ∑𝑛𝑖=1 𝑋𝑖 + 𝑛𝑏²
3. Produits indicés
Soit x une variable prenant les valeurs 𝑋1 : 𝑋2 ; 𝑋𝑛 . On note ∏𝑛𝑖=1 𝑋1 = 𝑋1 +𝑋2 … 𝑋𝑛
Propriété
∏𝑛𝑖=1 𝑎 = 𝑎𝑛 ; 𝑎 ∈ ℕ ∏𝑛𝑖=1 𝑋𝑖 𝑦𝑖 = (∏𝑛𝑖=1 𝑋𝑖 )(∏𝑛𝑖=1 𝑦𝑖 ) ∏𝑛𝑖=1 𝑋𝑖 = (∏𝑞𝑖=1 𝑋𝑖 )(∏𝑛𝑖=𝑞+1 𝑋1 )
52
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
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MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
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MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Une amplitude A :
C’est la différence entre la borne supérieure ‘’b’’ et borne inferieure ‘’a’’. on a : 𝐴 = 𝑏 − 𝑎.
Exemple ; l’amplitude de la classe [2 ; 3[ est 𝐴 = 3 − 2 ; 𝐴 = 1.
Caractère
Discret ou 60 ; 70 ; 80 ; ….
Quantitatif discontinu
Continu
Enquête : par rapport à un caractère donné, une enquête est une collecte d’informations.
Elle peut être exhaustive ou partielle.
L’enquête est dite exhaustive si elle porte sur tous les individus de la population (recensement).
L’enquête est dite partielle si elle porte sur une portion de la population appelé échantillon :
C’est le cas du sondage.
Le dépouillement : le dépouillement des résultats d’une enquête sur une population est une
opération de décompte des individus en fonction des modalités ou des classes.
Effectif d’une classe : l’effectif d’une classe noté 𝑛𝑖 est le nombre d’individus dont les
modalités sont contenues dans cette classe.
Effectif total : l’effectif total N est le nombre d’individu de la population étudiée.
On a : 𝑁 = ∑𝑘𝑖=1 𝑛𝑖 = 𝑛1 + 𝑛2 + 𝑛3 … + 𝑛𝑘
Fréquence : la fréquence d’une modalité ou d’une classe est le quotidien de l’effectif 𝑛𝑖 de
𝑛𝑖
cette modalité ou de cette classe par l’effectif total N. on a : 𝑓𝑖 = 𝑁
NB :
La fréquence est souvent exprimée en pourcentage après multiplication par 100 du rapport
𝑛𝑖 𝑛
𝑁
on a 𝑓𝑖 (𝑒𝑛 %) = 𝑁𝑖 × 100
La somme des fréquences est égale à 1 ou 100.
Effectifs cumulés croissante (ECC) : l’effectif cumulé croissant (ECC) d’une modalité ou d’une
classe est la somme de l’effectif de cette modalité (classe) et des effectifs des modalité
(classe) précédentes.
Effectifs cumulée décroissants (ECD) : l’effectif cumulé décroissant (ECD) d’une modalité ou
d’une classe est la somme de l’effectif de cette modalité (classe) et des effectifs des
modalités suivantes.
Fréquence cumulées croissantes (FCC) –fréquence cumulées décroissant (FCD)
55
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Les définitions ont semblable aux définitions de (ECC –ECD). Il suffit de remplacer ‘’effectif’’ par
‘’fréquence’’.
II. PARAMETRE DE POSITION
Les paramètre de position sont aussi appelé paramètre de tendance centrale ou paramètre d’ordre
de grandeur ou encore valeurs centrales. Dans une étude statistique, ils permettent de faire une
appréciation globale de la situation et à la prise de décision.
1. Le mode
1.1. Définitions
Variable discrète
On appelle mode (ou dominante) d’une série statistique toute présentant un effectif maximal.
Variable continue : classes d’amplitude égales
On appelle mode, le centre de toute classe mode (classe qui a l’effectif le plus élevé)
Variable continue : classe d’amplitude inégales
On appelle mode, le centre de toute classe modale (classe qui a l’effectif corrigé le plus élevé)
NB : lorsque le mode ou la classe modale est unique, on parle de série statistique, uni modale, dans
le cas contraire on parle de série statistique plurimodale ou multimodale.
Le mode s’exprime dans la même dans unité que le caractère étudié.
1.2. Détermination
Détermination algébrique du mode.
Exemple 1 (variable discrète)
Déterminons le mode de la série statistique ci-contre.
Résolution : 25 est l’effectif le plus élevé. Il correspond à la modalité 12. Le mode est 12 ans.
Ages 11 12 13 14 15
Effectifs (nombres d’élèves) 10 25 15 20 5
Exercice d’application
Le tableau ci-contre nous donne l’âge des élèves d’une classe déterminer l’âge modal.
Ages 14 15 16 17 18
Effectifs (nombres d’élèves) 8 12 10 7 2
Résolution
Les amplitudes des classes sont toutes égales entre elles, donc il n’est plus nécessaire de corriger les
effectifs. 24 est effectifs le plus élevé, il correspond à la classe [10; 20[. [10; 20[ est la classe modale.
Le mode Mo est le centre de la classe modale [10; 20[.
10+20
Mo= 2 ; Mo=15cm
Exercice d’application : les notes par des élèves à une interrogation sont représentées dans le
tableau ci-dessous. Détermine la classe modale puis le mode.
Les notes [0; 2[ [2; 4[ [4; 6[ [6; 8[ [8; 10[
Effectif ou nombre d’élèves 3 6 4 8 6
Exemple 3 (Variable continue : classe d’amplitude inégales). La série statistique ci-contre indique
les notre obtenue à un concours de mathématique par des élèves d’un lycée. Déterminer le
mode de cette série statistique.
56
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
12 est l’effectif le plus élevé. Il correspond à la classe[0; 2[. [0; 2[est la classe modale. Le mode MO
est le centre de la classe modale [0; 2[.
0+2
𝑀𝑂 = ; 𝑀𝑂 = 1
2
Détermination graphique du mode
Exemple 1 (variation discrète)
Le diagramme en bâtons en ci-contre donne la réparation des notes sur 20 d’une classe. Déterminer
le mode.
effectif
1 2 3 4 5 Nombre d’enfant
Exercice d’application : on donne la réparation d’une certain nombre d’enfant d’après leur note 20
(en abscisse les note sur 20 et en ordonnée le nombre d’élève
57
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
L’histogramme ci-contre, donne la répartition des notes des élèves d’une classe 2BT. Déterminer le
mode.
Résolution ; le rectangle de plus grande. Hauteur correspond à la classe [0; 2 [. [0; 2 [ est la classe
0+2
modale. Le mode MO est centre de la [0; 2 [. 𝑀𝑂 = 2 MO =1.
Exercice d’application
Modalités 𝑥1 𝑥2 𝑥𝑝
effectifs 𝑛1 𝑛2 𝑛𝑝
N= 𝑛1 +𝑛2+ … . 𝑛𝑝 la moyenne arithmétique pondérée de cette série statistique est le réel noté 𝑥 tel
𝑛1 𝑥1+𝑛2 𝑥2+𝑛𝑝 𝑥𝑝 ∑ 𝑛𝑖𝑥𝑖
que 𝑥 = ; ∑ 𝑛𝑖
𝑁
Exemple déterminons la moyenne pondérée de la série dont le tableau des effectifs est ci-contre :
Résolution
Modalités 10 12 14 18
effectifs 3 5 1 1
3×10+5×12+1×14+18 122
𝑥= 3+5+1+1
; 𝑥 10 ; 𝑥 = 12,2
A l’aide du tableau des fréquences, on peut aussi calculer la moyenne :
Modalités 10 12 14 18
Fréquences 0,3 0,5 0,1 0,1
0,3 × 10 + 0,5 × 12 + 0,1 × 14 + 0,1 × 18 ; 𝑥 = 12,2.
Remarque : pour un calcul efficient de la moyenne arithmétique, l’on peut ajouter au tableau des
effectifs une lignes ou une colonne des produits « effectifs x modalités (𝑛𝑖 𝑥𝑖 ) ».
Variable continue
Dans le cas d’une série statistique dont les modalités sont groupées en classe, la moyenne
arithmétique se calcule comme si toutes les valeurs d’une classe étaient égales au centre de la classe.
𝑛 𝐶 +𝑛 𝐶 +⋯+𝑛𝑝 𝐶𝑝
On a : 1 1 2 2 𝑜𝑢 𝑥 = 𝑓1 𝐶1 + 𝑓2 𝐶2 + ⋯ + 𝑓𝑝 𝐶𝑝
𝑁
Ci : centre de la i classe ; ni : effectif de classe ième ; fi : fréquence de la classe ième classe
ème
Exemple : détermine la moyenne pondérée de la série dont le tableau de effectifs est ci-contre
58
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Argent de poche en FCFA [0; 50[ [50; 100[ [100; 200[ [200; 300[ [300; 500[
Effectifs ou nombre 4 10 12 6 8
d’élèves
Calculer l’argent de moyen des élèves de cette classe.
2.2. Utilisation et interprétation
La moyenne est un résumé de toutes les observations. Elle n’a de signification véritable que si elle
porte sur une population homogène et d’effectif important. Elle donne la valeur moyenne prise par
le caractère et peut permettre de comparer deux série pour un même caractère.
3. La médiane
3.1. Définition
On appelle médiane et on note Me, la valeur du caractère qui partage la série statique en deux
partie de même effectif lorsque ces caractères sont rangés dans l’ordres croissant ou décroissant.
Elle s’exprime dans la même unité que le caractère.
NB : on appelle valeurs du caractère, toute valeurs susceptible d’être par la variable.
3.2. Détermination
Variable discrète
𝑛
Si l’effectif total est un nombre pair 𝑛, la médiane est comprise entre la modalité de rang
2
𝑛
et la modalité de rang 2 + 1. L’intervalle qui sépare ces deux modalités est appelé
intervalle médiane. La médiane est le centre de l’intervalle médian.
Exemple déterminons la médiane de série statique des notes suivantes :
Modalités 5 7 8 9 11 13 14 16
effectif 1 1 2 1 1 1 2 1
Résolution : je range les modalités dans l’ordre croissante en réparant selon leur effectif.
selon le tableau on a : 5-7-8-8-[9; 11]−13−14−15-16
9+11
l’intervalle [9; 11] la médiane est 𝑀𝑒 = 2 ; 𝑀𝑒 = 10
Si l’effectif est un nombre impair n, la médiane la série statique des notes suivantes :
Modalités 7 8 9 11 12 13 14
effectif 1 2 1 1 1 1 1
Résolution : je range les modalités dans l’ordres croissant en les répétant selon leurs effectifs.
Selon le tableau on a : 7-8-8−12−13−14
𝑛+1 7+1
La médiane est Me = 11 car c’est la modalité de rang = =4
2 2
Variable continue
Détermination algébrique
La détermination est faite en admettant que les effectifs sont uniformément répartis sur chaque
intervalle. La démarche suivante :
Construire un tableau statistique comportant les effectifs cumulés croissants (ECC) ou les
cumulés décroissants (ECD).
59
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
𝑒𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙
Calculer le rang de la médiane qui est égal à : 2
Encadrer ce rang de la par deux valeurs consécutives des ECC ou ECD.
En déduire un encadrement de la médiane Me.
Calculer par interpolation linéaire la valeur de valeur de médiane Me.
Exemple : considérons la réparation des élèves d’un lycée d’après leur taille centimètres.
Déterminer la médiane de la série.
Modalités [158; 162[ [162; 166[ [166; 170[ [170; 178[
effectifs 25 50 200 225
500
Résolution : établissons le tableau comportant les ECC. Le rang de la médiane est 2 = 250
Modalités [158; 162[ [162; 166[ [166; 170[ [170; 178[
effectifs 25 50 200 225
ECC 25 75 275 500
500
Le rang du 1er quartiles est 4
= 125 encadrement par des ECC : 75 ≤ 125 < 275. On en
𝑄1−166 125−75
déduire. 166 ≤ 𝑄1 < 170. Par interpolation linéaire, on a =
170−166 275−75
60
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
250−75
𝑄1 = 166 + (170 − 166) 275−75 . 𝑄2 = 𝑀𝑒 = 167𝑐𝑚
500
er
Le rang du 2 quartiles est = 125 encadrement par des ECC : 75 ≤ 125 < 275. On en
2
𝑄2−166 125−75
déduire. 166 ≤ 𝑄1 < 170. Par interpolation linéaire, on a 170−166 = 275−75
250−75
𝑄2 = 166 + (170 − 166) 275−75 . 𝑄2 = 𝑀𝑒 = 169,5𝑐𝑚
500
Le rang du 3er quartiles est 4
= 125 encadrement par des ECC : 75 ≤ 125 < 275. On en
𝑄3−170 375−275
déduire. 166 ≤ 𝑄1 < 170. Par interpolation linéaire, on a 178−170 = 500−275
375−275
𝑄3 = 170 + (178 − 170) 500−275 . 𝑄3 = 𝑀𝑒 = 173,6𝑐𝑚
Exemple 2 : déterminons graphiquement les trois quartiles.
Modalités [0; 3[ [3; 4[ [4; 6[ [6; 9[ [9; 10[
effectifs 10 30 20 10 30
Résolution
Modalités [0; 3[ [3; 4[ [4; 6[ [6; 9[ [9; 10[
effectifs 10 30 20 10 30
ECC 10 40 60 70 100
𝑁 100 𝑁 100
Rang du 1er quartile : = = 25 rang du 2e quartile : = = 50
4 4 2 2
e 3𝑁 3×100
Rang du 3 quartile : 4 = 4 = 75
Puis sur le graphique, déterminons Q1, Q2 et Q3 comme abscisse respectives des point d’ordonnées
25 ; 50 et 75
Exercice d’application
Considérons le tableau ci-contre :
1) Déterminer algébriquement les quartiles Q1 ; Q2 ; Q3.
2) Représenter le polygone des ECC puis retrouver graphiquement les quartiles Q1, Q2 et Q3.
𝐴𝑏𝑠𝑐𝑖𝑠𝑠𝑒: 1 𝑐𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 1𝑘𝑔
Echelle : {
𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒: 1 𝑐𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 2
B. SERIE STATISTIQUE DOUBLE
Pour caractérise un individu d’une population statistique a partir de deux caractères, on va utiliser
deux grandeur différentes. La traduction des étudiée dévient alors une série statistique double, car
elle dépend de deux caractère étudiés simultanément.
Exemple : étudier la taille et le poids des élèves du lycée.
I. TABLEAU DE DISTRIBUTION LINEAIRE
Exemple
On considère les notes obtenues par 5meilleurs élèves en maths et français au concours d’entrée en
BTS dans les lycées professionnels.
Candidat Ama Toufic yayah Saffi Bedi
Note de maths 15 17 16 17 15
Note de français 13 12 12 12 13
Désignons par :
− X le caractère noté « note obtenu en maths »
− Y le caractère noté « note obtenue en français »
− L’effectifs du couple (16;12) est 1
− L’effectifs du couple (17;12) est 2
− L’effectifs du couple (15;13) est 2
II. TABLEAU A DOUBLE ENTREE
61
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Interprétation : on lit facilement que 19 enfant ont un âge compris entre 3 et 4 ans et pèsent entre
10 net 15 kig ; 12 enfants ont un âge compris entre 5 et 6 ans et présent entre 15 20 kg. Etc…
III. REPRESENTATION GRAPHIQUE
1. Nuage de points
Le plan est muni d’un repère orthogonal. Représentons chaque modalité (𝑥𝑖 𝑌𝑖 ) par un disque dont
l’aire est proportionnelle à l’effectif de (𝑥𝑖 𝑌𝑖 ). Les disques la représentation graphique ci-contre,
appelée nuage de point.
2. Repère normal
Il s’agit d’un repère cartésien orthogonal ou les données en abscisse comme en ordonnées sont
portée suivant une échelle cartésienne et la norme est respectée. C’est dans ce repère qu’on
représente généralement : les diagrammes en bâton, les histogrammes les polygones cumulatifs etc.
déjà vus au chapitre précédent.
3. Repère semi-logarithmique.
Activité
Supposons que nous ayons à traduire, sur un repère cartésien, le chiffre d’affaire mensuel d’une
entreprise (exprimé en dizaine de milliers de francs) les ventes en question portant sur un article de
lancement récent dont le succès a été très grand.
Mois Ventes Mois Ventes
1 31 7 2025
2 67 8 4157
3 125 9 7850
4 263 11 17320
5 499 12 31450
7 1150 69200
Les mois seront portés en abscisse, les chiffre d’affaire en ordonnées. Il est visible que la
représentation graphique sera difficile à réaliser à cause de la disproportion existant entre les
mesure des ordonnées les plus faibles et les mesures des ordonnées les élevés. Il faut donc chercher
un article de présentation qui permettra de faire figurer toutes les données sur une même
représentation graphique sans qu’on soit contrait de donner à cette représentation des dimensions
exagérées. L’étude de l’étude de l’activité qui est envisagé peut-être facilitée par l’utilisation
d’échelle logarithmique. Traçons (voir figure ci-contre) deux axes verticaux, parallèles, placés en
regard l’un de l’autres ; sur le premier axe (arithmétique) portons des graduations équidistantes :
0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 etc…. À la même hauteur, figurons sur le second axe (logarithmique) les nombre
dont les logarithmes décimaux sont portés sur l’axe logarithme, c’est-à-dire les nombre 1 (log1=0) 10
(log10=1), 100, 1000, etc.
62
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Nous confondrons ensuite les axes, mais en conservant l’échelle de l’axe logarithme sur laquelle
seront porté les nombres de l’axe arithmétique. Nous disposons alors d’un troisième axe sur lequel
les échelles portées en face des valeurs chiffrées figureront en réalité les décimaux de ces valeurs
chiffrées.
Représentation graphique (fig. 2) la série statistique donnée en activité, l’échelle en abscisse étant
arithmétique, l’échelle en ordonnée étant logarithme (de pareilles coordonnées semi−logarithmes).
On peut constater que la série statistique proposée a pu facilement être représenter ce qui n’était
pas le cas en coordonnées cartésienne ordinaires (mais nous ne devons pas oublier que nous avons
représenté, non les mesures des ventes mensuelles, mais les logarithmes décimaux de ces mesures).
On peut constater encore que les points représentés se répartissent sensiblement suivant une ligne
droite, ce qui indique que les mesures des ventes mensuelles sont à peu près en progression
géométrique.
Remarque : nous avons dit que nous représentons le logarithme décimal des données à traduire. Il
n’est pas essentiel que le logarithme retenu soit décimal. Quelle que la base retenue pour le
logarithme représenté, les avantages et propriétés des représentations logarithmiques demeurent.
IV. LES CARACTERISTIQUES
1. Point moyen d’un nuage de points
On appelle point moyen d’un série statistique de n point de coordonnées (𝑥𝑖 𝑦𝑖 ) 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝐺 (𝑥̅ ; 𝑦̅) tel
que :
Exemple
Numéro de l’année ((𝑥𝑖 ) 1 2 3 4 5 6 7 8
Chiffre d’Affaire (𝑦𝑖 ) 41 68 55 80 95 104 100 122
Calculons les coordonnées du point moyen de l’activité ci−dessus
1+2+3+4+5+6+7+8 41+68+55+80+95+104+100+122
𝑥̅ = 8
= 4,5 ; 𝑦̅ = 8
= 83,125
Donc G a pour coordonnées (𝟒, 𝟓 ; 𝟖𝟑, 𝟏𝟐𝟓).
2. Variance et écart−type
2.1. Variance
La variance de la série statistique simple d’effectif total n de caractère X est noté V(x) et celle
d’effectif total n de caractère Y est notée V(y). On a :
1 1
𝑉(𝑋) = 𝑛 ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 (𝑥𝑖 − 𝑥̅ )² de formule développée 𝑉(𝑥) = 𝑛 ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 𝑥𝑖 ² − 𝑥̅ ²
1 1
𝑉(𝑦) = 𝑛 ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 (𝑦𝑖 − 𝑦̅)² de formule développée 𝑉(𝑦) = 𝑛 ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 𝑦𝑖 ² − 𝑦̅²
1 1
NB : dans la suite, on prendra 𝑛𝑖 = 1. D’où 𝑉(𝑋 ) = ∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 − 𝑥̅ ² et 𝑉(𝑦) = ∑𝑛𝑖=1 𝑦𝑖 − 𝑦̅²
𝑛 𝑛
𝑦1 41 68 55 80 ∑ 𝑦𝑖 = 244
Calcul des coordonnées du point G1.
1 1
𝑥̅1 = ∑𝑖 𝑥𝑖 = (1 + 2 + 3 + 4) = 2,5
𝑛 4
1 1 } 𝐺1 (2,5; 61)
𝑦̅1 = 𝑛 ∑𝑖 𝑥𝑖 = 4 (41 + 68 + 55 + 80) = 61
Partie 2 : point moyen 𝐺2 (̅̅̅; 𝑦2 )
𝑥2 ̅̅̅
𝑥𝑖 5 5 7 8 ∑ 𝑥𝑖 = 26
𝑦𝑖 41 68 55 80 ∑ 𝑦𝑖 = 421
1 1
𝑥̅ 2 = ∑𝑖 𝑥𝑖 = (5 + 6 + 7 + 8) = 6,5
𝑛 4
1 1 } 𝐺1 (6,5; 105,25)
𝑦̅2 = 𝑛 ∑𝑖 𝑦𝑖 = 4 (95 + 104 + 100 + 122) = 61
Calcul d’a et b et déduction de l’équation
Δ𝑦 ̅̅̅̅
𝑌2−𝑌1 ̅̅̅̅ 105,5−61
𝑎 = Δ𝑥 = ̅̅̅̅̅̅̅̅̅
𝑋2 𝑋1
= 6,5−2,5
d’où 𝑎 = 11, 0625
𝐺 (𝑥̅ ; 𝑦̅) ∈ (𝐺1 𝐺2 ) d’où 𝑏 = 𝑦̅ − 𝑎𝑥̅ = 83,125 − 11,0625 × 4,5 = 33,34375.
La droite de Mayer a pour équation : 𝑦 = 11,0625𝑥 + 33,34375
Représentation graphique de la droite de Mayer
64
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Exercice d’application
Soit la série statistique suivante :
65
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Si une distribution statistique est telle que à des valeurs 𝑥𝑖 de la variation en progression
arithmétique correspondant des effectifs 𝑦𝑖 sensiblement en progression géométrique, cette
distributions statistique satisfasse à ces conditions. Nous pouvons écrire : 𝑦 = 𝐵 × 𝐴𝑥 .
4.2. Ajustement puissance 𝒚 = 𝑩𝒙𝒂
Supposons que les valeurs 𝑥𝑖 prise par une variable soient en progression géométrique 𝑥𝑖+1 = 𝑘 ×
𝑥𝑖 k étant la raison, constante de cette progression.
Supposons encore que les effectifs 𝑦𝑖 correspondant soient liés aux valeurs xi par une relation de la
𝑎
𝑦𝑖+1 𝐵𝑥𝑖+1 𝐵(𝑘+𝑥𝑖)𝑎 𝑘 𝑎 ×𝑥𝑖𝑎
forme𝑦 = 𝑏𝑥 𝑎 faisons le rapport 𝑦𝑖
= 𝐵𝑥𝑖𝑎
= 𝐵𝑥𝑖𝑎
= 𝑥𝑖𝑎
= 𝑘 𝑎 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒. Nous en
déduisons que : si une distribution statistique est telle que, à des valeurs 𝑥𝑖 en progression
géométrique correspondent des effectifs 𝑦𝑖 en progression géométrique, cette distribution
statistique est justifiable par un ajustement de fonction puissance d’équation 𝑦 = 𝐵𝑥 𝑎 . Supposons
alors qu’une distribution statistique satisfasse à ces contions. Nous pouvons écrire alors : 𝑦 = 𝐵𝑥 𝑎 .
5. La corrélation
Notion de corrélation
Le problème qui se pose dans les séries statistiques à deux variable est principalement celui du lien
qui existe ou no entre variable. Il s’agit de forme du lien et de son intensité.
Exemple
Unité statistique
Unité statistique Variable 1 désigne par X Variable 2 désigné par y
Enfants d’une école Taille Poids
Enfant d’une école Taille Moyenne des notes obtenu au cours de
l’année scolaire
Mariage célébré en côte Age de l’époux au même moment du Age de l’épouse au même moment.
d’ivoire mariage
Mois Tonnage transporté par une entreprise Consommation de carburant dans la même
de transport routier entreprise
Une population statistique ayant été étudiée à une double point de vue, le tableau statistique
traduisant les observations faites se présentera alors de la façon suivante :
Variable 1𝑥𝑖 𝑥1 𝑥2 … . . 𝑥𝑖 … . . 𝑥𝑛
Variable 2𝑦𝑖 𝑦1 𝑦2 … . . 𝑦𝑖 … . 𝑦𝑛
effectifs 1 1 …….1……..1
Ce qui signifiera que sur les N unités statistique observées : une unité présente à fois la mesure 𝑋1 de
la variable 1 et la mesure 𝑦1de la variable 2. Une unité présente à la fois la mesure 𝑋2 de la variable
1 et la mesure 𝑦2 de la variable 2. Et ainsi de la suite. Ainsi la colonne des effectifs pourra être
supprimée car tous les effectifs sont égaux à 1. Sur le tableau ainsi obtenu on pourra s’attacher à
l’étude des variations simultanées des deux caractère X et Y à l’aide d’une représentation graphique.
𝑥𝑖 𝑥1 𝑥2 … … .. 𝑥𝑛
𝑦𝑖 𝑦1 𝑦2 ……… 𝑦𝑛
Sur un repère en coordonnées cartésiennes nous figurons les N point ayant pour coordonnées :
(𝑥1 ; 𝑦1 ), (𝑥2 ; 𝑦2 ) , … … . . (𝑥𝑛 ; 𝑦𝑛 ). Ces points forment un nuage qui pourra se présenter de diverses
façons :
66
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Pour une valeur fixée de X, on peut observer plusieurs points conduisant à des ordonnées très
différentes les unes des autres. De même pour une valeur fixée de y. on dit dans ce cas que les deux
variable x et y sont indépendantes l’une de l’autre.
b) Les points peuvent se regrouper en un nuage de forme assez allongée, assez aplatie.
A une valeur fixée de l’une des deux variables, correspondent des points qui présentent pour l’autre
variable, des valeurs assez rapprochées. Les deux variables semblent alors être liées, soit qu’elles
croissent ensemble (corrélation positive fig.2 négative fig3) on pourra alors envisager hypothèse
d’une corrélation entre les deux variables.
7. Mesure de la corrélation
7.1. Coefficient de dépendance.
Utilisons le tableau suivant :
18 24 18 − 16 = +2 +4 8
23 28 23 − 18 = +5 +4 20
24 22 24 − 23 = +1 −6 −6
28 32 28 − 24 = +4 +10 40
29 28 29 − 28 = +1 −4 −4
26 32 26 − 29 = −3 +4 −12
31 36 31 − 26 = +5 +4 20
32 41 32 − 31 = +1 +5 5
34 41 34 − 32 = +2 0 0 0
−22 +93
𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓 −\𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑓𝑠\
Coefficient de dépendance : 𝑑 = 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓𝑠+ \𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑓𝑠\
93−22 71
Donc 𝑑 = 93+22 = 115 ≈ 0,62
Interprétation des résultats
Les différent calculé sur x et sur y montrent dans quel sens (positif ou négatif) varient des valeurs des
deux variables quand on passe d’un point au suivant. Si, sur une ligne, les différences sont de même
signe (donc variation dans le même sens pour les deux variable), leurs produit sera positif. Il sera
négatif dans le cas contraire. Si tous les produits sont positifs, la somme des produits négatifs est
évidemment nulle. Le coefficient de dépendance sera égal à +1. La dépendance entre les deux
variable x et y sera très étroite et positive, les deux variables variant dans le même sens si les produit
67
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
des différences sont tous négatifs, la somme des produits positifs est nulle. Le coefficient de
dépendance sera égal à −1. La dépendance entre les deux variable x et y sera encore très étroite,
mais négative, les valeurs des deux caractères variant en inverse. Ainsi, le coefficient de dépendance
varie de −1 à +1 en passant par 0. Dans le calcul que nous venons de faire, le coefficient de
corrélation de +0 ,62 est la marque d’une corrélation positive.
Remarque
1. Une étude de corrélation sérieuse doit se faire avec ou moins une trentaine de couple de
valeurs (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑖 )
2. Le coefficient de dépendance est bien mais il présente des différences suivant l’ordres dans
lequel sont rangés les couples (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑖 ) dans le tableau de calcul.
7.2. Coefficient de corrélation linéaire
Soit (𝑥𝑖 ; 𝑦𝑖 ) une série statistique à deux caractère X et Y d’effectif total n, avec V (X) >0 et V(y)>0.
Le coefficient de corrélation linéaire est le nombre réel r défini par :
Le coefficient corrélation linéaire nous permet de savoir si un ajustement linéaire est
possible
Propriétés :
− On a toujours −1 ≤ 𝑟 ≤ 1
− Si 𝑟 2 = 1, la corrélation est parfaite.
− Si 0, 87 ≤\𝑟\≤ 1 il y une forte corrélation entre X et Y dans ce un ajustement affine est
possible.
FICHE N° 9 D’EXERCICE
Exercice 1
Le tableau suivant donne pour 8 élèves d’une classe :
− Le nombre d’heures d’absence non justifiée (X)
− La note de conduite obtenu (Y)
Le ministre de l’agriculture a accordé des subventions annuelles à une coopérative agricole pour la
culture de d’hévéa. Le tableau ci-dessous donne pour dix années les subvention annuelles 𝑥𝑖 (en
dizaine de milliers de francs CFA) et les productions annuelle 𝑦𝑖 (en tonnes ) .
68
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
1) Calculer :
a) Les coordonnées du point moyen G.
b) Les variance V (X) et v(Y).
c) La covariance 𝑐𝑜𝑣 (𝑋, 𝑌).
d) Le coefficient de corrélation r entre X et Y. Un ajustement linéaire est-il juste ?
2) a) déterminer une équation de la droite de régression (∆) de X et Y par méthode des moindres
carrés
b) Selon l’ajustement précédent, à combien peut-on estimer la production annuelle pour
une subvention annuelle de 150 000 CFA ?
Chapitre VII : INDICES STATISTIQUES
Introduction
Dans le domaine des sciences économique et sociales, les grandeurs représentatives que sont : les
prix –les production –la consommation –les cours financiers….
Varient dans le temps en prenant des valeurs différentes d’une période à une autre. Ces grandeurs
sont dites fluctuantes et donc difficilement appréciables ou comparables à partir d’un simple tableau
statistique. Pour faciliter l’interprétation de l’évolution de ces grandeurs, on a recours en statistique
à la notion d’indice. Le principe d’utilisation des indices est fondé sur les rapports différentes
grandeurs économique que l’on veut apprécier en vue de dégager des conclusions pour les bonnes
gestions des activités des agents économiques. Un indice est donc un ratio (rapport) positif ou nul
dimension (sans unité). Deux catégorie d’indice sont couramment utilisées.
Les indices élémentaire ou simples correspondant aux grandeurs simple ou homogène.
Les indices synthétique ou composés correspondant aux grandeurs composites ou
hétérogènes.
I. LES INDICES SIMPLES OU ELEMENTAIRE
1. Définition
On désigne par indice simple, le ratio sans dimension résultat du rapport de deux valeurs prise par
une même grandeurs (prix, quantité…) simple à deux époque différentes ; une des époques étant
choisie comme base ou référence.
2. Notion et application
2.1. Notion
désigné par : 𝑃0 le prix d’un bien économique à l’époque 0 ou date t=0
𝑃𝑡 Le prix du même bien à une époque différente de 0 ou date t=0
L’indice simple à l’époque (base 1 à l’époque 0 ) est noté 𝑖𝑡/0 et se calcule comme suite :
𝑃𝑡
𝑖𝑡/0 = 𝑃𝑜
On a alors le tableau suivant, où 𝑝𝑖 , {𝑖 = 0, 1,2, 3, … . . } est le prix du bien à la date 𝑡 = 𝑖
Epoques 𝑡=0 𝑡=1 𝑡=2 𝑡=3 ………
Indice simple de prix 𝑃𝑜 𝑃1 𝑃 2 𝑃3 … … ..
𝑖𝑡/0 = 𝑖𝑡/0 = 𝑖𝑡/0 = 𝑖𝑡/0 =
(base 1 l’époque) 𝑃𝑜 𝑃𝑜 𝑃𝑜 𝑃𝑜
NB : 𝑖𝑡/0 est l’indice simple à l’époque t (base 100 époque 0)
𝑖𝑡/0 = 100 × 𝑖𝑡/0
𝑃𝑡
𝑖𝑡/0 = 100 ×
𝑝𝑜
La base 100 (époque 0) signifie qu’à la date t=0 l’indice de prix est égale 100. On obtient le tableau de
notion suivant, où 𝑝𝑖 {𝑖 = 0, 1, 2, 3, … … } est le prix du bien à la date t=i
Epoque 𝑡=0 𝑡=1 𝑡=2 𝑡=3 …………
69
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Indices simples de 𝐼0/0 = 100𝑖0/0 𝐼1/0 = 100𝑖1/0 𝐼2/0 = 100𝑖2/0 𝐼3/0 = 100𝑖3/0 … … … … ..
prix (100 époque 0) 𝑃0 𝑃1 𝑃2 𝑃3
= 100 = 100 = 100 = 100
𝑃0 𝑃0 𝑃0 𝑃0
2.2. Application
Application 1
Le prix du pain est passé de 100 francs en 2000 à 125 francs 2005 puis à 150 francs en 2010. Travail à
faire :
1. Calculer
a) L’indice de prix du pain en 2005 et en 2010 (base 1 en 2000)
b) L’indice de prix du pain en 2005 et en 2010 (base 100 à 2000)
2. Quel est l’indice de prix du pain en (base 100 en 2005)
Résolution
1. Indice de prix du pain (base 1 puis base 100 en 2000)
Indice simple de prix du kg de cacao de 2000 à 2010 (base 1 puis 100 en 2000)
70
MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Année Prix en Francs Indice simple de prix (base 1 Indice simple de prix (base 100 en 2000)
en 2000)
2000 300 𝑃0 100 𝑃0
𝑖0/0 = = =1 𝐼0/0 = 100 × 𝑖0/0 = 100 × = 100
𝑃𝑜 300 𝑃0
2001 350 𝑃1 350 𝑃1
𝑖1/0 = = = 1,16 𝐼1/0 = 100 × 𝑖1/0 = 100 × = 116
𝑃𝑜 300 𝑃0
2002 375 𝑃2 100 𝑃2
𝑖2/0 = = = 1,25 𝐼2/0 = 100 × 𝑖2/0 = 100 × = 125
𝑃𝑜 300 𝑃0
2003 400 𝑃3 400 𝑃3
𝑖3/0 = = = 1,33 𝐼3/0 = 100 × 𝑖3/0 = 100 × = 133
𝑃𝑜 300 𝑃0
2004 450 𝑃4 450 𝑃4
𝑖4/0 = = = 1,5 𝐼4/0 = 100 × 𝑖4/0 = 100 × = 150
𝑃𝑜 300 𝑃0
2005 550 𝑃5 550 𝑃5
𝑖5/0 = = = 1,83 𝐼5/0 = 100 × 𝑖5/0 = 100 × = 183
𝑃𝑜 300 𝑃0
2006 600 𝑃6 600 𝑃6
𝑖6/0 = = =2 𝐼6/0 = 100 × 𝑖6/0 = 100 × = 200
𝑃𝑜 300 𝑃0
2007 800 𝑃7 800 𝑃7
𝑖7/0 = = = 2,66 𝐼7/0 = 100 × 𝑖7/0 = 100 × = 266
𝑃𝑜 300 𝑃0
2008 1050 𝑃8 1050 𝑃8
𝑖8/0 = = = 3,5 𝐼8/0 = 100 × 𝑖8/0 = 100 × = 350
𝑃𝑜 300 𝑃0
2009 850 𝑃9 850 𝑃9
𝑖9/0 = = = 3,5 𝐼9/0 = 100 × 𝑖9/0 = 100 × = 283
𝑃𝑜 300 𝑃0
2010 1200 𝑃10 1200 𝑃10
𝑖10/0 = = = 2,83 𝐼10/0 = 100 × 𝑖10/0 = 100 × = 400
𝑃𝑜 300 𝑃0
Anne Prix en francs du Indices simples de prix (base 100 en 2005)
kg de cacao
2005 550 𝑃5 550
𝐼5/5 = 100 × = 100 × = 100
𝑃5 550
2006 600 𝑃6 650
𝐼6/5 = 100 × = 100 × = 109
𝑃5 550
2007 800 𝑃7 800
𝐼7/5 = 100 × = 100 × = 145
𝑃5 550
2008 1050 𝑃8 1050
𝐼8/5 = 100 × = 100 × = 190,9
𝑃5 550
2009 850 𝑃9 550
𝐼9/5 = 100 × = 100 × = 100
𝑃5 550
2010 1200 𝐼10/5 = 218
Pourcentage d’évolution du prix kilogramme de cacao de 2005 à 2008 (∆2008/2005)
∆2008/2005 = 𝐼8/5 − 𝐼5/5
∆2008/2005 = 190,9 − 100
∆2008/2005 = 90,9%
3. Propriété des indices simples
En raison de la définition, un indice simple doit obéir à des contions dont les significative sont :
l’homogénéité – la réversibilité−la transférabilité ou circularité.
3.1. L’homogénéité
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MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
L’homogène des indices simples est relative à l’indépendance des unités utilisée pour évaluer
l’évolution de différences grandeurs que l’on étudie.
3.2. La réversibilité
Un indice élémentaire est dit réversible lorsqu’il obéir à la relation ci-après :
1
𝑖𝑡/0 × 𝑖0/𝑡 = 1 ⇔ 𝑖𝑡/0 = 𝑖
𝑡/0
Ou encore
10000
𝑖𝑡/0 × 𝑖0/𝑡 = 10000 ⇔ 𝑖0/𝑡 = 𝑖𝑡/0
Exemple
Le prix unitaire d’un article est passé de 490 francs en 2010. L’indice de prix de cet article est il
réversible ?
Résolution
𝐼10/00 : indice de prix de l’article en 2010 (base 100 en 2000)
𝑃 1960
𝐼10/00 = 100 × 𝑃10 ; 𝐼10/00 = 100 × 490
; 𝐼00/10 = 400
00
𝐼00/10 : indice de prix de l’article en 2000 (base 100 en 2010)
𝑃 490
𝐼00/10 100 × 𝑃00 ; 𝐼00/00 = 100 × 1960 ; 𝐼00/10 = 25
10
On a 𝐼00/10 × 𝐼10/00 = 400 × 25 = 10000
𝐼00/10 × 𝐼10/00 = 10000
Donc l’indice de prix de l’article est réversible.
3.3. La transférabilité ou circularité
Un indice simple est dit transférable ou vérifie le principe de transférabilité lorsqu’on a la relation
suivant :
𝑖𝑡/𝑡0 = 𝑖𝑡1/𝑡0 × 𝑖𝑡/𝑡0 (base 1à l’époque 𝑡0 ) ou encore ; 100 × 𝑖𝑡/𝑡0 = 𝑖𝑡1/𝑡0 × 𝑖𝑡/𝑡0 (base 100 époque
𝑖𝑡 /𝑡 ×𝑖𝑡/𝑡
𝑡0 ) 𝑖𝑡/𝑡0 = 1 100
0 0
Exemple
Le prix du baril pétrole sur le marché international était de 300 dollars en 2000. Le prix est passé à
600 dollars en 2005 puis 1200 dollars en 2010. L’indice de prix de pétrole est il transférable ?
Résolution
𝑖5/00 : indice de prix du baril en 2005 (base 100 en 2000)
𝑃 600
𝐼5/00 = 100 × 𝑃5 ; 𝐼5/00 = 100 × 300 ; 𝐼5/00 = 200
0
𝐼10/00 : indice de prix baril en 2010 (base 100 en 2000 )
𝑃10 1200
𝐼10/00 = 100 × 𝑃0
; 𝐼5/5 = 100 × 600
; 𝐼5/00 = 400
𝐼10/5 : indices de prix du baril en 2010 (base 100 en 2005)
𝑃10 1200
𝐼10/5 = 100 × ; 𝐼10/5 = 100 × ; 𝐼10/5 = 200
𝑃0 600
𝐼10/5 ×𝐼5/10 200×200 𝐼10/5 ×𝐼5/00
On a : 100
= 100
⇒ 100
= 400 = 𝐼10/00
𝐼10/5 ×𝐼5/00
100
= 400 = 𝐼10/00 donc l’indice de prix de baril de pétrole est transférable.
NB : la propriété de transférabilité est appropriée au changement de base pour un indice
élémentaire. Le changement de base présent de base présente un intérêt dans l’étude des indices car
facilite la comparaison et donc l’appréciation d’indices ayant des bases différentes.
II. LES INDICES SYNTHETIQUE OU COMPOSES.
1. Définition
Un indice synthétique ou composé renferme des indices simples de même nature. Il permet
d’exprimer l’évolution des prix ou des quantités d’un panier formé de plusieurs produits à deux
époque différent dont l’une est l’époque de référence. Dans le principe d’évaluation d’un indice
composé on affecte à chaque indice simple un coefficient de pondération différent selon
l’importance que l’on désire accorder à chaque produit.
Exemple.
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MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Les dépense d’un ménage se répartissent en trois (3) grands pôles : l’alimentation – le transport – les
soins de santé.
Les dépense effectuées (en FCFA) dans caque pôle au cour de deux périodes (époque) sont
mentionnés dans le tableau ci-après
total
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙(𝑃 𝑄 )
Calculer : 100 × 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 (𝑃1 𝑄0 )
0 0
∑𝑃 𝑄
NB : le ratio 100 × ∑ 𝑃1 𝑄0 est appelé indice de prix de LAPEYRSE (base 100 époque 0 ) et est noté 𝐿1/0
0 0
où 𝐼𝐿 la différence (𝐿1/0 − 100) exprimée en % est l’évolution du prix de la consommation des trois
produits entre les deux époque (2000 et 2010) .
2.2. Définition
L’indice de prix de LASPEYRSE est moyen arithmétique se la série des indices élémentaires de prix
pondéré par les valeurs globales de la dates base. Un indices de prix de LASPEYRS se calcule à partir
des quantités d’origine (Q0) et des prix (𝑃𝑡 𝑒𝑡 𝑃0 ); on dit que l’indice de LASPEYRES privilégie la
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙(𝑃 𝑄 )
pondération par les quantités d’origines. 𝐼𝐿 = 100 × 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 (𝑃1 𝑄0 ) 𝑛 : nombre de produits différents
0 0
𝐼𝐿 Indice de prix de LASPEYRES (base 100 époque).
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MATHEMATIQUE GENERALES 1 BTS FCGE
Epoque 0 Epoque 1 𝑃0 𝑄0 𝑃1 𝑄1
𝑃1 𝑄0 𝑄1 𝑃1
Œuf 05 1250 10 200
total
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙(𝑃1 𝑄0 ) ∑ 𝑃1 𝑄0
Calculer le rapport 100 × 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 (𝑃0 𝑄0 )
= 100 × ∑ 𝑃
0 𝑄0
∑ 𝑃1 𝑄0
NB : le ratio 100 × ∑ est appelé indice de PAASCHE (base 100 époque 0). Il est noté 𝐼𝑝 𝑜𝑢 𝑃1/0
𝑃0 𝑄0
3.2. Calcul de l’indice de PAASCHE
l’indice de PAASCHE est un ratio qui se calcule en prenant comme date de référence la date actuelle
(date courante 𝑡 ≠ 0). On élimine l’influence des quantité en les considérant comme fine à la période
actuelle. La formule de calcul de l’indices de PAASCHE est la suivante :
∑𝑛 (𝑃 𝑄 )𝑖
𝑡 𝑡
𝐼𝑃 = 100 × ∑𝑖=0
𝑛 (𝑃 𝑄 )𝑖
𝑖=0 𝑡 𝑡
NB : l’indice de prix de PAASCHE privilégie la pondération par les quantités actuelles.
Remarques
1) Aucun critère ne permet de dire que l’un des deux indices de prix (LASPEYRES et PAASCHE)
est meilleur que l’autre.
2) L’indice de LASPEYRES a une tendance sur estimation de résultat (calcul prospectif)
L’indice de PAASCHE a une tendance de sous-estimation de résultat (calcul rétrospectifs)
3) Les indices de LASPEYRES et PAASCHE ne possèdent pas les propriétés de réversibilité et de
transférabilité.
4) Le tacticiens INVING FISFER a proposé un indice synthétique qu’il a qualifié « d’indice idéale »
car il satisfait à la propriété de réversibilité et sa valeur se situe entre les valeurs des indices
de LASPEYRES Et PAASCHE.
L’indice de FISHER est donc la moyenne géométrique des indices de LASPEYRES et de PAASCHE
𝐼𝐹 = √𝐼𝐿 × 𝐼𝑃
4. Quelques exemple d’utilisation d’indices usuels
L’indice CAC 40 : cet indice de cotation assisté en continu des 40 valeurs les plus importantes
de la bourse de paris est calculé de 10 heures ; 16heurs 30 chaque jours d’ouverture de la
bourse et ajuste tous les 30 secondes en fonction des variations des cours de chacune des 40
valeurs. L’indice CAC 40 est utilisé pour indexer la valeur de remboursements de certains
produits financiers, sa base est 1000 (époque 0 : 31 décembres 1987).
Le Dow Jones : les célèbre Dow Jones est l’indice des valeurs industrielles ; de la bourse de
New York et NASDAQ l’indice des autres valeurs de cette même bourse.
La BVRM : bourse des valeurs régionales et mobilière d’Abidjan, mise en place au milieu des
années 1990 regroupe l’ensemble des indices des valeurs financières des plus significative de
l’espace UEMOA. Cette bourse est passé en cotation continue depuis septembre 2013.
FICHE D’EXERCICE N°10
Exercice 1 : question à choix multiple
1) Le prix d’un produit augmenté de 200 % entre l’époque 1 et l’époque 2.
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D’autre part, on sait que le niveau annuel des ventes de l’entreprises a connu une régression de 2%
entre 2001 et 2002 ; et une augmentation de 12% entre 2003 ; 2004.
Travail à faire :
1) Calculer l’indice 𝐼1 et déduire le taux de croissance des ventes entre 2002 et 2003.
Exercice 4
L’étude de la consommation alimentaire par personne et par an de la période 2000 à l’époque 2010
donne les résultats suivants en ce qui concerne quelques produits
Travail à faire :
Calculer l’indice synthétique de prix relatif à l’ensemble de ces produits en utilisant
1) La pondération de LASPEYRES
2) La pondération de PAASCHE
3) Commenter les résultats obtenus, déduire l’indice de FISHER
Exercice 5
Une entreprise produit et vend principalement deux articles A et B dont l’évolution des prix vente
unitaire hors taxe et des quantités vendues est donnée ci donnée avec l’évolution de l’indice des prix
à la consommation
A B Indice
Quantité Prix unitaire Quantité Prix unitaire prévu
par
I.N.S
2010 840 1000 2400 500 100
Travail à faire :
1) Comparer l’indice simple d’évaluation de prix des articles A et B avec celui prévu par l’institut
national des statistiques (base 100 époque 2010)
2) L’entreprise juge préférable de prendre comme nouvelle base l’année 2011. Indiquer une
relation simple permettant de calculer les nouveaux indices.
3) Pour avoir une vue plus globale de l’évolution des articles. Calculer les indices synthétiques
de prix.
a) Pondération de LASPEYRES
b) Pondération de PAASCHE
c) Commenter les résultats obtenus : déduire l’indice de FISHER.
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