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Physiologie de la Mastication

Le document traite de la mastication, définie comme la première étape de la nutrition et de la digestion chez les mammifères, impliquant divers acteurs comme les muscles masticateurs et la salive. Il distingue la mastication normale de la pathologique, en analysant les mécanismes physiologiques et les impacts cliniques, ainsi que les causes de dysfonction masticatoire. Le plan du document inclut des sections sur les mouvements mandibulaires, linguaux, et les activités musculaires, ainsi que sur la maturation de la mastication et ses perturbations.

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Physiologie de la Mastication

Le document traite de la mastication, définie comme la première étape de la nutrition et de la digestion chez les mammifères, impliquant divers acteurs comme les muscles masticateurs et la salive. Il distingue la mastication normale de la pathologique, en analysant les mécanismes physiologiques et les impacts cliniques, ainsi que les causes de dysfonction masticatoire. Le plan du document inclut des sections sur les mouvements mandibulaires, linguaux, et les activités musculaires, ainsi que sur la maturation de la mastication et ses perturbations.

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LA

MASTICATIO
N Pr Imane BOUJOUAL
Departement Prothese
Conjointe
Physiologie
Semestre 3
Année universitaire : 2023/ 2024
Objectifs pédagogiques:

Définir la mastication
Distinguer la mastication normale et celle pathologique
Comprendre les mécanismes physiologiques de la mastication
Analyser l’impact clinique da la mastication
déterminer les causes de la dysfonction masticatoire
Plan:
Introduction - définition
1. Les acteurs de la mastication et leurs rôles
2. Maturation de la mastication
3. Mastication physiologique
3-1- Mouvements mandibulaires
3-2- Mouvements linguaux
3-3- Activités musculaires
3-4- Neurogenèse de la mastication
3-5- Evaluation de la mastication
4. Mastication pathologique
4-1- Syndrome de mastication unilatérale dominante
4-2- Perturbations de la mastication
5. Conclusion
Introduction – définition:
Première étape de la la nutrition et de la digestion chez la
plupart des mammifères
Plusieurs activités motrices, comme la préhension,
l’incision des aliments, leur transport intrabuccal et
leur fragmentation.
La préparation mécanique et l’insalivation du bol
alimentaire apte à la déglutition.
Acte rythmique, très complexe, l’activité coordonnée
des muscles masticateurs + faciaux, linguaux et
hyoïdiens.
La coordination neurologique simultanée avec
d’autres fonctions comme la respiration.
Générateur de rythme sous-cortical, le centre de la
mastication, dont l’activité peut être modifiée par des
influx corticaux ou périphériques
sa grande adaptabilité aux caractéristiques de
l’aliment mastiqué. (RECEPTEURS)
Introduction – définition:
La mastication normale est un mouvement
unilatéral alternée

(OBB: OCCLUSION BILATERALEMENT BALANCEE)
La morphologie des dents et des articulations
temporomandibulaires (ATM) s’adapte au
régime alimentaire.
La mastication en transmettant les forces au
massif craniofacial , contribue a son modelage
osseux.
1. les acteurs de la mastication et leurs
roles
Le système ostéoarticulaire: La mandibule, le
maxillaire et la base du crâne (ATM)
Les arcades dentaires :
rôle de trituration,
déchirement
et incision
La salive : rôle de lubrifiant des aliments, de protection,
des muqueuses, antibactérien, digestif mineur (enzymes)
1. Les acteurs de la mastication et
leurs rôles
Le système neuro-musculaire :

Les muscles masticateurs pour la mastication


La musculature péri-orale et la langue pour le brassage et le positionnement alterné
droit et gauche du bol alimentaire
-Le système sensitivo-sensoriel bucco-lingual pour la synchronisation des mouvements:

Le système proprioception des muscles, des ATM, du


desmodonte pour la synchronisation

Les glandes sécrétrices, les vaisseaux et les nerfs.


Salive=
rôle
chimique
1. Les acteurs de la mastication et leurs
rôles
Les éléments actifs primaires= les muscles masticateurs
les éléments actifs secondaires = les muscles des lèvres et des joues et de la
langue.

N.B:
La mastication = fonction labile
Plan:
Introduction - définition
1. Les acteurs de la mastication et leurs rôles
2. Maturation de la mastication
3. Mastication physiologique
3-1- Mouvements mandibulaires
3-2- Mouvements linguaux
3-3- Activités musculaires
3-4- Neurogenèse de la mastication
3-5- Evaluation de la mastication
4. Mastication pathologique
4-1- Syndrome de mastication unilatérale dominante
4-2- Perturbations de la mastication
5. Conclusion
1. Maturation de la mastication
- Avant l’éruption dentaire:
- Il existe des mouvements pré-masticatoires surtout verticaux
mais aussi sagittaux (lors de la tétée)
- A l’éruption des incisives temporaires
- La mastication rentre en scène
- Elle se développe progressivement
- Avec l’établissement des rapports occlusaux, un équilibre occluso-
articulaire se met en place et la fosse mandibulaire s’approfondie
1. Maturation
Avec la mise en place dede lalamastication
denture temporaire
- La mastication est bien établie quand toutes les dents lactéales
sont en place (modification du comportement musculaire)
- la croissance coordonnée des mâchoires <==
- La proprioception issue du desmodonte + mouvements d’ouverture-
fermeture et de latéralité
- “Ahlgren“: le type masticatoire est stable, mature et bien coordonné vers 4 à 5
ans
- “Gibbs“ : type masticatoire évolue en fonction de l’âge jusqu’à l’installation de la
denture définitive
Plan:
Introduction - définition
1. Les acteurs de la mastication et leurs rôles
2. Maturation de la mastication
3. Mastication physiologique
3-1- Mouvements mandibulaires
3-2- Mouvements linguaux
3-3- Activités musculaires
3-4- Neurogenèse de la mastication
3-5- Evaluation de la mastication
4. Mastication pathologique
4-1- Syndrome de mastication unilatérale dominante
4-2- Perturbations de la mastication
5. Conclusion
1. Mastication physiologique

Temps de la
-

- mastication
Selon Murphy, il existe trois temps dans la mastication :

l’incision : permet de couper et réduire les aliments à


une taille appropriée pour la cavité orale et implique
l’activité des muscles masticateurs
l’écrasement : rend possible la réduction mécanique
des portions alimentaires volumineuses
la trituration : est facilitée par l’action physicochimique
-

- Mouvements mandibulaires = rythmiques dans les trois sens de l’espace


- Cycle masticatoire: deux passages successifs de la mandibule par le
dentalé
- Trois modes de mastication selon la position de l’aliment entre les arcades :

Types de
la mastication unilatérale alternée, la plus fréquente et la plus
physiologique : l’aliment est écrasé d’un seul côté (côté travaillant) mais avec une alternance
plus ou moins régulière selon les cycles
mastication
la mastication unilatérale stricte ou dominante : le côté travaillant est presque
toujours le même
la mastication bilatérale : l’aliment est écrasé simultanément des
deux côtés
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire décrit:

Au niveau du dentalé

Au niveau des molaires

Au niveau des condyles


Mouvements
- Dans le plan frontal
mandibulaires
Cycle masticatoire: déplacement du
dentalé

Côté
Non
Côté travaillant
travailla
nt
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire:
déplacement du dentalé
Dans le plan frontal: trajectoire en ellipse, avec
-

Ouverturetrois
(préparation):
phases: abaissement de la mandibule avec déviation latérale, le plus souvent vers le côté
travaillant (mastiquant) ou bien avec une déviation précoce vers le côté non travaillant (glissement occlusal)
Fermeture: trajet externe au trajet d’ouverture
Intercuspidation: les dents se mettent en intercuspidation maximale (ICM). La mandibule réalise une pause
avant la reprise d’un autre cycle.
Mouvements

-
mandibulaires
Cycle masticatoire:
Deux types de mouvements masticatoires
“Hachoir“ ou “section“
(Chopping movement): déplacement
-
variations
essentiellement verticaux
- “De broiement“ (Grinding mouvements): déplacements latéraux
plus amples avec forces cisaillantes et écrasantes entre les surfaces
occlusives des dents.
Mouvements

mandibulaires
- Dans le plan
Cyclefrontal: plusieurs types observés
masticatoire:
par Ahlgren
variations

M-J Boileau, J-L Miquel Encycl. Méd. Chir. (Paris-France) Stomatologie et odontologie 22-008-A-
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire:
Dans le plan sagittal:
déplacement du dentalé
-

Forme d’un fuseau allongé, incliné en bas et


en arrière,
Angle moyen Cycle /plan d’occlusion = 71°
Trajectoire de fermeture postérieure à celle
d’ouverture.
Parfois: croisements entre ces deux
trajectoires.
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire:
- Dans le plan horizontal:
déplacement du dentalé
Variabilité +++: ovalaire, circulaire ou
rappeler celle de l’enveloppe des
mouvements limites.
L’enveloppe des mouvements fonctionnels
masticateurs se projette toujours en
arrière de l’enveloppe des
mouvements limites en raison du
recul de la mandibule lors de son
abaissement.
Mouvements

mandibulaires
Amplitudes du déplacement
du dentalé

Les mouvements fonctionnels ne couvrent


qu’une petite partie de l’enveloppe
des mouvements limites
Mouvements

mandibulaires
Amplitudes du déplacement
du dentalé

L’ouverture maximale est influencée


par la taille de l’aliment à
mastiquer.
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire:
L’enveloppe des mouvements limites
déplacement desest plus réduite
molaires
dans le sens vertical que celle du point interincisif en
raison de leur situation latérale et plus proche du condyle.
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire: déplacement
des molaires

Cycle au nv des molaires plus ou moins


circulaire et moins ample
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire: déplacement
des condyles

Les pressions s’exercent


essentiellement sur le condyle
non travaillant
Mouvements

mandibulaires
Cycle masticatoire: déplacement
des condyles

Dosage très précis des forces musculaires via


des influx kinesthésiques transmis par l’ensemble des
organes récepteurs contenus dans:

- les muscles
- les tissus parodontaux
- les éléments périarticulaires de
Mouvements

mandibulaires
Contacts
occlusaux
Les contacts dentodentaires directs:

- fréquence variable
- Presque systématiques en fin de série de réduction (aliment écrasé)
- En ICM (75 % des cas) ou en position antérieure (24 %).
Simples ou associés à un glissement latéral ou sagittal:
Ces glissements dépendent de l’anatomie occlusale : dans les dentures abrasées,
ils sont plus longs et faiblement inclinés par rapport au plan d’occlusion. Ils
augmentent l’effet d’écrasement de l’aliment entre les surfaces occlusales.
Mouvements

mandibulaires
Forces
développées
La force maximale est développée entre les arcades lors de la
phase d’intercuspidation.
Elle est très variable selon les sujets, l’aliment et les méthodes de
mesure (en moyenne de 2 à 7,2 kg/cm2 pour Bates ou 26 kg/cm2 pour
Gibbs) mais elle est toujours inférieure à la force maximale obtenue
lors du serrement volontaire des arcades (environ 36 % de celle-ci. )
Lors des guidages occlusaux en fermeture et en ouverture, la force
développée est beaucoup plus faible
Mouvements

mandibulaires
Vitesse et durée du cycle
La durée moyenne des cycles: entre 0,59 et 1,2 s
masticatoire
La pause en intercuspidation est en moyenne de 100 à 200 ms.
La durée est variable selon le type des cycles.
La vitesse n’est pas constante au cours du cycle:
Supérieure en début de phase d’ouverture et de fermeture.
Série de réduction: le contact avec l’aliment provoque un pic de
décélération marquant le début de la phase de fermeture lente.
Mouvements

- linguaux
La langue est un des éléments les plus importants
- Différentes fonctions:
-

- La prise de l’aliment : elle pousse l’aliment contre le palais osseux pour le réduire
en morceaux, et ensuite le placer entre les arcades dentaires pour le mastiquer.
- La formation du bol alimentaire
- La déglutition et la gustation.
- Si ses fonctions motrices sont anormales, --- alteration de la fonction masticatrice
Mouvements

linguaux
Pendant cette phase de mastication rythmique,
-

- L’excursion sagittale de la langue diminue d’amplitude


- La rétraction linguale coïncide davantage avec la phase de fermeture.
- Au moment de l’ouverture maximale: la partie antérieure de la
langue, en position basse
- Pendant la phase de fermeture: elle s’élève et recule, elle atteint
sa position la plus reculée puis continue à s’élever pour atteindre
sa position la plus haute juste après l’occlusion.
- À la fin de la phase de fermeture lente: l’os hyoïde est dans sa
position la plus basse et la plus reculée.
- Si la mandibule s’abaisse: l’os hyoïde commence à s’élever. La
partie postérieure de la langue s’avance et la langue s’allonge.
Leur direction de déplacement s’inverse brusquement et la langue
Activités

musculaires

Activité coordonnée:

des muscles élévateurs et


abaisseurs de la mandibule
des muscles faciaux, sus-
hyoïdiens et sous-
hyoïdiens
Activités
A l’ouverture: contraction
musculaires
des abaisseurs, étirement
passif des élévateurs
A la fermeture: contraction
progressive des élévateurs
associée à une activité
décroissante mais non nulle
des abaisseurs (précision et
Activités

musculaires
les muscles masticateurs sont des muscles très
efficaces en très peu de volume --->
faible raccourcissement mais très puissant
Activités

musculaires

- Muscle orbiculaire de la bouche:


-

- Action majeure durant le mouvement d’ouverture (fermeture antérieure


de la cavité orale) pendant que le buccinateur place le bol alimentaire
entre les arcades dentaires
- Degrés d’activité varie beaucoup avec la morphologie faciale : l’activité est
intense dans le prognathisme et minime dans le
rétrognathisme.
Neurogénè

se
- Il existe un centre de mastication situé dans la substance réticulaire du
cerveau
- Les mécano-récepteurs parodontaux paraissent influencer la trajectoire
d’ouverture et
- les mécanorecepteurs capsulaires (atm) influencent la trajectoire de fermeture
Evaluation de la

- mastication
Efficacité masticatoire: Compte le nombre de cycles
masticatoires nécessaires pour réduire la nourriture en
particules d’une taille donnée
- La performance masticatrice: Elle est obtenue en
mesurant la taille des particules de l’aliment mastiqué
après un nombre donné de cycles.
-

- L’aliment test: stable, fiable, reproductible, ne doit pas se dissoudre


dans la salive et l’eau, et se conserver sans altération doit avoir un bon gout
ou pas de gout : le plus utilisé actuellement est l’aliment test artificiel :
silicone par ex
- Méthode de mesure : le système de tamis et les moyens d’étude de
la granulométrie
Plan:
Introduction - définition
1. Les acteurs de la mastication et leurs rôles
2. Maturation de la mastication
3. Mastication physiologique
3-1- Mouvements mandibulaires
3-2- Mouvements linguaux
3-3- Activités musculaires
3-4- Neurogenèse de la mastication
3-5- Evaluation de la mastication
4. Mastication pathologique
4-1- Syndrome de mastication unilatérale dominante
4-2- Perturbations de la mastication
5. Conclusion
1. Mastication pathologique
Les anomalies de la fonction masticatrice peuvent être divisées
en deux grandes catégories :
Syndrome de mastication unilatérale
dominante dont “Planas“ a largement
décrit les conséquences sur la
morphogenèse craniofaciale. Il peut être
structural ou acquis
• Perturbations de la mastication liées à l’atteinte
d’une des différentes structures impliquées
1. Mastication pathologique
4.1 Syndrome de mastication unilatérale
dominante: (SMUD)

Les stimuli de croissance (le glissement de l’ATM du côté


orbitant et les frottements occlusaux puissants du côté
travaillant) demeurent unilatéraux
==> Développement maxillofacial
asymétrique chez l’enfant
==> Conséquences fâcheuses à l’âge
adulte (dentaires, parodontales et
musculo-articulaires)
1. Mastication pathologique

4.2. Perturbations de la mastication

Sévérité est extrêmement variable


de qlq anomalies legeres des cycles masticateurs à une
diminution plus ou moins importante des capacités
masticatrices
Multifactorielles
1. Mastication pathologique

4.2. Perturbations de la mastication

Causes neuromusculaires
Faiblesse des muscles masticateurs
Spasmes permanents d’origine infectieuse ou
tumorale,
Mouvements masticateurs spontanés et/ou
incoordonnés (maladies mentales ou intoxications
médicamenteuses)
1. Mastication pathologique
4.2. Perturbations de la mastication

Dysfonctionnements cranio-
mandibulaires
Fréquents et très variés
Obstacles mécaniques articulaires et/ou douleurs
articulaires ou musculaires qui limitent ou stoppent le
mouvement
Cycles masticateurs irréguliers et phénomènes de
réouverture pendant la phase de fermeture
Cycles à forme complexe et enveloppe fonctionnelle
réduite.
1. Mastication pathologique

Perturbations de la mastication
Causes dentaires
Contacts dentaires réduits et sensibilité proprioceptive
parodontale perturbée
Cycles masticatoires perturbés et activités musculaires
asynchrone et / ou asymétriques
Malocclusions
Pathologies et extractions dentaires
Prothèses …..
Conclus
ion

Mastication= Fonction essentielle et complexe


Déroulement mieux élucidés (sauf pour son contrôle nerveux)
Stéréotypée par l’activité du générateur central de rythme
Eminemment adaptable (mécanismes de rétrocontrôle)
==> Optimisation de ses performances grâce à l’adaptation aux
caractéristiques de l’aliment
==> Protection des structures du système stomatognathique.
La connaissance de la physio-pathologie:
Horizons de la prise en charge des patients
Importance des traitements interceptifs

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