Systèmes énergétique autonomes Chap. II: Energie éolienne Mm.
SERIR
Chapitre II :Energie éolienne
1. Introduction
La ressource éolienne provient du déplacement des masses d’air qui est dû
indirectement à l’ensoleillement de la terre. Par le réchauffement de certaines zones de la
planète et le refroidissement d’autres une différence de pression est créée et les masses d’air
sont en perpétuel déplacement . L’évolution de la technologie des aérogénérateurs a permis à
celle-ci de devenir ces dernières années une alternative aux sources traditionnelles.
2. Principe de fonctionnement de l’éolienne
Une éolienne est une installation qui convertit la puissance de vent en énergie
électrique, donc le maximum d'énergie émis ne dépend pas seulement de la machine mais
aussi des limites de la vitesse du vent. D'autre part, elles convertissent l'énergie éolienne en
énergie mécanique.
Turbine
Multiplicateur
Générateur
Réseau
Energie cinétique Energie Energie
du vent Mécanique Électrique
Figure 1. Conversion de l’énergie cinétique du vent en énergie électrique .
2.1. La transformation de l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique
La turbine éolienne capte l’énergie du vent et elle le transforme a une énergie
mécanique disponible sur son arbre qui la relie au multiplicateur de vitesse, mais ce n’est pas
tout l’énergie cinétique du vent qui sera transformé, car le coefficient de l’éolienne est
inférieur ou égale à 0.59, c’est à dire le rotor de l’éolienne ne produit que 59% de l’énergie
de vent capté.
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[Link] multiplication de la vitesse de rotation par la boite de vitesse
Pour produire plus d’électricité il faut augmenter la vitesse de rotation de la
génératrice, pour cela on aura besoin d’un multiplicateur de vitesse, qui est placé juste après la
turbine et avant la génératrice, mais l’inconvénient c’est que cette pièce mécanique est lourde
et chère, et elle a besoin d’entretien.
2.3. La génératrice
Elle est logée dans la nacelle de l’éolienne, et elle transforme l’énergie mécanique en
énergie électrique, elle peut être une machine synchrone, asynchrone ou même à courant
continue.
3. Composition de l’éolienne
Généralement l’éolienne est composée de :
Un mât : Qui soutient la nacelle. Plus le mat sera haut, plus le vent sera fort et régulier
ainsi les ingénieurs construisent des mats toujours plus grands afin d’augmenter le
rendement de l’éolienne. Un système d’orientation est fixé sur le mat, celui-ci fait
pivoter la nacelle et permet aux pales de l’éolienne de se retrouver face au vent.
Une nacelle : Elle se situe au-dessus du mat. Cette partie de l’éolienne abrite les
composants nécessaires à la transformation de l’énergie du vent en énergie électrique.
Un rotor : situé à l’avant de la [Link] est composé de plusieurs pales.
Pales : Les ingénieurs préfèrent construire des éoliennes à trois pales pour diverses
raisons .
Moyeu : C’est la pièce centrale sur laquelle les pales doivent tourner autour de son
axe.
Un frein : Situé lui aussi dans la nacelle : permet à l’éolienne de fonctionner en cas de
vitesses des vents trop importantes (maximum de 90km/h soit environ 30
tours/minutes) qui pourrait l’endommager ou la rendre incontrôlable en réduisant la
vitesse de rotation du premier rotor.
La génératrice : Transforme l’énergie mécanique de rotation du second rotor en
énergie électrique . La génératrice la plus souvent utilisé dans une éolienne est un
alternateur : il délivre une tension alternative lorsqu’il est mis en rotation.
Le système de régulation électrique : Ralenti le rotor du générateur en cas de
surrégime.
Le système d’orientation : Place la nacelle et donc les pales face au vent.
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L’armoire de couplage au réseau électrique : Rend compatible l’énergie produite
avec celle du réseau ce qui consiste à transformer la tension à une grande tension et la
réinjecte dans celui-ci.
Le multiplicateur .
L’anémomètre : instrument qui sert à indiquer la direction et la vitesse du vent ;
généralement placé au sommet de l’éolienne, l’anémomètre est directement relié à un
ordinateur qui va automatiquement faire pivoter le rotor pour placer les pales face au
vent.
Figure 2. Éléments constituants d’une éolienne .
4. Le coefficient de puissance
La puissance mécanique récupérée par une turbine éolienne peut s’écrire sous la forme :
1
Pt = . Cp (. ρ. π. R2p . Vv3
2
CP: Est le coefficient aérodynamique de puissance de la turbine C P(λ) c’est la caractéristique
propre de la turbine.
ρ : Est la masse volumique de l’air.
S : La surface balayée par la turbine.
VV: La vitesse du vent.
le coefficient de puissance (Cp) caractérise le niveau de rendement d'une turbine éolienne.
On peut le définir comme le rapport suivant :
𝑃𝑡
𝐶𝑝(λ) =
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡
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Il a été démontré par Betz que le pourcentage maximum théorique de la puissance du vent
qu’il est possible d’extraire est de 16/27, soit environ 59%.
La valeur du coefficient de puissance CP dépend de la vitesse de rotation de la turbine et de la
vitesse du vent. Elle peut avantageusement s’exprimer en fonction de la vitesse spécifique λ.
R. Ωt
λ=
Vvent
Calcul du coefficient de puissance d’un rotor
Le calcul du coefficient de puissance d’un rotor est basé sur sa géométrie et ses
dimensions, ainsi que sur des principes d’aérodynamique et de mécanique des fluides. On
représente le plus souvent le coefficient de puissance par une courbe à laquelle on réfère en
tant que courbe Cp. La figure suivante présente les courbes Cp typiques pour différents types
d’éoliennes.
La courbe Cp est donnée en fonction de la vitesse spécifique et non pas en fonction de la
vitesse du vent .
Figure 3. Courbes Cp de différents types d’éoliennes .
5. Régulation mécanique de la puissance d’une éolienne
L’objectif de cette régulation est double, d’une part de protéger l’éolienne par vent
fort et d’autre part de délimiter la puissance. En effet, la turbine éolienne est dimensionnée
pour fournir une puissance nominale Pn à une vitesse de vent nominale Vn, au-delà de cette
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vitesse les paramètres de la turbine doivent évoluer afin de fournir la puissance nominale et
de ne pas produire au-delà d’une vitesse maximale Vm qui pourrait endommager la turbine.
On peut définir quatre zones de fonctionnement :
• la zone I : le vent n’est pas suffisant pour faire fonctionner la turbine
• la zone II : la puissance fournie par l’arbre va dépendre de la vitesse du vent
• la zone III : la vitesse de rotation est maintenue constante par régulation de la vitesse et la
puissance P fournie reste égale à Pn
• la zone IV : dans laquelle le système de sûreté du fonctionnement arrête la rotation et le
transfert de l'énergie.
Figure 4. Caractéristique puissance-vitesse de vent d'une éolienne.
6. Types des éoliennes
6.1. L’éolienne à axe vertical
Tournent autour d'une tige positionnée verticalement, comme son nom l’indique, elles
sont comme avantage :
Fonctionnement à de faible vitesse de vent et pour n’importe quelle direction de vent.
Elle occupe moins d’espace que les éoliennes a axe horizontale.
On distingue deux types :
Eolienne à axe vertical de type 𝐃𝐚𝐫𝐫𝐢𝐞𝐮𝐬
Elle est caractérisée par un rotor forme cylindrique, tronconique, parabolique qui
tournent autour d’une tige fixe appelée stator à ailettes.
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Figure 5. Rotor a axe verticale de type Darrieus .
Cette structure présente plusieurs atouts :
Génératrice pouvant placée au sol .
Intégrable au bâtiment
Comme cette structure présente aussi des inconvénients :
Démarrage difficile par rapport à l' éolienne de type Savonius
Faible rendement
Rotor à axe vertical de types 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐧𝐢𝐮𝐬
Deux demi-cylindres placés en sens opposés sur un axe vertical forment des godets, le rotor
de 𝐒𝐚𝐯𝐨𝐧𝐢𝐮𝐬 dans sa forme la plus basique dessine un S. Le vent vient s’engouffrer tour à
tour dans ces godets, produisant ainsi la mise en rotation de l’axe afin de générer de
l’électricité. Techniquement parlant, son principe est basé sur un couple aérodynamique induit
par l’écoulement du flux d’air dans la structure créée par Savonius. Ce type d'éolienne peut
s'avérer utile pour capter des vents puissants.
Figure 6. Rotor a axe verticale de type 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐧𝐢𝐮𝐬 .
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Avantage
Pas de contraintes sur la direction du vent
Peu encombrante
Peu bruyante
Couple élevé au démarrage
Pas de contraintes sur la direction du vent
Esthétique
Inconvénients
Faible rendement
Masse non négligeable
Couple non constant.
6.2. L’éolienne à axe horizontale
L’éolienne horizontale est le modèle le plus répandu. Elle capte le vent grâce à des
pales assemblées en hélice de deux ou trois pales en générale. Ce système est réservé aux
éoliennes les plus puissantes, et elles sont type adaptée à l’implantation sur terrain.
Figure 7. Eolienne à axe horizontale.
Avantage
Bon rendement.
Elles sont mieux adaptées au secteur rural.
Elles sont plus solides.
Elles sont équipées d’un système qui permet de les orienter en fonction du
vent.
Inconvénients
Elles sont moins simples que les éoliennes à axe vertical.
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Elles sont moins sécuritaires pour les oiseaux car elles tournent à haute vitesse.
Elles font beaucoup de bruit.
7. Éolien à vitesse variable
Le générateur à vitesse variable permet de fonctionner pour une large gamme de
vents. En vitesse variable, on régule le système de façon à ce que pour chaque vitesse de vent,
l'éolienne fonctionne à puissance maximale. C'est ce qu'on appelle le Maximum Power Point
𝐓𝐫𝐚𝐜𝐤𝐢𝐧𝐠 .
Avantage de la vitesse variable
Une meilleure exploitation de l’énergie du vent.
La réduction des oscillations du couple et des efforts mécaniques.
Inconvénient de la vitesse variable
L'inconvénient principal du raccordement indirect au réseau est son coût.
Convertisseur de puissance complexe.
8. Éolien à vitesse fixe
Une éolienne à vitesse fixe désigne le fait que le rotor de celle-ci possède toujours La
même vitesse angulaire d'opération, peu importe la vitesse du vent. Cette. L’efficacité de la
turbine, représentée par le coefficient de puissance Cp, est Optimale uniquement pour une
vitesse de vent unique. À cause de la variabilité de la vitesse du vent, cette configuration
d'éolienne admet des fluctuations dans la puissance Électrique produite et ceci peut créer des
instabilités sur le réseau.
Les éoliennes à vitesse fixe possèdent tout de même quelques avantages, soit la Simplicité,
l'utilisation d'une technologie peu coûteuse et le faible besoin de maintenance.
9. Fonctionnement autonome
Le terme « Systèmes autonomes » regroupe tous les systèmes qui produisent leur
propre électricité à partir de sources d'énergies renouvelables. L'autonomie énergétique
garantit l'alimentation du système en période d'exploitation sans raccordement au réseau
électrique public. Les systèmes éoliens dans les applications isolées et autonomes sont
généralement conçus pour répondre à un besoin énergétique allant du simple éclairage à
l’électrification complète d’un village.
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10. Les différents types de machine
10.1. Machine synchrone à aimants permanents (MSAP)
La machine synchrone à aimants permanents est une solution très intéressante dans les
applications éoliennes isolées et autonomes elle est simple et présente un bon rendement. Et
nécessite pas une source d’alimentation pour le circuit d’excitation. Dans plusieurs éoliennes
de petite taille, les aimants tournent autour du stator alors situé au centre de la machine. Il est
possible d’immobiliser le rotor en présence de vents modérés de façon à réaliser la
maintenance de la turbine.
10.2. Machine synchrone à rotor bobiné
Ce type de machines fait appel, le plus souvent, à une excitation au niveau de
l’inducteur ce qui nécessite la présence d’une alimentation pour ce dernier. Par conséquent,
les sites isolés ne sont adaptés à ces génératrices qu’en présence d’une batterie ou d’une
source de tension indépendante.
10.3. Machines asynchrones a cage d’écureuil
La machine asynchrone à cage reste sans conteste celle qui est la plus largement
répandue pour des applications en conversion éolienne autonome ou isolée elle a l’avantage
d’être standardisé, fabriqué en grande quantité et dans une grande échelle de puissance, elle
aussi la moins exigeante en termes d’entretien .Cette dernière fournit de la puissance active
mais absorbe de la puissance réactive nécessaire à sa magnétisation donc elle est souvent
associé à une batterie de condensateurs de compensation.
Figure 8. Machine asynchrone auto-excitée avec une batterie de condensateurs.
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10.4. Machines asynchrones a doublé alimentation (MADA)
La machine asynchrone à double alimentation présente un atout considérable. Son
principe est issu de celui de la cascade hypo synchrone : le stator (ou le rotor) est connecté a
tension et fréquence fixes au réseau alors que le rotor (ou le stator) est relié au réseau a travers
un convertisseur de fréquence, si la variation de vitesse requise reste réduite autour de la
vitesse de synchronisme, le dimensionnement du convertisseur de fréquence peut être réduit.
Ces machines sont un peu plus complexes que des machines asynchrones à cage avec
lesquelles elles sont en commun de nécessiter un multiplicateur de vitesse Leur robustesse est
légèrement diminuée par la présence de systèmes a bagues et balais, mais le bénéfice du
fonctionnement a vitesse variable un avantage suffisant .
11. Système de régulation de puissance
La régulation de vitesse de l’éolienne est important pour éviter l’emballement des
pales, pour des vitesses considérablement importante, pour cela le producteur des éoliennes
doit prévoir un système de régulation de vitesse qui on peut résumer dans cette figure:
Figure 9. Modèle de contrôle de la puissance capté par la turbine .
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11.1. Contrôle par angle de calage variable (pitch control)
Le système d’orientation des pales sert essentiellement à contrôler la puissance
mécanique générée par la turbine pour les faibles et fortes vitesses du vent. Pour un tel
système, la pale est tournée par un dispositif de commande appelé (pitch control). Pour
modifier les performances de la turbine, plus précisément le coefficient de puissance, on varie
l’angle d’orientation de ces pales lors des fortes vitesses du vent. Cette technique consiste à
varier l’angle de calage des pales, donc l’angle d’incidence, ce qui limite l'action des forces
aérodynamiques exercées sur les pales. Cela réduit considérablement toutes les contraintes sur
la turbine face aux fortes vitesses du vent, tout en maintenant un couple mécanique Constant
qu’on peut annuler par une mise en drapeau .
11.2. Contrôle par décrochage aérodynamique passif (passive 𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥)
Ce système est plus léger et moins coûteux que le système précédent, à cause de
L’absence du système de contrôle de l’angle de calage ; comme il est simple et robuste, du
fait qu’il ne dispose d’aucun système mécanique ou électrique auxiliaire. L’angle de calage
est fixe, alors que l’angle d’incidence varie avec la vitesse du vent incident, et son
augmentation entraîne une augmentation de la traînée, un décrochage progressif des pales et
un maintien de la vitesse de rotation de la turbine constante.
Cependant, l’utilisation de cette technique exige une conception rigoureuse de la géométrie
des pales et un choix très précis de la vitesse de rotation de la turbine Aussi, il faut s’assurer
que pour une certaine vitesse du vent, l’augmentation de la puissance soit effectivement
empêchée .
11.3. contrôle par décrochage aérodynamique actif
Ce système est l’hybridation des deux systèmes décrits précédemment. Il est utilisé
Pour les systèmes de très grandes puissances. Le décrochage aérodynamique est obtenu
progressivement grâce à un dispositif permettant un débattement des pales contre le vent.
L’orientation des pâles étant très réduite, le dispositif mécanique est plus simple et moins
coûteux. Cette technique, appelée aussi décrochage par calage négatif des pales (négative-
pitch Control), est basée sur le même principe que le décrochage actif. Cependant, celui-ci est
assuré en diminuant légèrement l’angle de calage pour augmenter l’angle d’incidence, et qui
peut être légèrement avancé ou retardé. La vitesse est maintenue pratiquement constante
jusqu’au décrochage total. La puissance peut donc être limitée à sa valeur nominale .
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