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BORNOU

Le document traite de l'histoire de l'empire du Kanem-Bornou, qui a prospéré entre le lac Tchad et le Bahr el-Ghazal, et a été un centre commercial et culturel important en Afrique occidentale. Il souligne l'importance de l'islam dans la structuration politique et sociale de l'empire, ainsi que la diversité ethnique qui a contribué à sa longévité. Le Kanem-Bornou a connu des dynasties successives et a joué un rôle diplomatique significatif dans les relations avec d'autres puissances islamiques.

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Le document traite de l'histoire de l'empire du Kanem-Bornou, qui a prospéré entre le lac Tchad et le Bahr el-Ghazal, et a été un centre commercial et culturel important en Afrique occidentale. Il souligne l'importance de l'islam dans la structuration politique et sociale de l'empire, ainsi que la diversité ethnique qui a contribué à sa longévité. Le Kanem-Bornou a connu des dynasties successives et a joué un rôle diplomatique significatif dans les relations avec d'autres puissances islamiques.

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=e 1 os BAA’ UDANAIS, DES. REVE CHRONIQUE D'UN EMPIRI ORIGINES AU XIXe $ B e Mai, eXRe Se [Link] Tov M pidite puissants empires d'Afrique occidenta + (Kanem-Bornou! est souvent cité comime un exemple archétypal ancien roy’ ‘in précolonial. LYempire a atteint un certain degré de sidbrité non seufement parce quil était mentionné dans les récits écrits par i é si mais également parce que son histoirea été enseignée ographes arabes tels queal-Idris! mais également parce qu : nae ‘un exemple de la richesse de l'Afrique LB KANEM-BORNOU : BI le avec be Ghar, te Réputé comme l'un des plus Mali, et Songhai, le Kanem-Bornou raume afric dans les écoles et Jes univers ités comme précoloniale. lo Apdo Brno Noe Pati Solats) LE KANEM-BORNOU : LA PLUS GRANDE LONGEVITE: IMPERIALE DE L'HISTOIRE DE LIAFRIQUE a ohacl Sntabe. zal!, Il fut construit 4 Liempire du Kanem-Bornou se situe entrele lac Tchad et le Bahr el-Ghi surl'Etat du Kanem qui a été créé vers le,VIlléme siécle et gouverné par les Dougouwae Pp (7001086). Regroupant des agriculteurs SF des pasteurs, ce royaume était composé de aX nts, diverses ethnies qui maitvisaient le travail du fer et étalent d’habiles_cavaliers. Ces molting, différentes populations ont donné naissance a Vethnie Kanembou qui parlait une langue Situé au carrefour de l'Afrique du Nord-et de l'Afrique sub-saharienne, Au Tawseil nilo-saharienne. 3 Cette région a bénéficié de contacts commerciaux avec différentes parties du continent, Ax Xe ae tanta lest, a louest qu’au sud. Les débuts de l'histoire du Kanem ne sont pas bien connus mais il semble que le Kanem ait cherché a contréler les routes commerciales vers Tripoli et l'Egypte puis fonda son pouvoir sur le commerce transsaharien. Cependant, il est peu ; probable qu'un empire ait été cré6 avant I'expansion du Kanem vers les oasis du nord du Ce Kawar au cours du Xe siécle. Ces conquétes ont conduit 4 la création d'un empire ‘transsaharien qui survivra jusqu’au 198me siécl 4 mesh : Veep Alafin du Xleme siécle, les Dougouwa ont été remplacés par une autre dynastie, celledes Seyfawa, qui anégné surl'empire usqu'au 19e sige, Cependant,étendue territorialede Je a: cette hégémonie de 800 ans a beaucoup varié. D'abord basé d’abord sur le Kanem, le a progression continue du Sahara a poussé les Kanembou a Sahara a poussé les Ka migrer vers(les terr: ——— AS fortes du Borou, Cate région dal dé devenue le cenre économique de re Bs IVéme siéclé, malgré le fait que les Seyfawas aient toujours leur résidence a Ni ae Dermeuy,, capitale quils avaient construite au Kanem. De plus, dans la seconde moitié i ae 2 sible aprés deux sites de guerre, Kanem a été conguse par laretocrate geovitne errigre av reer, La nadine Ly, rolspotile Skip teed Wi = Ned: mee région du Kanem (Tehadactuel iquedu nord-ouest du Soudan du 2 ee iu Soudan du Sud Lndjnaste pteme des Dougpuwa( D dansla centre de empire s'est ensuite déplacé vers 'ouest du I: xille aD a 6 ver jac Tehad, au cow u / AY XIVe siécles, & cause de la détérioration des conditions climatis A sae bla (700-1086), esta lignée des rots (mai) de empire de Kanem qui ont ela dynastic islamique di idee Daujpeeuighe USE et lee prallion alec Jha atheros é Be Sdn, orien yy duceikne swe ; {poutatas, Fuyant leurs ennemis, les Seyfawas réussirent 2 © pe Bud db Wowie ‘ablir leur pouvoir dans le Bornou. is Bornou est resté Tecetet 507-1819) a reconquis le Kanem au XVle siécle ma ‘ornou pour désigner fa conte Beonoordquel et poliaae da pays, fou lerioet de Hanes BT” Ps cette entité politique. rs oy FULANI zw Gee EMPIRE (We Bauch: FSi Fa=Conun j T cette migration du Kanem au Bornou fut un processus lent et parfois violent qui intégra diverses populations, connues sous le nom collectif de So (ou Sao), aux Kanembous. Cette fusion a donné naissance a un nouveau groupe ethnique connu sous le nom de|Kanuri qui t le principal groupe ethnique de l'empire. En conséquence, leur langue nilo- co le kanuri, est devenue le parler de!’empire. Le Kanem-Bornou était également une grande puissance diplomatique dans la région du Sahara et possédait des ambassades au Maroc et dans l'Empire ottoman via Tripoli. Ses liensaveclereste du monde musulman étaient également importants et une auberge pour les étudiants et les pélerins bornouans, en route pour la Mecque, a été construite au Caire sous le régne du sultan, ou selon son titre kanuri, Mai, Dunama Dibalamil(1203-1242). | in des épisodes les plus célébres de l'histoire du Bornou est la correspondance entre ‘et dont Yaristocratie qui donne son nom a ensemble, a une de celle des Seyfawas mai Idris Alaomat et Te 12° sultan ottoman Murad Il (157 1595), Jou cours des année 570, quand Mai Tdriss essayalt ouverer rattianrce2 fomans, Leur conquéte de Tripoli en 1951 avait déja ‘donné acces du Kanem-Bornou aux mercenalr®s ‘ottomans qui ont essaimé dans le Sahara, Leurs ar mes a feu et leur supérforité tactique aboutirent Jia conquéte des territoires stués au sud ct a |'ouest du Bornou (Hunwick 1985 : 360- 361). Lintroduction dela poudre a canon en Afrique subsaharienne a été de courte durée fe siecle, les armées du Bornou avaient cessé d'utiliser ces armes. Pour car ala fin du XVI ‘ gatant les contacts avec Tripoli ne ceeserent jamais totalement, puisque des ambassades continuérent d'étre échangées jusqu'au 19&me siecle. pour comprendre comment lempire du Kanem-Rornou est parvenu a dominer et envahir ses voisins, il est nécessaire de souligner I'importance de sa cavalerie, vu quiil Sappuyait fortement sur cette force pour S conquétes et ses razzias d’esclaves. Divisée \. én cavalerie lourde et légare et dotée d'une infanterie massive, I'armée du Bornou pouvalt encore compter 10 000 chevaux, selon ce que révéla l'explorateur allemand Heinrich Barth qui visita le pays en 1851. Liarmée du Bornou n’était pas une organisation professionnelle. Et elle ne pouvait étre deployée que chaque année durant la saison séche. Gependant, la réorganisation de V'armée par |e mai Idriss Alaoma rendit possible | 7 domination du Bornou sur un vaste territoire ; ce qui lui permit obtenir les tributs de régions conquises. Pua Rohe Tucrorenianhion | Ak yrincligslicnd ‘pind siesnnnons fice aux incursions des Touareg: a: Ges TOuEOTs Toa ‘du nord, au cours du ‘teeme sidcle, empire perdit progressivement son emprise S¥t Jes territoires dans le desert et surla rive orientale du lac Tchad. L'une des plus grandes mend0t est apparue ee 1808 lorsque le djihad prociamé par Wsman dan Fodio tenta de conquérir le Bornou (pour Iintégrer au califat de Sokoto, Cette invasion, en grande partie peule, fait suite a une Eepansion démographique au 18eme sidcle sur les marches occidentales du Bornou. ‘Apres une défaite et la destruction dela capitale Birnt Gazagarmo’, Mohammed Fl Kanemi, A grudit du Kanem, organisa la défense de l'empire et remporta une bataille militaire, diplomatique et religieuse contre Osman dan Fodio, En effet, dans sa correspondance avec Jesultan dgSokoto, El Kanemi a démontré qu'il n'y avait pas de raison de poursuivre le jihad au Bornou puisque ses habitants pratiquaient une forme pure dislam. El Kanemi, Gui aensuite 6té appelé shehu (cheikh en kanouri) du Bornou, aréussi a établir son propre pouvoir et fonda une nouvelle capitale a Kukawa en 1814. Cependant, la nature de son pouvoir semble incertaine car les Seyfawas n/ont pas été totalement supplantés avant 11846 (Last, 1996). La dynastie quia prise pouvoir au Xléme siécle a ensuite été évineée ee ui is th 0 Mebane! a ee ne (Brenner 1973). Ces événements sont ‘ : n its par des voyageurs européens du 19¢me siéce tels que Dixon Denham, Hugh Clapperton, Heinrich Barth, et Gustay Nachtigal. La troisiéme dynastie Kanem-Bornou des Kanemis a été relativement de courte durée car iets bn Aibn ait Alora est Na (Sultan) du Bornou. Son régne, de 1564 1596, correspond iu Bornou. Ila sa capitale & Birni Ngazargamo. Il meurt en campagne militaire dans d'ldris Alaoma, argamo ou N'gazargamu capitale du royaume de Bornou de a Tt ‘chad dans I'Etat de Yobe, au Nigéria moderne. Les restes de aceinte mesure 6,6 km de long etatteint en partie jusqu’a Sm: de , sous le régne de Mai Ali Gazi (1476-1503). Elle est située au et du Komadougou Yobé, prés de l'actuel Geidam. La ville est sducation islamique sous Idris Alaoma. g93 et mit fin 4 vint le Rabin az Zhubayr, un chef de guerre soudanals, envabit 16 Bornou ae oe Vindépendance de (ene européenne, a la fin du ge ig colble diviser + une partie intégra Ta colonie allemande du Cameroun et Ta vou eat britannique du Nigeria. Aprés la Premiere Guerre mondiale, le territote te a en réunifié sous administration britannique et est officillement incorper : 1961, Sans pouvoir politique forme! au Nigeria, les descendants de(Mona! sont encore, au début du 21me side, les shehus de Bornou modern LIISLAM, LE CIMENT DE L'EMPIRE uultans di m été rs a étre islamisés en Afrique nt armi les premiers 4 etre fri jes sultans du Kanem 0 Pe pl a subsaharienne, au Xle siécle. L'empire du Kanem-Bornou est rapidement devenu cél60"e pour sa culture islamigue sous certains de ses mal dul entreprirent le Hadl tUbiscan entre les Dougonwa et les Seyfawas au Xle siécle qui semble avoir été déclenchée par des facteurs politiques et religieux. En effet, le Mai Hummay (1075-1080) devint le sultan du om TCanem et fonda la dynastie des Seyfawa avec I'aide d'une faction pro-tslam présente ala do Poe Ga Kiron (anke 1993 =. 265). «De los) Niblamamnilenss Se politiques One h fexpansionnistes de Etat puisque le développement du royaume fut lié a la conversion Jtnd 4S non-musulmansfl ‘islam a aussi influencé le mythe de création de l'Etat, les dirigeants de cotte période prétendant descendre d'un ancétre yéménite qui aurait vécu 2 viléme J Zernens — siécle, Sayfibn Dhi Yazan dHimyar (Smith 1983).'En outre, deputs la An du XVe siécle, et AQ Bon, Peuteire dune époaue ‘antérieure, le mai prit le titre de « calife » et le tréne de Seyfawa fat aussi supposé étre le degal lisalambe, le « berceau de V'istam ». Du coup, les mai ventourérent de conseillers qui étaient des jurisconsultes musulmans et, en théorie, leur pouvoir appliqua les prescriptions de la Sharia. Cette coutume qui consiste a s‘inventer une ascendance religieuse musulmane était une pratique courante dans les empires africains subsahariens qui voulaient toujours affirmer leur filiation religieuse istamique et leur lien de parenté avec I'Arabie. En tant qu'empire musulman, le Kanem-Bornou n’appliquait pas une politique islamique radicalement différente de celle des autres Etats subsahariens. En effet, alors qu'il était dominé par islam, de nombreuses pratiques préislamiques animistes continuaient d’exister et de faconner la vie politique et culturelle de l'empire. Un exemple parfait du fort ancrage de cette culture préislamique fut le culte dun objet saeré indéterminé, (le qui se poursuivit jusqu’a sa destruction au Xille siécle ae ret Dna ba a ee 1242), Le mune pourrait avoir été un symbole préislamique incarhantl unite dans Kanem- Foren oe pee jusqu’au Xille siécle, plus de deux cents ans aprés Hares. an Kanem, De plus, la pratique qui consiste consigner oralement es t les genéalogies des rois du Kanem semble exister depuis le Ixéme siécle- Lintroduction de I'islam et de !'écriture arabe a codifié cette tradition en permettant , Cette liste ou chronique des rois, le diwan ou girgam, a été siécle) jusqu’au XIX*=, et contenait les noms de 67 rois au XIXe siécle, Elle constitue l'une des sources les plus nem-Bornou et a été largement utilisé par les historiens. inel en Afrique subsaharienne, faute de ta cause de Ja longue période que le ‘er la chronologie précise du ire de I'empire du Kanem- Cette liste royale est un document exception sources ecrites précises, mais aussi ¢ surtou dgcument couvse. Plusieurs auteurs ont tenté de reconstitu wuil couvre prés de 1000 ans ; ce qui fait-de Thist diwan, puise u ; aovaaiarune deshistoires les mieux documenttes du continent afticain. per LA STRUCTURE POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE DE LEME: fed i a’atfirmerlexistence d'un pouvoir politique dont Janatureestrestée Memes'ilest difficile sienete pendaun pus de 1000 eS oe de ses caractéristiques semblent of) pmo, tntes tout au long de Thistoire du Bornou, Crest le fait a cependant, avoir été prés royale soit lpicentre du systéme politique, dispositif dans Quy Suen notamment que la famille Jequel le chef dela famille Seyfawa est ‘automatiquement le Mai. Pour prévenit les BUeTreS 4 ne, généralement le fils ainé oulle frére du ‘mai’, de succession, le chiroma, Vhéritier du tr ieee ie son v ela famille royale occupaient également les pa it désigné de son vivant. Les membres d Factions les plus importantes de administration Par exemple, la magira, la reine-méres elle, détenait le plus grand nombre defiefs dans Jeroyaume tandis que la premiere épouse MM du mai, la gumsu, ne s'occupait que des charges du palais, devoirs qu'elle partageait avec Jes trois autres épouses du sultan (Cohen 1967). La conséquence était done que Ja stabilite——— de l'empire était intimement liée 4 celle de la famille royale qui détenait tous les rouages we de I’Etat. Cette situation semble avoir changé au Xille siécle, car les chroniqueurs laissent uly entendre que le sultan entra en conflit avec ses propres fils. Plus tard, Tbrahima Nikald (1281-1301) fera exécuter son propre fils, De ces indices, on peut inférer qu’a partir du Woke Xille siécle les Seyfawa écartérent les membres de leur famille des postes clés de V’Etat et sappuyerent sur des éléments étrangers 41a famille, éventuellement des chefs locaux. Les titres de Deyerima (gouverneur du Nord) et Kayghamma (gouverneur du Sud) appartiennenter toute vraisemblance & Ja période bornouane. Nous savons pour des périodes plus récentes que la reine mere a joué un role prééminent dans le Bornou. Ce n'est pas par hasard que le Diwan donne Vorigine ethnique des méres des dix premiers : rois, Cest un détall interessant @ noter Vappui du clan dela mére du futur sultan pouvait cea moment des changements de regne. Par la suite, la premiere épouse a roi(lagumsu prendlepas sur lesautres épouses et c'est parmi ses fils quele roi désigne soi éritier au tréne (le chiroma). \gees il faut noter, que le pouvoir politique n'était pas uniquement entre les mains de la famille régnante puisque des membres du conseil royal occupaient également des ignités politiques. Il y avait environ douze membres dans ce conseil et, & part les descendants des proches conseillers du premier Seyfawas, leur Aeon: héréditaire, Il serait également difficile d'attribuer tin Tole spécifique A chacun oe membres du conseil durant tous ces siéces, mais certains dlentre eux semblent avoir oe mémes fonctions, Par exemple, le mainin Kenandl tat le conseiller islamique — iu mai tandis que le Kayghamma, lui, commandait des armées du Kanem-Bornou. ts Nous : on us Be pas Ganiounaiaons précises sur I'administration territoriale, mais nous ‘a la fin du XVe siécle autorité des Seyfawa s’étendait sur douze royaumes \ irecte s'exercait sur un territoire plus restreint. Elle était Ay suasina font la q i e , roi avait une armée permanente Les vents (ON ent mn cn

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