SOMMAIRE
SOMMAIRE
SOMMAIRE
SOMMAIRE ........................................................................................................................................... i
DEDICACE.............................................................................................................................................ii
LISTE DES PRINCIPALES ABREVIATIONS .....................................................................................iii
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................. iv
AVANT PROPOS...................................................................................................................................v
RESUME ................................................................................................................................................ vi
INTRODUCTION ................................................................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION GENERALE DE L’ENTREPRISE ET
DEROULEMENT DU STAGE ............................................................................................................ 4
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE CBC BANK ................................................... 5
SECTION I : LA CBC BANK DANS SA GLOBALITE .......................................................... 5
SECTION II : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET FONCTIONNELLE ...................... 6
CHAPITRE II : DEROULEMENT DU STAGE ............................................................................... 9
SECTION I : ACCUEIL, PRESENTATION ET TRAVAUX REALISES ..................................... 9
SECTION II : DIFFICULTES RENCONTRES ET APPORTS DU STAGE ............................... 10
DEUXIEME PARTIE : L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE
CREDIT ............................................................................................................................................... 13
CHAPITRE III : L’OSTENSIBLE DIVERSIFICATION DES GARANTIES REGIES PAR LE
DROIT OHADA FAVORABLE AU DEMANDEUR DE CREDIT ............................................... 14
SECTION I - LE RENFORCEMENT DU REGIME DE CERTAINES GARANTIES DU
SYSTEME DE L'OHADA .................................................................................................................. 14
SECTION 2 - L'EXTENSION DU PANEL DES SURETES REELLES MOBILIERES ............ 29
CHAPITRE IV : LA JUDICIEUSE ADAPTATION DES GARANTIES ISSUES DE LA
PRATIQUE BANCAIRE A LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT ......................... 39
SECTION I – L’ATTRACTIVITE DE CERTAINES GARANTIES CLASSIQUES ................. 39
SECTION 2 - L'USAGE METICULEUX DE CERTAINES GARANTIES SPECIFIQUES ...... 43
CONCLUSION DEUXIME PARTIE................................................................................................ 51
CONCLUSION GENERALE............................................................................................................. 51
BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................................. 51
TABLE DE MATIERES..................................................................................................................... 51
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
DEDICACE
LA FAMILLE DONGMO
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
REMERCIEMENTS
L’activité de recherche est un travail de longue haleine, qui requiert des efforts
constants et assidus ainsi que la participation singulière des personnes ayant contribué à son
éclosion finale. Sous ce prisme, les remerciements ainsi adressées le sont en priorité au
SEIGNEUR, qui a permis un déroulement harmonieux du stage académique. Elles le sont
également à toutes les personnes qui ont contribué à la réalisation de ce rapport, notamment :
Monsieur Abbé JEAN MBARGA, Recteur de l’Institut Universitaire
Catholique Sainte Thérèse de Yaoundé pour l’encadrement, le bon suivi et la très haute
compréhension de ses étudiants ;
Monsieur Léandre DJUIMO, Directeur Général de la CBC BANK, pour
m’avoir permis d’effectuer un stage au sein de sa prestigieuse entreprise ;
Monsieur NGIE MAMBOU Paulin Arnault, mon encadreur professionnel,
Chef de département des affaires juridiques, qui m’a accueilli dans ses services ;
Monsieur DATCHOUA Ulrich Dimitri, mon superviseur de stage, employé au
service de garantie, qui a su me guider et m’accompagner toute la période de mon stage ;
Docteur MBOKE Anne, mon encadreur académique, qui a pu orienter les pans
d’analyse de la recherche scientifique ainsi menée ;
Ma famille, dont l’immense assistance a été le pilier de la réalisation de ce
travail.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
AVANT PROPOS
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
RESUME
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
ABSTRACT
As part of the getting of technician's Patent the upper and to undergo a professional
training, the ministerial decree N°90 / E / MINEDUC of 12/25/1971 instituted an academic
internship as part of professional training. The student must inevitably perform an internship
in firm of a length of two or three at the end of the first year to put into practice his knowledge
acquired to the school. In the existent of this internship professional, he is called to write a
report which concerns a topic which drew its attention. To answer this obligation, the Institute
academic Catholic Sainte Theresa de Yaoundé is a professional establishment which gives to
the young Cameroonians and tenured foreigners of a baccalaureate of technical or general
education or then of an equivalent certificate for a training of three years.
In the course of this training, we had performed an internship to the Commercial
Bank-Cameroon under the behaviour of NGNIE MAMBOU Paulin which allowed us to
write a report on topic <<Improving the situation of the loan applicant>>.
Given that it is about a second job after that of the BTS in the field of research, and
much more that this report is to write with a lot of abnegation, it is first of all work human
being and as a result is far from being improved. We solicit the forgiveness of the
professionals of domain and of the jurors for the insufficiency which they will be able to
determine.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
INTRODUCTION
1
J. FAVIER, De l'or et des épices, Naissance de l'homme d'affaires au Moyen Age, Fayard, 1997, p. 244.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
tenu de son statut de société commerciale. Il serait donc difficile de concevoir un prêt gratuit
provenant d'un banquier : d'où le sens d’un rapprochement avec le crédit.
Dans ce sillage, le banquier avant l’octroi d’un crédit s’assure généralement de ce que la
créance octroyée puisse être remboursée. Pour ce faire, la confiance n’excluant pas la
méfiance, il entoure le remboursement de celui-ci de nombreuses garanties. Néanmoins, il en
existe une règle selon laquelle « il importe de ne jamais consentir un crédit en fonction
uniquement des garanties ». Lorsqu'un crédit semble aléatoire, ou lorsque le client n'inspire
pas confiance, il importe de ne pas le consentir, alors même que les garanties les plus sûres
seraient proposées. Il peut paraître aussi que, même correctement prises, leur mise en jeu
heurte des obstacles infranchissables. Mais quel que soit le type de crédit que le banquier
consent à ouvrir, il exige toujours du demandeur la constitution d'une garantie. Qu'est-ce donc
une garantie ?
Le terme « garantie » est constamment utilisé par les textes législatif et réglementaire.
Pourtant aucun n'a songé à lui attribuer une définition précise, ni même le terme voisin «
sûreté ». Pour fixer ses règles pratiques, les tribunaux s'efforcent à les définir au cas par cas.
Seulement, le dictionnaire Larousse le conçoit comme « ce qui assure l'exécution, le respect
de quelque chose »2, avant de l'assimiler à un gage, une preuve ou une caution. Selon le
lexique des termes juridiques, la garantie est un ensemble de moyens juridiques permettant de
garantir le créancier contre le risque d'insolvabilité du débiteur. En ce sens, elle est synonyme
de sûreté. Quant à la sûreté, elle se rattache beaucoup plus à l'idée de sécurité. Par rapport à la
sûreté, la garantie recouvre un domaine plus large, car si toute sûreté est une garantie, toute
garantie n’est pas une sûreté. En réalité, la garantie implique le droit de gage général et
soumet le bénéficiaire à la loi de concours. Pour éviter cette situation, le banquier recourt
généralement aux sûretés : garanties spécifiques qui lui confèrent une plus grande sécurité
dans le recouvrement de sa créance. Le législateur OHADA définit la sûreté à l’article 1er de
l’acte uniforme portant organisation des sûretés, comme « l’affectation au bénéfice d’un
créancier d’un bien, d’un ensemble de biens ou d’un patrimoine afin de garantir l’exécution
d’une obligation ou d’un ensemble d’obligations, quelle que soit la nature juridique de celles-
ci et notamment qu’elles soient présentes ou futures, déterminées ou déterminables,
conditionnelles ou inconditionnelles, et que leur montant soit fixe ou fluctuant.». C'est de
l'appréciation de cette sécurité du banquier que nous sommes amenés à l'étude de l'intitulé «
2
Dictionnaire Larousse édition 2018, pages 159
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Les garanties de crédits bancaires au Cameroun ». A cet effet, quel peut être l'apport de la
garantie dans l'encadrement du crédit bancaire ? Cette question est le socle de
développements subséquents à l’analyse ainsi envisagée notamment : celle relative à
l'importance de la garantie dans une opération de crédit ; la consistance des garanties dont
dispose le demandeur de crédit ; les modalités de constitution et d'efficacité de réalisation et
éventuellement le souci de positionnement du banquier dans la distribution du prix de vente
des biens du débiteur.
De nombreuses garanties étaient déjà d'usage dans la pratique bancaire. L'avènement de
l'Acte uniforme portant organisation des sûreté n'a fait qu'ajouter dans le panel des garanties
ou dans le réaménagement de nombreuses d'entre elles : ce qui contribue à l'amélioration de la
situation du demandeur de crédit, dans la mesure où le réseau de choix se trouve diversifié. En
sus, les modalités de réalisation de ces sûretés confèrent au banquier une certaine sécurité
dans le recouvrement de ses fonds.
Au demeurant, la réalisation de ce travail a été précédée d’un stage académique à la
CBC BANK, dont il convient de faire l’économie relative à la présentation et au déroulement
de celui-ci (Première partie). De même, notre travail étant axée sur le droit des garanties, il
convient de s’appesantir sur l’amélioration de la situation du demandeur de crédit (Deuxième
partie).
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Comme tout rapport de stage, l’enjeu majeur consiste à présenter l’entreprise où s’est
déroulé le stage, (Chapitre I) ainsi que du déroulement proprement dit de celui-ci (Chapitre
II).
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Le séjour au sein de la CBC-BANK s’est fait par l’accueil réservé, suivi d’une
présentation aux différents services du département juridique. Cette phase conviviale s’est
poursuivie par des tâches effectuées au cours du stage.
Paragraphe I : Accueil et présentation
Dès le premier saut dans l’entreprise, nous avons été chaleureusement reçus par un
agent de la direction du capital humain qui a tenu à nous entretenir sur le climat social, le
règlement intérieur, le déroulement du stage, et la conduite à tenir. Puis, il a été procédé à
notre présentation au Directeur des affaires juridiques et du contentieux ; celui-ci m’a conduit
auprès des employés de cette direction et a également effectué des présentations aux différents
services de l’entité juridique et contentieuse : le service des garanties, le service des voies
d’exécution et le service du recouvrement et du contentieux. Cette prise de contact s’est faite
de manière ponctuelle, car aussitôt nous avons pris connaissance des procédures à travers un
manuel communément appelé « livre de procédure », et avons été affecté dans un service
précis le service des garanties, en rapport avec notre thème de recherche.
Ce service assure le contrôle de la procédure de recueillement des garanties, la
conception des documents juridiques et les formalités liés à la sécurisation des garanties, la
signature des tickets pour l’autorisation de la mise en place des crédits, la comptabilisation
des celles-ci, le suivi des garanties recueillis jusqu’à leurs radiations ou leurs transferts au
contentieux en cas de non-exécution de l’obligation.
Paragraphe II : Les travaux réalisés
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Durant notre séjour au sein de la CBC-BANK, nous avons parcouru plusieurs services
et y effectué quelques taches. Il s’agit essentiellement du :
- Service des garanties et contrats : dans cette entité nous devions recevoir les
documents du service d’analyse du crédit mentionnant les garanties que nous devions disposer
avant l’octroi d’un crédit, ainsi que les garanties dont le chargé de client s’est occupé à
recueillir auprès du client. Il s’agissait, en outre, de vérifier si elles ont été faites selon les
conditions de conformités et d’authenticités. Apres cela nous passions à l’établissement des
documents juridiques nécessaires au formalisme de la sécurisation de ces garanties ; puis nous
concevions des contrats entre la banque et les clients engagés, que nous soumettions au client
pour appréciation et signature.
Toutefois, il faut relever que ces actes peuvent être sous seing privé ou se faire par
devant notaire; cela dépend alors du type de garantie auquel nous avions à faire. Après toutes
ces procédures et signature du contrat par les différentes parties, nous préparions et faisions
signés par les personnes compétentes, les documents reçus du département de crédit pour la
mise en place de celui-ci; ceci étant fait, nous le transférions à l’entité en charge de cette
opération. Par la suite, nous étions chargés d’assurer la comptabilisation informatique et la
sécurisation de ces garanties. En réalité, le service des garanties est doté d’un coffre ou nous
rangions ces dernières ; ensuite nous nous chargions du suivi de ces garanties jusqu’à son
extinction.
- Service département du crédit : situé au backoffice ce service, il est chargé de la mise
en place du crédit. Ici, nous étions amenés à transmettre des documents nécessaires à la mise
en place du crédit après les avoir formalisés.
- Secrétariat de la direction générale et de celui de la direction régional : nous étions
chargés dans cette unité de déposer les documents juridiques pour transmission aux directeurs
afin qu’ils puissent apposés leurs signatures après appréciation.
Dans l’exercice annuel du service des garanties, il est amené à réaliser une activité, celle
de l’inventaire des garanties. Ces activités constituent une étude minutieuse de l’ensemble des
garanties détenues et recueillis au cours d’un exercice et d’en présenter le bilan. Dans cette
optique, nous avons été chargés d’effectuer les travaux nécessaires à la réalisation de cette
étude, lesquels consistaient au relèvement scrupuleux des garanties détenus par le service.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
La formation dans une structure entrepreneuriale est dans la majeure partie des cas, une
expérience enrichissante qui dynamise et galvanise l’amour pour le métier de banque quoique
parsemé de difficultés (Paragraphe I). Les réalités de l’Afrique obligent à vivre de façon
objective, à rechercher de nouvelles perspectives susceptibles d’enrichir nos connaissances.
De ce point de vue, nous avons pu obtenir plusieurs apports sur différents plans (paragraphe
II).
Notre séjour au sein de la CBC-BANK ne s’est pas fait sans difficultés. Il a fallu qu’on
s’adapte au monde professionnel en accélérant notre manière de travailler. A ce propos, trois
difficultés ont pu être relevées :
La difficile imprégnation : la rupture entre l’ambiance académique et le climat
de l’entreprise nous a affectés. En effet, l’appréhension du climat professionnel nécessite un
moment d’adaptation et un accompagnement constant. Cependant avec la pression et le
travail, les employés sont stressés et cela rend difficile l’accès à certaines informations.
Les intempéries : la saison qui régnait durant notre stage n’était pas favorable,
avec des pluies incessantes, toute chose qui occasionnait les retards en entreprise ;
La distance : le lieu de stage étant loin de notre domicile, il était parfois
contraignant de s’y rendre. Bien plus, les embouteillages rencontrés sur le trajet rendaient
pénible notre habileté.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
management qui nous a permis de mieux nous imprégner de la gestion et du financement des
activités dans nos économies.
Sur le plan social, nous sortons de ce stage ragaillardi et d’un sens plus poussé
du savoir vivre. En effet, nous avons appris non seulement à respecter les règles et à les
appliquer, mais aussi à vivre en harmonie, tout en acceptant les différences humaines. Cet
apprentissage a donc été l’occasion de découvrir les valeurs éthiques en entreprise.
Au terme de notre séjour à la CBC-BANK, nous pouvons retenir que la banque assure
une activité pluridimensionnelle et comporte un foisonnement d’intérêts nommément
présents, notamment les opérations bancaires et de crédit.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Tout opérateur économique doit pouvoir trouver du crédit auprès d'un investisseur.
Celui-ci doit mettre à sa disposition le crédit qui lui est nécessaire pour la poursuite de ses
activités. Pour ce faire, il est tenu de fournir au banquier dispensateur de crédit, les garanties
suffisamment convaincantes pour couvrir celui-ci. Les parties sont libres de convenir d'une
garantie qui satisfait à leurs exigences. Le banquier apprécie la garantie en tenant compte de
la valeur du crédit et de sa destination. Toutefois, la garantie reste un accessoire du crédit et
ne doit pas être une condition indispensable à son ouverture.
Il arrive fréquemment que pour protéger l'une des parties, le législateur impose que
certaines garanties soient constituées. Pour faciliter au demandeur l'accès au crédit, l'Acte
uniforme portant organisation des sûretés a diversifié les garanties pouvant être proposées au
banquier (Chapitre III). Bien plus, de nombreuses autres sûretés ayant échappé à la législation
de l'OHADA, la pratique bancaire s'efforce de les adapter à la situation du demandeur
(Chapitre IV).
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
La pratique des affaires, pour pouvoir s'adapter au mouvement sans cesse croissant des
capitaux et répondre aux exigences du marché, avait rendu indispensable l'usage de certaines
sûretés. Le législateur OHADA n'est pas resté indifférent face à cette innovation. Il s'est donc
efforcé non seulement de les intégrer dans la vie des affaires en Afrique, mais en plus de
réorganiser certaines sûretés et améliorer le régime juridique d'autres. L'apport de l'Acte
uniforme OHADA sur les sûretés est donc considérable si l'on prend en compte le
renforcement des garanties dites personnelles (paragraphe I) et le réaménagement du régime
des hypothèques (paragraphe II).
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
sont tenues au paiement d'une dette unique. Les sûretés personnelles jouent un rôle d'une
grande importance dans la pratique du crédit. L’AUS aborde la notion de sûreté personnelle
en son article 4 comme « l’engagement d’une personne de répondre de l’obligation de
débiteur principal en cas de défaillance de celui-ci ou à première demande du bénéficiaire de
la garantie ».
Ainsi, face au recul du cautionnement pour satisfaire l'exigence de rapidité dans l'action
en remboursement caractérisant l’état des lieux de la pratique des affaires, le législateur
OHADA a intégré dans son environnement juridique les garanties et contre garantie
autonomes. Dès lors, dans les pays Africains, il est permis de parler de « sûretés personnelles
». Ainsi l'acte uniforme a consacré le cautionnement (A) et garantie autonome et contre
garantie autonome (B).
A- Le cautionnement
Cette reprise de l'article 201 1du C. civ. laisse transparaître quelques observations : le contrat de
cautionnement suppose un accord conclu entre le banquier et la caution; c'est un engagement de
satisfaire à une obligation dont le débiteur principal est tenu et dont il n'a pas exécuté ; et enfin il peut
prévoir un paiement d'une somme d'argent entre les mains d'un banquier. L'engagement peut aussi
prévoir un paiement en nature. Or, il est difficile de concevoir qu'un banquier puisse accepter un
paiement en nature, sauf en cas de convenance d'une caution réelle. Ainsi, le cautionnement, « qui
pendant longtemps avait été dans une certaine mesure, délaissé, est de plus en plus utilisé aujourd'hui
3
». Il sera donc question d'analyser tour à tour les types de cautionnement, les caractères du
cautionnement et enfin le régime applicable au cautionnement.
3
J. MONDINO et Y. THOMAS, Droit du crédit, AENGDE, 5ème éd., 1994, p. 90
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
établissement de crédit pour garantir diverses obligations du client : ceci s'appelle lui-même
crédit par signature; la distinction cautionnement civil et cautionnement commercial est
classique, mais cette distinction n'est pas assez convaincante dans la mesure où le
cautionnement peut être accordé de manière occasionnelle, même par un commerçant. C'est
pour cela que la pratique distingue entre le cautionnement non professionnel et le
cautionnement professionnel ou cautionnement bancaire.
- Le cautionnement non professionnel
Le cautionnement non professionnel est une sûreté qui est généralement utilisée pour
garantir toutes sortes d'obligations. En matière bancaire il s'agit pour la caution de garantir
l'exécution des engagements que le débiteur du crédit souscrit vis à vis de la banque. La
caution sera donc tenue de payer d'abord les intérêts et des commissions, et procédera enfin au
remboursement de la somme prêtée. Il peut être ainsi de la garantie d'un compte courant.
Généralement dans les petites entreprises, où le capital social appartient au dirigeant, ce
dernier se porte le plus souvent caution de tous les engagements de sa société. Aussi, il est
fréquent que les sociétés mères se portent caution des engagements de leurs filiales. Mais
toutefois, cette couverture doit s'effectuer dans le cadre des limites fixées par le droit des
sociétés. A titre d'exemple, aucune société ne doit se porter caution pour une somme qui
dépasse son objet social ou les limites fixées par le conseil d'administration.
La faiblesse de l'efficacité de ce type de cautionnement réside dans le fait que, par
rapport aux sociétés, il ne peut être accordé par une société à une autre que si les deux
appartiennent à un même groupe. Ce qui signifie que pour des sociétés isolées, elles recourent
généralement soit aux cautions, personnes physiques, soit aux cautionnements bancaires.
- Le cautionnement bancaire ou cautionnement professionnel
C'est une forme d'engagement par signature. La banque par sa signature s'engage envers
un tiers ou une autre banque en faveur de son client sans mettre les fonds à disposition de ce
dernier. Le cautionnement est à double objectif : soit, il constitue lui-même indirectement une
opération de crédit à côté de celui de son débiteur ; elle engage de ce fait son crédit et peut
être amenée à faire l'avance du paiement de la dette, quitte à se retourner ensuite contre son
débiteur défaillant ; soit il constitue la garantie pure et simple d'une opération de crédit auprès
d'une entreprise financière, soit de garantir l'exécution d'un engagement. C'est cette seconde
acception qui constitue l’ossature de notre travail.
De nos jours, le cautionnement bancaire est très largement pratiqué. « La solvabilité de
la banque ou de l'entreprise financière, son obligation de s'exécuter ponctuellement en font
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
une garantie très prisée des créanciers »4. Dans la pratique, n'importe quel créancier peut
exiger de son débiteur la fourniture d'une caution bancaire, mais bien de cas existent dans
lesquels la loi est intransigeante à ce sujet : il s'agit des cautionnements fiscaux - contributions
indirectes ou douanières - ou en matière de marchés publics, etc.
Le banquier qui s'est engagé à couvrir les engagements de son client court un double
risque en cas d'inexécution par son client de ses engagements : le premier est celui du
décaissement des fonds pour désintéresser le créancier, et le second est celui de l'insolvabilité
de son client. Le risque de décaissement peut être négligeable dans la mesure où le
cautionnement bancaire étant un acte à titre onéreux, l'intervention du banquier tient compte
de ce risque pour déterminer les commissions.
Pour limiter le risque d'insolvabilité, le banquier est amené parfois « à exiger une contre
garantie du débiteur principal pour sûreté d'un remboursement éventuel ». Il peut être question
d'un gage, d'un nantissement, d'une hypothèque, etc.
Le cautionnement bancaire étant un acte de commerce, le principe étant celui de la
liberté de la preuve en matière commerciale5, un écrit n'est pas toujours nécessaire. Le
cautionnement verbal n'existant pas, la forme cambiaire est quelquefois utilisée. Comme le
cautionnement non professionnel, celui-ci est greffé à l'engagement principal du débiteur dont
il convient d'analyser les caractères.
4
J.L. RIVES-LANGE et M. CONTAMYNE-RAYNAUD, op. cit., p. 556, n° 605.
5
Il est d'usage en matière commerciale que la preuve peut être fournie par tout moyen écrit ou
non.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Le législateur OHADA a organisé l'une des garanties autonomes les plus répandues
dans le monde des affaires. Le droit des garanties à première demande est né de la pratique, et
par la suite, consacré par la jurisprudence. La chambre de commerce internationale de Paris a
favorisé l'émergence des règles propres à cette garantie, proposées par les organismes
professionnels (en 1978). Malheureusement, ces règles n'ont pas été reçues unanimement dans
le monde du commerce international. Les règles uniformes de la CCI relatives aux garanties
sur demande intervenues en 1992 devraient en principe connaître un plus grand succès. C'est à
partir des règles empruntées à ce texte que les auteurs de l'acte uniforme ont eu l'inspiration
pour régir les « garantie et contre-garantie autonomes » dans le droit des affaires en Afrique.
De ce texte, il ressort un régime propre aux garanties sur demande (1) et un mécanisme de
mise en jeu particulier (2).
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Le quatrième rapport est celui qui met en exergue la banque du donneur d'ordre et celle
du bénéficiaire. Le banquier du donneur d'ordre est de ce fait le garant au second rang ou
contre garant. Dans la pratique, le mécanisme est que la banque du bénéficiaire - banque
garante - émet elle-même la garantie sur ordre et obtient la contre garantie de la banque du
donneur d'ordre. C'est une autre garantie, toute aussi autonome et indépendante de la
première.
Les garantie et contre-garantie autonomes ne se présument pas. De manière à attirer
l'attention des parties sur la nature et la portée des engagements pris, l'acte uniforme assortit la
convention d'un formalisme d'ordre public. L'acte de garantie et de contre garantie doit donc
comporter à peine nullité certaines mentions obligatoires ainsi qu'il ressort de l'article 41 de
l'acte uniforme sur les sûretés (la dénomination de garantie ou de contre-garantie autonome ;
le nom du donneur d’ordre ; le nom du bénéficiaire ; le nom du garant ou du contre-garant ; la
convention de base ; le montant minimum de la garantie ou de la contre-garantie autonome ;
la date ou le fait entraînant l’expiration de la garantie ; les conditions de la demande de
paiement, s’il y a lieu).
Aussitôt ces précisions faites, il y a lieu d'étudier le mécanisme de mise en jeu de la
garantie à première demande.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
dernier a reçu une demande de paiement émanant du bénéficiaire, conforme aux stipulations
des lettres de garanties et de contre-garanties.
En théorie et dans l'esprit de la garantie, le banquier est tenu de payer immédiatement
dès l'appel en garantie. Mais dans la pratique, il ne le fera pas automatiquement car souligne
l'article 46 de l'A.U, « le garant ou le contre disposent chacun de cinq jours ouvrés pour
examiner la conformité de la demande en paiement aux termes de la garantie ou de la contre
garantie autonome ». Il est tenu aussi de transmettre, avant tout paiement et sans retard, la
demande au bénéficiaire et tous documents accompagnant celle-ci au donneur d'ordre pour
information ou, le cas échéant, au contre garant pour transmission au donneur d'ordre aux
mêmes fins. Cette mesure d'information permet au mieux de réguler les rapports entre
donneur d'ordre et garant tant il est vrai que, souligne le professeur J. M. MOUSSERON « le
donneur d'ordre est mieux placé que personne pour apprécier le caractère abusif ou frauduleux
susceptible de paralyser le jeu de la garantie en dépit de l'autonomie ».
Après les investigations et les contrôles, le banquier doit payer ce qui est dû au
bénéficiaire. L'article 44 de l'acte uniforme précise que le garant ou le contre garant ne sont
obligés qu'à concurrence de la somme stipulée dans la lettre de garantie ou de contre garantie
sous déduction des paiements antérieurs faits par le garant ou le donneur d'ordre non
contestées par le bénéficiaire.
Pour éviter tout paiement, le banquier ne peut invoquer des exceptions tirées soit du
rapport de base, soit de tout autre rapport inhérent au contrat. Toutefois, l'acte uniforme lui
permet de ne pas payer suivant deux modalités : tout d'abord, il peut lui même constater
l'obstacle. Ainsi, il peut estimer que la demande est faite hors délai ou que les documents
transmis ne sont pas conformes aux prévisions du contrat de base. Il doit donc rejeter la
demande et en aviser le donneur d'ordre et le bénéficiaire dans les meilleurs délais et mettre à
la disposition de ces derniers tous documents présentés.
Ensuite, l'autre obstacle au paiement peut provenir du donneur d'ordre. En effet, selon
l'article 36 AUS, le donneur d'ordre peut valablement faire obstacle au paiement s'il estime
que la demande de paiement est « manifestement abusive et frauduleuse ». De cette
disposition ressort la consécration du principe fondamental de la jurisprudence qui érige la
mauvaise foi en obstacle au paiement. De la validation de ce principe, le juge devra être
méticuleux du point de vue de son application, car il y va de la survie de cette « sûreté ». Car
l'affirme le professeur F. ANOUKAHA, « il va sans dire que tout le contentieux de la lettre de
garantie tournera autour de cette notion ».
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Selon l'application qu'en feront les juges, soit la garantie sera complètement ruinée, soit
elle redorera de toute son efficacité. Il paraît souhaitable de n'appliquer le cas de la mauvaise
foi que dans les cas où elle sera véritablement déterminante, ceci permettra à coup sûr de
renforcer la fiabilité de cet instrument capital de commerce international, tout en sauvegardant
les recours du banquier en vue du recouvrement de son dû.
En fait, le banquier qui a exécuté la garantie, peut demander au donneur d'ordre le
remboursement du versement qu'il a effectué pour son compte. Il procédera par le débit du
compte de son client. Une clause allant dans ce sens est généralement prévue dans la lettre
d'ordre. A défaut d'une telle autorisation, le principe de l'affectation de la généralité des
créances au compte, l'autorise tout de même à opérer une telle garantie. Dans tous les cas, le
législateur OHADA a prévu à l'article 48 que le garant ou le contre garant qui a fait un
paiement utile au bénéficiaire dispose des mêmes recours que la caution contre le donneur
d'ordre.
L'utilisation de cet instrument juridique dans le système OHADA facilite sans doute
l'intégration des pays Africains membre dans le vaste mouvement de mondialisation
économique. Nul doute que de nombreux investisseurs étrangers trouvent en lui un instrument
fiable et facilement réalisable pour la sécurité de leurs transactions.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Pour faciliter l'accès au crédit, le législateur a imprimé la liberté de choix des garanties à
la volonté des parties. Relativement à l'hypothèque, il appartient au banquier et son débiteur
de marquer leur choix sur l'immeuble à grever : c'est l'hypothèque conventionnelle. Ce choix
s'opère toutefois sous réserve de certaines situations imposées par le législateur. D'autre part,
la pratique impose d'autres formes d'hypothèques dont il conviendra d’en établir la
quintessence. Il sera alors question des hypothèques classiques de l'OHADA (1) et ensuite des
dérivés de la pratique d'hypothèque (2).
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Dès lors que le banquier réunit toutes les conditions requises par la loi, le juge est obligé
d'ordonner qu'une inscription d'hypothèque soit faite sur l'immeuble en question. Mais cette
obligation est relative, en ce qui concerne les hypothèques judiciaires.
En ce qui concerne l'hypothèque judiciaire, c'est une mesure conservatoire pouvant
porter, avec l'autorisation du juge, sur un immeuble du débiteur. Ainsi, aux termes de l’article
213 et suivant de l'AUS, le banquier peut obtenir du juge l'autorisation d'inscrire
préventivement l'hypothèque judiciaire sur les biens immeubles de son débiteur. Ainsi, dès le
début d'une action en paiement, une hypothèque judiciaire provisoire peut être prise par le
banquier après accord du juge. Il en résulte que, le juge n'est pas obligé de donner avis
favorable à la prise d'hypothèque. Il peut l'ordonner ou la refuser, « il lui suffit tout
simplement de motiver sa décision »6.
Cette mesure conservatoire, prise de manière unilatérale par le banquier, aurait pour but
d'éviter que le débiteur n'ait à aliéner tous les biens dont il dispose pour échapper au
remboursement à l'échéance et à l'exécution forcée. A travers cette mesure, le banquier
prépare une action au fond qu'il mènera contre le débiteur. C'est pour s'entourer de l'efficacité
et de la sécurité que confère une inscription hypothécaire que le banquier n'hésite pas à
recourir au juge pour s'enquérir de cette protection. Toutefois, la pratique bancaire a imprimé
les dérivés des hypothèques.
6
F. ANOUKAHA, op. cit., p. 32, n° 73.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
débiteur, le banquier demande au juge l'inscription d'une hypothèque judiciaire. En fait cette
promesse est très fragile car elle n'empêche pas le débiteur de consentir une hypothèque sur ce
même immeuble au profit d'un autre créancier, qui pourrait l'inscrire avant le banquier, ni
n'accorde à ce dernier aucun droit de suite en cas d'aliénation de l'immeuble en violation de la
promesse. Tout au plus, le banquier peut agir en responsabilité civile contre son débiteur.
Cependant, elle constitue tout de même un moyen véritable de pression sur le débiteur.
- Le dépôt libre du titre foncier en est également une innovation. Elle facilite au débiteur
l’obtention d’un crédit dans de bref délais ; en effet vue les procédures parfois longue liées à
l’inscription hypothécaire, ce moyen permet le contournement de ces procédures pour
permettre au banquier de sécurisé sa créance. Cela se manifeste par le dépôt d’un titre foncier
par le débiteur titulaire d’un immeuble en couverture d’une obligation. Elle se fait
généralement sous seing privé. Toutefois, cette technique bancaire n’est pas toute de même
fiable mais elle est de plus en plus prisée dans les banques.
Cependant il faut relever que la diversité des hypothèques ne conditionne pas ipso facto
le régime juridique applicable.
Parallèlement, elle ne saurait porter sur tous les immeubles du débiteur. L'immeuble grevé
doit être individualisé car l'hypothèque n'est valable que si elle est soumise à l'indication
précise de la nature et de la situation de chaque immeuble hypothéqué dans l'acte constitutif,
ou dans un acte postérieur, avec indication de la commune où ils sont situés. En pratique, la
question de la validité d'une hypothèque ne se pose pas lorsqu'il s'agit d'une hypothèque
forcée. L'hypothèque conventionnelle au contraire, doit pour être opposable aux tiers être
inscrite au livre foncier c'est à dire publier.
De manière générale, il ressort de la législation foncière que l'hypothèque doit être
inscrite à la conservation foncière. Toute personne intéressée peut y procéder. Mais en
pratique, c'est le notaire par devant lequel l'acte constitutif a été conclu qui en fait
l'inscription, mais l'acte n'impose aucune obligation à ce dernier de le faire. Etant donné que
l'acte d'hypothèque est un acte authentique et aucun délai n'étant prévu pour la publication
d'une hypothèque, il revient au banquier de faire le nécessaire pour que l'acte soit inscrit au
plus tôt car souligne l'article 206 AUS « tant que l'inscription n'est pas faite, l'acte
d'hypothèque est inopposable aux tiers et constitue, entre les parties, une promesse
synallagmatique qui les oblige à procéder à la publicité ». En plus, seule la date d'inscription
du privilège détermine le rang auquel le banquier sera payé. Il a donc intérêt à y procéder au
plus vite.
Exceptionnellement, l'Acte uniforme a prévu deux cas dans lesquels l'inscription peut
être différée. Le premier concerne un immeuble en cours d'immatriculation où le législateur
admet une « inscription provisoire » à charge de prendre « une inscription définitive » après
l'entreprise du titre foncier.
L'ouverture d'une procédure collective interdit toute inscription de sûreté sur le
patrimoine du débiteur en difficultés. A défaut, lorsqu'elle est régulièrement inscrite, elle
produit certains effets.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
du débiteur. Ainsi, il faudra procéder à la réalisation de l'immeuble. Cette mesure obéit aux
règles relatives à la procédure de saisie immobilière.
L'hypothèque confère au banquier qui en est bénéficiaire un droit de préférence et un
droit de suite. En cas de non-paiement à l'échéance, il fait mettre en œuvre la procédure de
saisie immobilière pour se faire payer sur le prix. Il ne peut par convention avec son débiteur
décider de passer outre la procédure judiciaire de réalisation de l'immeuble. C'est dans le cas
où la valeur de l'immeuble devient insuffisante pour le règlement de sa créance qu'il poursuit
le paiement sur d'autres immeubles de son débiteur.
L'hypothèque, comme toutes autres sûretés, peut s'éteindre. Cette extinction est prévue à
l'article 201 al. 2 de l’AUS. De ce texte, il résulte que l'hypothèque conventionnelle ou forcée
s'éteint avec l'extinction de l'obligation principale, de la renonciation du créancier à
l'hypothèque, de la péremption de l'inscription attestée, de la purge de l'hypothèque. Ainsi,
l'extinction d'une hypothèque peut être totale ou partielle.
L'extinction totale résulte le plus souvent du paiement satisfaisant de la créance. En
revanche, un paiement partiel de la créance fait subsister la totalité de l'hypothèque sauf
réduction ordonnée par le juge sur demande du débiteur justifiant « de motifs sérieux et
légitimes ». L'hypothèque s'éteint aussi parfois alors que subsiste la créance. C'est notamment
le cas lorsque le banquier renonce au bénéfice de l'hypothèque. L'extinction dans ce cas est
absolue sauf lorsque la renonciation a eu pour objet de permettre au débiteur de contracter un
prêt. L'hypothèque reste opposable aux autres créanciers. La purge éteint aussi totalement la
créance. Faute par le banquier de renouveler son hypothèque au délai requis, celle-ci peut être
périmée.
L'extinction partielle intervient dans deux circonstances : en cas de réduction, lorsque le
débiteur fait un paiement partiel à la demande du banquier ou en cas de disparition du droit de
suite, notamment après la purge des hypothèques, pesant sur un immeuble à l'occasion de sa
vente ou par suite d'expropriation pour cause d'utilité publique car le banquier n'a plus alors
qu'un droit de préférence sur l'indemnité d'expropriation.
L'hypothèque est une sûreté d'une importance capitale. Elle peut permettre l'accès à
toute forme de crédits. Mais son apport est considérable dans les crédits à long terme et
certains crédits à court terme. Elle est notamment prisée dans le domaine de la garantie du
solde des comptes courants. L'acte uniforme n'a véritablement pas allégée la procédure
d'élaboration des hypothèques, ce qui n'est pas le cas des sûretés réelles mobilières dont le
panel semble avoir été élargi.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
La dépossession du débiteur a pour objet de manifester aux yeux des tiers et notamment
d'autres créanciers que le banquier a un droit sur le meuble mis en gage. Cette dépossession
dure aussi longtemps que peut durer le gage lui-même, tant que le banquier n'est pas
entièrement payé. La créance garantie peut donc, de ce fait, être soit à terme, soit
conditionnelle, soit éventuelle.
En ce qui concerne le bien remis en gage, le constituant doit être propriétaire dudit bien.
Il peut être soit le débiteur lui-même, soit un tiers. Et dans ce dernier cas, le tiers est tenu en
tant que « caution réelle ». Le bien objet du gage doit être forcément un meuble. Ce bien
mobilier peut être corporel ou incorporel. Il doit s'agir d'un bien aliénable, car en cas de
défaillance du débiteur lors du remboursement, le banquier pourra le vendre librement pour se
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
faire payer sur le prix ou dans la situation où le législateur le prévoit, il peut se le faire
attribuer.
En ce qui concerne la remise de la chose, le débiteur doit se dessaisir de la chose donnée
en gage et en transmettre la possession au banquier ou à un tiers convenu. En principe, la
chose doit être remise au banquier qui se charge de sa garde. Mais pour lui éviter l'entretien et
la conservation des biens qui nécessitent des soins sérieux, les parties peuvent convenir de
confier le bien à un tiers. C'est le mécanisme de l'entièrement.
Par le phénomène de l'entièrement, l'avantage que peut se procurer le débiteur est qu'il
peut consentir d'autres sûretés sur ces biens. La substitution à l'objet déposé d'un bien de
même valeur peut intervenir dans deux circonstances : en cas de perte de la chose, le gage se
reporte sur l'indemnité d'assurance ; lorsque l'objet est une marchandise susceptible de perdre
sa valeur, en se détériorant ou en se démodant, on admet qu'une autre marchandise analogue
la remplace pour permettre la réalisation du gage. La chose nouvelle étant placée dans la
même situation juridique que la chose originelle, il s'agit là d'une subrogation réelle. Mais
pour que le gage soit efficace, il doit satisfaire à certaines règles.
Les gages sur meubles corporels concernent d'une part le matériel professionnel et des
véhicules automobiles, et d'autre part celui relatif aux stocks.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
En ce qui concerne la vente des véhicules automobiles gagés, du fait qu'il reste à
disposition du débiteur, le banquier devra au préalable obtenir la remise du véhicule en
pratiquant au besoin la saisie-attribution telle que prévue aux articles et suivants de l'acte
uniforme relatif aux voies d'exécution. Dès qu'il l'aura appréhendé, il pourra le faire vendre
pour se faire payer sur le prix. Mais la vente forcée ne pourra intervenir qu'après échec de la
vente amiable initiée par le débiteur et imposée par l'acte uniforme. Le droit de préférence du
banquier se reporte sur le prix de vente.
Quant au droit de suite, il pourra heurter le principe posé par l'article 2279 du code civil.
Aussi, le banquier peut se baser sur la lettre de l'article 104 de l'acte uniforme relatif aux
sûretés se faire attribuer les biens gagés par le juge jusqu'à concurrence du montant de la
créance et à dire d'expert.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
fongibles avant l'émission du titre. Il serait à notre avis difficile d'insérer les produits destinés
à une exploitation hôtelière à une de ces catégories.
Comme le gage du matériel professionnel et les véhicules automobiles, le gage des
stocks est constitué par un acte sous seing privé ou authentique dûment enregistré qui doit à
peine de nullité contenir les mentions de l'article 96 AUS. Il ne peut produire des effets que
s'il est inscrit au RCCM et conserve les droits du banquier pendant une période d'un an à
compter de sa date. Selon l'article 98, son effet cesse si elle n'est pas renouvelée avant
l'expiration de ce délai.
Après inscription du gage, le bordereau doit être remis au banquier à la diligence du
débiteur par voie d'aval ou d'endossement. Pour la sécurité de la sûreté, le stock de
marchandises doit être maintenu au même niveau jusqu'au complet paiement de la créance. Ce
qui impose au débiteur de remplacer chaque fois les choses de genre après-vente. Et pour
accroître cette sécurité, un compte bancaire est ouvert auprès d'un établissement de crédit pour
recueillir le produit de la vente et la livraison ne peut s'effectuer qu'après consignation du prix
chez le banquier domiciliataire. A défaut de remboursement à l'échéance, le banquier peut
procéder à la réalisation des biens en stocks en respectant les dispositions de l'acte uniforme
relatif aux voies d'exécution.
Le gage des stocks est une sûreté fiable, achevée et facilement réalisable. Garantissant
les droits du banquier pour une durée d'un an, le bordereau qui le représente a une validité de
trois ans renouvelable. Relativement à la protection du banquier et à la possibilité offerte au
débiteur, c'est une sûreté très adaptée aux crédits à court terme, notamment pour faire face à
des crises de trésoreries généralement passagères. Le banquier pouvant soit réaliser le stock
confié au magasin général, soit se faire attribuer les sommes consignées chez le banquier
domiciliataire.
B - Le régime du gage
Le banquier doit convenir avec son client du bien que ce dernier doit lui donner en gage.
Quelle que soit la nature de la créance garantie, le gage doit être constaté par écrit pour être
opposable aux tiers. Cet écrit directement enregistré contient l'indication de la somme due
ainsi que l'espèce, la nature et la quantité des biens meubles donnés en gage. La créance
bancaire étant une créance commerciale, aucun écrit n'est exigé pour sa validité, l'écrit étant
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
tout simplement pour servir de preuve, bien que la preuve en matière commerciale puisse se
faire par tout moyen.
Pour ce qui est du gage portant sur une créance, le débiteur constituant doit, en plus d'un
écrit constatant ledit gage, le signifier à son propre débiteur. S'il ne le fait pas, le banquier
peut lui-même procéder à cette signification. Sur la demande du banquier, le débiteur
transféré peut s'engager par écrit de lui payer directement ce qu'il doit à son créancier. Cet
écrit est exigé à peine de nullité. Un tel engagement interdit du débiteur transféré d'opposer
les exceptions fondées sur ses rapports personnels avec son propre créancier. S'il ne s'engage
pas à payer directement, il est néanmoins tenu de payer si, au jour de l'échéance, il n'a aucune
exception à opposer à son propre créancier ou au banquier. Le paiement effectué dans de
telles conditions constitue l'un des effets du gage.
paiement de la première dette, même en l'absence de toute stipulation contractuelle allant dans
ce sens.
La réalisation du bien gagé obéit aux règles prévues par l'A.U.V.E. Il peut être procédé
soit à la vente amiable, soit à la vente forcée. La réalisation ne prendra fin que si le prix
obtenu est suffisant pour payer le banquier en principal, frais et intérêt, et aussi, si toutes les
charges du gage et de la réalisation peuvent être payées. Une fois le paiement effectué, le gage
s'éteint et le rapport d'obligation entre le banquier et le débiteur disparaît. Si non, tant qu'il
n'est pas entièrement payé, le banquier peut exercer à titre régulier le droit de rétention auquel
l'acte uniforme a consacré un certain nombre de dispositions.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
droit à un crédit d'escompte, ou s'il faut être précis, le paiement à l'échéance des effets
escomptés.
Les parties peuvent convenir par elles-mêmes des modalités de leur contrat de
nantissement. Le nantissement conventionnel doit être constitué par acte authentique ou sous
seing privé dûment enregistré.
Qu'il soit judiciaire ou conventionnel, il doit à peine de nullité contenir les mentions
relatives aux noms, prénoms et domiciles du débiteur et du constituant si celui-ci est un tiers,
le siège social et le numéro d'immatriculation au RCCM de la personne émettrice desdits titres
; le nombre et le cas échéant les numéros des titres nantis ; le montant de la créance garantie ;
les conditions d'exigibilité de la dette en principal et intérêt ; et enfin l'élection du domicile du
créancier dans le ressort de la juridiction où est tenu le RCCM du lieu d'immatriculation de la
société. L'actionnaire qui nanti ses actions pour obtenir du crédit auprès d'un banquier est tenu
d'en informer la société « par une déclaration datée et signée. Cette déclaration contient le
montant de la somme due ainsi que le montant et la nature des titres constitués en gage ». La
société ouvre donc un compte spécial au nom du titulaire desdits titres dans lequel sont virés
les titres nantis et tenus par la personne morale émettrice ou l'intermédiaire selon le cas. Dès
lors, une attestation de constitution du gage est délivrée au créancier gagiste.
En pratique, le nantissement des droits sociaux et des valeurs mobilières conduit à une
distinction : lorsque le titre est au porteur, le nantissement est constaté par une déclaration du
titulaire de compte sur lequel ils sont inscrits. Le compte spécial est tenu par le banquier ou
par la société émettrice et une attestation de nantissement est donnée au banquier créancier.
Et lorsque le titre est à ordre, le nantissement s'opère par voie d'endossement indiquant
que les valeurs ont été émises en garantie (endossement pignoratif) ; et lorsque le titre est
nominatif, le nantissement s'effectue par transfert à titre de garantie sur les registres du
débiteur.
Aux termes de l'article 165 AUS, le nantissement valablement constitué ne produit effet
que s'il est inscrit au RCCM. A ce titre, il conserve les droits du créancier nanti pendant cinq
années à compter de sa date. Son effet cesse si elle n'a pas été renouvelée avant l'expiration de
ce délai. De cette disposition, il ressort que le nantissement des droits d'associés et de valeurs
mobilières peut constituer un moyen efficace de garantie de crédit à moyen terme. Ceci est
d'autant efficace que la réalisation de cette sûreté à l'échéance, en cas de défaillance du
débiteur retrouve la simplicité et la facilité de réalisation des biens mobiliers corporels.
Rapport de stage rédigé et présenté par DONGMO TONFACK Cédric Francis Page 35
L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Ainsi le banquier qui ne sera pas payé à l'échéance va recourir au juge pour l'exécution
forcée à travers soit la vente amiable du débiteur, soit la vente forcée.
Un autre moyen efficace de recouvrement réside dans le fait que, si la société a donné
son consentement au projet de nantissement d'actions, ce consentement emporte agrément du
cessionnaire en cas de réalisation forcée des actions nanties, à moins que la société ne préfère
racheter ces actions sans délai en vue de réduire le capital.
Cette mesure de rachat prévue par le législateur permet aux sociétés - surtout celle
dominée par l'intuitu personae - d'éviter que des personnes non désirées n'acquièrent la qualité
d'associé ou d'actionnaire. La société devra pour ce faire, racheter les actions et par là,
favoriser le remboursement du banquier. Cette sécurité est-elle aussi perceptible lorsqu'il
s'agit d'un fonds de commerce ?
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
commerçant : et ensuite il doit avoir urgence. Dès lors, le juge autorise au créancier de
prendre une inscription provisoire qui deviendra définitive avec la décision de validation
passée en force de chose jugée. Avec le nantissement provisoire, le fonds reste aliénable. Mais
seulement, le prix éventuel reste consigné au bénéfice du créancier dans l'attente du titre
exécutoire. Le contrat de nantissement résulte d'une convention passée entre un établissement
de crédit et le débiteur commerçant. Il doit être écrit et enregistré. L'écrit doit être constitué
par acte authentique ou sous seing privé contenant obligatoirement les mentions de l'article
165 de l'AUS à peine de nullité. Qu'il soit conventionnel ou judiciaire, il doit être inscrit au
RCCM pour produire des effets.
Lorsque le fonds de commerce est un bien commun, étant donné que le nantissement
d'un fonds de commerce constitue un acte grave pour le patrimoine du débiteur, le
consentement des deux époux est nécessaire.
Lorsque le nantissement conventionnel ou judiciaire porte sur des brevets d'invention,
marques de fabrique, de service et de commerce, des dessins et modèles et autres droits de
propriété intellectuelle, ainsi que sur le matériel, il doit en dehors de l'inscription de la sûreté
au RCCM, être satisfait aux dispositions relatives à la production intellectuelle et aux règles
de l'acte uniforme sur le nantissement du matériel faisant partie du fonds de commerce.
La faiblesse de cette sûreté réside dans le fait qu'elle n'admet pas le droit de rétention, ni
la faculté d'attribution du fonds gagé. Puisque la sûreté ne recouvre que la valeur du bien sur
lequel elle est assise, la créance du banquier peut ne pas être couverte à l'échéance si le fonds
perd de sa valeur et devient très faible pour couvrir les créances nanties. Ainsi, cette sûreté est
donc prise lorsqu'il n'y en a pas de meilleure.
Le banquier s'inscrira toujours au RCCM pour éviter que quelqu'un d'autre ne le fasse à
sa place ou bien qu'un autre créancier ne le devance à l'inscription.
L'inscription conserve les droits du banquier pendant une durée de cinq années à
compter de sa date. Son effet cesse si elle n'a pas été renouvelée avant l'expiration de ce délai.
C'est donc une sûreté garantissant les crédits à moyen terme. Elle garantit aussi relativement
au principal, les intérêts pour deux années.
La vente du fonds de commerce, qu'elle soit amiable ou judiciaire, ne peut avoir lieu
que si le vendeur ou l'auxiliaire de justice chargé de la vente, a produit au préalable un état
descriptif des inscriptions prises sur le fonds. Cette mesure vise à avertir tous les candidats à
l'acquisition du fonds de l'état des inscriptions.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Les créanciers inscrits peuvent exercer un droit de surenchère qui leur est accordé par le
législateur. Ils peuvent également exercer leurs droits de suite et de réalisation conformément
aux dispositions prévues pour la réalisation des biens mobiliers. Aussi, sur le prix de vente, le
droit de préférence leur est accordé.
En définitive, le régime des nantissements prévu par l'acte uniforme OHADA est propre
à l'octroi des crédits uniquement à court terme (nantissement des stocks) ou à moyen terme
(véhicules, matériels, droits d'associés et valeurs mobilières, fonds de commerce). Le
banquier qui prend le risque à long terme pourra facilement perdre sa créance. Au total, les
garanties de crédit de l'OHADA permettent un accès facile au crédit compte tenu de la
diversité, de l'unification des régimes de publicité, l'inscription de toutes les sûretés au
RCCM, pour les rendre opposable, et surtout, la célérité des procédures de réalisation. La
faveur est celle du demandeur de crédit qui saura tout simplement adapter une sûreté au type
de crédit qu'il sollicite. C'est là une des grandes innovations de l'OHADA.
Le législateur a également pensé aux sûretés pouvant intervenir dans un système de
crédit à l'international. On peut à juste titre citer la lettre de garantie à côté du cautionnement.
A l'ère de la mondialisation économique, il fallait bien s'y attendre. Mais l'acte uniforme n'a
pas organisé toutes les garanties dont de nombreuses restent applicables et qui dérivent de la
pratique des affaires.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
Les banques pratiquent toutes sortes de sûretés, qu'elles soient réelles ou personnelles.
Cette distinction est classique en matière de garanties. Mais la pratique bancaire emploie
d'autres types qui n'intègrent pas facilement ces catégories : ce sont les sûretés spécifiques.
Généralement, les garanties constituées s'adaptent aux caractères généraux du crédit.
Ceci évite qu'un obstacle se dresse à la mobilisation éventuelle ou à la circulation de la
créance garantie. La garantie peut être liée à l'opération financée ou être indépendante de
ladite opération. De ce fait, il est tenu compte des risques encourus, de la simplicité de
constitution et la facilité de réalisation.
Le domaine des garanties en usage dans la pratique est vaste. L'étude de toutes ces
sûretés relève d'une mission sérieusement difficile. Ce qui nous amène à orienter notre
réflexion autour de la pratique prisée de certaines sûretés classiques (section I) et l'usage
méticuleux de certaines garanties spécifiques (section 2).
De nombreuses sûretés sont utilisées dans la pratique bancaire. Nul doute qu'il est tenu
compte, de la simplicité de constitution et de la facilité de réalisation. De la sorte, le banquier
tient compte des divers moyens qui sont mis à sa disposition pour assurer le remboursement
du crédit qu'il consent à son client.
Entre autres garanties attractives que peut exiger un banquier dans l'octroi des crédits,
l'on peut évoquer la pratique des assurances (paragraphe I), la domiciliation bancaire des
salaires (paragraphe II) et enfin.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
a servi à encourager les exportations vers des pays jugés risqués pour les échanges en compte
ouvert.
L'assurance-crédit connaît un succès sans cesse croissant tant ses applications sont
diverses. En effet, c'est un contrat par lequel un assureur garantit un créancier contre le risque
de non recouvrement de sa créance. La garantie est due contre le versement d'une
rémunération ou prime à l'assureur, dont le montant est fonction non seulement de
l'importance et de la durée du crédit, mais aussi de la nature du risque. Ce qui nous conduit
d'une part à étudier la technique des assurances (A) et ensuite le mécanisme de l'assurance-
crédit (B).
7
Compagnie Française d'Assurance au Commerce International.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
En ce qui concerne les risques politiques, ils sont liés à des événements naturels, à des
troubles, guerre ou changements politiques remettant en cause les relations avec l'étranger. La
conception des risques de guerre est large. Il s'agit en effet de toute situation ou tout
événement susceptible de causer une instabilité dans un Etat. D'autres risques politiques
peuvent être liés au transit ou au transport, et également au transfert.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
d'être fait à ce niveau comme c'est le cas du FOGAPE 8 pour les petites et moyennes
entreprises.
En dehors des assurances, les parties peuvent convenir d'utiliser aussi comme garantie,
la domiciliation bancaire des salaires
8
Fonds d'Aide et de Garantie des Petites et Moyennes Entreprises. C'est un organisme régi au
Cameroun par le Décret n° 84/5 10 du 13 juin 1984 portant création et organisation du
FOGAPE.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
opérations dans un laps de temps relativement court pour une rentrée des fonds proche, qu'au
banquier assuré de recouvrer ses débours dès l'opération réalisée.
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L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT
A- Le crédit documentaire
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par paiement à vue, par acceptation - comme une lettre de change - soit par paiement différé,
soit par négociation. Le banquier qui fait toutefois un paiement utile doit mettre en œuvre les
garanties constituées pour le remboursement.
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bénéficiaire les irrégularités constatées dans un délai raisonnable. Dès qu'il a payé, il dispose
d'un recours en remboursement contre le donneur d'ordre.
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La pratique des garanties dans le domaine bancaire s’inspire d’une part du législateur
OHADA, et d’autre part de la pratique bancaire elle-même. Elles constituent un moyen
incontournable de sécurisation du crédit. Toutefois, il existe d’autres garanties régis par
l’AUS, telles que : le droit de rétention et le droit de la propriété cédée ; ainsi que celle qui
sont nées de la pratique bancaire telle que : le crédit-bail. Cependant, durant notre séjour au
sein de la CBC-BANK nous avons remarqués que ces garanties ne sont pas usitées dans le
domaine bancaire, car pour les banquiers elles entraînent un certain nombre de risques. Par
ailleurs, certains établissements de crédit s’y sont adonnés et s’y sont spécialisés notamment.
des micro-finances.
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CONCLUSION GENERALE
Les garanties dans la pratique bancaire en droit cambiaire camerounais sont celles régies
par le législateur OHADA et aussi celle propre à la pratique bancaire.
Le législateur OHADA régie ces garanties à travers l’Acte Uniforme portant
organisation des Sûretés, elle distingue cela en sûreté réelle et personnelle, ainsi que en sûreté
réelle mobilière. L’application de ces sûretés en droit bancaire est pour la plus part
complémentaire, car dans la pratique cambiaire, le banquier dispensateur de crédit aime
s’entouré de plusieurs garanties pour sécuriser sa créance.
Dans ce même ordre idée, le banquier est amené à faire appel à certaines garanties
autres que les garanties de l’AUS ; ces garanties sont celles propres à la pratique. Nous
parlions ici des garanties de crédit classique. Qui ajoute une certitude profonde au banquier
dans le recouvrement de sa créance, elles sont parfois catégorisées de garanties accessoires.
Dans l’exercice de notre travail, il nous a été amené d’étudier tour à tour ces garanties
dans leurs applications en couverture d’une obligation. En pinçant tour à tour les différents
types de garantie de l’AUS et de la pratique bancaire. Nous relevons que la pratique des
garanties est un moyen important de facilitation d’octroi de crédit. Elle facilite : les
financements des marchés, les échanges dans le cadre du commerce international,
l’acquisition des crédits moyen et court terme.
Cependant, il se pose le problème de savoir si cette application des garanties par le
banquier dispensateur de crédit est un moyen fiable de sécurisation d’un crédit. Cela soulève
une importante réflexion étant donné que le banquier dans son activité ne peut se permettre de
perdre une créance, il se préoccupe souvent du caractère fiable et certains de la garantie. De
ce fait, le législateur a tenu une réflexion plus poussé sur la question et y apporté des
alternative à travers : l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de
recouvrement et voies d’exécution.
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BIBLIOGRAPHIE
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AYNES (A.), Le droit de rétention : Unité ou Pluralité, Economica, Paris, 2005, 345 p.
AZIBER (S. A.), Contrats et droit OHADA des procédures collectives : Etude à la
lumière du droit français, l’Harmattan, Paris, 2009, 370 p.
BERGER-TARARE (C.), Le fiduciaire défaillant : Regards croisés en droit des biens
et droit des obligations, LGDJ, Paris, 2015, 543 p.
BLANDIN (Y.), Sûretés et biens circulants : Contribution à la réception d’une sûreté
réelle globale, LGDJ, Paris, 2016, 320 p.
BLANLUET (G.), Essai sur la notion de propriété économique en droit privé français,
Recherches au confluent du droit français et du droit fiscal et du droit civil, LGDJ, Paris,
1999, 492 p.
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TABLE DE MATIERES
SOMMAIRE ........................................................................................................................................... i
DEDICACE.............................................................................................................................................ii
LISTE DES PRINCIPALES ABREVIATIONS .....................................................................................iii
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................. iv
AVANT PROPOS...................................................................................................................................v
RESUME ................................................................................................................................................ vi
INTRODUCTION ................................................................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : PRESENTATION GENERALE DE L’ENTREPRISE ET
DEROULEMENT DU STAGE ............................................................................................................ 4
CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE CBC BANK ................................................... 5
SECTION I : LA CBC BANK DANS SA GLOBALITE ................................................................... 5
Paragraphe I : DEFINITION DE LA BANQUE........................................................................ 5
Paragraphe II : GENESE-EVOLUTION-FORME JURIDIQUE ............................................ 5
SECTION II : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET FONCTIONNELLE ...................... 6
Paragraphe I : Organisation de la CBC-BANK ......................................................................... 6
I- L’organe de décision ............................................................................................................. 6
II- L’organe de gestion ........................................................................................................... 6
Paragraphe II : Fonctionnement .................................................................................................. 7
CHAPITRE II : DEROULEMENT DU STAGE ............................................................................... 9
SECTION I : ACCUEIL, PRESENTATION ET TRAVAUX REALISES ..................................... 9
Paragraphe I : Accueil et présentation ........................................................................................ 9
Paragraphe II : Les travaux réalisés ........................................................................................... 9
SECTION II : DIFFICULTES RENCONTRES ET APPORTS DU STAGE ............................... 10
Paragraphe I : Les difficultés rencontrées ................................................................................ 11
CONCLUSION PREMIERE PARTIE ......................................................................................... 12
DEUXIEME PARTIE : L’AMELIORATION DE LA SITUATION DU DEMANDEUR DE
CREDIT ............................................................................................................................................... 13
CHAPITRE III : L’OSTENSIBLE DIVERSIFICATION DES GARANTIES REGIES PAR LE
DROIT OHADA FAVORABLE AU DEMANDEUR DE CREDIT ............................................... 14
SECTION I - LE RENFORCEMENT DU REGIME DE CERTAINES GARANTIES DU
SYSTEME DE L'OHADA .................................................................................................................. 14
Paragraphe I - Le renforcement des sûretés personnelles ....................................................... 14
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A- Le cautionnement ....................................................................................................................... 15
1- Les types de cautionnement applicables au crédit ............................................................ 15
2 - Les caractères du cautionnement ......................................................................................... 17
3-Le régime juridique du cautionnement .................................................................................. 18
B- Les garanties et contre-garanties autonomes ........................................................................... 19
1- La notion de garantie et contre-garantie autonomes ....................................................... 20
2- La mise en jeu des garanties et contre-garantie autonomes ............................................ 21
Paragraphe II - Le régime des hypothèques ............................................................................. 23
A- La typologie des hypothèques ............................................................................................. 24
1- Les hypothèques classiques de l'OHADA.......................................................................... 24
2- Les dérivés des hypothèques issues de la pratique bancaire............................................ 25
B - Le régime applicable aux hypothèques.................................................................................... 26
1 - Les modalités de validité d'une hypothèque ........................................................................ 26
2 - Les effets d'une hypothèque .................................................................................................. 27
SECTION 2 - L'EXTENSION DU PANEL DES SURETES REELLES MOBILIERES ............ 29
Paragraphe I - L’usage du gage ................................................................................................ 29
A- Les modalités du gage ................................................................................................................ 29
1- Le gage du matériel professionnel et des véhicules automobiles ..................................... 30
2 - Le gage des stocks .................................................................................................................. 31
B - Le régime du gage...................................................................................................................... 32
C - Les effets du gage ...................................................................................................................... 33
Paragraphe II - L'extension du régime des nantissements ..................................................... 34
1 - Le nantissement des droits d'associés et des valeurs mobilières ........................................ 34
2 - Le nantissement du fonds de commerce............................................................................... 36
CHAPITRE IV : LA JUDICIEUSE ADAPTATION DES GARANTIES ISSUES DE LA
PRATIQUE BANCAIRE A LA SITUATION DU DEMANDEUR DE CREDIT ......................... 39
SECTION I – L’ATTRACTIVITE DE CERTAINES GARANTIES CLASSIQUES ................. 39
Paragraphe I - La pratique des assurances ............................................................................... 39
A- La technique des assurances ............................................................................................... 40
B - La mise en œuvre de l'assurance-crédit................................................................................... 41
Paragraphe II - La domiciliation bancaire des salaires ........................................................... 42
SECTION 2 - L'USAGE METICULEUX DE CERTAINES GARANTIES SPECIFIQUES ...... 43
Paragraphe I - Les avances liées au financement des marchés ............................................... 44
A- Les avances sur marchandises ............................................................................................ 44
B - Les avances sur marches ....................................................................................................... 45
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