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Impact des constructions anarchiques à Bukavu

Le document traite de l'impact socioéconomique et environnemental des constructions anarchiques dans le quartier Nkafu de Bukavu, en République Démocratique du Congo. Il souligne les défis liés à l'urbanisation rapide, l'exode rural, et l'insuffisance des infrastructures, entraînant des problèmes de salubrité et de dégradation environnementale. L'étude vise à analyser les conséquences de ces constructions sur les ménages et à proposer des solutions pour atténuer ces effets.

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Impact des constructions anarchiques à Bukavu

Le document traite de l'impact socioéconomique et environnemental des constructions anarchiques dans le quartier Nkafu de Bukavu, en République Démocratique du Congo. Il souligne les défis liés à l'urbanisation rapide, l'exode rural, et l'insuffisance des infrastructures, entraînant des problèmes de salubrité et de dégradation environnementale. L'étude vise à analyser les conséquences de ces constructions sur les ménages et à proposer des solutions pour atténuer ces effets.

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

UNIVERSITE CATHOLIQUE DE BUKAVU


U.C.B

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

Impact socioéconomique et environnemental des constructions anarchiques sur le ménage


de la ville de Bukavu : cas du quartier Nkafu/ Kadutu

Projet présenté par en vue de l’obtention du diplôme


de licenciée en Sciences Économiques et de Gestion

Option :

Présenté par : AGANZE SANGINGA Christian

Encadreur :

Directeur :

ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024

0 | Page
INTRODUCTION

0.1 Problématique

Le monde vit de profonds changements socioéconomiques et environnementaux qui touchent


tous les domaines de la vie; le phénomène d’urbanisation est l’une des manifestations
apparentes de ces changements(Banque Mondiale, 2018); le milieu urbain, vu ses multiples
fonctions, économiques, sociales et environnementaux incompatibles, influe sur le cadre de la
vie d’une manière surprenante, surtout dans les pays en voie de développement où ce
phénomène s’est développé en l’absence quasi-totale de conditions d’une urbanisation
équilibrée, qui tient compte dans son évolution des principes et des lois urbanistiques et du
respect de l’environnement (Majda et al., 2019).

D’après la Banque mondiale, en 2020 56 % de la population mondiale, soit 4,4 milliards


d’habitants, vivaient en ville, générant 80% du PIB mondial d’ici 2050, le nombre total des
personnes vivant en ville va doubler, soit sept personnes sur dix; toutefois si l’urbanisation
est maitrisée, peut favoriser une croissance durable en intensifiant la productivité et
l’innovation(Banque Mondiale, 2018).

Toutefois, tant dans les zones urbaines et rurales, l'urbanisation et le développement n'ont pas
toujours engendré des cadres de qualité conformes aux normes d'aménagement et de
préservation de l'environnement. De plus, les principes d'économie de marché et
d'agglomération économique qui sous-tendent les dynamiques de production industrielle et de
création de richesses liées à l'urbanisation n'ont pas été estimés à leur juste valeur au cours
des cinquante dernières années (ONU-habitat, 2023).

Depuis les années 90, la République Démocratique du Congo (RDC) est caractérisée par des
scénarios de guerres et des conflits armés perpétuels dans les milieux ruraux, ces derniers ont
multiplié les mouvements de migrations des milliers des personnes vers la ville (Davier,
2022c) qui révèlent un manque d'outils pour l'organisation de l'utilisation des terres,
l'aménagement des cours d'eau, et des zones portuaires, l'étalement spatial et le manque de
coordination entre les services publics responsables de l'urbanisme, de l'environnement, de
l'eau et de l'électricité, de l'assainissement, de la construction des infrastructures
sociales(Davier, 2022c; Wand & Communes, 2020). Pour les Nations Unies (2014), le taux
d'urbanisation de la RDC était de 39,9% en 2010 pour 62 millions des personnes, à 42% en

1 | Page
2015, et devrait atteindre les 60% d'ici 2050 pour une croissance annuelle moyenne de 4,1%
au cours de la dernière décennie, entraînant une augmentation d'un million de citadins chaque
année(ONU-habitat, 2023)

Ainsi, à Bukavu, les besoins croissants en logement a connu une réponse partielle et
inefficace, les constructions anarchiques accentuée par l'absence d'une planification concertée
tenant compte de la réalité socio-économique, pouvoir d’achat faible et limité,
l’irresponsabilité de l’Etat dans l’application des lois préétablies, et la concentration de la
population dans un espace très réduit, avec un taux élevé d'encombrement et de
promiscuité(D’Aymar et al., 2021; Davier, 2022a; Namusi, 2017) ; C'est ainsi Bukavu-la-
verte, ainsi baptisée par les colonisateurs belges(D’Aymar et al., 2021), ne recouvre plus cet
environnement qui pourrait faire d’elle une ville touristique (Davier, 2022c; Namusi, 2017).

Cela étant, la ville fait face aux conflits fonciers et à l’insécurité grandissante, des dégâts
matériels et mort d’hommes dus à des incendies récurrents à cause des maisons rapprochées
les unes des autres, des morcellements anarchiques, des constructions sur le réseau
hydraulique et sous le réseau électrique, la destruction des infrastructures socio-économiques
(écoles, routes, églises, etc.) et la dispersion des ménages sont causées par les calamités
naturelles (glissement des terrains, érosion, affaissement des sols,…)(Namusi, 2017), Il se
dégage aussi des menaces environnementales produites par l’entassement parcellaire
entraînant ainsi des maladies (paludismes, choléra, etc.) en raison de l’accumulation des
immondices ménagères parfois reproduites par cette agglomération communautaire (Majda,
Boutcha, et al., 2019), Les relations sociales complexes autour de la sécurité des biens sont
un moteur important de la dynamique des inégalités, de l’accumulation et de la pauvreté dans
la ville de Bukavu

0.2 Questions de recherche

Quels effets socioéconomiques et environnementaux les constructions anarchiques


produisent-elles sur les ménages vivants dans le quartier Nkafu ?

0.3 Objectifs

Cette recherche poursuit comme objectif d’analyser les conséquences des constructions
anarchiques sur les ménages de la ville de Bukavu et en déterminer les facteurs de mitigation.

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0.4 Intérêt du sujet

Le choix de cette étude a été motivé par le souci de mettre spécifiquement en exergue
certaines causes et conséquences socioéconomiques et environnementale des constructions
anarchiques dans la ville de Bukavu et présenter sous la base des données empiriques et de
documentation, une analyse des problèmes qui méritent une attention soutenue de la part des
acteurs politiques et socio-économiques dans l'espace urbain de Bukavu.

De ce fait cette étude revête un triple intérêt :

▪ Sur le plan personnel : cette recherche va nous permettre d’enrichir nos connaissances
portant sur la relation entre urbanisation-bien-être socioéconomique et
l’environnement ;
▪ Sur le plan scientifique : contribuer à la littérature existante entre l’urbanisation et le
développement durable
▪ Sur le plan politique : cette recherche constitue non seulement un complément aux
politiques préétablies et mise en œuvre pour la problématique de l’urbanisation dans
la ville de Bukavu mais elle relève également les défis auxquels ces dernières sont
confrontées.

0.5 Approche méthodologique

Cette étude procède par l’approche mixte, combinant une approche quantitative et qualitative;
d’une part nous allons mener une enquête aléatoire auprès de ménages et en second lieu des
entretiens seront menées auprès des différents autorités cibles dans notre recherche. Après la
collecte des données, des analyses descriptives et analytiques seront effectuées sous SPss.21
et Excel.19 pour relever l’objectif assigné pour cette étude.

0.6 Subdivision de la recherche

Hormis l’introduction et la conclusion, cette étude s’articuler autour des quatre chapitres
dont : le premier, la revue de la littérature théorique et empirique ; le deuxième, l’approche
méthodologique, le troisième sur la présentation et discussions des résultats ; et enfin
l’implication entrepreneuriale.

3 | Page
[Link] DE LITTERATURE
I. REVUE THEORIQUE
Une recherche intelligente doit faire à ce que ses concepts soient définis clairement afin de
permettre une bonne compréhension à ses lecteurs pour éviter toute confusion. Nous
définirons de manière brève et précise les concepts suivants :

o La construction anarchiques et l’urbanisme


o L’exode rural et l’habitat
o La salubrité et la dégradation de l’environnement Érosion
o L’urbanisation dans la ville de Bukavu

I.1 La construction anarchique et l’urbanisme

Selon Sadiki et al.(2010) l’urbanisme est le champ disciplinaire et professionnel qui recouvre
l’étude du phénomène urbain, l’action d’urbanisation et l’organisation de la ville et de ses
territoires en prônant le cadre de vie dans un souci de respect de l’environnement afin
d’obtenir un meilleur fonctionnement et améliorer les rapports sociaux. Ainsi, d’après la
charte d’Athènes, une ville doit remplir quatre fonctions essentielles propres à l’urbanisme :
un logement décent, spacieux et suffisamment aéré à l’intérieur comme à l’extérieur; un
travail sécurisé par un marché d’emploi toujours croissant; de loisir pour assainir le corps et
l’esprit, et la circulation dotée des infrastructures adéquates et suffisantes (Wand &
Communes, 2020)

Par ailleurs, la construction anarchique selon l’Encyclopédie Encarta (2009), c’est un


bâtiment qui ne respecte pas les normes d’urbanisme ( la règle d’emprise au sol, hauteur de
construction, distance de la construction à la voirie, aux réseaux d’assainissement ou d’eau
ainsi qu’aux voisins directs et indirects, nature de construction, site de construction et
Esthétique de la construction) (Davier, 2022a). Cependant, cette dernière fait perdre à la ville
l’esthétique et l’aération urbaine. L’esthétique de la ville est menacée par la présence de
l’habitat de type traditionnel car on trouve à Bukavu des maisons construites n’importe où et
n’importe comment sans aucun plan d’urbanisme en matière de lotissement.

I.2 L’exode rural et l’habitat

Le phénomène d’exode rural est la caractéristique des pays sous-développés et un


déterminant des constructions anarchiques. D’après (Namusi, 2017; Wand & Communes,
2020), il désigne le déplacement de population des zones rurales vers les zones urbaines. En

4 | Page
effet, à cause de manque d’un développement harmonieux (équilibre entre les campagnes et
les villes), les populations rurales se déplacent en masse vers la ville de Bukavu, à la
recherche du bien-être. Il en résulte un boom démographique (une surpopulation) dans cette
ville.

En outre, dans la vie humaine, l’habitat constitue un domaine d’importance capitale surtout
en milieu urbain. Il désigne le cadre et condition de vie d’une population en générale ; en
particulier, le mode de groupement des établissements humains (Aganze Marhegane et al.,
2022; Namusi, 2017).

I.3 La salubrité et la dégradation de l’environnement

Les fosses septiques, les latrines et les poubelles font partie des installations hygiéniques. Or,
elles sont quasi-inexistantes dans les constructions anarchiques. Les quelques rares qu’on y
trouve sont mal construites faute d’expert. Cela laisse la voie ouverte à l’insalubrité. C’est
ainsi que la salubrité englobe la protection contre l’humidité, les infiltrations, les radiations,
les substances et les organismes polluants ou dangereux ainsi que la présence et le bon
fonctionnement des équipements sanitaires : eau fournie et évacuée de façon sûre et sanitaire,
disposition sanitaire des déchets (Namusi, 2017).

En ce qui concerne la dégradation de l’environnement (érosion), l’absence de végétation est


un facteur favorisant de l’érosion parce que, comme on le sait, la végétation joue le rôle
d’antiérosif. Le manque de canalisation d’eau au moyen d’égouts en constitue un deuxième
facteur (Mawemba, 2016). C’est ainsi qu’à Bukavu, faute de préalables précités dans la
plupart des constructions, on trouve ça et là des ravins qui écroulent progressivement des
maisons. Cependant, comme facteurs à la base de la dégradation environnementale nous
avons : l’accroissement de la population, le niveau de technologie employée pour exploiter
les ressources, le niveau de consommation des ressources ou richesse par individu (Majda et
al., 2019; Nassori, 2017), l’urbanisation anarchique, problèmes fonciers, l’incohérence de
différentes politiques appliquées, faiblesse institutionnelle et lacunes législatives et faiblesse
des infrastructures rurales (Davier, 2022a; Wand & Communes, 2020)

I.4 L’urbanisation dans la ville de Bukavu

5 | Page
La ville de Bukavu présente actuellement un développement urbain anarchique. Ce
développement anarchique est lié, entre autres, à la croissance démographique accélérée en
R.D.C. et qui s’explique ces cinq dernières décennies par la situation sécuritaire instable
observée sur toute l’étendue du territoire national, et particulièrement dans sa partie orientale
et plus précisément dans la ville de Bukavu, où la tendance est d’habiter en ville, étant donné
l’insécurité généralisée dans les villages (Banque Mondiale, 2018).

De ce qui précède, cette tendance surpopulation crée un cercle vicieux de constructions


anarchiques. Ainsi, nous synthétisons les causes et conséquences des constructions
anarchiques dans le tableau 1 ci-dessous.

Tableau 1:Causes et conséquences des constructions anarchiques dans la ville de Bukavu

Causes Conséquences

Individu Communauté Environnement

Guerres dans Mort d’hommes, Déplacements Manque


les zones chômage, pauvreté massifs de la d’assainissement ;
périurbaines, population multiplicités des
Insécurité immondices et ordures
grandissante au vu des hommes et sur
des espaces publics

Exode rural Conflits (fonciers et Surpeuplement Dégradation de


d’intérêts) / disputes l’environnement due
(expansion
entre les individus.
démographique) par la promiscuité des
personnes

Insalubrité Maladies (fièvre Prolifération des Éboulement de terre,


typhoïde, malaria, ordures et autres destruction des maisons
déchets ménagers
etc.), (catastrophes naturelles)

Irresponsabilit Mise en œuvre de Mauvaise gouvernance


é de l’État et projet de Pas de justice sociale
(mauvaise gestion de
les politiques construction des dans l’application
l’écosystème)
d’urbanisation maisons de toute des règles énormes
urbanistiques

6 | Page
forme sans tenir
compte des règles de
l’urbanisation

Source : compilation des données(Bera et al., 2023; Davier, 2022a; Zahinda et al., 2024)

a) Évolution démographique
La ville de Bukavu a connu une croissance démographique exponentielle après
l’indépendance de la RDC. Cette croissance de la population est principalement dû à des
facteurs : l’insuffisance des terres cultivables, le régime foncier du type féodal, l’insécurité
physique, la ruine de l’agriculture, la destruction des infrastructures routières, conditionnant
les milieux ruraux avoisinant Bukavu et conduisant à l’exode rural massif, le taux de natalité
et la taille de ménage élevés, les facteurs attractifs qu’offre la ville à savoir les opportunités
commerciales, l’emploi, les infrastructures socio-économiques, etc. (Aganze Marhegane et
al., 2022; Wand & Communes, 2020). Bref, ces facteurs peuvent se résumer à trois :
l’immigration en provenance des zones rurales causée par les conflits et l’activité de groupes
armés, les opportunités commerciales, et les problèmes d’aménagement du territoire dans les
périphéries de la ville où les gens n’ont pas accès à l’eau, à l’électricité ou aux routes. En
effet, Selon les estimations actuelles, Bukavu compterait plus de 2 329 911 d’habitants.

Deux domaines prioritaires sont directement liés à la gouvernance urbaine. Premièrement, il


s’agit du problème de logement et des infrastructures pauvres et précaires, jadis la ville de
Bukavu était construit pour une population de 300 000 habitants mais, cette dernière a
aujourd’hui, tout au moins, quadruplé, sans la mise en place d’une politique de planification
efficace. Deuxièmement, cette situation relève de l’influence de la corruption et des pratiques
de clientélisme au niveau de la gouvernance urbaine (Sadiki et al., 2010).

b) Évolutions des enregistrements des terres Conflits fonciers dans la ville de Bukavu
Après l’indépendance de la RDC, on observa une forte concentration dans la commune de
Bagira et dans celle de Kadutu, principalement dans les quartiers Cimpunda, Nyamugo,
Mosala, Buholo, et dans le camp Mortehan. À partir des années 1970, comme il n’existait
plus de restriction par rapport aux règles d’urbanisation, les habitants de Kadutu et de Bagira
commencèrent à se déplacer vers la commune d’Ibanda qui était encore occupée
exclusivement par quelques Blancs et des citoyens congolais dits « évolués ». Pendant ce
temps il y eut moins d’enregistrements de terres, alors que la croissance démographique
galopait. Dans les années 1990, où Bukavu était une scène majeure des deux guerres dans

7 | Page
lesquelles était plongée la RDC, la ville connut une forte accélération de sa croissance
démographique et atteignit plus d’un demi-million d’habitants vers l’année 2010 (Aganze
Marhegane et al., 2022). La compétition pour l’espace disponible au sein d’un même
périmètre urbain atteignit alors des niveaux jamais vus. Mais comment expliquer, alors, la
montée des enregistrements de terres, dès 1997 , dans un contexte d’explosion
démographique et d’épuisement des parcelles à construire, dans une ville qui ne s’étendait
plus, ces années de crise politique correspondent au déclenchement d’un processus croissant
d’enregistrement des terre, suite à une forte hausse des demandes de terres liée à l’exode rural
et à l’affluence des réfugiés, engendrée par les cycles de violence et la guerre et en même
temps, l’Est de la RDC connut une renaissance des activités minières, dont les bénéfices
furent investis dans la construction, ce qui permit à des politiciens et des hommes d’affaires
d’investir beaucoup dans l’achat de parcelles(Nyenyezi & Ansoms, 2014). Toute la commune
d’Ibanda, les dix mètres de rive au bord du lac et les domaines et espaces publics connaissent
des lotissements et morcellements.

Ce processus de ruée foncière intensifiée que connaît la ville de Bukavu depuis 1997 a eu
plusieurs conséquences. Tout d’abord, il a entraîné des violations des normes d’urbanisme et
des constructions anarchiques, liées à l’octroi sans contrôle des permis de bâtir. Il a, ensuite,
engendré une mixité sociale, conséquence indirecte de l’accaparement des terres. En effet,
plusieurs familles arrivant des milieux défavorisés soit des milieux ruraux, soit des quartiers
populaires de Bukavu vont se retrouver dans différents quartiers ou communes plus favorisés
(Namusi, 2017; Nyenyezi & Ansoms, 2014). D’autre part, la présence de catégories pauvres à
côté des enclos plus privilégiés a mené à de nombreux conflits, généralement des conflits de
limites entre voisins, entre anciens habitants des quartiers, d’une part, et nouveaux arrivants,
de l’autre, de même L’occupation de terres avec de faux papiers et sur des sites non
appropriés (les cimetières du camp Sayo, les sites impropres de Karhale, …) ont engendré des
conflits fonciers

c) Assainissement et gestion des déchets dans la ville de Bukavu


La ville de Bukavu produit par jour en moyenne 600 tonnes des déchets 12,5% sont conduits
dans des dépotoirs reconnus 87,5% sont dispersées dans les rivières,… 93% de ces déchets
sont organiques et non capitalisées (Balagizi, 2018) d’où les facteurs sont :- une
surpopulation affectant le choix logique de sites habitables et de construction digne; -a
promiscuité de l’espace vital minimal pour un ménage ne rassurant pas la capacité interne de
gestion des déchets et des eaux usées; - manque de politique cohérente de gestion des déchets

8 | Page
solides et liquides; et manque de conscience citoyenne des populations et des organisations
locales sur les déchets et leurs effets socio-sanitaires (Balagizi, 2018).

d) Politique d’urbanisation et d’extension de la ville de Bukavu


Les politiques d’extension de la ville de la ville n’ont pas produits ses fruits jusque-là, des
milieux comme Nyatende et Kashusha avaient été choisis afin de désengorger la ville(Aganze
Marhegane et al., 2022). Par manque d’infrastructures de base (marché, hôpital, industries,)
adéquates la population peine à s’y installer. Des politiques de délocalisations de la
population avaient été entrepris mais par manque des mesures de suivi et d’accompagnement
des ménages, les habitants de la ville de Bukavu n’y avaient pas consentis (Aganze
Marhegane et al., 2022; Davier, 2022a).

9 | Page
II. REVUE EMPIRIQUE
Plusieurs études notamment portant sur la problématique des constructions anarchique dans
la villes de Bukavu, se sont plus focalisés sur les causes(Davier, 2022a; Wand & Communes,
2020), les conséquences/impacts(Davier, 2022; Sadiki et al., 2010; Wand & Communes,
2020).

(Davier, 2022a) dans « Impact des constructions anarchiques sur la paix et la cohésion sociale
au Sud-Kivu : Cas de la commune d’Ibanda » se fixe comme objectif d’explorer le
phénomène des constructions anarchiques et son impact sur la paix et la cohésion sociale.
Pour ce faire, il passe par l’analyse qualitative des personnes sources. Les résultats relèvent
que les constructions anarchiques impactent négativement le bien-être social et économique,
de la population avec des répercussions sur le vivre ensemble et la cohésion sociale.
neanmoins (Davier, 2022b) ne tient pas compte des facteurs économiques et des
conséquences environnementales de constructions anarchiques sur les ménages.

(Perry et al., 2023) dans « Enjeux socio-économiques et urbanisation : Précarité des ménages,
vulnérabilité des groupements urbains au quartier Luwowoshi » s’étaient assigné comme
objectif de dresser un panorama des conditions socio –économiques et environnementales de
précarité des habitants du quartier spontané de Luwowoshi, de la ville de Lubumbashi. En
enquêtant 700 ménages, les questionnaires d’enquêtes portaient sur l’accès à l’eau potable
l’électricité, assainissement, gestion des déchets, mode d’acquisition des parcelles et la
dimension parcellaire. Ils aboutissent aux résultats selon lesquels les constructions
anarchiques sont à la base de la précarité des ménages : approvisionnement en eau, électricité,
l’accès aux infrastructures de santé, ne disposant de système adéquat d’assainissement,
gestion des déchets susceptible de contaminer l’environnement et la potabilité de l’eau.

(Namusi, 2017) dans « Les Constructions anarchiques et la destruction de L'environnement


en Milieux Peri-Urbains De Bukavu : Cas Du Quartier Cimpunda » s’est fixé comme objectif
d’établir en parallèle les effets induits des constructions anarchiques et la destruction de
l’environnement dans ce quartier populaire de la ville de Bukavu. Passant la méthode
structuro-fonctionnelle de Talcott Parsons et enquêtant 375 ménage avec un questionnaire
d’enquête de 2010 à 2015, Il trouve que l’extension démesurée de la population, les
inondations l’insalubrité, la disparition des espaces verts et d’autres écosystèmes ont les
effets induits des constructions anarchiques.

10 | Page
Sadiki et al.(2010) dans « Développement de la ville de Bukavu et cartographie des
vulnérabilités, R.D. Congo » se fixent comme objectifs d’analyser les facteurs qui sont
responsables de la recrudescence de la vulnérabilité des populations et de définir des actions
envisageables pour réduire les risques face à une urbanisation d’une intensité croissante et
difficilement maîtrisable. En se servant d’une analyse documentaire et télédétection
(ARCGIS), ils aboutissent aux résultats selon lesquels la recrudescence de la vulnérabilité
dans la ville de Bukavu, serait expliquée en partie par l’érosion du sol pendant la saison des
pluies, la pression anthropique (urbanisation et la déforestation), sol sismique et accidenté.

Mawemba (2016) dans « Conséquences des constructions anarchiques dans la ville de


Kinshasa » se fixe comme objectif de décrire les conséquences des constructions sur la
dégradation de l’environnement anarchiques dans la ville de Kinshasa, passant par une
analyse documentaire et une enquêtes auprès des ménages. Les résultats relèvent que la
désurbanisation, les inondations, les érosions, l’insalubrité, le raccordement anarchique du
courant électrique, les difficultés d’approvisionnement en eau potable, la surpopulation, la
promiscuité des espaces vitaux intimes sont les conséquences des constructions anarchiques
dans la ville de Kinshasa.

Ainsi, nous les synthétisons dans le tableau ci-dessous :

Tableau 2: Tableau synthétique de la revue empirique

Auteur Thématique objectifs méthodologie Résultats

Davier,2022 Impact des Explorer le phénomène Analyse qualitative des Les constructions
constructions des constructions personnes sources
anarchiques impactent
anarchiques sur la paix
anarchiques et son négativement le bien-
et la cohésion sociale au
impact sur la paix et la être social et
Sud-Kivu : Cas de la
cohésion sociale. économique, de la
commune d’Ibanda
population avec des
répercussions sur le
vivre ensemble et la
cohésion social.

(Perry et al., Enjeux socio- dresse un panorama des 700 ménages enquêtés, les constructions
2023) économiques et conditions socio – les questionnaires anarchiques sont à la
urbanisation : Précarité économiques et d’enquêtes portent sur base de la précarité des

11 | Page
des ménages, environnementales de l’accès à l’eau potable ménages :
vulnérabilité des précarité des habitants l’électricité, approvisionnement en
groupements urbains au du quartier spontané de assainissement, gestion eau, électricité, l’accès
quartier Luwowoshi Luwowoshi, de la ville des déchets, mode aux infrastructures de
de Lubumbashi d’acquisition des santé, ne disposant de
parcelles et la système adéquat
dimension parcellaire d’assainissement,
gestion des déchets
susceptible de
contaminer
l’environnement et la
potabilité de l’eau

(Namusi, Les Constructions établir en parallèle les Quartier cimpunda, extension démesurée de
2017) anarchiques Et La effets induits des méthode structuro- la population, les
destruction De constructions fonctionnelle de Talcott inondations
L'Environnement En anarchiques et la Parsons, 375 ménage l’insalubrité, la
Milieux Péri-Urbains destruction de enquêtés; questionnaire disparition des espaces
De Bukavu : Cas Du l’environnement dans d’enquête de 2010 à verts et d’autres
Quartier Cimpunda ce quartier populaire de 2015 écosystèmes
la ville de Bukavu.

Développement de la Analyser les facteurs Ville de Bukavu de La recrudescence de la


ville de Bukavu et qui sont responsables de 1930 à 2008. Analyse vulnérabilité dans la
cartographie des la documentaire et ville de Bukavu, serait
vulnérabilités, R.D. télédétection (ARCGIS) expliquée en partie par
Recrudescence de la
Congo l’érosion du sol pendant
vulnérabilité des
la saison des pluies, la
populations,
pression anthropique
définir des actions
(urbanisation et la
envisageables pour
déforestation),sol
réduire les risques face
sismique et accidenté
à une urbanisation
d’une intensité
croissante et
difficilement
maîtrisable.

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(Mawemba, Conséquences des de décrire les Analyse documentaire A l’issue de nos
2016) constructions conséquences des et enquêtes auprès des recherches, il en résulte
anarchiques dans la constructions sur la ménages. les conséquences : la
ville de Kinshasa dégradation de désurbanisation, les
l’environnement inondations, les
anarchiques dans la érosions, l’insalubrité,
ville de Kinshasa le raccordement
anarchique du courant
électrique, les
difficultés
d’approvisionnement en
eau potable, la
surpopulation, la
promiscuité des espaces
vitaux intimes.

Dans le cadre des études sur les constructions anarchiques dans la ville de Bukavu, une
première approche a porté sur les causes et conséquences de constructions anarchiques sur
la dégradation de l’environnement et la vulnérabilité des ménages face aux risque
environnementaux (Mawemba, 2016; Sadiki et al., 2010). Ainsi, les constructions
anarchiques accentuent la vulnérabilité des ménages aux catastrophes naturelles (inondations,
érosion, éboulement des terres) ; insalubrité et maladie, les incendies. Ces recherches ont usé
de l’approche qualitative et de la cartographie.

une deuxième approche analyse l’impact socioéconomique des constructions anarchiques sur
les ménages, (Davier, 2022a) analyse les constructions anarchiques sur la paix et la cohésion
sociale et (Perry et al., 2023) qui porte sur la vulnérabilité socioéconomique; par une
approche mixte, les analysent révèlent que l’impact des constructions anarchiques conduisent
aux conflits fonciers, hausse du couts de démolition et de construction, la hausse les couts
pour les services publiques, difficulté de planification urbaine

Cette recherche s’inscrit dans les deux approches par rapport à ces deux approches en
analysant de perception des ménages sur les conséquences socioéconomiques et
environnementales des constructions anarchiques, toute fois le consentement des ménages à
être délocaliser vers des milieux d’extension de la ville.

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14 | Page
[Link] PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE ET APPROCHE
METHODOLOGIQUE

II.1PRESENTATION DU QUARTIER NKAFU

II.1.1 Localisation du quartier

Le quartier Nkafu se trouve dans la commune de Kadutu, limité de part et d’autre par le
quartier KASALI, de la même commune. Ce quartier est situé à 2° 30’, 0,9’’ de latitude Nord
Sud et 28° 50’54’’ de longitude Est.

Figure 3: carte du quartier Nkafu

Il est limité :

● Au nord par : le quartier Chikonyi


● Au Sud par : le quartier Nyamugo
● A l’Est par : le Quartier Ndendere
● A l’ouest par : le quartier Kasali

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II.1.2 Population, Culture et Société

La population dudit quartier est estimée à 13503 dont 6587 hommes et 6916 femmes,
regroupées en plusieurs ethnies notamment les Shi, Lega, et Tembo. La majorité de la
population est de la confession catholique suivie des protestants, musulmans et
Kimbanguistes. Les animistes et les autres ne sont pas représentés. Cette population est
regroupée en différents ménages parmi lesquels nous trouvons 37 ménages
retournés/rapatriés.

II.1.3 Les acteurs intervenant dans le quartier

Dans le quartier Nkafu, la présence des ONG nationales et locales actives est signalée. Elles
interviennent dans les domaines d’éducation et d’activités génératrices des revenus. Aucune
présence d’organismes internationaux signalés dans le quartier. Quant au service de
techniques de l’Etat, ils relèvent de la santé, l’éducation des travaux publics et infrastructures
du développement rural et l’environnement

II.1.4 Habitat et environnement

Le quartier Nkafu est dominé par les maisons en semi durables suivies par celles en pisée,
paille ou terre. Les bâches plastiques ou toitures en paille sont quasi rares ou tout simplement
inexistantes Malgré l’approvisionnement de l’eau de la REGIDESO et par autres
organisations dans le quartier, la population du quartier Nkafu se heurte à d’innombrables
difficultés parmi lesquelles nous citons les menaces de beaucoup d’érosions pluvieuses et les
éboulements de terrain. Les conflits fonciers liés aux zones protégées relèvent des voisinages
de domaines publiques

II.2APPROCHE METHODOLOGIQUE

II.2.1 Source des données

La méthodologie utilisée dans cette enquête se répartit en plusieurs étapes de recherche


notamment la conceptualisation du cadre d’étude, les enquêtes de terrain ainsi que les
interviews des populations. La démarche utilisée a combiné la revue documentaire et
l’enquête de terrain. La revue documentaire a eu pour objet d’une part de fixer les concepts et
cadrer l’orientation de la recherche, de fournir les informations récentes portant sur les
constructions anarchiques d’autre part, de coupler les résultats obtenus par la méthode
d’analyse statistique, l’enquête sur terrain portant en premier lieu sur l’usage d’un

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questionnaire d’enquête pour relever les données quantitatives auprès des ménages et en
second lieu guide d’entretien ( quelques interviews) adressée aux chefs d’avenues, notable
du quartier et aux fonctionnaires de la division de l’habitat.

II.2.1 Population cible et détermination de la taille de l’échantillon

a Population cible
Cette étude se concentrera e sur les ménages résidant dans le quartier Nkafu, les chefs
d’avenues et chefs de la division de l’habitat qui constitueront notre population cible.

b Échantillonnage
Pour déterminer l’échantillon de notre étude, nous ferons recours à la formule
d’échantillonnage de Cochran (1963), largement utilisée dans les études de recherche pour
déterminer la taille de l'échantillon nécessaire.

En intégrant la formule d'échantillonnage de Cochran dans notre méthodologie, nous nous


assurons de recruter un échantillon représentatif par le biais d’un échantillonnage aléatoire
des ménages du quartier Nkafu, malgré le manque de données précises sur leur nombre exact.
Cette approche nous permettra d'obtenir des résultats statistiquement significatifs, renforçant
ainsi la validité et la fiabilité de notre étude.

Le calcul de la taille d’échantillon :

2 2
(Z −scores ) ∗p∗( 1−p ) ( 1 , 96 ) ∗0 , 5∗( 1−0 ,5 )
n= = =150 ménages
e2 0 ,08 2
Avec :

n = taille de l’échantillon n calculé.

Z-score = niveau de confiance (égale à1, 96 pour un taux de confiance de 95 %) – loi


normale centrée réduite.

p = proportion estimative de la population présentant la caractéristique étudiée dans


l’étude.

Lorsque cette proportion est ignorée, une valeur p = 0,5 sera retenue.

e = marge d’erreur (sera fixée à 8 %).

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Au-delà de cet échantillon calculé pour les ménages du quartier Nkafu, d’autres informations
seront recueillies auprès des chefs d’avenus dont le nombre est de 6, et du chef de division de
l’habitat.

Ainsi, au total notre recherche portera sur 150 ménages, 6 chefs d’avenues, chef de quartier,
les ONG présentes dans le quartier Nkafu, les acteurs de la société civile et le chef de division
en charge de l’habitat.

II.2.2 Récolte des données

En premier, pour apprécier la qualité de vie socioéconomique et environnementale des


populations de Nkafu, nous recourons à un questionnaire d’enquête contenant : (i) les
caractéristiques sociodémographiques des ménages, (ii) le mode d’approvisionnement en eau
et en électricité, (iii) gestion des déchets (iv) le mode d’assainissement, (v) la dimension
parcellaire, (vi) le mode d’acquisition des parcelle, le choix de leur milieu d’habitation, et des
documents cadastraux/fonciers qui les y sécurisent,(vii) les risques qu’ils encourent sur ce
sites, leurs perceptions sur les aspects environnementaux et (viii) ainsi que leur consentement
pour être délocalisés de la ville de Bukavu.

En second lieu,un guide d’entretien contenant les information sur les politiques de
preventions et d’attenuations, les couts de dommages engagés par le pouvoir publiques, la
resposabilité du pouvoir publiques, des ONG et de la société civile face aux constructions
anarchiques

II.2.3 Analyse des données et traitement des données

Les réponses aux questions ouvertes échangées et administrées aux personnes cibles dont les
chefs d’avenus, les acteurs politiques en charge de l’urbanisme, la société civile et les ONG
ont été prises dans leurs originalités. Les réponses communes ont fait objet de traitement
qualitatif de toutes les réponses. Les réponses, contrairement, ont poussé à étendre les
raisonnements pour mieux cerner la problématique.

L’analyse des données quantitatives collectées auprès des ménages a été effectuée en
recourant respectivement aux outils de la statistique descriptive ; nous allons, à cet effet,
construire des histogrammes, des diagrammes et afin vérifier les liens de dépendance entre
les variables par le test de Khi-2.

⮚ La statistique de Khi-Deux

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C’est un test populaire en statistique et en économétrie, il s’applique souvent aux données discrètes
et peut être utilisé aux données continues. Elle est plus appropriée pour analyser les distributions
des risques encourus par les ménages entre les différentes avenues. L'objectif de cette partie est
d'étudier deux variables différents X ( Avenues) et Y (les risques encourus par les ménages) et de
rechercher s'il existe un lien entre ces deux variables(Brahim, n.d.)
Tableau 3: Tableau de contingence pour le test de Khi-2

y Total

Y1 Y2 ………. Yn

x X1 f11 f21 ………. fn1 m

∑ fj 1
1

X2 f12 f22 ………. fn2 m

∑ fj 2
1

………………………… ……………………………………………………..

Xm f1m f2m ………. fnm m

∑ fj 3
1

Total m m ………. m n m

∑ f 1i ∑ f 2i ∑ fni ∑ ∑ fij
1 1 1 1 1

Source : nos confections

∑ f i −f^ i )
2

X 2
=
(
fi
Où fi : l’effectif observé et
n n
^f ^
i : est l’effectif théorique, f i = ∑
fi∗∑ fj
1 1

Ddl : degrés de liberté = (#c – 1). (#l – 1) – h dans le tableau de contingence avec h le nombre
des contraintes liées avec le paramètre.
Les hypothèses :
H0 : Pas de corrélation
H1 : Présence de corrélation
2 2
Règle de décision : X cal > X th , on accepte H1, c’est-à-dire la relation entre les variables étudiées
existe.

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QUESTIONNAIRE D’ENQUETE

Caractéristique sociodémographique des ménages

1. Taille de ménage…….
2. Ancienneté………
3. Avenue…
4. Niveau d’étude du chef de ménage
a) Sans étude b) primaire c) secondaire d) universitaire
5. Revenu du ménage
a) Moins de 200$ b) 201 à 500$ c) 501 à 1000$ d) plus de 1000$
6. Profession
a) Enseignement b) commerce c) secteur public d) construction e) pas d’activité f)
autres activités

QUESTIONS Proprement DITES DE L’ETUDE

I. Caractéristique d’habitation du ménages

1. Nature de la maison

a) durable b) semi-durable c) planche d) paille

2. Mode d’acquisition du parcelle

a) Achat b) don c) prêt d) gratuitement e) héritage f) locataire

3. Documents à votre disposition

a) Cadastraux, b) acte des ventes c) aucun document

4. Distance minimum entre votre maison et celles des voisins

a) Collées b) moins de 50cm c),5 à 2m d) 2m à 10m, e) plus de 10m

5. Quelle est votre source d’eau a) puits b) REGIDES0 c) ASILI d) borne fontaine e) eau
de surface

6. Combien de mètre pour avoir accès à l’eau a) chez moi b) moins de 10m c) de 10 à 50m
d) 50 à 1km e) plus d’1km

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7. Avez-vous un accès direct à l’électricité a) oui, suis clients de la SNEL b) non je prends
chez les voisins c) non je n’ai pas accès

8. A combien de mètre se trouve la structure sanitaire la plus proche

a) Moins de 500m, b) moins d’1km c) 1 à 3km d) plus de 3 km

9. A combien de mètre se trouve le marché le plus proche a) Moins de 500m, b) moins


d’1km c) 1 à 3km d) plus de 3 km

10. Quels sont les facteurs qui favorisent les constructions anarchiques dans votre milieu

a) corruption, b) impunité, c) pauvreté d) l’absence d’un plan d’urbanisation, e) ignorance de


la population, f) vente illicite des parcelles e) morcellement parcellaire

11. Localisation parcellaire a) sites impropres b) caniveaux c) les rives du lac d) pentes de
colline e) au-dessous de haute/moyenne tension

II. Les risques encourus sur les sites

12. Quels sont les risques socioéconomiques encourus sur votre site a) conflits fonciers b)
perte des biens c) risque sanitaires d) perte en vie humaine e) incendies

13. Quels sont les risques environnementaux que vous encourrez a) inondation b) érosion c)
éboulement et affaissement des sols

14. Quels sont les catastrophes les plus encourus a) incendies b) éboulement et glissement
des terrains c) érosion et affaissement

15. Avez-vous des conflits liés à la gestion des déchets a) oui b) non

III. Aspects environnementaux, gestion des déchets, assainissement

16. Évacuation des eaux usées ménagères a) parcelles b) WC direct c) latrine d) trou e) fosse
septique

17. Évacuation des déchets solides a) incinération b) trou c) fosse d) fosse fumière e) terrain
vague f) bac public

18. Quelles structures s’occupent de l’évacuation des déchets

a) Privé b) fonds social c) l’état d) gestion autonome des ménages

19. A quel cout ? a) moins de 5000fc b) 5000 à 10000fc c) 10000 à 20000 d) 2000 et plus

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20. Les inondations, éboulement, fissures dans le sol et affaissement affectent :

a) hydraulique b) pont c) les dimensions et bornes des parcelles d) ma maison e) mes biens f)
ma santé

21. A combien évaluez-vous le montant d’entretien des dommages en cas des catastrophes
naturelles (inondations, érosion, affaissement des sols,)

a) moins de 5000fc b) 5000 à 10000fc c) 10000 à 20000 d) et plus

IV. Consentement pour être délocalisés de la ville de Bukavu

22. Pouvez-vous accepter d’être délocalisé de la ville de Bukavu pour l’intérêt public

a) Oui b) non

23. Si oui à quel prix en dollars ?...............

24. Vers quels endroit préférez-vous être amène ? a) Kashusha b) NYATENDE c) kavumu
d) autres

25. Quels sont les infrastructures qui doivent être à votre

26. disposition a) routes b) hôpital c) école d) marché e) industrie f) champs agricole

27. Quelles sont vos propositions pour rendre la ville de Bukavu durable…………

GUIDE D’ENTRETIEN

1. Vous êtes……..
2. Quels sont les conséquences des constructions anarchiques dans le quartier Nkafu
3. Quels sont les politiques de prévention mise en place pour faire face aux constructions
anarchiques
4. Quels sont les politiques d’atténuations mises en place par votre structure pour faire
face aux conséquences des constructions anarchiques
5. Quelles sont les politiques mises en place par le pouvoir publiques pour rendre le
quartier Nkafu durable
6. Quels sont les infrastructures publiques le plus affectées par les constructions
anarchiques

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