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Guide de préparation épreuve ADS MP

Le rapport des examinateurs sur les épreuves orales d'analyse de documents scientifiques en mathématiques et en physique souligne l'importance d'une préparation rigoureuse et d'une analyse critique des documents proposés. Les candidats doivent structurer leurs exposés de manière claire et cohérente, en évitant les paraphrases et en se concentrant sur les points essentiels. Les examinateurs notent un niveau globalement élevé des candidats, mais insistent sur la nécessité d'une approche quantitative et d'une bonne gestion du temps lors des présentations.

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Guide de préparation épreuve ADS MP

Le rapport des examinateurs sur les épreuves orales d'analyse de documents scientifiques en mathématiques et en physique souligne l'importance d'une préparation rigoureuse et d'une analyse critique des documents proposés. Les candidats doivent structurer leurs exposés de manière claire et cohérente, en évitant les paraphrases et en se concentrant sur les points essentiels. Les examinateurs notent un niveau globalement élevé des candidats, mais insistent sur la nécessité d'une approche quantitative et d'une bonne gestion du temps lors des présentations.

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Épreuves orales d’analyse de documents scientifiques, Filière MP

MATHÉMATIQUES

Rapport de MM. Alain PLAGNE et Marc ROSSO, examinateurs.

Comme les années passées, les textes proposés lors de l’épreuve d’Analyse de Docu-
ments Scientifiques ont permis aux candidats de se confronter à des sujets issus de do-
maines mathématiques très variés : algèbre (générale, linéaire, bilinéaire ou sesquilinéaire),
analyse, géométrie, topologie, arithmétique, combinatoire, etc.

Il s’agit d’une épreuve d’un genre un peu différent des autres épreuves scientifiques,
qui se veut plus ouverte dans la mesure où le candidat peut lui-même influer sur le sujet
de discussion (il choisit le contenu de son exposé, son angle de présentation, les points sur
lesquels il veut insister). La marge de manœuvre est donc importante et permet aux bons
candidats de s’illustrer.

Il n’est pas inutile de revenir sur le déroulement de l’épreuve et de donner quelques


remarques générales simples à prendre en compte absolument.

Les candidats reçoivent un texte (parfois dur, parfois long, parfois les deux). Ils ont
deux heures pour l’étudier puis pour préparer un exposé oral d’environ quinze minutes
basé sur le texte.
– Il faut avoir une idée du contenu (au moins approximatif) de tout le texte afin de
faire un choix judicieux des passages exposés et éventuellement de les mettre en
perspective. Une lecture au moins rapide des passages importants s’impose.
– Il est souhaitable de donner un plan (même succint) et de structurer l’exposé, afin
de bien mettre en évidence l’enchaînement des idées.
Cependant, mieux vaut pas d’introduction et/ou de conclusion qu’un discours creux.
(Cette année, on a entendu des exposés commencer par : « Nous sommes en présence
d’un document vraisemblablement extrait d’un livre de mathématiques » ou encore « De
tous temps, les hommes ont voulu compter »).

Il faut éviter un exposé trop technique qui entre immédiatement dans les détails de
démonstrations de lemmes, sans indiquer où cela conduit...
– Le candidat doit respecter la durée impartie pour l’exposé. Trop court, l’exposé
trahit généralement une étude superficielle. Trop long, il signifie généralement que
le candidat a voulu tout dire sans prendre la peine de faire des choix, et le prive
d’une partie de son temps de questions. Le candidat prend le risque d’être coupé
par l’examinateur, et il sera de toute façon tenu compte de sa mauvaise gestion du
temps lors de l’évaluation.
– On dispose pour l’épreuve d’un rétroprojecteur et d’un tableau. On peut au choix

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utiliser l’un ou l’autre ou les deux. Expérimentalement, on aurait tendance à dé-
conseiller aux candidats peu sûrs d’eux l’exposé complètement au tableau. Presque
toujours, ce dernier ne permet au candidat qu’un exposé très limité. Inversement,
un exposé complètement sur transparents dans le but de tout dire très vite (quitte
à écrire sur les transparents des points qui ne seront même pas commentés) n’est
pas une bonne idée.
– Il faut absolument tenter de reprendre le texte à son compte. Ceci peut signifier :
effectuer des choix sur ce que l’on présente, réordonner les énoncés du texte, illustrer
le texte (ajouter des exemples ou des remarques, fabriquer des contre-exemples,...),
donner des idées des démonstrations complexes et développer certaines démonstra-
tions de longueur et technicité raisonnables, (là encore, un choix s’impose)...
Inversement, suivre trop linéairement le texte, sans en indiquer les objectifs, mène
souvent au pire (ne serait-ce que parce que le plus souvent, ceux des candidats qui suivent
le texte au plus près ne l’ont pas compris ; certains recopient parfois jusqu’à ses erreurs
typographiques - c’est du plus mauvais effet)
– Il faut être honnête et ne pas prétendre expliquer quelque point qu’on n’a pas
compris soi-même, surtout en inondant l’examinateur d’un flot de paroles tournant
parfois à l’inintelligible. Certains candidats ayant peur du vide pensent que plus ils
parlent (et quel que soit ce qu’ils disent), meilleure sera leur note. Il n’en est rien.
Dans le même ordre d’idées, il est du plus mauvais effet d’annoncer une preuve soit
disant originale et d’être ensuite incapable d’en donner les détails.
On peut ne pas avoir saisi un passage (même un passage qui paraît important) ; mieux
vaut alors soit n’en pas parler, soit le dire franchement et essayer de cerner la difficulté
(qui est parfois tout à fait réelle) plutôt que de sombrer dans un discours vague finissant
par un « enfin c’est évident » éventuellement accompagné d’un passage de l’article recopié
texto. Immanquablement, l’examinateur demandera au candidat de développer ce point
lors des questions. L’épreuve d’ADS ne permet pas de tricher et les examinateurs ont
horreur qu’on essaie.
– Les examinateurs voient jusqu’à dix exposés par jour. Ils apprécient donc particu-
lièrement les candidats qui savent les maintenir en alerte durant tout leur exposé.
Une voix monocorde, une intensité de son faible, un débit constant, des transparents
trop remplis ou écrits à la va-vite (illisibles ou bourrés de fautes d’orthographe) ne
sont pas pour faciliter leur travail.
À la suite de leur exposé, les candidats sont livrés aux questions de l’examinateur
durant une vingtaine de minutes. Il s’agit de faire préciser des points brumeux de l’exposé,
de faire énoncer un théorème du cours, de demander au candidat de justifier le choix de
tel ou tel passage. Ce peut être aussi l’occasion de tester si le candidat commence à savoir
manier les notions qui lui ont été introduites en sortant du cadre du texte et s’il peut faire
le lien entre le texte qui lui a été donné et ce qu’il sait par ailleurs.

Ainsi, cette deuxième partie de l’épreuve peut aussi prendre la forme d’une discussion
(mathématique !) avec l’examinateur, ce qui lui donne un aspect moins formel que les
planches habituelles : l’examinateur peut demander l’idée d’une démonstration plutôt que
la démonstration elle-même, un sentiment sur une question ou sur les chances d’aboutir

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de telle ou telle méthode, de formuler une conjecture,... Mais cela ne veut pas dire qu’on
a le droit d’évoquer de manière fausse un théorème et qu’il faut oublier son cours.

Notons aussi qu’il est souvent bon de rester modeste (l’intersection de l’ensemble des
candidats prétentieux avec celui des candidats brillants est presque toujours vide). Il est
rare qu’une question des examinateurs (qui aiment à jouer les candides) ne soit pas justifiée
par les événements précédents. Il faut donc éviter de mépriser la question, par exemple
en répondant « C’est trivial »... surtout s’il s’avère qu’on ne connaît pas la réponse...

Finalement, le candidat qui maîtrise son cours n’a aucune raison d’être effrayé par
cette épreuve. Quel que soit le texte de départ, une lecture critique et honnête du texte
mène le plus souvent à un exposé vivant et des remarques intéressantes.

Les examinateurs ont noté que le niveau moyen des candidats était assez élevé même si
on assiste toujours au lot habituel d’erreurs, parfois étonnantes (la majorité des candidats
à qui la question « Combien d’entiers entre 1 et n sont-ils des carrés ? » était posée
répondent... [log2 n] ...) Une note aux alentours de 10 ne signifie donc pas forcément une
contre-performance mais rappelle seulement qu’il s’agit d’un concours. En revanche, on
n’a pas hésité à monter presque jusqu’à 20 pour quelques candidats exceptionnels.

L’épreuve d’ADS est une épreuve très révélatrice qu’il faut absolument préparer de
façon spécifique.

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Épreuves orales d’analyse de documents scientifiques, Filière MP
PHYSIQUE

Rapport de MM. François AMBLARD et Philippe ROUSSIGNOL,


examinateurs.

Chaque épreuve orale d’analyse de documents scientifiques dure 40 minutes. Rappelons


qu’elle comporte deux parties : le candidat présente son analyse des documents proposés,
l’examinateur engage une discussion sur divers aspects possibles : étude des points obscurs,
examen critique des idées présentées, traitement quantitatif de questions accessible au
calcul, mise en perspective de certains concepts physiques. Une répartition en 15 minutes
pour l’exposé et de 25 minutes pour la discussion nous semble la plus équilibrée. Nous
avons observé cette année une dérive vers des exposés trop longs eu égard à leur contenu,
qui deviennent parfois une interminable paraphrase du document proposé. Toutefois, un
exposé long peut à la limite se justifier s’il anticipe judicieusement les questions possibles
de l’examinateur. Rappelons pratiquement que cette épreuve orale est précédée d’une
période de préparation de deux heures dans une salle distincte de celle de l’oral proprement
dit.

Le document à analyser se présente généralement sous la forme d’un article de vulga-


risation, éventuellement complété par un ou deux textes secondaires précisant quelques
points du document principal. Les textes choisis peuvent s’éloigner du cadre strict du
programme, sachant qu’ils présentent toujours des aspects importants accessibles qua-
litativement et surtout quantitativement avec les outils dont disposent en principe les
candidats. Pour guider le travail de préparation, ou parfois indiquer les parties délicates,
un court texte accompagne systématiquement le document à analyser, pour éclairer le
candidat sur les axes de réflexion possibles, mais aussi sur les parties pouvant poser des
problèmes à éviter. On ne saurait trop recommander au candidat de lire attentivement
ces lignes qui ne sont là que pour faciliter sa démarche, et lui éviter de perdre un temps
précieux sur les points trop difficiles. Il est clair que trop de candidats ne tiennent pas
compte de cette introduction, et se retrouvent donc partiellement hors sujet par rapport
aux recommandations.

Même si le principe de l’épreuve est généralement bien compris des candidats, nous
souhaiterions insister sur un écueil souvent rencontré. L’épreuve s’intitule Analyse de Do-
cuments Scientifiques. Il s’agit donc d’analyser un document et non le raconter plus ou
moins habilement. Après une lecture attentive, le candidat doit s’attacher à dégager l’es-
sentiel du document à analyser en s’aidant des pistes de réflexion fournies en introduction.
La mise en forme judicieuse de ces éléments d’analyse dans un plan d’exposé rigoureux est
une étape très importante, souvent escamotée. Un bon plan est une structure construite
pour mettre en avant les messages les plus importants d’une façon hiérarchisée et claire.
Il est utile et agréable pour l’auditeur, au cours d’un exposé, d’être averti des points im-
portants et de ceux qui le sont moins. Le « bon » plan n’est donc pas nécessairement
celui adopté par l’auteur du document proposé. Certaines parties du document à analyser

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peuvent alors apparaître secondaires voire inutiles. L’examinateur est avant tout sensible
à la cohérence de l’exposé et au pouvoir de conviction du candidat. S’il l’estime néces-
saire, il reviendra de lui-même, lors de la discussion, aux passages laissés de côté pendant
l’exposé.

Le candidat doit s’attacher au maximum à donner à son exposé l’aspect le plus quanti-
tatif possible. Les ordres de grandeur doivent être systématiquement évalués et discutés. Il
en est de même des protocoles expérimentaux. Rappelons finalement que même si l’épreuve
d’ADS se différencie de la planche classique d’oral, elle ne doit pas devenir une discussion
de salon, et les candidats y sont invités à appliquer concrètement leurs connaissances en
Physique jusqu’aux calculs... Ceci semble étonner nombre d’entre eux ! ! !

Pour préciser notre propos nous allons considérer brièvement deux sujets proposés
cette année. Un des articles proposés, paru en 1988, dans la revue « Pour la Science »
traitait du bruit statistique associé à une onde lumineuse et des moyens de le limiter. Il est
clair que les examinateurs ne demandaient pas aux candidats une compréhension précise
des fluctuations quantiques et des moyens de produire les fameux états « comprimés »
de la lumière. Il était en revanche naturel de s’intéresser aux analogies mécaniques men-
tionnées dans l’article. En effet, l’auteur s’appuyait sur une analogie mécanique simple
pour faire comprendre la phénoménologie complexe de ce problème : un enfant sur une
balançoire. Nous attendions donc que les candidats analysent le principe de fonctionne-
ment d’une balançoire, nous montrent comment l’enfant pouvait entretenir le mouvement
en se levant et s’asseyant, que l’action de l’enfant se faisait à une fréquence bien précise...
Cette analogie, bien comprise quantitativement, pouvait ensuite être utilisée, bien sûr
qualitativement pour illustrer et éclairer le sujet proprement dit. L’autre document, tiré
de la même revue conduisait à s’interroger sur les adaptations physiologiques et anato-
miques grâce auxquelles de nombreux animaux marins sont devenus transparents. Nous
demandions de présenter les principes d’optique « sélectionnés » au cours de l’évolution
par ces animaux pour se jouer des dangers liés à leur visibilité. Encore une fois il ne fallait
pas « raconter » l’article, mais choisir dans un document extrêmement riche ce qui avait
trait à l’absorption, à la réflexion, à la réfraction, à la diffraction... Ces notions d’optique
géométrique et ondulatoire pouvaient ensuite donner lieu à une présentation logique, et
non pas un catalogue de naturaliste. Le candidat aurait pu également prendre la liberté
d’élargir le sujet en abordant les problèmes de statique des fluides que pose la survie de
ces organismes aux très grandes profondeurs.

Il est clair que ce travail d’analyse s’avère plus facile pour certains documents que pour
d’autres, ce dont nous tenons compte dans la note. À ce propos, rappelons que l’objet
d’un concours, contrairement à un examen, est de classer des candidats : la note est une
donnée relative et non pas une évaluation absolue de la prestation d’un candidat.

Pour conclure et tempérer quelque peu le ton nécessairement critique de ce rapport,


le concours 2003 a permis aux examinateurs d’entendre une proportion importante de
candidats de qualité et fort bien préparés. Nous souhaitons bon courage aux candidats du
prochain concours.

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