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Élevage des escargots géants africains

Le document traite de l'élevage des escargots géants africains, en abordant leur terminologie, taxonomie, espèces principales, et les techniques de production. Il souligne l'importance de l'escargot comme source de protéines et de revenus pour de nombreuses populations en Afrique, tout en mettant en évidence les défis liés à la collecte dans la nature et à la nécessité de l'élevage. Les chapitres couvrent également les aspects pratiques de l'élevage, y compris le choix du site, les matériaux, les conditions de production, et les maladies potentielles.

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Élevage des escargots géants africains

Le document traite de l'élevage des escargots géants africains, en abordant leur terminologie, taxonomie, espèces principales, et les techniques de production. Il souligne l'importance de l'escargot comme source de protéines et de revenus pour de nombreuses populations en Afrique, tout en mettant en évidence les défis liés à la collecte dans la nature et à la nécessité de l'élevage. Les chapitres couvrent également les aspects pratiques de l'élevage, y compris le choix du site, les matériaux, les conditions de production, et les maladies potentielles.

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Union-Discipline-Travail

LICENCE 3 PRODUCTION ANIMALE


UFR-SN / UNIVERSITÉ NANGUI ABROGOUA (UNA)

AUTEUR: DOCTEUR AMAN JEAN BAPTISTE, CHARGE DE RECHERCHE / UFR-SN,


LABORATOIRE DE BIOLOGIE DE BIOLOGIE ET CYTOLOGIE ANIMALE / UNA
TABLE DE MATIERE

INTRODUCTION .....1
CHAPITRE I: GENERALITES ...2
I- TERMINOLOGIE .....2
II- Connaissance des escargots géants africains...........................................................................2
2-1-Taxinomie ...2
2-2- Principales espèces d escargots consommées et élevées en Afrique 3
2.2.1- Espèces du genre Achatina ....3
[Link]- Achatina achatina (Linné, 1758) 3
[Link]- Achatina fulica (Bowdich, 1720) 4
2.2.2- Les espèces du genre Archachatina 5
[Link]- Archachatina ventricosa (Gould, 1850) ..5
[Link]- Archachatina marginata (Swaison, 1821) ..5
2.2.3- Le genre Burtoa et Limicolaria .7
2-3- Caractéristiques biologiques de escargot africain ...7
2.3.1- Anatomie ...7
2.3.2- Reproduction ....8
CHAPITRE 2: SITE, BÂTIMENT ET MATÉRIEL D ELEVAGE ..9
I- Choix du site ..................................9
II- Bâtiment ..9
III- Matériel .9
3.1- Substrat d ncubation 9
3.2- Bac d ncubation .10
3.3- Bacs de nurserie ..11
3.4- Substrat d élevage ...12
3.5- Escargotières 12
3.6- Aliment 12
3.7- Outils et autre materiel 14
CHAPITRE III: FACTEURS IMPORTANTS POUR LA PRODUCTION 15
I- Substrat ...15
II- Température et humidité relative de air 15
III- Air .15
IV- Photopériode .15
V- Aliment ..16
VI- Densité de peuplement..........................................................................................................16

CHAPITRE IV: CONCEPTION ET REALISATION D UN ELEVAGE ...17


I- Elevage des escargots au pâturag 17
II- Fosses à escargot et escargotière surélevé au dessus du sol 18
2.1- Fosses à escargot.................................................................................................................18
2.1.1- Description ...18
2.1.2- Application et usage .19
2.1.3- Avantages et inconvénients ...19
2.2- Escargotières surélevés au dessus du sol ...19
CHAPITRE V: CONDUITE D ELEVAGE ....20
I- Traitement du substrat d élevage ..20
II- Choix des reproducteurs ..20
2.1- Reproducteurs capturés dans la nature .20
2.2- Reproducteurs issus d élevage ..21
III- Alimentation, abreuvement et arrosage ..21
IV Incubation ...22
V- Densité d élevag ........23
CHAPITRE VI: PREDATEURS, PARASITES ET MALADIES .24
I- Prédateurs .....24
II- Parasites ..24
III- Maladies .......25
CHAPITRE VII: VALORISATION D UNE PRODUCTION D ESCARGOTS GEANTS
AFRICAINS ...26
I- Consommation animale et humaine d'escargot géant africai .......26
II- Autre voie possible de valorisation d'une production d'escargots géants africains ..........28
CONCLUSION ....28
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES .29
INTRODUCTION
La viande de escargot a été consommée par les hommes à travers le monde depuis la
période préhistorique (Daguzan, 1983). Elle reste aujourd hui une viande très prisée par les
populations européennes (Codjia et al., 2002), Ouest africaines (Agbelusi et al., 1992) et
américaines (Thompson et al., 2004). L escargot géant constitue la principale source de
protéines animales et de revenus pour de nombreux ménages dans la zone forestière africaine
(Brescia et al., 2002). Il est apprécié pour la saveur et la qualité de sa viande. Sa chair possède
une excellente valeur nutritive. Sa teneur en protéines est supérieure à 40% avec presque
tous les acides aminés dont a besoin homme (Otchoumou et al., 2010). Elle constitue
une bonne source de macro- éléments (fer, calcium, phosphore, magnésiu ) (Brescia et
al., 2002). Ces caractéristiques font de escargot un animal de choix en Afrique
subsaharienne où 20 millions de personnes parmi lesquelles un tiers d enfants d âge
préscolaire souffrent de malnutrition (F.A.O., 2000). Cependant, la principale source
d approvisionnement d escargots en Afrique reste le ramassage dans la nature (Koudande
et al., 1994). L engouement croissant des populations pour cette viande se heurte à la
réduction sensible des stocks naturels très menacés à raison de la forte pression de ramassage
et de la destruction de leur habitat. De plus, leur chair est souvent contaminée par des
pesticides organochlorés et parfois par des radioéléments (Caklovica et al., 1990;
Caklovica, 1991). La consommation peut alors constituer un réel danger de santé
publique. Ainsi, élevage de ces mollusques apparaît plus que nécessaire. Par analogie avec
Héliciculture (élevage des Hélicidés) achatiniculture est élevage des escargots
Achatinidés. Il constitue une des facettes du mini-élevage tropical.

1
CHAPITRE I: GENERALITES

I- TERMINOLOGIE

Achatiniculture: Ensemble des sciences, techniques et pratiques permettant de produire


les achatinidés.
Achatiniculteur: Eleveur d escargots achatinidés
Achatineaux: Petits achatines
Estivation: Repos physiologique de escargot qui se retire dans sa coquille enfermée d une
fine membrane calcaire ( épiphragme), dû aux conditions de vie défavorable
Hémolymphe: Sang de escargot, pourvu d un pigment respiratoire, hémocyanine
responsable de la couleur bleu-clair de celui-ci (sang)
Hermaphrodite: organisme qui possède à la fois les organes reproducteurs mâles et
femelles.
Escargotières : Enclos comportant quatre murets en brique de terre ou de ciment s'élevant
jusqu'à 50 cm de hauteur à partir du sol dans lequel sont élevés les escargots.
Poïkilotherme: Individus dont les fonctions physiologiques sont influencées par la
température du milieu extérieur. Il est incapable de réguler sa température corporelle.

II- Connaissance des escargots géants africains


2-1-Taxinomie
La taxonomie des escargots géants africains est encore obscure, complexe et contre-versée
avec différents sous genres, de très nombreuses espèces et parfois de multiples sous espèces.
Les escargots géants africains appartiennent à embranchement des mollusques, à la classe
des gastéropodes, à la sous classe des pulmonés. Les pulmonés sont divisés en 2 grands ordres:

- des Basomatophores vivants en eau douce. Exemple: Linné planorbe


- des Stylomatophores qui sont terrestres et qui regroupe les escargots et les
limaces. Cet ordre, comprend de nombreuses espèces d escargots regroupées au sein de la
famille des achatinidés et Hélicidés. La majeure partie des escargots donnant lieu en Europe à
un élevage appartiennent à la famille des Hélicidés et au genre Hélix. Avec des espèces tels
que: Helix aspersa (Müller) appelé petit gris, Helix cincta, Helix lucorum, Helix pomatia
(escargot de Bourgogne).

2
2-2- Principales espèces d escargots consommées et élevées en Afrique
Les escargots appartenant à la famille des achatinidae sont regroupés en 12 genres
(Achatina, Archachatina, Atopocochlis, Burtoa, Callistopepla, Columna, Leucotaenius,
Lignus, Limicolaria, Metachatina, Peridoriopsis et Pseudachatina) dont les 4 principaux
sont: Achatina, Archachatina, Burtoa et Limicolaria.

2.2.1- Espèces du genre Achatina


Le genre Achatina comprend 20 espèces et de nombreuses sous espèces:
- A. achatina,
- A. balteata,
- [Link],
- A monocromatica,
- A. albopicta,
- [Link],
- [Link],
- [Link],
- [Link] .
[Link]- Achatina achatina (Linné, 1758)
Achatina achatina est une espèce largement répandue en Afrique de Ouest (Bénin, Côte
d voire, Ghana, Libéria, Nigeria, Sierra Leone et Togo). Connu en Côte d voire sous le
qualificatif de gros rouge , c est la principale espèce consommée en Afrique de ouest. Sa
coquille présente de nombreuses fines stries d accroissement perpendiculaires aux spires
coquillières. Elle présente des bandes sombres ou noires perpendiculaires aux spires
d accroissement sur un fond marron-clair. Le corps de cet escargot est pigmenté de noir.
Son poids vif adulte peut atteindre 680g (Otchoumou, 2005). Le cycle de développement
dure 24 mois en milieu naturel et 14 mois en milieu d élevage (Otchoumou, 1991; Bouyé,
2014). Les pontes ont lieu pendant les saisons pluvieuses. A. achatina peut pondre jusqu à
500 ufs au cours d une ponte (Zongo et al., 1990, waitkuwait, 1987). Le grand diamètre
de uf mesure de 6 à 9 mm et le petit diamètre de 4 à 7 mm. Cet animal pond une à deux
fois par année. La durée d ncubation des ufs est de 15 ± 1 jours.

3
Figure 1: Achatina achatina

[Link]- Achatina fulica (Bowdich, 1720);


Achatina fulica (figure 2) est une espèce connue sous appellation de: « escargot des jardins
» (Otchoumou, 1997) ou « escargot chinois » (Mioulane, 1989). Originaire de Afrique de
Est, on la rencontre dans les jardins, les potagers, les jachères et autour des habitations
(Zongo et al., 1990). Sa coquille plus effilée par rapport à celle de A. achatina, possède de
nombreuses stries d accroissement perpendiculaires aux spires. L ornementation de la
coquille est une alternance de bandes marron sombre et marron clair et/ou jaunâtres parallèles
aux stries d accroissement. Sa couleur peut énormément varier en fonction du régime
alimentaire. Un escargot adulte peut peser environ 130g (Cobbinah et al., 2008). Cet animal
peut pondre plusieurs fois par an, de 50 à 120 petits ufs de 4 mm de gros diamètre et 3 mm
de petit diamètre (Zongo, 1994) de couleur blanc-jaunâtre. La durée d ncubation des ufs
est de 15 ± 1 jour.

Figure 2: Achatina fulica

4
2.2.2- Les espèces du genre Archachatina
[Link]- Archachatina ventricosa (Gould, 1850)
Archachatina ventricosa (figure 3) est connue sous le qualificatif de "gros noir" en Côte
d voire. Compte tenu de la coloration noire de sa sole pédieuse, elle est objet de tabou dans
certaines régions de la Côte d voire (Otchoumou, 1997). Sa coquille plus globuleuse que
celle de Achatina achatina et de Achatina fulica, présente un renflement sur un côté. Elle
possède de nombreuses stries d accroissement perpendiculaires aux spires. L ornementation
de sa coquille présente des bandes vert-claires sur un fond vert foncé (Otchoumou, 1997).
Son cycle de développement dure 12 à 15 mois en milieu naturel (Zongo, 1994; Upatham
et al., 1988; Cobbinah et Kankam, 2000) et 8 à 12 mois en milieu d élevage (Kouassi et
al, 2007). Elle pond 2 à 9 fois par an 2 à 12 ufs de 14 à 19 mm de grand diamètre (Zongo,
1994 ; Kouassi et al., 2007). Cette espèce est très appréciée des populations forestières du
Bénin et du Nigéria (Omole et al., 2000). Son poids vif adulte peut atteindre 250 à 300 g et
peut pondre 3 à 12 oeufs dont le poids varie de 1,5 à 5 g (Otchoumou et al., 2003; Kouassi et
al., 2010). La durée d ncubation des ufs est de 30 ± 1 jour.

Figure 3: Archachatina ventricosa

[Link]- Archachatina marginata (Swaison, 1821)


Archachatina marginata est originaire de la ceinture forestière pluviale africaine, du sud du
Nigeria au Congo. Mais on le trouve maintenant dans d autres régions de la zone forestière
africaine. Sa coquille présente de nombreuses stries verticales, des lignes en zigzag et des
tâches brun-noisettes à brun-pâles. Archachatina marginata est un gros escargot, atteignant
généralement une longueur de 20 cm et un poids de 500 g (Cobbinah et al., 2008). La
coquille est bien moins pointue que espèce Achatina, sa rondeur étant particulièrement
accentuée chez les jeunes escargots. Les stries sur la coquille donnent une apparence de

5
texture "tissée". C est une espèce essentiellement terrestre qui existe sous deux formes: la
chair pigmentée noir et la chair pigmentée blanc. Les populations préfèrent consommer ceux
dont la chair présente une coloration foncée, basé sur croyance qu elles sont plus savoureuses
et qu l y a quelque chose d ndésirable ou capricieuse au sujet de ceux à chair blanche
(Mandangi, 2010). Elle s apparente à espèce Achatina achatina (gros-rouge) par
ornementation de sa coquille et à espèce Archachatina ventricosa (gros-noir) par la
pigmentation de sa sole pédieuse. La coquille présente un apex arrondi de couleur rose clair.
Celle-ci présente un enroulement spiral dextre c'est-à-dire dans le sens de aiguille d une
montre. Archachatina marginata est espèce d escargot qui prédomine sur les marchés
béninois. Elle a une performance zootechnique remarquable. Elle peut pondre 5 à 12 ufs de
15 à 20 mm de longueur et de 13 à 17 mm de largeur, 6 à 18 fois au cours de la même année
(Kouassi, 2008). Son Poids vif adulte, peut atteindre 500g (Cobbinah et al., 2008). La durée
d ncubation varie entre 25 et 35 jours.

Figure 4: Archachatina marginata

6
2.2.3- Le genre Burtoa et Limicolaria
Les escargots du genre Burtoa (figure 5) sont de gabarit très important plus grand que les
Achatina et Archachatine. Quant aux espèces du genre Limicoaria, ils sont d un gabarit
moins imposant, plus petit que A. fulica. Les espèces les plus connues sont Limicolaria
flammea et martensiana.

Figure 5: Burtoa nilotica (Pfeiffer, 1861)

Figure 6: Limicolaria flammea (Müller, 1774)

2-3- Caractéristiques biologiques de escargot africain


2.3.1- Anatomie
L escargot est un mollusque dont la coquille univalve a généralement un enroulement dextre
(enroulement dans le sens de aiguille d une montre). Cependant, un enroulement senestre
(enroulement dans le sens de aiguille d une montre) est observé chez certains
Archachatines (A. ventricosa). Cette coquille est sécrétée par le manteau, abrite en
permanence les organes vitaux. La tête porte une paire de grands tentacules oculaires et une
paire de petits tentacules tactiles et gustatifs sous laquelle s ouvre la bouche. L orifice génital
est situé à la base de la tête (côté droit) la coquille composé de carbonate de calcium s enroule
autour d un axe, la columelle. En partant de extrémité apicale de la coquille espace

7
tubulaire est occupée par la glande digestive. L ovotestis lieu de naissance des ovules et
spermatozoïdes est situé contre la columelle. Les voies génitales mâles et femelles s enroulent
autour de la columelle alors que estomac et ntestin s nsèrent dans la portion distale de
la glande digestive. Le rein unique s étale dans la portion distale de la spire coquillière. Le
c ur simple constitué d une oreillette et ventricule est situé à ntermédiaire du rein et de la
glande digestive. La partie distale de la spire coquillière est dévolu à la appareil respiratoire
simple cavité tapissé de vaisseaux qui communique avec extérieur par le pneumostome.
2.3.2- Reproduction
L escargot est un animal ovipare et hermaphrodite, c est-à-dire mâle et femelle à la fois.
Cependant, dans une même lignée de cellules souches d ovotestis, les spermatogonies
évoluent rapidement en spermatozoïdes par rapport aux ovogonies qui donneront
tardivement des ovocytes. Il s agit d un hermaphrodisme protandre (Stievenart et
Hardouin, 1990; Otchoumou, 2005). Toutefois pour se reproduire, accouplement est
nécessaire bien qu l soit hermaphrodite. On parle de fécondation croisée (Stievenart et
Hardouin, 1990; Codjia et Noumonvi, 2002). Les escargots s accouplent et échangent les
spermatozoïdes. Ceux-ci sont stockés dans le réceptacle séminal jusqu au moment où les
ovules arrivent à maturité (Stievenart et Hardouin, 1990). Pendant accouplement, le pénis
de chaque partenaire va pénétrer dans le vagin de autre et y introduire un filament chitineux
(spermatophore) contenant les spermatozoïdes qui vont ensuite gagner le réceptacle séminal.
Après accouplement qui peut durer plusieurs heures (10 à 12 heures), la glande
hermaphrodite va peu à peu se modifier (Aubert, 1992; Chevalier, 1992). La fécondation
de ovule survient probablement au niveau de extrémité distale du canal hermaphrodite
considérée comme zone de fécondation. Après cette fécondation, le zygote est enveloppé
d une masse d albumen et doit traverser oviducte puis utérus pour y recevoir les couches
successives de la coquille d uf. L ncubation (période qui sépare la fin de la ponte du début
de éclosion) variable suivant les espèces et les conditions climatiques (10 à 32 jours), se
passe sans intervention de escargot ayant pondu (Aubert, 1992). Les jeunes escargots de
taille variable selon les espèces et selon la taille des ufs, demeurent quelques jours (2 à 5)
dans leur nid avant de sortir à la surface.

8
CHAPITRE 2: SITE, BÂTIMENT ET MATÉRIEL D ELEVAGE

I- Choix du site
Pour choisir un site convenable pour élevage des escargots, il faut tenir compte des
facteurs suivants:
- micro (climat) humide
- les caractéristiques du sol (sol calcaire)
- la disponibilité de eau (présence d un point d eau en permanence)
- sécurité, protection des escargots contre les maladies, les prédateurs et les braconniers
- disponibilité des matériaux locaux
- site non inondable et au sol non salin.

II- Bâtiment
Le rôle du bâtiment est de protéger les escargots du soleil, des fortes chaleurs, des courants
d'air violents, des voleurs et des prédateurs (musaraigne, serpent, mangoustes etc ). Le
bâtiment pour escargots peut prendre la forme classique d un poulailler tel qu l est
recommandé en climat tropical. Dans ce cas, on peut facilement monter un bâtiment
d'escargot avec les matériaux locaux disponibles. Les escargots sont des animaux à sang
froid; aussi préfèrent-ils les températures modérées et une forte humidité. Lors de la
construction d'un abri pour les escargots, il faut veiller à ce qu'il favorise une certaine fraîcheur
et humidité (plantation d'arbres, choix raisonné des matériaux pour les murs et la toiture). Les
matériaux locaux comme la terre de barre, le rotin, le bambou, les poteaux en bois, les
couvertures en chaume, en palme ou en feuilles de cocotier répondent bien aux exigences de
escargot. Le bâtiment doit être orienté de manière à éviter les grands vents. Toutefois,
élevage ne se fait pas forcement dans un bâtiment, il peut se faire dans un enclos garni d un
couvert végétal ou dans des escargotières installés sous ombrage (figure 7).

III- Matériel
3.1- Substrat d ncubation
Le substrat d ncubation est le substrat dans lequel les ufs seront enfouis jusqu à leur
éclosion. Le substrat va assurer la protection de ces ufs contre la déshydration et leur
protection contre les nuisibles. Tous les matériaux susceptibles d assurer une bonne aération
et de préserver longtemps humidité, pourront être utilisés pour . Ainsi,
on peut utiliser de la bourre de noix de coco (figure 8) et du terreau pour incuber les ufs
d escargots. Ces substrats pouvant renfermer des parasites capables de s attaquer aux ufs
doivent être désinfectés avant utilisation. Le terreau peut être désinfecté par simple

9
Figure 7 : Hangar en matériaux locaux abritant des escargotières

Figure 8: Bourre de noix de coco, tion

10
chauffage dans une bassine en aluminium. Quant à la bourre de noix de coco, il peut être
désinfecté par simple trempage dans de eau bouillante pendant 5 à 10 min.

3.2- Bac d ncubation


Bac en polystyrène (figure 10) ou caisse en bois à base drainant, dans lequel sera disposé un
substrat d épaisseur variant entre 4 et 6 cm contenant les ufs. Le bac doit être muni de
couvercle perforé pour empêcher les naissains une fois éclos, de s enfuir.

Figure 10

3.3- Bacs de nurserie


Bacs en plastique ou caisse en bois (figure 11a 11b) dans lesquels sont élevés les naissains de
munis de couverture de type grillagé ou moustiquaire
sont disposés sur des étagères dans un bâtiment (nurserie
intempéries (soleil, vents, fortes pluies).

Couverture en moustiquaire

Bac en plastique

Figure 11a: Bacs de nursérie en plastique disposés sur étagère


11
Figure 11b: Bac de nurserie en bois

3.4- Substrat d élevage


Le substrat d élevage est la litière sur laquelle vont vivre les animaux. Ce substrat doit être
riche en calcium et en matières organiques. Il doit être meuble pour facilité enfouissement
des animaux. Il peut être constitué à partir de terreau amendé en calcium.

3.5- Escargotières
Les escargotières sont des enclos de 2 m de long et de 1m à 2m de large comporte 4 murets
en brique de terre ou de ciment s élevant à 50 cm de hauteur à partir du sol. Elles sont
recouvertes d un grillage constituant un dispositif anti-fuite pour les animaux. Leur fond est
recouvert de 40 cm de litière meuble sur lequel repose une couche de feuilles de tecks ou de
cacaoyer (figure 12).

Figure 12: Escargotière


3.6- Aliment

des escargots avec un régime concentré


complet et équilibré (Figure 13). concentré devra être suplémenté de feuillles
fraîches de végétaux et de fruit riche en eau (Figure 14).

12
Figure 13: Aliment concentré pour escargot

a) Feuille de papayer (Carica papaya) b) Laportea aestuens

b) Feuille de taro (Colocasia esculenta) c) Phaulopsis falcisepala

d) Patate douce (Ipomoea batatas) e) Lactuca sativa (Laitue)

Figure 14: Quelques plantes consommées par les escargots


13
3.7- Outils et autre matériel
Outre les habituels outils de jardinage (pelle, binette, râteau, cisaille, balai), il est nécessaire
de disposer du matériel suivant:

- une petite balance pour peser les escargots et la nourriture ;


- un mètre à ruban pour mesurer les parcs et les escargots ;
- un transplantoir, pour creuser et nettoyer le sol des enclos ;
- un réservoir d eau et un arrosoir pour maintenir le sol humide et remplir les abreuvoirs
- des abreuvoirs et mangeoires ;
- et, très important : un bloc-note pour consigner correctement les intrants employés
(travail, matériaux et nourriture notamment) ainsi que les résultats de élevage.

CHAPITRE III: FACTEURS IMPORTANTS POUR LA PRODUCTION

I- Substrat
Le sol est une donnée essentielle de habitat des escargots. Sa composition, sa teneur en eau
et sa texture sont des critères à étudier de près. La coquille d escargot est principalement
constituée de calcium dérivé du sol et de la nourriture. C est surtout dans le sol que les
escargots trouvent eau dont ils ont besoin.
- Ils creusent le sol pour y déposer leurs ufs et pour se reposer pendant les heures chaudes
de la journée.
Pour toutes ces raisons, il est essentiel que le sol soit léger et qu l ait une forte teneur en
calcium et en eau.
- Les sols lourds et argileux qui se gorgent d eau à la saison des pluies et qui deviennent
compacts à la saison sèche sont à éviter.
- Les sols très sablonneux ne sont pas souhaitables non plus car ils retiennent mal eau.
- Il faut éviter les sols acides car leur acidité pourrait interférer avec la croissance de la
coquille de escargot. Les sols trop acides peuvent éventuellement être neutralisés en
ajoutant de la chaux jusqu à obtention d un pH = 7.
- Les sols riches en matières organiques sont bénéfiques à la croissance et au développement
des escargots. D une manière générale, si un sol est bon pour la croissance du taro, des
tomates et des légumes-feuilles, il convient aussi à élevage d escargots. En élevage intensif
le sol pauvre en calcium, peut être amendé en cet élément par addition de la poudre de coquille
d escargot (10%), de la poudre de coquilles d huîtres (20%), de la poudre de coquille d ufs
bien broyés (20%) ou du carbonate de calcium industriel (mikhart). Le sol peut être une porte

14
d entrée idéale pour les parasites et les agents infectieux. Il peut être infesté de mucus et
d excréments et peut être objet de transformations chimiques. C est pourquoi il est conseillé
de renouveler le sol au fond des escargotières tous les trois mois et après un cycle de
production. Le sol avant d être disposé dans les escargotières doit être désinfecté. La
désinfection peut se faire par simple chauffage. Il ne sera mis dans le parc qu après
refroidissement à air libre. Avant d y amener les escargots, le sol doit être retourné pour être
ameubli. Les escargots ont besoin d évoluer dans un environnement humide mais non
trempé. Bien que humidité soit indispensable pour les escargots, il faut drainer les sols
détrempés. De même, eau de pluie doit s écouler rapidement. Les escargots respirent et
peuvent se noyer dans un environnement trop imbibé d eau. Un taux d humidité du sol de
80% est une bonne chose. Pendant les heures d obscurité, un taux d humidité de air de plus
de 80 °C favorisera activité et la croissance des escargots.

II- Température et humidité relative de air


Les escargots préfèrent une humidité relative de air de air de 80 à 90%. Ils sont actifs
durant les périodes humides du jour (aurore et crépuscule) et pendant la nuit. En dehors de
ces périodes ils se cachent sous la végétation naturelle ou matériaux servant d abris. Ainsi,
Le sol devra être recouvert de feuilles de tecks ou de cacaoyer, afin de permettre aux animaux
de s abriter aux heures chaudes de la journée mais surtout pour conserver longtemps
humidité du sol. Les escargots sont poïkilothermes. Leur fonction physiologique est
influencée, par la température du milieu extérieur et même détérioré quand les conditions de
vie deviennent défavorables. Des températures supérieures à 35°C et des humidités relatives
de air inférieur à 65% inhibent activité journalière des achatinidés et par conséquent la
reproduction et la croissance.
Pour garantir humidité du sol, celui-ci doit être quotidiennement arrosé matin, midi et soir

en raison de 2 litres d eau propre par arrosage et par m2.

III- Air
Les escargots respirent air cependant, leur tégument n aime pas la déshydratation. Il faut
donc une aération suffisante et éviter les vents et forts courants d air.

IV- Photopériode
Le biotope de l'escargot géant africain varie selon l'espèce, du sous-bois des forêts humides
aux zones de transition forêt-savane et savanes boisées. L'escargot géant africain vit
naturellement en région péri équatoriale où le cycle jour-nuit s'éloigne peu de 12 heures/ 12
heures. Dans ces régions, il est conseillé soit d'implanter l'escargotière sous d'anciennes
plantations ou tout autre couvert végétal, soit de l'abriter sous ombrage.
15
V- Aliment
En élevage, alimentation est d une importance capitale. En effet, la formation de uf et de
ses enveloppes, les croissances pondérale et coquillière sont étroitement liées à la teneur de
certains nutriments comme les protéines et le calcium.
Dans son milieux naturel, l'escargot géant africain est végétarien, et il apprécie:
- les feuilles de taro (Xanthosoma malaffa), de patate douce (Ipomoea batatos) de
manioc (Manihot esculensis) de laitues (Lactuca taraxacifolia, Lactuca sativa), de choux
(Brassica oléracea), de papayer (Carica papaya)...,
- de même que plusieurs fruits [noix de palme (Elaeis guineensis), papaye (Carica
papaya), banane (Musa sapientum), avocat (Persea gratissima), concombre (Cucumis
sativus).
- Et des racines (carottes, manioc igname).
Quelle que soit l'espèce, la croissance de l'escargot géant africain est rapide lors de sa
première année de vie. Ses besoins en minéraux sont énormes vu la quantité de coquille à
produire en très peu de temps. Ainsi, chez l'adulte Achatina achatina, la coquille intervient
pour un tiers dans le poids total de l'escargot (Hodasi, 1979). Les aliments contenant des
feuilles velues ou cireuses sont à éviter. De nombreuses observations scientifiques décernent
le prix d excellence aux feuilles de papayer, au fruit et à son épluchure. Pour un développement
optimal, alimentation doit contenir 20% de protéines dans sa matière sèche. Les feuilles de
papayer, le fruit et son épluchure sont une bonne source de protéines crues. Pour une
croissance forte et un bon développement de la coquille, il convient de compléter
alimentation avec du calcium en poudre, à hauteur de 15 à 20% de la matière sèche, sous
forme de coquilles d uf par exemple, de chaux, de cendres, de coquilles d huîtres (broyées)
ou de farine d os. Le calcium fourni par la coquille d huître broyée est le meilleur. Si on
donne une quantité de calcium supérieure à 20% de la matière alimentaire sèche, on obtiendra
des coquilles plus épaisses mais pas plus de chair. Un aliment composé sous forme de poudre
est convenable pour la bonne croissance et la bonne reproduction des escargots.

VI- Densité de peuplement


La densité animale est un facteur écologique influençant de façon considérable la
reproduction et la croissance des Achatinidés. Les faibles densités animales sont favorables à
la reproduction et à la croissance tandis que les fortes densités les inhibent. Toujours est-il que
effet néfaste d une densité trop élevé se traduit par une prise de poids des animaux sans
accroissement de la coquille.

16
CHAPITRE IV: CONCEPTION ET REALISATION D UN ELEVAGE

Deux systèmes d élevage sont préconisés:

- Le 1er est réalisé dans des enclos à ciel ouvert avec un sol garni d espèce végétale
appréciée par les escargots (escargot au pâturage)

- Le 2ième s effectue dans des fosses peu profondes ou des escargotières garnies de substrat
sur lequel vivent les escargots à une densité adaptée.

I- Elevage des escargots au pâturage


Dans ce système d élevage, les escargots sont élevés dans un enclos. Ce système comporte
au départ un ou des enclos de 5 x 5 m pour les géniteurs. Puis des enclos supplémentaires
sont créés, jouxtant le premier: ils permettent la sélection des sujets de réforme, et
d'engraissement.
L'enclos comporte une enceinte enterrée à 40 cm de profondeur et d une hauteur au dessus
du sol de 1 mètre. Elle se compose d'une double paroi. La partie extérieure est réalisée avec
un treillis qui barre l'accès aux prédateurs de grande taille (rat, souris). I 'autre paroi, attachée
à la face intérieure du grillage précédent, est un treillis à mailles beaucoup plus petites qui
est destiné à confiner les escargots dans l'enclos et à repousser tous les autres animaux de
très petite taille. Il n'est pas indispensable que cette paroi intérieure soit ajourée: des bambous.
Les bords supérieurs des grillages de la clôture sont repliés vers ntérieur, constituant ainsi
un dispositif anti-fuite pour les animaux. Cela entraîne le retour des escargots dans l enclos
par chute sur le tapis végétal bas bordant la clôture. On y installe des espèces végétales érigées
de grande taille (hauteur de I à 3 m) et un tapis d'espèces plus basses non rampantes (35 à 50
cm de hauteur) tel que le taro, la laitue, Aportea aestuans... On conseille d'implanter des
bananiers et des papayers tout autour de l'enclos de manière à bénéficier de leur ombre
projetée sur l'escargotière et à pouvoir de temps à autre distribuer aux escargots des fruits et
des feuilles cueillis et coupés. La végétation du parc procure aux escargots un microclimat
humide en dehors des heures d'ensoleillement et un abri efficace durant les heures chaudes de
la journée. Il n'est donc pas indispensable d'arroser quotidiennement le parc, sauf pendant les
premières semaines suivant l'introduction des géniteurs et lorsque les pluies naturelles ne
permettent pas une croissance végétale adaptée à la demande des escargots (alimentation, abri
et protection). La charge initiale conseillée est d'un géniteur par mètre carré. Il faut éviter de
déposer les escargots près de la clôture. L'adaptation des escargots à leur nouveau milieu de
vie dure environ deux semaines au cours desquelles, à chaque coucher de soleil, l'exploitant
procédera à un arrosage léger de l'enclos et sera attentif à replacer sous ombrage les escargots

17
qui ne s'abriteraient pas pendant la journée. Ensuite, IL visitera ses parcs chaque jour au
moment du coucher du soleil, lorsque les escargots géants africains commencent à être actifs.
Dès que la population de géniteurs commence à pondre, on pensera à créer un second enclos
de manière à permettre aux individus qui naîtront de vivre sans la compétition avec les adultes
qui seront transférés dans le nouveau parc.
Avantages et inconvénients
Dans un élevage extensif avec un enclos de pâturage, les escargots évoluent dans un habitat
quasi-naturel. Ils s abritent sous la végétation ou dans le sol pendant la journée et sortent la
nuit pour se nourrir. Un enclos de pâturage clôturé simplement est relativement facile à
construire et peu coûteux. La gestion du parc se limite à replanter des plantes de temps en
temps. Si la végétation est saine, il ne sera pas nécessaire d'apporter de la nourriture
supplémentaire aux escargots. Un parc complètement fermé et couvert est bien entendu plus
cher à construire, en particulier s l est équipé d'un tablier en ciment et d'un système de
drainage. D une manière ou d une autre, il faut vous assurer que vous avez le droit de disposer
du terrain car la construction d un tel enclos est un investissement important, surtout
lorsqu on choisit de le clôturer et de le couvrir complètement. L enclos de pâturage comporte
divers inconvénients :
- cela demande plus de terrain que les autres types d élevage.
-Il est difficile de repérer et de protéger les oeufs et les petits escargots.
- Cela peut entraîner une mauvaise gestion des maladies et une mortalité plus élevée
que dans les autres systèmes de production.
- Il est difficile de suivre l évolution des escargots et, par conséquent, de noter
effectivement les intrants et résultats.
- Les enclos à ciel ouvert sont plus exposés aux prédateurs et aux braconniers.

II- Fosses à escargot et escargotière surélevé au dessus du sol


2.1- Fosses à escargot
2.1.1- Description

Les fosses sont constituées de parcs à escargots juxtaposés de 0,6 × 0,6 à 1 × 1 m chacun,
creusés dans le sol (qui doit alors être très bien drainé) ou élevés à 40-50 cm au-dessus du
sol. Dans les deux cas, les parois extérieurs et les compartiments intérieurs sont montés avec
des parpaings en ciment ou avec des briques. Les fosses sont remplies d une couche de 10 à
15 cm de bonne terre. Elles sont fermées par un châssis en bois ou métallique, recouvert d un
grillage et d un filet en nylon et équipé de cadenas pour décourager les braconniers. Bien
entendu, il faut aussi protéger les parcs de la chaleur torride du soleil et des pluies fortes.

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On peut fournir un abri aux escargots en déposant des feuilles de cacaoyers sèches
dans les fosses.
2.1.2- Application et usage
Les fosses conviennent bien aux types d élevage semi-intensif et intensif. Ils peuvent servir
de couveuse, de nurserie ou de parc d engraissement, la quantité d escargots parqués
dépendant de la taille de ceux-ci à chaque stade. On peut déplacer les escargots d un parc à
autre en fonction du cycle de croissance.
2.1.3- Avantages et inconvénients
Le principal avantage des fosses, enterrées ou surélevées, est que la manipulation des
escargots est facile. Il est aisé de déplacer les escargots à mesure qu'ils croissent et de les
localiser pour les nourrir, les traiter, les sélectionner et finalement les vendre ou les
consommer. Les principaux inconvénients des fosses en sont les coûts à la construction tout
particulièrement pour les parcs surélevés, et le fait que l'éleveur doit se courber ou se mettre
à genou pour s occuper des escargots.

2.2- Escargotière surélevé au dessus du sol


Ce modèle d'exploitation d'escargot géant africain à été proposé en Côte d'Ivoire par la
S.O.D.E.P.R.A. pour l'espèce Achatina achatina. Les escargotières de 10 m de long et de
1m à 2m de large comporte 4 murets en brique de terre ou de ciment s élevant à 50 cm de
hauteur à partir du sol. Elles sont recouvertes d un grillage moustiquaire en nylon
en métal inoxydable. Le sol de ces enclos est garnit de 10 à 15 cm de
sol meuble sur lequel repose une couche de feuilles sèches de tecks ou de cacaoyers. Un
dispositif constitué par un treillis à petite maille est enfoui à la base des murets et barre
accès aux prédateurs souterrains. Dans les escargotières, sont disposés à même le sol des
abreuvoirs et des mangeoires. Ces escargotières accueillent les géniteurs à raison de 20 à 25

escargots/ m2. Elles sont implantées sous ombrage. Les escargotières sont installées de 0,5 à
0,8 m les unes des autres permettant ainsi la libre circulation de achatiniculteur.

Avantages et inconvénients
Tout comme les fosses, les escargotières montées au dessus du sol conviennent bien aux
types d élevage semi-intensif et intensif.
Il permette de contrôler les pontes et les éclosions. On peut déplacer les escargots d un parc à
autre en fonction du cycle de croissance. Le travail de éleveur est facilité avec ces
escargotières. Il peut facilement avoir accès aux animaux et à leurs ufs. La distribution de
aliment et arrosage est plus facile. Cependant la mise en place est onéreuse.
19
CHAPITRE V: CONDUITE D ELEVAGE
I- Traitement du substrat d élevage
Le substrat (surtout celui de la nursérie) peut être constitué de terreau prélevé sous une forêt,
une jachère à une profondeur de 0 à 10 cm ou du compost. Le sol est chauffé pendant 20
minutes dans une grande bassine en aluminium. Le chauffage permet de débarrasser le
terreau des ufs d nsectes pouvant s attaquer aux escargots. Après refroidissement le sol
est débarrassé des morceaux de bois et des pierres. Il est ensuite amendé en calcium soit avec
de la poudre de coquille d huîtres (figure 13), de la poudre de coquille d escargot, de la
poudre de coquille d uf soit avec du mikhart (carbonate de calcium industriel). Après
amendement, il est ensuite mis au fond des escargotières à une hauteur de 10 à 15 cm au
dessus du sol. On le recouvre ensuite de feuilles sèches (feuilles de cacaoyer ou de tecks)
servant d abris aux animaux. Ce substrat est légèrement arrosé quotidiennement tôt le matin
et dans la soirée à la tombée du soleil à raison de 1 à 2 litres d eau /m2.

II- Choix des reproducteurs


Pour un élevage sain, il faut démarrer avec des individus sains et adultes. Il est recommandé
d avoir comme population génitrice de base, des escargots ayant atteint la maturité sexuelle
et pesant au moins 100 à 125 g. Il faut éviter de se procurer des reproducteurs en fin de
"carrière" que l'exploitant nourrira contre une production très faible.
L élevage devrait commencer de préférence en début de saison humide car c est le moment
où les escargots commencent normalement à se reproduire.
Les reproducteurs pourront avoir deux origines.

2.1- Reproducteurs capturés dans la nature


Lors de la capture des escargots géants africains sauvages, il faut veiller à ne retenir que les
individus qui ont un bon état d'embonpoint et, s'il s'agit d'escargots encore en croissance,
s'assurer que les sujets ne présentent pas d'anomalies coquillières graves (traces de
réparations répétées de fractures coquillières proches de la lèvre coquillière, érosion
importante de la cuticule coquillière...). L'état d'embonpoint d'un escargot géant africain peut
être caractérisé par le rapport volume des chairs / volume intracoquillier. Estivant ou pas, un
escargot rétracté dans sa coquille à un tel point qu'on peut voir la nacre tapissant l'intérieur de
la spirale coquillière n'offre pas toutes les garanties de survie lors de l'adaptation à ses
nouvelles conditions de vie dans l'élevage. Par contre, un escargot actif présente un
péristome bordant parfaitement la lèvre coquillière. Chez un escargot géant africain qui a eu
une croissance normale, la part pondérale de la coquille dans le poids vif n'est pas excessive.

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Pour les Achatinidae de grand gabarit (Achatina achatina et Archachatina marginata), elle
oscille autour de 33% chez l'adulte dont la longueur de coquille atteint 12cm. Il faut éviter tous
actes brutaux qui entraîne les brisures de coquilles et les traumatismes. Il faut introduire les
animaux dans les escargotières et les arroser légèrement avant le levé du jour.

2.2- Reproducteurs issus d élevage


Une fois l'élevage bien lancé, les éleveurs pourront sélectionner les géniteurs à partir de leur
propre population d'escargots. Les reproducteurs doivent être sélectionnés pendant la période
humide précédant estivation, en fonction des critères suivants:
- Fécondité (nombre d ufs escomptés sur la base des pontes antérieures)
- Taux d éclosion (taux d ufs susceptibles d éclore sur le nombre total d ufs pondus)
- Taux de survie (pourcentage d escargots susceptibles de survivre après l'éclosion)
- Vitesse de croissance de croissance
- Solidité de la coquille

NB- Il est déconseillé de se procurer les escargots reproducteurs sur les marchés locaux où
l'on met en vente des individus sauvages capturés qui ont subi l'agression d'un confinement
traumatique, surchauffé, inadapté à la nature même de l'animal qui, s'il survit, mettra
probablement plusieurs semaines à s'en remettre et ne sera peut-être plus capable de vaincre
l'obstacle de l'adaptation à son nouveau milieu de vie. De plus, L'exploitant a intérêt à
connaître le mode de vie et les habitudes de l'espèce d'escargot géant africain qu'il tentera
d'élever. En effet, la littérature ne décrit pas les particularités propres à chacune des
nombreuses espèces et sous-espèces d'escargots géants africains et seule l'observation directe
des escargots dans leur habitat naturel est d'une grande richesse pour le futur éleveur.

III- Alimentation, abreuvement et arrosage


En élevage rationnel aliment vert présente plusieurs inconvénients:
- il est de grande quantité
- la distribution n est pas aisée
- il donne des fèces volumineuses collante et difficile à enlever.
- se décompose relativement vite
Il est conseillé d alimenter les animaux au concentré suplémenté de fourrages verts.
L approvisionnement se fait après le coucher du soleil. Tous les matins les
sont retirés des escargotières puis les abreuvoirs purgés. Les mangeoires et les abreuvoirs sont
correctement nettoyés et séchés avant de resservir aliment et eau.

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Les rations en fonction du cycle d évolution se présentent comme suit:

Eau d arrosage et de
Age Quantité aliments consommation

1 à 1,5 g/j/escargot Aliment 1 à 2 litres /m2/jour


1j à 3 mois naissains

Aliment 2 à 3 litres /m2/jour


3 mois à 6 mois 1,5 à 2g/j/escargot engrais

2 g/j/escargot
6 mois à 10 mois Aliment 4 litres/m2/jour
engrais

10 mois à 18 mois 2,5 g/j/escargot Aliment 4 litres /m2 / jour


engrais

Reproducteurs 2,5 g/j/escargot Aliment 4 litres /m2 / jour


reproducteur

IV- Collecte et incubation des oeufs


Les escargots sélectionnés pour la reproduction sont élevés dans des escargotières à la densité

de 15 à 25 géniteurs au m2.
On peut laisser les escargots pondre dans les escargotières et transférer les ufs qu on collecte
à aide d une cuillère en plastique dans des bacs incubateurs munis de substrats. Ces ufs
sont déposés sur une couche de litière humide de 2cm d épaisseur et recouvert par une autre
couche de 2 à 4 cm d épaisseur disposé dans un bac muni de couvercle. Les premiers éclos
doivent être retirés des bacs pour éviter qu s s attaquent aux ufs non encore éclos. Cela
nécessite une grande attention de éleveur car les ufs peuvent être endommagés lors de
la collecte et du transfère. Aussi, une incubation mal faite entraîne des faible taux d éclosion.
C est pourquoi certains éleveurs laissent les ufs au lieu où ils ont été enfouis et une à deux
semaines après éclosion ils collectent les naissains pour les repartir dans les escargotières
d engraissement. Après éclosion les naissains sont transférés en nurserie et y sont élévés
erie ils sont transférés en
engraissement où il seront élevés durant 14 à 24 mois.

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Les achatineaux ont besoin d un environnement humide. On les nourrira de feuilles tendres,
comme celles de papaye ou de taro et d un supplément de calcium, pour un bon développement
de la coquille. Il faudra aussi veiller à ce que le sol reste humide et que les petits aient de
à boire. Les parcs devront être munis d un grillage fin, métallique ou en nylon, pour éviter que
les petits escargots ne s échappent. Pour les escargots nouvellement éclos et les jeunes, la
densité peut tourner autour de 150 à 200 escargots/m2 .

V- Densité d élevage
Comme déjà évoqué ci-haut, la densité d élevage affecte la croissance et la capacité de
reproduction des escargots. Les individus de populations denses ont tendance à se développer
lentement, à rester relativement petits et à pondre moins de naissains, qui eux-mêmes
comporteront moins d ufs. Si les escargots sont très entassés, il se peut qu s ne se
reproduisent pas du tout. La bave accumulée empêche en effet la reproduction. Les autres
inconvénients d'une forte densité d élevage sont les taux élevés de parasites et la transmission
plus facile de maladies.

Les densités d élevage en fonction des cycles d évolution conseillées sont


200 individus/m2 (pour le genre Achatina) et 150 individus/m2
(pour le genre Archachatina)
Juvéniles de 3 mois à 6 mois d âge: 50 à 80 /m2
Adulte de 6 à 18 mois d âge: 25/m2

Reproducteurs: 20 à 25 individus/m2
En termes de poids d escargot, la densité recommandée est de 1 à 1,5 kg par m2 .

23
CHAPITRE VI: PREDATEURS, PARASITES ET MALADIES
Pour minimiser les risques de mortalité, les éleveurs d escargots doivent essayer de maintenir
prédateurs, parasites et maladies à distance. Les escargots ont de nombreux prédateurs
naturels parmi tous les grands groupes de vertébrés mais aussi les escargots carnivores, les
crabes et même les papillons prédateurs. L homme constitue également un grand danger pour
les escargots vivant dans la nature. Suite à la pollution et à la destruction des habitats naturels,
certaines espèces d escargots ont recemment disparus. Quant aux escargots d élevage, ils sont
aussi une proie attirante pour les braconniers!

I- Prédateurs
Les prédateurs les plus courants dans les élevages sont les mulots, les rats et les musaraignes,
les grenouilles et crapauds, grives, corbeaux et oiseaux domestiques comme les canards et
les dindes, les lézards et serpents, coléoptères Drillidae et Carabidae, millepattes et
centipèdes. Les grenouilles cherchent uniquement à attraper les jeunes escargots alors que
les reptiles mangent des escargots de tout âge et même les ufs. Dans les zones où les oiseaux
prédateurs sont nombreux, il est nécessaire de placer des filets sur les parcs. Il peut aussi être
nécessaire de construire des murets autour des parcs pour se protéger d autres prédateurs.
Les murets doivent alors faire 15 à 30 cm de haut et être bien enfoncés dans le sol. La
nourriture non consommée doit être retirée quotidiennement pour ne pas attirer des
prédateurs comme les rats et mulots. Ceux-ci peuvent en effet décimer un élevage en quelques
jours.

II- Parasites
Des études réalisées au Ghana ont établi que le principal parasite pour les escargots était une
mouche: Alluaudihella flavicornis. Cette espèce appartient à la même famille que la mouche
commune et adulte ressemble à une simple mouche. A. flavicornis peut déposer 20 à 40 ufs
dans la coquille de escargot ou sur escargot. Les ufs éclosent en une semaine et les petits
vers, de couleur crème, commencent à se nourrir du tissu cellulaire de escargot. Ils
s'alimentent ainsi jusqu à réduire le corps de escargot en une masse putride. L adulte
émerge 10 jours après la période d ncubation. La meilleure protection contre ces mouches
consiste à couvrir le parc d un filet en nylon. On trouve parfois des ectoparasites sur les
escargots élevés dans des casiers. Il semblerait que ce soit des parasites secondaires, se
développant généralement sur des escargots inactifs. Certains nématodes sont connus pour

24
attaquer les espèces européennes d escargots comestibles. Cela ne semble cependant pas être
le cas pour [Link].

III- Maladies
On sait peu de choses sur les maladies qui affectent A. achatina en Afrique de Ouest. Mais
héliciculture gagnant en popularité, il est probable que de futures recherches seront menées
dans ce domaine. La principale maladie que l'on connaisse jusqu ci est une maladie fongique
qui se propage par contact physique lorsque les escargots lèchent la bave d autres escargots.
Les deux principales maladies affectant les espèces européennes touchent probablement
aussi les espèces africaines car les organismes qui en sont à origine sont présents dans
environnement naturel d A. achatina. La première de ces maladies a pour origine une
bactérie, Pseudomonas; elle provoque des infections intestinales pouvant se propager
rapidement au sein de populations d escargots denses. La seconde maladie est causée par le
fongus Fusarium, qui parasite les ufs d'Helix aspersa. Les ufs affectés prennent une
couleur marron rougeâtre et leur développement s arrête. Cette maladie s appelle
communément la aladie des ufs roses . Une bonne hygiène de base peut prévenir la
propagation des maladies. Il faut nettoyer les enclos régulièrement en retirant les excréments
et les reliquats de nourriture ainsi que toutes autres matières en décomposition qui pourraient
devenir un substrat pour des organismes pathogènes. Il est également conseillé de stériliser
à la vapeur ou par chauffage le sol des casiers à chaque préparation d un nouveau lot de
naissains (c est-à-dire quand les géniteurs sont déposés dans les
casiers pour y pondre).
Les maladies transmissibles par l'escargot géant africain
Cet escargot peut transmettre à Homme une méningite à éosinophiles par ntermédiaire
de Angiostrongylus cantonensis.
Caractéristiques: Nématode parasite du poumon chez le rat; les ufs éclosent dans les
poumons, les larves, dégluties, ingérées puis éliminées dans les selles, recherchent un
mollusque, hôte intermédiaire, à l'intérieur duquel elles se métamorphoseront en larves de
troisième stade.
Pathogénicité: L'infection peut être asymptomatique ou bénigne; provoque une méningite à
éosinophiles.
Mode de transmission: Principalement la consommation de mollusques (escargots,
limaces), de crevettes, de poissons ou de crabes terrestres cuits insuffisamment; les légumes
et fruits contaminés par de petits mollusques et escargots peuvent constituer une source
d'infection.

25
CHAPITRE VII: VALORISATION D UNE PRODUCTION D ESCARGOTS
GEANTS AFRICAINS

I- Consommation animale et humaine d'escargot géant africain

La coquille d'un escargot géant africain adulte actif et en pleine santé représente environ un
tiers de son poids vif. Comme toute coquille de mollusque, elle ne contient pour ainsi dire
pas d'eau et est presque exclusivement constituée de carbonate de calcium, cristallisé sous
forme de calcite et d'aragonite chez les escargots (Grasse et al., 1970).
Les études de composition chimique de la chair d'escargot géant africain ont porté
essentiellement sur la matière sèche. On trouve peu, voire pas de renseignements sur le taux
d'humidité de la chair fraîche d'escargot. Elmslie (19822) mentionne pour la chair d'escargot
(espèce non précisée) 80 à 84% d'humidité. Un rapport de Moore (1988) démontre que les
pieds d'escargots des espèces Helix aspersa , Helix pomatia et Achatina achatina possèdent
des qualités organoleptiques égales lorsqu'ils proviennent d'individus sacrifiés au gabarit
exigé par les habitudes alimentaires européennes (soit environ une dizaine de grammes de
poids vif). D'après Göhl (1985), Achatina fulica séchée présente un taux de protéines de 51g
pour 100g de matière sèche. Hodasi (1984), citant Graham, situe ce taux entre 37% et 51,
3% de protéines sur la matière sèche. Creswell et coll. (1981) ont trouvé 60,9% de protéines
dans la matière sèche de Achatina fulica ébouillantée et décoquillée. Malgré la diversité des
chiffres, les auteurs s'accordent pour affirmer que l'escargot géant africain constitue une
excellente source de protéines. Oracca-Tetteh, Mead et Kemmerer comparent sa qualité à
celle de l' uf entier de poule; l'éventail d'acides aminés est diffèrent avec moins de
méthionine, mais plus de lysine et d'arginine (Hodasi 1984). Les chairs d'escargots géants
africains sont aussi bien pourvues en fer (Ogbeide 1974), mais ce taux dépend du type de
sol où vit l'escargot (Graham 1978). Selon quelques nutritionnistes, l'intérêt majeur de
l'escargot réside dans la production locale d'une source très riche en lysine, souvent
déficitaire dans les rations en pays tropicaux.
Certaines populations d'Afrique de l'Ouest ont l'habitude de consommer l'escargot géant
africain cuit ou fumé accompagné de diverses sauces. Ogbeide (1974) a décrit quelques
tabous alimentaires de l'ouest du Nigéria dont, en l'occurrence, l'interdiction de consommer
de l'escargot pour les femmes enceintes.
L'utilisation d'escargots en alimentation animale est encore peu étudiée, même s'il s'agit là
peut-être d'une voie à retenir, notamment pour les monogastriques. L'équipe de Barcelo
(1988) aux Philippines a cependant montré que l'escargot aquatique Pila leopold villensis (ou
Ampullaria leopold villensis (Pilsbry et Becquaert 1927), lui aussi originaire d'Afrique,

26
convient très bien à l'alimentation de la volaille. En effet, les farines d'escargots comestibles
de grand gabarit sont, un excellent substitut aux farines importées de poisson ou de viande.
Produites sur place par les pays en voie de développement, elles peuvent représenter une
source non négligeable d'économie de devises. De plus, le développement de l'élevage
contrôlé des escargots consommés par les populations autochtones contribuera peut-être a
résoudre le problème de la diminution des effectifs sauvages menacés en Afrique de l'Ouest,
tout en accroissant les quantités disponibles sur le marché et en créant une source de revenus.
Comme pour le Pila, les informations sur la valeur alimentaire des Achatinidae en
alimentation animale proviennent du Sud-Est asiatique.
Vu la grande quantité de calcium contenue dans la coquille (Creswell et al., 1981) et la
part pondérale importante de cette dernière dans le poids total de l'escargot, il est
recommandable d'utiliser séparément les coquilles et les chairs d'escargot afin de mieux
respecter l'équilibre minéral de la ration et de disposer d'un aliment protéique comparable à
la farine de viande désossée ou de poisson. La séparation corps-coquille peut se faire
manuellement à chaud ou à froid.
Des chercheurs ont montré toutefois que la chair non bouillie ne permet pas une croissance
normale chez les poulets. Le mucus qui recouvre le corps de l'escargot frais n'est cependant
pas en cause puisque, même après simple lavage, la chair fraîche ne donne pas un aussi bon
résultat que la chair bouillie. Creswell et coll. (1981) estiment qu'ébouillanter les escargots
pendant 15 minutes dans l'eau salée détruit des substances inhibitrices de la croissance et
offre l'avantage de faciliter la séparation de la chair et de la coquille. Il ne reste plus alors qu'à
sécher les chairs et à les broyer pour obtenir un aliment pas trop odorant et convenant à la
production avicole. Il convient de noter que le séchage et le broyage ne peuvent être
envisagés que dans la mesure où ils n'engendrent pas une consommation excessive d'énergie.
Dans ses essais d'incorporation d'une farine de Achatina fulica cuit, décoquillé, séché et
broyé, à des rations de poules pondeuses et de poulets de chair, Creswell a atteint les taux
respectifs de 5% et 15% d'incorporation sans nuire aux performances de ses animaux.
Aucune donnée n'est disponible dans la littérature à propos d'essais similaires réalisés sur les
porcs. Néanmoins, si l'on admet qu'une farine d'engraissement pour porc contient 89% de
matière sèche dont 15% de protéines brutes (soit 133,5 g de protéine brute par kilo de farine)
et qu'un escargot géant africain adulte de 240 g de poids vif donne 160g de chairs contenant
70 à 80% d'humidité et 60% de protéine brute dans la matière sèche (soit de 28,8 g à 19,2 g
de protéines brutes par escargot), on pourra fournir un quart des protéines de la ration en
incorporant, pour obtenir un kilo d'aliment à 15% de protéines, un ou deux de ces escargots

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adultes à la ration locale de base plus pauvre en protéines, et trois quarts des protéines en
incorporant quatre à cinq de ces escargots adultes.

II- Autre voie possible de valorisation d'une production d'escargots géants africains
Il faut aussi signaler que l'industrie pharmaceutique occidentale utilise une enzyme, la ß-
glucuronidase présente dans dans la glande digestive des escargots terrestres (Helicidae,
Achatinidae) ou aquatiques (Ampullaria). Le mucus de l'escargot est utilisé en cosmétiques
notamment en Allemagne et en France, comme base de préparations pour la peau. Le mucus
déterge la peau, la rend douce et favorise l'élimination de la cellulite et des verrues (Zongo,
1995)
que les pommades, les crème, les savons pour protéger, cicatriser, réparer, hydrater, apporter

sont utilisés pour prévenir, soulager, et fait disparaitre les différents types de problèmes et
maladies cutanés
,psoriasis, eczéma, rides, taches brunes ,point noirs, couperose, cicatrices de brulure, coups
de soleils, etc.

CONCLUSION

L'élevage d'escargots géants africains ne représente pas une fantaisie de malacologiste; il


constitue une possibilité réelle de production de protéines animales par conversion de
biomasse végétale pour une utilisation par l'homme ou par les animaux. Cependant, tous les
paramètres de référence ne sont pas encore disponibles pour permettre le développement
d'un élevage d'escargots africains sur des bases scientifiques confirmées. Les connaissances
accumulées en matière d'héliciculture européenne fournissent néanmoins une base
extrêmement utile dont doivent s'inspirer ceux qui souhaitent participer à la mise au point
de cette zootechnie très particulière. Il s'agit là d'une voie de recherche pleine d'avenir dans
le nouveau domaine du mini-élevage.

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TRAVAUX DIRRIGES

Exercice 1
1- Définir les expressions suivantes:
- gastéropodes
-hermaphrodismes protandres
- pulmonés
2-Comment appelle-t-on organe masticateur de escargot
3-Comment appelle-t-on la glande hermaphrodite des escargots
4-Pourquoi dit-on de ovotestis une glande mixte
5-Quels rôles jouent les tentacules que porte escargot sur sa tête
6-Comment appelle-t-on organe dans lequel le sperme du partenaire sexuel est s t o c k é
après accouplement chez escargot?
7-Quel nom donne-t-on à ouverture de la coquille de escargot d où sort la tête?
8-Qu est-ce qu une coquille dextre
9-Qu est-ce qu une coquille senestre
10- Qu est ce que la columelle chez escargot
11-
12- Quels sont les critères d choix des reproducteurs en élevage achatinicole
13- Citer les différentes espèce

Exercice 2:
1- Quels sont les différents système proposés en achatiniculture?
2- Certains facteurs peuvent limiter la production des escargots, citer-les?
3-

4- achatinicole pour une bonne


productivité?
5-
nouvel élevage.
6- es
avantages peut on tirer de cette activité?

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Exercice 3
Un achatiniculteur dispose de 25000 escargots de 6 mois d âge à engraisser dans des
escargotières de longueur 2m, de hauteur 0,5m et de largeur 1m, à une densité de 25
escargots /m2.
Combien d escargotières lui faut-il à cet effet?
Exercice 4
Madame Assi dispose dans sa ferme, 100 escargots reproducteurs.
Combien percevra-t-elle par an après la vente des escargots produits à partir de ces 100
reproducteurs.
Données:
-Taux de ponte = 99 %
-Nombre de ponte/an = 1
-Nombre d ufs/ponte = 200

-Taux d éclosion = 90%


-Taux de mortalité avant 4 mois d âge = 20%
-Taux de mortalité après 4 mois d âge = 12%
-Poids vif de escargot à la vente = 400g
-Prix de vente du Kg de poids vif d escargot = 500f CFA

Exercice 5
Pour estimer la croissance pondérale de ces escargots, Mr Dago les pèse toutes les deux
semaines.
Le poids vif moyen des escargots en début d élevage est de 2 g. Après 4 mois d élevage les
escargots ont présenté un poids vif moyen de 50g puis après 12 mois un poids vif moyen de
120 g
1- Calculer le GMQ de ces animaux:
a- Entre 0 et 4 mois d élevage
b- entre 4 et 12 mois d élevage
2- Comparer ces GMQ, que peut-on en déduire.
L ndice de consommation des animaux étant de 0,1 entre 0 et 4 mois puis de 0,3 entre 4 et
12 mois,
Calculer la quantité moyenne d aliment ingérée journellement par escargot:
a)- entre 0 et 4mois
b) - entre 4 et 12 mois

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Exercice 6:
Un achatiniculteur veut produire 2000 escargots par ans
1- Calculez le nombre de reproducteurs
-le taux de ponte est de 70%
-le nombre de ponte /reproducteur /an est de 1,5
-le n
- et le t est de 80%
- le taux de martalité en nurserie est de 15%
- le taux de mortalité en engraissement de 10%
2-
adoptée est de 25 individus / m2

Exercice 7
Un achatiniculteur a produit au total de 4000 escargots Achatina achatina avec 100
reproducteurs d

sachant que:
Le taux de ponte a été de 80%

Le taux de mortalité en engraissement de 10%


Le nombre moyen annuel de ponte par reproducteur a été de 1,5.

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