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Techniques du bâtiment : le second oeuvre et les lots techniques
Les bases de calcul d’une installation électrique
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Les bases de calcul
d’une installation électrique
1. Conception des installations ............................................................... TBA2825 - 2
I – Données scientifiques............................................................................ — 2
A. Puissance utile des appareils domestiques ...................................... — 2
B. Courant maximal d’emploi ................................................................. — 2
2. Évaluation de la puissance d’une installation................................. — 4
3. Le schéma du neutre .............................................................................. — 7
I – Les différents types de neutre............................................................... — 7
A. Schéma TT (neutre à la terre)............................................................. — 7
B. Schéma TN (mise au neutre).............................................................. — 7
C. Schéma IT (neutre isolé ou impédant) (cf. Fig. 5)............................. — 8
II – Choix du schéma du neutre ................................................................. — 9
uelles sont les caractéristiques des appareils domestiques ? Comment
Q concevoir une installation électrique tout en assurant la protection des
personnes ? Quelle sera la consommation de l’ensemble des appareils ?
Avant même le tracé d’un schéma de principe, il est primordial de prendre
en compte la nature et l’importance des éléments constituant le bâtiment. À ce
stade de la conception, différents éléments doivent être définis : les puissances
mises en jeu aux différents niveaux de l’installation, le schéma du neutre et le
mode de liaison du point neutre à la terre.
Nous présenterons tout d’abord dans cet article les méthodes pour calculer
les puissances et intensités absorbées dans le circuit.
Ensuite, nous expliquerons comment établir la courbe de puissance réelle
dans un bâtiment, en prenant en compte la consommation simultanée dans
plusieurs endroits du lieu.
Enfin, nous détaillerons les différentes liaisons du neutre possibles dans un
bâtiment. Le choix du schéma du neutre est très important car il conditionne
les mesures de protection des personnes contre les contacts indirects. Dans
cette dernière partie, nous exposerons donc les critères de choix ainsi que la
méthodologie à suivre pour adopter la meilleure solution.
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est strictement interdite. – © Editions T.I.
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LES BASES DE CALCUL D'UNE INSTALLATION ÉLECTRIQUE
1 Conception des installations
I - DONNÉES SCIENTIFIQUES • k2 = 1/cos ϕ
Le facteur de puissance cos est égal à :
– 1 pour les lampes à incandescence et halogène ;
A. Puissance utile des appareils domestiques – 0,85 pour les lampes fluorescentes ;
– 0,5 pour les petits moteurs jusqu’à 1kW ;
Appareils de chauffage – La puissance utile est inscrite sur – 0,9 pour les moteurs de plus de 50 kW.
la plaque signalétique.
• k3 : facteur de simultanéité
Lampes des appareils d’éclairage – Le facteur tient compte du fonctionnement en même temps de
tout ou partie d’un ensemble de récepteurs. Il peut être égal à
• Lampes à incandescence : la puissance est comprise, en gé- 1 pour une installation d’éclairage ou de chauffage, mais peut
néral, entre 25 et 150 W par point lumineux ; descendre à 0,1 pour un circuit de prises de courant.
• Lampes fluorescentes : les appareils d’éclairage incandes- • k4 : facteur qui tient compte de l’extension de l’installation.
cents équipent généralement les bureaux, commerces et lo- Le facteur est déterminé par les prévisions de développement
caux artisanaux. Il faut ajouter la puissance absorbée par le de l’activité (installation de nouveaux récepteurs, remplace-
ballast qui est environ de 25 % de la puissance indiquée sur le ment de récepteurs par d’autres de puissance supérieure).
tube ;
• k5 : facteur de conversion
• Lampes à décharge à haute pression : la puissance indiquée Le facteur de conversion des puissances (exprimées en kW) en
sur les lampes à décharge à haute pression ne comprend pas courants (exprimés en ampères) est :
la puissance absorbée par le ballast qui est évaluée à 5 à 10 %
de la puissance de la lampe. Par ailleurs, le fonctionnement de
ces lampes est basé sur le principe de la décharge électrique – volts en monophasé ;
dans une enceinte étanche remplie de gaz ou de vapeur d’un
composant métallique, à pression déterminée. Ces lampes ont
une durée d’allumage de plusieurs secondes pendant lesquel- – volts en triphasé.
les la consommation est de 40 à 100 % supérieure à celle qui
est annoncée.
Dans l’établissement d’un projet, on ne connaît généralement
que la puissance utile des moteurs qui seront installés. Le
tableau 1 permet de déterminer avec une précision suffisante
B. Courant maximal d’emploi les intensités absorbées par les moteurs asynchrones de
construction classique.
En régime normal – On obtient le courant maximal d’emploi
à partir de la puissance nominale Pn (en kW) inscrite sur la Au démarrage – Le courant absorbé au démarrage Id est de
plaque signalétique d’un récepteur, en multipliant celle-ci avec 2 à 9 fois supérieur au courant nominal, mais cette surintensité
les facteurs suivants : est de courte durée : une à plusieurs secondes. Il faut néan-
moins en tenir compte car l’installation doit être prévue pour
• k1 : facteur qui tient compte du rendement électrique du un tel courant absorbé sans chute de tension préjudiciable aux
récepteur : bornes des moteurs.
– pour les lampes, il est compris entre 1 (lampes à incandes- • Moteur à rotor en court-circuit (ou à cage d’écureuil) à dé-
cence) et 1,4 (valeur moyenne pour les lampes marrage direct :
fluorescentes) ;
– Id = 4 à 9 fois l’intensité nominale pour moteur à 2 pôles ;
– pour les moteurs, il est compris entre 1,1 (moteurs de plus
– Id = 4 à 6 fois l’intensité nominale pour moteur à plus de 2
de 50 kW) et 1,66 (petits moteurs jusqu’à 1kW).
pôles.
• k2 : facteur qui tient compte du facteur de puissance – cos ϕ. • Moteur à rotor bobiné et moteur à courant continu : Id = 1,5 à
Le facteur k2 est égal à l’inverse du facteur de puissance : 3 fois l’intensité nominale.
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LES BASES DE CALCUL D'UNE INSTALLATION ÉLECTRIQUE
Tab. 1 – Intensités absorbées par les moteurs asynchrones
Puissance Puissances Cos. Intensités absorbées
Rendement Courant continu
nominale absorbées (ϕ à Pn) monophasé triphasé
kW ch % kW 220 V 220 V 380 V 500 V 110 V 220 V
0,55 0,75 70 0,8 0,75 4,7 2,7 1,58 1,2 7,1 3,5
0,75 1 72 1,0 0,78 6 3,5 2 1,5 9,5 4,7
1,1 1,5 74 1,5 0,79 8,5 4,9 2,8 2,1 13,5 6,8
1,5 2 76 2,0 0,81 12 6,9 4 3 18 9
2,2 3 79 2,8 0,80 16 9,2 5,3 4 25 12,5
3 4 79 3,8 0,82 21 12 7 5,3 35 18
4 5,5 83 4,8 0,85 26 15 8,6 6,5 44 22
5,5 7,5 84 6,6 0,85 35 20 11,8 8,9 60 30
7,5 10 86 8,8 0,85 47 27 15,6 11,9 79 40
11 15 86 12,8 0,83 70 40 23 17,6 116 58
15 20 87 17,3 0,85 92 53 31 23,5 157 79
18,5 25 89 20,8 0,86 110 63 36,5 28 190 95
22 30 89 24,8 0,86 75 43 33 225 113
25 35 90 27,8 0,86 85 49 44 252 126
30 40 90 33,4 0,86 101 58 44 303 152
37 50 91 40,7 0,86 124 - 72 55 366 183
45 60 91 49,5 0,86 152 88 67 445 223
55 75 92 59,8 0,88 179 102 79 545 273
75 100 92 81,5 0,89 241 139 106 742 371
90 125 92 97,8 0,89 290 167 128 890 445
110 150 93 118,3 0,89 348 201 160 1 007 504
132 180 93 142,0 0,90 414 239 182
160 218 93 172,0 0,90 530 306 234
200 274 93 215,0 0,87 655 378 288
250 340 94 266,0 0,88 793 458 350
280 380 94 298,0 0,87 889 513 393
315 428 94 335,1 0,87 1 010 584 447
355 482 94 377,7 0,87 658 501
475 646 94 505,3 0,87 880 672
560 760 94 595,8 0,88 1 025 772
630 856 94 670,2 0,88 1 168 890
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LES BASES DE CALCUL D'UNE INSTALLATION ÉLECTRIQUE
2 Évaluation de la puissance
d’une installation
Définition des bases générales de l’installation – Au stade de puissance totale à prendre en compte est la somme des
de la conception d’une installation, l’évaluation des puissances courbes élémentaires des récepteurs considérés. Les diffé-
mises en jeu aux différents niveaux de l’installation et le rentes courbes de puissance sont numérotées :
schéma du neutre ou mode de liaison du point neutre à la terre
doivent être définis avant même le tracé d’un schéma de prin- – 1 = ascenseurs et monte-charges ;
cipe. Ce sont les deux éléments conditionnels :
– 2 = ensemble des éclairages ;
– le premier parce qu’il permet de déterminer la puissance du – 3 = équipements de chauffage et climatisation ;
(ou des) transformateur(s) HT/BT ; – 4 = machines outils et moteurs.
– le deuxième parce qu’il précise la nature de l’appareillage
avec le nombre de pôles, le seuil de déclenchement ainsi que La courbe de puissance totale est indiquée en pointillés.
le dimensionnement des canalisations.
Remarque
Un bâtiment à usage industriel ou commercial, une usine ou
un centre hospitalier sont les cas les plus complexes. La seule Dans cet exemple, on considère la valeur N en kW comme
méthode d’évaluation des puissances réelles est d’établir le grandeur à prendre en compte pour déterminer la puissance
diagramme de fonctionnement des récepteurs gros consom- nominale du transformateur et la valeur P en kw comme
mateurs d’énergie, en fonction du temps (cf. Fig. 1). La courbe pointe de courte durée.
Fig. 1 : Diagramme des puissances consommées.
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Eau sanitaire, réseau électrique : calculs, dimensionnement
et installation du second œuvre.
Isolation thermique et acoustique des murs et sols : matériaux,
principes d’étanchéité et de protection, techniques de pose,
normes et règlementation.
Chauffage ou de climatisation dans un bâtiment : matériels
et méthodes nécessaires à la conception, types d’appareils,
principes de fonctionnement, efficacité énergétique, sécurité
des personnes.
Guide de choix et d’utilisation des appareils de circulation :
escaliers, ascenseurs, montes-charges...
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