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-", - --
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-~
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."...~~~_.~- '''._~~\ TDg; "r3
UNIVERSITE CHEIKH ANTADIOP DE DAKAR· ".", ."., ~ .1.
1
00000
ANNEE 1994
CONTRIBUTION AL'ETUDE
_ DE LA QUALITE MICROBIOLOGIQUE _
ET COMMERCIALE DES MERGUEZ VENDUES SUR LE
MARCHE DAKAROIS
DES E~?r-LË INTËFl_E . '"
Sv:,.~.'~""~ TAT.:;,
"\ V~Tf:H;;~":~;~~~~;:~- ~:~g~ ~.~ :,:;.} i7
THESE \ talla - - - - - "';:\I~~R
H.801'CiEQUIE
Présentée et soutenue publiquement le 30 Juillet 1994 .
devant la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Dakar
pour obtenir le grade de DOCTEUR VETERINAIRE
(DIPLOME D'ETAT) '".
Par
Penda SYLL.A,
née le 27 Novembre 1966 à Dakar (SENEGAL)
1
1- PERSONNEL A PLEIN TEMPS'
1 1 - ANATOMIE-'HISTOLOGfE~EMBRYOLOGIE . :
. Kondi AGBA Maitre de Conférences agrégé
Clément RADE MBAIHINTA Moniteur
1
. :
2 - CHIRURGIE-REPRODUCTION
;Papa El Hassane DIOP Maître de Confé~ences agrégé
1
Awana ALI Moniteur
Mamadou SEYE Moniteur
1
3 - ECONOMIE-GESTION .
Cheikh LV Maître-assistant
1 . Hélène (Mme) FOUCHER Assistante
6 - PARASITOLOGIE-MALADIES PARASITAIRES-ZOOLOGIE
Louis Joseph PANGUI Professeur
1 Patrick E.. HABAMENSHI Moniteur
Papa Ndéné DIOUF Docteur vétérinair.e
1
Il -
8 - PHARMACIE-TOXiCOLOGIE
. François A. ~ ABIOLA Professeur
Omar THIAM . Moniteur
9 - PHYSIOLOGIE-THERAPEUTIQUE-PHARMACODYNAMIE
Alassane SERE Professeur
Moussa ASSANE .Maître de Conférences agrégé .
Charles Benoît DIENG Moniteur
Raphael NYKIEMA Docteur vétérinaire
11-Z00TECHNIE-ALIMENTATION
Gbeukoh Pafou' GONGNET Maître-assistant
A y a o · MISSOHOU Assistant
Malick . DRAME· Moniteur
- BIOPHYSIQUE
René NDOYE Professeur à la faculté de Médecine
et de Pharmacie - UCAD
Sylvie (Mme) 'GASSAMA Maître de Conférences agrégée
Faculté de Médecine et de Pharmacie
UCAD
- BOTANIQUE-AGROPEDOLOGIE
Antoine NONGONIERMA Professeur à l'IFAN -Institut [Link]
UCAD
- PATHOLOGIE DU BETAIL
Maguette NDIAYE Docteur vétérinaire-Chercheur
Laboratoire de Recherches vétérinaires
de Har:'ln
- AGRO-PEDOLOGIE
- . ·Alioune DIAGNE· . Docteur Ingénieur.
Département "Sciences des sols"
Ecole Nat. [Link] de Thiès
- SOCIOLOGIE RURALE .! .l-
. . .
- Il.1 -
- PARASITOLOGIE , .
Ph. DORCHIES Professeur- ENV TOULOUSE (France)
M.. KILANI Professeur - EI\IMV SIDI THABET (Tunisie)
- ZOOTECHNIE-ALIMENTATION
A. BENYOUNES Professeur - ENMV SIDI THABET (Tunisie)
- ALIMENTATION
R. PARIGI-BINI Professeur de PADOUE (Italie)
- DENREOLOGIE :
.' J. ! ROZIER . Professeur - ENV d'ALFORT (France)
- PHARMACIE
\.
J.O. PUYT Professeur - ENV NANTES (France)
- TOXICOLOGIE
G. SOLDAI\I,I Professeur - Université de PISE (Italie)
.- PATHOLOGIE BOVINE . .
J. ESPINASSE Professeur -ENV TOULOUSE (France)
- PATHOLOGIE INFECTIEUSE
J: CHANTAL _Professeur -: ENV TOULOUSE (France)
! .'
/ .
. .
CLT/JrftE9{ll' ..
tEll'
MIStE!RJC01{tJJItEUX
Je dédie' ce traviluà:
1.
-b-
Ce travail est le vôtre car vous nous avez toujours été d'un grand soutien.
- Sénégal, ma Patrie.
1
" 'lt';~ll 'li ("
~F· r, ' .
•• ". o\{ 1t f
A NOS MAITRES ET JUGES
*********
- A Monsieur François DIENG,
Professeur à la Faculté de Médecine et de Pharmacie
Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider
notre jury de thèse
Recevez nos hommages les plus respectueux.
- A Khoury SYLLA,
Notre chère soeur que je ne pourrai jamais assez remercier.
Soyez assurée de notre grande estime.
- A Khady SYLLA,
Pour sa disponibilité et son sens de l'unité familiale.
INTRODUCTION ----------------------- 4
v - STOCKAGE - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 20
VI- PRESENTATION A LA VENTE - - - - - - - - - - - - - - - 20
VII - MODE DE CONSOMMATION - - - - - - - - - - - - - - - 20
VIII- REGLEMENTATION DE COMPOSITION - - - - - - - - - - 21
1. - SOURCES DE CONTAMINATION - - - - - - - - - - - - - - 23
1. - Contamination ante-mortem - ~ - - - - - - - - - - - - 23
2. - Contamination lors de l'abattage - - - - - - - - - - - - - 23
3. - Contamination au cours de l'habillage - - - - - - - - - - 23
4. - Contamination au cours de l'éviscération - - - - - - _ _ _ 23
5. - Contamination au cours du douchage - - - - - - - - - -;- 24
6. - Contamination au cours du stockage et de la .
commercialisation - - - - - - - - - - - - - - - - - 24
7. - Contamination au cours du transport - - - - - - - - - - - 25
8. - Contamination lors de la décongélation - - - - - - - - - - 25
9. - Contamination lors de la découpe et du désossage - - - - ..,... 25
10. - Contamination au cours du hachage et de la fabrication
de la mêlée - - - - - - - ' - - - - - - - - - - - - - - 27
11. - Contamination après embossage - - - - - - - - - - - - 27
12. - Influence du stockage sur la qualité bactériologique .
desMerguez -------------------~ 27
1
Pages
CONCLUSION - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 73
BIBLIOGRAPHIE - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 76
-1-
1 - TABLEAUX:
2 - FIGURES:
B.E.S. et C.F.D.
nation
-3 -
*******************
- CF Coliformesfécaux
Degré Celcius
- FP Flore psychrotrophe
- FT Flore totale
-g Gramme
-h Heure
, ,
- Kg Kilograrnm;e
- ml Millilitre
-mm Millimètre
- mn Minute
INTRODUCTION
Parmi les produits les plus prisés, figurent les Merguez ou saucisses crues,
constituées d'un hachage de maigre et de gras de boeuf ou de mouton.
PREMIERE PARTIE
§~V{N1-rlHI JE§ JE
~TI~lL110G ~AJPf~TIQUJE
-'~ -~-_.
-6-
1- DEFINITIOI\J
Il s'agit d'une saucisse plutôt courte, de petit calibre, dont la composition est
à base de viande de boeuf et de viande de mouton. L'utilisation de viande de porc est
interdite (7).
Cette saucisse est constituée d'une mêlée très colorée. dont la teneur en ma-
tière grasse est assez faible. La mêlée est embossée sous boyau de mouton. On utilise
aussi et en particulier pour les Merguez conditionnées sous vide, des boyaux en fibres
animales comestibles. Cette spécialité très en vogue ~st grillée ou frite (38).
Il - COMPOSITION
SAVIC et SEDKY (52) ont défini un autre type de composition pour les Mer-
guez fabriquées en Malaisie:
- 55 % de viande de boeuf,
- 20 % de tissu conjonctif,
- 30 % de gras.
1 Il III
-- --
Poitrine et flanchet de boeuf 60 50
Poitrine de mouton et d'agneau 40
Maigre de [Link] mouton 30
Gras de porc .~~ 35 20
Maigre de porCL~œ 65
Total
\.:
;"" --~~- 100 100 100
>.
..
- -......... ~~~'::. -~-,
.. - - .._-- -.
- .. ~~ . ~
-7-
D'après SAVIC et SEYDI (53), la viande provenant des deux quartiers (avant
et arrière) et les parures graisseuses utilisées ensemble sont préférables comme matiè-
res premières des Merguez.
3. - Les ingrédients
..
Les pnnclpaux . éd'lents
mgr 1
sont ( en g ou kg de masse) :
- sel ordinaire: 20 ~ 25 g,
- nitrate de potassium: 0,5 g,
- carmin liquide: 1 à 2 g suivant le degré de coloration recherché,
- poudre de lait: 109,
- ou lactose: 10 à 20 g
- huile d'olive: 5 à 10 g.
Epices en g ou kg de masse:
- Merguez douce : . piment rouge doux : 25 g
· piment fort: 1 à 4 g
· épi~es: 2 g
· ail pulvérisé: 2 g.
1. - Définition
~~ Ces boyaux de par leur solidité, leur transparence, leur facilité d'empleifm1$
~te"1J( caractère esthétique, sont largement utilisés pour l'emballage des produits d.e4!:·~~
-charcuteri,e (8). d
-~ -
i
2.2. - Les boyaux reconstitués
Ce sont des boyaux fabriqués à partir de fibres animales. Ils rendent de très
grands services en raisori de leur régularité et de leur solidité. Des déchets de boyaux,
de tendons et de peaux sblubilisés constituent la matière première de ces enveloppes.
Certains d'entre eux sont !comestibles (38).
1-
Espèces Partie anatomique Apellation Diamètre ASPECT
1
enmm
1
R Caecum 1
Sac de non Très frisé 1
;
0,3 - 0,4 m 1 porc calibré
1
C 1
Rectum 07'~, 1
Fuseau 45-90 Charnu, épais, blanc rosé
_. __ • .......
,
~
J
- 10-
(source 38)
a· b d 9 h
.,
.. '
.!lLJ-Jr\--- l '
8 : LANGUE .
b - OESOPHAGE
c • ESTOMAC
d ··MENU (15-20 ml
e - BAUDRUCHE (sac!
f • CHAUDIN (2.5-3 ml
. 125-30 ml
9 • ROBE ou SUIVANT
• (0.8-1 ml
" . VESSIE
(source 38)
a . LANGUE
b • OESOPHAGE
c • PANSE
d • FEUILLET
e . CAILLETTE
f • MENU 125-30 ml
9 • BAUDRUCHE
h . BOY AU DROIT .
• FUSEAU
j . VESSIE
- .11 -
a b c d e f h
8 .-.LANGUE
b . : HERBIÈRE .
cde - ESTOMAC (4 poches)
f • MENU DE BoeUF
130-40 ml
9 ·•.• BAUDRUCHE,
(1.25-2 ml
h - GROS DE BoeUF
. 16-8';') .
i . . GROS BOY AU
10,75 ml
- VESSIE
- 12 -
~
Stockage réfrigéré
La veille de leur utilisation, les boyaux doivent être tremper dans de l'eau
fraîche. Cela permet de les dessaler, de les assouplir et de les débarrasser de toute
odeur ou mauvais goût. Le jour de leur utilisation, ils doivent être rincés et bien égouttés
(10).
- 13 -
4.1. - Caractéristiques
Les boyaux naturels en tant que partie constitutive des produits de charcute-
rie subissent différents traitements technologiques. Ils doivent donc s'adapter aux diffé-
rentes conditions auxquelles ils sont soumis. Pour cela, les boyaux doivent présenter un
certain nombre de caractéristique.s (36) :
- la solidité,
- la perméabilité aux gaz et à l'eau pour faciliter les échanges entre le produit
et son environnement,
- l'élasticité et la souplesse qui sont nécessaires lors de l'embossage,
- l'adhérence du boyau au produit ce qui évite la formation de poches d'air,
- la résistance à la pression pour éviter l'éclatement,
- la régularité du calibre,
- la facilité de stockage et d'utilisation.
4.2. - Utilisation
Sur le plan pratique, le calibrage et le métrage sont des opérations qui néces-
sitent une grande attention et une technicité certaine afin de répondre aux exigences des
utilisateurs (19). Pour la saucisse Merguez, le calibre utilisé varie de 18 à 22 mm et la
longueur est de 4 à 15 cm (38).
Le tableau Il nous montre les divers modes d'utilisation des boyaux naturels.
IV - MODE DE FABRICATION
La viande ainsi que le gras doivent être bien réfrigérés. Cela permet d'éviter
la putréfaction et assure une sûreté vis-à-vis des germes pathogènes.
Source (1.0;)1"1/
- 15 -
i
1;.3. - Désossage (35)
La matière première est forcée par la vis sans fin sur la plaque perforée. Les
couteaux assurent la coupe complémentaire.
Le diamètre des plaques varie entre 200 et 400 mm, les trous de la plaque
perforée ont généralement des diamètres supérieurs à 10 mm.
(Source 23)
.: : :;: : : : :"' '-;~.~ ·1- :r.;:==:=; . ---'" - ~
-=!!=.~~~~~CO~UT~EA~
VIS SANS fiN
~. PLAQUE
,.'
, PLAQUE COUTEAU '" , '
Figure 5 : Principe de fonctionnement d'uri hacho'ir dotê des sY!rtemes B,ES
etCFD
BLOCS'
:DE VIANDE
(Source 23) BES
éONGElËE
VIANDE CFD 1
,HACHËE \
'\; ..
'~
CARTILAGES
TENDONS' . ~_--.--1
(Source 38)
(Source 23)
",
COUTEAUX EN ROTATlON_
CUVE EN MOUVEMENT.
(Source 23)
chauffage ei chauffage et ,
refrOl(j'sse~nl refrOIdIssement
,nd,r'eet S par ,nd,roc'Is par':
,doul>le oaro., doub~e paro, ,
1
1
1 - \" .,
'1IlISt~S"Q .nleellon '
- 1J<,ur chàuffàg.e [Link], d'onlOCl,on
'-'''CCI par vapeGr pour, chauffdlle <lor.:t.!
:."""I,XI'O;', OC Y;~'l' (\(lulre', (lIe
1 par vapeur
.n,OChon do Y~l nculre, elt'
1
1
1
- 18 -
1 2.1.3. - Le Cutter
,
Le Cutter est un appareil fréquemment utilisé qui permet d'effectuer des cou-
1 pes franches de la matière première, mais il semble fournir des grains de taille varia-
ble. Il existe deux types de cutter, le cutter à cuve fixe et le cutter à cuve mobile.
1
2.1.4. - Le comitrol
1 Cet appareil qui fonctionne en continu est constitué d'une vis d'alimentation,
d'une tête de coupe fixe sur laquelle sont montés 20 à 28 couteaux et d'une turbine
tournant à grande vitesse. Le produit à fragmenter ou à 'floconner, congelé ou frais, est
1 projeté sur les couteaux. La forme et le degré de broyage varient selon le nombre de
couteaux.
1 2.1.S. - La lardonneuse
1
1
- 19-
Il convient de signaler que peu de travaux ont trait à l'effet du hachage sur le
déterminisme de la qualité des produits carnés divisés.
Selon CHESLEY et al. (1978), cités par GIRARD (22), il ressort que les pro-
duits constitués de particules de grande taille montrent une cohésion plus faible que
ceux constitués de particules de moyenne et petite taille. De plus la tendreté et la. juto-
sité apparaissent supérieures pour les produits à fragmentation poussée. Le produit cuit
peut posséder des caractéristiques différentes selon l'appareil de fragmentation utilisé.
En effet, les travaux de NICOD-CRESSIER (1982) cité par GIRARD (22) montrent que
les produits hachés sont homogènes, fermes et peu juteux, par contre ceux broyés au
cutter sont plus hétérogènes, plus ou moins moelleux et généralement plus juteux.
3. - Préparation de la mêlée
4. - Embossage
Il consiste à placer la pâte dans un boyau pour lui donner sa forme caracté-
ristique. Cette opération peut être entièrement automatique (22).
1 ',;::4',. Pour les Merguez, l'embossage est réalisé sans trop de fermeté sous menu
1
1
-20 -
Avant l'embossage, le boyau peut être trempé dans une solution de colorant
rouge pour enveloppe, en vue d'améliorer la présentation (38).
5. - Egouttage
v - STOCKAGE (53)
Les Merguez peuvent être conservées en [Link] froide à une température
comprise entre 0 et 4°C pendant une ou deux semaines. Si la température dépasse
4°C, la durée maximale de conservation est de deux jours. La congélation des Merguez
diminue leurs propriétés gastronomiques.
VI - PRESENTATION A LA VENTE
Les Merguez doivent être présentées dans une vitrine réfrigérée et vendues
rapidement, car la perte de. poids par dessiccation peut être importante à cause du fai-
ble diamètre des boyaux.
1 Certaines entreprises qui conditionnent les Merguez sous vide leur font subir
au préalable un étuvage (25 à 30°C). Cette opération entraîne une perte de poids qui
1-
1
favorise la conservation ultérieure et évite la formation d'exsudat dans les sachets (38).
1 - Les recommandations fournies par SAVIC et SEYDI (53) pour la cuisson des-
Merguez sont les suivantes:
~~'!':. - les Merguez peuvent être rôties dans une poële où l'on a mis de la graisse!1:qgL
1 ~
~~ forme une pellicule entre le métal et la saucisse ; ~
- le grillage des saucisses se produit par une source d'infra-rouge ou pa(!~~s~
1
1
- 21 -
Pour une bonne cuisson, il est important que les saucisses soient saisies de
tous les côtés. Cela est particulièrement valable pour les saucisses longtemps stockées
et éventuellement congelées. Après cuisson, les Merguez peuvent être servies accom-
pagnées de sauce, de couscous ou alors avec une garniture de légumes dont les pois
chiches constituent l'élement le plus important (38).
D'après MIGAUD (38), pour les Merguez vendues sans mention particulière,
la réglementation est rèlativement succinte et se limite à la definition qu'en donne le co-
de des usages. C'est la raison pour laquelle les services de la Répression des Fraudes
ont eu recours à la réglementation algérienne applicable aux Merguez destinées à la
population musulmane.
"Article premier: la dénomination "Merguez" est réservée à une préparation qui ne peut
être composée d'autres éléments que des viandes de boeuf, veau,
mouton, et de la graisse de ces animaux, additionnées ou non d'aroma-
tes, d'épices et de condiments, à l'exclusion de tous abats et issues.
Article deuxième : Le~ "Merguez" ne doivent pas présenter une humidité sur produit
dégraissé, supérieure à 75 p.1 00, ni une teneur en tendons, nerfs et
1
Article troisième: Les "Merguez" ne doivent pas présenter non plus un taux de matière
grasse totale supérieur à 25 p.1 00. Seront tolérés les écarts n'élevant
pas cette limite au-delà de 27 p.1 00.
Article quatrième: La coloration arti'ficielle des "Merguez" est permise au moyen des
matières colorantes d'origine naturelle à l'exclusion de toutes les
autres:"
Le Code de la charcuterie (8) impose que la date limite de vente, ainsi que la
température de garde figurent en clair sur les produits préemballés. Ces délais sont des
délais maxima qui ne s'appliquent qu'à des produits fabriqués correctement sur le plan
technologique et dans-des conditions d'hygiène rigoureuses.
1.. Le tableau III nous indique les températures de garde et les.délaisde vente
de certains produits de charcuterie.
1
1
l'
1
. - 22-
Produits crus 7 +5
Produits crus étuvés 14 +5
Jamboncunounonpa~eurisé 14 +5
Jambon cuit ou pasteurisé 21 +5
Autres produits cuits 21 +5
Produits crus, séchés, fumés 28 +5
ou non, en tranches ou en
morceaux !
Source (8)
1
1
il
1
1
1
1
INTRODUCTION
1
1
!
1
1
1
1
1
1
1
1
:. 23-
1- SOURCES DE CONTAMINATION
1. - Contamination ante-mortem
Cette contamination se fait soit par septicémie, soit par bactériémie, par des
germes dont l'habitat naturel est l'organisme animal.
Selon ROSSET (43), les cuirs sont une importante sOurce de contamination
microbienne des carcasses. Ils sont porteurs de germes variés provenant des matières
fécales, du sol et de l'eau.
Le contact des mains des ouvriers, avec les poils et les carcasses, contribue
largement à cette contamination.
HOWE et al, cités par FOUR NAUD (15), ont trouvé qu'un tiers des carcasses
1 est pollué par Escherichia coli provenant de l'intestin. Même la fermeture du rectum par
une bague plastique n'empêche pas cette contamination.
1
1
1
- 24-
Source (18)
Selon MESCLE et lUCCA (37), toute variation dans les conditions de stoc-
kage et de commercialisation va entraîner la prolifération des micro-organismes con-
tarninants. Dans.l'industrie de la viande, il faudra éviter toute rupture de la chaîne de
"froid et toute variation de l'humidité relative des ambiances.
1
Au cours du stockage réfrigéré, seuls les germes superficiels peuvent évo-
1 -. luer,.les germes profonds anaérobies étant bloqués (47). Cependant les travaux de
CHRETIEN (1911) et SACQUEPES (1913), cités par FOURNAUD (16), ont;.!i.évélé que
1 l~\t;:.~l': les bactéries pénètrent dans la viande au cours de la conservation. .....; :f '.;?
I
··~ê':.: :,.~.
•.. ..- ..
.,-~ -.. ". d'effet bactéricide (46) .
1
,
- 25-
1 Lors de la commercialisation, des contaminations par l'air, les surfaces, I~~ .
vendeurs, le personnel de service, sont encore possibles et des précautions particu'"
lières devront être prises (6).
1
1
Tous ces facteurs influent sur la croissanèe des micro-organismes.
1
En ce qui concerne la manutention des carcasses, dans la plupart des
endroits. elle est réalisée à dos d'homme ou à bras le corps, ce qui multiplie par quatre
les contacts avec les mains et les vêtements de travail plus ou moins souillés des ou-
vriers. Il faut égÇllement noter que l'état de malpropreté du matériel d'accrochage des
carcasses dans'I~s véhicules de transport est à l'origine des contaminations (34).
Selon LEMAIRE (35), dès le début du travail, Je matériel utilisé est garni de
1 sciure d'os. Cette sciure grasse et collante sèche rapidement et adhère aux surfaces
des outils, ce qui favorise la multiplication des germes. Le contact des viandes avec les
-plans de coupe, -les outils, les exposent à une contamination permanente dont J'impor-
1 tance est variable et difficile à préciser (14).
AZAM (1}constate qu'il n'est pas exceptionnel de relever des erreurs d'hy-
1 giène graves dans les conditions de travail:
-~tên'(pératuretrop élevée dans les salles de découpe, qui provoque une rupture ~~,.
1 de~la chaîne de froid ; deh
1
- 26-
D'après FOURNAUD (15), le bois est à proscrire dans les ateliers de décou-
pe car il sert de réservoir aux bactéries.
l,i
Micro-organismes Après Après refroi- Avant Carcasse Steaks
abattage dissement transport au stockage
Pseudomonas 29 20 23 54 65
Acinetobacter - - 2 9 10
Moraxella
Micrococcus 45 65 38 - -
Bacillus 12 13 3 - -
Autres 2 2 6 - -
Source (42)
- 27-
Ces opérations ont une incidence quantitative et qualitative sur la flore. Selon
MESCLE et ZUCCA (37-), elles aboutissent à une homogénéisation des flores des
différents ingrédients et à une modification de la structure des produits. Cela permet à
la contamination de surface de s'introduire dans la masse. Les denrées ainsi traitées
sont sur le plan microbiologique plus fragiles que les produits entiers.
- la pollution de surface est redistribuée dans toute la masse de la pâte et cela est
favorisé par le dégré de broyage. La multiplication des bactéries est facilitée par
l'élevation de température ;
Elle résulte essentiellement des germes apport~s par les boyaux naturels.
En effet, les boyaux naturels sont exposés à diverses contaminations par des bactéries,
des levures, des moisissures, des virus, des résidus de substances chimiques. Il peut
donc en résulter des risques sanitaires sérieux pour l'homme, ainsi que des accidents
de fabrication divers (31).
~?, Les produits de charcuterie, et en particulier les Merguez qui sont des sal1:;;~,
;çrS$:es crues, renferment une flore saprophyte d'altération et éventuellement une flor~e~
nIpatnogène responsable de maladies. :7'"~pattl'
- 28-
Les bactéries saprophytes constituent une flore banale qui engendre de très
nombreuses altérations soit par les pigments qu'elles produisent, soit par leur proliféra-
tion.
La fréquence spécifique de cette flore est variable suivant les auteurs. A cet
effet de nombreuses études font ressortir que: Pseudomonas, Acinetobacter, et
Micrococcaceae apparaissent dans plus de 80 % des cas; puis viennent avec un fort
pourcentage (61 p.100) les Entérobactéries et FIavobactéries. D'autres apparaissent
beaucoup plus rarement, c'est le cas de : Xanthomonas, Pediococcus, Leuconostoc et
Kurthia.
Escherichia coli (et généralement les coliformes fécaux) et les streptocoques
du groupe D, qui sont des bactéries test d'hygiène, font partie des bactéries saprophy-
tes bien que les hygiénistes en fassent un groupe à part (16).
~
_" f""H... .J:.:~
Chromobactérium
Alteromonas
Aéro-anaérobie
Anaérobie
Indéterminé ~m'
Putréfiant-Verdissa'nt3.
" , • 1
-~ ;. ~-.,. ...
~=;,. ........~
.- -. ,
. :.. .......:_Swi::~~, .. Source (30)
.- .
Kurthia Aérobie
. .
Putréfiant
-
---
...
-
.- .
-
-
t
~-
.~-";,."
_
.--
. Sâurce'/
- 29-
2. - Espèces pathogènes
2.1.1. - La Brucellose
Elle est provoquée par des bactéries du genre Brucella. Elle est à l'origin:e de
la fièvre de Malte chez l'homme (50).
2.1.2. - Le charbon
2.1.3. - La leptospirose
2.1.4. - La listériose
Due à Listeria monocytogenes, elle se traduit par des encéphalites, des avor-
tements ou des accouchements prématurés.
Les travaux de JOUVE et GERICK (30) ont montré que 50,5 p.100 des
échantillons de viande hachée de boeuf sont contaminés, 27 p.1 00 des échantillons de
charcuterie crue et 23 p.1 00 des échantillons de charcuterie cuite.
2.1.5. - Le rouget
2.1.6. - La tuberculose
- Streptocoques: Elles sont rares dans le cadre de la transmission par les aliments (50).
- Yersinia enteroco/itica : C'est un germe d'émergence récente qui a acquis une certaine
importance depuis 1965. Il serait à l'origine de douleurs abdominales, de fiè-
vre, de vomissement et de diarrhée. La fréquence de son isolement est éle-
vée chez le porc (25).
- Salmonella: Les salmonelles sont des bactéries à Gram négatif présentant plus de
2000 sérotypes. Elles sont toutes potentiellement pathogènes pour l'homme.
La maladie se manifeste soit par un syndrome typhoïdique, soit par une
gastroentérite. Elles justifient à elles seules toutes les mesures d'hygiène
préconisées.
Par leur épidémiologie, les salmonelloses concernent à peu près tous les cas
de figures d'accidents microbiens d'origine alimentaires (50).
- Shigelles : Elles vivent dans le tube digestif de l'homme et des animaux. La contamina-
tion provient de la manipulation d'aliments après cuisson. Cette toxi-infection
est associée aux zones à forte concentration humaine, avec négligence
hygiénique (50).
- Clostridium perfringens : Ce bacille n'est toxique que lorsqu'il est ingéré en grand nom-
bre. C'est un hôte habituel du tube digestif de l'homme et des animaux. Les
aliments incriminés sont à base de viande et d'abats (49).
- Staphylocoque: EA~MON et ADLAM, cités par ROZIER et al. (50), indiquent que
seules lessouches entérotoxiques de Staphylococcus aureus sont incrimi-
nées. Cette bactérie vit dans les cavités nasales, les glandes sébacées et
sudoripares de l'homme.
Les aliments sont contaminés surtout après cuisson. Staphylococcus aureus
est responsable de nausées, vomissements, coliques et diarrhées.
Les produits carnés interviennent dans 40 p. 100 des cas d'intoxination par
ce germe (18).
- Clostridium botulinum : Cette bactérie d'origine tellurique possède une spore thermo-
résistante. Elle sécrète plusieurs types de toxines.
La mort est généralement de règle à la suite de l'ingestion de la toxine (50).
Source (44)
. Les saucisses fraîches subissent une maturation limitée. Elles sont peu
salées, ce qui oblige à les conserver au froid. La flore normale est constituée de
Leuèonostoc, Lactobacillus et Micropacterium. Ces germes participent à l'élaboration
de la qüalité organoleptique. Les dégradations consistent en une "acidification très
poussée, due aux bac-téries lactiques, 'ainsi qu'à des Microcoques et Microbactérium ;
ou au développement de viscosité, de duvet, de coloration, dues à des moisissures.
A haute température, les coliformes, Pseudomonas, Microcoques peuvent provoquer
une putréfaction.
Dans les deux cas la présence des bactéries pathogènes est très limitée,
mais on peut rencontrer parfois Bacillus cereus, ClostridJum pertringens et des Staphy-
locoques entérotoxiques.
Ainsi pour '"~$ produits pris en dehors de l'emballage, ou vendus non embal-
lés, ou mis dans de [Link]~ux emballages, la viande sera recontaminée par 10 à 103
germeslcm2, de "flore!adaptée au froid.
- 34-
La flore microbienne de ces produits peut influer sur les propriétés organo-
leptiques. C'est le cas des Microcoques, Lactobacillus, Leuconostoc, etc...
1- MODIFICATIONS DE COULEUR
,
Il - MODIFICATIONS D'ODEUR
. Si d'une façon générale, des critères de qualité des aliments tels que. l'odeur
et la fraîcheur. peuvent être appréciés sans problèmes particuliers, il n'en reste pas
moins que leur évaluation reste subjective.
De nombreux autres types d'odeurs variables selon les germes, ont été aussi
caractérisées dans le cas de pollution bactédenne : odeur de moisi, de panais, de noix,
d'éther, de pois,son, de pomme de terre. de fromage ou de chou.
Lorsque les viandes sont emballées dans des matériaux perméables aux gaz
atmosphériques. le développement de la pollution suit le même processus que ci-dessus
(13).
IV - PUTREFACTION
Elle est provoquée par des bactéries protéolytiques qui libèrent des compo-
sés sulfurés, des amines, du scatol. de l'indole, comme les Clostridium protéolytiquès
putrides et sulfito-réducteurs et certaines espèces de Proteus (23).
V - SURISSEMENT
Les principaux agents sont les bactéries lactiques, les coliformes et autres
entérobactéries, les CI6stridium butyriques et les staphylocoques (29).
,
Du poil1l~€fe vue sanitaire, on peut rencontrer les germes déjà cités pour les
autres produits. ;::.'.--':;
- 37-
DEUXIEME PARTIE
ETUDE
lE k:~ 1P lE J~ lT JMI lE lN 1l A\ lLlE
- 39-
'.
1- MATERIEL
1. - Le Merguez
Le Merguez qui a, fait l'objet de notre étude, occu'pe le deuxième rang après
les saucissons à l'ail pur bo~euf, parmi lès produits de charcuterie les plus commerciali-
sés dans la région de Dakar (Tableau VIII).
,
Tableau VIII: Quantité de produits de charcuterie pur boeuf vendue en 1991
à Dakar .
Mortadelles 2739
Merguez 60468
Source (39)
2 - Matériel de laboratoire
Il - METHODES
1 - Echantillonnage
Une fOis achet~s, les échantillon~ sont placés dans une glacière contenant
des carboglaces et acheminés vers le laboratoire d'hygiène alimentaire de l'EISMV (5).
2.1. - Pesée
..
Chaque échantillon. est d'abord séparé,en 5 unités puis découpé séparément
en petits morceaux à l'intérieur d'une boite de pétri stérile, un sachet stomacher est taré
et 25 g de chaque unité y sont exactement pesés.
2.2. - Broyage
225 ml d'eau peptonée stérile sont ensuite introduits dans le sachet. L'en-
semble est broyé pendant 2 à 3 mn dans le stomacher.
2.3. - Revivification
2.4. - Dilution
9 ml d'eau peptonée stérile sont introduits dans une série de tubes à essai.
1 ml de la SMesttransféré dans le tube n01. Ceci permet d'obtenir une dilution 10-2 . De
ce tube, 1 ml est ensuite transféré dans le tube n02 et ainsi de suite, pour obtenir toutes
les dilutions désirées.
Pour cette étude, les dilutions 10- 1, 10-5 et 10-6 ont été [Link].~es.
- 41 -
La lecture ne tient compte que des colonies situées entre les deux couches
de PCA. Les colonies apparaissent blanchâtres.
L'incubation se' fait à 44°C pendant 48 heures. Les coliformes fécaux appa-
raissent rouge foncé sur un fond rouge, avec un diamètre de 0,5 à 2 mm.
. Le milieu est coulé dans des tubes à essai à raison de 10 ml par tube. Dans
chaque tube, il; est ensuite introduit 1 ml de la SM. Après homogénéisation du mélange,
quelques gouttes d'huile de paraffine sont déposées à la surface pour réaliser l'anaéro-
biose.
1
- 43 -
1
3.6. - Salmonelles
1 3.6.1. - Préenrichissement
3.6.2. - Enrichissement
1
3.6.3. - Isolement
les boîtes sont incubées à 3rC pendant 24 h. Seules les colonies blanches
ou incolores sont prises en compte pour l'identification.
3.6.4. - Identi'fication
- Urée indole:
Quelques gouttes d'urée sont introduites dans un tube à homolyse contenant la suspen-
sion bactérienne. L'ensemble est ensuite incubé à 3rC pendant quelques minutes à
24 heures:
- si le milieu vire au rouge (uréase +), il y a absence de salmonelles;
- si par contre, le milieu reste inchangé (uréase -), il Y a suspicion de salmonelles.
On ajoute alors 2 à 3 gouttes du réactif de Kovacs pour la mise en évidence de
l'indole. S'il y a apparition d'un anneau en surface, la bactérie est indole (+),
sinon elle est indole (-) comme c'est le cas des salmonelles.
-Les colonies suspectes sont alors repiquées sur les milieux Kliger Hajna,
Mannitol mobilité et citrate de Simmons.
~ C'est un milieu rouge qui est coulé en tube incliné de façOrLt~\'ifqrmerun culot
r· et une pente. Il permet la mise en évidence de la fermentation du gh;!Ç,~J;t$.§iet du lactose,
,'./
1
- 44-
1 ,
la production de gaz et d'hydrogène sulfuré. Le culot est ensemencé en profondeur par
piqûre centrale. La pente quant à elle est ensemencée en surface par des stries. L'incu-
1 bation se fait à 3rC pendant 24 h.
- Mannitol mobilité :
Le milieu présente une couleur rouge. Il est coulé dans des tubes. L'ensemence-
1 ment se fait par piqûre centrale. Les tubes sont incubés à 3rC pendant 24 h.
- Citrate de Simmons :
Sa couleur est verte. Le milieu est coulé dans des tubes de manière à former un
1
plan incliné.
1
1
Le milieu suspect est ensemencé en surface par des stries.
L'incubation a lieu à 3rC pendant 24 h. La souche est citrate (+) lorsque le milieu
vire du vert au bleu.
A l'issue de ces différents tests, les colonies présentant les caractères biocrlimi-
ques suivants sont considérés comme étant des salmonelles:
- Uréase (-)
- Indole (-)
- Glucose (+)
- Lactose (-)
- Mannitol (-)
- Mobilité (+)
- Gaz (+)
Les autres critères (SH 2 , citrate) sont variables en fonction des souches de
Salmonelles.
\; .-::,..:
.
.~
- 45-
1
Cette étude revêt un grand intérêt car elle p~met de déterminer si le produit
commercialisé présente une q,ualité!marchande satisfaisante.
4. 1. - Etiq uetage
4.2. - Couleur
Les Merguez sont d'abord observées en surface sur tous les côtés. Elles
sont ensuite découpées et examinées en profondeur.
La couleur normale des Merguez varie du rouge foncé au rouge très clair, en
fonction de la quantité de colorant incorporée.
4.3. - Odeur
4.4. - Sérosité
'"
"S.......
\'
Il s'agit d'estimer la quantité de~liquide suintant des Merguez, êt~ même que
sa couleur et son odeur. Ce liquide s'écolJ1~néralement à l'intérieur du èbnditionne-
ment. Normalement, ce liquide est prése"rn~~m faible quantité. Il présente la '~~me
couleur et la même odeur que les MergUeZ~"6'\\\
- 46-
4.5. - Fibres
La pâte est séparée du boyau et étalée dans une grande boite de pétri. La
teneur en fibre est appréciée par un examen visuel. Les Merguez doivent présenter une
teneur en fibre ne dépassant pas 5 % (39).
4.6. - Graisse
Ici, les Merguez sont d'abord frites dans de l'huile avant d'être dégustées par
3 à 4 personnes. Chaque échantillon a été dégusté. Le goût des Merguez varie en
fonction de l'assaisonnement mais doit être agréable. Les dégustateurs ont été les
mêmes durant toute la durée de l'étude.
L'ensemble des résultats obtenus au cours de cette étude est consigné dans
le chapitre suivant.
- 47-
CHAPITRE Il : RESULTATS
1- ANALYSES MICROBIOLOGIQUES
Les données non chiffrées sont représentées par les signes et lettres
suivants:
Dans les tableaux X à XV, les résultats ont été regroupés par niveau de
contamination afin de faciliter l'interprétation.
La moyenne (m) et l'écart type (6) sont calculés à partir des valeurs numéri- _
ques. l'écart type permet de mesurer la dispersion des résultats autour de la moyenne.
suite tableau IX N° 11 à 30
13 Ine 12.106 70 - - A
15 6.106 7,6.106 60 - - A
16 Ine 25,2.10 6 20 - - A
18 8.106 6.106 - - - A
21 2,3.106 2.106 60 - - A
28 7,6.106 19,6.106 - - - A
, .. -
- 50-
suite tableau IX
,
57 3,2.10 6 8.10 6 60 10 160.10 2 A
67 3.106 8.106 90 10 - A
.'
,i 1
72 6
1,6.106 120
1 - - A
2.10 , j -
- .- - A
73 4,4.106 4,8.106 380 1 -'
i . -
6 ,
;
- -- - A
74 3,6.10 6
6.10 130
1 ..
i
- - -- - A
77 Ine Ine 1240 1
! .. '
!1
....!.. - - A
78 Ine Ine 1360 1
1 .
1
f, . ' -. 400 A
79 23,6.106 20,4.106 2520 . ..:----
1
!
;
1 -- -
, . - A
6
80 17,2.106 10,4.10 1480 1
-
1
!
1 , 18.10 2 A
81 -'-
14,8.106 12.106 2000 1
!,
'_L,
i
i
i --- - A
82 6,4.106 4.106 1440 1
! .,
i 1
i1 1 - A
83 10,4.106 4,8.106 1640 !
l
:
! - - A
84 24,8.106 72.10 6 2560
,
"
,
1
- A
85 7,8.10 6
36.10 6
200 ! --
i .
6
!
-. - A
86 4,4.10 7,6.10 6
160 1
1
1
!
i -. - A
87 5,2.106 5,6.106 320 i :-.:-
!
1
.. 300 A ,.
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11,6.106 10 7
360 ." '
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1
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8 91~,r90 - A
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2,8.106 Ine 800 ~r,
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H
"",
- 52-
~~;~;>;
,
.
,,~~
~d-,\~~~ft
97 16,4.106 Ine 440 Ine 160.10 2 A ,::
;;~~~~
,"
98 Ine Ine 320 120 20.10 2 A:i":~:~&~\:;;
1 - Micro-organismes aérobies à 30 0 e
Le tableau X indique la répartition de la flore aérobie par niveau de contamination.
s 5.106 27 27 27
--
_.- -" .. ~--,~
- 53-
Nbre d'échantillons
35 n
30
25
20
15
10
o
s 6,69 6,69< x s7,:m,.~ 7,17< xs7,69 > 7,69 Niveau
log (nombre d'er![Link]/gramme) de contamination
- 54-
s 5.10 6 30 30 30
,
entre 5.10 6 et 15.106 38 38 68
> 5.10 7 ;
21 21 100
Ce tableauimontre que:
30 % des échan1illons de Merguez ont un taux de contamination inférieur
ou égal à 5.1 06
38 %, un taux com pris entre 5.10 6 et 15.106
11 % sont contarninés par 15.106 à 5.107 germes
21 % présentent un taux de contamination supérieur à 5.10 7 germes.
62 =9,72.106 germes/go
Valeur minimale: 106
Valeur maximale: 72.106
Nbre d'échantillons
ft
40
35
30
25
20
15
10
5
o
s 6,69 6,69< x s7,17 7,17< xs7,69 > 7,69 Niveau
log (nombre de germes/gramme) de contamination
3 - Coliformes fécaux
1 \ { ~
80 80 80
m3 = 587,7 germes/g
63 = 678,8 germes/go
- 57-
entre 10 et 102 62 62 83
m4 = 53,5 germes/g
64 = 40,7 germes/go
< 100 58 58 58
ms = 34,75.102 germes/g
6s = 43,18.102 germes/g
6 - Salmonelles
Aucune salmonelle n'a: été isolée au cours de cette étude. sur les Merguez.
- 59-
1
!
- Couleur R = rouge
r = rose
B = brunâtre
:. Etiquetage: p = présence
A = Absence
- 60.-
1 A R Ar + + - a
,
2 A R Ar' + + - a
,
3 A R Ar + + - a
4 A R Ar + + - a ;
5 A R Ar + + -+ a
6 A R Ar + + + a
7 A R Ar ++ ++ + a
8 A R Ar ++ ++ + s
9 A R Ar + + + s
11 A r' Ar ++ ++ + s'
12 A r Ar ++ ++ + s
..
13 A r Ar ++ +-t:- + s
14 A r Ar ++ ++ - s
15 A r Ar ++ .++ - s
16 A r d .. '++ .. ++- ++ s
17. A r. Ar ++ ++ ++ s ..
18 A r Ar ++ ++ ++ s
20 A r Ar -f:+ ++ - a
-_ ..
--
-~.
-,61 -
Suite tableau XV - N° 21 à 40
21 A r a + + - a
22 .A r a + + - a
23 A R Ar' + + - a
24 A ,R Ar + + ~
a
25 A R Ar + + - a
26 A R d + + - a
27 A R Ar + + - a
28 A R Ar + + - a
29 A R Ar +- '+ - a
30 A R Ar + + - a
31 A R d + + - a
32· A R Ar + + - a
33 A R Ar + + - a,
34 A R. Ar + + - 'a
35 p R Ar ++ ++ - a
36 p B d ++ ++ + d-s
37 P -B d ++ ++ + d-s
38 P B d ++ ++ + d-s
39 P <-
B d ++ ++ + d-s
t
f
l
40 P (~,L.
1·
B d ++ ++ + d-s
l
~
- 62-
Suite tableau XV - N° 41 à 60
41 A B d ++ ++ +- d:'s
42 A B d ++ ++ + d-s
_.
43 A B- d + + + d-s
44 P B d + + + d-s
j
45 P B d ++ ++ ++ d-s
46 A B d + + ++ d-s
47. A B d + + + d
,
48 A B. d + + + d
49 A j
B d ++ ++ ++ r d
1
;
50 A B ·d ++ ++ ++ d
51 A B Ar ++ ++ + s
52 A r Ar ++. ++ - s
..
53 A r Ar ++ ++ - s
54 A r Ar ++ ++ - s
55 A R Ar ++ ++ + F
56 A R Ar ++ ++ + F
- ,
57 A R Ar - ++ ++ + F
58 A R Ar ++- ++ + F
-,
;.
-. 1
i
. -
- -
- 63-
Suite tableau XV - N° 61 à 80
61 A R ;
Ar ++ ++ . + d-s
62 A R Ar ++ ++ - a
63 A R Ar ++ ++ - a
,
64 P r Ar ++ ++ - a
65 P r Ar ++ ++ - a
66 P r Ar ++ ++ - a
.67 P r Ar ++ ++ - a
·68 P r Ar ++ ++ - a
:
69 P r Ar ++ ++ 1
- a
!
70 P r Ar ++ ++ - a
71,. P r Ar ++ ++ - a
72 P r Ar ++ ++ - a
73 P r Ar ++ ++ - a
74 P r. Ar ++ ++ - a
75 p B d ++ ++ ++ s
76 P R Àr +:f- ++ ++ s
77 P B d ++ ++ ++ d-s
78 P B d ++ ++ + d-s
~ '.:' 79 A R F . ++ ++ - d:
~ ~ ..
il '.
. '1''' ..
~: r 80 A R F ++ ++ - d'; j,~
..::' (.
•
1t ~i'
~ ·r,
..~~'-:. ...
~~
-
- 64-
81 A R F ++ ++ - d
82 A r Ar + + - a
:
83 A r Ar + + - a
..
;
84 A r F ++ ++ + s
85 A r F ++ ++ + s
86 p R Ar +++ +++ - d
1 .p
87 R Ar +++ +++ - d
88 P r F +++ +++ - d
90 P R Ar + + - a
91 A B d + + + d
92 A R Ar . ++ ++ "+ a
93 p R Ar + + + a
94 P r F ++ ++ + d
95 A r d ++ +++ - d
96 P r d ++ +++ - d
97 P r d ++ +++ - d
98 P r d ++ +++ + d
99 A ~: ~~ r d ++ +++ + d
-.
100 A- \ R Ar + +++ - a.
-
..
- 65-
Ce tableau nous montre Que sur les 100' échantillons prélevés, aucun n'est
conforme à l'ensemble 'des critères -fIxés par les normes,
Les résultats obténus 'à l'issue de cette étude sont discutés dans le chapitre
suivant.
- 66-
1- QUALITE MICROBIOLOGIQUE .
Coliformes fécaux 10 2 /g 10 3 /g
. Selon PLUSQUELLEC
. (40), il est difficile de fixer le nombre de ~ermes
.
mésophiles banaux. Toutefois, on peut indiquer comme limite 5.10 6 germes/go
: Ces bactéries bien qu'ayant une faible incidence sur la santé humaine, sont à
l'origine de nombreuses altérations. Elles déprécient ainsi la qualité commerciale du
produit.
2 - Flore psychrotrophe à 4 0
tion inadéquates. Ces germes ont la mêr1le incidence que la flore totale sur la qualité du
produit.
Cette moyenne bien qu'inférieure à la norme (10 3/g) est élevée par rapport à
celle obtenue par ZAPATA,et al (55) qui est de 10 2 MPI\I/g.
4 - Anaérobies sulfito-réducteurs
5 - Staphvlococcus aureus
Sur les 100 ééhantillons analysés, 58 % ont un taux inférieur à 100 germes
par gramme de Merguez. La moyenne obtenue est de 34,7!:?10 2 germes/go Elle est
nettement supérieureà celle obtenue par ZAPATA et al (10 2 CFU/g) (55).
Par rapport àla norme (10 3 germ'es/g), les Merguez analysés se présentent
comme suit:
6 - Salmonelles
Tous nos résultats sont conformes aux normes microbiologiques prévues par
la réglementation, à savoir absence de salmonelles dans 25 grammes de produit.
Il - QUALITE COMMERCIALE
1 - Etiquetage
.
Conformément êU code de la charcuterie (8), les Merguez doivent être
vendues étiquetées. Cela permet au consommateur de disposer des renseignements
relatifs au produit qu'il achète. . '
2 - Couleur,
3 - Odeur·
4 - Sérosité
5 - Fibre
Sur la totalité des Merguez, le taux de fibre a été'très élevé par rapport à
. celui de la viande. L~ proportion de fibre dépasse largement les 5 % prévus par la
réglementation (38). . .
6 - Graisse
Notre étude a montré que la totalité des échantillons avaient une teneur en
graisse très élevée, atteignant 50"% de la masse totale.
- Respect de la chaîne de froid. Le transport des Merguez doit être effectué par des
véhicules isothermes ou réfrigérants;
- Etiquetage des Merguez pour ne pas dépasser la date limite de vente;
- Respect de la durée de conservation et de la température de stockage: 7 jours à SoC;
- Une bonne séparation des produits au niveau des vitrines réfrigérées et 'des congéla-
teurs;
- Recensement systématique des points de vente par les services de contrôle;
- Vérificiation des conditions de conservation lors des contrôles sanitaires;
- Formation en hygiène alimentaire de toutes les personnes ch~rgées de la préparation
et de la vente ;
.-' Insister sur l'hygiène corporelle et vestimentaire des vendeurs;
- Port de gants pour éviter le contact direct entre les mains des vendeurs et les Merguez.
" s'agit de :
CONCLUSION .
Les Merguez sont des denrées très périssables surtout lorsque les conditions
de préparation et de conservation ne sont pas respectées.
Des Merguez putréfiées étant parfois vendues sur le marché, il s'est avéré
nécessaire de consacrer une étude portant sur leurs qualités microbiologiques et com-
merciales.
Ce travail avait pour but de mieux connaître ce produit, afin de prévenir les
risques sanitaires liés à sa consommation et de garantir la loyauté des transactions
commerciales. . '
- étiquetage: seuls 33 % des échantillons ont présenté une étiquette normale. Les
autres Merguez ne présentaient ni étiquettes ni mentions particulières.
- couleur: 81 % des Merguez étaient normalement colorées. Les 19 % restant ont pré-
senté une altération de couleur.
- fibre: la totalité des Merguez ont présenté un taux de fibre élevé dépassant largement
la norme fixée à 55ci:~.
- 74-
- graisse: tous les échantillons contenaient une teneur en graisse' excédant les 27 %
prévus par la réglementation.
- goût après cuisson: 43 % des Merguez avaient un goût agréable, 36 % un goût trop
salé, 17 % un goût désagréable et 4 % un goût fade.
- présence de corps étrangers: des esquilles d'os ont été décelées dans 32 % des
M~~u~. '
Il est également impérieux que les normes relatives aux proportions des
matières premières et des ingrédients, de même que les règles d'étiquetage, soient
rigoureusement respectées. Ce respect assurera la loyauté commerciale et permettra
aux Merguez
. de remplir -leur rôle, en tant que source-de protéine dans cette période de .'
lutte pour l'autosuffisance alimentaire.
- en complétant nos résultats par l'~tude des autre,s flores susceptibles de contaminer'
les Merguez;
- en élargissant cette étude aux autres produits de charcuterie fabriqués sur le territoire
sénégalais.
BIBLIOGRAPHIE
[ -
1:
1
l ,
1. 1
1
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- 76-'
[ BIBLIOGRAPHIE]
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Etude bactériologique de la viande en pièces de vepte au.détail.
Th. Méd. Vét., Toulouse, 1971, n° 57. '
2 - BEERENS H.
Altérations d'ordre organoleptiques et physicochimique des aliments.
Société française de microbiologie, 1979, p.1-2. :
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QUE TOUTE CONFIANCE ME SOIT RETIREE,
S'IL· ADVIENT QUE JE ME PARJURE
) "
......
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Les résultats sont en rappOrt d'une part avec les conditions de prépara-
tion et de conservation; d'autre part av~ ,la nature des matières premières et le
non respect des normes.
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