© Laurent Garcin MPSI Lycée Jean-Baptiste Corot
Devoir surveillé n°4
I La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction et la précision des raison-
nements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
I On prendra le temps de vérifier les résultats dans la mesure du possible.
I Les calculatrices sont interdites.
Problème 1 —
Partie I – Résolution de deux équations différentielles simples
On considère les équations différentielles
z ′′ + 4z = 0 (E1 )
′′
z − 4z = 0 (E2 )
1. Déterminer les solutions à valeurs réelles de l’équation différentielle (E1 ).
2. Déterminer les solutions à valeurs réelles de l’équation différentielle (E2 ).
3. Montrer que l’ensemble des solutions de (E2 ) peut en fait s’écrire
{ }
t 7→ λ ch(2t) + µ sh(2t), (λ, µ) ∈ R2
Partie II – Résolution d’une seconde équation différentielle par changement de variable
On considère l’équation différentielle
(1 − x2 )y ′′ − xy ′ + 4y = 0 (F)
4. Soit f une fonction deux fois dérivable sur ] − 1, 1[. On pose g = f ◦ cos. Montrer que g est deux fois
dérivable sur l’intervalle ]0, π[.
5. Montrer que f est solution de (F) sur ] − 1, 1[ si et seulement si g est solution sur ]0, π[ d’une équation
différentielle du second ordre à coefficients constants à déterminer.
6. En déduire que les solutions de (F) sur ] − 1, 1[ sont les fonctions
√
x ∈] − 1, 1[7→ λ(2x2 − 1) + 2µx 1 − x2
avec (λ, µ) ∈ R2 .
Partie III – La fonction argument cosinus hyperbolique
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7. Montrer que la fonction ch induit une bijection de R+ sur [1, +∞[. On notera argch la bijection réci-
proque de cette bijection induite.
√
8. Montrer que pour tout x ∈ [1, +∞[, sh ◦ argch(x) = x2 − 1.
9. Justifier que la fonction argch est dérivable sur ]1, +∞[ et déterminer une expression de sa dérivée.
10. Montrer que pour tout θ ∈ R, ch(2θ) = 2 ch2 (θ) − 1 et sh(2θ) = 2 ch(θ) sh(θ).
11. En déduire pour x ∈ [1, +∞[ des expressions de ch(2 argch(x)) et sh(2 argch(x)) ne faisant pas inter-
venir la fonction argch.
Partie IV – Un problème de raccord
12. En considérant cette fois-ci une fonction f deux fois dérivable sur ]1, +∞[ et en posant g = f ◦ ch,
montrer que les solutions de l’équation différentielle (F) sur ]1, +∞[ sont les fonctions
√
x ∈]1, +∞[7→ λ(2x2 − 1) + 2µx x2 − 1
avec (λ, µ) ∈ R2 .
13. En déduire les solutions de l’équation différentielle (F) sur ] − ∞, −1[.
14. Déterminer les solutions de (F) sur R.
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Exercice 1.
On considère sur R l’équation différentielle :
(E) : (1 + x2 )y ′ − 3xy = 1
1. Résoudre l’équation homogène (EH ) associée à (E).
2. Rechercher une solution particulière de (E) sous la forme d’une fonction polynomiale de degré 3. En
déduire l’ensemble des solutions de (E).
3 3
3. Montrer que (1 + x2 ) 2 = x3 + x + o(1).
x→+∞ 2
2 2 3
4. On pose g : x 7→ x3 + x − (1 + x2 ) 2 . Vérifier que g est l’unique solution de (E) admettant une limite
3 3
finie en +∞.
5. Déterminer les variations de g. On précisera ses limites en −∞ et en +∞.
Exercice 2.
∫π ∫π
2 2
Pour n ∈ N, on pose In = n
cos t dt et Jn = t2 cosn t dt.
0 0
1. Calculer I0 , J0 , I1 , J1 .
2. Montrer que In > 0 pour tout n ∈ N.
n+1
3. Montrer que In+2 = In pour tout n ∈ N.
n+2
ï ò
π π
4. a. Montrer que pour t ∈ 0, , 0 6 t 6 sin t.
2 2
π 2
b. En déduire que 0 6 Jn 6 (In − In+2 ) pour tout n ∈ N.
4
Jn
c. Montrer que la suite de terme général converge vers 0.
In
1Ä ä
5. a. Montrer que In+2 = (n + 1)(n + 2)Jn − (n + 2)2 Jn+2 pour tout n ∈ N.
2
Jn Jn+2 2
b. En déduire que − = pour tout n ∈ N.
In In+2 (n + 2)2
∑
n
1 π2
6. Pour n ∈ N∗ , on pose Sn = . Montrer que la suite de terme général Sn converge vers .
k2 6
k=1
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