Élevage des escargots géants africains
Élevage des escargots géants africains
INTRODUCTION .....1
CHAPITRE I: GENERALITES ...2
I- TERMINOLOGIE .....2
II- Connaissance des escargots géants africains...........................................................................2
2-1-Taxinomie ...2
2-2- Principales espèces d escargots consommées et élevées en Afrique 3
2.2.1- Espèces du genre Achatina ....3
[Link]- Achatina achatina (Linné, 1758) 3
[Link]- Achatina fulica (Bowdich, 1720) 4
2.2.2- Les espèces du genre Archachatina 5
[Link]- Archachatina ventricosa (Gould, 1850) ..5
[Link]- Archachatina marginata (Swaison, 1821) ..5
2.2.3- Le genre Burtoa et Limicolaria .7
2-3- Caractéristiques biologiques de escargot africain ...7
2.3.1- Anatomie ...7
2.3.2- Reproduction ....8
CHAPITRE 2: SITE, BÂTIMENT ET MATÉRIEL D ELEVAGE ..9
I- Choix du site ..................................9
II- Bâtiment ..9
III- Matériel .9
3.1- Substrat d ncubation 9
3.2- Bac d ncubation .10
3.3- Bacs de nurserie ..11
3.4- Substrat d élevage ...12
3.5- Escargotières 12
3.6- Aliment 12
3.7- Outils et autre materiel 14
CHAPITRE III: FACTEURS IMPORTANTS POUR LA PRODUCTION 15
I- Substrat ...15
II- Température et humidité relative de air 15
III- Air .15
IV- Photopériode .15
V- Aliment ..16
VI- Densité de peuplement..........................................................................................................16
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CHAPITRE I: GENERALITES
I- TERMINOLOGIE
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2-2- Principales espèces d escargots consommées et élevées en Afrique
Les escargots appartenant à la famille des achatinidae sont regroupés en 12 genres
(Achatina, Archachatina, Atopocochlis, Burtoa, Callistopepla, Columna, Leucotaenius,
Lignus, Limicolaria, Metachatina, Peridoriopsis et Pseudachatina) dont les 4 principaux
sont: Achatina, Archachatina, Burtoa et Limicolaria.
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Figure 1: Achatina achatina
4
2.2.2- Les espèces du genre Archachatina
[Link]- Archachatina ventricosa (Gould, 1850)
Archachatina ventricosa (figure 3) est connue sous le qualificatif de "gros noir" en Côte
d voire. Compte tenu de la coloration noire de sa sole pédieuse, elle est objet de tabou dans
certaines régions de la Côte d voire (Otchoumou, 1997). Sa coquille plus globuleuse que
celle de Achatina achatina et de Achatina fulica, présente un renflement sur un côté. Elle
possède de nombreuses stries d accroissement perpendiculaires aux spires. L ornementation
de sa coquille présente des bandes vert-claires sur un fond vert foncé (Otchoumou, 1997).
Son cycle de développement dure 12 à 15 mois en milieu naturel (Zongo, 1994; Upatham
et al., 1988; Cobbinah et Kankam, 2000) et 8 à 12 mois en milieu d élevage (Kouassi et
al, 2007). Elle pond 2 à 9 fois par an 2 à 12 ufs de 14 à 19 mm de grand diamètre (Zongo,
1994 ; Kouassi et al., 2007). Cette espèce est très appréciée des populations forestières du
Bénin et du Nigéria (Omole et al., 2000). Son poids vif adulte peut atteindre 250 à 300 g et
peut pondre 3 à 12 oeufs dont le poids varie de 1,5 à 5 g (Otchoumou et al., 2003; Kouassi et
al., 2010). La durée d ncubation des ufs est de 30 ± 1 jour.
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texture "tissée". C est une espèce essentiellement terrestre qui existe sous deux formes: la
chair pigmentée noir et la chair pigmentée blanc. Les populations préfèrent consommer ceux
dont la chair présente une coloration foncée, basé sur croyance qu elles sont plus savoureuses
et qu l y a quelque chose d ndésirable ou capricieuse au sujet de ceux à chair blanche
(Mandangi, 2010). Elle s apparente à espèce Achatina achatina (gros-rouge) par
ornementation de sa coquille et à espèce Archachatina ventricosa (gros-noir) par la
pigmentation de sa sole pédieuse. La coquille présente un apex arrondi de couleur rose clair.
Celle-ci présente un enroulement spiral dextre c'est-à-dire dans le sens de aiguille d une
montre. Archachatina marginata est espèce d escargot qui prédomine sur les marchés
béninois. Elle a une performance zootechnique remarquable. Elle peut pondre 5 à 12 ufs de
15 à 20 mm de longueur et de 13 à 17 mm de largeur, 6 à 18 fois au cours de la même année
(Kouassi, 2008). Son Poids vif adulte, peut atteindre 500g (Cobbinah et al., 2008). La durée
d ncubation varie entre 25 et 35 jours.
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2.2.3- Le genre Burtoa et Limicolaria
Les escargots du genre Burtoa (figure 5) sont de gabarit très important plus grand que les
Achatina et Archachatine. Quant aux espèces du genre Limicoaria, ils sont d un gabarit
moins imposant, plus petit que A. fulica. Les espèces les plus connues sont Limicolaria
flammea et martensiana.
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tubulaire est occupée par la glande digestive. L ovotestis lieu de naissance des ovules et
spermatozoïdes est situé contre la columelle. Les voies génitales mâles et femelles s enroulent
autour de la columelle alors que estomac et ntestin s nsèrent dans la portion distale de
la glande digestive. Le rein unique s étale dans la portion distale de la spire coquillière. Le
c ur simple constitué d une oreillette et ventricule est situé à ntermédiaire du rein et de la
glande digestive. La partie distale de la spire coquillière est dévolu à la appareil respiratoire
simple cavité tapissé de vaisseaux qui communique avec extérieur par le pneumostome.
2.3.2- Reproduction
L escargot est un animal ovipare et hermaphrodite, c est-à-dire mâle et femelle à la fois.
Cependant, dans une même lignée de cellules souches d ovotestis, les spermatogonies
évoluent rapidement en spermatozoïdes par rapport aux ovogonies qui donneront
tardivement des ovocytes. Il s agit d un hermaphrodisme protandre (Stievenart et
Hardouin, 1990; Otchoumou, 2005). Toutefois pour se reproduire, accouplement est
nécessaire bien qu l soit hermaphrodite. On parle de fécondation croisée (Stievenart et
Hardouin, 1990; Codjia et Noumonvi, 2002). Les escargots s accouplent et échangent les
spermatozoïdes. Ceux-ci sont stockés dans le réceptacle séminal jusqu au moment où les
ovules arrivent à maturité (Stievenart et Hardouin, 1990). Pendant accouplement, le pénis
de chaque partenaire va pénétrer dans le vagin de autre et y introduire un filament chitineux
(spermatophore) contenant les spermatozoïdes qui vont ensuite gagner le réceptacle séminal.
Après accouplement qui peut durer plusieurs heures (10 à 12 heures), la glande
hermaphrodite va peu à peu se modifier (Aubert, 1992; Chevalier, 1992). La fécondation
de ovule survient probablement au niveau de extrémité distale du canal hermaphrodite
considérée comme zone de fécondation. Après cette fécondation, le zygote est enveloppé
d une masse d albumen et doit traverser oviducte puis utérus pour y recevoir les couches
successives de la coquille d uf. L ncubation (période qui sépare la fin de la ponte du début
de éclosion) variable suivant les espèces et les conditions climatiques (10 à 32 jours), se
passe sans intervention de escargot ayant pondu (Aubert, 1992). Les jeunes escargots de
taille variable selon les espèces et selon la taille des ufs, demeurent quelques jours (2 à 5)
dans leur nid avant de sortir à la surface.
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CHAPITRE 2: SITE, BÂTIMENT ET MATÉRIEL D ELEVAGE
I- Choix du site
Pour choisir un site convenable pour élevage des escargots, il faut tenir compte des
facteurs suivants:
- micro (climat) humide
- les caractéristiques du sol (sol calcaire)
- la disponibilité de eau (présence d un point d eau en permanence)
- sécurité, protection des escargots contre les maladies, les prédateurs et les braconniers
- disponibilité des matériaux locaux
- site non inondable et au sol non salin.
II- Bâtiment
Le rôle du bâtiment est de protéger les escargots du soleil, des fortes chaleurs, des courants
d'air violents, des voleurs et des prédateurs (musaraigne, serpent, mangoustes etc ). Le
bâtiment pour escargots peut prendre la forme classique d un poulailler tel qu l est
recommandé en climat tropical. Dans ce cas, on peut facilement monter un bâtiment
d'escargot avec les matériaux locaux disponibles. Les escargots sont des animaux à sang
froid; aussi préfèrent-ils les températures modérées et une forte humidité. Lors de la
construction d'un abri pour les escargots, il faut veiller à ce qu'il favorise une certaine fraîcheur
et humidité (plantation d'arbres, choix raisonné des matériaux pour les murs et la toiture). Les
matériaux locaux comme la terre de barre, le rotin, le bambou, les poteaux en bois, les
couvertures en chaume, en palme ou en feuilles de cocotier répondent bien aux exigences de
escargot. Le bâtiment doit être orienté de manière à éviter les grands vents. Toutefois,
élevage ne se fait pas forcement dans un bâtiment, il peut se faire dans un enclos garni d un
couvert végétal ou dans des escargotières installés sous ombrage (figure 7).
III- Matériel
3.1- Substrat d ncubation
Le substrat d ncubation est le substrat dans lequel les ufs seront enfouis jusqu à leur
éclosion. Le substrat va assurer la protection de ces ufs contre la déshydration et leur
protection contre les nuisibles. Tous les matériaux susceptibles d assurer une bonne aération
et de préserver longtemps humidité, pourront être utilisés pour . Ainsi,
on peut utiliser de la bourre de noix de coco (figure 8) et du terreau pour incuber les ufs
d escargots. Ces substrats pouvant renfermer des parasites capables de s attaquer aux ufs
doivent être désinfectés avant utilisation. Le terreau peut être désinfecté par simple
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Figure 7 : Hangar en matériaux locaux abritant des escargotières
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chauffage dans une bassine en aluminium. Quant à la bourre de noix de coco, il peut être
désinfecté par simple trempage dans de eau bouillante pendant 5 à 10 min.
Figure 10
Couverture en moustiquaire
Bac en plastique
3.5- Escargotières
Les escargotières sont des enclos de 2 m de long et de 1m à 2m de large comporte 4 murets
en brique de terre ou de ciment s élevant à 50 cm de hauteur à partir du sol. Elles sont
recouvertes d un grillage constituant un dispositif anti-fuite pour les animaux. Leur fond est
recouvert de 40 cm de litière meuble sur lequel repose une couche de feuilles de tecks ou de
cacaoyer (figure 12).
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Figure 13: Aliment concentré pour escargot
I- Substrat
Le sol est une donnée essentielle de habitat des escargots. Sa composition, sa teneur en eau
et sa texture sont des critères à étudier de près. La coquille d escargot est principalement
constituée de calcium dérivé du sol et de la nourriture. C est surtout dans le sol que les
escargots trouvent eau dont ils ont besoin.
- Ils creusent le sol pour y déposer leurs ufs et pour se reposer pendant les heures chaudes
de la journée.
Pour toutes ces raisons, il est essentiel que le sol soit léger et qu l ait une forte teneur en
calcium et en eau.
- Les sols lourds et argileux qui se gorgent d eau à la saison des pluies et qui deviennent
compacts à la saison sèche sont à éviter.
- Les sols très sablonneux ne sont pas souhaitables non plus car ils retiennent mal eau.
- Il faut éviter les sols acides car leur acidité pourrait interférer avec la croissance de la
coquille de escargot. Les sols trop acides peuvent éventuellement être neutralisés en
ajoutant de la chaux jusqu à obtention d un pH = 7.
- Les sols riches en matières organiques sont bénéfiques à la croissance et au développement
des escargots. D une manière générale, si un sol est bon pour la croissance du taro, des
tomates et des légumes-feuilles, il convient aussi à élevage d escargots. En élevage intensif
le sol pauvre en calcium, peut être amendé en cet élément par addition de la poudre de coquille
d escargot (10%), de la poudre de coquilles d huîtres (20%), de la poudre de coquille d ufs
bien broyés (20%) ou du carbonate de calcium industriel (mikhart). Le sol peut être une porte
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d entrée idéale pour les parasites et les agents infectieux. Il peut être infesté de mucus et
d excréments et peut être objet de transformations chimiques. C est pourquoi il est conseillé
de renouveler le sol au fond des escargotières tous les trois mois et après un cycle de
production. Le sol avant d être disposé dans les escargotières doit être désinfecté. La
désinfection peut se faire par simple chauffage. Il ne sera mis dans le parc qu après
refroidissement à air libre. Avant d y amener les escargots, le sol doit être retourné pour être
ameubli. Les escargots ont besoin d évoluer dans un environnement humide mais non
trempé. Bien que humidité soit indispensable pour les escargots, il faut drainer les sols
détrempés. De même, eau de pluie doit s écouler rapidement. Les escargots respirent et
peuvent se noyer dans un environnement trop imbibé d eau. Un taux d humidité du sol de
80% est une bonne chose. Pendant les heures d obscurité, un taux d humidité de air de plus
de 80 °C favorisera activité et la croissance des escargots.
III- Air
Les escargots respirent air cependant, leur tégument n aime pas la déshydratation. Il faut
donc une aération suffisante et éviter les vents et forts courants d air.
IV- Photopériode
Le biotope de l'escargot géant africain varie selon l'espèce, du sous-bois des forêts humides
aux zones de transition forêt-savane et savanes boisées. L'escargot géant africain vit
naturellement en région péri équatoriale où le cycle jour-nuit s'éloigne peu de 12 heures/ 12
heures. Dans ces régions, il est conseillé soit d'implanter l'escargotière sous d'anciennes
plantations ou tout autre couvert végétal, soit de l'abriter sous ombrage.
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V- Aliment
En élevage, alimentation est d une importance capitale. En effet, la formation de uf et de
ses enveloppes, les croissances pondérale et coquillière sont étroitement liées à la teneur de
certains nutriments comme les protéines et le calcium.
Dans son milieux naturel, l'escargot géant africain est végétarien, et il apprécie:
- les feuilles de taro (Xanthosoma malaffa), de patate douce (Ipomoea batatos) de
manioc (Manihot esculensis) de laitues (Lactuca taraxacifolia, Lactuca sativa), de choux
(Brassica oléracea), de papayer (Carica papaya)...,
- de même que plusieurs fruits [noix de palme (Elaeis guineensis), papaye (Carica
papaya), banane (Musa sapientum), avocat (Persea gratissima), concombre (Cucumis
sativus).
- Et des racines (carottes, manioc igname).
Quelle que soit l'espèce, la croissance de l'escargot géant africain est rapide lors de sa
première année de vie. Ses besoins en minéraux sont énormes vu la quantité de coquille à
produire en très peu de temps. Ainsi, chez l'adulte Achatina achatina, la coquille intervient
pour un tiers dans le poids total de l'escargot (Hodasi, 1979). Les aliments contenant des
feuilles velues ou cireuses sont à éviter. De nombreuses observations scientifiques décernent
le prix d excellence aux feuilles de papayer, au fruit et à son épluchure. Pour un développement
optimal, alimentation doit contenir 20% de protéines dans sa matière sèche. Les feuilles de
papayer, le fruit et son épluchure sont une bonne source de protéines crues. Pour une
croissance forte et un bon développement de la coquille, il convient de compléter
alimentation avec du calcium en poudre, à hauteur de 15 à 20% de la matière sèche, sous
forme de coquilles d uf par exemple, de chaux, de cendres, de coquilles d huîtres (broyées)
ou de farine d os. Le calcium fourni par la coquille d huître broyée est le meilleur. Si on
donne une quantité de calcium supérieure à 20% de la matière alimentaire sèche, on obtiendra
des coquilles plus épaisses mais pas plus de chair. Un aliment composé sous forme de poudre
est convenable pour la bonne croissance et la bonne reproduction des escargots.
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CHAPITRE IV: CONCEPTION ET REALISATION D UN ELEVAGE
- Le 1er est réalisé dans des enclos à ciel ouvert avec un sol garni d espèce végétale
appréciée par les escargots (escargot au pâturage)
- Le 2ième s effectue dans des fosses peu profondes ou des escargotières garnies de substrat
sur lequel vivent les escargots à une densité adaptée.
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qui ne s'abriteraient pas pendant la journée. Ensuite, IL visitera ses parcs chaque jour au
moment du coucher du soleil, lorsque les escargots géants africains commencent à être actifs.
Dès que la population de géniteurs commence à pondre, on pensera à créer un second enclos
de manière à permettre aux individus qui naîtront de vivre sans la compétition avec les adultes
qui seront transférés dans le nouveau parc.
Avantages et inconvénients
Dans un élevage extensif avec un enclos de pâturage, les escargots évoluent dans un habitat
quasi-naturel. Ils s abritent sous la végétation ou dans le sol pendant la journée et sortent la
nuit pour se nourrir. Un enclos de pâturage clôturé simplement est relativement facile à
construire et peu coûteux. La gestion du parc se limite à replanter des plantes de temps en
temps. Si la végétation est saine, il ne sera pas nécessaire d'apporter de la nourriture
supplémentaire aux escargots. Un parc complètement fermé et couvert est bien entendu plus
cher à construire, en particulier s l est équipé d'un tablier en ciment et d'un système de
drainage. D une manière ou d une autre, il faut vous assurer que vous avez le droit de disposer
du terrain car la construction d un tel enclos est un investissement important, surtout
lorsqu on choisit de le clôturer et de le couvrir complètement. L enclos de pâturage comporte
divers inconvénients :
- cela demande plus de terrain que les autres types d élevage.
-Il est difficile de repérer et de protéger les oeufs et les petits escargots.
- Cela peut entraîner une mauvaise gestion des maladies et une mortalité plus élevée
que dans les autres systèmes de production.
- Il est difficile de suivre l évolution des escargots et, par conséquent, de noter
effectivement les intrants et résultats.
- Les enclos à ciel ouvert sont plus exposés aux prédateurs et aux braconniers.
Les fosses sont constituées de parcs à escargots juxtaposés de 0,6 × 0,6 à 1 × 1 m chacun,
creusés dans le sol (qui doit alors être très bien drainé) ou élevés à 40-50 cm au-dessus du
sol. Dans les deux cas, les parois extérieurs et les compartiments intérieurs sont montés avec
des parpaings en ciment ou avec des briques. Les fosses sont remplies d une couche de 10 à
15 cm de bonne terre. Elles sont fermées par un châssis en bois ou métallique, recouvert d un
grillage et d un filet en nylon et équipé de cadenas pour décourager les braconniers. Bien
entendu, il faut aussi protéger les parcs de la chaleur torride du soleil et des pluies fortes.
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On peut fournir un abri aux escargots en déposant des feuilles de cacaoyers sèches
dans les fosses.
2.1.2- Application et usage
Les fosses conviennent bien aux types d élevage semi-intensif et intensif. Ils peuvent servir
de couveuse, de nurserie ou de parc d engraissement, la quantité d escargots parqués
dépendant de la taille de ceux-ci à chaque stade. On peut déplacer les escargots d un parc à
autre en fonction du cycle de croissance.
2.1.3- Avantages et inconvénients
Le principal avantage des fosses, enterrées ou surélevées, est que la manipulation des
escargots est facile. Il est aisé de déplacer les escargots à mesure qu'ils croissent et de les
localiser pour les nourrir, les traiter, les sélectionner et finalement les vendre ou les
consommer. Les principaux inconvénients des fosses en sont les coûts à la construction tout
particulièrement pour les parcs surélevés, et le fait que l'éleveur doit se courber ou se mettre
à genou pour s occuper des escargots.
escargots/ m2. Elles sont implantées sous ombrage. Les escargotières sont installées de 0,5 à
0,8 m les unes des autres permettant ainsi la libre circulation de achatiniculteur.
Avantages et inconvénients
Tout comme les fosses, les escargotières montées au dessus du sol conviennent bien aux
types d élevage semi-intensif et intensif.
Il permette de contrôler les pontes et les éclosions. On peut déplacer les escargots d un parc à
autre en fonction du cycle de croissance. Le travail de éleveur est facilité avec ces
escargotières. Il peut facilement avoir accès aux animaux et à leurs ufs. La distribution de
aliment et arrosage est plus facile. Cependant la mise en place est onéreuse.
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CHAPITRE V: CONDUITE D ELEVAGE
I- Traitement du substrat d élevage
Le substrat (surtout celui de la nursérie) peut être constitué de terreau prélevé sous une forêt,
une jachère à une profondeur de 0 à 10 cm ou du compost. Le sol est chauffé pendant 20
minutes dans une grande bassine en aluminium. Le chauffage permet de débarrasser le
terreau des ufs d nsectes pouvant s attaquer aux escargots. Après refroidissement le sol
est débarrassé des morceaux de bois et des pierres. Il est ensuite amendé en calcium soit avec
de la poudre de coquille d huîtres (figure 13), de la poudre de coquille d escargot, de la
poudre de coquille d uf soit avec du mikhart (carbonate de calcium industriel). Après
amendement, il est ensuite mis au fond des escargotières à une hauteur de 10 à 15 cm au
dessus du sol. On le recouvre ensuite de feuilles sèches (feuilles de cacaoyer ou de tecks)
servant d abris aux animaux. Ce substrat est légèrement arrosé quotidiennement tôt le matin
et dans la soirée à la tombée du soleil à raison de 1 à 2 litres d eau /m2.
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Pour les Achatinidae de grand gabarit (Achatina achatina et Archachatina marginata), elle
oscille autour de 33% chez l'adulte dont la longueur de coquille atteint 12cm. Il faut éviter tous
actes brutaux qui entraîne les brisures de coquilles et les traumatismes. Il faut introduire les
animaux dans les escargotières et les arroser légèrement avant le levé du jour.
NB- Il est déconseillé de se procurer les escargots reproducteurs sur les marchés locaux où
l'on met en vente des individus sauvages capturés qui ont subi l'agression d'un confinement
traumatique, surchauffé, inadapté à la nature même de l'animal qui, s'il survit, mettra
probablement plusieurs semaines à s'en remettre et ne sera peut-être plus capable de vaincre
l'obstacle de l'adaptation à son nouveau milieu de vie. De plus, L'exploitant a intérêt à
connaître le mode de vie et les habitudes de l'espèce d'escargot géant africain qu'il tentera
d'élever. En effet, la littérature ne décrit pas les particularités propres à chacune des
nombreuses espèces et sous-espèces d'escargots géants africains et seule l'observation directe
des escargots dans leur habitat naturel est d'une grande richesse pour le futur éleveur.
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Les rations en fonction du cycle d évolution se présentent comme suit:
Eau d arrosage et de
Age Quantité aliments consommation
2 g/j/escargot
6 mois à 10 mois Aliment 4 litres/m2/jour
engrais
de 15 à 25 géniteurs au m2.
On peut laisser les escargots pondre dans les escargotières et transférer les ufs qu on collecte
à aide d une cuillère en plastique dans des bacs incubateurs munis de substrats. Ces ufs
sont déposés sur une couche de litière humide de 2cm d épaisseur et recouvert par une autre
couche de 2 à 4 cm d épaisseur disposé dans un bac muni de couvercle. Les premiers éclos
doivent être retirés des bacs pour éviter qu s s attaquent aux ufs non encore éclos. Cela
nécessite une grande attention de éleveur car les ufs peuvent être endommagés lors de
la collecte et du transfère. Aussi, une incubation mal faite entraîne des faible taux d éclosion.
C est pourquoi certains éleveurs laissent les ufs au lieu où ils ont été enfouis et une à deux
semaines après éclosion ils collectent les naissains pour les repartir dans les escargotières
d engraissement. Après éclosion les naissains sont transférés en nurserie et y sont élévés
erie ils sont transférés en
engraissement où il seront élevés durant 14 à 24 mois.
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Les achatineaux ont besoin d un environnement humide. On les nourrira de feuilles tendres,
comme celles de papaye ou de taro et d un supplément de calcium, pour un bon développement
de la coquille. Il faudra aussi veiller à ce que le sol reste humide et que les petits aient de
à boire. Les parcs devront être munis d un grillage fin, métallique ou en nylon, pour éviter que
les petits escargots ne s échappent. Pour les escargots nouvellement éclos et les jeunes, la
densité peut tourner autour de 150 à 200 escargots/m2 .
V- Densité d élevage
Comme déjà évoqué ci-haut, la densité d élevage affecte la croissance et la capacité de
reproduction des escargots. Les individus de populations denses ont tendance à se développer
lentement, à rester relativement petits et à pondre moins de naissains, qui eux-mêmes
comporteront moins d ufs. Si les escargots sont très entassés, il se peut qu s ne se
reproduisent pas du tout. La bave accumulée empêche en effet la reproduction. Les autres
inconvénients d'une forte densité d élevage sont les taux élevés de parasites et la transmission
plus facile de maladies.
Reproducteurs: 20 à 25 individus/m2
En termes de poids d escargot, la densité recommandée est de 1 à 1,5 kg par m2 .
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CHAPITRE VI: PREDATEURS, PARASITES ET MALADIES
Pour minimiser les risques de mortalité, les éleveurs d escargots doivent essayer de maintenir
prédateurs, parasites et maladies à distance. Les escargots ont de nombreux prédateurs
naturels parmi tous les grands groupes de vertébrés mais aussi les escargots carnivores, les
crabes et même les papillons prédateurs. L homme constitue également un grand danger pour
les escargots vivant dans la nature. Suite à la pollution et à la destruction des habitats naturels,
certaines espèces d escargots ont recemment disparus. Quant aux escargots d élevage, ils sont
aussi une proie attirante pour les braconniers!
I- Prédateurs
Les prédateurs les plus courants dans les élevages sont les mulots, les rats et les musaraignes,
les grenouilles et crapauds, grives, corbeaux et oiseaux domestiques comme les canards et
les dindes, les lézards et serpents, coléoptères Drillidae et Carabidae, millepattes et
centipèdes. Les grenouilles cherchent uniquement à attraper les jeunes escargots alors que
les reptiles mangent des escargots de tout âge et même les ufs. Dans les zones où les oiseaux
prédateurs sont nombreux, il est nécessaire de placer des filets sur les parcs. Il peut aussi être
nécessaire de construire des murets autour des parcs pour se protéger d autres prédateurs.
Les murets doivent alors faire 15 à 30 cm de haut et être bien enfoncés dans le sol. La
nourriture non consommée doit être retirée quotidiennement pour ne pas attirer des
prédateurs comme les rats et mulots. Ceux-ci peuvent en effet décimer un élevage en quelques
jours.
II- Parasites
Des études réalisées au Ghana ont établi que le principal parasite pour les escargots était une
mouche: Alluaudihella flavicornis. Cette espèce appartient à la même famille que la mouche
commune et adulte ressemble à une simple mouche. A. flavicornis peut déposer 20 à 40 ufs
dans la coquille de escargot ou sur escargot. Les ufs éclosent en une semaine et les petits
vers, de couleur crème, commencent à se nourrir du tissu cellulaire de escargot. Ils
s'alimentent ainsi jusqu à réduire le corps de escargot en une masse putride. L adulte
émerge 10 jours après la période d ncubation. La meilleure protection contre ces mouches
consiste à couvrir le parc d un filet en nylon. On trouve parfois des ectoparasites sur les
escargots élevés dans des casiers. Il semblerait que ce soit des parasites secondaires, se
développant généralement sur des escargots inactifs. Certains nématodes sont connus pour
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attaquer les espèces européennes d escargots comestibles. Cela ne semble cependant pas être
le cas pour [Link].
III- Maladies
On sait peu de choses sur les maladies qui affectent A. achatina en Afrique de Ouest. Mais
héliciculture gagnant en popularité, il est probable que de futures recherches seront menées
dans ce domaine. La principale maladie que l'on connaisse jusqu ci est une maladie fongique
qui se propage par contact physique lorsque les escargots lèchent la bave d autres escargots.
Les deux principales maladies affectant les espèces européennes touchent probablement
aussi les espèces africaines car les organismes qui en sont à origine sont présents dans
environnement naturel d A. achatina. La première de ces maladies a pour origine une
bactérie, Pseudomonas; elle provoque des infections intestinales pouvant se propager
rapidement au sein de populations d escargots denses. La seconde maladie est causée par le
fongus Fusarium, qui parasite les ufs d'Helix aspersa. Les ufs affectés prennent une
couleur marron rougeâtre et leur développement s arrête. Cette maladie s appelle
communément la aladie des ufs roses . Une bonne hygiène de base peut prévenir la
propagation des maladies. Il faut nettoyer les enclos régulièrement en retirant les excréments
et les reliquats de nourriture ainsi que toutes autres matières en décomposition qui pourraient
devenir un substrat pour des organismes pathogènes. Il est également conseillé de stériliser
à la vapeur ou par chauffage le sol des casiers à chaque préparation d un nouveau lot de
naissains (c est-à-dire quand les géniteurs sont déposés dans les
casiers pour y pondre).
Les maladies transmissibles par l'escargot géant africain
Cet escargot peut transmettre à Homme une méningite à éosinophiles par ntermédiaire
de Angiostrongylus cantonensis.
Caractéristiques: Nématode parasite du poumon chez le rat; les ufs éclosent dans les
poumons, les larves, dégluties, ingérées puis éliminées dans les selles, recherchent un
mollusque, hôte intermédiaire, à l'intérieur duquel elles se métamorphoseront en larves de
troisième stade.
Pathogénicité: L'infection peut être asymptomatique ou bénigne; provoque une méningite à
éosinophiles.
Mode de transmission: Principalement la consommation de mollusques (escargots,
limaces), de crevettes, de poissons ou de crabes terrestres cuits insuffisamment; les légumes
et fruits contaminés par de petits mollusques et escargots peuvent constituer une source
d'infection.
25
CHAPITRE VII: VALORISATION D UNE PRODUCTION D ESCARGOTS
GEANTS AFRICAINS
La coquille d'un escargot géant africain adulte actif et en pleine santé représente environ un
tiers de son poids vif. Comme toute coquille de mollusque, elle ne contient pour ainsi dire
pas d'eau et est presque exclusivement constituée de carbonate de calcium, cristallisé sous
forme de calcite et d'aragonite chez les escargots (Grasse et al., 1970).
Les études de composition chimique de la chair d'escargot géant africain ont porté
essentiellement sur la matière sèche. On trouve peu, voire pas de renseignements sur le taux
d'humidité de la chair fraîche d'escargot. Elmslie (19822) mentionne pour la chair d'escargot
(espèce non précisée) 80 à 84% d'humidité. Un rapport de Moore (1988) démontre que les
pieds d'escargots des espèces Helix aspersa , Helix pomatia et Achatina achatina possèdent
des qualités organoleptiques égales lorsqu'ils proviennent d'individus sacrifiés au gabarit
exigé par les habitudes alimentaires européennes (soit environ une dizaine de grammes de
poids vif). D'après Göhl (1985), Achatina fulica séchée présente un taux de protéines de 51g
pour 100g de matière sèche. Hodasi (1984), citant Graham, situe ce taux entre 37% et 51,
3% de protéines sur la matière sèche. Creswell et coll. (1981) ont trouvé 60,9% de protéines
dans la matière sèche de Achatina fulica ébouillantée et décoquillée. Malgré la diversité des
chiffres, les auteurs s'accordent pour affirmer que l'escargot géant africain constitue une
excellente source de protéines. Oracca-Tetteh, Mead et Kemmerer comparent sa qualité à
celle de l' uf entier de poule; l'éventail d'acides aminés est diffèrent avec moins de
méthionine, mais plus de lysine et d'arginine (Hodasi 1984). Les chairs d'escargots géants
africains sont aussi bien pourvues en fer (Ogbeide 1974), mais ce taux dépend du type de
sol où vit l'escargot (Graham 1978). Selon quelques nutritionnistes, l'intérêt majeur de
l'escargot réside dans la production locale d'une source très riche en lysine, souvent
déficitaire dans les rations en pays tropicaux.
Certaines populations d'Afrique de l'Ouest ont l'habitude de consommer l'escargot géant
africain cuit ou fumé accompagné de diverses sauces. Ogbeide (1974) a décrit quelques
tabous alimentaires de l'ouest du Nigéria dont, en l'occurrence, l'interdiction de consommer
de l'escargot pour les femmes enceintes.
L'utilisation d'escargots en alimentation animale est encore peu étudiée, même s'il s'agit là
peut-être d'une voie à retenir, notamment pour les monogastriques. L'équipe de Barcelo
(1988) aux Philippines a cependant montré que l'escargot aquatique Pila leopold villensis (ou
Ampullaria leopold villensis (Pilsbry et Becquaert 1927), lui aussi originaire d'Afrique,
26
convient très bien à l'alimentation de la volaille. En effet, les farines d'escargots comestibles
de grand gabarit sont, un excellent substitut aux farines importées de poisson ou de viande.
Produites sur place par les pays en voie de développement, elles peuvent représenter une
source non négligeable d'économie de devises. De plus, le développement de l'élevage
contrôlé des escargots consommés par les populations autochtones contribuera peut-être a
résoudre le problème de la diminution des effectifs sauvages menacés en Afrique de l'Ouest,
tout en accroissant les quantités disponibles sur le marché et en créant une source de revenus.
Comme pour le Pila, les informations sur la valeur alimentaire des Achatinidae en
alimentation animale proviennent du Sud-Est asiatique.
Vu la grande quantité de calcium contenue dans la coquille (Creswell et al., 1981) et la
part pondérale importante de cette dernière dans le poids total de l'escargot, il est
recommandable d'utiliser séparément les coquilles et les chairs d'escargot afin de mieux
respecter l'équilibre minéral de la ration et de disposer d'un aliment protéique comparable à
la farine de viande désossée ou de poisson. La séparation corps-coquille peut se faire
manuellement à chaud ou à froid.
Des chercheurs ont montré toutefois que la chair non bouillie ne permet pas une croissance
normale chez les poulets. Le mucus qui recouvre le corps de l'escargot frais n'est cependant
pas en cause puisque, même après simple lavage, la chair fraîche ne donne pas un aussi bon
résultat que la chair bouillie. Creswell et coll. (1981) estiment qu'ébouillanter les escargots
pendant 15 minutes dans l'eau salée détruit des substances inhibitrices de la croissance et
offre l'avantage de faciliter la séparation de la chair et de la coquille. Il ne reste plus alors qu'à
sécher les chairs et à les broyer pour obtenir un aliment pas trop odorant et convenant à la
production avicole. Il convient de noter que le séchage et le broyage ne peuvent être
envisagés que dans la mesure où ils n'engendrent pas une consommation excessive d'énergie.
Dans ses essais d'incorporation d'une farine de Achatina fulica cuit, décoquillé, séché et
broyé, à des rations de poules pondeuses et de poulets de chair, Creswell a atteint les taux
respectifs de 5% et 15% d'incorporation sans nuire aux performances de ses animaux.
Aucune donnée n'est disponible dans la littérature à propos d'essais similaires réalisés sur les
porcs. Néanmoins, si l'on admet qu'une farine d'engraissement pour porc contient 89% de
matière sèche dont 15% de protéines brutes (soit 133,5 g de protéine brute par kilo de farine)
et qu'un escargot géant africain adulte de 240 g de poids vif donne 160g de chairs contenant
70 à 80% d'humidité et 60% de protéine brute dans la matière sèche (soit de 28,8 g à 19,2 g
de protéines brutes par escargot), on pourra fournir un quart des protéines de la ration en
incorporant, pour obtenir un kilo d'aliment à 15% de protéines, un ou deux de ces escargots
27
adultes à la ration locale de base plus pauvre en protéines, et trois quarts des protéines en
incorporant quatre à cinq de ces escargots adultes.
II- Autre voie possible de valorisation d'une production d'escargots géants africains
Il faut aussi signaler que l'industrie pharmaceutique occidentale utilise une enzyme, la ß-
glucuronidase présente dans dans la glande digestive des escargots terrestres (Helicidae,
Achatinidae) ou aquatiques (Ampullaria). Le mucus de l'escargot est utilisé en cosmétiques
notamment en Allemagne et en France, comme base de préparations pour la peau. Le mucus
déterge la peau, la rend douce et favorise l'élimination de la cellulite et des verrues (Zongo,
1995)
que les pommades, les crème, les savons pour protéger, cicatriser, réparer, hydrater, apporter
sont utilisés pour prévenir, soulager, et fait disparaitre les différents types de problèmes et
maladies cutanés
,psoriasis, eczéma, rides, taches brunes ,point noirs, couperose, cicatrices de brulure, coups
de soleils, etc.
CONCLUSION
28
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
29
Kouassi K.D., Otchoumou A. & Gnakri D., 2008. Le commerce des escargots (Achatina
achatina), une activité lucrative en Côte Livestock Research for Rural Development,
20, 4: 2008.
Kouassi K.D., Karamoko M., & Mémel J.D., 2010. Etude comparative de la croissance des
11: 80
- 84.
MIOULANE A. 1989 escargots: Manuel pratique. Edition de Vecchi, Milan,
111p.
Omole. a.j., Saka J.O., Sansi J.A.A., Ogoundola F.I. & Adebowale E.A., 2000.
Management practices in snail farming in Ibadan. oyo State, 1, 1: 86-92.
Otchoumou A. Dosso H. & Fantodji A., 2003. The eddible african giant snails: fertility of
Achatina Achatina (Linné, 1758). Achatina fulica (Bowdich, 1820) and Archachatina
Otchoumou A., 2005
30
TRAVAUX DIRRIGES
Exercice 1
1- Définir les expressions suivantes:
- gastéropodes
-hermaphrodismes protandres
- pulmonés
2-Comment appelle-t-on organe masticateur de escargot
3-Comment appelle-t-on la glande hermaphrodite des escargots
4-Pourquoi dit-on de ovotestis une glande mixte
5-Quels rôles jouent les tentacules que porte escargot sur sa tête
6-Comment appelle-t-on organe dans lequel le sperme du partenaire sexuel est s t o c k é
après accouplement chez escargot?
7-Quel nom donne-t-on à ouverture de la coquille de escargot d où sort la tête?
8-Qu est-ce qu une coquille dextre
9-Qu est-ce qu une coquille senestre
10- Qu est ce que la columelle chez escargot
11-
12- Quels sont les critères d choix des reproducteurs en élevage achatinicole
13- Citer les différentes espèce
Exercice 2:
1- Quels sont les différents système proposés en achatiniculture?
2- Certains facteurs peuvent limiter la production des escargots, citer-les?
3-
29
Exercice 3
Un achatiniculteur dispose de 25000 escargots de 6 mois d âge à engraisser dans des
escargotières de longueur 2m, de hauteur 0,5m et de largeur 1m, à une densité de 25
escargots /m2.
Combien d escargotières lui faut-il à cet effet?
Exercice 4
Madame Assi dispose dans sa ferme, 100 escargots reproducteurs.
Combien percevra-t-elle par an après la vente des escargots produits à partir de ces 100
reproducteurs.
Données:
-Taux de ponte = 99 %
-Nombre de ponte/an = 1
-Nombre d ufs/ponte = 200
Exercice 5
Pour estimer la croissance pondérale de ces escargots, Mr Dago les pèse toutes les deux
semaines.
Le poids vif moyen des escargots en début d élevage est de 2 g. Après 4 mois d élevage les
escargots ont présenté un poids vif moyen de 50g puis après 12 mois un poids vif moyen de
120 g
1- Calculer le GMQ de ces animaux:
a- Entre 0 et 4 mois d élevage
b- entre 4 et 12 mois d élevage
2- Comparer ces GMQ, que peut-on en déduire.
L ndice de consommation des animaux étant de 0,1 entre 0 et 4 mois puis de 0,3 entre 4 et
12 mois,
Calculer la quantité moyenne d aliment ingérée journellement par escargot:
a)- entre 0 et 4mois
b) - entre 4 et 12 mois
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Exercice 6:
Un achatiniculteur veut produire 2000 escargots par ans
1- Calculez le nombre de reproducteurs
-le taux de ponte est de 70%
-le nombre de ponte /reproducteur /an est de 1,5
-le n
- et le t est de 80%
- le taux de martalité en nurserie est de 15%
- le taux de mortalité en engraissement de 10%
2-
adoptée est de 25 individus / m2
Exercice 7
Un achatiniculteur a produit au total de 4000 escargots Achatina achatina avec 100
reproducteurs d
sachant que:
Le taux de ponte a été de 80%
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