Comptabilité et Audit DSCG 2022-2023
Comptabilité et Audit DSCG 2022-2023
COLLECTION DSCG
COMPTABILITÉ
ET AUDIT
Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion
UE 4
Édition 2022-2023
ÉNONCÉ
Emmanuelle PÈPE
Agrégée d’Économie et Gestion
Inter venante en DSCG
© Éditions Corroy
DSCGUE4E Page de garde.qxp_Layout 1 20/07/2022 18:20 Page 2
COLLECTION BTS
Processus, Management, Économie et Droit
COLLECTION INFORMATIQUE
EBP, Excel, Access
COLLECTION DCG/DSCG
Toutes les UE du DCG et du DSCG
COLLECTION ARRÊT-CULTURE
Entreprenologie, Musique, Dissertation
1
Depuis le 1er janvier 2021, le règlement CRC 99-02 a été remplacé par le règlement ANC 2020-01.
2
Depuis le 1er janvier 2021, le règlement CRC 99-02 a été remplacé par le règlement ANC 2020-01.
UE 4 • Comptabilité et audit
ALDOMAT 71
Partage des capitaux propres • Traitement des écarts d’évaluation et d’acquisition
TECH-CONS 75
Partage des capitaux propres de filiales directes et indirectes selon les méthodes de consolidation
POLINETTO 77
Variations du pourcentage d’intérêts et du périmètre de consolidation
Documents de synthèse des groupes
MDJ 79
Cas de synthèse
SOGEDIS 83
Tableau des variations des capitaux propres
GAMMA 85
Tableau des flux de trésorerie
QCM 87
Synthèse des thèmes 1, 2 et 3
Thème 4 : Audit
Typologie des missions et organisation de la profession
OM RÉPARATIONS 93
Cadre général de l’audit • Les différents audits et leurs acteurs
PALIN 95
Normes d’audit • Audit légal de la petite entreprise
FEP 97
L’expert-comptable : Déontologie • Cadre d’exercice de la profession • Différentes missions • Devoir de conseil
SOLEOLE 103
Les missions du commissaire aux comptes et de l’expert-comptable
WYLER 107
Missions du commissaire aux comptes : informations extra-financières
Principes fondamentaux de comportement des CAC et des EC
ACAL AUDIT ET CONSEIL 109
Déontologie et responsabilités du commissaire aux comptes et de l’expert-comptable • Exercice en réseau
VIRGILE 117
Commissariat aux apports • Commissariat à la fusion • Incompatibilités
La démarche générale d’audit
GRAFFER 125
Démarche générale du commissaire aux comptes
MÉDIDOM 129
Appréciation du contrôle interne par le commissaire aux comptes
TPR 133
Réponses aux risques d’anomalies significatives • Obtention d’éléments probants
LECTRA 137
Travaux de fin de mission • Rapport du commissaire aux comptes
ELEKTRIC 139
Les conventions
CHENOR 143
Alerte, révélation et blanchiment
NOUVEAU CAS
HYDROKLEIN-NETTÉCO
Patricia Gouttefarde & Emmanuelle Pèpe
Connaissances associées
Modalités financières du traité de fusion • Évaluation et
comptabilisation
MISE EN SITUATION
La SA Hydroklein, spécialisée dans le matériel de nettoyage à eau pressurisée destiné aux particuliers, a
acquis il y a deux ans une participation de 20% dans le capital de la SA Nettéco. Cette dernière développe un
savoir-faire dans le nettoyage sous pression écologique (sans solvants et économique en consommation
d’eau) pour l’industrie et les chantiers.
Les dirigeants des deux entreprises ont une vision claire de la stratégie d’innovation et de développement de
leur activité fondée sur la complémentarité de leurs techniques et de leurs marchés. Ils souhaiteraient
profiter des potentialités de leurs sociétés, réaliser des économies d’échelle et atteindre la taille critique
nécessaire pour affronter leurs concurrents les plus importants. Dans cette perspective, ils envisagent un
rapprochement juridique des deux sociétés et pensent soumettre à leurs actionnaires un projet de fusion. La
structure de l’actionnariat des deux sociétés est familiale et les associés des deux sociétés, conscients de la
nécessité d’évoluer et de la synergie que procurerait le rapprochement d’Hydroklein et Nettéco, semblent
prêts à s’entendre sur le plan financier.
Compte tenu de la situation juridique et financière respective des deux sociétés, Hydroklein absorberait
Nettéco dans le cadre d’une fusion-renonciation. La valeur retenue pour déterminer la parité d’échange est
issue d’une combinaison de méthodes d’évaluations. Il a été retenu la valeur de 220 € pour un titre
Hydroklein et 160 € pour un titre Nettéco.
Vous êtes sollicité(e) pour rédiger un rapport relatif aux aspects financiers et comptables de ce projet de
fusion. Pour réaliser votre étude, les dirigeants mettent à votre disposition les bilans les plus récents des
deux sociétés ainsi qu’un certain nombre d’informations complémentaires (Annexes 1 et 2).
TRAVAIL À FAIRE
1. Définir ce qu’est la « parité d’échange » dans le cas d’une fusion et analyser les difficultés éven-
tuelles liées à l’évaluation des sociétés pour établir une parité d’échange équitable.
2. Déterminer la parité d’échange des actions Hydroklein contre des actions Nettéco. En déduire le
nombre d’actions nouvelles Hydroklein à créer.
3. Compte tenu du contexte actuel du contrôle de la société Hydroklein sur la société Nettéco,
indiquer le type de valeur d’apport à retenir en vous fondant sur la réglementation relative aux
fusions figurant dans le Livre II - Titre VII – « Comptabilisation et évaluation des opérations de
fusions et opérations assimilées » du Plan comptable général.
4. Calculer et décomposer la valeur d’apport de Nettéco (il ne sera pas tenu compte de la fiscalité
latente ou différée).z
5. Pour faciliter l’échange d’actions Hydroklein contre des actions Nettéco, une soulte de 1 600 €
sera versée par Hydroklein en plus des titres créés pour rémunérer l’apport. Préciser la condition
à respecter pour que l’opération reste sous le régime des fusions. Vérifier le caractère équitable
de l’opération.
6. Déduire des calculs précédents le montant de l’augmentation de capital que provoque la fusion-
absorption de Nettéco chez Hydroklein. Calculer le montant de la prime de fusion. La
décomposer en véritable prime de fusion et en boni ou mali éventuel lié à la participation
existante d’Hydroklein dans le capital de Nettéco.
7. Présenter les enregistrements comptables nécessaires chez Nettéco puis chez Hydroklein en
faisant l’hypothèse que la fusion se réalise et que Nettéco a déjà versé le dividende à ses
actionnaires.
ACTIF PASSIF
Annexe 2 :
NETTECO - Bilan résumé au 31/12/N et informations complémentaires
Immobilisations incorporelles (1) 10 000 Capital (4 000 actions) (3) 400 000
Immobilisations corporelles (2) 340 000 Réserves 90 000
- Amortissements -40 000 Résultat (4) 80 000
(1)Frais d’établissement.
(2) Les valeurs réelles estimées de ces immobilisations sont :
- valeur vénale : 260 000 € ;
- valeur d’utilité : 321 000 €.
(3)La SA Arnold détient 50% du capital. Elle détient par ailleurs 200 actions Hydroklein.
(4) Un dividende de 40 000 € pour l’ensemble des actionnaires est prévu.
(5) Cette provision n’apparaît plus justifiée au regard des dernières informations que possède la société.
Matériel en crédit-bail
La société Nettéco utilise du matériel industriel financé par crédit-bail. La valeur d’utilité de ce matériel
est estimée à 180 000 €. On peut estimer la dépréciation annuelle de ce matériel à 1/6e de la valeur d’utilité.
La valeur actualisée des redevances restant à verser et du prix de levée d’option est de 141 000 €.
JYEM
Patricia Gouttefarde
Connaissances associées
Absorption d’une filiale détenue à 100%
MISE EN SITUATION
La société anonyme JYEM est une société holding qui détient, à l’heure actuelle, 100% des actions de la
société JYEM-Exploitation. Les actionnaires de la holding ne voient plus l’intérêt de conserver ce
« montage » juridico-financier historique. Pour des raisons financières et organisationnelles, ils décident de
simplifier la structure et de procéder à la fusion des deux sociétés sur la base des bilans au 31/12/N. Tous les
actifs de la société d’exploitation seront conservés après la fusion.
Les bilans résumés des deux sociétés ainsi que diverses informations vous sont fournis en Annexes 1, 2 et 3.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quels sont les deux mécanismes juridiques pouvant être mis en œuvre dans le cadre de
l’absorption d’une filiale détenue à 100% ?
2. Présentez dans un tableau synthétique une comparaison entre ces deux mécanismes d’un point
de vue juridique, fiscal et comptable. Quels conseils donneriez-vous aux dirigeants des deux
sociétés ?
3. Quelle valeur doit être retenue pour les apports ? Justifiez votre réponse.
4. Quel que soit le mécanisme utilisé pour l’absorption, l’annulation des titres représentatifs du
capital de la société filiale entraîne la constatation d’un boni ou d’un mali de fusion. Vérifiez dans
le cas présent l’existence d’un mali et analysez-le.
5. Présentez les enregistrements liés à l’absorption de la société d’exploitation par la société
holding dans la comptabilité de chacune des sociétés.
6. Présentez le bilan de la société JYEM après absorption.
7. Après avoir présenté les calculs préalables, enregistrez les écritures comptables relatives au
hangar de stockage au 31/12/N+1.
8. Quelles sont les conséquences de la perte de valeur d’utilité du terrain apporté ? Effectuez, le cas
échéant, l’enregistrement comptable nécessaire au 31/12/N+1.
Z
ACTIF PASSIF
(1) Les immobilisations financières se composent uniquement des titres de la société JYEM-Exploitation.
ACTIF PASSIF
(1) La valeur d’utilité des immobilisations corporelles au 31/12/N est estimée à 630 000 €.
Parmi les immobilisations corporelles apportées par la société JYEM-Exploitation lors de la fusion,
figurent les immobilisations suivantes :
1. Un hangar de stockage
Valeur d’acquisition par la société JYEM-Exploitation le 01/07/N-2 : 125 000 €.
Durée d’utilisation prévue à la date d’acquisition : 25 ans.
Mode d’amortissement : linéaire.
Valeur résiduelle estimée en fin de période d’utilisation : non significative.
Valeur d’utilité estimée à la date de fusion et au 31/12/N+1 : 133 500 €.
2. Un terrain
Valeur d’acquisition par la société JYEM-Exploitation à sa création : 80 000 €.
Valeur d’utilité estimée à la date de fusion : 130 000 €.
Valeur d’utilité estimée au 31/12/N+1 : 110 000 €.
FUTECH SADIS
Patricia Gouttefarde & Emmanuelle Pèpe
Connaissances associées
Analyse du boni/mali de fusion
MISE EN SITUATION
La SA FUTECH, fabricant de fusibles pour haute et moyenne tension, a pris, le 1er juillet N-2, une
participation, à hauteur de 60% de son capital, dans la SADIS, fabricant de disjoncteurs.
Pour des raisons stratégiques et financières, les dirigeants de FUTECH proposent aux actionnaires
d’absorber la SADIS par fusion-renonciation. Il est précisé que tous les titres de la SADIS ouvrent droit, de
manière égalitaire, au vote lors des assemblées générales.
Fin N, les valeurs respectives des actions des deux sociétés s’établissent à 190 € pour l’action SADIS et à
380 € pour l’action FUTECH.
La valeur nominale de l’action FUTECH est de 100 €.
En tant que stagiaire dans le service comptable de la SA FUTECH, il vous est demandé un certain nombre de
travaux relatifs aux aspects comptables et fiscaux de la fusion envisagée. Vous disposez des informations
figurant en Annexes 1, 2, et 3.
NB : Il est fait abstraction dans ce cas des problématiques liées à la période intercalaire et à la distribution de divi-
dendes dans le calcul de la valeur d’apport.
TRAVAIL À FAIRE
En utilisant l’Annexe 1 :
1. Indiquez la valeur d’apport à retenir dans le cadre de cette fusion. Vous expliquerez votre réponse
en vous fondant sur les dispositions relatives à la comptabilisation et l’évaluation des opérations
de fusion et opérations assimilées figurant dans le livre II – Titre VII du Règlement ANC 2014-03
relatif au PCG.
2. Quelle condition est nécessaire à l’existence d’un boni/mali de fusion ? Cette condition est-elle
réalisée dans le cas de FUTECH ?
3. Donnez la signification :
- d’un boni de fusion ;
- d’un mali de fusion (« mali total ») ;
- d’un mali technique et d’un vrai mali.
4. Peut-il exister un mali technique quelle que soit la valeur d’apport retenue ?
Z
Dans une première hypothèse, supposons que les titres de la SADIS sont inscrits dans le bilan de la SA
FUTECH pour une valeur d’acquisition de 380 000 €.
TRAVAIL À FAIRE
En utilisant l’Annexe 1 :
5. Déterminez le boni de fusion dans ce cas.
6. Proposez les enregistrements nécessaires dans la comptabilité de la SA FUTECH après avoir
effectué tous les calculs préalables nécessaires.
7. Indiquez la position fiscale relative au boni de fusion.
z
Dans une deuxième hypothèse, supposons que les titres de la SADIS sont inscrits dans le bilan de la SA
FUTECH pour une valeur d’acquisition de 580 000 €.
TRAVAIL À FAIRE
ACTIF PASSIF
Immobilisations corporelles (2) 580 000 Capital (5 000 actions) 500 000
Immobilisations financières 60 000 Réserves (1) 240 000
Résultat (1) 60 000
Stocks 210 000
Créances 180 000 Emprunts 190 000
VMP 5 000 Dettes d’exploitation 45 000
Disponibilités 30 000 Dettes diverses 30 000
(1)Le résultat accumulé et non distribué du 01/07/N-2 au 31/12/N-2 était de 10 000 €. En N-1, le résultat s’est élevé à
42 000 € (dont 12 000 € distribués). Il est prévu de distribuer 26 000 € sur le résultat N.
(2) Dont une construction dont la VCN est de 310 000 € et dont la durée résiduelle d’utilisation à la date de fusion est
de 25 ans.
(Commentaire de l’article 745-5 du PCG figurant dans le Recueil des Normes Comptables Françaises -
version consolidée au 1er janvier 2022)
Le mali peut être affecté sur les seuls actifs pour lesquels une plus-value latente existe et peut être estimée
de manière fiable : la valeur réelle de l’actif telle que définie à l’article 744-1 du présent règlement est
déterminée de manière fiable, soit grâce à un prix de marché, soit par une méthode de calcul basée sur les
flux futurs de trésorerie ou toute autre méthode jugée appropriée par le management. Les plus-values
latentes retenues pour l’affectation du mali sont considérées, le cas échéant, nettes d’impôt si la cession
des actifs est envisagée à brève échéance. Les modalités de calcul des plus-values latentes et d’affectation
du mali peuvent être présentées à l’aide du tableau ci-après. Ce tableau fait apparaître distinctement le
mali affecté respectivement aux immobilisations incorporelles, corporelles, financières et aux actifs
circulants. Ces montants de mali sont comptabilisés au bilan dans les sous comptes tels que définis à
l’article 745-6 du présent règlement.
Affectation du mali au
Valeur Valeur Plus-value Impôt PV latente nette
Actif prorata des PV latentes
comptable réelle fiable latente latent le cas d’impôt
identifiable nettes d’impôt, dans la
sociale (1) (2) (3) = (2) - (1) échéant (4) (3) - (4)
limite de celles-ci
Actif 1
Actif 2
Actif 3
Actif 1
Actif 2
Actif 3
Actif 1
Actif 2
Actif 3
Actif 1
Actif 2
Actif 3
Annexe 3 : Valeur des éléments apportés par la SADIS selon le traité de fusion
BAZOE
Patricia Gouttefarde
Connaissances associées
Participations réciproques entre les sociétés qui fusionnent
MISE EN SITUATION
La société CARL est la société mère d’un groupe exerçant son activité dans le domaine de l’électronique.
Pour des raisons à la fois économiques et juridiques, elle décide de restructurer l’ensemble du groupe et d’en
simplifier la structure.
Elle décide notamment de regrouper ses filiales BASIL SA dont elle est actionnaire à 90 % et ZOE SA dont
elle est actionnaire à 88 % qui ont des activités industrielles similaires. Par ailleurs, chacune des deux filiales
détient 8 % du capital de l’autre.
Pour effectuer cette restructuration, la société CARL a décidé que la société BASIL absorbera la société ZOE
dans une opération de fusion-renonciation.
Le contrat de fusion prévoit que la parité d’échange des titres est fondée sur les valeurs mathématiques des
actions des deux sociétés telles qu’elles résultent de leur bilan du dernier exercice clos. Les bilans simplifiés
des deux sociétés établis au 31 décembre N sont présentés en Annexe.
TRAVAIL À FAIRE
1. Présenter l’ensemble des calculs financiers préalables aux enregistrements comptables : calcul
des valeurs mathématiques respectives, détermination de la parité, rémunération des apports en
nombre d’actions à créer, montant de l’augmentation du capital et de la prime de fusion, montant
de la réduction de capital. Pour ces calculs, il sera fait abstraction des aspects fiscaux.
2. Enregistrer la fusion chez BASIL SA.
z
Informations complémentaires :
- il existe une plus-value latente de 1 000 K€ sur les immobilisations de la société BASIL,
- il existe une plus-value latente de 300 K€ sur les immobilisations de la société ZOE.
ABSORBA
Patricia Gouttefarde
Connaissances associées
Période intercalaire • Date d’effet comptable
MISE EN SITUATION
La société A absorbe la société B à effet au 1er janvier N, date d’arrêté des comptes ayant été utilisée pour
établir les modalités de la fusion dans le traité. Les AGE statuant sur l’opération de fusion des deux sociétés
se dérouleront le 1er septembre N. Comme convenu dans le projet de fusion, la balance des comptes relative
aux opérations de la période intercalaire chez l’absorbée est reprise dans les comptes de l’absorbante (un
extrait vous est communiqué en Annexe 1).
TRAVAIL À FAIRE
1. À l’aide d’un schéma, rappeler les notions de :
- date d’effet rétroactif ;
- date d’effet différé ;
- période intercalaire.
Quelle est la période intercalaire dans notre cas ?
2. Quelles sont les problématiques pouvant apparaître en cas d’effet rétroactif de la fusion ?
3. À partir de la balance des mouvements de l’Annexe 1 et des informations de l’Annexe 2,
procéder aux régularisations comptables nécessaires dans les comptes de l’absorbante.
4. Des problèmes potentiels sur la signature de contrats de ventes pendant la période intercalaire
font craindre, avec une forte probabilité, une perte de rétroactivité au niveau de la société
absorbée B qui est évaluée à 250 000 €.
L’AGO de la société absorbante A en mai N+1 valide l’affectation d’un résultat N de 712 000 € en
précisant que finalement la perte de rétroactivité de la société B reprise par l’absorbante A au
moment de la fusion s’élève à 190 000 €.
En utilisant l’Annexe 3 :
a) Préciser le traitement comptable à mettre en œuvre face à la perte de rétroactivité.
b) Enregistrer les écritures nécessaires.
c) Expliquer pourquoi ce traitement devrait avoir un caractère exceptionnel.
z
Les comptes de l’exercice N-1 de la société B sont approuvés par l’AGO le 10 mai N. La répartition des
bénéfices a donné lieu à versement de dividendes pour un montant de 150 000 €. Les écritures liées à cette
opération ont été passées par l’absorbée pendant la période intercalaire. Le traité de fusion ayant anticipé
cette distribution, une ligne spéciale du traité intitulée « Dividendes à verser pendant la période inter-
calaire » a été créée pour un montant de 150 000 €.
La société absorbée B a cédé le 30/06/N pendant la période intercalaire (en accord avec la société
absorbante) un matériel industriel. Ce matériel était amorti de manière linéaire sur 10 ans. Toutes les
écritures liées à cette cession ont été correctement enregistrées par l’absorbée.
Ce matériel a été apporté à l’absorbante pour une valeur de 120 000 €. La durée d’amortissement retenue
par l’absorbante était de 3 ans en mode linéaire.
Pendant la période intercalaire, la société B a acheté des matières premières à crédit à la société A.
L’opération a été correctement enregistrée par B. Ces achats n’ont pas encore été payés. Le montant de la
dette ouverte envers la société A correspond à la totalité des achats de MP vis-à-vis de la société A de la
période.
Le taux de TVA est de 20%.
« […] L’entité absorbante l’inscrit dans un sous-compte de la prime de fusion, et non en provisions pour
risques et charges. En effet, elle ne doit pas reprendre en résultat une provision qui n’a jamais été dotée
comptablement.
Lors de l’affectation du résultat de l’entité absorbante, la perte de l'entité absorbée constatée durant la
période intercalaire est imputée sur le sous compte de la prime de fusion. […] »
SAMA-PAVO
Patricia Gouttefarde & Emmanuelle Pèpe
Connaissances associées
Apport partiel d’actifs
MISE EN SITUATION
La direction du groupe réfléchit actuellement à une réorganisation de la répartition des activités entre les
filiales du groupe en fonction du type de clientèle. Elle souhaite notamment regrouper au sein d’une même
filiale la conception et la commercialisation du matériel d’entretien du paysage et du matériel de voirie
destinés plus particulièrement aux collectivités locales. Pour ce faire, elle juge opportun l’apport par la
SAMA de la branche « matériel paysagiste », branche d’activité autonome par rapport aux autres branches
d’activité de cette filiale, à la société PAVO déjà spécialisée dans l’activité paysagiste et de voirie.
En Annexe 1 figurent des extraits du projet d’apport partiel d’actifs de la SAMA à la société PAVO. En Annexe
2 sont fournis les bilans résumés au 31/12/N-1 des deux sociétés.
TRAVAIL À FAIRE
1. Définir « apport partiel d’actifs » et « branche autonome d’activité ».
2. Peut-on soumettre l’apport partiel d’actifs au régime des scissions ? Si oui, quelle en sera la
conséquence ?
3. Le régime fiscal de faveur des fusions s’applique-t-il aussi aux apports partiels d’actifs ?
4. À quelle valeur sont effectués les apports dans le cas d’un apport partiel d’actifs ? Dans notre cas,
quelle valorisation doit être retenue ?
5. Déterminer les modalités financières de l’opération : nombre d’actions PAVO à créer en
rémunération de l’apport, montant de l’augmentation de capital et celui de la prime d’apport.
6. Enregistrer au journal de chacune des deux sociétés les écritures qui résulteraient de cet apport
partiel d’actifs.
z
1. La SAMA a formé le projet d’apporter par voie d’apport partiel d’actifs soumis aux dispositions des
articles L 236-16 à L 236-21 du Code de commerce à la société PAVO sa branche complète et autonome
d’activité d’exploitation consistant en la conception et la diffusion de matériel paysagiste pour des clients
professionnels et particuliers, dénommée ci-après « la branche complète et autonome de matériel
paysagiste ».
2. Afin de réaliser l’opération d’apport partiel d’actifs, le présent contrat est établi avec notamment pour
objet de déterminer la consistance des biens apportés.
Cette opération est placée, conformément à la faculté ouverte par l’article L 236-22 du Code de commerce,
sous le régime juridique des scissions tel qu’il est prévu aux articles L 236-16 à L 236-21 dudit Code.
PROJET DE TRAITE
La société a pour objet, en France et à l’étranger : la conception et la diffusion de matériel paysagiste pour
des clients professionnels et particuliers et plus généralement toutes opérations de quelque nature que ce
soit pouvant se rattacher directement ou indirectement à cet objet social ou à tous objets connexes ou
complémentaires.
Le capital social est divisé en 6 500 actions de 100 € chacune, libérées intégralement.
La société a pour objet, tant en France qu’à l’étranger : la conception, la fabrication et la diffusion de
matériel de voirie et de paysagisme, la réalisation de travaux de voirie et paysagistes et, plus généralement,
toutes opérations de quelque nature que ce soit pouvant se rattacher directement ou indirectement à cet
objet social ou à tous objets connexes ou complémentaires.
Le capital est divisé en 12 000 actions de valeur nominale 100 € entièrement libérées.
L’opération est motivée par le souhait de regrouper au sein d’une même filiale du groupe CPA auquel
appartiennent la société apporteuse et la société bénéficiaire la conception et la commercialisation du
matériel d’entretien du paysage et du matériel de voirie ainsi que la réalisation de travaux de voirie et
paysagistes.
La démarche envisagée consisterait en l’apport par la société apporteuse avec effet fiscal au 1er janvier N, au
profit de la société bénéficiaire de la branche complète et autonome d’activité de matériel paysagiste.
Cet apport porterait sur l’ensemble des éléments d’actif et de passif rattachables à la branche d’activité.
(…)
III – Comptes utilisés pour établir les conditions de l’apport partiel d’actifs
Pour établir les conditions de l’opération, il a été décidé d’utiliser les comptes de l’exercice clos au
31/12/N-1 et approuvés par les assemblées générales de la société apporteuse et de la société bénéficiaire
toutes deux tenues le 20 mai N. Les comptes annuels des deux sociétés figurent ci-après page … Dans sa
troisième résolution, l’assemblée générale ordinaire de la société PAVO a décidé de porter la totalité du
résultat de l’exercice N en réserves.
Valeur comptable
Valeur réelle
Éléments apportés
(1) Amortissements
Valeur brute Valeur nette
Dépréciations
Actifs
Terrain 60 000 20 000 - 20 000
Construction 115 000 75 000 30 000 45 000
Installations techniques 215 000 220 000 40 000 180 000
Autres immobilisations 310 000 380 000 150 000 230 000
Stock de matières et d’appro. 40 000 40 000 - 40 000
Stock de produits 180 000 180 000 - 180 000
Créances clients 95 000 95 000 - 95 000
Passifs
Emprunts bancaires 120 000 120 000
Dettes fournisseurs 230 000 230 000
Dettes fiscales et sociales 65 000 65 000
(1) La valeur réelle des actifs immobilisés est issue du rapport de la société d’expertise XXX établi au 31 décembre N-1.
Amort
ACTIF Brut Net PASSIF Montant
Dép
Capitaux propres
Immobilisations incorporelles
Capital 650 000
Frais d’établissement 30 000 22 500 7 500
Réserve légale 50 000
Immobilisations corporelles Autres réserves 40 200
Terrains 50 000 - 50 000 Report à nouveau (11 966)
Constructions 240 000 72 000 168 000 Résultat 36 000
Installations techniques, ... 580 000 150 000 430 000
Total I 746 234
Autres 620 000 240 000 380 000
Provisions pour risques et charges -
Immobilisations financières
Participations 99 234 - 99 234
Total I 1 619 234 484 500 1 134 734 Total II -
Stocks et en-cours Dettes
Matières premières 145 000 5 000 140 000 Emprunts auprès des éts de crédit 462 500
Produits finis 450 000 - 450 000 Dettes fournisseurs et comptes 622 000
Créances rattachés
Créances clients 325 000 12 000 313 000 Dettes fiscales et sociales 251 000
Autres créances 42 000 - 42 000 Dettes sur immobilisations 25 000
Disponibilités 56 000 56 000 Produits constatés d’avance 56 000
Charges constatées d’avance 45 000 45 000
Total II 1 063 000 17 000 1 046 000 Total III 1 416 500
TOTAL 2 682 234 501 500 2 180 734 TOTAL 2 180 734
ÉCHIDNA
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Scission • Affectation du mali technique
MISE EN SITUATION
Les sociétés PHORCYS et CÉTO détiennent chacune 50% des actions de la SAS ÉCHIDNA. Un accord
contractuel prévoit que toutes les décisions essentielles relatives à la société ÉCHIDNA nécessitent leur
consentement mutuel. Elles sont elles-mêmes sous le contrôle de la SA GAÏA, qui détient 80% des titres de
la SA PHORCYS et 60% des titres de la SA CÉTO.
La société ÉCHIDNA est spécialisée dans la fabrication de cacao, chocolat et produits de confiserie. Son
activité est divisée en deux grands pôles : le pôle « Décors » et le pôle « Matériel ». Le pôle « Décors »
développe des produits alimentaires destinés aux pâtissiers professionnels et amateurs (décors en chocolat,
personnalisation, feuilles imprimées, moules…). Le pôle « Matériel » propose aux professionnels de la
pâtisserie des machines industrielles (tempéreuses à chocolat, dresseuses, batteurs, fours…).
Les sociétés PHORCYS et CÉTO ont décidé de scinder la société ÉCHIDNA et d’apporter le pôle « Décors »
à la société PHORCYS. Le pôle « Matériel » sera apporté à la société CÉTO.
TRAVAIL À FAIRE
1. Indiquer, pour chacune des sociétés bénéficiaires, le type de valeur d’apport à retenir. Qu’en
serait-il si la société GAÏA ne détenait que 10% des titres de la SA PHORCYS et 30% des titres de
la SA CÉTO ?
2. Dans le cadre de l’apport à la société PHORCYS :
a) Calculer le montant de la prime de scission et le mali sur les titres ÉCHIDNA détenus.
b) Décomposer le mali et procéder à l’affectation du mali technique.
3. Dans le cadre de l’apport à la société CÉTO, calculer le montant de la prime de scission et du boni.
z
ACTIF PASSIF
Au 31/12/N, il existe des plus-values latentes et des éléments non comptabilisés, qui ne concernent que le
pôle « Décors » :
Par simplification, il ne sera tenu compte ni des impôts différés, ni des impôts latents.
Par simplification, on considérera que le partage des actifs et des passifs de la société ÉCHIDNA se fera à
60% au bénéfice de la société PHORCYS (pôle « Décors ») et à 40 % au bénéfice de la société CÉTO (pôle
« Matériel »).
CADRINTER
Patricia Gouttefarde & Emmanuelle Pèpe
Connaissances associées
Cadre conceptuel
MISE EN SITUATION
Mélanie Martin effectue sa formation en vue de l’obtention du DSCG et travaille en cabinet d’expertise-
comptable en tant que collaboratrice stagiaire depuis 6 mois. Sa tutrice, Michelle Sanchez, apprécie le
travail de Mélanie et envisage de l’affecter au service international du cabinet. Pour ce faire, elle lui conseille
de se documenter au préalable sur les normes internationales que doivent appliquer certains clients du
cabinet pour la présentation de leurs comptes annuels. Sa préparation peut, le cas échéant, faire l’objet
d’une présentation à ses collègues lors d’une des séances de formation interne mensuelles, voire d’une
« fiche » à intégrer à la documentation propre au cabinet.
Mélanie, consciente des enjeux professionnels liés à la demande de sa tutrice et la considérant aussi comme
une opportunité pour en creuser la dimension théorique utile pour l’examen, décide d’aborder le problème
de façon pédagogique. Pour ce faire, elle se fixe une liste de points à traiter sous forme de « travaux à faire ».
À l’issue de ses travaux de recherche préalable, elle a établi une liste de sites à consulter en priorité
(Annexe 1) et a stocké d’ores et déjà quelques extraits qu’elle considère comme fondamentaux pour la
poursuite de son travail (Annexe 2).
TRAVAIL À FAIRE
1. Définir et distinguer : norme, cadre conceptuel.
2. Établir un lexique des sigles et acronymes suivants : ANC, ARC, EFRAG, IASB, IFRS, IFRS AC, IFRS
Foundation, IFRS Interpretations Committee (ex-IFRIC), SIC.
3. Définir la fonction des parties prenantes citées dans les objectifs du cadre conceptuel (voir l’ex-
trait 3 des textes sélectionnés) : normalisateurs, préparateurs, auditeurs, utilisateurs.
4. Analyser et synthétiser le contenu du cadre conceptuel de l’IASB.
z
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Les normes comptables internationales (c’est-à-dire les IAS, les IFRS ainsi que les interprétations qui s’y
rapportent) sont élaborées et publiées par l’IASB.
Leur publication par cet organisme ne les rend pas directement applicables en Europe. Pour être
applicables en Europe, les normes comptables internationales doivent :
(i) être adoptées par la Commission européenne (CE) - après avoir sollicité l’avis du comité de
Le cadre général recouvre le cadre conceptuel, qui n’est pas une norme, et la norme IFRS 13, portant sur la
juste valeur.
Le cadre conceptuel ne constituant pas une norme comptable internationale ni une interprétation ne doit
pas être adopté en droit communautaire. Bien que le cadre conceptuel n’ait pas été adopté, certaines
normes (IAS 1 et IAS 8) qui l’ont été par règlement y font référence, dans le silence des textes IFRS. Le
cadre conceptuel est un document d’orientation qui s’attache aux concepts de la normalisation et qui n’in-
troduit pas de prescriptions, lesquelles relèvent des normes elles-mêmes.
L’actuel cadre conceptuel, qui remonte à 1989, fait l’objet de travaux de révision depuis 2004 qui, outre 3
exposés-sondages (en 2008, 2010 et 2015), ont donné lieu à de nombreux débats dans le domaine de la
recherche comptable.
La norme IFRS 13, évaluation de la juste valeur, a été rattachée au cadre conceptuel dans la mesure où elle
détaille une méthode d’évaluation développée dans le cadre conceptuel.
Le cadre conceptuel définit les concepts qui sont à la base de la préparation et de la présentation des états
financiers à l’usage des utilisateurs externes. L’objectif de ce cadre est notamment :
- d’aider l’IASB à développer les futures normes comptables internationales et à réviser celles qui existent
déjà ;
- d’aider les organismes de normalisation nationaux à développer des normes nationales ;
- d’aider les préparateurs des états financiers à appliquer les IAS et IFRS et à traiter de sujets qui doivent
encore faire l’objet d’une norme ;
- d’aider les auditeurs à se faire une opinion sur la conformité des états financiers avec les normes
comptables internationales ;
- d’aider les utilisateurs des états financiers à interpréter l’information contenue dans les états financiers
préparés en conformité avec les normes comptables internationales.
INFOFI
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Information financière • IAS 1 et 7
MISE EN SITUATION
Très intéressée par son travail sur le cadre conceptuel1, Mélanie Martin décide de le prolonger en s’inter-
rogeant sur l’information financière produite dans le cadre des normes IFRS, les critères favorisant sa
qualité ainsi que le contenu de cette information.
Pour cela, elle décide, en parallèle de la consultation du cadre conceptuel et des normes IAS/IFRS encadrant
l’information produite, d’analyser et d’illustrer la mise en œuvre des principes de présentation prévus par
les normes internationales à partir des états financiers publiés par le groupe SANOFI (Annexes 1 et 2).
TRAVAIL À FAIRE
Analyse préalable :
1. Analyser et distinguer les documents en Annexes 1 et 2. Indiquer leur origine et étudier leur
finalité. À partir de ces documents et de l’analyse effectuée, quelle distinction peut être faite
entre « information financière » et « communication financière » ?
Information financière en normes internationales :
2. Rappeler les objectifs de l’information financière tels qu’ils sont définis par l’IASB ainsi que les
critères d’efficacité de cette information.
En quoi les dispositions des normes IAS/IFRS concernant les états financiers permettent-elles de
satisfaire ces critères ?
Pour répondre aux questions suivantes, consulter les normes IAS 1 et IAS 7.
3. Rechercher le contenu d’un jeu complet d’états financiers selon la norme IAS1 ainsi que les
caractéristiques générales qu’ils doivent respecter.
Pour chacun de ces documents, présenter les informations qui doivent obligatoirement y figurer.
4. Dans le bilan consolidé de SANOFI, l’actif et le passif sont classés en deux catégories : non-
courant et courant. Rappeler la distinction faite entre ces catégories.
5. Rappeler les possibilités en matière de présentation du résultat global de l’exercice. Identifier et
discuter les choix effectués par SANOFI.
z
1
Cf. cas CADRINTER.
Source : [Link]
MESSAGE RÉSULTATS
DU PRÉSIDENT ANNUELS 2020
Résultat net
Chiffre d’affaires 1 des activités 1
36 041 M€ 7 347 M€
+ 3,3 % (- 0,2 %) + 9,6 % (+ 4,2 %)
Il est difficile de résumer 2020 en quelques mots. Les progrès réalisés 5,86 € 3,20 €
par Sanofi durant cette première année d’exécution de la nouvelle + 9,2 % (+ 3,9 %) par action
stratégie présentée en décembre 2019 sont bien réels. Les projets de
notre portefeuille en recherche et développement avancent et même
accélèrent, les entités commerciales globales se recentrent vers le cœur
de leur activité, et plus de la moitié des économies de coûts réalisées
par une meilleure maîtrise des dépenses a été réinvestie dans la science.
INTERVIEW DU
Plusieurs acquisitions ont amélioré le potentiel de développement de
l’entreprise en renforçant nos positions dans des aires thérapeutiques où
nous avions déjà un futur prometteur. Cela n’aurait pas été possible sans
DIRECTEUR GÉNÉRAL
le soutien de l’ensemble des collaborateurs à la stratégie “Play to Win”.
Depuis le début de la crise sanitaire, tous nos sites industriels sont restés
opérationnels pour maintenir la production continue des médicaments
indispensables à la santé des patients. Nous avons engagé deux
projets de vaccin contre la COVID-19 : pour le plus avancé d’entre eux1,
l’objectif est d’obtenir l’approbation des autorités sanitaires au quatrième
trimestre 2021, et ensuite de mettre les premières doses de notre vaccin
à la disposition des populations du monde entier. En attendant, nous
nous sommes engagés à aider certains de nos compétiteurs dont les
vaccins ont déjà été approuvés à participer à la production de millions
de doses supplémentaires. Dans ce moment difficile que nous traversons
tous, la solidarité prime avant tout.
L’année qui commence ne sera pas de tout repos, mais nous pouvons
compter sur notre résilience et notre capacité d’adaptation dans ces
circonstances inhabituelles pour envisager l’avenir avec confiance.
: S e Ua ea V e ( SUf X
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SFE
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Immobilisations corporelles et incorporelles • Dépréciations
d’actifs • IAS 16, 20, 36, 38 et 40
MISE EN SITUATION
La société SFE (Société de Forage de l’Est) est une société de forage et de reconditionnement de puits gaziers et
géothermiques. Créée il y a 30 ans et implantée depuis le début à Metz, la société a été très récemment rachetée
par un groupe allemand d’envergure internationale qui souhaite développer sa présence dans le forage
géothermique.
Dans le cadre du reporting mensuel à la société mère allemande et afin de rendre les informations remontées plus
lisibles, le groupe demande de produire des informations comptables et financières conformes au référentiel
international, qui est celui utilisé pour les comptes consolidés. Désormais, SFE tiendra donc sa comptabilité en
appliquant les normes IFRS et, lors de la clôture et l’établissement des documents de synthèse, opérera un
passage vers les normes françaises du PCG.
Afin de préparer le passage aux normes internationales, des groupes de travail sont formés visant à identifier et
approfondir les principales différences comptables entre les normes françaises et internationales. Leïla,
alternante DSCG au sein du service comptable de la société, est chargée de ce travail pour les immobilisations.
Son premier travail a consisté en un recensement des opérations sur immobilisations récemment effectuées par
SFE et susceptibles d’être concernées par le changement de référentiel (Annexe 1). Elle a également effectué de
premières recherches sur les règles d’évaluation des immobilisations dans les référentiels français et inter-
national (Annexes 2 et 3).
TRAVAIL À FAIRE
Pour répondre aux questions suivantes, consulter les normes IAS 16 et IAS 38.
1. À partir du comparatif figurant en Annexe 2, identifier les principales différences existant entre le
PCG et les normes IFRS en ce qui concerne la définition et l’évaluation des immobilisations
corporelles et incorporelles.
2. Pour chacune des opérations en Annexe 1 :
- analyser l’opération et identifier les spécificités du traitement IAS/IFRS ;
- présenter les écritures à enregistrer en cours d’exercice puis à l’inventaire.
NB : pour l’opération 1.1, seules les écritures relatives à l’immobilisation sont attendues. Il n’est pas
demandé de passer les écritures concernant l’emprunt et le placement des fonds.
3. Pour l’opération 1.2, expliquer quelles auraient été les différences de traitement si, à la place de
nouveaux bureaux, SFE avait fait l’acquisition d’un immeuble pour le mettre en location.
Présenter les écritures modifiées, sachant que, dans ce cas, le groupe préconise l’application du
modèle de la juste valeur.
z
TRAVAIL À FAIRE
PCG IAS/IFRS
Une immobilisation corporelle est un actif physique Une immobilisation corporelle est un actif corporel détenu par
détenu, soit pour être utilisé dans la production ou la une entité soit pour être utilisé dans la production ou la
fourniture de biens ou de services, soit pour être loué fourniture de biens ou de services, soit pour être loué à des
à des tiers, soit à des fins de gestion interne et dont tiers, soit à des fins administratives, et dont on s’attend à ce
l’entité attend qu’il soit utilisé au-delà de l’exercice en qu’il soit utilisé sur plus d’une période (IAS 16).
cours. Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire
Une immobilisation incorporelle est un actif non identifiable sans substance physique (IAS 38). Un actif est jugé
monétaire sans substance physique. Elle est identifiable s’il est séparable de l’entité (il peut être vendu,
Définition
identifiable si elle est séparable des activités de l’en- loué ou échangé) ou s’il résulte d’un droit légal ou contractuel.
tité (elle peut être vendue, louée ou échangée) ou si Le cadre conceptuel définit un actif comme étant une
elle résulte d’un droit légal ou contractuel. ressource contrôlée par l’entité du fait d’événements passés
Un actif est un élément identifiable du patrimoine et dont elle attend des avantages économiques futurs.
ayant une valeur économique positive pour l’entité,
c’est-à-dire un élément générant une ressource que
l’entité contrôle du fait d’événements passés et dont
elle attend des avantages économiques futurs.
Il est probable que l’entité bénéficiera des avantages Il est probable que les avantages économiques futurs attri-
Conditions de économiques futurs correspondants. buables à l’immobilisation iront à l’entité.
comptabilisation Son coût ou sa valeur peut être évalué avec une Le coût de l’immobilisation doit être évalué de manière fiable.
fiabilité suffisante.
Évaluation au coût d’acquisition ou de production. Évaluation au coût d’acquisition ou de production.
Le coût d’acquisition comprend : Le coût d’acquisition comprend :
- le prix d’achat, y compris les droits de douane et - le prix d’achat, après déduction des remises et rabais, et y
taxes non récupérables, après déduction des re- compris les droits de douane et taxes non récupérables ;
mises, rabais commerciaux et escomptes de règle- - les coûts directement attribuables au transfert et à la mise
ment ; en service de l’actif ;
- tous les coûts directement attribuables engagés - pour les immobilisations corporelles, l’estimation initiale des
pour mettre l’actif en place et en état de fonction- coûts de démantèlement de l’actif et de remise en état du
ner selon l’utilisation prévue par la direction. site.
Dans les comptes individuels, les droits de mutation, Le coût de production est calculé selon les règles d’IAS 2
honoraires ou commissions et frais d’actes, liés à « Stocks » et comprend le coût des matières ainsi que les
l’acquisition, peuvent sur option, être rattachés au charges directes et indirectes de production. L’affectation des
Comptabilisation coût d’acquisition de l’immobilisation (méthode de frais généraux fixes de production se fait sur la base de la
initiale référence) ou comptabilisés en charges. capacité normale de production, c’est-à-dire en excluant la
- l’estimation initiale des coûts de démantèlement, sous-activité.
d’enlèvement et de restauration du site sur lequel elle Cette évaluation initiale doit tenir compte des conditions de
est située, en contrepartie de l’obligation encourue. règlement de l’actif, notamment si celui-ci se fait de manière
Le coût de production comprend le coût des matières différée. De même, les coûts d’emprunt doivent être
ainsi que les charges directes et indirectes de incorporés au coût de l’immobilisation, dans les conditions
production. L’affectation des frais généraux fixes de définies par IAS 23 « Coûts d’emprunt ».
production se fait sur la base de la capacité normale
de production, c’est-à-dire en excluant la sous-
activité.
Les coûts d’emprunts peuvent être rattachés au coût
d’acquisition selon les dispositions prévues à l’article
213-9.
Un actif immobilisé dont la durée d’utilisation est L’entité a le choix entre deux modèles.
limitée fait l’objet d’un amortissement sur sa durée - Modèle du coût : évaluation au coût initial diminué des
d’utilisation. amortissements et pertes de valeur.
L’immobilisation fait également l’objet d’une - Modèle de la réévaluation : évaluation au montant réévalué,
dépréciation dès lors qu’il existe un indice de perte de
qui correspond à la juste valeur en date de réévaluation, di-
valeur.
minuée du cumul des amortissements et pertes de valeurs
Une réévaluation de la valeur des immobilisations
ultérieures.
peut être effectuée de manière ponctuelle. Cette
Évaluation L’application de ce modèle nécessite que la juste valeur
réévaluation est alors globale et porte sur l’ensemble
ultérieure – à puisse être évaluée de manière fiable et que les réévaluations
des immobilisations corporelles et financières.
l’inventaire soient effectuées avec une régularité suffisante.
Le recours à ce modèle suppose l’existence d’un marché
actif, ce qui reste exceptionnel pour la plupart des
immobilisations incorporelles.
Ce choix s’opère par catégorie d’immobilisations.
Indépendamment du modèle retenu, l’immobilisation doit
faire l’objet d’un amortissement sur sa durée d’utilité.
Les immobilisations doivent faire l’objet de dépréciations dans
les conditions définies par IAS 36 « Dépréciations d’actifs ».
3- Les subventions publiques sont des aides publiques prenant la forme de transferts de ressources à une
entité, en échange du fait que celle-ci s’est conformée ou se conformera à certaines conditions liées à ses
activités opérationnelles. Elles excluent les formes d’aide publique dont la valeur ne peut pas être
raisonnablement déterminée et les transactions avec l’État qui ne peuvent pas être distinguées des trans-
actions commerciales habituelles de l’entité.
Les subventions liées à des actifs sont des subventions publiques dont la condition principale est qu’une
entité répondant aux conditions d’obtention doit acheter, construire ou acquérir par tout autre moyen des
actifs à long terme. Des conditions accessoires peuvent aussi être prévues pour restreindre le type ou l’im-
plantation géographique des actifs ou les périodes pendant lesquelles ils doivent être achetés ou détenus.
[…]
12- Les subventions publiques doivent être comptabilisées en produits, sur une base systématique sur les
périodes nécessaires pour les rattacher aux coûts liés qu’elles sont censées compenser.
[…]
24- Les subventions liées à des actifs, y compris les subventions non monétaires évaluées à la juste valeur,
doivent être présentées au bilan soit en produits différés, soit en déduisant la subvention pour arriver à la
valeur comptable de l’actif.
[..]
26 - Une méthode présente la subvention en produits différés qui est comptabilisée en produits sur une
base systématique et rationnelle sur la durée d’utilité de l’actif.
27 - L’autre méthode déduit la subvention de l’actif pour arriver à sa valeur comptable. La subvention est
comptabilisée en produits sur la durée d’utilité de l’actif amortissable par l’intermédiaire d’une réduction
de la charge d’amortissement.
KVS
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Contrats de location • IFRS 16
MISE EN SITUATION
La société KVS, établie dans le Grand Est, appartient à un grand groupe diversifié présent dans des secteurs
d’activité comportant des marques de renommée internationale. L’activité principale de la société KVS est
la production et la commercialisation de vins et spiritueux.
Tout comme l’ensemble des sociétés du groupe, la société KVS doit établir ses comptes en normes IFRS à
compter de l’exercice à venir. Dans cette perspective, la société KVS a créé depuis peu un pôle « Normes et
fiscalité » rattaché à la direction administrative et financière, pôle auquel a été affecté Hugo Brun en qualité
de stagiaire préparant son DSCG. La mission qui lui a été confiée est l’étude de la mise en œuvre de la norme
IFRS 16 « Contrats de location ». La société KVS a été choisie par la holding du groupe comme société pilote
pour la mise en œuvre de cette norme en raison des particularités liées à son activité. En effet, en plus de
l’utilisation de matériels en crédit-bail, KVS loue des vignes, des entrepôts de stockage, des cuves ainsi qu’un
espace de vente dans un centre commercial et d’affaires.
À l’issue de sa mission, Hugo doit produire un document écrit et réaliser une présentation orale pour l’en-
semble des responsables « Normes » des filiales et de la holding. Son premier travail a consisté à lister l’en-
semble des contrats de location souscrits par KVS. Un extrait de cet inventaire figure en Annexe 1 et des
extraits de la norme IFRS 16 sont fournis en Annexe 2.
TRAVAIL À FAIRE
1. Pour l’introduction de la présentation d’Hugo : en se fondant sur les principes comptables,
présenter les différences de traitement des actifs utilisés en location (et notamment les actifs
utilisés en crédit-bail) entre les règles du PCG français et la norme IFRS 16.
2. En s’appuyant sur les extraits figurant en Annexe 2, mettre en évidence les différents critères à
prendre en compte pour qu’un contrat entre dans le champ d’application de la norme IFRS 16.
Analyser, au regard de ces critères, les contrats listés en Annexe 1 et déterminer ceux qui, en
l’espèce, n’entrent pas dans son champ d’application. La société KVS choisit de ne pas activer les
biens en location pour lesquels une exemption est possible.
3. Pour les contrats entrant obligatoirement dans le champ d’application de la norme IFRS 16,
procéder à l’évaluation initiale de l’actif et du passif locatif et procéder à leur enregistrement
comptable.
4. Pour ces mêmes contrats, procéder aux enregistrements comptables nécessaires courant N et
N+1 ainsi qu’au 31/12/N, après avoir procédé aux calculs préalables nécessaires.
5. Sans procéder à des enregistrements comptables, indiquer la manière dont les biens loués
figurent dans les états financiers du bailleur.
z
Type et référence
Actif concerné Caractéristiques du contrat
du contrat
Publiée par l’IASB le 13/01/2016, homologuée par le Règlement 2017/1986 du 31/10/2017 (publiée au JOUE
du 9 novembre 2017) et applicable à compter du 01/01/2019
OBJECTIF
1. La présente norme établit les principes applicables à la comptabilisation, l’évaluation et la
présentation des contrats de location, ainsi que les informations à fournir à leur sujet. L’objectif de
cette norme consiste à obtenir des preneurs et des bailleurs qu’ils fournissent des informations
pertinentes donnant une image fidèle des opérations relatives à ces contrats. Cette information doit
permettre aux utilisateurs des états financiers de disposer des éléments leur permettant d’apprécier
l’incidence des contrats de location sur la situation financière, la performance financière et les flux
de trésorerie de l’entité.
CHAMP D’APPLICATION
3. L’entité doit appliquer la présente norme à tous les contrats de location, y compris aux contrats de
location d’actifs comptabilisés au titre du droit d’utilisation des actifs contenus dans un contrat de sous-
location, à l’exception :
a) des contrats portant sur la prospection ou l’exploitation de minéraux, de pétrole, de gaz naturel ou
d’autres ressources non renouvelables similaires ;
b) des contrats portant sur la location d’actifs biologiques qui entrent dans le champ d’application d’IAS
41 « Agriculture » et qui sont détenus par un preneur ;
c) des accords de concession de services qui entrent dans le champ d’application d’IFRIC 12 « Accords de
concession de services » ;
d) des licences de propriété intellectuelle octroyées par un bailleur qui entrent dans le champ d’ap-
plication d’IFRS 15 « Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients » ;
e) des droits détenus par un preneur en vertu d’un accord de licence entrant dans le champ d’application
d’IAS 38 « Immobilisations incorporelles » et portant sur des éléments tels que des films cinématogra-
phiques, des enregistrements vidéo, des pièces de théâtre, des manuscrits, des brevets et des droits
d’auteur.
B4 L’appréciation visant à déterminer si l’actif sous-jacent est de faible valeur doit être portée dans
l’absolu. Tout contrat de location dont l’actif sous-jacent est de faible valeur peut donc être comptabilisé
en application du paragraphe 6, qu’il soit significatif ou non pour le preneur. La taille, la nature et la
situation du preneur n’ont aucune incidence sur cette appréciation. Par conséquent, des preneurs
différents devraient parvenir à la même conclusion quant à la question de savoir si un actif sous-jacent
donné est de faible valeur.
[…]
B8 Parmi les exemples d’actifs sous-jacents de faible valeur, on peut notamment trouver les tablettes et les
ordinateurs personnels, le petit mobilier de bureau ainsi que les téléphones.
Actif identifié
B13 Habituellement un actif est identifié sur la base des mentions explicitement spécifiées au contrat.
Toutefois, un actif peut aussi être implicitement identifié au moment où il est mis à la disposition du
client.
2
Paragraphes de la norme relatifs à l’évaluation et à la comptabilisation des contrats.
d) une estimation des coûts que le preneur devra engager lors du démantèlement et de l’enlèvement de
l’actif sous-jacent, lors de la restauration du site sur lequel il est situé ou lors de la remise en état tel
qu’exigé par les termes et conditions du contrat de location de l’actif sous-jacent, à l’exception des
coûts engagés pour produire des stocks. Le preneur supporte les coûts liés à cette obligation soit à la
date d’effet du contrat, soit du fait de l’utilisation de l’actif sous-jacent pendant une période donnée.
[…]
26. À la date de prise d’effet du contrat, le preneur doit évaluer le passif locatif à la valeur actualisée
du montant des loyers payés non encore versés. La valeur actualisée des loyers payés doit être
calculée en utilisant le taux d’intérêt implicite du contrat de location s’il est possible de déterminer
facilement ce taux. À défaut, le preneur doit utiliser son taux d’emprunt marginal.
Modèle du coût
30. Pour appliquer le modèle du coût, le preneur doit évaluer l’actif comptabilisé au titre du droit
d’utilisation au coût :
a) diminué du montant cumulé des amortissements et du montant cumulé des pertes de valeur ; et
b) ajusté pour tenir compte, le cas échéant, des réévaluations du passif locatif spécifiées au paragraphe
36, point c).
31. Le preneur doit, sous réserve des dispositions du paragraphe 32, appliquer les dispositions relatives à
l’amortissement énoncées dans IAS 16 « Immobilisations corporelles » pour amortir l’actif comptabilisé
au titre du droit d’utilisation.
32. Si la propriété juridique de l’actif sous-jacent est transférée avant la fin de la durée du contrat de
location, ou bien si le coût de l’actif comptabilisé au titre du droit d’utilisation indique que le preneur
exercera l’option d’achat, alors la durée d’amortissement de l’actif comptabilisée au titre du droit
d’utilisation et retenue par le preneur correspond à la période allant de la date de prise d’effet du contrat
jusqu’au terme de la durée d’utilité de l’actif sous-jacent. Dans les autres cas, pour amortir l’actif
comptabilisé au titre du droit d’utilisation, le preneur devra retenir la durée correspondant à la période
entre la date de prise d’effet du contrat et la date au plus tôt entre le terme de la durée d’utilité de cet actif,
ou le terme de la durée du contrat de location s’il est antérieur.
33. Pour déterminer si l’actif comptabilisé au titre du droit d’utilisation s’est déprécié et pour
comptabiliser toute perte de valeur identifiée, le preneur doit appliquer IAS 36 « Dépréciation d’actifs ».
SDM
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Provisions • IAS 37
MISE EN SITUATION
L’entreprise SDM est spécialisée dans la fabrication de compteurs d’eau, d’énergie thermique et de gaz. Elle
fait partie d’un groupe international qui établit des comptes consolidés selon le référentiel IFRS. La société
mère du groupe demande à chacune de ses filiales d’établir une version IFRS de leurs comptes individuels.
Charlie, qui prépare le DSCG au sein du service comptable de SDM, a pour mission d’étudier la norme IAS 37
afin de faciliter le travail de présentation des comptes selon les normes IFRS.
Sa responsable lui a demandé de recueillir les définitions des termes présents dans la norme (Annexe 1) et de
proposer des solutions aux différents cas listés en Annexe 2.
TRAVAIL À FAIRE
Termes Définitions
Provision Une provision est un passif dont l’échéance ou le montant est incertain.
Un passif est une obligation actuelle de l’entité résultant d’évènements passés et dont
Passif l’extinction devrait se traduire pour l’entité par une sortie de ressources représentatives
d’avantages économiques.
Fait générateur Un fait générateur d’obligation est un évènement qui crée une obligation juridique ou implicite
d’obligation qui ne laisse pas à l’entité d’autre solution réaliste que d’éteindre cette obligation.
Une obligation juridique est une obligation qui découle :
Obligation - d’un contrat (sur la base de ses clauses explicites et implicites) ;
juridique - de dispositions légales ou réglementaires ;
- de toute autre jurisprudence.
Une obligation implicite est une obligation qui découle des actions d’une entité lorsque :
- elle a indiqué aux tiers, par ses pratiques passées, par sa politique affichée ou par une décla-
Obligation
ration récente suffisamment explicite, qu’elle assumera certaines responsabilités ; et que
implicite
- en conséquence, l’entité a créé chez ce tiers une attente fondée qu’elle assumera ces res-
ponsabilités.
Un passif éventuel est :
- une obligation potentielle résultant d’évènements passés et dont l’existence ne sera confir-
mée que par la survenance (ou non) d’un ou plusieurs évènements futurs incertains qui ne
sont pas totalement sous le contrôle de l’entité ; ou
Passif éventuel
- une obligation résultant d’évènements passés mais qui n’est pas comptabilisée car :
• il n’est pas probable qu’une sortie de ressources représentatives d’avantages écono-
miques soit nécessaire pour éteindre l’obligation ; ou
• le montant de l’obligation ne peut être évalué avec une fiabilité suffisante.
Un actif éventuel est un actif potentiel résultant d’évènements passés et dont l’existence ne
Actif éventuel sera confirmée que par la survenance (ou non) d’un ou plusieurs évènements futurs incertains
qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l’entité.
Contrat Un contrat déficitaire est un contrat pour lequel les coûts inévitables pour satisfaire aux
déficitaire obligations contractuelles sont supérieurs aux avantages économiques attendus du contrat.
Une restructuration est un programme planifié et contrôlé par la direction, qui modifie de façon
significative :
Restructuration
- soit le champ d’activité d’une entité ;
- soit la manière dont cette activité est gérée.
La société SDM est en litige avec l’un de ses clients, distributeur d’eau. Celui-ci a engagé des
poursuites au cours de l’exercice N contre SDM au motif qu’un lot de compteurs aurait été mal
étalonné, à son désavantage.
Opération n°1
Le procès risque de durer jusqu’en N+3. Son client a demandé 300 000 € de dommages et
intérêts au titre de la perte de chiffre d’affaires qu’il estime avoir subie. Selon le service
juridique de SDM, 200 000 € suffiront pour sortir du conflit.
La société SDM accorde à ses clients une garantie sur les compteurs qu’elle leur vend, qui leur
assure, pendant 6 mois, le remplacement des compteurs présentant des défauts majeurs de
fabrication, ou leur réparation en cas de défauts mineurs.
L’étude statistique issue de l’expérience du service qualité indique que 85% des compteurs
vendus n’auront aucun défaut, 10% présenteront des défauts mineurs et 5% présenteront des
Opération n°2 défauts majeurs.
Les ventes, pour l’année N, représentent 2 millions de compteurs. Elles sont uniformément
réparties sur l’année, l’activité ne présentant aucune saisonnalité.
Chaque compteur est vendu 12 € et SDM réalise un marge de 20% sur son coût de production.
La réparation d’un compteur coûte à SDM en moyenne 6 €.
L’équipe dirigeante du groupe dont fait partie SDM a décidé de réorganiser l’activité de
chaque filiale. Les compteurs à turbine, en partie produits par SDM, seront tous produits par
une filiale polonaise du groupe. SDM conservera la production des compteurs volumétriques.
L’atelier de production turbine de SDM sera définitivement arrêté en avril N+1. Le dirigeant
de SDM a présenté le plan de restructuration aux salariés en décembre N en précisant les
différentes échéances qui seront respectées.
Opération n°3
Le plan prévoit les dépenses suivantes :
- reconversion d’une partie des salariés de l’atelier turbine pour renforcer l’équipe de l’atelier
volumétrique - coût de formation : 50 000 € ;
- indemnité de licenciement : 100 000 € ;
- agrandissement et agencement de l’atelier volumétrique : 35 000 € ;
- cession de matériel industriel : prix de vente 75 000 €.
SDM a signé, en N, un contrat de vente de 100 000 compteurs avec un nouveau client pour
1 500 000 €. Les compteurs, qui seront livrés à partir de N+1, devront être réalisés grâce à une
matière plastique spécifique, chargée en graphite, afin de remplir le cahier des charges
imposé par le client. Courant N, le prix de la matière plastique concernée a subi une
Opération n°4 augmentation non négligeable et il n’existe pas d’autre fournisseur proposant cette matière.
Le coût de fabrication de ces 100 000 compteurs, initialement estimé à 1 200 000 €, devrait
atteindre 1 700 000 €.
SOLUPIERRE
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Avantages du personnel • Paiement fondé sur des actions • IAS
19 et IFRS 2
MISE EN SITUATION
La société SOLUPIERRE, à la tête d’un groupe intervenant dans l’immobilier professionnel, est depuis peu
cotée sur le compartiment B d’Euronext. Son développement l’a conduite à prendre des participations dans
d’autres sociétés européennes. Suite à ces évolutions et afin de faciliter le reporting financier mensuel et le
pilotage du groupe, il a été décidé que toutes les filiales tiendraient leur comptabilité en normes IAS/IFRS,
un passage vers les normes nationales étant opéré en fin d’exercice, pour l’établissement des comptes
individuels.
La mise en œuvre de ce passage aux normes internationales a soulevé un certain nombre de problèmes
relatifs à la politique salariale et sociale de l’entreprise (Annexe 1). Pour y répondre, Gaëtan, alternant
DSCG au sein du groupe, a effectué des recherches dans les normes IAS/IFRS applicables (Annexes 2 et 3) et
va maintenant confronter ses recherches aux situations rencontrées par l’entreprise.
TRAVAIL À FAIRE
Pour répondre aux questions suivantes, consulter les normes IAS 19 et IFRS 2.
1. Pour les opérations 1 à 3, qualifier la nature de l’opération et présenter les écritures nécessaires
pour l’exercice N.
2. Pour l’opération 4 :
a) qualifier le régime de retraite complémentaire des directeurs ;
b) identifier et qualifier les écarts actuariels de l’exercice N ;
c) distinguer les éléments à enregistrer en charges de ceux à enregistrer en autres éléments
du résultat global ;
d) présenter les écritures nécessaires en N.
3. Pour l’opération 5 :
a) présenter les écritures nécessaires en N puis en N+3, en supposant que les 15 directeurs
exercent toutes leurs options et que la société rachète début N+3 les actions nécessaires
sur le marché au cours de 210 € ;
b) indiquer les éventuelles différences dans le traitement comptable si, à la place de racheter
les actions propres, la société avait procédé à une augmentation de capital ;
c) mettre en évidence les différences par rapport au traitement prévu par le PCG.
z
Nombre moyen de jours de congés payés acquis pour l’exercice N et non pris à la clôture par
salarié : 4 jours.
Les congés payés non utilisés sont reportables uniquement sur l’année civile suivante. Les
congés pris au cours d’une période sont imputables en premier lieu sur les droits acquis au titre
de la période considérée puis sur le solde éventuel reporté de la période précédente.
Selon son expérience, l’entité s’attend à ce que seuls 80% des salariés utilisent les jours de
congés reportables.
1. Congés à Nombre moyen de jours de RTT acquis pour l’exercice N et non pris à la clôture par salarié : 1,5
payer en N jour.
La convention collective ne prévoit ni paiement ni report des jours de RTT non pris par les
salariés.
Nombre de salariés : 750.
Le salaire journalier brut moyen est évalué à 110 € par salarié. Le taux de charges sociales est de
40% et celui de charges fiscales de 2%.
Nombre de salariés cadres, bénéficiant de RTT : 105.
Les salariés bénéficiant de RTT ont un salaire journalier brut moyen de 130 €.
La participation à attribuer au titre de l’exercice N s’élève à 300 000 €. Elle est soumise au forfait
social au taux de 20%. L’accord signé avec les représentants des salariés prévoit le versement sur
un fonds de participation interne, les fonds restant bloqués pendant cinq ans. La participation
bloquée est rémunérée au taux de 4%. La société anticipe que, tous les ans, 3% des fonds seront
débloqués. On considérera que les sommes débloquées le sont en fin d’exercice.
Par ailleurs, la société attribue des primes sur objectifs atteints à ses salariés. Ces primes sont
2. Participation
versées cinq mois après la clôture, sous condition que les salariés soient toujours présents dans
et primes
l’entreprise au moment de leur versement. Leur montant total pour l’exercice N a été estimé à
520 000 € (soumis aux cotisations sociales au taux de 40% et aux charges fiscales au taux de 2%).
Compte tenu du taux de turnover du personnel, seules 98% de ces primes devraient être
effectivement versées. Le calcul et le paiement de ces primes n’ont jamais été formalisés dans un
accord avec les représentants des salariés, mais résultent des pratiques habituelles de l’entre-
prise depuis maintenant plusieurs années.
Fin décembre, la société a signé une rupture conventionnelle avec un salarié. Afin de ne pas
désorganiser l’entreprise, il a été convenu que le salarié quitterait l’entreprise après un délai de
trois mois. Lors de son départ, une indemnité de 3 000 € lui sera versée. Celle-ci a été négociée
3. Rupture
entre le salarié et l’entreprise et a été majorée de 1 000 € par rapport à l’indemnité initialement
conventionnelle
prévue, pour compenser le délai fixé dans la convention de rupture. Pendant ces trois mois, son
salaire lui sera versé normalement, pour un coût total de 9 000 €.
La convention de rupture n’a pas encore été homologuée.
La société a mis en place un régime de retraite complémentaire pour les salariés ayant le statut
de cadre dirigeant ou cadre supérieur, afin de les fidéliser.
Ce régime prévoit le versement d’une rente par l’entreprise, à condition que le salarié soit
encore présent dans l’entreprise lors de son départ à la retraite. La rente est fonction de
l’ancienneté et du montant des derniers salaires.
Le tableau suivant a été établi pour la variation nette des provisions (en K€) :
Droits Actifs de Engagements
accumulés couverture provisionnés
Tous les avantages du personnel Sauf si une autre IFRS impose ou autorise leur
autres que les avantages à court incorporation dans le coût d’un actif, l’entité doit, pour les
terme, les avantages postérieurs à autres avantages à long terme, comptabiliser le total net
l’emploi et les indemnités de des montants suivants en résultat net :
cessation d’emploi. Leur règlement (a) le coût des services ;
Autres intégral ne doit pas être attendu dans (b) les intérêts nets sur le passif (l’actif) net au titre des
avantages à les douze mois qui suivent la clôture prestations définies ;
long terme de l’exercice au cours duquel les (c) les réévaluations du passif (de l’actif) net au titre des
membres du personnel ont rendu les prestations définies.
services correspondants. Cela revient à appliquer les dispositions prévues pour les
régimes de retraite à prestations définies (cf. infra).
De plus, il convient d’actualiser le montant de l’obligation.
Avantages du personnel fournis en Ce ne sont pas les services rendus par le membre du
contrepartie de la cessation d’emploi personnel qui constituent l’évènement qui génère
d’un membre du personnel résultant : l’obligation, mais la cessation d’emploi.
- soit de la décision de l’entité de L’entité doit comptabiliser un passif et une charge au titre
mettre fin à l’emploi du membre du des indemnités de cessation d’emploi à la première des
personnel avant l’âge de départ en dates suivantes :
Indemnités de (a) la date à laquelle elle ne peut plus retirer son offre
cessation retraite ;
d’indemnités ;
d’emploi - soit de la décision du membre du
(b) la date à laquelle elle comptabilise les coûts d’une
personnel d’accepter une offre restructuration entrant dans le champ d’application d’IAS
d’indemnités en échange de la ces- 373 et prévoyant le paiement de telles indemnités.
sation de son emploi. Les prestations supplémentaires que recevront les membres
du personnel qui rendront des services avant de quitter l’en-
tité sont à traiter comme des avantages à court terme.
Régimes d’avantages postérieurs à L’obligation de l’entité est déterminée par les cotisations à
l’emploi selon lequel une entité verse payer pour la période. On applique le même traitement
des cotisations définies à une entité que pour les avantages à court terme : comptabilisation
distincte (le fonds) et n’aura aucune d’un passif et d’une charge.
Régime à obligation juridique ou implicite de
cotisations payer des cotisations suplémentaires si
définies le fonds n’a pas suffisamment d’actifs
pour servir toutes les prestations
correspondant aux services rendus par
le personnel pendant la période
considérée et les périodes antérieures.
3
Cf. cas SDM.
Valeur actualisée, sans déduction des actifs Utilisation d’une méthode d’évaluation
Valeur actualisée du régime, des paiements futurs qui devraient actuarielle (méthode des unités de crédit
de l’obligation être nécessaires pour régler l’obligation projetées4) permettant une évaluation des
au titre des résultant des services rendus par les membres avantages revenant aux salariés au titre de la
prestations du personnel pendant la période considérée période en cours et des périodes précédentes.
définies et les périodes antérieures.
Variation de la valeur actualisée de l’obligation Pris en compte pour la mise à jour de la provision
au titre des prestations définies pour les et comptabilisation en charges.
services rendus par les membres du personnel
au cours de périodes antérieures qui résulte
de la modification d’un régime (instauration
Coût des ou cessation d’un régime à prestations
services passés définies ou encore apport de changements au
régime) ou de la réduction d’un régime (par
exemple, une diminution importante, décidée
par l’entité, du nombre de membres du
personnel couverts par le régime).
Les réévaluations du passif (de l’actif) net au Prise en compte pour la mise à jour de la
titre des prestations définies comprennent : provision et comptabilisation en autres éléments
(a) les écarts actuariels ; du résultat global.
(b) le rendement des actifs du régime, à l’ex-
clusion des montants pris en compte dans le
Réévaluation du calcul des intérêts nets sur le passif (l’actif) net
passif net au titre des prestations définies ;
(c) la variation, le cas échéant, de l’effet du
plafond de l’actif, à l’exclusion des montants
pris en compte dans le calcul des intérêts nets
sur le passif (l’actif) net au titre des
prestations définies.
4
La méthode des unités de crédit projetées ne sera pas développée dans le cadre de cet ouvrage.
5
L’application de la méthode du corridor conduit à ne pas reconnaître immédiatement l’intégralité des écarts actuariels dans les comptes. En compen-
sation, l’entité doit fournir des informations complémentaires en annexe. Cette méthode est toujours autorisée par les normes françaises.
7. Une entité doit comptabiliser les biens ou services reçus ou acquis dans le cadre d’une transaction dont
le paiement est fondé sur des actions, au moment où elle obtient les biens ou au fur et à mesure qu’elle
reçoit les services. L’entité doit comptabiliser en contrepartie soit une augmentation de ses capitaux
propres si les biens ou services ont été reçus dans le cadre d’une transaction dont le paiement est fondé sur
des actions et qui est réglée en instruments de capitaux propres, soit un passif si les biens ou services ont
été acquis dans le cadre d’une transaction dont le paiement est fondé sur des actions et qui est réglée en
trésorerie.
8. Lorsque les biens ou services reçus ou acquis dans le cadre d’une transaction dont le paiement est fondé
sur des actions ne remplissent pas les conditions de comptabilisation en tant qu’actifs, ils doivent être
comptabilisés en charges.
[…]
10. Pour des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglées en instruments de
capitaux propres, l’entité doit évaluer les biens ou les services reçus et l’augmentation de capitaux propres
qui en est la contrepartie, directement, à la juste valeur des biens ou services reçus, sauf si cette juste valeur
ne peut être estimée de façon fiable. Si l’entité ne peut estimer de façon fiable la juste valeur des biens ou
des services reçus, elle doit en évaluer la valeur et l’augmentation des capitaux propres qui en est la
contrepartie, indirectement, par référence à la juste valeur des instruments de capitaux propres attribués.
[…]
15. Si les instruments de capitaux propres attribués ne sont pas acquis avant que l’autre partie n’ait achevé
une période de service spécifiée, l’entité doit présumer que les services à rendre par l’autre partie en
rémunération de ces instruments de capitaux propres seront reçus à l’avenir, pendant la période
d’acquisition des droits. L’entité doit comptabiliser ces services, et l’augmentation des capitaux propres
qui en est la contrepartie, au fur et à mesure qu’ils sont rendus par l’autre partie pendant la période
d’acquisition des droits. Par exemple :
(a) si un membre du personnel se voit attribuer des options sur actions sous condition de l’achèvement
de trois années de service, l’entité doit présumer que les services à rendre par le membre du personnel
en contrepartie de ces options sur actions seront reçus dans l’avenir, pendant cette période
d’acquisition des droits de trois ans ;
[…]
EJM
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Instruments financiers • IAS 32 et IFRS 9
MISE EN SITUATION
La société EJM, spécialisée dans la fabrication de moules d’injection plastique de haute précision, vient
d’être rachetée par un groupe allemand d’envergure internationale. Le groupe présente ses comptes
consolidés selon le référentiel IFRS et, à ce titre, demande à la société EJM de prendre connaissance de la
norme IFRS 9 et de préparer son impact sur les actifs et passifs financiers d’EJM.
Nadia Ferris, préparant le DSCG, est chargée de réaliser un travail de synthèse de la norme et de présenter à
ses responsables les traitements comptables IFRS s’appliquant aux actifs et passifs de l’entreprise
concernés.
L’Annexe 1 recense les opérations réalisées par EJM en N qui sont susceptibles d’être concernées par la
norme.
L’Annexe 2 présente quelques définitions identifiées par Nadia dans le cadre de ses recherches.
L’Annexe 3 présente une synthèse des modes d’évaluation de certains actifs et passifs que Nadia avait
constituée lors de ses révisions de DCG.
TRAVAIL À FAIRE
Pour répondre aux questions suivantes, consulter les normes IAS 32 et IFRS 9.
1. Définir les notions d’actif financier, passif financier et instrument de capitaux propres et exposer
les principales différences de classement entre les normes IFRS et le PCG concernant les actifs et
les passifs listés dans l’Annexe 3.
2. Présenter les différentes catégories d’instruments financiers prévues par les normes IFRS et
préciser quels critères sont retenus pour cette classification.
3. À quel moment une entité doit-elle comptabiliser, transférer ou décomptabiliser un actif financier
ou un passif financier ?
4. Synthétiser les dispositions en matière de dépréciation des actifs financiers prévues par IFRS 9.
5. Traitement de l’emprunt :
a) déterminer la nature de l’opération et la catégorie dont elle relève ;
b) calculer le taux d’intérêt effectif ;
c) procéder à la comptabilisation initiale ;
d) procéder aux enregistrements comptables ultérieurs (N et N+1).
6. Traitement de la créance client :
a) déterminer la nature de l’opération et la catégorie dont elle relève ;
b) procéder à la comptabilisation de la créance et à son ajustement fin N.
7. Traitement des actions :
a) déterminer la nature de l’opération et la catégorie dont elle relève ;
b) procéder aux écritures d’inventaire nécessaires ;
c) indiquer s’il existe un autre classement IFRS pour ces actions ;
d) justifier les différences de traitement comptable IFRS si les actions avaient permis à EJM de
prendre le contrôle de la société APM.
8. Traitement des obligations, pour chaque hypothèse :
a) déterminer la nature de l’opération et la catégorie dont elle relève ;
b) procéder aux enregistrements comptables (N à N+1).
z
Instrument Un instrument financier est tout contrat qui donne lieu à un actif financier d’une entité et
financier IAS 32
à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres d’une autre entité.
Coût amorti Valeur attribuée à un actif financier ou à un passif financier lors de sa comptabilisation
d’un actif initiale, diminuée des remboursements en principal, majorée ou diminuée de
financier ou l’amortissement cumulé, calculé par la méthode du taux d’intérêt effectif, de toute IFRS 9
d’un passif différence entre cette valeur initiale et la valeur à l’échéance et, dans le cas d’un actif
financier financier, ajustée au titre de la correction de valeur pour pertes, le cas échéant.
Taux d’intérêt Taux qui actualise les sorties ou entrées de trésorerie futures estimées sur la durée de vie
effectif attendue d’un actif financier ou d’un passif financier de manière à obtenir exactement la
valeur comptable brute de l’actif financier ou le coût amorti du passif financier. Pour
calculer le taux d’intérêt effectif, l’entité doit estimer les flux de trésorerie attendus en
prenant en considération toutes les modalités contractuelles de l’instrument financier
(par exemple, options de paiement anticipé, de prolongation, de rachat, etc.), mais elle
ne doit pas tenir compte des pertes de crédit attendues. Ce calcul inclut l’intégralité
des commissions et des frais proportionnels payés ou reçus par les parties au contrat, qui
IFRS 9
font partie intégrante du taux d’intérêt effectif, des coûts de transaction et de toutes les
autres surcotes ou décotes. Les flux de trésorerie et la durée de vie attendue d’un
groupe d’instruments financiers similaires sont présumés pouvoir être déterminés de
façon fiable. Toutefois, dans les rares cas où il n’est pas possible d’estimer de façon fiable
les flux de trésorerie ou la durée de vie attendue d’un instrument financier (ou d’un
groupe d’instruments financiers), l’entité doit utiliser les flux de trésorerie contractuels
relatifs à l’intégralité de la durée contractuelle de l’instrument financier (ou du groupe
d’instruments financiers).
Juste valeur La juste valeur est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé, ou un passif
éteint, entre parties bien informées, consentantes, et agissant dans des conditions de IAS 32
concurrence normale.
Prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif lors d’une
IFRS 13
transaction normale entre des participants de marché à la date d’évaluation.
MDP
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Reconnaissance des revenus • IFRS 15
MISE EN SITUATION
La société MDP, dont l’activité est l’ingénierie informatique, connaît une forte croissance interne. Afin de
financer cette croissance, elle souhaite bénéficier du soutien de financeurs étrangers. Dans ce cadre, MDP
désire établir ses comptes selon les normes internationales.
Anna Richard, en formation DSCG par alternance, est chargée d’étudier la norme IFRS 15 et de participer à
son application dans l’entreprise.
Anna a déjà consigné certaines définitions proposées par la norme en Annexe 1 et extrait un passage de la
norme qu’elle souhaite approfondir, en Annexe 3.
Son chef lui a également listé certaines opérations pour lesquelles elle est chargée de proposer une solution
comptable, en Annexe 2.
TRAVAIL À FAIRE
Accord entre deux parties ou plus, qui crée des droits et des obligations
Contrat
exécutoires.
Partie ayant conclu un contrat avec une entité en vue d’obtenir des biens ou
Client
des services qui sont issus des activités ordinaires de l’entité en échange
d’une contrepartie.
Prix de vente séparé [d’un Prix auquel une entité vendrait séparément à un client un bien ou un service
bien ou d’un service] promis.
Vente de matériel informatique à la société Sillival pour un montant de 20 000 €. MDP a facturé
Opération 1
des frais d’installation de ce matériel pour 5 000 €.
MDP a signé début N-3 un contrat de 4 ans pour la maintenance du parc informatique de l’en-
treprise CJS pour un montant de 62 500 € par an. Début N, de nouvelles conditions sont
Opération 2 négociées avec le client et le contrat est modifié. Pour la 4e année, la redevance est réduite à
55 000 € et CJS s’engage à renouveler le contrat pour 4 années supplémentaires pour un prix
total de 200 000 € (payable en quatre redevances de 50 000 €).
MDP s’est engagée à produire une commande numérique pour l’un de ses clients.
Afin de réaliser ce logiciel, l’entreprise MDP a dû supporter les coûts initiaux suivants :
- coûts de conception : 20 000 € ;
- logiciel : 30 000 € ;
Opération 4
- matériel : 50 000 € ;
- frais généraux et administratifs : 5 000 €.
Ces coûts permettent à MDP de réaliser le contrat, mais ces biens ou services ne sont pas trans-
mis au client.
Modification de contrat
[…]
20. L’entité doit comptabiliser une modification de contrat comme un contrat distinct si les deux
conditions suivantes sont remplies :
a) la portée du contrat augmente du fait de l’ajout de biens ou de services promis qui sont distincts (...) ;
et
b) le prix du contrat augmente d’un montant de contrepartie qui reflète les prix de vente séparés de l’entité
pour les biens ou services additionnels promis et tout ajustement approprié apporté à ces prix pour
tenir compte des circonstances propres au contrat. L’entité peut, par exemple, ajuster le prix de vente
séparé d’un bien ou d’un service supplémentaire pour tenir compte d’un rabais consenti au client
parce que l’entité n’a pas à engager les coûts liés à la vente qu’il lui faudrait engager pour vendre un
bien ou un service similaire à un nouveau client.
21. Si une modification de contrat n’est pas comptabilisée comme un contrat distinct conformément au
paragraphe 20, l’entité doit comptabiliser les biens ou les services promis non encore fournis à la date de la
modification (c’est-à-dire les biens ou services promis restants) selon l’une ou l’autre des manières
suivantes :
a) L’entité doit comptabiliser la modification de contrat comme s’il s’agissait d’une résiliation du
contrat existant et de la création d’un nouveau contrat si les biens ou services restants sont distincts
des biens ou services qui ont été fournis jusqu’à la date de la modification du contrat. Le montant de
contrepartie à affecter aux obligations de prestation qui restent à remplir (…) est la somme :
i) de la contrepartie promise par le client (y compris les montants déjà reçus de la part du client)
qui a été prise en compte dans l’estimation du prix de transaction et qui n’a pas été
comptabilisée en produits des activités ordinaires ; et
ii) de la contrepartie promise qui correspond à la modification du contrat.
b) L’entité doit comptabiliser la modification du contrat comme si celle-ci faisait partie du contrat
existant si les biens ou services restants ne sont pas distincts et font par conséquent partie d’une
seule et même obligation de prestation qui est partiellement remplie à la date de la modification du
contrat. L’effet de la modification du contrat sur le prix de transaction et sur l’évaluation par l’entité
de la mesure dans laquelle l’obligation de prestation est remplie est comptabilisé comme un
ajustement (une augmentation ou une diminution) des produits des activités ordinaires à la date de
la modification du contrat (c’est-à-dire que l’ajustement des produits des activités ordinaires est
cumulatif).
c) Si les biens ou services restants combinent des caractéristiques décrites aux points a) et b) ci-dessus,
l’entité doit comptabiliser les effets de la modification sur les obligations de prestation non remplies
(y compris celles qui sont partiellement remplies) prévues dans le contrat modifié d’une manière qui
concorde avec les objectifs du présent paragraphe.
SOEM
Patricia Gouttefarde & Emmanuelle Pèpe
Connaissances associées
Principes de consolidation : cadre des opérations de consolidation
• Normes internationales : normes relatives à la consolidation
MISE EN SITUATION
Le groupe familial SOEM (Société d’Électricité et de Mécanique) était jusqu’à présent exempté de
présentation de comptes consolidés au titre de l’exemption « petits groupes ». Le développement de son
activité l’a conduit à dépasser les seuils d’exemption pour les deux derniers exercices ; il sera donc tenu de
présenter des comptes consolidés pour la première fois pour l’exercice N+1. Face à ce développement, une
ouverture du capital à d’autres membres que la famille Oscar et une cotation sur Euronext pourraient être
envisagées.
Une réunion de travail des responsables financiers et comptables de l’ensemble des sociétés du groupe se
tiendra au siège de la société-mère, à Colmar, le 15 février N.
L’objet de la réunion est de définir l’organisation du système d’information à mettre en place pour parvenir
à l’établissement des comptes consolidés et de répondre aux nombreuses questions que se posent les
responsables qui ont été informés de l’obligation de consolider et invités à la réunion.
Vous avez été recruté(e) en tant que comptable confirmé(e) au service comptable et financier de la société-
mère et êtes pressenti(e) comme responsable de la consolidation des comptes du groupe.
TRAVAIL À FAIRE
Vous êtes sollicité(e) pour préparer cette réunion et notamment prévoir des réponses aux
questions qui ont d’ores et déjà été remontées au service comptable et financier de la société-
mère. Vous êtes notamment chargé(e) de l’introduction de la journée de travail qui répondra à la
question « Pourquoi consolider ? ». Le reste de la journée traitera du « Comment consolider » et
vous répondrez techniquement aux questions des responsables financiers et comptables des
sociétés du groupe.
Pour ce travail de préparation, vous avez collecté les informations figurant en Annexes 1, 2 et 3.
z
Principales
Forme juridique Principaux associés
Société données chiffrées Observations
Siège Entrée dans le groupe
pour N-1 (1) (2)
Société civile SOEM : 90% Bilan : 2 562 000 SCI créée pour séparer
SCI Oscar immobilière Famille Oscar : 10% CA : 400 000 le patrimoine immobilier
Colmar Créée il y a 15 ans. Effectif : 2 de l’exploitation.
(1)Il s’agit du total bilan en euros, du montant net du chiffre d’affaires en euros et du nombre moyen de salariés
permanents tels que définis dans l’article R 233-16 du Code de commerce qui fixe les seuils à ne pas dépasser pour
être exempté de l’obligation de consolider.
(2) Les valeurs pour N des différents critères sont supérieures à celles de N-1 pour toutes les sociétés du groupe.
Pourquoi tenir cette réunion si tôt en N alors que le groupe doit consolider ses comptes en N+1 ?
Faut-il dès à présent apprendre à connaître les normes IAS/IFRS ? Le cas échéant, quelles sont les normes
IAS/IFRS définissant les règles et méthodes de consolidation ?
La consolidation des comptes change-t-elle quelque chose en matière de commissariat aux comptes ?
Pourquoi doit-on consolider ? À quoi servent les comptes consolidés ?
Pourquoi n’avons-nous pas consolidé jusqu’à présent ?
À qui sont destinés les comptes consolidés ?
La consolidation n’est-elle qu’une contrainte ou peut-elle aussi présenter des intérêts pour le groupe et les
sociétés qui le composent ?
Faudra-t-il modifier toute notre comptabilité ?
Quelle différence entre « comptabilité de consolidation » et « consolidation de comptabilités » ?
Qu’est-ce qu’un « manuel de consolidation » ?
Qu’est-ce que « des méthodes de consolidation » ?
Comment se répartiront les tâches entre les services comptables des filiales et celui de la société-mère ?
Qu’est-ce qu’un pourcentage d’intérêt ? Qu’est-ce qu’un pourcentage de contrôle ? À quoi servent-ils ?
COSTATI
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Pourcentages d’intérêt et de contrôle • Périmètre de
consolidation • Méthodes de consolidation
MISE EN SITUATION
La société anonyme COSTATI est une société française spécialisée dans le domaine des équipements pour
l’industrie automobile. Son activité est structurée en deux branches : les systèmes de filtration d’air et les
composants de suspension. Leader sur le marché français depuis de nombreuses années et bénéficiant d’une
capacité d’investissement et d’une trésorerie importantes, la société a décidé, durant la dernière décennie,
de se développer à l’international. En plus des filiales historiques créées, la société a étendu son activité par
des rachats et le développement de liens avec d’autres sociétés du secteur, ce qui lui a permis de devenir un
groupe d’envergure mondiale. Les informations relatives au groupe COSTATI sont données dans l’Annexe.
TRAVAIL À FAIRE
1. Définir la manière dont est déterminé le contrôle de la société-mère sur les autres sociétés du
groupe. Quels sont les types de contrôle qui sont distingués du point de vue de la consolidation ?
Quelles sont les conséquences de cette distinction ?
2. Présenter l’organigramme du groupe COSTATI en indiquant les pourcentages de participation
détenus par les sociétés du groupe dans les autres sociétés.
3. Détermination du périmètre de consolidation :
a) Analyser et présenter le traitement à appliquer en consolidation pour les cas suivants :
- démembrement de propriété relatif à une participation ;
- existence d’une « entité ad hoc ».
b) Déterminer, pour chaque société du groupe :
- le pourcentage de contrôle exercé par la mère ;
- le type de contrôle induit ;
- la méthode de consolidation à retenir ;
- le pourcentage d’intérêt du groupe sur les sociétés.
Présenter les réponses sous forme de tableau.
z
NB : pour chacune des questions, il conviendra de distinguer le traitement à appliquer dans le cadre des règles fran-
çaises de consolidation 6 de celui prévu par les normes IFRS.
Deux associés de la SA COSTATI souhaitent se retirer du capital de la société. La SA CIF, qui dispose de
liquidités, envisage alors de racheter leurs actions. Celles-ci représentent 5% du capital de la SA COSTATI.
TRAVAIL À FAIRE
4. Recalculer les pourcentages d’intérêt de COSTATI sur les différentes sociétés du groupe et
expliquer la différence par rapport aux résultats précédents.
z
6
Le règlement ANC 2020-01 du 6 mars 2020 relatif aux comptes consolidés présente les normes françaises de consolidation.
Division Filtration
COSTATI 10 000 actions ordinaires COSTATI est à l’origine de la consitution de la société et détient
FILTRATION 7 500 actions ; le reste est réparti entre des petits porteurs.
SAS (CF SAS)
CIF SA 5 000 actions ordinaires CF SAS détient depuis 2 ans 3 000 actions de CIF SA. Elle a par
ailleurs fait l’acquisition de 1 000 obligations CIF SA convertibles en
actions (1 action pour 2 obligations), sur un total de 2 000
obligations convertibles émises. La conversion pourra être
demandée dans les 6 mois à venir, avant la date de la prochaine AG.
Elle apparaît comme très probable.
Autofiltre SAS 9 000 actions ordinaires COSTATI détient une Les actions de cette filiale sont
participation dans Autofiltre à démembrées ; la société-mère ne
hauteur de 65%. détient que l’usufruit sur sa
participation.
COSTATI - 6 000 actions ordinaires Le capital est détenu à 30% C-MNR est une joint-venture
MNR Filtration par COSTATI. implantée à Bangalore et mise en
Indian (C-MNR) Le reste est partagé entre place avec deux partenaires
deux sociétés locales (40%- locaux afin de développer des
30%). technologies de pointe dans la
filtration de l’air. Une convention
de cogestion existe entre les trois
sociétés, prévoyant que les
décisions nécessitent leur accord
unanime.
BRASIL 7 000 actions ordinaires 1 000 actions à droit de vote double sont détenues par Autofiltre.
FILTERS Ltda 2 500 actions à droit de COSTATI souhaite renforcer ses liens avec BRASIL FILTERS et sa
vote double présence au Brésil. Sur les 7 000 actions ordinaires, 5 000 actions
font l’objet d’engagements futurs fermes (portage) au profit de CF
SAS, dont le dénouement est prévu rapidement.
SAMT SAS 6 500 actions ordinaires Aucune action n’est détenue par une filiale du groupe. La société
SAMT a été créée spécifiquement par les dirigeants de COSTATI.
En effet, la société SAMT a comme activité l’acquisition de
matériels technologiques très coûteux qui sont ensuite mis à
disposition sous forme de location à d’autres filiales du groupe. Les
dirigeants de COSTATI détiennent le pouvoir en Assemblée
Générale. Il est également précisé par contrat avec la banque
d’investissement finançant ce projet que la société COSTATI se
porte garante face aux risques de gestion.
Division Suspensions
COSTATI 15 000 actions ordinaires COSTATI est à l’origine de la La majorité des administrateurs de
SUSPENSIONS constitution et détient une CS SAS a été cooptée par
SAS (CS SAS) participation de 45% dans CS COSTATI depuis plus de deux
SAS. exercices. Les pouvoirs de décision
au sein de CS SAS sont exercés par
la société mère.
SC MOTEURS 8 000 actions ordinaires CS SAS détient 500 certificats de droit de vote et 3 300 actions
SA (SCM SA) ordinaires de SCM.
2 000 certificats COSTATI possède 1 300 certificats d’investissement de SCM.
d’investissement et de droit
de vote
GROUPE PGT
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Retraitements de pré-consolidation selon deux référentiels
MISE EN SITUATION
Le groupe PGT est constitué de la société mère PGT SA et de plusieurs filiales et participations. En pers-
pective de l’établissement des comptes consolidés du groupe pour l’exercice N, le service de consolidation
de la société mère (et société consolidante) a :
- déterminé le périmètre de consolidation et défini les méthodes de consolidation pour toutes les filiales
et participations qui entrent dans ce périmètre ;
- obtenu des services comptables de l’ensemble des sociétés du groupe la communication des balances des
comptes sociaux à fin N ainsi que toutes les informations complémentaires nécessaires aux travaux de
consolidation.
À l’heure actuelle, les titres PGT ne sont pas admis à la négociation sur un marché réglementé et le groupe
adopte, pour l’établissement de ses comptes consolidés, les règles de consolidation françaises (Règlement
ANC 2020-01 relatif aux comptes consolidés). Les dirigeants de la SA PGT souhaitent néanmoins connaître
les conséquences sur les documents consolidés de l’utilisation des normes IAS/IFRS pour les différents
retraitements à effectuer.
La société E2G, filiale à 80% de PGT SA, est entrée récemment dans le groupe et n’a pas encore mis en œuvre
en N toutes les méthodes communes figurant dans le manuel de consolidation du groupe.
Un certain nombre d’informations relatives aux opérations de cette filiale figurent en Annexe.
TRAVAIL À FAIRE
1. Le groupe PGT pourrait-il choisir de présenter ses comptes consolidés selon les normes
IAS/IFRS ? Justifier la réponse.
2. Pour les opérations présentées en Annexe, identifier les différences de traitement entre les
comptes sociaux de la filiale (règles du plan comptable général = Règlement ANC 2014-03), les
comptes consolidés selon les normes françaises et les comptes consolidés en normes IAS/IFRS.
3. Proposer les écritures de retraitements de pré-consolidation au 31/12/N (en vue de la
consolidation du bilan et de la consolidation du compte de résultat) relatives aux opérations de la
filiale E2G listées en Annexe :
- selon les normes françaises préconisées par le manuel de consolidation du groupe ;
- en supposant l’application des normes IAS/IFRS.
Toutes les écritures seront précédées d’une analyse chiffrée de la situation permettant de les
justifier.
Pour le calcul des impôts différés, on retiendra un taux d’imposition de 25% et pour les calculs
d’actualisation, un taux de 10%.
z
Annexe
1. La filiale E2G a inscrit en N-1 à son bilan des frais de constitution pour un montant de 200 000 €. Elle
amortit ces frais sur 5 ans sans prorata temporis.
2. La filiale a acquis, le 1er janvier N, pour 120 000 € HT, une machine M1 dont la durée d’utilisation prévue
est de 12 ans. Elle l’amortit de manière linéaire sur cette durée ; sa valeur résiduelle en fin de période
d’utilisation est considérée comme non significative. La machine M1 nécessite une grande révision tous
les 5 ans. À la date d’acquisition de la machine, le coût de la première grande révision est estimé à
25 000 € HT. Pour des raisons fiscales, la société E2G provisionne les dépenses de grande révision.
Conformément au manuel de consolidation, les autres sociétés du groupe PGT traitent les dépenses de
gros entretien ou grandes révisions selon la méthode des composants.
3. La société E2G utilise depuis début N-1 une machine financée par crédit-bail. Les conditions du contrat
sont les suivantes :
- Valeur de la machine en début de contrat : 100 000 € HT ;
- Loyer annuel payable d’avance : 26 000 € ;
- Durée du contrat : 5 ans ;
- Valeur du bien en fin de contrat : nulle ;
- Prix de levée d’option négligeable.
L’opération est comptabilisée dans les comptes de la société E2G conformément aux règles du PCG.
4. Au bilan au 31/12/N de la société E2G figurent un écart de conversion actif de 23 000 € et un écart de
conversion passif de 32 000 €. L’écart de conversion actif a donné lieu à une provision pour perte de
change de même montant.
5. La société E2G a obtenu début janvier N-2 une subvention de 80 000 € pour le financement d’un
équipement dont le coût d’acquisition s’élève à 240 000 € HT. Pour cet équipement, les données sont les
suivantes :
- Durée d’utilisation : 8 ans ;
- Valeur résiduelle non significative ;
- Amortissement économique : linéaire ;
- Amortissement fiscalement déductible : cet équipement ouvre droit à l’amortissement dégressif avec
un coefficient de 3.
La subvention est inscrite au compte 131 et reprise au compte de résultat au même rythme que
l’amortissement fiscal.
Le manuel de consolidation du groupe PGT prévoit que les subventions d’investissement restent
inscrites en capitaux propres, comme dans les comptes sociaux de la filiale E2G.
6. La filiale a acquis, le 01/07/N-2 un matériel industriel d’une valeur de 360 000 € pour lequel les
modalités de paiement du prix au fournisseur ont été les suivantes : 100 000 € au comptant, 120 000 € le
01/07/N-1 et 140 000 € le 01/07/N (conditions exceptionnelles pour une acquisition de ce type). La
société E2G a retenu pour ce bien un amortissement linéaire sur 6 ans et a considéré que la valeur
résiduelle de ce bien en fin de durée d’utilisation est nulle. Le manuel de consolidation du groupe retient
le même mode et la même durée d’amortissement pour ce type de biens.
7. La filiale E2G a signé le 01/01/N-1 un contrat de construction livrable le 01/10/N+1. Elle comptabilise les
contrats à long terme selon la méthode à l’achèvement. Les caractéristiques de ce contrat sont les
suivantes :
- Prix de vente ferme du contrat : 300 000 € HT ;
- Coût de production de l’en-cours fin N-1 : 80 000 € ;
- Coût de production de l’en-cours fin N : 200 000 € ;
- Charges prévisionnelles pour N+1 : 50 000 €.
Le manuel de consolidation du groupe prévoit l’application de la méthode à l’avancement pour la
comptabilisation des contrats à long terme. Le pourcentage d’avancement est mesuré en fonction du
pourcentage d’engagement des charges.
Pour ce retraitement, il sera fait abstraction de la TVA sur la créance client (Clients, factures à établir).
GROUPE EMI
Patricia Gouttefarde
Connaissances associées
Élimination des comptes réciproques et des résultats internes
MISE EN SITUATION
La SA EMI est une société française créée il y a six ans par un groupe de jeunes informaticiens inventifs. Elle
s’est développée rapidement au cours des dernières années par croissance interne et par acquisitions de
plusieurs sociétés présentes sur le même marché ou sur des marchés complémentaires aux siens.
EMI est ainsi devenue la société-mère d’un groupe d’une dizaine de sociétés. Parmi celles-ci, nous nous
intéressons plus particulièrement aux sociétés suivantes en raison des opérations intra-groupe réalisées au
cours de l’exercice N :
• La SA Maxinfo dont EMI détient directement 60% des actions. Ces titres figurent au bilan de la so-
ciété EMI pour une valeur d’acquisition de 90 000 €.
• La SCI « 2C2P » a été créée il y a quatre ans pour séparer le patrimoine immobilier de l’activité d’ex-
ploitation. La SA EMI a ses locaux administratifs et ses laboratoires dans l’immeuble appartenant à la
SCI. Elle détient 980 des 1 000 parts qui composent le capital de la SCI.
• La SNC Maxitrain a été constituée il y a deux ans entre le groupe EMI et le groupe Infotrain en vue de
développer un projet commun très novateur et qui devrait déboucher prochainement sur un dépôt
de brevet. EMI et Infotrain détiennent chacune la moitié des parts du capital de la SNC et les socié-
tés-mères des deux groupes partenaires ont signé un accord qui prévoit le partage des décisions de
gestion de cette filiale commune.
• La société Caphi a une dizaine d’années et est, du fait de son activité, un fournisseur de la SA EMI.
Cette dernière a acquis progressivement des actions de la SA Caphi et elle détient actuellement 25%
de son capital. Le restant du capital de la société Caphi est détenu par d’assez nombreux action-
naires.
Les comptables de la société EMI chargés de la consolidation ont effectué les retraitements de pré-
consolidation et cumulé les comptes des filiales intégrées. Ils ont établi la liste des opérations réalisées entre
les sociétés du groupe au cours de l’exercice N. Ces informations ainsi que des extraits des balances de
comptes de certaines sociétés figurent en Annexes 1 et 2.
TRAVAIL À FAIRE
1. Indiquer pour quelle raison il est nécessaire d’éliminer les opérations internes au groupe et les
comptes réciproques pour l’établissement des comptes consolidés. Ces éliminations diffèrent-
elles selon les référentiels de consolidation appliqués ?
2. Afin de pouvoir procéder à l’élimination des opérations internes au groupe et des comptes réci-
proques, ajuster au préalable les comptes inter-sociétés lorsque les comptes ou les montants
concernés ne sont pas symétriques.
3. Quelles sont les méthodes de consolidation à appliquer aux différentes sociétés citées ? Quelles
sont les incidences du type de méthode sur les éliminations d’opérations internes au groupe et
des comptes réciproques ?
4. Procéder à l’élimination des opérations internes au groupe et des comptes réciproques. Tous les
enregistrements au journal de consolidation seront expliqués et tous les calculs nécessaires
seront présentés.
Un taux de TVA de 20% et un taux d’imposition de 25% seront retenus le cas échéant.
z
Annexe 1 : Extraits des balances des comptes (avant solde des comptes de
gestion) au 31/12/N
Société EMI
SD SC
26710453 Prêt à Maxitrain 80 000
26780453 Intérêts courus sur prêt Maxitrain 1 600
41100451 Clients groupe, Maxinfo 15 600
61300452 Loyer siège, SCI « 2C2P » 36 000
70100451 Ventes groupe, Maxinfo 144 000
76100451 Dividendes sur titres Maxinfo 24 000
76100453 Dividendes sur titres Maxitrain 2 000
Société MAXINFO
SD SC
31100451 Stocks MP groupe, EMI 16 000
40100451 Fournisseurs groupe, EMI 12 000
40300451 Fournisseurs groupe EMI, effets à payer 5 400
60100451 Achats groupe, EMI 141 320
60310451 Variations de stocks MP groupe, EMI 6 000
ROBO
Patricia Gouttefarde
Connaissances associées
Conversion de comptes établis en devises
MISE EN SITUATION
Le groupe ROBO est composé de la société-mère française, ROBO SA, et de six filiales. Trois d’entre elles
sont situées en Europe, l’une en Asie et deux sur le continent américain. Les filiales sont plus ou moins
autonomes ; elles ont pour vocation essentielle de distribuer les produits du groupe sur le marché inter-
national.
La société-mère ROBO SA a acquis 60% du capital de la société japonaise ROBO K.K. le 01/01/N-4 lors de sa
constitution. Cette société commercialise des produits du groupe mais également des produits provenant
d’autres fournisseurs japonais et européens. Les dirigeants de ROBO K.K. prennent les décisions en toute
autonomie par rapport à la direction du groupe.
La filiale américaine du groupe, ROBO Corp, est détenue à 80% par ROBO SA France depuis plusieurs
années. ROBO Corp. contrôle la filiale mexicaine ROBOMEX SA depuis la création de celle-ci, le 01/01/N-3.
La part d’intérêt du groupe dans la filiale mexicaine est de 50%. Cette dernière n’a pas d’autonomie ; elle est
fortement intégrée des points de vue économique et financier à la société américaine ROBO Corp.
TRAVAIL À FAIRE
1. Après analyse de la situation, indiquer la monnaie locale et la monnaie de fonctionnement pour la
société japonaise ROBO K.K. et pour la société mexicaine ROBOMEX SA. En déduire la méthode
de conversion des comptes de ces filiales en monnaie de présentation des comptes consolidés :
l’euro.
2. Sur la base du règlement 2020-01, établir un tableau comparatif des méthodes de conversion des
documents établis en monnaie étrangère pour les différents éléments du bilan et du compte de
résultat. Mettre en évidence les éventuelles différences de traitement selon IAS 21.
3. En vue de sa consolidation par la société-mère ROBO SA France, convertir le bilan et le compte
de résultat de la filiale ROBO K.K. au 31/12/N en euros.
4. En vue de son intégration dans le sous-groupe américain ROBO Corp, convertir le bilan et le
compte de résultat de la filiale ROBOMEX SA au 31/12/N en dollars.
z
Total I 259 940 000 62 280 000 197 660 000 Total I 252 650 000
Stocks et en-cours Dettes
Matières premières 33 880 000 33 880 000 Emprunt auprès éts de crédit 16 800 000
Produits finis 8 680 000 8 680 000 Dettes fournisseurs et 20 800 000
Créances comptes rattachés
Créances clients 40 620 000 40 620 000 Dettes fiscales et sociales 6 900 000
Autres créances 23 100 000 23 100 000 Dettes sur immobilisations 21 000 000
Valeurs mobilières 8 750 000 8 750 000
Disponibilités 5 460 000 5 460 000
Total II 120 490 000 - 120 490 000 Total II 65 500 000
TOTAL 380 430 000 62 280 000 318 150 000 TOTAL 318 150 000
Toutes les immobilisations corporelles ont été acquises à la constitution de la société le 01/01/N-4.
Les immobilisations incorporelles et les titres de participation ont été acquis le 01/07/N-1.
Le stock de matières premières au 31/12/N a été acquis au cours moyen de 0,00970 € pour 1 yen et le stock
de matières premières au 31/12/N-1 au cours moyen de 0,00922 € pour 1 yen.
Les produits en stock au 31/12/N ont été fabriqués au courant du mois de décembre N. Il en était de même
pour les stocks de produits finis inscrits au bilan au 31/12/N-1.
Les résultats mis en réserves depuis la création de la filiale sont les suivants :
Les frais de développement ont été inscrits au bilan le 01/07/N-2 pour 1 480 000 MXN et le 31/12 /N-1 pour
1 000 000 MXN et amortis sur 8 ans.
Les immobilisations corporelles ont été acquises à la constitution de la société.
La participation a été acquise le 01/09/N.
Les dépréciations des créances clients ont été constituées fin N-1 et n’ont pas été ajustées fin N.
La subvention a été obtenue le 31/12/N-1.
Section 3 - Conversion des comptes d’entités établissant leurs comptes en monnaies étrangères
(…)
ALDOMAT
Patricia Gouttefarde & Emmanuelle Pèpe
Connaissances associées
Partage des capitaux propres • Traitement des écarts d’évaluation
et d’acquisition
MISE EN SITUATION
Le groupe ALDOMAT fait partie des leaders du marché de la domotique. Il est composé d’une société-mère
et de plusieurs filiales dont les activités sont regroupées par types de produits (maison, jardin, véhicules, …)
et/ou par marchés ainsi que par circuits de distribution.
Les actions de la société-mère ALDOMAT ne sont pas admises sur un marché réglementé et les comptes
consolidés du groupe sont présentés en euros.
Après cumul des comptes des filiales intégrées relatifs à l’exercice N et traitement des opérations de pré-
consolidation, chaque filiale est traitée séparément au journal de consolidation avant établissement des
comptes consolidés du groupe conformément au règlement ANC 2020-01.
Il s’agit maintenant de traiter la question des écarts d’évaluation et des écarts d’acquisition concernant les
trois filiales suivantes d’ALDOMAT : DOMILAV SA, NETALSA et ROBY SA.
En Annexe 1, figurent des informations relatives à l’acquisition des titres de ces sociétés.
Pour le calcul et le traitement comptable des écarts d’évaluation et des écarts d’acquisition relatifs à ces
filiales, les bilans de ces sociétés à l’entrée dans le périmètre de consolidation du groupe figurent dans les
Annexes 2, 3 et 4.
Pour les retraitements de consolidation, le taux d’impôt différé à retenir est de 25%.
En cas d’écart d’acquisition négatif sur les titres d’une filiale, le groupe ALDOMAT étale sur 5 ans la reprise
de provision.
TRAVAIL À FAIRE
1. Rappeler en quoi consiste le partage des capitaux propres d’une filiale intégrée globalement.
Comment s’effectue ce partage ? Pourquoi peut-on considérer ce partage comme l’opération
« pivot » de la consolidation ?
2. Définir « écart d’acquisition » et « écart d’évaluation ». Quelle est la raison du calcul de ces écarts.
Quelle est la signification d’un écart d’acquisition positif ? Quelle est la signification d’un écart
d’acquisition négatif ?
En se fondant notamment sur les extraits des normes françaises de consolidation figurant en
Annexe 5 :
3. Calculer les écarts d’évaluation et d’acquisition pour la filiale DOMILAV SA. Enregistrer les écarts
au journal de consolidation. Établir le tableau de partage des capitaux propres au 31/12/N.
Procéder à l’enregistrement du traitement des capitaux propres de la filiale DOMILAV SA et des
retraitements relatifs aux frais d’acquisition des titres au journal de consolidation.
4. Calculer les écarts d’évaluation et d’acquisition pour la filiale NETALSA. Quels sont l’analyse et le
traitement comptable d’un écart d’acquisition négatif ?
5. Calculer les écarts d’évaluation et d’acquisition pour la filiale ROBY SA. Enregistrer les écarts au
journal de consolidation.
6. Les dirigeants de la société ALDOMAT s’interrogent sur les principales divergences existant entre
le règlement 2020-01 et la norme IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » en ce qui concerne
l’écart d’acquisition (goodwill). Présenter une synthèse de ces divergences.
z
Pour effectuer les transactions relatives à l’acquisition des titres, ALDOMAT fait systématiquement appel
à un cabinet spécialisé dans ce type d’opération. Les honoraires facturés par le cabinet ainsi que les autres
frais engagés pour l’acquisition des titres (formalités légales, frais de communication et de publicité)
figurent dans le tableau ci-après.
Frais d’acquisition
Filiale % de participation Date d’acquisition Prix d’acquisition
des titres (1)
(1) Les frais d’acquisition ont été comptabilisés dans les comptes individuels d’Aldomat dans le coût d’acquisition des titres.
Fiscalement, ils sont déductibles linéairement sur 5 ans, via la comptabilisation d’un amortissement dérogatoire.
Les précisions suivantes sont fournies au sujet de certains éléments identifiables de la société DOMILAV
à sa date d’entrée dans le périmètre de consolidation :
- une marque développée en interne est évaluée selon la méthode de capitalisation de la redevance7 sur
une durée de 8 ans : 2 100 000 € ; la marque n’est pas amortissable ; elle ne pourrait être cédée séparément
de la société DOMILAV ;
- la valeur du terrain est estimée à 3 200 000 € ;
- les constructions sont évaluées à 5 200 000 € ; elles sont amortissables sur encore 20 ans ;
- le stock de marchandises est évalué à 950 000 € ;
- les engagements de retraite vis-à-vis des salariés calculés selon la méthode actuarielle retenue par le
groupe s’élèvent à 1 000 000 €.
La valeur des autres éléments identifiables est correctement reflétée par les valeurs au bilan.
Après analyse des caractéristiques de l’opération d’acquisition de la filiale, le groupe ALDOMAT a estimé
la durée d’utilisation de l’écart d’acquisition à 10 ans.
La société DOMILAV n’a procédé à aucune augmentation de capital depuis son entrée dans le périmètre de
consolidation. Au 31/12/N le montant de ses réserves + report à nouveau est égal à 14 247 150 €. Le résultat
de l’exercice N s’élève à 811 220 €.
7
Cette méthode permet d’évaluer la marque en déterminant le montant des redevances nettes d’impôt que percevrait la société si elle avait consenti une
licence à un tiers sur la durée estimée d’exploitation de la marque.
Total I 5 041 250 1 106 250 3 925 000 Total I 5 540 000
Stocks et en-cours Dettes
En cours 700 000 700 000 Emprunts auprès éts de crédit 870 000
Créances Dettes fournisseurs et comptes
Créances clients 2 200 000 200 000 2 000 000 rattachés 230 000
Disponibilités 225 000 225 000 Dettes fiscales et sociales 210 000
Total II 3 125 000 200 000 2 925 000 Total II 1 310 000
TOTAL 8 156 250 1 306 250 6 850 000 TOTAL 6 850 000
Les précisions suivantes sont fournies au sujet de certains éléments identifiables de la société NETALSA à sa
date d’entrée dans le périmètre de consolidation :
- la valeur des relations contractuelles avec les clients est estimée à 500 000 € ; cet élément incorporel ne pour-
rait être cédé séparément de l’activité de cette filiale ; il n’est pas amortissable ;
- le terrain est évalué à 1 900 000 € ;
- les constructions acquises début N-5 sont évaluées à 5 280 000 € ; elles doivent encore être amorties sur 30 ans ;
- les engagements de retraite vis-à-vis des salariés calculés selon la méthode actuarielle retenue par le groupe
s’élèvent à 1 800 000 €.
La valeur des autres éléments identifiables est correctement reflétée par les valeurs au bilan.
Art. 231-2
Le coût d’acquisition d’une entité est égal au montant de la rémunération remise au vendeur par l’acquéreur
(liquidités, actifs ou titres émis par une entité comprise dans la consolidation estimés à leur valeur vénale),
majoré de tous les autres coûts directement imputables à l’acquisition nets de l’économie d’impôt corres-
pondante. Lorsque le paiement est différé ou étalé, ce coût doit être actualisé si les effets de l’actualisation sont
significatifs.
TECH-CONS
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Partage des capitaux propres de filiales directes et indirectes selon
les méthodes de consolidation
MISE EN SITUATION
À la fin de l’exercice N, la SA TECH-CONS doit présenter des comptes consolidés pour le groupe dont elle
est société-mère. Ces comptes sont établis conformément aux normes françaises de consolidation. Les
retraitements de pré-consolidation ainsi que l’élimination des comptes réciproques et des quelques
opérations internes au groupe ont déjà été effectués par le service comptable de la société TECH-CONS. Les
bilans simplifiés de TECH-CONS, MOB et DOMEOL après retraitements sont fournis en Annexe 2.
TRAVAIL À FAIRE
1. Présenter l’organigramme du groupe TECH-CONS ainsi qu’un tableau faisant apparaître, pour
chaque société, le % et le type de contrôle, la méthode de consolidation, le % d’intérêt du groupe
ainsi que le % d’intérêt des minoritaires.
2. En se fondant sur l’article 222-1 du règlement ANC 2020-01 figurant en Annexe 1, rappeler le
principe des deux techniques qu’il est possible d’appliquer pour consolider les comptes des
sociétés du groupe. Indiquer les intérêts et limites respectifs de chacune des deux techniques.
3. Consolider les comptes des sociétés du groupe par la technique de la consolidation directe, en
présentant les tableaux de partage des capitaux propres des sociétés DOMEOL puis MOB, les
écritures en découlant puis le bilan consolidé du groupe TECH-CONS.
On suppose maintenant que MOB ne détient plus que 20% des actions DOMEOL et qu’il existe un
autre actionnaire, externe au groupe, qui détient 45% des actions DOMEOL. Les postes du bilan de
MOB sont modifiés de la manière suivante :
- Titres de participation DOMEOL : 1 500 000 € ;
- Actifs divers : 11 500 000 €.
La consolidation est effectuée à partir des comptes individuels des entités comprises dans le périmètre de
consolidation, après avoir effectué les retraitements et éliminations préalables.
Elle est réalisée soit directement par l’entité consolidante, soit par paliers, c’est-à-dire en consolidant
successivement des sous-ensembles consolidés dans des ensembles plus grands.
Les capitaux propres consolidés, les écarts d’acquisition et d’évaluation, les intérêts minoritaires et le
résultat déterminés dans le cadre d'une consolidation directe doivent être les mêmes que ceux qui seraient
obtenus si la consolidation était réalisée par paliers.
POLINETTO
Patricia Gouttefarde, Emmanuelle Pèpe &
Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Variations du pourcentage d’intérêts et du périmètre de
consolidation
MISE EN SITUATION
Mme Martin est la directrice administrative et financière de la SA POLINETTO et responsable de la
consolidation des comptes du groupe dont la SA POLINETTO est la société-mère. Le secteur d’activité du
groupe est la vente, la maintenance et la location de tout type de matériel de nettoyage. La SA POLINETTO
n’a que des participations directes dans les sociétés du groupe, participations qui ont été prises pour étendre
son activité à l’ensemble des techniques et systèmes de nettoyage.
Mme Martin vous consulte au sujet des conséquences qu’aurait sur les comptes consolidés un certain nombre
d’opérations envisagées par les associés de la société-mère. La composition actuelle du groupe
POLINETTO et les opérations envisagées sont résumées dans le tableau suivant :
% de Date
Filiale ou Domaine Valeur
contrôle et d’acquisition Opération envisagée fin N
participation d’activité d’acquisition
d’intérêt des titres
Les comptes consolidés du groupe POLINETTO sont actuellement établis selon le référentiel français.
Toutefois, afin de financer le développement de l’activité, Mme Martin envisage une introduction en bourse,
sur Euronext. L’application des normes IAS/IFRS deviendrait alors obligatoire.
Mme Martin met à votre disposition les comptes annuels des différentes sociétés à leur date d’entrée dans le
groupe ainsi que les comptes annuels provisoires au 31/12/N. Elle vous fournit également le manuel de
consolidation du groupe.
Des informations concernant les différentes sociétés figurent en Annexe 1. Un extrait du manuel de
consolidation du groupe est fourni en Annexe 2.
TRAVAIL À FAIRE
SA MAF
Au 01/01/N-1 Au 31/12/N
SAFIL
Au 01/01/N-1 Au 31/12/N
NHP SA
Au 01/01/N-2 Au 31/12/N
Les constructions sont amorties sur 20 ans. Les matériels sont amortis sur 5 ans.
Lors de l’acquisition des titres de participation des différentes sociétés, la limite prévisible de la durée
d’utilisation des écarts d’acquisition a été estimée à 10 ans.
MDJ
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Cas de synthèse
MISE EN SITUATION
Implantée à Morez, la société Montres du Jura (MDJ) exerce son activité dans le secteur de l’horlogerie. Elle
fabrique et répare des montres haut de gamme. Dans le cadre du développement et de la diversification de
son activité, elle a pris des participations dans d’autres sociétés :
• la SA WTC, spécialisée dans la réparation et le négoce de montres de grandes marques ;
• la société Oraloi, qui a, quant à elle, une activité de négoce de bijoux.
Par ailleurs, afin d’optimiser la distribution de ses produits à l’étranger, la société MDJ a créé, en partenariat
avec deux autres sociétés du secteur, une filiale commune, la SAS Distriwatch (DW). Un accord d’ex-
ploitation conjointe a été conclu entre les trois sociétés.
TRAVAIL À FAIRE
1. Présenter schématiquement les principales étapes de la démarche de consolidation.
Pour la suite, on supposera que la société applique les règles françaises de consolidation. Pour le
calcul des impôts différés, on retiendra un taux d’imposition de 25%.
2. Présenter l’organigramme du groupe et analyser le périmètre de consolidation, après avoir
présenté un tableau précisant les pourcentages de contrôle et d’intérêt, le type de contrôle
exercé et la méthode de consolidation à appliquer pour chaque société.
3. Présenter, dans le journal de pré-consolidation de chaque filiale, les écritures de retraitements
(bilan et compte de résultat). Présenter, sous la forme d’un extrait de balance, pour chaque
société concernée, le solde des comptes modifiés par ces écritures.
4. Rappeler le traitement à appliquer aux comptes individuels des sociétés, une fois les
retraitements de pré-consolidation effectués (sans passer les écritures liées).
5. Procéder aux retraitements relatifs aux comptes réciproques et aux résultats internes (au bilan et
au compte de résultat).
6. Après avoir analysé les écarts d’évaluation et d’acquisition, enregistrer les écritures nécessaires
(au bilan et au compte de résultat).
7. Procéder au partage des capitaux propres des sociétés du groupe et enregistrer les écritures
nécessaires.
8. Présenter le bilan et le compte de résultat consolidés.
z
WTC : Les titres WTC sont des actions ordinaires. MDJ en détient 60%, acquis au prix de
4 953 000 €.
ORALOI : Le capital d’Oraloi se compose de 1 500 actions à droit de vote double et de 7 000 actions
ordinaires. MDJ détient les 1 500 actions à droit de vote double, acquises 1 200 000 €.
DW : MDJ détient une participation de 30% dans le capital de DW, acquise pour 900 000 €.
Bilan au 31 décembre N en K€
N
ACTIF Amort - PASSIF N
BRUT NET
dépré
Le bilan de la société MDJ fait apparaître dans la rubrique « provisions réglementées » des amortissements
dérogatoires d’un montant de 50 000 € (dont 10 000 € pour l’exercice N).
Charges Produits
Bilan au 31 décembre N en K€
N
ACTIF Amort - PASSIF N
BRUT NET
dépré
Immobilisations incorporelles Capital 5 000
Réserves 4 000
Immobilisations corporelles 13 000 2 200 10 800 Résultat 120
Le bilan de la société WTC fait apparaître dans la rubrique « provisions réglementées » une provision pour
hausse des prix d’un montant de 80 000 € enregistrée en N-2.
Le dividende versé en N par la filiale WTC à la société-mère est de 20 000 €.
La société WTC a en stocks au 31/12/N des marchandises vendues par MDJ pour 200 000 €. Au 31/12/N-1, ce
stock était de 80 000 €. La société MDJ vend ses marchandises avec un taux de marge moyen de 20% du
prix de vente.
Le total des achats effectués par WTC auprès de MDJ durant l'exercice N s'élève à 600 000 € HT. Tout a été
réglé à la clôture N.
Bilan au 31 décembre N en K€
N
ACTIF Amort - PASSIF N
BRUT NET
dépré
Immobilisations incorporelles 100 50 50 Capital 2 500
Réserves 2 000
Immobilisations corporelles 12 000 4 500 7 500 Résultat 200
La subvention d’investissement inscrite au bilan d’ORALOI a été obtenue en janvier N-2. Elle est reprise
en résultat au même rythme que l’amortissement de l’immobilisation financée. Il en va de même en
consolidation.
Bilan au 31 décembre N en K€
N
ACTIF Amort - PASSIF N
BRUT NET
dépré
Immobilisations incorporelles Capital 3 000
Réserves 2 000
Immobilisations corporelles 8 000 1 000 7 000 Résultat 100
Immobilisations financières
TOTAL I 8 000 1 000 7 000 TOTAL I 5 100
Stocks et en-cours 100 100
Créances 400 400 Dettes 2 500
Disponibilités 100 100
TOTAL II 600 - 600 TOTAL II 2 500
TOTAL GÉNÉRAL 8 600 1 000 7 600 TOTAL GÉNÉRAL 7 600
WTC ORALOI
Les titres DW ont été acquis à la constitution de la filiale et aucun écart n’est à constater.
Après analyse des caractéristiques des opérations d’acquisition des filiales, le groupe MDJ prévoit que la
durée d’utilisation des écarts d’acquisition soit limitée. Ne pouvant toutefois la déterminer précisément,
une durée de 10 ans est retenue pour leur amortissement.
SOGEDIS
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Tableau des variations des capitaux propres
MISE EN SITUATION
Le groupe SOGEDIS est l’un des leaders de l’industrie européenne du complément alimentaire et de la
distribution de proximité. Il poursuit une politique de croissance interne et de croissance par acquisitions et
réalise plus de 45% de son chiffre d’affaires sur les marchés internationaux. En N, tous ses indicateurs
économiques ont connu une croissance à deux chiffres.
Le groupe SOGEDIS est coté sur Euronext ; il est le premier groupe européen du secteur des compléments
alimentaires par sa capitalisation boursière. Les comptes annuels consolidés de l’exercice N sont préparés
conformément aux normes IFRS. Comme l’exige ce référentiel, une information comparative est fournie en
appliquant les IFRS à l’exercice N-1.
TRAVAIL À FAIRE
1. Rappeler l’objectif du tableau des variations des capitaux propres. Quel est son intérêt pour les
groupes ? Ce tableau est-il obligatoire ?
2. Quels sont les composants à présenter au minimum dans l’état des variations des capitaux
propres en normes IFRS ? S’agit-il des mêmes qu’en normes françaises ?
3. En utilisant le modèle proposé en Annexe 3, présenter le tableau des variations des capitaux
propres pour l’année N.
z
Actions Résultat
Capital Réserves TOTAL Intérêts
propres en global TOTAL
social consolidées GROUPE minoritaires
portefeuille consolidé
Solde au 31/12/N-1
Acquisition d’actions
propres
Réduction de capital
Autres mouvements
Solde au 31/12/N
GAMMA
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Tableau des flux de trésorerie
MISE EN SITUATION
Le groupe GAMMA, constitué de la société-mère GAMMA et de deux filiales, DETEC et GUIDEA, intervient
dans le développement et la commercialisation de produits et de solutions innovantes pour faciliter le
guidage et l’accessibilité à la voirie et aux transports des personnes déficientes visuelles. Non coté, le groupe
établit des comptes consolidés en respectant les règles françaises de consolidation. Afin de fiabiliser le
processus de consolidation et d’éviter au maximum les erreurs, la Directrice financière du groupe, Mme Buhl,
souhaite définir un guide de procédures pour l’établissement des comptes consolidés.
Actuellement en alternance DSCG au service comptable de la société GAMMA, vous êtes chargé(e) par Mme
Buhl de ce travail pour l’établissement du tableau des flux de trésorerie. Elle vous demande de préciser les
différences entre les normes françaises de consolidation et les normes IFRS.
TRAVAIL À FAIRE
1. Indiquer l’intérêt de la présentation d’un tableau des flux de trésorerie par les groupes.
2. Développer les contraintes de présentation et de forme imposées aux groupes pour l’éta-
blissement de leur tableau des flux de trésorerie en précisant notamment les trois catégories de
flux qui figurent dans ce tableau.
3. Rappeler comment sont pris en compte les flux de trésorerie des filiales.
4. Rappeler comment sont pris en compte les flux de trésorerie liés au crédit-bail et aux variations
du périmètre de consolidation.
5. Dresser le tableau des flux de trésorerie du groupe à partir des tableaux de flux individuels. Quel
commentaire peut-on faire sur l’impact des retraitements sur les flux de trésorerie ?
Pour les retraitements et le calcul des impôts différés, on retiendra un taux d’imposition de 25%.
Méthode de
Société % de contrôle % d’intérêt Contrôle
consolidation
DETEC 80% 80% Contrôle exclusif Intégration globale
GUIDEA 30% 30% Influence notable Mise en équivalence
La société GAMMA comptabilise depuis 3 ans une provision pour hausse de prix. À l’ouverture de l’exercice, le solde du
compte était de 180 K€. Au cours de l’exercice, la société a repris cette provision à hauteur de 10 K€ et l’a dotée pour 40 K€.
La société GAMMA vend des marchandises à sa filiale DETEC en pratiquant un taux de marge de 10% du prix de vente.
Au 31/12/N, le stock de marchandises détenues par DETEC et achetées auprès de GAMMA avait une valeur de 150 K€,
contre 180 K€ à la clôture N-1. Le total des achats effectués par DETEC auprès de GAMMA durant l’exercice N s’élève
à 500 K€ HT. Tout a été réglé à la clôture N.
En milieu d’exercice, la société DETEC a remboursé un prêt qu’elle avait contracté auprès de GAMMA, d’un montant
de 300 K€.
Suite à l’affectation du résultat N-1, les sociétés ont procédé aux distributions de dividendes suivantes (en K€) :
GAMMA 790
DETEC 420
GUIDEA 270
À la fin de l’exercice N, la société GAMMA a cédé l’une de ses immobilisations à DETEC, pour un prix de 240 K€. Cette
immobilisation avait été acquise par GAMMA début N-4, pour un montant de 300 K€ et faisait l’objet d’un
amortissement linéaire, sur 10 ans. DETEC prévoit de l’utiliser encore 5 ans.
ACTIF PASSIF
N N-1 N N-1
Immobilisations 64 514,75 52 088,5 Capital 28 500 27 000
Primes et réserves groupe 34 916 31 280
Résultat groupe 4 289,15 3 941
Stocks 11 530 9 210 Intérêts minoritaires 4 676,35 3 897
Créances 30 430 29 500 Dettes financières 14 320 8 450
IDA 26,25 4,5 Dettes d’exploitation 19 957 18 190
Disponibilités 210 2 000 IDP 52,5 45
Total de l’actif 106 711 92 803 Total du passif 106 711 92 803
(1)Courant N, la société GAMMA a procédé à une augmentation de capital en numéraire, en émettant 10 000 actions
nouvelles d’une valeur nominale de 150 €, au prix de 200 €.
QCM
Patricia Gouttefarde, Emmanuelle Pèpe &
Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Synthèse des thèmes 1, 2 et 3
1. Dans une opération de fusion, la valeur d’apport de la société absorbée est obligatoirement « la valeur
réelle globale » si :
La fusion implique des sociétés sous contrôle commun et la fusion est à l’endroit.
La fusion implique des sociétés sous contrôle distinct et la fusion est à l’envers.
La fusion implique des sociétés sous contrôle distinct et la fusion est à l’endroit.
La fusion implique des sociétés sous contrôle commun et la fusion est à l’envers.
2. Une opération de fusion implique deux sociétés : l’absorbante A au capital de 4 000 actions (avant
fusion) dont l’actionnaire principal, la SA ALAIN, détient 3 500 actions ; l’absorbée B au capital de 1 500
actions dont l’actionnaire principal, M. Benoît, détient 1 300 actions. La fusion se traduit par une
augmentation de capital chez A de 6 000 actions (en rémunération de l’apport de B).
La fusion est à « l’endroit ».
La fusion est à « l’envers ».
3. La société absorbante A détient 60% des titres de la société absorbée B. L’actif net comptable de B s’élève
à 2 300 k€. La valeur comptable des titres B détenus par A est égale à 1 800 k€. Cette opération de fusion
dégage :
Un boni de 500 k€.
Un mali de 500 k€.
Un mali de 420 k€.
Un boni de 420 k€.
5. La société absorbante A détient 40% des titres de la société absorbée B. L’actif net comptable de la
société B s’élève à 3 800 k€, les apports évalués à la valeur réelle s’élèvent à 5 800 k€. Le coût
d’acquisition des titres B par A se chiffre à 2 500 k€. Les deux sociétés font partie d’un même groupe.
Cette opération conduit à l’analyse d’un mali technique de :
980 k€.
800 k€.
2 000 k€.
180 k€.
6. Dans le cadre d’une opération de fusion absorption de B par A, les valeurs d’échange d’une action sont de
336 € pour B et 224 € pour A. Le capital de B est composé de 4 000 actions ; A détient 60% de ces actions.
Les modalités de fusion sont :
3 actions A contre 2 actions B avec 6 000 actions nouvelles A à créer.
3 actions A contre 2 actions B avec 2 400 actions nouvelles A à créer.
2 actions A contre 3 actions B avec 2 400 actions nouvelles A à créer.
3 actions A contre 2 actions B avec 3 600 actions nouvelles A à créer.
7. Les fusions peuvent bénéficier de l’application d’un effet comptable rétroactif. Ceci signifie que les
opérations réalisées par l’absorbée entre cette date d’effet comptable rétroactif et l’AGE validant la fusion
sont considérées comme des opérations de l’entité après fusion. Cette date d’effet comptable rétroactif :
Peut être choisie sans contrainte par les entités qui fusionnent.
Ne peut être antérieure à la date de clôture du dernier exercice clos de l’absorbante.
Ne peut être antérieure à la date de clôture du dernier exercice clos de l’absorbée.
Ne peut être antérieure à la date du projet de fusion.
9. Un jeu complet d’états financiers IFRS comprend : un état de situation financière, un état du résultat net
et des autres éléments du résultat global, un état de variation des capitaux propres, un tableau de flux de
trésorerie, des notes.
Vrai
Faux
10. Selon le référentiel IFRS, les immobilisations corporelles, ultérieurement à leur enregistrement initial,
doivent être évaluées :
au coût.
à la juste valeur.
au choix : au coût ou à la juste valeur.
au choix : au coût ou à la juste valeur, uniquement s’il existe un marché actif.
11. Une société acquiert une machine début N-1 pour un prix de 200 000 €. Elle pense l’utiliser pendant 5
ans. Elle aura alors la possibilité de la revendre au vendeur pour 10 000 €. En N, l’utilisation de cette
machine a permis de réaliser un chiffre d’affaires de 50 000 €, la société estime que ce chiffre sera en
croissance de 5% par an. La société réalise une marge de 60% sur ses ventes. Fin N, la valeur vénale de la
machine est évaluée à 90 000 €. Le taux d’actualisation est de 4 %.
Quel est le montant de la dépréciation à constater au 31/12/N ?
34 000 €
23 368 €
16 632 €
0€
12. Selon IFRS 16, la distinction entre contrat de location simple et contrat de location-financement :
doit être faite chez le locataire et le bailleur.
doit être faite chez le locataire.
dépend de la substance de la transaction plutôt que de la forme du contrat.
dépend du montant de l’actif sous-jacent.
13. Selon le référentiel IFRS, les variations de la juste valeur d’un immeuble de placement :
impactent le résultat et non les autres éléments du résultat global comme c’est le cas pour les
autres immobilisations corporelles et incorporelles.
impactent les autres éléments du résultat global et non le résultat comme c’est le cas pour les
autres immobilisations corporelles et incorporelles.
impactent le résultat de la même manière que les autres immobilisations corporelles et
incorporelles.
impactent les autres éléments du résultat global de la même manière que les autres
immobilisations corporelles et incorporelles.
16. Selon le référentiel IFRS, lors de sa comptabilisation initiale, un actif financier doit être évalué à sa juste
valeur majorée des coûts de transaction directement attribuables à l’acquisition ou à l’émission de cet
actif financier :
dans tous les cas.
sauf s’il s’agit d’un actif financier évalué au coût amorti.
sauf s’il s’agit d’un actif financier évalué à la juste valeur par le biais des autres éléments du
résultat global.
sauf s’il s’agit d’un actif financier évalué à la juste valeur par le bais du résultat net.
17. L’entreprise A signe un contrat avec l’entreprise B, le 1er juillet N, pour 20 000 € HT. Ce contrat,
résiliable, prévoit que l’entreprise A repeigne un bâtiment appartenant à B au cours du mois de septem-
bre N. L’entreprise B doit verser à A les 20 000 € prévus en deux fois, la moitié au début du mois de
septembre, l’autre moitié à la fin des travaux, à savoir le 30 septembre. À quelle(s) date(s) et pour quel
montant doit être enregistré le produit chez A ?
Le 1er juillet N, pour 20 000 €.
Le 1er septembre N, pour 20 000 €.
Le 30 septembre N, pour 20 000 €.
Le 1er septembre N, pour 10 000 € et le 30 septembre N, pour 10 000 €.
18. La société mère M détient 5 000 actions F1 dont 3 000 actions ordinaires et 2 000 actions à droit de vote
double. Le capital de la société F1 est constitué de 10 000 actions ordinaires, 4 000 actions à droit de vote
double et 2 000 actions à dividende prioritaire sans droit de vote. Le pourcentage de contrôle de la mère
sur F1 est de :
35%.
38,9%.
35,7%.
31,25%.
19. La société mère détient 6 000 actions ordinaires de la filiale F1. Elle est également en possession de l’usu-
fruit lié à 2 000 actions démembrées et 1 000 ORA (1 action pour 2 obligations ; remboursement prévu à
court terme). F1 a un capital de 10 000 actions ordinaires, dont 2 000 démembrées, et 6 000 ORA ont été
émises. Quel est le pourcentage de contrôle de M dans F1 selon les normes françaises de consolidation ?
Selon les normes IAS/IFRS ?
50% et 63,58%.
46,43% et 68,35%.
60% et 56,38%.
80% et 65,38%.
Les pourcentages d’intérêts de M dans chaque filiale sont :
F1 : 60% ; F2 : 48% ; F3 : 28,8%.
F1 : 60% ; F2 : 80% ; F3 : 60%.
F1 : 66,37% ; F2 : 53,10% ; F3 : 31,86%.
F1 : 40% ; F2 : 32% ; F3 : 19,2%.
21. Selon la norme IAS 16, une immobilisation corporelle acquise 100 000 € et payée 20 000 € comptant,
30 000 € à 1 an et 50 000 € à 2 ans figure à l’actif du bilan pour une valeur de :
100 000 €.
85 895 €.
88 595 €.
20 000 €.
22. Une société filiale fait l’acquisition d’un immeuble de placement (au sens de la norme IAS40) pour
800 000 € (net d’une remise de 20%). Les frais inhérents à l’opération s’élèvent à 92 500 €.
En application du référentiel international, ce bien est valorisé à l’actif pour un montant de :
800 000 €.
892 500 €.
1 000 000 €.
1 092 500 €.
23. La société M vend à sa filiale F1 des marchandises. Au 31/12/N, le stock de marchandises de F1 est de 90 000 €
(dont 15% de marge au profit de M) ; au 01/01/N il était de 30 000 € (dont 15% de marge au profit de M).
Selon les normes françaises de consolidation, l’impact du retraitement du profit interne est :
Réserves F1 : - 10 125 ; Résultat F1 : + 3 375.
Réserves M : - 3 375 ; Résultat M : - 6 750 ; IDA : + 3 375.
Réserves F1 : - 3 375 ; Résultat F1 : - 6 750 ; IDP : + 3 375.
Résultat M : - 10 125 ; IDA : + 3 375.
24. La société F1, filiale de M, verse un dividende de 100 000 € en N au titre de l’exercice N-1. Le
retraitement qu’il faut opérer à la clôture de l’exercice N est :
Aucun.
Virer 100 000 € du résultat M aux réserves M.
Virer 100 000 € des réserves M au résultat M.
Virer 100 000 € du résultat M au résultat F1.
26. La société M fait l’acquisition de 60% de la société F1 pour 30 000 K€. À la date de prise de contrôle, les
actifs et passifs identifiables sont évalués à 58 000 K€.
Selon IFRS 3, le groupe enregistre :
Un goodwill (écart d’acquisition) négatif de 4 800 K€ en résultat par une augmentation de la
valeur des titres de participation à l’actif.
Un goodwill (écart d’acquisition) positif de 4 800 K€ en immobilisation incorporelle par une
diminution de la valeur des titres de participation.
Un goodwill (écart d’acquisition) négatif de 4 800 K€ en provision.
Un goodwill (écart d’acquisition) négatif de 16 800 K€ en résultat par une augmentation de la
valeur des titres de participation à l’actif.
OM RÉPARATIONS
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Cadre général de l’audit • Les différents audits et leurs acteurs
Pour tous les cas d’audit (Thème 4 de cet ouvrage), le lecteur consultera :
- le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes ; les normes d’exer-
cice professionnel (NEP) ; les parties législative et réglementaire du code de commerce
relatives aux commissaires aux comptes (Cf. onglet « La réglementation » sur le site
de la CNCC) ;
- le décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 relatif à l'exercice de l'activité d'expertise
comptable ;
- l’arrêté du 1er septembre 2016 portant agrément des normes professionnelles relatives
au cadre de référence, au glossaire, à la norme professionnelle de maîtrise de la qualité
(NPMQ), à la norme professionnelle relative à la mission de présentation de comptes
(NP 2300), à la norme professionnelle relative aux missions d’assurance sur des infor-
mations autres que des comptes complets historiques-attestations particulières (NP
3100), élaborées par le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables8 ;
- le référentiel normatif de l’OEC.
MISE EN SITUATION
Il y a deux ans, M. Ménal, ancien ingénieur, a déposé un brevet portant sur une nouvelle technologie d’ins-
pection des canalisations. Afin d’exploiter ce brevet, il a créé la SARL OM RÉPARATIONS, qui propose des
solutions de maintenance et de réparation d’ouvrages en métaux, comme les réseaux de canalisation et les
conduites de gaz.
Les données de la société pour les deux premières années sont résumées dans le tableau ci-dessous :
Exercice 1 Exercice 2
Nombre de salariés 4 8
Le caractère novateur de la solution proposée par la SARL la place dans une perspective de devenir un des
leaders de ce nouveau marché. Face à la forte demande du marché, M. Ménal envisage à moyen terme un
développement de la société sur tout le territoire national, par acquisition de structures déjà existantes et
par l’ouverture de nouveaux sites.
Afin d’avoir plus de visibilité sur le développement de son activité à plus court terme, M. Ménal a établi un
prévisionnel pour les deux exercices à venir :
Exercice 3 Exercice 4
Nombre de salariés 24 34
Pour financer le développement de l’entreprise, M. Ménal envisage d’une part d’ouvrir le capital de l’entre-
prise et, d’autre part, de recourir à des emprunts bancaires.
M. Ménal reste néanmoins inquiet d’une non-maîtrise du développement de son activité et des activités
gérées par des structures distantes. De plus, les associés potentiels auxquels il s’est adressé ainsi que la
8
Le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables a changé de nom et est devenu le Conseil national de l'ordre des experts-comptables (article
15 de la loi n°2022-172 du 14 février 2022).
banque de l’entreprise, intéressés par le projet, souhaitent au préalable obtenir des garanties quant à la
fiabilité des informations financières fournies.
M. Ménal s’interroge alors sur la pertinence de recourir à un audit.
TRAVAIL À FAIRE
1. Afin d’éclairer M. Ménal, il vous est demandé dans un premier temps de fournir une définition du
terme « audit » et de présenter les différents types d’audits qui peuvent être mis en œuvre en
précisant leur objet et leur intérêt pour la SARL OM RÉPARATIONS. Vous présenterez également
les acteurs qui peuvent mener ces audits ainsi que les organisations professionnelles et les règles
et normes qui encadrent leurs travaux.
2. M. Ménal s’interroge sur le fait de faire désigner un commissaire aux comptes. Quel intérêt peut
présenter une telle désignation ?
3. Convaincu de la nécessité de réaliser un audit financier, M. Ménal hésite entre recourir à un audit
légal ou recourir à un audit contractuel. Pour l’éclairer, il vous est demandé de présenter et de
comparer ces deux formes d’audit, en détaillant notamment les points suivants :
- source de la mission ;
- objectifs ;
- durée de la mission ;
- indépendance, incompatibilités ;
- démarches et outils.
PALIN
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Normes d’audit • Audit légal de la petite entreprise
MISE EN SITUATION
Après avoir débuté sa carrière dans le domaine du marketing, Mme Palin a décidé, il y a 5 ans, de se reconvertir
en ouvrant une boulangerie, dont le concept repose sur la fabrication et la vente d’une large gamme de pains,
élaborés selon des procédés traditionnels, à partir d’ingrédients de qualité et de farines biologiques.
Face au succès de son nouveau concept, Mme Palin a, depuis, ouvert deux autres boulangeries et envisage
d’ouvrir un restaurant, associé à une quatrième boulangerie, et qui utiliserait les produits et le savoir-faire
de cette dernière. Afin de financer la croissance de son entreprise et pour faciliter la recherche de
financement, Mme Palin contacte M. Bonet, expert-comptable et commissaire aux comptes.
Constituée sous forme de SAS, la société de Mme Palin ne dépasse pas encore les seuils de nomination d’un
commissaire aux comptes. Néanmoins, anticipant ce franchissement et dans la perspective du
développement de l’activité, M. Bonet expose à Mme Palin l’intérêt d’un recours à un audit légal. Pour cela, il
met en avant la qualité d’une telle intervention, garantie par le respect de normes d’exercice professionnel
exigeantes.
Intriguée par ce point, Mme Palin aimerait savoir ce que sont ces normes et quelle est leur utilité. M. Bonet
propose alors de lui faire parvenir une documentation générale sur ces questions.
TRAVAIL À FAIRE
1. M. Bonet vous charge, en tant que collaborateur de son cabinet, de rédiger une note dans
laquelle il vous demande :
- de définir de façon générale le terme de « norme » puis d’expliquer à quoi correspondent les
normes professionnelles ;
- d’en montrer l’utilité pour l’audit ;
- de présenter l’évolution de ces normes au niveau international puis d’identifier les
organisations, nationales et internationales, chargées de l’élaboration de ces normes ;
- d’indiquer le cadre normatif qui s’applique aux commissaires aux comptes en France, en
distinguant les normes professionnelles des autres dispositions ;
- d’indiquer le processus d’élaboration des normes d’audit légal en France.
z
Ce travail vous ayant vivement intéressé(e), vous décidez d’approfondir le sujet afin de mieux appréhender
la place de ces normes dans la mission d’audit légal du commissaire aux comptes.
TRAVAIL À FAIRE
2. Pour compléter vos recherches, vous décidez :
- de présenter de façon schématique les différentes étapes de la mission d’audit légal en
précisant, à chaque étape, le numéro des NEP qui sont mises en œuvre par le CAC ;
- de compléter cette présentation par un tableau faisant apparaître l’intitulé des NEP en
question et leur contenu résumé en deux ou trois phrases.
z
Désormais convaincue de l’intérêt de nommer un commissaire aux comptes, Mme Palin s’inquiète toutefois
de la lourdeur des travaux d’audit par rapport à la taille et aux moyens financiers de son entreprise.
TRAVAIL À FAIRE
3. Afin de rassurer Mme Palin, vous préparez une synthèse rappelant les seuils en-deçà desquels une
entreprise est considérée comme petite et les conséquences pour la mission du commissaire aux
[Link]
FEP
Patricia Gouttefarde, Emmanuelle Pèpe &
Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
L’expert-comptable : Déontologie • Cadre d’exercice de la
profession • Différentes missions • Devoir de conseil
MISE EN SITUATION
Le cabinet FEP est implanté dans la ville de C. depuis plusieurs décennies et jouit d’une solide réputation de
sérieux et de compétence auprès des entreprises de la région. Au cours des deux ou trois dernières années,
un certain renouvellement des cadres-associés a fait suite au départ à la retraite de plusieurs des experts-
comptables fondateurs. Cette arrivée de jeunes professionnels a ajouté du dynamisme et une intégration
plus importante de la digitalisation dans la pratique de ce cabinet renommé.
Vous avez candidaté pour un poste de collaborateur(trice) comptable au sein de l’équipe du cabinet FEP et
vous êtes convié(e) prochainement à un entretien d’embauche.
Dans cette perspective, vous avez décidé de revoir les fondamentaux de l’activité d’expert-comptable et
vous êtes auto-saisi(e) d’un certain nombre de questions à traiter.
TRAVAIL À FAIRE
1. Rappeler en quelques lignes les caractéristiques de l’expert-comptable (EC) exerçant en libéral.
2. Après avoir défini le terme de « déontologie », trouver la référence juridique du « Code de
déontologie des professionnels de l’expertise comptable ». Quelle est la raison d’être des règles
déontologiques ?
3. En se fondant sur l’arrêté du 1er septembre 2016 « portant agrément des normes professionnelles
relatives au cadre de référence, au glossaire, à la norme professionnelle de maîtrise de la qualité
(NPMQ), à la norme professionnelle relative à la mission de présentation de comptes (NP 2300),
à la norme professionnelle relative aux missions d’assurance sur des informations autres que des
comptes complets historiques-attestations particulières (NP 3100), élaborées par le Conseil
supérieur de l’ordre des experts-comptables9 » et le référentiel normatif de l’OEC, préciser le rôle
du cadre de référence et les entités auxquelles celui-ci s’applique.
4. Après avoir repris la définition du terme « assurance » dans le glossaire fourni dans l’annexe 1 de
l’arrêté de 2016, indiquer les différents niveaux d’assurance et les missions auxquels ils s’ap-
pliquent ainsi que les normes professionnelles (NP) dont relèvent ces missions.
5. Donner des exemples « d’autres prestations sans assurance » réalisées par l’EC en s’appuyant en
particulier sur la loi PACTE qui a élargi le champ de ces prestations.
Après avoir réalisé ce premier travail de révision, plutôt conceptuel, vous avez décidé de vous pencher de
manière plus pratique sur la question des relations entre l’expert-comptable et ses clients. Vous avez réussi
à obtenir des documents réels (Annexes 1 et 2) qui vous conduisent à nouveau à vous poser un certain
nombre de questions.
TRAVAIL À FAIRE
6. Tout d’abord, vous vous posez des questions sur la lettre de mission :
- Quelle est la norme professionnelle qui définit le contenu de la lettre de mission pour la
présentation des comptes ? Quel est l’objectif de la lettre de mission ?
- Vérifier que le contenu de la lettre de mission (Annexe 1) établie par Mme H., expert-
comptable, est conforme au référentiel normatif.
- À quel critère de déontologie se rapporte le passage suivant de la lettre de mission : « Après
avoir informé notre confrère en exercice sur votre dossier » ?
9
Le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables a changé de nom et est devenu le Conseil national de l'ordre des experts-comptables (article
15 de la loi n°2022-172 du 14 février 2022).
Un autre client de Mme H. la submerge de questions diverses liées à tous les aspects de la gestion de son entre-
prise ; il la sollicite pratiquement à chaque fois qu’il doit prendre une décision. Mme H. lui signale
(aimablement) que ces questions dépassent largement le cadre de la mission de présentation des comptes
annuels qu’elle a contractée avec lui. Ce client insiste en arguant du fait que Mme H. a, envers lui, un devoir
d’information et de conseil.
TRAVAIL À FAIRE
7. Vous effectuez des recherches sur le devoir d’information et de conseil de l’expert-comptable.
Répondez aux questions suivantes en illustrant vos réponses par des exemples concrets.
- Retrouver la source de l’obligation d’information et de conseil.
- En quoi consiste cette obligation ?
- Dans quelle mesure Mme H. a-t-elle le devoir de répondre aux questions de ce client ?
Vous vous penchez ensuite sur le document (Annexe 2) établi par Mme H. à la demande de la SARL AB.
TRAVAIL À FAIRE
8. Répondez aux questions suivantes :
- De quel type de mission relève ce document ?
- Quelle est la NP qui s’applique à ce type de mission ? Quel est le niveau d’assurance de ce
type de mission ?
- Que signifient les expressions « attestation directe » et « attestation indirecte » ? Quel est
leur contexte respectif ? Quel est le cas en l’espèce ?
- De quelle manière l’expert-comptable formule-t-il la conclusion d’une attestation dans le cas
d’un niveau d’assurance modéré ?
- Pour obtenir du soutien financier pendant la crise sanitaire liée au COVID 19, les entreprises
ont dû produire d’assez nombreuses attestations. En citer quelques-unes.
Mme H. a été contactée par un élu du comité social et économique (CSE) de la société D. Il l’interroge sur
l’intérêt ou l’obligation qu’a le CSE de faire appel à un expert-comptable et sur le champ de ses missions.
TRAVAIL À FAIRE
9. Préparer les réponses que peut lui faire Mme H.
Votre entreprise
La Menuiserie-Ebénisterie S., dont le siège social se situe 5 rue du Printemps – Zone artisanale de K., a été
créée le 1er octobre 2017. Elle exerce son activité sous la forme d’une SARL au capital de 2 000 € et vous en
êtes le gérant. Votre société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Vous employez 1 salarié et votre
chiffre d’affaires prévisionnel pour l’exercice 2022 se situe entre 120 000 et 150 000 €.
Vos besoins
Vous souhaitez nous confier les diligences comptables requises dans le cadre de notre mission de révision
des comptes. À ce titre, nous réaliserons l’ensemble des contrôles normalisés et nous vous présenterons
les comptes lors d’une réunion annuelle de bilan. Pour estimer nos honoraires, nous avons pris en
considération les informations que vous avez bien voulu nous communiquer.
En parallèle à cette mission, nous assurerons l'établissement des déclarations fiscales incluses au présent
devis. Nous établirons la liasse fiscale relative à votre exercice et nous nous chargerons de la transmettre
aux services fiscaux par télétransmission.
Pour ce qui est de l’établissement des bulletins de salaires et des déclarations sociales, nous recourons aux
services d’un partenaire spécialisé. Celui-ci vous accompagnera dans toutes vos démarches et répondra à
toutes vos interrogations relatives au droit du travail.
La forme juridique de votre entreprise vous impose la réalisation d’un certain nombre de formalités.
Dès que nous aurons clôturé vos comptes, nous préparerons la tenue de votre assemblée générale et nous
déposerons vos comptes au greffe.
Proposition chiffrée
Dans le cas d’une variation significative de l’activité de votre entreprise ou si vous désirez des services
ponctuels (établissement d’un prévisionnel, élaboration d’un tableau de bord, …) un avenant à ce contrat
de mission devra être établi.
La facturation des honoraires est annuelle. Trois acomptes de 1 000 € seront à nous verser à la fin de
chaque trimestre civil. Les règlements sont à effectuer au comptant par virement.
Après avoir informé notre confrère en exercice sur votre dossier, nous vous demandons de bien vouloir
signer le présent contrat, de parapher les annexes et de nous en retourner un exemplaire.
1. Durée de la mission
La mission est confiée pour une durée d’un an et est renouvelable chaque année par tacite reconduction,
sauf dénonciation par lettre recommandée avec accusé de réception trois mois avant la date de clôture de
l’exercice. (…)
3. Secret professionnel
Le professionnel de l’expertise comptable est tenu :
- au secret professionnel dans les conditions prévues à l'article 226-13 du Code pénal10 ,
- à une obligation de discrétion, distincte de l'obligation précédente, quant aux informations recueillies
et à la diffusion des documents qu'il a établis. Ces derniers sont adressés au client, à l'exclusion de tout
envoi à un tiers, sauf demande du client. Les documents établis par le professionnel de l'expertise
comptable seront en conséquence adressés au client, à l'exclusion de tout envoi direct à un tiers (sauf
instruction spécifique de la part du client et exception faite des transmissions aux administrations fis-
cales et sociales et organismes de gestion agréés).
4. Obligations du client
Le client s'interdit tout acte portant atteinte à l'indépendance du professionnel de l’expertise comptable
ou de ses collaborateurs. Il s’interdit en particulier d’effectuer des offres à des collaborateurs d'exécuter
des missions pour leur propre compte ou de devenir salariés du client.
Le client s'engage :
- à fournir au professionnel de l’expertise comptable préalablement au début de la mission, les informa-
tions et documents d’identification requis (…),
- à mettre à la disposition du professionnel de l’expertise comptable, dans les délais convenus, l'ensemble
des documents et informations nécessaires à l'exécution de la mission,
- à réaliser les travaux lui incombant,
- à respecter les procédures mises en place pour la réalisation de la mission et notamment le planning
d’intervention du professionnel de l’expertise comptable figurant dans la lettre de mission,
- à porter à la connaissance du professionnel de l’expertise comptable les faits nouveaux ou exceptionnels.
Il lui signale également les engagements susceptibles d'affecter les résultats ou la situation patrimoniale
de l’entreprise,
- à confirmer par écrit, si le professionnel de l’expertise comptable le lui demande, que les documents,
renseignements et explications fournis sont exhaustifs et reflètent fidèlement la situation patrimoniale
de l’entreprise,
- à vérifier que les états et documents produits par le professionnel de l’expertise comptable sont
conformes aux demandes exprimées et informations fournies par lui-même et à informer sans retard le
professionnel de tout manquement ou erreur.
10
« La révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une
fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. »
5. Honoraires
Le professionnel de l’expertise comptable reçoit du client des honoraires librement convenus qui sont
exclusifs de toute autre rémunération, même indirecte. Il est remboursé de ses frais de déplacement et
débours.
Des provisions sur honoraires peuvent être demandées périodiquement.
Les conditions de règlement des honoraires sont les suivantes (…)
6. Responsabilité
En application de l’article 2254 modifié du Code civil, la responsabilité civile du professionnel de
l’expertise comptable ne peut être mise en jeu que sur une période contractuellement définie et ce à
compter des événements ayant causé un préjudice à l’entreprise.
La responsabilité civile du membre de l'Ordre pouvant résulter de l'exercice de ses missions fait l'objet
d'une assurance obligatoire.
Tout événement susceptible d'avoir des conséquences en matière de responsabilité doit être porté sans
délai à la connaissance du professionnel de l’expertise comptable par le client.
La responsabilité du professionnel de l’expertise comptable ne peut en aucun cas être engagée dans
l'hypothèse où le préjudice subi par le client ou par l’adhérent est une conséquence :
- d'une information erronée ou d'une faute ou négligence commise par le client ou par ses salariés ;
- du retard ou de la carence du client ou par l’adhérent à fournir une information nécessaire au profes-
sionnel de l’expertise comptable ;
- des fautes commises par des tiers intervenant chez le client ou chez l’adhérent.
7. Différends
Les litiges qui pourraient éventuellement survenir entre le professionnel de l’expertise comptable et son
client seront portés, avant toute action judiciaire, devant le Président du Conseil régional de l'Ordre
compétent ou son représentant aux fins de conciliation.
En notre qualité d’expert-comptable de la SARL AB et, en réponse à votre demande, nous attestons que le
montant du chiffre d’affaires mensuel moyen HT réalisé par votre société au cours de l’exercice N s’élève à
11 524 €.
Ce chiffre d’affaires a été établi sous votre responsabilité à partir des documents et informations que vous
nous avez transmis.
En tant qu’expert-comptable, nous avons effectué une mission de présentation des comptes de la SARL AB
pour l’exercice clos au 31/12/N. Dans ce contexte, nous avons participé à l’élaboration de l’information
attestée. La mission de présentation des comptes, définie par les normes professionnelles de l’Ordre des
experts-comptables, est une mission d’assurance de niveau modéré aboutissant à une opinion sur la
cohérence et la vraisemblance des comptes pris dans leur ensemble. Elle ne porte pas spécifiquement sur
le chiffre d’affaires mensuel moyen réalisé au cours de l’exercice N, objet de la présente attestation.
Notre intervention a été effectuée selon les règles déontologiques de notre profession et la norme
professionnelle NP 3100 applicable aux missions d’assurance sur des informations autres que des comptes
complets historiques. Elle aboutit à exprimer une assurance de niveau raisonnable.
En complément des travaux réalisés dans le cadre de cette mission de présentation, et pour être en mesure
d’établir la présente attestation, nous avons mené les diligences suivantes :
• appréciation des procédures de contrôle interne relatives à la facturation ;
• examen de la correcte application des règles et principes comptables applicables en France.
Cette attestation est à conserver par l’entreprise et doit être communiquée à l’administration en cas de
contrôle.
SOLEOLE
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Les missions du commissaire aux comptes et de l’expert-comptable
MISE EN SITUATION
La SA SOLEOLE, très innovante, développe depuis 10 ans ses activités dans le domaine des énergies
renouvelables. Elle conçoit, pour des industriels, différents biens et services et en produit également
certains elle-même. Elle connaît, depuis sa création, une forte croissance qui devrait se poursuivre à moyen
terme. Déjà bien placée sur le marché national, elle se développe depuis peu à l’international. Elle emploie
actuellement 72 personnes, parmi lesquelles 4 sont affectées au service comptable de la société.
M. Philip est commissaire aux comptes de la SA SOLEOLE pour la quatrième année ; son mandat prendra fin
dans deux ans à l’issue de l’assemblée générale statuant sur les comptes de l’année précédente. M. Philip est
amené à exercer différentes missions et prestations en plus de sa mission annuelle d’audit.
Mme Matis (ingénieur de formation) est directrice générale de la société depuis peu. Elle doit rencontrer
prochainement M. Philip. Pour préparer cette entrevue, elle s’est documentée sur l’audit légal et se pose un
certain nombre de questions. Elle se demande notamment si la société SOLEOLE est une « EIP ».
TRAVAIL À FAIRE
4. M. Philip craint que la réalisation d’une prestation de conformité sociale (situation n°5) soit
incompatible avec sa mission légale. Analyser la situation et expliquer la démarche à mettre en
œuvre par le commissaire aux comptes avant d’accepter de réaliser cette prestation.
6. Rappeler quels sont les documents dans lesquels la société doit faire figurer les honoraires versés
au(x) commissaire(s) aux comptes.
z
Première situation
Au cours de l’exercice N, la société SOLEOLE a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de 10 600 000 €. Elle a
participé à des actions de mécénat auprès de différentes associations de défense de l’environnement pour
un montant total de 15 000 €.
Honoraires facturés : 100 €.
Deuxième situation
Pour financer un investissement important, la société SOLEOLE envisage d’effectuer un emprunt bancaire.
Les banquiers sollicités demandent à la société des comptes prévisionnels pour l’exercice à venir et
souhaitent que ces comptes soient examinés par le commissaire aux comptes de la société.
Les responsables de la SA SOLEOLE ont établi ces comptes prévisionnels (compte de résultat prévisionnel,
plan de financement, bilan prévisionnel et notes annexes) en se fondant sur une étude de marché effectuée
par un organisme indépendant. Ces prévisions traduisent la stratégie décidée par le conseil d’adminis-
tration. Les notes annexes précisent les hypothèses ainsi que les principes d’établissement et de
présentation retenus.
Honoraires facturés : 550 €.
Troisième situation
Les banquiers de la société SOLEOLE, après examen des comptes prévisionnels et lecture du rapport de M.
Philip, ont donné un accord de principe pour l’emprunt demandé. Cependant, en raison de l’importance de
son montant, ils souhaitent que la société leur fournisse des comptes intermédiaires établis au 30 septembre
et examinés par le commissaire aux comptes. En conséquence, Mme Matis sollicite M. Philip pour cet examen
en lui demandant cependant, pour des raisons d’urgence, de ne pas mettre en œuvre les diligences requises
pour un audit.
Honoraires facturés : 1 350 €.
Quatrième situation
La société SOLEOLE, dont le capital s’élève actuellement à 500 000 €, souhaite renforcer ses capitaux
propres. Le total de son bilan s’élève à 4 600 000 €.
Son principal fournisseur, la société VOLTA, très intéressé par le potentiel d’évolution de la société,
accepterait d’entrer dans le capital. La société SOLEOLE lui propose de convertir en actions sa créance qui
s’élève actuellement à 150 000 € environ.
Dans cette perspective, le conseil d’administration convoque une assemblée générale extraordinaire au
cours de laquelle il sera proposé la suppression du droit préférentiel de souscription attaché aux actions
actuelles.
L’augmentation de capital se réalisera sans délégation au conseil d’administration.
Honoraires facturés : 630 €.
Cinquième situation
L’expansion de la société SOLEOLE a conduit à une croissance rapide de sa masse salariale. Par ailleurs, les
prestations de service après-vente proposées par la société amènent une partie de ses salariés à se déplacer
et à avoir des horaires atypiques.
Craignant un contrôle dans les années à venir, Mme Matis souhaiterait solliciter M. Philip afin de vérifier la
conformité des pratiques de l’entreprise aux obligations sociales auxquelles elle est soumise.
Dont honoraires de certification des comptes (en euros) 7 050 7 405 7 692 7 850
À titre d’exemples, quelques illustrations des nouvelles offres réparties en quatre domaines :
Données financières Respect des textes légaux et réglementaires
Attestations de données prévisionnelles Examen du respect des délais de paiement
Audit financier contractuel Examen de conformité sociale
Analyse de la solvabilité Examen de conformité fiscale
Conformité/efficacité d’un processus Numérique
Analyse des conditions de fonctionnement d’un processus Analyse des dispositifs RGPD
Appréciation de la conformité des dispositifs de lutte Audit des systèmes d’information
contre le blanchiment des capitaux et le terrorisme
L'exercice de la profession de commissaire aux comptes consiste en l'exercice, par le commissaire aux
comptes, de missions de contrôle légal et d'autres missions qui lui sont confiées par la loi ou le règlement.
Un commissaire aux comptes peut, en dehors ou dans le cadre d'une mission légale, fournir des services et
des attestations, dans le respect des dispositions du présent code, de la règlementation européenne et des
principes définis par le code de déontologie de la profession.
I.- Il est interdit au commissaire aux comptes d'accepter une mission de certification auprès d'une entité
d'intérêt public, lorsqu'au cours de l'exercice précédant celui dont les comptes doivent être certifiés, ce
dernier ou tout membre du réseau auquel il appartient a fourni, directement ou indirectement, à l'entité
d'intérêt public, ou aux personnes ou entités qui la contrôlent ou qui sont contrôlées par elle dans l'Union
européenne, au sens des I et II de l'article L. 233-3, les services mentionnés au e du paragraphe 1 de l'article
5 du règlement (UE) n° 537/2014 du 16 avril 2014.
II.- Il est interdit au commissaire aux comptes et aux membres du réseau auquel il appartient de fournir
directement ou indirectement à l'entité d'intérêt public dont il certifie les comptes, et aux personnes ou
entités qui la contrôlent ou qui sont contrôlées par elle au sens des I et II de l'article L. 233-3 et dont le siège
social est situé dans l'Union européenne, les services mentionnés au paragraphe 1 de l'article 5 du
règlement (UE) n° 537/2014 du 16 avril 2014.
Par dérogation au premier alinéa du présent II, lorsqu'un membre du réseau auquel il appartient et qui est
établi dans un État membre fournit à une personne ou entité qui contrôle ou qui est contrôlée par l'entité
d'intérêt public, au sens des I et II de l'article L. 233-3, et dont le siège social est situé dans l'Union
européenne des services mentionnés aux i et iv à vii du a et au f du 1 du même article 5 dans un État membre
qui les autorise, le commissaire aux comptes analyse les risques pesant sur son indépendance et applique
les mesures de sauvegarde appropriées.
III.- Il est interdit au commissaire aux comptes d'accepter ou de poursuivre une mission de certification
auprès d'une personne ou d'une entité qui n'est pas une entité d'intérêt public lorsqu'il existe un risque
d'autorévision ou que son indépendance est compromise et que des mesures de sauvegarde appropriées
ne peuvent être mises en œuvre.
[…]
II.- Lorsque le commissaire aux comptes fournit à une entité d'intérêt public dont il est chargé de certifier
les comptes, ou à la personne qui la contrôle ou qui est contrôlée par elle au sens des I et II de l'article
L. 233-3, des services autres que la certification des comptes, le total des honoraires facturés pour ces
autres services se limite à 70% de la moyenne des honoraires facturés au cours des trois derniers exercices
pour le contrôle légal des comptes et des états financiers consolidés de l'entité d'intérêt public et, le cas
échéant, de la personne qui la contrôle ou qui est contrôlée par elle.
Les services autres que la certification des comptes qui sont requis par la législation de l'Union ou par une
disposition législative ou règlementaire sont exclus de ce calcul.
[…]
WYLER
Emmanuelle Pèpe & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Missions du commissaire aux comptes : informations extra-
financières
MISE EN SITUATION
Implanté à Mulhouse depuis plus de 60 ans, le cabinet WYLER a connu, depuis sa création, une forte
croissance de ses activités. Aux dossiers historiques d’expertise comptable, se sont ainsi ajoutées au fil du
temps des missions de gestion sociale, de conseil patrimonial et de commissariat aux comptes, conduisant à
la création de pôles spécialisés au sein du cabinet.
Si la dynamique de croissance se poursuit pour l’ensemble du cabinet, les associés anticipent toutefois une
perte de mandats pour le pôle audit. Ce sont ainsi 10 à 20 mandats qui pourraient être perdus, sur les 60
détenus. Il devient ainsi essentiel de développer de nouvelles missions.
Nouvellement recruté(e) en tant qu’auditeur(trice) débutant(e), les associés vous intègrent au groupe de
réflexion chargé d’identifier des pistes de développement pour le pôle audit, en vous demandant de vous
intéresser au rôle du CAC vis-à-vis des informations extra-financières. En Annexes 1 et 2 figurent des
extraits des recherches que vous avez déjà effectuées en vue de la prochaine réunion du groupe de travail.
TRAVAIL À FAIRE
Partie 1 : Analyse de l’information
1. Qualifier l’information fournie en Annexe 1. Mettre en évidence le développement de son
importance pour les sociétés en s’appuyant sur l’évolution récente du cadre juridique en matière
de publication d’informations par les sociétés.
2. Identifier les enjeux et les limites de ce type d’information.
3. Expliquer le rôle d’Organisme Tiers Indépendant (OTI) et les conditions à remplir pour obtenir ce
statut.
3 Extrait du sommaire
Responsabilité
environnementale, sociale,
LES 5 AXES DE LA STRATÉGIE ESG
Aux actionnaires,
En notre qualité d’organisme tiers indépendant, membre du réseau Mazars, Commissaire aux comptes de la société Korian,
accrédité par le COFRAC Inspection sous le numéro 3-1058 (portée d'accréditation disponible sur le site [Link]), nous
avons mené des travaux visant à formuler un avis motivé exprimant une conclusion d'assurance modérée sur les informations
historiques (constatées ou extrapolées) de la déclaration consolidée de performance extra financière, ainsi qu'à la demande
de la société et hors champ d'accréditation, une conclusion d'assurance raisonnable sur une sélection d'informations, préparées
selon les procédures de l'entité (ci-après le « Référentiel »), pour l’exercice clos le 31 décembre 2021 (ci-après respectivement
les « Informations » et la « Déclaration »), présentées dans le rapport de gestion du groupe en application des dispositions des
articles L. 225 102-1, R. 225-105 et R. 225-105-1 du Code de commerce.
Conclusion
Sur la base des procédures que nous avons mises en œuvre, telles que décrites dans la partie « Nature et étendue des travaux »,
et des éléments que nous avons collectés, nous n’avons pas relevé d’anomalie significative de nature à remettre en cause le fait
que la déclaration consolidée de performance extra-financière est conforme aux dispositions réglementaires applicables et que
les Informations, prises dans leur ensemble, sont présentées, de manière sincère, conformément au Référentiel.
! Remarque : L’intégralité du Document d’Enregistrement Universel peut être consulté sur le site
[Link], dans la rubrique Investisseurs – Résultats et publications.
Korian : Les plaintes en justice s'organisent, Orpea et Korian poursuivent leur chute en Bourse
(BFM Bourse) - Rien n’y fait. Ni les enquêtes commandées par le groupe, ni les remaniements à sa tête ne
parviennent à freiner la chuter du titre Orpea, qui abandonne désormais près des deux tiers de sa valeur
depuis le 20 janvier. Korian est également en chute libre, alors qu'une avocate annonce vouloir lancer une
action collective contre le groupe. Source : TradingSat-BFMBourse ; 07/02/2022
Korian au rebond, le « scénario très noir » dans les cours, pour un gestionnaire de fonds
[…] Depuis le début de l’année, surtout, le cours d’Orpea plonge de 60%, torpillé par la sortie du livre-
enquête « Les Fossoyeurs », de Victor Castanet, dénonçant des maltraitances dans certains
établissements, dont celui de Neuilly, propriété d’Orpea. Korian, lui, perd plus de 30%, la moitié de la
contre-performance étant liée à la chute de 16% du titre vendredi, quand les opérateurs ont appris que le
groupe, ainsi que DomusVi, étaient dans le collimateur de la prochaine émission « Cash Investigation »,
d’Elise Lucet, qui devrait être prête pour le début du mois de mars.
« Zone de dépression »
Pour Michel Keusch, gestionnaire des fonds chez Bellevue Asset Management, le « scénario très noir » est
maintenant dans les cours pour Korian, qui a contesté, hier, les faits de maltraitance qui avaient été relayés
par le Parisien en fin de semaine dernière. […] Source : Les Échos investir ; 08/02/2022
Connaissances associées
Déontologie et responsabilités du commissaire aux comptes et de
l’expert-comptable • Exercice en réseau
MISE EN SITUATION
ACAL AUDIT ET CONSEIL a été créé, sous forme de société, il y a 30 ans à Strasbourg par 4 experts-
comptables et commissaires aux comptes, dont MM. Peter et Roos toujours associés à l’heure actuelle.
Outre son site historique, ACAL AUDIT ET CONSEIL compte actuellement 18 bureaux dans tout le grand
Est de la France et emploie au total 352 collaborateurs.
L’activité du groupe est également répartie entre, d’une part, l’expertise comptable et le conseil s’adressant
à des entreprises de toutes tailles et activités et, d’autre part, l’audit légal et contractuel.
Sur chacun des sites concernés, le département « Audit » est indépendant et supervisé par au moins un
commissaire aux comptes diplômé. Des réunions de formation interne au groupe sont régulièrement
organisées sur le site de Strasbourg. Début 2016, M. Peter, commissaire aux comptes et associé fondateur
d’ACAL a accepté d’être le « référent » en matière de contrôle « EIP ».
Du fait de son implantation proche de plusieurs frontières, ACAL AUDIT ET CONSEIL a une importante
ouverture sur l’international et est amené à auditer des comptes sociaux et consolidés de sociétés
appartenant à des groupes français et internationaux.
ACAL AUDIT ET CONSEIL s’est associé récemment à RMA, un réseau international d’audit, d’expertise et
de conseil qui est présent dans plus de 100 pays.
En Annexe 1, figurent les informations relatives à la situation de certaines missions d’audit et aux
commissaires aux comptes signataires.
Dans un premier temps, le cabinet s’interroge sur la poursuite ou le renouvellement de certains de ses
mandats.
TRAVAIL À FAIRE
Le cabinet ACAL AUDIT ET CONSEIL est commissaire aux comptes de la SA EHRET depuis maintenant 5
ans et rencontre des difficultés dans l’exercice de son mandat.
Dans le cadre de son plan de mission, Mme Hart, commissaire aux comptes en charge du dossier, a planifié des
interventions selon le calendrier suivant :
Octobre – décembre N -1 → Vérification du fonctionnement du contrôle interne
Janvier N → Confirmation directe des tiers
Mars N → Assistance à l’inventaire physique
Avril – mai N → Audit des comptes de l’exercice ; vérifications spécifiques
Les dirigeants de la société EHRET estiment que les interventions de Mme Hart sont trop étalées dans le
temps et lui demandent d’intervenir entre le 30 avril N et le 30 septembre N exclusivement.
Par ailleurs, dans le cadre de ses contrôles, Mme Hart envisage d’effectuer des investigations
complémentaires auprès de la société EHRET DISTRI, filiale de la SA EHRET et qui effectue de nombreuses
opérations commerciales et financières avec la SA EHRET. Les dirigeants lui assurent que des procédures
strictes et de nombreux contrôles garantissent la fiabilité de ces opérations et de leur comptabilisation.
TRAVAIL À FAIRE
6. Face à cette demande de réduire sa période d’intervention, quelle est la position du
commissaire aux comptes ?
7. Mme Hart peut-elle opérer des investigations auprès de la filiale de la SA EHRET ?
8. Mme Hart peut-elle alléger ses investigations auprès de la filiale de la SA EHRET en s’appuyant
sur les affirmations des dirigeants ?
Agacés par sa « curiosité », les dirigeants refusent à plusieurs reprises de communiquer certains
documents à Mme Hart. Le directeur général de la SA EHRET, appréciant peu les investigations
de Mme Hart, lui reproche d’ailleurs d’exercer une profession protégée, alors que lui « prend tous
les risques ». Il estime également qu’elle privilégie les contrôles aux dépens de son devoir de
conseil.
9. Quelle est l’attitude du commissaire aux comptes dans cette situation ?
10. Le reproche adressé à Mme Hart concernant sa prise de risque vous semble-t-il fondé ? Justifier
en citant les responsabilités du commissaire aux comptes et celles de l’expert-comptable.
11. Mme Hart a-t-elle un devoir de conseil vis-à-vis de la SA EHRET ?
z
N’obtenant pas gain de cause et jugeant excessifs les honoraires de Mme Hart, les dirigeants de la SA EHRET
décident d’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale la révocation du commissaire aux
comptes, afin de nommer à sa place le commissaire aux comptes suppléant.
TRAVAIL À FAIRE
12. Que pensez-vous de la démarche des dirigeants de la SA EHRET ?
Quel est, de façon générale, le rôle du commissaire aux comptes suppléant ?
z
Par ailleurs, lors d’une réunion de formation interne au cabinet, différents « cas d’école » relatifs à des
questions de déontologie sont soumis aux présents.
TRAVAIL À FAIRE
13. Cas de Mme Emel : celle-ci peut-elle continuer de dispenser ses cours à l’Université si elle est
nommée en tant que commissaire aux comptes par la prochaine AG de la société FLORA ? Votre
réponse aurait-elle été différente si Mme Emel avait un mandat d’expertise-comptable auprès de
la société FLORA ?
14. Cas de M. Roos : quel problème la prise de poste de DAF de la société Corti Design par Mme
Roos pose-t-elle ? Quelles en sont les conséquences pour M. Roos et pour le cabinet ACAL
AUDIT ET CONSEIL ? Votre réponse aurait-elle été différente si M. Roos avait un mandat
d’expertise-comptable auprès de la société Corti Design ?
15. Cas de M. Peter : celui-ci est saisi directement par une actionnaire minoritaire de la société
GUERIN en vue d’obtenir des informations sur la situation financière de la société. M. Peter est-
il tenu au secret professionnel à l’égard de cette actionnaire ? À l’égard de l’assemblée
générale ?
z
Afin d’accélérer le développement de son activité, le cabinet ACAL AUDIT ET CONSEIL envisage de réaliser
une campagne de publicité, en diffusant sur les radios locales un spot énumérant les missions proposées.
L’agence de communication à laquelle a fait appel le cabinet propose le slogan suivant en fin de spot : « ACAL
AUDIT ET CONSEIL, des experts qui n’en ont pas que le nom ! ».
TRAVAIL À FAIRE
Type de
DOSSIER comptes
Titulaire du Date de dési-
Société ou groupe audités – Commentaires
mandat gnation
concerné référentiel
comptable
Société ALLBIO – société Comptes ACAL AUDIT Exercice N Première nomination d’ACAL AUDIT ET
cotée sur Euronext dont sociaux et ET CONSEIL CONSEIL comme CAC, l’ancien CAC étant
la capitalisation consolidés arrivé au terme de la période maximale
boursière est supérieure IFRS d’exercice de ses fonctions au sein de la
à 100 millions d’euros société.
SA des Brasseurs de l’Est Comptes M. Peter à Début du La SBE aimerait procéder au
(SBE) – société cotée sur sociaux et titre mandat en N- renouvellement du mandat de M. Peter.
Euronext consolidés personnel 5
IFRS
Sté DeltaTeam – EIP Comptes ACAL AUDIT Exercice N Nouveau mandat.
sociaux ET CONSEIL Les dirigeants de la société DeltaTeam
souhaiteraient que le cabinet effectue des
prestations complémentaires en plus de sa
mission d’audit :
- mise en place des procédures de
contrôle interne relatives aux stocks ;
- examen de comptes intermédiaires de-
mandés par la banque dans le cadre d’un
nouvel emprunt ;
- participation au recrutement d’un nou-
veau DAF pour la filiale GammaTeam
dont ACAL AUDIT ET CONSEIL n’est pas
CAC.
SA EHRET – non EIP Comptes Mme Hart à N-3 Clôture des comptes au 31 mars de chaque
sociaux titre année.
personnel
SA FLORA – non EIP Comptes ACAL AUDIT N-5 Mme Emel, nouvellement diplômée, vient
sociaux ET CONSEIL d’être inscrite sur la liste des commissaires
aux comptes. Depuis plusieurs années, elle
appartient au département « Audit » du
bureau de Strasbourg et supervise plusieurs
dossiers dont celui de la société FLORA.
Par ailleurs, elle dispense des cours d’audit
à l’Université de Strasbourg.
Corti Design SA – non Comptes M. Roos à Exercice N-4 Mme Roos (épouse du CAC) vient de pren-
EIP sociaux titre dre le poste de DAF de la société Corti
personnel Design.
GUERIN SA – non EIP Comptes M. Peter à N- 3 M. Peter est CAC de la société GUERIN
sociaux titre depuis plusieurs mandats. La situation
personnel financière de la société se dégrade de
manière importante depuis l’exercice
précédent.
Article L822-11
Modifié par LOI n°2019-486 du 22 mai 2019 - art. 21
I.- Il est interdit au commissaire aux comptes d'accepter une mission de certification auprès d'une entité
d'intérêt public, lorsqu'au cours de l'exercice précédant celui dont les comptes doivent être certifiés, ce
dernier ou tout membre du réseau auquel il appartient a fourni, directement ou indirectement, à l'entité
d'intérêt public, ou aux personnes ou entités qui la contrôlent ou qui sont contrôlées par elle dans l'Union
européenne, au sens des I et II de l'article L. 233-3, les services mentionnés au e du paragraphe 1 de l'article
5 du règlement (UE) n° 537/2014 du 16 avril 2014.
II.- Il est interdit au commissaire aux comptes et aux membres du réseau auquel il appartient de fournir
directement ou indirectement à l'entité d'intérêt public dont il certifie les comptes, et aux personnes ou
entités qui la contrôlent ou qui sont contrôlées par elle au sens des I et II de l'article L. 233-3 et dont le siège
social est situé dans l'Union européenne, les services mentionnés au paragraphe 1 de l'article 5 du
règlement (UE) n° 537/2014 du 16 avril 2014.
Par dérogation au premier alinéa du présent II, lorsqu'un membre du réseau auquel il appartient et qui est
établi dans un Etat membre fournit à une personne ou entité qui contrôle ou qui est contrôlée par l'entité
d'intérêt public, au sens des I et II de l'article L. 233-3, et dont le siège social est situé dans l'Union
européenne des services mentionnés aux i et iv à vii du a et au f du 1 du même article 5 dans un Etat membre
qui les autorise, le commissaire aux comptes analyse les risques pesant sur son indépendance et applique
les mesures de sauvegarde appropriées.
III.- Il est interdit au commissaire aux comptes d'accepter ou de poursuivre une mission de certification
auprès d'une personne ou d'une entité qui n'est pas une entité d'intérêt public lorsqu'il existe un risque
d'autorévision ou que son indépendance est compromise et que des mesures de sauvegarde appropriées
ne peuvent être mises en œuvre.
Article L822-11-2
Créé par Ordonnance n°2016-315 du 17 mars 2016 - art. 25
Les services autres que la certification des comptes qui ne sont pas mentionnés au II de l’article L. 822-11 et
au I de l’article L. 822-11-1 peuvent être fournis par le commissaire aux comptes ou les membres du réseau
auquel il appartient à l’entité d’intérêt public dont il certifie les comptes, ou aux personnes ou entités qui
la contrôlent ou qui sont contrôlées par elle au sens des I et II de l’article L. 233-3, à condition d’être
approuvés par le comité spécialisé mentionné à l’article L. 823-19. Ce comité se prononce après avoir
analysé les risques pesant sur l’indépendance du commissaire aux comptes et les mesures de sauvegarde
appliquées par celui-ci.
Article L822-11-3
Créé par Ordonnance n°2016-315 du 17 mars 2016 - art. 25
I.- Le commissaire aux comptes ne peut prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un
intérêt auprès de la personne ou de l’entité dont il est chargé de certifier les comptes, ou auprès d’une
personne qui la contrôle ou qui est contrôlée par elle, au sens des I et II de l’article L. 233-3.
Sans préjudice des dispositions contenues dans le présent livre ou dans le livre II, le code de déontologie
prévu à l’article L. 822-16 définit les liens personnels, financiers et professionnels, concomitants ou
antérieurs à la mission du commissaire aux comptes, incompatibles avec l’exercice de celle-ci. Il précise en
particulier les situations dans lesquelles l’indépendance du commissaire aux comptes est affectée,
lorsqu’il appartient à un réseau pluridisciplinaire, national ou international, dont les membres ont un
intérêt économique commun, par la fourniture de prestations de services à une personne ou à une entité
contrôlée ou qui contrôle, au sens des I et II de l’article L. 233-3, la personne ou l’entité dont les comptes
sont certifiés par ledit commissaire aux comptes. Le code de déontologie précise également les
restrictions à apporter à la détention d’intérêts financiers par les personnes mentionnées au II dans les
sociétés dont les comptes sont certifiés par lui.
II.- Les associés et les salariés du commissaire aux comptes qui participent à la mission de certification,
toute autre personne participant à la mission de certification ainsi que les personnes qui leur sont
étroitement liées ou qui sont étroitement liées au commissaire aux comptes au sens de l’article 3, para-
graphe 26, du règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014, ne peuvent détenir d’intérêt substantiel et
direct dans la personne ou l’entité dont les comptes sont certifiés, ni réaliser de transaction portant sur un
instrument financier émis, garanti ou autrement soutenu par cette personne ou entité, sauf s’il s’agit
d’intérêts détenus par l’intermédiaire d’organismes de placement collectif diversifiés, y compris de fonds
gérés tels que des fonds de pension ou des assurances sur la vie.
Article L822-14
Modifié par LOI n°2021-875 du 1er juillet 2021 - art. 9
I.- Le commissaire aux comptes, personne physique, et, dans les sociétés de commissaires aux comptes, les
personnes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 822-9 ne peuvent certifier durant plus de six
exercices consécutifs, dans la limite de sept années, les comptes des entités d'intérêt public, des personnes
et entités mentionnées à l'article L. 612-1 et des associations mentionnées à l'article L. 612-4 dès lors
qu'elles font appel à la générosité du public au sens de l'article 3 de la loi n° 91-772 du 7 août 1991. Ils
peuvent à nouveau participer à une mission de contrôle légal des comptes de ces personnes ou entités à
l'expiration d'un délai de trois ans à compter de la date de clôture du sixième exercice qu'ils ont certifié.
II.- Les dispositions du I sont applicables à la certification des comptes des filiales importantes d'une
entité d'intérêt public lorsque l'entité d'intérêt public et sa filiale ont désigné le même commissaire aux
comptes.
Article L823-3-1
Modifié par LOI n°2016-1691 du 9 décembre 2016 - art. 140 (V)
I. - Lorsqu’une entité d’intérêt public désigne un commissaire aux comptes unique, celui-ci ne peut
procéder à la certification des comptes de l’entité d’intérêt public pendant une période supérieure à dix
ans.
Toutefois, au terme de cette période, il peut être nommé pour un nouveau mandat d’une durée de six
exercices, à la condition que soient respectées les conditions définies aux paragraphes 2 à 5 de l’article 16
du règlement (UE) n° 537/2014 du 16 avril 2014.
II. - La durée du mandat prévue au premier alinéa du I peut être prolongée jusqu’à une durée maximale de
vingt-quatre ans lorsque, au terme de cette période, l’entité d’intérêt public, de manière volontaire ou en
application d’une obligation légale, recourt à plusieurs commissaires aux comptes, dans les conditions
prévues au b du 4 de l’article 17 du règlement (UE) n° 537/2014, dès lors qu’ils présentent un rapport
conjoint sur la certification des comptes.
III. - À l’issue des mandats mentionnés aux I et II, le Haut conseil du commissariat aux comptes peut, à titre
exceptionnel et si les conditions définies au paragraphe 6 de l’article 17 du règlement (UE) n° 537/2014
sont remplies, autoriser l’entité d’intérêt public qui en fait la demande à prolonger le mandat du
commissaire aux comptes pour une durée supplémentaire qui ne peut excéder deux années.
IV. - Le commissaire aux comptes ou, le cas échéant, un membre de son réseau au sein de l’Union
européenne ne peut accepter de mandat auprès de l’entité d’intérêt public dont il a certifié les comptes
avant l’expiration d’une période de quatre ans suivant la fin de son mandat.
V. - Pour l’application du présent article la durée de la mission est calculée conformément aux pres-
criptions de l’article 17 du règlement (UE) n° 537/2014 précité. Le Haut conseil peut être saisi par tout
commissaire aux comptes d’une question relative à la détermination de la date de départ du mandat initial.
Article L823-18
Modifié par Ordonnance n°2016-315 du 17 mars 2016 - art. 41
Modifié par Ordonnance n°2016-315 du 17 mars 2016 - art. 45
I. - Les honoraires du commissaire aux comptes sont supportés par la personne ou l’entité dont il est
chargé de certifier les comptes.
Ces honoraires sont fixés selon des modalités déterminées par décret en Conseil d’État.
II. - Lorsque le commissaire aux comptes fournit à une entité d’intérêt public dont il est chargé de certifier
les comptes, ou à la personne qui la contrôle ou qui est contrôlée par elle au sens des I et II de l’article L.
233-3, des services autres que la certification des comptes, le total des honoraires facturés pour ces autres
services se limite à 70% de la moyenne des honoraires facturés au cours des trois derniers exercices pour le
contrôle légal des comptes et des états financiers consolidés de l’entité d’intérêt public et, le cas échéant,
de la personne qui la contrôle ou qui est contrôlée par elle.
Les services autres que la certification des comptes qui sont requis par la législation de l’Union ou par une
disposition législative ou réglementaire sont exclus de ce calcul.
Le commissaire aux comptes respecte en outre les dispositions du paragraphe 3 de l’article 4 du règlement
(UE) n° 537/2014 du 16 avril 2014.
III. - Le Haut conseil peut, à la demande du commissaire aux comptes, autoriser ce dernier, à titre
exceptionnel, à dépasser le plafond prévu au II pendant une période n’excédant pas deux exercices.
Article 5
Interdiction de fournir des services autres que d’audit
1. Le contrôleur légal des comptes ou le cabinet d’audit procédant au contrôle légal des comptes d’une
entité d’intérêt public, ou tout membre du réseau dont fait partie le contrôleur légal des comptes ou le
cabinet d’audit, ne fournissent pas, directement ou non, à l’entité contrôlée, à son entreprise mère ou aux
entreprises qu’elle contrôle dans l’Union des services autres que d’audit interdits :
a) au cours de la période s’écoulant entre le commencement de la période contrôlée et la publication du
rapport d’audit ; et
b) au cours de l’exercice précédant immédiatement la période visée au point a) en ce qui concerne les
services énumérés au deuxième alinéa, point g).
Aux fins du présent article, les services autres que d’audit interdits sont :
a) les services fiscaux portant sur :
i) l’établissement des déclarations fiscales ;
ii) l’impôt sur les salaires ;
iii) les droits de douane ;
iv) l’identification des subventions publiques et des incitations fiscales, à moins qu’une
assistance de la part du contrôleur légal des comptes ou du cabinet d’audit pour la fourniture de
ces services ne soit requise par la loi ;
v) l’assistance lors de contrôles fiscaux menés par les autorités fiscales, à moins qu’une assistance
de la part du contrôleur légal des comptes ou du cabinet d’audit lors de ces contrôles ne soit
requise par la loi ;
vi) le calcul de l’impôt direct et indirect ainsi que de l’impôt différé ;
vii) la fourniture de conseils fiscaux ;
b) des services qui supposent d’être associé à la gestion ou à la prise de décision de l’entité contrôlée ;
c) la comptabilité et la préparation de registres comptables et d’états financiers ;
d) les services de paie ;
e) la conception et la mise en œuvre de procédures de contrôle interne ou de gestion des risques en
rapport avec la préparation et/ou le contrôle de l’information financière ou la conception et la mise en
œuvre de systèmes techniques relatifs à l’information financière ;
f) les services d’évaluation, notamment les évaluations réalisées en rapport avec les services
actuariels ou les services d’aide en cas de litige ;
g) les services juridiques ayant trait à :
i) la fourniture de conseils généraux ;
ii) la négociation au nom de l’entité contrôlée ; et
iii) l’exercice d’un rôle de défenseur dans le cadre de la résolution d’un litige ;
h) les services liés à la fonction d’audit interne de l’entité contrôlée ;
i) les services liés au financement, à la structure, ainsi qu’à l’allocation des capitaux et à la stratégie
d’investissement de l’entité contrôlée, sauf en ce qui concerne la fourniture de services d’assurance
en rapport avec les états financiers, telle que l’émission de lettres de confort en lien avec des
prospectus émis par l’entité contrôlée ;
j) la promotion, le commerce ou la souscription de parts de l’entité contrôlée ;
k) les services de ressources humaines ayant trait :
i) aux membres de la direction en mesure d’exercer une influence significative sur l’élaboration
des documents comptables ou des états financiers faisant l’objet du contrôle légal des comptes,
dès lors que ces services englobent :
o la recherche ou la sélection de candidats à ces fonctions, ou
o la vérification des références des candidats à ces fonctions ;
ii) à la structuration du modèle organisationnel ; et
iii) au contrôle des coûts.
2. Les États membres peuvent interdire des services autres que ceux énumérés au paragraphe 1 lorsqu’ils
considèrent que lesdits services présentent un risque en matière d’indépendance. Ils communiquent à la
Commission tout ajout à la liste figurant au paragraphe 1.
3. Par dérogation au paragraphe 1, deuxième alinéa, les États membres peuvent autoriser la fourniture des
services visés aux points a) i), a) iv) à a) vii) et au point f), à condition que les exigences suivantes soient
respectées :
a) ils n’ont pas d’effet direct ou ont un effet peu significatif, séparément ou dans leur ensemble, sur les
états financiers contrôlés ;
b) l’appréciation de l’effet sur les états financiers contrôlés est documenté et expliqué de manière
4. Un contrôleur légal des comptes ou un cabinet d’audit procédant aux contrôles légaux des comptes
d’entités d’intérêt public et, lorsque le contrôleur légal des comptes ou le cabinet d’audit fait partie d’un
réseau, tout membre de ce réseau, peuvent fournir à l’entité contrôlée, à son entreprise mère ou aux entre-
prises qu’elle contrôle des services autres que d’audit différents des services autres que d’audit interdits
visés aux paragraphes 1 et 2 sous réserve que le comité d’audit donne son approbation après avoir analysé
correctement les risques en matière d’indépendance et les mesures de sauvegarde appliquées
conformément à l’article 22 ter de la directive 2006/43/CE. Le comité d’audit émet des lignes directrices, le
cas échéant, en ce qui concerne les services visés au paragraphe 3.
Les États membres peuvent établir des règles plus strictes fixant les conditions dans lesquelles un
contrôleur légal des comptes, un cabinet d’audit ou un membre d’un réseau dont fait partie le contrôleur
légal des comptes ou le cabinet d’audit peut fournir à l’entité contrôlée, à son entreprise mère ou aux
entreprises qu’elle contrôle des services autres que d’audit différents des services autres que d’audit inter-
dits visés au paragraphe 1.
5. Lorsqu’un membre d’un réseau auquel appartient le contrôleur légal des comptes ou le cabinet d’audit
procédant au contrôle légal des comptes d’une entité d’intérêt public fournit l’un des services autres que
d’audit, visés aux paragraphes 1 et 2, à une entreprise enregistrée dans un pays tiers et soumise au contrôle
de l’entité d’intérêt public contrôlée, le contrôleur légal des comptes ou le cabinet d’audit concerné
apprécie si son indépendance serait compromise par cette prestation de services du membre du réseau.
Si son indépendance est compromise, le contrôleur légal des comptes ou le cabinet d’audit prend, le cas
échéant, des mesures de sauvegarde afin d’atténuer les risques causés par cette prestation de services dans
un pays tiers. Le contrôleur légal des comptes ou le cabinet d’audit ne peut continuer d’effectuer le
contrôle légal des comptes de l’entité d’intérêt public que s’il peut justifier, conformément à l’article 6 du
présent règlement et à l’article 22 ter de la directive 2006/43/CE, que cette prestation de services n’influe
pas sur son jugement professionnel ni sur le rapport d’audit.
Aux fins du présent paragraphe :
a) le fait d’être associé au processus décisionnel de l’entité contrôlée et de fournir les services visés au
paragraphe 1, deuxième alinéa, points b), c) et e), est toujours considéré comme une atteinte à cette
indépendance qui ne peut être atténuée par des mesures de sauvegarde ;
b) il est considéré que la prestation des services visés au paragraphe 1, deuxième alinéa, à l’exclusion
des points b), c) et e), porte atteinte à cette indépendance et requiert dès lors des mesures visant à
atténuer les risques causés par cette prestation de services.
Article 16
Désignation de contrôleurs légaux des comptes ou de cabinets d’audit
1. Aux fins de l’application de l’article 37, paragraphe 1, de la directive 2006/43/CE, les conditions prévues
aux paragraphes 2 à 5 du présent article s’appliquent pour la désignation de contrôleurs légaux des
comptes ou de cabinets d’audit par des entités d’intérêt public, mais peuvent être soumises au paragraphe
7.
Lorsque l’article 37, paragraphe 2, de la directive 2006/43/CE s’applique, l’entité d’intérêt public informe
l’autorité compétente de l’utilisation d’autres systèmes ou modalités visés dans ledit article. Dans ce cas,
les paragraphes 2 à 5 du présent article ne s’appliquent pas.
3. À moins qu’il ne s’agisse du renouvellement d’une mission d’audit conformément à l’article 17, para-
graphes 1 et 2, la recommandation du comité d’audit visée au paragraphe 2 du présent article est élaborée à
l’issue d’une procédure de sélection organisée par l’entité contrôlée dans le respect des critères suivants :
a) l’entité contrôlée est libre d’inviter tout contrôleur légal des comptes ou cabinet d’audit à faire une
offre pour la fourniture du service de contrôle légal des comptes, à condition que l’article 17, para-
graphe 3, soit respecté et que l’organisation de la procédure d’appel d’offres n’exclue d’aucune façon la
participation au processus de sélection d’entreprises qui ont reçu moins de 15% du total des
honoraires d’audit acquittés par les entités d’intérêt public dans l’État membre concerné au cours de
4. Les entités d’intérêt public qui satisfont aux critères énoncés à l’article 2, paragraphe 1, points f) et t), de
la directive 2003/71/CE du Parlement européen et du Conseil (27) ne sont pas tenues de suivre la
procédure de sélection visée au paragraphe 3.
5. La proposition adressée à l’assemblée générale des actionnaires ou aux membres de l’entité contrôlée
pour la désignation de contrôleurs légaux des comptes ou de cabinets d’audit contient la recommandation
et la préférence visées au paragraphe 2 qui ont été formulées par le comité d’audit ou l’organe remplissant
des fonctions équivalentes.
Si la proposition diffère de la préférence du comité d’audit, elle expose les raisons pour lesquelles il n’y a
pas lieu de suivre la recommandation de ce dernier. Néanmoins, le ou les contrôleurs légaux des comptes
ou cabinets d’audit recommandés par l’organe d’administration ou de surveillance doivent avoir participé
à la procédure de sélection décrite au paragraphe 3. Le présent alinéa ne s’applique pas lorsque les
fonctions du comité d’audit sont exercées par l’organe d’administration ou de surveillance.
6. Toute clause d’un contrat conclu entre une entité d’intérêt public et un tiers, qui a pour effet de restrein-
dre le choix de l’assemblée générale des actionnaires ou des membres de cette entité, visée à l’article 37 de
la directive 2006/43/CE, à certaines catégories ou listes de contrôleurs légaux des comptes ou cabinets
d’audit, en ce qui concerne la désignation d’un contrôleur légal des comptes ou d’un cabinet d’audit en
particulier pour effectuer le contrôle légal des comptes de cette entité, est nulle et non avenue.
L’entité d’intérêt public informe directement et sans retard les autorités compétentes visées à l’article 20
de toute tentative d’un tiers visant à imposer une telle clause contractuelle ou à influencer indûment, de
toute autre manière, la décision de l’assemblée générale des actionnaires ou des membres, lors de la
sélection d’un contrôleur légal des comptes ou d’un cabinet d’audit.
7. Les États membres peuvent imposer aux entités d’intérêt public la désignation d’un nombre minimal de
contrôleurs légaux des comptes ou de cabinets d’audit dans certaines circonstances, et définir les
conditions qui s’appliquent aux relations entre les contrôleurs légaux des comptes ou les cabinets d’audit
désignés.
Si un État membre impose une telle obligation, il en informe la Commission et l’autorité européenne de
surveillance compétente.
8. Lorsque l’entité contrôlée dispose d’un comité de nomination au sein duquel les actionnaires ou
membres ont une influence considérable et qui a pour tâche de formuler des recommandations sur la
sélection des contrôleurs légaux des comptes, l’État membre peut autoriser ce comité de nomination à
exercer les fonctions du comité d’audit prévues au présent article et exiger qu’il soumette à l’assemblée
générale des actionnaires ou aux membres la recommandation visée au paragraphe 2.
VIRGILE
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Commissariat aux apports • Commissariat à la fusion •
Incompatibilités
MISE EN SITUATION
La SA VIRGILE se constitue avec un capital de 200 000 € divisé en 2 000 actions de 100 €.
Six associés se proposent d’effectuer des apports en numéraire pour 42 000 €.
M. Virgile fait apport des éléments actifs et passifs de l’entreprise qu’il exploite depuis 1985 sous le nom
commercial de « Librairie, papeterie VIRGILE ». Le bilan résumé de cette entreprise, établi au 31 mars N, se
présente comme suit :
BILAN AU 31/03/N en euros
Valeurs nettes
Immobilisations corporelles 22 900 Capital individuel 40 000
Stocks 71 100 Compte de l’exploitant - 9 220
Créances 1 525 Résultat de l’exercice 27 480
Disponibilités 12 215 Dettes 49 480
TOTAL 107 740 TOTAL 107 740
Les futurs associés ont convenu d’évaluer à 110 000 € les éléments incorporels du fonds de commerce. Les
autres éléments seront apportés pour leur valeur nette comptable, à l’exception du stock à déprécier de
10 260 €.
TRAVAIL À FAIRE
1. Comment sera désigné le commissaire aux apports ?
Comment le serait-il si la société VIRGILE était une SARL ?
Suite à ses investigations, Mme Colette conclut dans son rapport à une surévaluation de l’apport
de M. Virgile.
4. Quelles sont les conséquences de cette divergence d’appréciation ?
z
Trois ans après sa constitution, la SA VIRGILE procède à une augmentation de capital de 150 000 € par
apport d’un immeuble. Le président du conseil d’administration, M. Virgile, entend proposer au président
du tribunal de commerce la désignation, en qualité de commissaire aux apports, de M. Daudet, actuel
commissaire aux comptes de la SA VIRGILE.
TRAVAIL À FAIRE
5. Que pensez-vous de cette proposition ?
z
En N+6, la SA VIRGILE, après avoir au préalable étendu son activité à l’édition de livres d’art, envisage une
opération de fusion par absorption de la SA GALLUS, une imprimerie qui est son principal fournisseur. Un
commissaire à la fusion devant être désigné, la SA VIRGILE propose son commissaire aux comptes, M.
Daudet, pour exercer cette mission. La SA GALLUS souhaiterait, quant à elle, la voir confier à M. Hugo, son
commissaire aux comptes.
TRAVAIL À FAIRE
6. Quelle solution proposez-vous dans ce cas ?
7. En vous référant à l’Annexe 1, précisez quelle sera la mission du (des) commissaire(s) à la fusion.
8. En vous appuyant sur l’ensemble des documents figurant en Annexe, complétez les deux
rapports joints en Annexes 3 et 4.
9. Si la SA VIRGILE avait détenu la totalité des actions de la SA GALLUS, la mission des commissaires
à la fusion aurait-elle été différente ?
z
(Partie Législative)
SARL
Article L223-9
Modifié par LOI n°2016-1691 du 9 décembre 2016 - art. 130
Les statuts doivent contenir l’évaluation de chaque apport en nature. Il y est procédé au vu d’un rapport
annexé aux statuts et établi sous sa responsabilité par un commissaire aux apports désigné à l’unanimité
des futurs associés ou à défaut par une décision de justice à la demande du futur associé le plus diligent.
Toutefois, les futurs associés peuvent décider à l’unanimité que le recours à un commissaire aux apports
ne sera pas obligatoire, lorsque la valeur d’aucun apport en nature n’excède un montant fixé par décret et
si la valeur totale de l’ensemble des apports en nature non soumis à l’évaluation d’un commissaire aux
apports n’excède pas la moitié du capital.
Lorsque la société est constituée par une seule personne, le commissaire aux apports est désigné par
l’associé unique. Toutefois le recours à un commissaire aux apports n’est pas obligatoire si les conditions
prévues à l’alinéa précédent sont réunies ou si l’associé unique, personne physique, exerçant son activité
professionnelle en nom propre avant la constitution de la société, y compris sous le régime prévu aux
articles L. 526-6 à L. 526-21, apporte des éléments qui figuraient dans le bilan de son dernier exercice.
Lorsqu’il n’y a pas eu de commissaire aux apports ou lorsque la valeur retenue est différente de celle
proposée par le commissaire aux apports, les associés sont solidairement responsables pendant cinq ans,
à l’égard des tiers, de la valeur attribuée aux apports en nature lors de la constitution de la société.
SA
Article L225-8
Modifié par LOI n°2016-1691 du 9 décembre 2016 - art. 142
En cas d’apports en nature comme au cas de stipulation d’avantages particuliers au profit de personnes
associées ou non, un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés à l’unanimité des fondateurs
ou, à défaut, par décision de justice, à la demande des fondateurs ou de l’un d’entre eux. Ils sont soumis aux
incompatibilités prévues à l’article L. 822-11-3, sans préjudice de la possibilité d’être désignés pour accom-
plir les missions prévues aux articles L. 225-101, L. 225-131, L. 225-147, L. 228-15 et L. 228-39.
Les commissaires apprécient, sous leur responsabilité, la valeur des apports en nature et les avantages
particuliers. Le rapport déposé au greffe, avec le projet de statuts, est tenu à la disposition des souscrip-
teurs, dans les conditions déterminées par décret en Conseil d’État.
L’assemblée générale constitutive statue sur l’évaluation des apports en nature et l’octroi d’avantages
particuliers. Elle ne peut les réduire qu’à l’unanimité de tous les souscripteurs.
À défaut d’approbation expresse des apporteurs et des bénéficiaires d’avantages particuliers, mentionnée
au procès-verbal, la société n’est pas constituée.
Article L225-147
Modifié par Ordonnance n°2020-1142 du 16 septembre 2020 - art. 3
En cas d'apports en nature ou de stipulation d'avantages particuliers, un ou plusieurs commissaires aux
apports sont désignés à l'unanimité des actionnaires ou, à défaut, par décision de justice. Ils sont soumis
aux incompatibilités prévues à l'article L. 822-11-3, sans préjudice de la possibilité d'être désignés pour
accomplir les missions prévues aux articles L. 225-8, L. 225-101, L. 225-131, L. 228-15 et L. 228-39.
Ces commissaires apprécient, sous leur responsabilité, la valeur des apports en nature et les avantages
particuliers. Un décret en Conseil d'État fixe les mentions principales de leur rapport, le délai dans lequel
il doit être remis et les conditions dans lesquelles il est mis à la disposition des actionnaires. Les
dispositions de l'article L. 225-10 sont applicables à l'assemblée générale extraordinaire.
Si l'assemblée approuve l'évaluation des apports et l'octroi d'avantages particuliers, elle constate la
réalisation de l'augmentation du capital.
Si l'assemblée réduit l'évaluation des apports ainsi que la rémunération d'avantages particuliers, l'ap-
probation expresse des modifications par les apporteurs, les bénéficiaires ou leurs mandataires dûment
autorisés à cet effet, est requise. À défaut, l'augmentation du capital n'est pas réalisée.
Les titres de capital émis en rémunération d'un apport en nature sont intégralement libérés dès leur
émission.
Article L236-10
Modifié par LOI n°2019-486 du 22 mai 2019 - art. 102
I.- Sauf si les actionnaires des sociétés participant à l'opération de fusion en décident autrement dans les
conditions prévues au II du présent article, un ou plusieurs commissaires à la fusion, désignés par décision
de justice et soumis à l'égard des sociétés participantes aux incompatibilités prévues à l'article L. 822-11-3,
établissent sous leur responsabilité un rapport écrit sur les modalités de la fusion.
Les commissaires à la fusion vérifient que les valeurs relatives attribuées aux actions des sociétés
participant à l'opération sont pertinentes et que le rapport d'échange est équitable. Ils peuvent obtenir à
cette fin, auprès de chaque société, communication de tous documents utiles et procéder à toutes
vérifications nécessaires.
Le ou les rapports des commissaires à la fusion sont mis à la disposition des actionnaires. Ils indiquent :
1° La ou les méthodes suivies pour la détermination du rapport d'échange proposé ;
2° Le caractère adéquat de cette ou ces méthodes en l'espèce ainsi que les valeurs auxquelles chacune de
ces méthodes conduit, un avis étant donné sur l'importance relative donnée à ces méthodes dans la
détermination de la valeur retenue ;
3° Les difficultés particulières d'évaluation s'il en existe.
II.- La décision de ne pas faire désigner un commissaire à la fusion est prise, à l'unanimité, par les
actionnaires de toutes les sociétés participant à l'opération. À cette fin, les actionnaires sont consultés
avant que ne commence à courir le délai exigé pour la remise de ce rapport préalablement à l'assemblée
générale appelée à se prononcer sur le projet de fusion ou, le cas échéant, à la décision du conseil
d'administration ou du directoire, selon le cas, de la société absorbante.
III.- Lorsque l'opération de fusion comporte des apports en nature ou des avantages particuliers, le
commissaire à la fusion ou, s'il n'en a pas été désigné en application du II, un commissaire aux apports dési-
gné dans les conditions prévues à l'article L. 225-8 établit le rapport prévu à l'article L. 225-147.
Article L236-11
Modifié par LOI n°2019-744 du 19 juillet 2019 - art. 32
Lorsque, depuis le dépôt au greffe du tribunal de commerce du projet de fusion et jusqu'à la réalisation de
l'opération, la société absorbante détient en permanence la totalité des actions représentant la totalité du
capital des sociétés absorbées ou qu'une même société détient en permanence la totalité des actions
représentant la totalité du capital de la société absorbante et des sociétés absorbées, il n'y a lieu ni à
approbation de la fusion par l'assemblée générale extraordinaire des sociétés participant à l'opération ni à
l'établissement des rapports mentionnés au quatrième alinéa de l'article L. 236-9, et à l'article L. 236-10.
Toutefois, un ou plusieurs actionnaires de la société absorbante réunissant au moins 5 % du capital social
peut demander en justice la désignation d'un mandataire aux fins de convoquer l'assemblée générale
extraordinaire de la société absorbante pour qu'elle se prononce sur l'approbation de la fusion.
(Partie Réglementaire)
Article R22-10-7
Création Décret n°2020-1742 du 29 décembre 2020 - art. 9
Les commissaires aux apports sont choisis parmi les commissaires aux comptes inscrits sur la liste prévue
au I de l'article L. 822-1 ou parmi les experts inscrits sur une des listes établies par les cours et tribunaux.
Ils sont désignés, le cas échéant, par le président du tribunal de commerce, statuant sur requête.
Ils peuvent se faire assister, dans l'accomplissement de leur mission, par un ou plusieurs experts de leur
choix. Les honoraires de ces experts sont à la charge de la société.
Article R22-10-8
Création Décret n°2020-1742 du 29 décembre 2020 - art. 9
Le rapport des commissaires aux apports décrit chacun des apports, indique quel mode d'évaluation a été
adopté et pourquoi il a été retenu et affirme que la valeur des apports correspond au moins à la valeur
nominale des actions à émettre, augmentée éventuellement de la prime d'émission.
Article R225-14
Le rapport des commissaires aux apports est tenu, à l’adresse prévue du siège social, à la disposition des
futurs actionnaires, qui peuvent en prendre copie, trois jours au moins avant la date de la signature des
statuts.
Article R236-7
Les commissaires aux apports vérifient notamment que le montant de l’actif net apporté par les sociétés
absorbées est au moins égal au montant de l’augmentation du capital de la société absorbante ou au
montant du capital de la société nouvelle issue de la fusion.
La même vérification est faite en ce qui concerne le capital des sociétés bénéficiaires de la scission.
Société absorbante : SA VIRGILE au capital de 350 000 € (3 500 actions de 100 €).
La valeur unitaire de l’action est estimée à 180 €.
La société VIRGILE possède 25% du capital de la société GALLUS.
Société absorbée : SA GALLUS au capital de 120 000 € (1 200 actions de 100 €).
La valeur unitaire de l’action est estimée à 120 €.
En exécution de la mission qui nous a été confiée par ordonnance de Monsieur le Président du Tribunal de
Commerce de XXX en date du XXX concernant la fusion par voie d’absorption de la société GALLUS par la
société VIRGILE, nous avons établi le présent rapport prévu par l’article ………… du Code de commerce.
L’actif net apporté a été arrêté dans le projet de traité de fusion signé par les représentants des sociétés
concernées en date du XXX.
Il nous appartient d’exprimer une conclusion sur le fait que ………………………………………………… et d’ap-
précier les avantages particuliers stipulés. À cet effet, nous avons effectué les diligences que nous avons
estimées nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des
commissaires aux comptes relatives à cette mission. Cette doctrine requiert la mise en œuvre de
diligences destinées, d’une part, à apprécier la ……………………………, à s’assurer que celle-ci n’est pas …………
……. et à vérifier qu’elle correspond au moins à …………………………….des actions à émettre par la société
absorbante augmentée de la prime d’émission, d’autre part, à apprécier les avantages particuliers stipulés.
Sociétés concernées
La société VIRGILE est une société anonyme au capital de 350 000 € composé de 3 500 actions de 100 €
entièrement libérées. Son objet social porte essentiellement sur l’édition d’ouvrages d’art.
La société GALLUS est une société anonyme au capital de 120 000 € composé de 1 200 actions de 100 €
entièrement libérées. Son objet social est l’imprimerie de livres.
But de l’opération
Les deux sociétés ayant des activités complémentaires, leur regroupement a pour objectif de permettre
une meilleure utilisation des moyens techniques et commerciaux et une réduction des frais généraux.
Bases de la fusion
Pour établir les conditions de l’apport et de sa rémunération, il a été décidé de retenir les comptes annuels
de chacune des sociétés, arrêtés au 31 décembre N.
Aux termes de la convention de fusion signée par les organes de direction des deux sociétés, l’actif apporté
et le passif pris en charge s’établissent ainsi :
- Biens immobiliers apportés …………... €
- Biens mobiliers apportés …………... €
- Actif apporté …………... €
- Passifs pris en charge …………... €
- Actif net apporté …………… €
Les biens apportés et les passifs pris en charge ont été repris à leur valeur nette comptable à l’exception des
immobilisations corporelles et financières.
Les immobilisations corporelles ont été retenues à leur valeur vénale sur la base d’un rapport d’expertise
effectué par un cabinet spécialisé au cours du premier trimestre N+1.
Par convention entre les parties, il n’a pas été attribué de valeur au fonds commercial.
Nous avons effectué les diligences que nous avons estimées nécessaires selon la doctrine de la Compagnie
nationale des commissaires aux comptes pour :
- vérifier la …………. des actifs apportés et l’ ………………..des passifs pris en charge ;
- analyser les valeurs individuelles proposées dans le traité d’apport ;
- examiner le résultat des activités apportées pendant la période de …………… ;
- vérifier, jusqu’à la date du rapport, l’absence de faits ou d’événements susceptibles de remettre en cause
la ……… des apports ;
- effectuer une approche directe de la valeur des apports considérés dans leur ensemble.
MISSIONS
3. Conclusion
En conclusion de nos travaux, nous sommes d’avis que la valeur des apports s’élevant à ………………… €, n’est
pas ………………… et, en conséquence, que l’actif net apporté est au moins égal au ………………………………………
……………. de la société absorbante, majorée de la prime d’émission.
Les avantages particuliers stipulés n’appellent pas d’observation de notre part.
En exécution de la mission qui nous a été confiée par ordonnance de Monsieur le Président du Tribunal de
Commerce de XXX en date du XXX concernant la fusion par voie d’absorption de la société GALLUS par la
société VIRGILE nous avons établi le présent rapport sur la ……………….. des apports prévu par l’article L. …
……… du Code de commerce, étant précisé que notre appréciation sur la ……………. des apports fait l’objet
d’un rapport distinct.
La rémunération des apports résulte du rapport d’échange qui a été arrêté dans le projet de traité de fusion
signé par les représentants des sociétés concernées en date du XXX.
Il nous appartient d’exprimer un avis sur le caractère ……………. du rapport d’échange.
À cet effet, nous avons effectué les diligences que nous avons estimées nécessaires au regard de la doctrine
professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission.
Cette doctrine requiert la mise en oeuvre de diligences destinées, d’une part, à vérifier que les valeurs
relatives attribuées aux actions des sociétés participant à l’opération sont …………………. et, d’autre part, à
analyser le positionnement du ………………………………….. par rapport aux valeurs relatives jugées
pertinentes.
1. Présentation de l’opération
Sociétés concernées
La société VIRGILE est une société anonyme au capital de 350 000 € composé de 3 500 actions de 100 €
entièrement libérées. Son objet social porte essentiellement sur l’édition d’ouvrages d’art.
La société GALLUS est une société anonyme au capital de 120 000 € composé de 1 200 actions de 100 €
entièrement libérées. Son objet social est l’imprimerie de livres.
But de l’opération
La société VIRGILE détient 25% de la société GALLUS qui est son principal fournisseur. La fusion s’inscrit
dans une politique de restructuration dont l’objectif est l’optimisation des moyens techniques et la
compression des frais généraux.
Bases de la fusion
Pour établir les conditions de la fusion, il a été décidé de retenir les comptes annuels de chacune des
sociétés arrêtés au 31 décembre N, approuvés par leurs assemblées générales ordinaires.
2. Vérification de la ………….. des valeurs relatives attribuées aux actions des sociétés participant à
l’opération
La détermination du rapport d’échange résulte d’une évaluation des deux sociétés en retenant les mêmes
critères :
- capitalisation du résultat moyen des trois derniers exercices, hors éléments exceptionnels,
- valeur comptable réévaluée selon les critères retenus pour la réévaluation légale.
La moyenne des valeurs ainsi obtenues fait ressortir une valeur de ……….. € par action de la société
VIRGILE et ……….. € par action de la société GALLUS, soit un rapport de ……………..
D’autres critères d’évaluation sont développés dans la convention de fusion. Les valeurs qui en résultent
conduisent à une parité sensiblement identique.
Nous avons effectué les diligences que nous avons estimées nécessaires selon la doctrine de la Compagnie
nationale des commissaires aux comptes pour :
- examiner les critères et méthodes présentés dans le traité de fusion afin de s’assurer de leur caractère
adéquat en l’espèce ;
- examiner l’application de ces critères et méthodes pour la détermination des valeurs relatives présentées
dans le traité de fusion.
En contrepartie de l’apport évalué à …………….. € il sera attribué …… actions de la société VIRGILE pour ……
actions de la société GALLUS.
Compte tenu de sa participation dans le capital de GALLUS, la société VIRGILE procèdera à la création de
………. actions de 100 €, soit une augmentation de capital de ………….. €. En outre, elle constatera une prime
de fusion d’un montant de …………. €.
Nous avons effectué les diligences que nous avons estimées nécessaires selon la doctrine de la Compagnie
nationale des commissaires aux comptes pour :
- analyser le positionnement du rapport d’échange par rapport aux valeurs relatives jugées pertinentes ;
- mesurer l’incidence du rapport d’échange sur la situation future des différentes catégories d’action-
naires.
4. Conclusion favorable
En conclusion de nos travaux, nous sommes d’avis que le rapport d’échange de …… actions VIRGILE pour
…… actions GALLUS est ……………..
Le commissaire à la fusion
GRAFFER
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Démarche générale du commissaire aux comptes
MISE EN SITUATION
Créée il y a plus d’un siècle, la société anonyme GRAFFER a pour activité la production d’engrenages indus-
triels, destinés à des installations industrielles complexes. Jusqu’à présent indépendante, la société a été
rachetée il y a deux ans par un groupe suisse. Le mandat du commissaire aux comptes actuel arrive à son
terme le 15 juin N+1, lors de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice N. Le
Président du Conseil d’Administration de la SA GRAFFER envisage de proposer à la prochaine assemblée
générale la nomination de Mme Audin en tant que commissaire aux comptes de la SA GRAFFER, à la place de
M. Bart, dont le mandat arrive à expiration. Mme Audin fait partie d’un réseau de cabinets présent à l’inter-
national et intervenant déjà au sein des autres sociétés du groupe.
La société GRAFFER emploie 300 personnes et a récemment complété son parc de machines par des
investissements de l’ordre d’un million d’euros. Son activité consiste en la production de pièces indus-
trielles complexes, qui sont ensuite installées dans des centrales électriques, des installations pétrolières ou
gazières et des installations industrielles pétrochimiques. Ses produits se décomposent en deux catégories :
- les pièces hautement complexes, produites sur mesure pour les clients dans le cadre de contrats spécifi-
quement négociés et nécessitant de longs mois de conception et de réalisation ; la société comptabilise
ces contrats selon la méthode à l’avancement, à partir d’un suivi des heures consacrées à la conception
et la production ;
- les pièces standards ; pour certaines d’entre elles, GRAFFER a recours à la sous-traitance ; une fois ache-
tés, les matériaux sont alors directement livrés à une PME locale, qui s’occupe de leur transformation et
de l’usinage des pièces.
En raison de la spécificité de son activité, la clientèle de la société GRAFFER est très restreinte et concen-
trée. Ainsi, on peut estimer que 20% du nombre des clients représentent 80% du chiffre d’affaires.
Fortement présente à l’international, la plupart des achats et des ventes de la société sont effectués en
dollars.
Les clients sont très exigeants quant aux délais de livraison et à la qualité des produits. Ainsi, la société est
amenée à gérer des stocks importants de matières premières et de produits semi-finis. Par le passé, elle a dû
également verser des dommages et intérêts à des clients, suite à des litiges pour des défauts sur des pièces,
ayant causé des défaillances des installations des clients.
La structure du bilan de la société au 31/12/N (en milliers d’euros), se présente de la manière suivante :
TRAVAIL À FAIRE
1. Quel sera le comportement professionnel de Mme Audin avant d’accepter le mandat ?
2. À partir de la NEP 200 « Principes applicables à l’audit des comptes mis en œuvre dans le cadre
de la certification des comptes », présenter les éléments essentiels de la mission d’audit légal.
Définir en particulier l’expression « anomalies significatives » et « risque d’audit » et fournir
l’analyse de ce dernier.
Mme Audin décide d’accepter la mission. La NEP 210 précise que le commissaire aux comptes doit
établir une lettre de mission la première année de son mandat. Cette lettre de mission doit être
communiquée à l’entité contrôlée préalablement à la mise en œuvre des travaux d’audit.
3. Quels sont les éléments que doit comporter la lettre de mission ?
z
Fin juin N+1, Mme Audin rédige le document dont des extraits figurent en Annexe 1.
TRAVAIL À FAIRE
4. Comment s’intitule ce document ? Quel en est l’intérêt ? Quelle en est la structure ?
5. Rappeler brièvement en quoi consistent les étapes qui, depuis l’acceptation du mandat, ont
permis d’aboutir à ce document.
6. À partir des éléments figurant dans les Annexes 1 et 2 :
- justifier le nombre d’heures prévues pour l’audit des comptes N+1 ;
- indiquer, dans le cas de la société GRAFFER, quels pourraient être les domaines et cycles
significatifs susceptibles d’avoir une incidence significative sur les comptes annuels ;
- définir la notion de « seuil de signification ».
z
Au cours de ses contrôles, Mme Audin a découvert une seule erreur concernant l’évaluation du stock, qui a
conduit à une majoration de ce poste de 191 000 €.
TRAVAIL À FAIRE
7. Quelle sera l’attitude de Mme Audin dans cette situation ?
z
Annexe 1 :
Extraits du document établi par M me Audin pour l’audit de la société GRAFFER
I - Nature de la mission
Il s’agit d’une mission de commissariat aux comptes comportant la mission générale (audit et
vérifications spécifiques) sur les comptes arrêtés au 31/12/N+1.
Personnes à connaître :
M. Hamm, président du conseil d’administration ;
M. Hart, directeur administratif et financier.……………
MB : chef de mission
GS : assistant confirmé
Les diligences estimées nécessaires à l’exécution du programme de travail doivent comporter pour un
exercice, en fonction du montant du bilan de la personne ou de l’entité, augmenté du montant des produits
d’exploitation et des produits financiers, hors TVA, un nombre d’heures de travail normalement compris
entre les chiffres suivants :
Montant total du bilan et des produits d’exploitation et des produits financiers, hors taxes, et nombre
normal d’heures de travail :
- jusqu’à 305 000 euros : 20 à 35 heures ;
- de 305 000 à 760 000 euros : 30 à 50 heures ;
- de 760 000 à 1 525 000 euros : de 40 à 60 heures ;
- de 1 525 000 à 3 050 000 euros : 50 à 80 heures ;
- de 3 050 000 à 7 622 000 euros : 70 à 120 heures ;
- de 7 622 000 à 15 245 000 euros : 100 à 200 heures ;
- de 15 245 000 à 45 735 000 euros : 180 à 360 heures ;
- de 45 735 000 à 122 000 000 euros : 300 à 700 heures.
MÉDIDOM
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Appréciation du contrôle interne par le commissaire aux comptes
MISE EN SITUATION
Mme Angelli est commissaire aux comptes de la SA Médidom. La société Médidom a pour métier la prestation
de santé à domicile. Elle a une expérience de plus de 20 ans dans la mise à disposition de matériels et
dispositifs médicaux pour le maintien à domicile des patients, en particulier dans le cadre de
l’hospitalisation à domicile (HAD). Dans une stratégie de complémentarité des activités, la société
Médidom a fusionné récemment avec la société SDmédical, spécialisée dans la location et la vente de
matériel médical en parallèle de la vente de produits et accessoires permettant le maintien à domicile des
personnes malades ou en situation de handicap. La location et la vente de matériels et dispositifs par la
société SDmédical avant la fusion constituent une branche d’activité distincte de l’activité historique de
Médidom. Depuis la fusion, la SA Médidom assure aussi la vente de tous les matériels et dispositifs de la
branche « SDMédical » ainsi que la vente de fournitures de divers produits de soin et d’hygiène.
Dans le cadre de sa mission générale d’audit, Mme Angelli entreprend l’évaluation des systèmes de contrôle
interne de la SA Médidom.
TRAVAIL À FAIRE
1. Définir la notion de « contrôle interne ». Y a-t-il des obligations légales en matière de contrôle
interne : pour les sociétés, pour le commissaire aux comptes ?
2. Indiquer l’utilité, pour le commissaire aux comptes, de la prise de connaissance des systèmes de
contrôle interne.
3. Présenter, sous forme de schéma, les différentes étapes de la démarche pour l’appréciation du
contrôle interne de l’entreprise par le commissaire aux comptes.
4. Mettre en relation, dans un tableau, les techniques et supports que le commissaire aux comptes
peut utiliser à chaque étape de sa démarche.
z
Pour l’audit des comptes de l’exercice N, Mme Angelli a inscrit dans le plan de mission l’évaluation du
contrôle interne mis en place par la société pour les cycles « immobilisations » et « stocks ».
En vue de la rédaction du diagnostic relatif au dispositif de contrôle interne de ce cycle, Mme Angelli vous
charge, après avoir pris connaissance des éléments fournis dans les Annexes, de répondre à un certain
nombre de questions et d’effectuer différents travaux.
TRAVAIL À FAIRE
5. Selon vous, pour quelles raisons Mme Angelli a-t-elle décidé d’évaluer plus particulièrement le
système de contrôle interne des cycles « immobilisations » et « stocks » ? Vous soulignerez en
particulier le type de risques encourus et les assertions qui pourraient être remises en cause.
6. Préparer un questionnaire à soumettre au responsable administratif et financier de la SA
Médidom permettant d’évaluer le système de contrôle interne de ces cycles. Il sera limité à une
dizaine de questions portant aussi bien sur le contrôle en cours d’année qu’au moment de
l’inventaire.
z
Mme Angelli considère que l’utilisation du logiciel de gestion du matériel médical par la société
Médidom constitue un point fort du système de contrôle interne.
7. Montrer en quoi cela peut être le cas en l’espèce. Conclure en mettant en évidence, de façon
générale, les relations entre l’audit et l’informatique.
z
Définition : Selon l’article L5211-1 – II du Code de la santé publique, « On entend par dispositif médical :
tout instrument, appareil, équipement, logiciel, implant, réactif, matière ou autre article, destiné par le
fabricant à être utilisé, seul ou en association, chez l'homme pour l'une ou plusieurs des fins médicales
mentionnées ci-après et dont l'action principale voulue dans ou sur le corps humain n'est pas obtenue par
des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être
assistée par de tels moyens (…) ». Un dispositif médical est, par conséquent, un produit de santé qui
accomplit son action médicale par un moyen essentiellement mécanique.
Classification des dispositifs médicaux : Les dispositifs médicaux sont classés en 4 catégories, en fonction
de leur risque potentiel pour la santé. À chaque catégorie sont associées des règles d’évaluation et de
contrôle spécifiques. Les matériels et dispositifs loués ou vendus par la SA Médidom appartiennent pour
la plupart à la classe 1 (classe de risque la plus faible).
Sécurité : Le matériel loué ou vendu par la société Médidom est homologué par les autorités sanitaires et
répond aux différentes normes CE (Commission européenne), LNE (Laboratoire National d’Essai) et à la
TPR
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Réponses aux risques d’anomalies significatives • Obtention
d’éléments probants
MISE EN SITUATION
M. Vares est commissaire aux comptes de la société TPR depuis 5 exercices. Il est intervenu, avec deux de ses
collaborateurs (deux réviseurs confirmés), pour réaliser l’audit légal des comptes de l’exercice N de la
société.
Cette société emploie plus de 150 salariés et a pour activité le commerce de gros et de détail d’articles
destinés aux hôtels et aux restaurants. Elle dispose d’un large catalogue, comprenant tant du mobilier que
des ustensiles de cuisine, du textile et de la vaisselle. Créée il y a un peu plus de 20 ans, la société TPR a su
s’imposer sur son marché et développer une clientèle solide et stable.
Lors de l’examen des comptes annuels, M. Vares a réalisé un premier contrôle indiciaire, qui lui a permis de
relever les éléments suivants :
En milliers d’euros N N-1 N-2 N-3
TRAVAIL À FAIRE
1. À quelle étape de la mission d’audit légal correspond l’intervention de M. Vares et ses
collaborateurs ? En quoi consiste cette étape et quels sont les critères qui conditionnent la qualité
des informations recueillies ?
2. Quelles informations M. Vares a-t-il pu tirer des données ci-dessus ? Comment va-t-il réagir ?
z
Suite à ce premier contrôle, M. Vares s’entretient avec la responsable comptable et financière de la société
TPR. M. Vares apprend alors qu’au cours de l’exercice N, le transport sur achats de marchandises a été
comptabilisé en #6084 « Frais de transport sur achats » et non plus en #6241 « Transports sur achats »,
comme cela était le cas lors des exercices antérieurs. Pour l’exercice N, ces frais s’élèvent à 699 041 euros.
TRAVAIL À FAIRE
3. Que fait M. Vares face à ce constat ?
Quelle technique M. Vares met-il en œuvre ici ? La définir et préciser à quels niveaux de la mission
cette technique peut être utilisée et de quelle catégorie de procédures elle relève.
z
Le programme de travail prévoit des procédures de demandes d’information ainsi que des demandes de
confirmation.
TRAVAIL À FAIRE
4. Qu’entend-on par :
- demandes d’information ?
- demandes de confirmation ?
M. Vares a décidé, avec l’accord de la direction de la société TPR, de procéder à la confirmation des soldes
fournisseurs de la société et a chargé un réviseur confirmé de l’équipe d’audit de cette tâche. Le réviseur
dispose de la balance fournisseurs de la société TPR au 31/12/N, date de clôture de l’exercice (Annexe).
TRAVAIL À FAIRE
5. Quels fournisseurs le réviseur va-t-il choisir de « circulariser »11 ? Justifier ce choix.
Citer les différentes étapes de la procédure.
z
Les stocks de l’entreprise constituant un poste significatif du bilan (près de 40%), M. Vares a prévu, dans le
programme de travail de l’équipe d’audit, l’assistance à l’inventaire physique des stocks de la société. Cette
dernière a procédé à cet inventaire le lundi 30 décembre N. Un réviseur débutant a assisté à cet inventaire.
TRAVAIL À FAIRE
6. Quels sont, pour le commissaire aux comptes, les objectifs de l’assistance à l’inventaire physique ?
7. Quelles diligences M. Vares a-t-il mis en œuvre avant l’inventaire ?
Quelles diligences le réviseur met-il en œuvre pendant l’inventaire ?
z
TRAVAIL À FAIRE
8. Que doit faire le commissaire aux comptes dans de telles situations ?
9. Quelles diligences M. Vares et ses collaborateurs mettront-ils en œuvre après l’inventaire ? Existe-
t-il une NEP sur la question ?
z
11
La demande de confirmation des tiers est appelée dans la pratique « circularisation ».
Le programme de travail de M. Vares fait état d’autres techniques dans le but de collecter des éléments
probants nécessaires à son audit.
TRAVAIL À FAIRE
10. Quelles sont les autres techniques d’audit que M. Vares peut mettre en œuvre ?
z
Les dirigeants de la société TPR ont fait savoir à M. Vares qu’une importante fraude impliquant deux
responsables du service achat a été relevée au cours de l’exercice. Ces deux personnes ont été licenciées et
une procédure pénale est en cours. Les écritures comptables de l’exercice ont pris en compte toutes les
conséquences de cette fraude.
Néanmoins, M. Vares s’interroge encore sur la capacité de la société TPR à prévenir d’autres fraudes et sur
l’existence éventuelle d’autres irrégularités non signalées par la société.
TRAVAIL À FAIRE
11. Quelle démarche doit effectuer M. Vares auprès des dirigeants ?
Quelle sera son attitude en cas de refus du représentant légal de la société TPR ?
z
Solde début
Mouvements période Solde de fin
de période Mouvements de l’exercice
01/12/N au 31/12/N de période
Intitulé (reprise)
BEL et Fils 127,22 26 884,03 32 073,14 248 037,53 253 353,86 5 443,55
DIEN et Cie 668 584,61 45 119,62 24 078,32 551 204,63 1 415 326,21 1 532 706,19
HOLLER 120 474,44 1 426 169,60 1 299 695,12 9 003 309,98 8 882 835,54
LECTRA
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Travaux de fin de mission • Rapport du commissaire aux
comptes
MISE EN SITUATION
Mme Borger, commissaire aux comptes, vient d’achever sa mission d’audit légal des comptes annuels au
31/12/N de la société LECTRA, société anonyme avec conseil d’administration (non EIP).
Par ailleurs, durant ses travaux, Mme Borger a relevé que la société a provisionné, pour la première fois, dans
les comptes annuels de l’exercice N, les indemnités de départ en retraite et autres avantages similaires des
salariés. L’évaluation de la provision a été faite à partir des travaux d’un actuaire. La société a décidé de
procéder à ce changement afin d’améliorer l’information fournie en annexe. Son incidence sur les comptes
est significative et il est mentionné dans l’annexe aux comptes annuels.
L’audit mené a permis à Mme Borger d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes pris dans leur ensem-
ble ne comportent pas d’anomalies significatives. Il lui faut maintenant rédiger son rapport.
TRAVAIL À FAIRE
1. Quelles sont les diligences qui ont été mises en œuvre par Mme Borger suite au changement
comptable effectué par la société LECTRA ?
2. Rappeler en quoi consistent les travaux de fin de mission du commissaire aux comptes.
3. À l’aide des Annexes 1 et 2 et après avoir consulté l’intégralité des NEP 700, 701 et 702 révisées,
indiquer la structure du rapport que devra établir Mme Borger et rédiger le passage relatif au
changement de méthode comptable réalisé par la société Lectra en N.
4. Quelles informations complémentaires auraient dû figurer dans le rapport du commissaire aux
comptes si la société LECTRA avait été une EIP ?
z
Quelques jours après la rédaction et la signature de son rapport, Mme Borger a connaissance d’une
information sur un litige avec un client de la société, suite à une livraison de produits endommagés, qui a eu
lieu fin N. Le client refuse de payer la facture adressée et a décidé de se retourner contre la société LECTRA
pour lui réclamer une indemnisation.
TRAVAIL À FAIRE
5. Quelle est l’attitude de Mme Borger face à cette situation ?
z
Article L123-17
Sauf dans des cas exceptionnels, afin de donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière
et du résultat de l’entreprise et dans les conditions prévues par un règlement de l’Autorité des normes
comptables, les méthodes comptables retenues et la structure du bilan et du compte de résultat ne
peuvent être modifiées d’un exercice à l’autre. Si des modifications interviennent, elles sont décrites et
justifiées dans l’annexe et signalées, le cas échéant, dans le rapport des commissaires aux comptes.
Article L823-9
Les commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels
sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi
que de la situation financière et du patrimoine de la personne ou de l’entité à la fin de cet exercice. […]
ELEKTRIC
Patricia Gouttefarde
Connaissances associées
Les conventions
MISE EN SITUATION
Le schéma suivant vous présente un certain nombre d’informations concernant les sociétés du groupe
ELEKTRIC.
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PREMIÈRE PARTIE
TRAVAIL À FAIRE
1. Pour chacune des situations décrites ci-dessus, il vous est demandé :
- d’identifier les différents types de conventions au sens des articles du Code de Commerce ;
- d’indiquer, dans chacune des sociétés concernées, la procédure légale à appliquer.
2. En supposant que MATELEC soit une société anonyme, quelles incidences aurait cette hypothèse,
pour
z l’opération n° 2, sur le régime des conventions chez MATELEC ?
DEUXIÈME PARTIE
TRAVAIL À FAIRE
1. Quelles sont les conséquences possibles de ce défaut d’autorisation ?
2. Quelle sera l’attitude du commissaire aux comptes dans cette situation ?
z
TRAVAIL À FAIRE
3. Quelles sont les personnes concernées par le régime des conventions ?
4. À quel organe la convention pour autorisation préalable doit-elle être soumise ?
5. Qui avise le commissaire aux comptes de toutes les conventions autorisées ?
z
Le commissaire aux comptes de la SA ELEKTRIC présente à l’assemblée générale le rapport spécial sur les
conventions.
TRAVAIL À FAIRE
6. Quel doit être le contenu de ce rapport conformément à l’article R 225-31 du Code de
commerce ? Compléter le rapport spécial fourni en Annexe.
z
L’assemblée générale des actionnaires de la SA ELEKTRIC, appelée à statuer sur les conventions,
désapprouve une convention qui lui a été soumise.
TRAVAIL À FAIRE
7. Quelles sont les conséquences de ce défaut d’approbation ?
z
Annexe
Aux actionnaires,
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur
les …………………….
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les ………
………………… et les ………………………… essentielles des conventions et engagements dont nous avons été
avisé(s) ou que nous aurions découverts à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur
……………… et leur ……………… ni à rechercher l’existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les
termes de l’article R 225-31 du Code de commerce, d’apprécier ……………… qui s’attachait à la conclusion de
ces conventions et engagements en vue de leur ……………….
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R
225-31 du Code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions et
engagements déjà approuvés par ………………………...
Nous avons mis en œuvre les ……………… que nous avons estimé nécessaires au regard de la ………………
professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces …
…………… ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les
documents de base dont elles sont issues.
(Informations à donner sur chaque convention, pouvant être limitées aux indications nécessaires pour les
identifier.)
CHENOR
Patricia Gouttefarde & Fanny Ziegelmeyer
Connaissances associées
Alerte, révélation et blanchiment
MISE EN SITUATION
La SA CHENOR, créée il y a près de trente ans par M. Chenin, a pour activité la vente d’articles d’horlogerie
et de bijouterie, dans ses quatre boutiques implantées à Grenoble, Chambery et Lyon. M. Chenin, qui assure
la direction de la société, est également le président du conseil d’administration.
Mme Vogler a été nommée commissaire aux comptes de la société il y a deux ans. Après avoir pris
connaissance des comptes annuels N, établis par M. Estèphe, expert-comptable de la société, et s’être
entretenue avec M. Chenin, Mme Vogler constate que la dégradation de l’activité subie par la société lors du
précédent exercice s’est poursuivie et amplifiée tout au long de l’exercice N. Souffrant d’une image
vieillissante, la société CHENOR a connu une sous-activité marquée et éprouve des difficultés à écouler ses
produits. Cette situation devrait se poursuivre en N+1.
TRAVAIL À FAIRE
1. Après avoir relevé les points marquants concernant la situation financière de la société CHENOR,
identifier le risque général qui en découle.
2. Indiquer les conséquences de cette situation sur la mission d’audit du commissaire aux comptes,
les diligences mises en œuvre et son rapport.
3. Mme Vogler pourrait-elle être amenée à refuser la certification des comptes de la société CHENOR
pour l’exercice N ? La réponse sera justifiée en se fondant sur les NEP 570 et 700.
4. Face à la situation compromise de la société CHENOR, quelle est la mission particulière de Mme
Vogler ? Est-elle la même pour M. Estèphe ?
z
Mme Vogler décide de mettre en œuvre la procédure prévue par l’art. L 234-1 du Code de Commerce.
TRAVAIL À FAIRE
5. Que doit-elle faire dans un premier temps ?
z
À la suite de cette première démarche, Mme Vogler obtient du président du conseil d’administration une
réponse très évasive quant aux mesures qu’il compte adopter pour remédier à la situation.
TRAVAIL À FAIRE
6. Comment Mme Vogler doit-elle réagir ?
Z
TRAVAIL À FAIRE
7. Que doit faire maintenant Mme Vogler ?
8. Dans quel cas Mme Vogler sera-t-elle amenée à poursuivre la procédure jusqu’à son terme ?
9. Présenter un tableau récapitulatif de la procédure d’alerte dans le cas de la société anonyme en
mettant en évidence les différentes étapes de la procédure et les acteurs concernés à chaque
étape.
10. Le commissaire aux comptes qui s’abstiendrait de déclencher la procédure d’alerte alors que
celle-ci s’impose engagerait-il sa responsabilité ?
z
Au cours de l’exercice N+1, la situation de la société CHENOR a continué à se dégrader. En vue de dissimuler
la véritable situation de la société, les dirigeants ont arrêté les comptes annuels de l’exercice après avoir
procédé à une majoration importante de la valeur des stocks et à une minoration significative des
dépréciations ainsi que des provisions.
TRAVAIL À FAIRE
11. Quelle sera l’attitude de Mme Vogler dans ce cas ?
z
Les dirigeants refusent de modifier les comptes annuels arrêtés par le CA avant l’assemblée générale
appelée à statuer sur ces comptes. Les comptes annuels sont ainsi présentés en l’état aux actionnaires.
TRAVAIL À FAIRE
12. Quelles en sont les conséquences pour le rapport établi par Mme Vogler ?
13. Que devra faire Mme Vogler à l’issue de l’assemblée générale ?
z
Voyant la dégradation de son activité se poursuivre, M. Chenin et d’autres actionnaires, représentant près
de 90% du capital de la société CHENOR, décident de vendre leurs actions à M. Brando et deux de ses
associés. Le rachat a lieu au début de l’exercice N+2.
Dans le cadre de la certification des comptes de l’exercice N+2, Mme Vogler constate une amélioration
significative de la situation financière de la société et des recettes nettement à la hausse, recettes
surprenantes compte tenu des modifications limitées apportées à l’activité et aux boutiques.
TRAVAIL À FAIRE
14. Face à cette situation, Mme Vogler doit-elle faire preuve d’une vigilance particulière ?
z
Intriguée par cette situation, Mme Vogler décide de poursuivre ses investigations et découvre des opérations
suspectes, d’un montant élevé et qui lui paraissent être du blanchiment de capitaux.
TRAVAIL À FAIRE
Face aux risques élevés et à ses nouvelles obligations en matière de lutte contre le blanchiment, le
commissaire aux comptes s’interroge sur les procédures et mesures de contrôle interne à mettre en œuvre
au sein de son cabinet.
TRAVAIL À FAIRE
18. Quelles mesures doit-il prendre ?
z
Est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 375 000 € le fait pour : […]
2° Le président, les administrateurs ou les directeurs généraux d’une société anonyme de publier ou
présenter aux actionnaires, même en l’absence de toute distribution de dividendes, des comptes annuels
ne donnant pas, pour chaque exercice, une image fidèle du résultat, des opérations de l’exercice, de la
situation financière et du patrimoine, à l’expiration de cette période, en vue de dissimuler la véritable
situation de la société […].
Les commissaires aux comptes signalent à la plus prochaine assemblée générale ou réunion de l’organe
compétent les irrégularités et inexactitudes relevées par eux au cours de l’accomplissement de leur
mission, et, lorsqu’ils interviennent auprès d’une entité d’intérêt public, l’invitent à enquêter
conformément aux dispositions de l’article 7 du règlement (UE) n° 537/2014 du Parlement européen et du
Conseil.
Ils révèlent au procureur de la République les faits délictueux dont ils ont eu connaissance, sans que leur
responsabilité puisse être engagée par cette révélation.
Sans préjudice de l’obligation de révélation des faits délictueux mentionnée à l’alinéa précédent, ils
mettent en œuvre les obligations relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement
du terrorisme définies au chapitre Ier du titre VI du livre V du code monétaire et financier.
ISBN : 978-2-38464-025-6