Ecole nationale polytechnique d’Oran
LE CYCLE FRIGORIFIQUE DE CARNOT
LE CYCLE FRIGORIFIQUE IDÉAL
LE CYCLE FRIGOIFIQUE RÉÉL
Presenté par :
Belkhoddam mohammed el amine
2024/2025
SOMMAIRE
[Link]
[Link] cycle frigorifique Réel
[Link] cycle frigorifique de
[Link]
Carnot
3. Le cycle frigorifique idéal
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1. INTRODUCTION
Le froid est essentiel dans de nombreux secteurs
comme l’agroalimentaire, la climatisation, et les
processus industriels. Les cycles frigorifiques
permettent d’extraire de la chaleur à basse température
pour la rejeter à une température plus élevée. Trois
types de cycles sont souvent étudiés : le cycle
frigorifique de Carnot, le cycle frigorifique idéal, et le
cycle frigorifique réel. Cet exposé examine ces cycles,
leurs performances et leurs limitations.
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[Link] FRIGORIFIQUE DE CARNOT
La machine frigorifique (ou réfrigérateur) de Carnot est une machine de Carnot qui
fonctionne à l’envers, c’est à dire qu’elle extrait de la chaleur du réservoir thermique
froid pour la céder au réservoir thermique chaud.
elle a le coefficient de performance maximum que peut atteindre une machine
frigorifique qui fonctionne entre deux réservoirs thermiques déterminés.
Le cycle inverse de Carnot est constitué de quatre processus réversibles:
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-1-2 Détente adiabatique: le gaz parfait se dilate adiabatiquement, donc sa température
diminue jusqu’à la température T2 qui est celle du réservoir thermique froid.
- 2-3 Détente isotherme:le gaz parfait se dilate à température constante au contact du
réservoir thermique froid qui se trouve à une température T2. Durant ce processus, le gaz
absorbe une quantité Q2 de chaleur du réservoir thermique froid.
-3-4 Compression adiabatique: le gaz parfait se comprime adiabatiquement jusqu’à ce que
sa température soit T1 qui est celle du réservoir thermique chaud.
-4-1 Compression isotherme: pour fermer le cycle, le gaz cède une quantité Q1 de chaleur
du réservoir thermique chaud
Le coefficient de performance d’une machine frigorifique est le quotient entre la
quantité de chaleur extraite du réservoir thermique froid (Q2) et la valeur absolue du
travail fourni à la machine frigorifique:
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D’autre part, la valeur absolue du travail fourni à la machine frigorifique est donné par:
Où Q1 est la chaleur cédée par le fluide de travail de la machine frigorifique au réservoir
thermique chaud et Q2 est la quantité de chaleur absorbée du réservoir thermique froid.
Pour un gaz parfait, ces transferts de chaleurs sont donnés par:
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Et en faisant la substitution dans l’expression du coefficient de performance on obtient:
Nous pouvons simplifier cette expression en utilisant l’équation d’un processus
adiabatique pour les processus 1-2 et 3-4:
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En divisant les deux expressions pour les processus adiabatiques, on obtient:
Après simplification, on obtient que le coefficient de performance d’une machine
frigorifique de Carnot est:
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3. Le cycle frigorifique idéal
Le cycle idéal repose sur des hypothèses simplificatrices adaptées aux systèmes réels :
transformations isentropiques pour la compression et évaporation/condensation à
pression constante. Il est souvent appelé cycle de compression de vapeur.
Voici un schéma-type d’un cycle frigorifique en rapport avec le diagramme enthalpique :
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Voici un descriptif de chaque étape :
Compression isentropique (1-2) : Augmentation de la pression et de la température
sans pertes.
Condensation isobare (3-4) : A ce niveau, le fluide est à haute pression et chargé des
calories captées à l’évaporateur. Son niveau de pression le rend très enclin à céder la
chaleur dont il est chargé. Il passe dans un échangeur appelé condenseur où toutes ses
calories vont être relâchées alors qu’il repasse à l’état liquide en se condensant. On dit
que le milieu dans lequel l’échangeur est installé est la source chaude du cycl
Sous-refroidissement (4-5):Le fluide est sous-refroidi afin d’assurer son passage total à
l’état liquide.
Le sous-refroidissement est généralement de 4 à 7°C.
Contrairement à la surchauffe, il n’est pas toujours contrôlé car ne présente pas un
danger direct pour les composants de l’installation.
Il a néanmoins une influence sur l’efficacité du cycle et doit être pris en compte.
Détente (5-6) :Au niveau de la détente, le fluide frigorigène déchargé de ses calories
est ramené de haute pression à basse pression. Cette diminution de pression est
nécessaire afin d’amener le fluide dans des conditions où il pourra à nouveau capter de
la chaleur de manière optimale.
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Evaporation (6-7):Elle est mise en oeuvre grâce à un échangeur de chaleur appelé évaporateur.
On dit qu’il se situe au niveau de la source froide. Le fluide frigorigène y capte la chaleur de
l’ambiance afin de passer de l’état liquide à l’état gazeux. Il est alors à basse pression et sa
température d’évaporation est faible.
Surchauffe (7-1):On provoque la surchauffe en sortie d’évaporateur pour s’assurer que tout le
fluide soit passé à l’état gazeux. On évite ainsi les coups de liquide et on assure le bon
fonctionnement de l’installation.
Il faut également maintenir une surchauffe raisonnable afin de pouvoir convenablement
déssurchauffer les gaz après la compression. Une surchauffe trop élevée a une incidence sur le
taux de compression du fluide et donc sur l’efficacité du compresseur.
La surchauffe est généralement de 5 à 8°C.
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Rendement et efficacité :
Le coefficient de performance (COP) du cycle frigorifique idéal est donné par :
où :
Q1 est la chaleur absorbée dans l’évaporateur.
W est le travail fourni au compresseur.
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4. Le cycle frigorifique réell
Le cycle frigorifique réel diffère du cycle idéal en raison des imperfections des
composants et des pertes énergétiques. Dans un système réel, plusieurs phénomènes
réduisent l'efficacité du cycle, notamment :
Les pertes de charge dans les conduits et les échangeurs.
Les dissipations thermiques non souhaitées.
L’inefficacité des composants (compresseur, détendeur, échangeurs).
La présence d’irréversibilités (frottements, différences de température).
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Les Différences entre le Cycle Idéal et le Cycle Réel
1. Compression non isentropique (1 → 2')
Dans un cycle idéal, la compression est isentropique (sans pertes).
En réalité, il y a des pertes par frottement et dissipation thermique, ce qui
entraîne une augmentation supplémentaire de la température et de
l'enthalpie du fluide.
Le travail du compresseur est donc plus important que dans le cas idéal.
2. Condensation avec pertes de charge (2' → 3')
Dans un cycle idéal, la condensation est isobare (à pression constante).
Dans la réalité, des pertes de charge dans le condenseur provoquent une
légère baisse de pression et des variations de température.
Cela entraîne une condensation moins efficace.
3. Détente avec irréversibilités (3' → 4')
Dans le cycle idéal, la détente se fait isenthalpiquement (sans échange
d’énergie autre que le travail).
En réalité, il y a des pertes de charge et des échanges thermiques parasites.
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4.Évaporation avec pertes de charge (4' → 1)
Dans le cycle idéal, l’évaporation est isobare et efficace.
En pratique, des pertes de charge entraînent une baisse de pression, ce qui
modifie le transfert thermique et diminue la performance du cycle.
L’échange thermique n’est pas parfait, et le fluide peut ne pas s’évaporer
complètement, ce qui impacte le COP.
Impact sur le Coefficient de Performance (COP)
Le COP réel est inférieur au COP idéal, car :
Plus de travail est requis pour la compression.
Moins de chaleur est extraite de l’évaporateur.
Il y a des pertes énergétiques tout au long du
cycle.
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[Link]
1. Cycle Frigorifique de Carnot
🔹 Le plus performant théoriquement, mais inexploitable en pratique.
✅ Basé sur deux transformations isothermes et deux transformations isentropiques.
✅ Coefficient de performance (COP) maximal théorique pour une différence de
température donnée.
❌ Problèmes en pratique : compression et détente de mélanges diphasiques
irréalisables, échangeurs de chaleur trop grands.
2. Cycle Frigorifique Idéal (à Compression de Vapeur)
🔹 Un modèle théorique plus proche de la réalité, utilisé pour analyser les systèmes
réels.
✅ Basé sur des hypothèses simplifiées : compression isentropique, condensation et
évaporation isobares, détente isenthalpique.
✅ COP inférieur à celui de Carnot, mais atteignable dans des conditions idéales.
❌ Ne prend pas en compte les pertes de charge, l’inefficacité des composants et les
irréversibilités thermodynamiques.
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3. Cycle Frigorifique Réel
🔹 Le cycle utilisé dans les machines frigorifiques et climatiseurs réels.
✅ Basé sur le cycle idéal mais avec des pertes énergétiques et des écarts
thermodynamiques.
✅ Compression non isentropique, pertes de charge dans les échangeurs, efficacité
limitée des composants.
✅ COP inférieur à celui du cycle idéal, mais améliorable avec des technologies
modernes (sous-refroidissement, optimisation du fluide frigorigène, compresseurs
plus performants).
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MERCI
POUR VOTRE ATTENTION