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Mesures de l'Accord OTC en commerce

Le module 4 traite des mesures régies par l'Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC), en se concentrant sur les règlements techniques, les normes et les procédures d'évaluation de la conformité. Il explique que ces mesures visent à éviter des obstacles non nécessaires au commerce international tout en permettant aux membres de protéger la santé, l'environnement et la sécurité. Des exemples pratiques, tels que les règlements sur l'efficacité énergétique des appareils et l'information nutritionnelle sur les aliments, illustrent ces concepts.

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Mesures de l'Accord OTC en commerce

Le module 4 traite des mesures régies par l'Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC), en se concentrant sur les règlements techniques, les normes et les procédures d'évaluation de la conformité. Il explique que ces mesures visent à éviter des obstacles non nécessaires au commerce international tout en permettant aux membres de protéger la santé, l'environnement et la sécurité. Des exemples pratiques, tels que les règlements sur l'efficacité énergétique des appareils et l'information nutritionnelle sur les aliments, illustrent ces concepts.

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MODULE

Mesures relevant de lʹapplication de


lʹAccord sur les obstacles techniques
au commerce
DURÉE ESTIMÉE: 2.5 heures

OBJECTIFS DU MODULE 4

ƒ Conceptualiser les mesures régies par l'Accord OTC et en donner des exemples
pratiques: règlements techniques, normes et procédures d'évaluation de la
conformité.

1
I. INTRODUCTION
Dans le module précédent, nous avons appris que, si le principal objectif de l'Accord OTC est de faire en sorte
que les règlements techniques, les normes et les procédures d'évaluation de la conformité ne créent pas
d'obstacles non nécessaires au commerce international, aucun Membre ne saurait être empêché de prendre les
mesures nécessaires pour assurer, entre autres:

à la qualité de ses exportations;

à la protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux et la préservation des végétaux;

à la protection de l'environnement;

à la prévention de pratiques de nature à induire en erreur, aux niveaux qu'il considère appropriés; et

à la protection des intérêts essentiels de sa sécurité.

Nous avons aussi appris que l'Accord OTC ne s'applique pas aux mesures sanitaires et phytosanitaires, aux
spécifications en matière d'achats établies par les gouvernements (marchés publics) et aux règlements relatifs
aux services.

Ayant achevé le Module 2, vous savez que l'Accord OTC s'applique aux mesures en vigueur, quelle que soit la
date à laquelle elles ont été promulguées par le Membre.

Enfin, les trois types de mesures qui relèvent de l'application de cet accord sont: les règlements techniques,
les normes et les procédures d'évaluation de la conformité.

Le moment est venu de les expliquer en détail. Nous espérons que quelques exemples pratiques vous
permettront de comprendre pleinement la définition et les caractéristiques de chaque type de mesure.

Allons-y!

2
II. RÈGLEMENTS TECHNIQUES

EN DÉTAIL

Au paragraphe 1 de l'Annexe 1 de l'Accord OTC, un règlement technique est défini comme suit:

Document qui énonce les caractéristiques d'un produit ou les procédés et méthodes de production s'y
rapportant y compris les dispositions administratives qui s'y appliquent dont le respect est obligatoire. Il
peut aussi traiter en partie ou en totalité de terminologie de symboles de prescriptions en matière
d'emballage de marquage ou d'étiquetage pour un produit un procédé ou une méthode de production
donnés.

Figure 1: Annexe 1.1 de l'Accord OTC

Conformément au paragraphe 1 de l'Annexe 1, les prescriptions suivantes peuvent être incluses dans un
règlement technique:

à prescriptions en matière de terminologie;

à prescriptions en matière de symboles;

à prescriptions en matière d'emballage;

à prescriptions en matière de marquage; et

à prescriptions en matière d'étiquetage.

L'article 2.8 de l'Accord OTC dispose que les règlements techniques devraient définir de préférence, dans la
mesure du possible, des prescriptions relatives aux propriétés d'emploi du produit, plutôt qu'à sa conception ou
ses caractéristiques descriptives. Dans l'Accord OTC, les obligations concernant les règlements techniques se
trouvent dans deux dispositions concernant l'"Élaboration, adoption et application de règlements techniques":

à une disposition relative aux institutions du gouvernement central (article 2) et

à une disposition relative aux institutions publiques locales et aux organismes non gouvernementaux
(article 3).

Afin de vérifier si une mesure ou un document est un règlement technique, l'Organe d'appel a défini trois
critères lorsqu'il s'est prononcé sur deux affaires relatives aux OTC, l'affaire CE – Amiante (WT/DS135) et
l'affaire CE – Sardines (WT/DS231):

3
1. le document doit s'appliquer à un produit, ou un groupe de produits, identifiable;

2. le document doit énoncer une ou plus d'une caractéristique du produit;

3. le respect des caractéristiques du produit doit être obligatoire.

Apprenons-en plus sur l'affaire Amiante.

ÉTUDE DE CAS 1

Communautés européennes — Amiante (WT/DS135)

Aperçu:
à Communautés européennes – Mesures affectant l'amiante et les produits en contenant

à Plainte du Canada

à Tierces parties: Brésil; Zimbabwe; États Unis

Afin de limiter les risques sanitaires associés à l'amiante, le gouvernement français, qui auparavant importait
de l'amiante chrysotile en grandes quantités, a imposé une interdiction à l'importation de cette substance ainsi
que des produits contenant de l'amiante et des fibres d'amiante.

Les Communautés européennes ont justifié cette prohibition par la nécessité de protéger la santé des
personnes, faisant valoir que l'amiante était dangereux non seulement pour la santé des ouvriers du bâtiment
soumis à de longues expositions, mais aussi pour la population en général soumise à des expositions
occasionnelles. Le Canada, deuxième producteur d'amiante au monde, a contesté cette prohibition devant
l'OMC. Sans remettre en question les dangers liés à l'amiante, il a fait valoir qu'une distinction devait être
établie entre les fibres de chrysotile et le chrysotile enfermé dans une matrice de ciment. Ce dernier procédé,
affirmait il, empêchait le rejet de fibres et ne constituait pas un danger pour la santé. Le Canada a également
fait valoir que les substances utilisées par la France pour remplacer l'amiante n'avaient pas été suffisamment
étudiées et pouvaient elles mêmes avoir des effets nocifs sur la santé.

Quels étaient leurs arguments?


Arguments des parties

à Le Canada a allégué que le Décret violait les articles III:4 et XI du GATT, ainsi que l'article 2.1, 2.2, 2.4
et 2.8 de l'Accord OTC, et qu'il annulait ou compromettait des avantages au titre de l'article XXIII:1 b)
du GATT.

à Les CE ont fait valoir que le Décret n'était pas couvert par l'Accord OTC. S'agissant du GATT de 1994,
elles ont demandé au Groupe spécial de confirmer que le Décret était soit compatible avec les
dispositions de l'article III:4, soit nécessaire à la protection de la santé des personnes, au sens de
l'article XX b).

4
Quʹont dit le Groupe spécial et lʹOrgane dʹappel?
L'Organe d'appel de l'OMC a confirmé la décision du Groupe spécial en faveur des CE, tout en modifiant son
raisonnement sur un certain nombre de points. Par exemple, il a infirmé la constatation du Groupe spécial
selon laquelle il n'était pas approprié de prendre en considération les risques sanitaires associés aux fibres
d'amiante chrysotile lorsqu'il s'agissait d'examiner le caractère "similaire" des produits au titre de l'article III:4
du GATT de 1994. L'Organe d'appel a également fait valoir que les mesures des CE étaient un règlement
technique et que l'affaire aurait dû être examinée au regard de l'Accord OTC, plutôt qu'au regard du GATT,
mais n'a pas lui même effectué d'analyse au regard de l'Accord OTC car l'Organe d'appel a seulement pour
mandat d'examiner des points de droit lorsqu'il réexamine une affaire et ne peut lui même procéder à de
nouvelles analyses. Le droit de la France d'interdire les importations d'amiante et de produits en contenant a
été confirmé.

L'une des questions les plus importantes analysées par l'Organe d'appel portait sur les critères permettant de
déterminer si la mesure des CE était un règlement technique. Le Groupe spécial avait déterminé que la partie
du Décret CE interdisant l'importation d'amiante et de produits contenant de l'amiante n'était pas un règlement
technique, et n'avait pas analysé l'affaire au regard de l'Accord OTC. L'Organe d'appel en revanche a allégué
que le Décret CE aurait dû être examiné comme un tout et, compte tenu de cela, a proposé les critères
suivants pour déterminer si la mesure en question était un règlement technique:

à Le document doit s'appliquer à un produit, ou groupe de produits, identifiable: il est important de noter
ici qu'il n'est pas nécessaire qu'un produit soit mentionné explicitement dans un document pour que ce
produit soit un produit identifiable; identifiable ne signifie pas expressément identifié.

à Le document doit énoncer une ou plus d'une caractéristique du produit: le paragraphe 1 de l'Annexe 1
donne certains exemples de "caractéristiques d'un produit" qui peuvent être prescrites ou imposées
sous une forme positive ou négative, et qui incluent non seulement les particularités et qualités
intrinsèques du produit lui même, mais aussi des "caractéristiques" connexes, telles que les moyens
d'identification, la présentation et l'apparence d'un produit.

à Le respect des caractéristiques du produit doit être obligatoire: un règlement technique doit
réglementer les "caractéristiques" des produits d'une manière contraignante ou obligatoire. Il s'ensuit
que, en ce qui concerne les produits, un "règlement technique" a pour effet de prescrire ou d'imposer
une ou plusieurs "caractéristiques".

Étant donné que le Décret CE s'appliquait à un produit identifiable - l'amiante - en énonçait les
caractéristiques, et était contraignant, l'Organe d'appel a déterminé que c'était un règlement technique.

5
ILLUSTRATION

"Règlement technique" … L'expression peut sembler abstraite ou même vague lorsqu'on l'entend pour la
première fois.

Grâce aux quelques exemples que nous avons rassemblés ci-après, nous espérons clarifier les choses.

PREMIER EXEMPLE: APPAREILS ÉLECTRONIQUES ÉCONOMISEURS D'ÉNERGIE

Nous savons tous que certaines des ressources naturelles disponibles sur Terre, comme le pétrole,
disparaîtront un jour. C'est-à-dire qu'elles sont épuisables. C'est pourquoi, on a beaucoup investi dans les
sources d'énergie renouvelables, telles que l'énergie solaire et l'énergie hydroélectrique. Les gouvernements,
les entreprises et les consommateurs se sont mis à rechercher des appareils électriques plus efficaces en
termes de consommation d'énergie. Il en a été de même pour les véhicules automobiles. De telles exigences
se présentent à différents niveaux. Par exemple, les gouvernements peuvent imposer une norme de
consommation maximale pour les appareils électriques, par exemple les lave-linge. Un Membre de l'OMC peut
publier un règlement que l'industrie doit obligatoirement respecter (qu'il s'agisse des producteurs nationaux
et/ou des importateurs de produits destinés à ce Membre), et qui stipule qu'aucun lave linge commercialisé sur
son territoire n'aura une consommation supérieure à XXX kilowatts par an. C'est un exemple typique de
règlement technique relatif aux caractéristiques d'un
produit, qui est basé sur la performance.

Pour être certain qu'un produit est conforme au


règlement, le gouvernement peut exiger qu'une étiquette
soit apposée sur le produit. L'étiquette reproduite à
gauche est celle qui est utilisée par les États membres de
l'Union européenne.

Même si de nombreux pays ont des prescriptions


similaires, c'est à dire exigeant que les appareils
électriques soient économes en énergie, les limites qu'ils
fixent à la consommation énergétique peuvent être
différentes de celles de leurs partenaires commerciaux.
Ils peuvent même avoir des méthodes différentes pour
mesurer l'efficacité d'un appareil, d'où l'importance du
principe de l'équivalence appliqué aux règlements
techniques. Un Membre reconnaît un règlement
technique comme équivalent au sien, à condition d'être
convaincu que ce règlement remplit adéquatement
l'objectif de son propre règlement, même s'ils sont
différents. L'acceptation des résultats de l'évaluation de la
conformité est aussi un outil inestimable pour faciliter les
échanges et assurer le respect des règlements et normes
techniques. Ces deux sujets – équivalence et acceptation
des résultats de l'évaluation de la conformité - sont régis
par l'Accord OTC et seront expliqués dans ce cours au
Module 4.

Figure 2: Étiquette-énergie UE

6
DEUXIÈME EXEMPLE: INFORMATION NUTRITIONNELLE SUR LES ALIMENTS

La nutrition est une question importante dans la société moderne. De nos jours, les aliments produits en un
lieu sont consommés dans un autre. Il y a donc de nombreuses prescriptions à respecter en ce qui concerne la
sécurité sanitaire des produits alimentaires, l'information des consommateurs, la santé des personnes, etc.
Souvent, ces prescriptions prennent la forme d'obligations en matière d'emballage et d'étiquetage, comme
c'est le cas pour l'information nutritionnelle.

Même si certains Membres de l'OMC n'obligent pas les producteurs nationaux (ou les importateurs) à indiquer
des informations nutritionnelles sur leurs produits, beaucoup le font. Toutefois, comme dans l'exemple de
l'étiquetage énergétique, l'information nutritionnelle peut varier, même si plusieurs pays adoptent des modèles
analogues.

L'harmonisation de l'information à fournir au


consommateur est d'abord utile pour le producteur,
qui n'a pas besoin d'utiliser des emballages différents
pour différents marchés. Elle est utile aussi pour les
autorités douanières qui peuvent évaluer plus
facilement les marchandises étrangères. Et elle est
utile pour le consommateur, qui peut ainsi connaître
facilement la teneur nutritionnelle d'un produit, où qu'il
se trouve et quelle que soit l'origine du produit.

De plus, on pourrait dire que si, dans la plupart des


cas, l'obligation d'indiquer explicitement les
informations nutritionnelles (ou la consommation
d'énergie) constitue un règlement technique, le
modèle d'étiquetage est généralement une norme.
Ainsi, même si un Membre exige qu'un producteur
appose une étiquette satisfaisant à certains critères, il
se peut que le modèle d'étiquetage ne soit pas
spécifié. Le producteur est donc autorisé à utiliser le
modèle de son choix, ou un modèle conçu par le
secteur privé ou au niveau international.

Figure 3: Informations nutritionnelles sur l'emballage

EXERCICES:

1. Quelle est la définition d'un règlement technique?

2. Quels sont les trois critères pour identifier un règlement technique?

7
III. NORMES

EN DÉTAIL

Une norme est définie comme suit au paragraphe 2 de l'Annexe 1 de l'Accord OTC:

Document approuvé par un organisme reconnu qui fournit pour des usages communs et répétés des règles
des lignes directrices ou des caractéristiques pour des produits ou des procédés et des méthodes de
production connexes dont le respect n'est pas obligatoire. Il peut aussi traiter en partie ou en totalité de
terminologie de symboles de prescriptions en matière d'emballage de marquage ou d'étiquetage pour un
produit un procédé ou une méthode de production donnés.

Figure 4: Annexe 1.2 de l'Accord OTC

L'expression "organisme reconnu" n'est définie ni dans l'Accord OTC ni dans le Guide ISO/CEI 2. Toutefois, les
différents types d'organismes dont les documents sont visés par l'Accord OTC ou mentionnés dans celui-ci sont
indiqués aux paragraphes 4 à 8 de l'Annexe 1: organisme ou système international, organisme ou système
régional, institution du gouvernement central, institution publique locale, organisme non gouvernemental.

Souvenez-vous que la définition des normes donnée dans l'Annexe 1 de l'Accord renvoie à la définition donnée
dans le Guide ISO/CEI 2:1991, comme cela est indiqué dans la note explicative de l'Annexe. Comme nous
l'avons vu dans le Module 2, la définition et le champ d'application des normes figurant dans l'Accord
l'emportent sur ceux qui figurent dans le Guide ISO/CEI 2: 1991, dans la mesure où ils diffèrent.

Note

Le Guide ISO/CEI 2: 1991 vise les services et incorpore des normes obligatoires et volontaires. En outre, il
définit les normes comme des documents adoptés par consensus.

Comme nous l'avons vu auparavant, l'Accord OTC exclut les services de son champ d'application et définit
les normes exclusivement comme des prescriptions volontaires. L'Accord OTC vise également les documents
qui ne sont pas fondés sur un consensus.

8
Conformément au paragraphe 2 de l'Annexe 1, les prescriptions suivantes peuvent être incluses dans une
norme:

à prescriptions en matière de terminologie;

à prescriptions en matière de symboles;

à prescriptions en matière d'emballage;

à prescriptions en matière de marquage; et

à prescriptions en matière d'étiquetage.

Dans l'Accord OTC, les obligations concernant les normes se trouvent dans deux dispositions concernant:

à l'élaboration, l'adoption et l'application de normes (article 4);

à le code de pratique pour l'élaboration, l'adoption et l'application des normes (Annexe 3).

L'article 4 de l'Accord établit un "Code de pratique pour l'élaboration, l'adoption et l'application des normes",
dont le texte figure à l'Annexe 3 (Code de pratique). En vertu du paragraphe B du Code de pratique, le Code
est ouvert à l'acceptation de tout organisme à activité normative du ressort territorial d'un Membre de l'OMC,
qu'il s'agisse d'une institution du gouvernement central, d'une institution publique locale, d'un organisme non
gouvernemental, de tout organisme à activité normative régional gouvernemental ou non gouvernemental dont
un membre est Membre de l'OMC (ou est situé sur le territoire d'un Membre de l'OMC).

RAPPEL

Comme nous l'avons vu dans le Module 2 - Institutions visées - les obligations des Membres concernant les
normes varient en fonction du niveau de l'organisme concerné:

à institutions à activité normative du gouvernement central: les Membres feront en sorte qu'elles
acceptent et respectent le Code de pratique;

à institutions publiques locales, organismes non gouvernementaux et organismes régionaux à activité


normative: les Membres prendront toutes mesures raisonnables en leur pouvoir pour faire en sorte
qu'ils acceptent et respectent le Code;

à institutions ou organismes à activité normative (tous): les Membres ne prendront pas de mesures qui
aient pour effet, directement ou indirectement, de les obliger ou de les encourager à agir d'une
manière incompatible avec le Code.

Comme nous l'avons dit, les normes ne sont pas obligatoires. Néanmoins, elles représentent la grande
majorité des prescriptions auxquelles est assujetti un producteur/exportateur. C'est pourquoi l'acceptation du
Code de pratique par les institutions à activité normative est si importante pour le commerce international. En
adoptant des pratiques communes, de telles institutions peuvent faire en sorte que les normes ne soient pas
discriminatoires et ne soient pas plus restrictives pour le commerce qu'il n'est nécessaire pour réaliser un
objectif légitime.

En outre, les industriels ne sont pas tenus d'accepter le Code de pratique et, d'une manière générale, ils ne
sont pas considérés comme des organismes non gouvernementaux à activité normative puisque leur principale

9
activité est non pas d'établir des normes, mais de fabriquer un produit conforme à certaines normes (même
établies par eux).

Même si le rapport entre les normes privées et l'Accord OTC n'est pas encore clair, on ne peut ignorer
l'influence qu'exercent les normes industrielles sur le commerce international. Nous allons donc vous donner
un exemple de norme industrielle pour que vous compreniez bien ce qu'elle représente. Ce sera notre
quatrième exemple.

Plusieurs exemples vous montreront en quoi les normes influent sur notre vie quotidienne.

ILLUSTRATION

PREMIER EXEMPLE: PRISES DE COURANT POUR APPAREILS ÉLECTRIQUES

Avez-vous remarqué que les pays ont des normes différentes pour les prises de courant? Cela veut dire que si
vous déménagez avec votre réfrigérateur d'un continent à l'autre, vous devrez probablement acheter un
adaptateur dans chaque lieu, à moins de trouver un adaptateur universel!

Voici quelques exemples de prises de courant utilisées dans le monde:

Figure 5: Prises de courant utilisées dans le monde

En fait, il existe un système "universel" de prises de courant conçu par la Commission électrotechnique
internationale et utilisé dans quelques pays seulement, les pays développés, notamment les pays européens,
l'Australie et les États-Unis, ayant leur propre système. Ce système universel de prises de courant va peut-
être se répandre avec le temps, ce qui favoriserait l'harmonisation et faciliterait les échanges commerciaux.

DEUXIÈME EXEMPLE: NORMES DE TÉLÉPHONIE MOBILE

GSM, CDMA, TDMA ... Avez-vous déjà entendu ces abréviations? Elles désignent toutes des systèmes de
téléphonie mobile.

10
Ces normes de téléphonie mobile ont été élaborées dans différentes parties du monde, avec le même objectif,
celui de fournir des services mobiles de communication vocale et de transmission de données. Elles utilisent
différentes interfaces de communication et différentes gammes de fréquence.

Quand les systèmes GSM ont commencé à être utilisés en Europe, les États-Unis ont lancé la technologie
CDMA, et la plupart des pays d'Amérique latine adopté quant à eux des systèmes TDMA. Aujourd'hui, la
plupart des pays utilisent les systèmes GSM en plus des systèmes qu'ils avaient adoptés initialement, afin de
faciliter l'itinérance internationale pour les utilisateurs. La technologie GSM est actuellement utilisée par 200
millions de personnes.

Ces technologies ont été élaborées pour la plupart par le secteur privé, mais elles ont été harmonisées sous
l'égide d'organismes de normalisation internationaux et régionaux, tels que l'Union internationale des
télécommunications et l'Institut européen des normes de télécommunications. Sans les efforts de ces
organismes de normalisation, il est probable que les technologies nationales seraient restées incompatibles
entre elles, au détriment des communications mondiales et de la circulation internationale des personnes.

Figure 6: Carte indiquant l'utilisation de la téléphonie mobile dans le monde (pourcentage de la population
possédant un téléphone mobile)

Source: [Link]

TROISIÈME EXEMPLE: FORMATS INTERNATIONAUX DE PAPIER

Les formats de papier normalisés comme A4 sont de nos jours largement utilisés partout. Ils nous permettent
d'utiliser dans le monde entier les mêmes imprimantes, les mêmes fax, les mêmes photocopieurs, grâce à des
feuilles de papier de mêmes dimensions.

Le format A4 pour les feuilles de papier est un exemple d'utilisation très réussie de normes internationales. Il
a été proposé par l'Organisation internationale de normalisation (ISO) en 1975, dans sa norme ISO 216:1975
"Papiers d'écriture et certaines catégories d'imprimés -- Formats finis -- Séries A et B".

11
Le Canada et les États-Unis, en revanche, ont continué d'utiliser un autre format de feuille de papier pour les
documents, le format "Letter", tandis que pour les documents juridiques, le format "Legal" (plus long et plus
étroit) est le plus utilisé dans ces deux pays.

Le format "Letter" est utilisé plus couramment que le format A4 pour les imprimantes laser en Amérique du
Nord. Avec la poursuite de l'introduction du système métrique aux États-Unis, les formats de type A4 finiront
sans doute par remplacer les formats de papier non normalisés.

Ailleurs dans le monde, vous pouvez vous attendre à trouver du papier correspondant à la taille A4. En plus de
la série A (grands formats), l'ISO a aussi envisagé des séries B (formats moyens) et C (petits formats).

QUATRIÈME EXEMPLE: NORMES INDUSTRIELLES CONCERNANT LES LECTEURS DE DVD

Comme cela s'était produit il y a 20 ans avec les normes VHS et BETAMAX pour les lecteurs de vidéocassettes,
nous voyons apparaître aujourd'hui deux normes différentes pour la nouvelle génération des lecteurs de DVD:
Blue-Ray Disc et HD DVD. Blue-Ray Disc a reçu un large soutien, en particulier de la part de Sony, tandis que
HD DVD est essentiellement promu par Toshiba. Jusqu'à présent, ces deux entreprises n'ont pas trouvé
d'accord sur la compatibilité, ce qui signifie qu'un format de disque ne peut pas être utilisé sur le matériel du
concurrent.

Des associations agréées de fabricants de matériel électronique sont en train d'élaborer des normes,
considérées par beaucoup comme des normes industrielles, étant donné que l'élaboration de normes n'est pas
l'activité principale de ces associations. D'autres ne sont pas de cet avis et les considèrent comme des normes
non gouvernementales.

Il s'agit pour le moment de prescriptions volontaires concernant les caractéristiques du produit, adoptées par
l'industrie. Il appartient au consommateur de choisir le format qui lui convient le mieux. Ce sont bien des
normes, mais on ne sait pas encore vraiment si elles relèvent de l'Accord OTC car la question n'a été clarifiée
ni par les Membres ni par la jurisprudence de l'OMC.

EXERCICES:

3. Quelle est la définition d'une norme selon l'Accord OTC?

4. Quels sont les trois critères permettant de déterminer si une mesure est une norme?

12
IV. PROCÉDURES DʹÉVALUATION DE LA
CONFORMITÉ
Une procédure d'évaluation de la conformité est définie au paragraphe 3 de l'Annexe 1 de l'Accord OTC comme
étant:

Toute procédure utilisée directement ou indirectement pour déterminer que les prescriptions pertinentes des
règlements techniques ou des normes sont respectées.

Note explicative: Les procédures d'évaluation de la conformité comprennent entre autres les procédures
d'échantillonnage d'essai et d'inspection; les procédures d'évaluation de vérification et d'assurance de la
conformité; les procédures d'enregistrement d'accréditation et d'homologation; et leurs combinaisons.

Figure 7: Annexe 1:3 de l'Accord OTC

Cinq des 15 articles de l'Accord OTC traitent exclusivement des procédures d'évaluation de la conformité.
L'article 5 et l'article 6 énoncent les disciplines fondamentales concernant les institutions du gouvernement
central. Ces disciplines sont ensuite appliquées, par les articles 7 à 9, i) aux institutions publiques locales, ii)
aux organismes non gouvernementaux et iii) aux systèmes internationaux et régionaux.

La note explicative de l'Annexe 1:3 donne une liste non exhaustive des procédures d'évaluation de la
conformité, qui comprend:

à les procédures d'échantillonnage, d'essai et d'inspection;

à les procédures d'évaluation, de vérification et d'assurance de la conformité; et

à les procédures d'enregistrement, d'accréditation et d'homologation, et leurs combinaisons.

Note importante

L'Accord OTC ne définit pas les différentes procédures d'évaluation de la conformité énumérées dans la note
explicative de l'Annexe 1.

Au titre de l'Accord OTC, les Membres sont tenus d'accorder un accès aux procédures d'évaluation de la
conformité non moins favorable pour les fournisseurs de produits similaires – nationaux et étrangers - et de
faire en sorte que ces procédures ne soient pas plus strictes qu'il n'est nécessaire pour assurer la conformité

13
des produits avec les règlements techniques et les normes. Comme nous le verrons dans le Module 4, cela
concerne les délais, les obligations en matière d'information, les redevances, les procédures d'échantillonnage,
l'emplacement des installations, etc.

TYPES DE PROCÉDURES

Comme nous l'avons vu, les procédures d'évaluation de la conformité sont utilisées pour vérifier si un produit
respecte un ensemble de prescriptions techniques énoncées dans des règlements techniques et des normes, et
comprennent une large gamme d'activités qui peuvent être liées. Par exemple, les essais peuvent faire partie
de l'inspection, et les résultats de l'inspection et des essais peuvent être utilisés aux fins de la certification.

L'Accord OTC ne contient pas de définitions pertinentes du types de procédures utilisées pour évaluer la
conformité. Toutefois, à des fins pédagogiques, nous aimerions vous présenter certaines définitions
actuellement utilisées dans ce domaine. Les procédures d'essai, d'inspection et de certification par exemple,
sont définies dans le Guide ISO/CEI 2: 1991, tandis que la définition donnée plus loin de la métrologie est celle
adoptée par le Bureau international des poids et mesures (BIPM).

Tout d'abord, il faut noter que les procédures d'évaluation de la conformité revêtent diverses formes:

à les procédures effectuées en rapport avec l'évaluation de la conformité des produits (essai, inspection
et certification);

à les procédures effectuées en rapport avec l'évaluation de la conformité (métrologie et étalonnage,


accréditation).

Le schéma ci-après représente l'infrastructure technique de l'évaluation de la conformité dans son ensemble:

Figure 8: L'infrastructure technique de l'évaluation de la conformité dans son ensemble

14
Le schéma ci-dessus explique les procédures auxquelles un produit importé a des chances d'être soumis
lorsqu'il entre sur le marché d'exportation. Le produit peut faire l'objet d'essais en laboratoire, d'une
inspection par un organisme d'inspection ou d'une certification par un organisme de certification. Ces
différentes phases ne se succèdent pas et ne s'excluent pas mutuellement. Elles peuvent être simultanées ou
séparées. Le Membre de l'OMC concerné peut aussi choisir d'appliquer une ou deux de ces procédures, selon
ses besoins et en fonction du produit et des renseignements fournis par le producteur, l'exportateur,
l'importateur, etc.

Ce qui est le plus important, c'est que les Membres de l'OMC ont un droit de "contrôle", c'est à dire le droit de
faire vérifier les résultats communiqués par les organismes susmentionnés. Par conséquent, l'évaluation de la
conformité des organismes d'évaluation de la conformité est une tâche importante qui est effectuée par les
organismes de métrologie et/ou d'accréditation. Ces derniers sont les institutions qui contrôlent les
examinateurs et assurent la crédibilité du système.

IV.A. PROCÉDURES EN RAPPORT AVEC LʹÉVALUATION DE LA


CONFORMITÉ DES PRODUITS

L'évaluation de la conformité des produits comprend diverses activités et peut être effectuée par une première,
une deuxième ou une tierce partie:

à évaluation par la première partie: le fournisseur lui-même effectue la procédure d'évaluation de la


conformité;

à évaluation par la deuxième partie: l'acheteur, ou un organisme d'évaluation de la conformité agissant


en son nom, effectue la procédure d'évaluation de la conformité; et

à évaluation par la tierce partie: un organisme qui est indépendant à la fois du fournisseur et de
l'acheteur effectue la procédure d'évaluation de la conformité.

Présentons maintenant la définition des essais, de l'inspection et de la certification.

IV.A.1. ESSAIS

Conformément au Guide ISO/CEI 2: 1991, un essai est une:

Opération technique qui consiste à déterminer une ou plusieurs caractéristiques d'un produit processus ou
service donné selon un mode opératoire spécifié.

C'est probablement le type le plus courant de procédure d'évaluation de la conformité: c'est le processus qui
permet d'établir qu'un produit est conforme aux exigences spécifiées. Les essais servent de base à d'autres
formes importantes d'évaluation de la conformité, telles que l'inspection et la certification et sont réalisés par
diverses organisations, notamment par des organismes gouvernementaux, des établissements universitaires et
de recherche, des organisations commerciales, des entreprises. Les essais comprennent généralement la
mesure des dimensions, de la composition chimique, de la pureté microbiologique, de la résistance ou d'autres
caractéristiques physiques des matériaux ou des structures.

15
Différentes procédures peuvent être utilisées pour effectuer des essais sur des produits. Par exemple,
l'échantillonnage est le processus consistant à sélectionner un ou plusieurs exemplaires d'un produit d'une
façon statistiquement valable dans le but d'évaluer la conformité du produit aux exigences spécifiées. On peut
aussi procéder à des essais à 100 pour cent, dans lesquels chaque exemplaire des produits d'un lot fait l'objet
d'un essai.

IV.A.2. INSPECTION

L'inspection est définie dans le Guide ISO/CEI 2: 1991 de la façon suivante:

Évaluation de la conformité par mesure observation essai ou jaugeage au calibre des caractéristiques
appropriées.

Note importante

Il peut y avoir un chevauchement entre les essais et l'inspection, et ces activités sont souvent effectuées
par les mêmes organismes. Toutefois:

à l'inspection repose principalement sur des examens visuels, mais peut également impliquer des
essais, généralement avec des instruments simples, tels qu'une balance. L'inspection repose
généralement sur le jugement subjectif et l'expérience de l'inspecteur.

à les essais sont généralement effectués selon des procédures objectives et normalisées par du
personnel hautement qualifié. .

IV.A.3. CERTIFICATION

Le Guide ISO/CEI 2: 1991 définit la certification de la façon suivante:

Procédure par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite qu'un produit un processus ou un service
est conforme aux exigences spécifiées.

La certification va au-delà des essais et de l'inspection. L'organisme de certification fournit une attestation
formelle (un "certificat") selon laquelle le produit satisfait aux exigences spécifiées et/ou autorise un fabricant à
apposer une marque de certification sur le produit. Généralement, les organismes de certification travaillent
sur des gammes de produits étroites, l'accent étant mis en particulier sur les produits pouvant poser un
problème en matière de santé ou de sécurité.

La certification repose normalement sur l'homologation et non sur l'essai à 100 pour cent qui porte sur chaque
article. En plus de certifier les caractéristiques d'un produit, certains organismes de certification attestent

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aussi de la conformité des systèmes, par exemple de la conformité du système de gestion de la qualité d'un
organisme avec une norme internationale particulière (exemple: ISO 9000).

IV.B. PROCÉDURES EN RAPPORT AVEC LʹACTIVITÉ


DʹÉVALUATION DE LA CONFORMITÉ

La métrologie, l'étalonnage et l'accréditation sont examinés dans la même section en raison de leur nature
horizontale. Ces procédures sous-tendent toutes les autres formes d'évaluation de la conformité, car le
fonctionnement adéquat des instruments de mesure, leur bonne utilisation, et la reconnaissance de la
compétence des organismes d'évaluation de la conformité sont essentiels pour renforcer la confiance dans
l'évaluation de la conformité.

IV.B.1. MÉTROLOGIE ET ÉTALONNAGE

Le Bureau international des poids et mesures (BIPM) définit la métrologie de la façon suivante:

La métrologie est la science de la mesure elle embrasse à la fois les déterminations expérimentales et
théoriques à tous les niveaux d'incertitude et dans tous les domaines des sciences et de la technologie.

La métrologie est l'ensemble des opérations nécessaires pour s'assurer qu'un instrument de mesure satisfait
aux prescriptions pour ce qui est de l'usage auquel il est destiné. Les performances des instruments de
mesure et d'essai peuvent varier pour différentes raisons telles que: l'âge, une utilisation incorrecte, une
mauvaise manipulation ou l'influence de l'environnement. L'exactitude des mesures doit donc être vérifiée au
moment de l'achat, et régulièrement par la suite. À cet effet, la valeur d'une quantité mesurée par
l'instrument est comparée à la valeur correspondant à la même quantité fournie par un étalon. Cette
procédure est appelée étalonnage.

POUR EN SAVOIR PLUS ...

LA MÉTROLOGIE

Deux organisations internationales s'occupent de métrologie: le Bureau international des poids et mesures
(BIPM) et l'Organisation internationale de métrologie légale (OIML). Le BIPM, institué en 1875 par la
Convention du Mètre (traité diplomatique conclu par 51 nations), assure l'uniformité mondiale des mesures et
leur traçabilité au Système international d'unités (SI). Voir le site Web [Link].

L'OIML, instituée en 1955, est une organisation intergouvernementale dont le principal objectif est
d'harmoniser les réglementations et les contrôles en matière de métrologie appliqués par les services
nationaux de métrologie de ses membres nationaux. Pour en savoir plus, voir le site Web [Link].

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IV.B.2. ACCRÉDITATION

Le Guide ISO/CEI 2: 1991 définit l'accréditation de la façon suivante:

Procédure par laquelle un organisme faisant autorité reconnaît formellement qu'un organisme ou un individu
est compétent pour effectuer des tâches spécifiques.

Les organismes d'accréditation sont des entités faisant autorité et indépendantes, qui ne se chargent pas elles-
mêmes de vérifier les spécifications des produits, mais dont la tâche consiste à évaluer les organismes
exerçant ces fonctions. Cette évaluation et cette reconnaissance formelles de la compétence peuvent être
appliquées à des laboratoires d'essai, des organismes d'inspection et des organismes de certification.

ILLUSTRATION

Vous souvenez-vous de l'exemple que nous avons utilisé précédemment pour les règlements techniques
concernant l'étiquette-énergie? Nous revenons à cet exemple pour parler des procédures d'évaluation de la
conformité.

Comme nous l'avons vu plus haut, les pays de l'UE utilisent une étiquette pour indiquer la consommation
d'énergie d'un produit. Beaucoup d'autres pays utilisent la même étiquette.

Mais, d'autres pays encore, comme


l'Australie, ont leur propre étiquette (celle
de droite). Par conséquent, le pays
importateur peut appliquer une procédure
d'évaluation de la conformité pour
soumettre le produit importé à des essais,
une inspection ou une certification, afin
d'attester qu'il est conforme aux
prescriptions nationales contenues dans les
règlements techniques et/ou normes.

Le pays importateur peut aussi, au lieu de


soumettre les produits à des essais, décider
de vérifier si l'organisme étranger de certification est accrédité par un organisme d'accréditation, ou demander
une accréditation. Il peut enfin reconnaître l'étiquette étrangère comme équivalente à la sienne ou chercher
d'autres formes de coopération, sur lesquelles nous reviendrons dans le Module 4, "Procédures permettant de
faciliter l'acceptation des résultats de l'évaluation de la conformité".

Figure 9: Étiquette-énergie UE (gauche) et Étiquette-énergie Australie (droite)

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EXERCICES:

5. Quelle est la définition d'une procédure d'évaluation de la conformité, d'après l'Accord OTC?

6. Quels sont les principaux types de procédures d'évaluation de la conformité?

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V. PRINCIPES INCORPORÉS DANS LʹACCORD
OTC
Pour mieux comprendre l'Accord OTC, nous analyserons ses dispositions à la lumière des principes qu'elles
énoncent. Comme nous l'avons vu, l'Accord vise trois types de mesures: les règlements techniques, les
normes et les procédures d'évaluation de la conformité. Les principes consacrés dans l'Accord se retrouvent
dans les dispositions concernant les trois types de mesures et devraient par conséquent être analysés comme
un tout.

Les cinq principes identifiables dans l'Accord OTC sont les suivants:

à Non-discrimination

à Prévention des obstacles non nécessaires au commerce

à Harmonisation (et équivalence)

à Transparence

à Traitement spécial et différencié et assistance technique aux pays en développement Membres

Ces principes font l'objet des quatre modules suivants, dans lesquels nous examinerons comment ils
s'appliquent aux règlements techniques, aux normes et aux procédures d'évaluation de la conformité.

NOUS ESPÉRONS QUE VOUS EN TIREREZ PROFIT!

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VI. RÉSUMÉ

UN RÈGLEMENT TECHNIQUE EST:

à un document qui énonce les caractéristiques d'un produit,

à ou les procédés et méthodes de production s'y rapportant,

à dont le respect est obligatoire.

Il peut aussi traiter en partie ou en totalité de terminologie, de symboles, de prescriptions en matière


d'emballage, de marquage ou d'étiquetage, pour un produit, un procédé ou une méthode de production
donnés.

UNE NORME EST:

à un document approuvé par un organisme reconnu,

à qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des
caractéristiques pour des produits ou des procédés et des méthodes de production connexes,

à dont le respect n'est pas obligatoire.

Il peut aussi traiter en partie ou en totalité de terminologie, de symboles, de prescriptions en matière


d'emballage, de marquage ou d'étiquetage, pour un produit, un procédé ou une méthode de production
donnés.

LES PROCÉDURES D'ÉVALUATION DE LA CONFORMITÉ SONT:

Toute procédure utilisée, directement ou indirectement, pour déterminer que les prescriptions pertinentes
des règlements techniques ou des normes sont respectées.

Elles comprennent, entre autres:

à les procédures d'échantillonnage, d'essai et d'inspection;

à les procédures d'évaluation, de vérification et d'assurance de la conformité,

à les procédures d'enregistrement, d'accréditation et d'homologation, et toute combinaison de ces


procédures.

LES CINQ PRINCIPES IDENTIFIABLES DANS L'ACCORD OTC SONT LES SUIVANTS:

à Non-discrimination

à Prévention des obstacles non nécessaires au commerce

à Harmonisation (et équivalence)

à Transparence

à Traitement spécial et différencié et l'assistance technique aux pays en développement Membres.

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RÉPONSES PROPOSÉES

1. Document qui énonce les caractéristiques d'un produit ou les procédés et méthodes de production s'y
rapportant, y compris les dispositions administratives applicables, dont le respect est obligatoire. Il peut
aussi traiter en partie ou en totalité de terminologie, de symboles, de prescriptions en matière
d'emballage, de marquage ou d'étiquetage, pour un produit, un procédé ou une méthode de production
donnés.

2. Les trois critères sont les suivants:

1) Le document énonce les caractéristiques d'un produit.

2) Le document énonce les procédés et méthodes de production s'y rapportant.

3) Le respect est obligatoire.

3. Document approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des
règles, des lignes directrices ou des caractéristiques pour des produits ou des procédés et des méthodes
de production connexes, dont le respect n'est pas obligatoire. Il peut aussi traiter en partie ou en totalité
de terminologie, de symboles, de prescriptions en matière d'emballage, de marquage ou d'étiquetage,
pour un produit, un procédé ou une méthode de production donnés.

4. Les trois critères sont les suivants:

1) Le document est approuvé par un organisme reconnu.

2) Le document fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des
caractéristiques pour des produits ou des procédés et des méthodes de production connexes.

3) Le respect est volontaire.

5. Toute procédure utilisée, directement ou indirectement, pour déterminer que les prescriptions pertinentes
des règlements techniques ou des normes sont respectées.

6. La note explicative du paragraphe 3 de l'Annexe 1 donne une liste non exhaustive des procédures
d'évaluation de la conformité, qui comprend:

à les procédures d'échantillonnage, d'essai et d'inspection;

à les procédures d'évaluation, de vérification et d'assurance de la conformité; et

à les procédures d'enregistrement, d'accréditation et d'homologation; et leurs combinaisons.

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