Montage – INSTRUMENTS D’OPTIQUE
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1 Introduction
Le titre de ce montage a changé en 2009, notamment parce que le jury ne voulait plus voir
uniquement un catalogue des aberrations en optique. Il convient donc de prendre garde à ne pas
passer trop de temps sur les aberrations des lentilles minces. Comme instrument d’optique, il est bon
d’utiliser un instrument modèle comme la lunette astronomique sur banc d’optique, mais aussi de
vrais instruments d’optique comme par exemple un objectif photographique commercial.
Rapport de Jury 2015 : Montage 7 : Instruments d’optique. Les candidats doivent connaître
et comprendre les conditions d’obtention d’images de bonne qualité. L’étude des limitations et de
défauts des instruments présentés est attendue. Les candidats doivent comprendre quelles sont les
conditions pour que la mesure du grossissement puisse se ramener à la mesure d’un grandissement
lorsqu’ils présentent des dispositifs afocaux. Enfin, dans certains cas, les candidats peuvent envisa-
ger l’utilisation de lunette de visée afin d’améliorer leurs mesures.
Rapport de Jury 2013 : Montage 6 : Les candidats doivent connaître et comprendre les condi-
tions d’obtention d’images de bonne qualité. L’étude des limitations et de défauts des instruments
présentés est attendue. De bons exposés ont été observés sur ce sujet.
Rapport de Jury 2012 : les conditions de stigmatisme (approché ou rigoureux), les conditions
de Gauss, les aberrations géométriques et les aberrations chromatiques ... doivent être connues. Les
manipulations proposées doivent illustrer réellement le fonctionnement de l’instrument choisi.
Rapport de Jury 2010 : 6 Instruments d’optique Les candidats doivent connaître et comprendre
les conditions d’obtention d’images de bonne qualité. Il n’est pas suffisant d’appliquer aveuglément
un protocole trouvé dans un livre. L’intitulé devient Instrument(s) d’optique en 2011.
Rapport de Jury 2009 : 6 Instruments d’optique Les candidats doivent connaître et comprendre
les conditions d’obtention d’images de bonne qualité. Il n’est pas suffisant d’appliquer aveuglément
un protocole trouvé dans un livre.
Rapport de Jury 2008 :6 Formation des images en optique Il ne faut pas se limiter à une énu-
mération des aberrations des lentilles. Les objets et leurs images peuvent aussi être étendus. Le jury
apprécierait l’étude d’un instrument d’optique. C’est pourquoi, dans la liste 2009, le titre de ce
montage est changé.
2 Aberrations des lentilles
Biblio : [1] page 37
2.1 Aberration sphérique
Biblio : [1] page 38
Ici la source est ponctuelle et sur l’axe. On pourra éclairer un trou source avec un condenseur
et une quartz-iode. Ne pas oublier un filtre coloré (large spectre) pour ne pas avoir en même temps
d’aberrations chromatiques. Pour que l’expérience soit démonstrative, choisir une lentille de grand
diamètre (pour pouvoir obtenir des rayons très inclinés) et mettre la face bombée du côté le plus près
(contraire à la règle Plus Plat Plus Près, donc pas comme dans la Figure 1). En déplaçant l’écran, on
visualise les nappes sagittale et tangentielle.
1
F IGURE 1 – Aberration sphérique.
2.2 Distorsion
Biblio : [2]
Attention pour cette expérience une source diffusante est nécessaire (quadrillage imprimé sur
papier calque par exemple). Plusieurs rayons doivent en effet partir de chaque point source, dans
toutes les directions. Pour expliquer la forme de l’image, il suffit de savoir que les rayons frappant
les bords de la lentille convergente (la prendre d’assez grand diamètre) seront trop convergents. En
déplaçant le diaphragme avant, sur ou après la lentille, on sélectionne certains rayons. Par exemple,
dans la Figure 2 (b), le diaphragme avant la lentille sélectionne un rayon qui passe par le point N ,
frappant donc le bord inférieur de la lentille. Le rayon émergent sera trop convergent, et arrivera en
B 0 , au lieu de B00 , l’image de Gauss. On obtient donc le barillet car l’image d’un point éloigné de
l’axe (un coin du carré objet) sera plus proche de l’axe que l’image de Gauss non distordue.
(a) (b)
F IGURE 2 – (a) Distorsion coussinet ou barillet, (b) Distorsion en barillet
2.3 Aberration chromatique
Le bleu est davantage réfracté que le rouge.
2
F IGURE 3 – Lunette astronomique.
3 Lunette astronomique
Il est nécessaire pour bien réaliser et commenter cette expérience de connaitre parfaitement les
définitions des pupilles et lucarnes d’un instrument d’optique. L’instrument lui-même est constitué
de diaphragmes (diaphragmes réels ou supports des lentilles). Parmi ceux-ci, deux jouent un rôle
important : le diaphragme de champ (c’est celui qui limite le champ transversal) et celui d’ouver-
ture (celui qui limite la luminosité de l’image). La pupille d’entrée (ou de sortie) est l’image du
diaphragme d’ouverture par rapport à ce qui le précède (ou qui le suit). La lucarne d’entrée (ou de
sortie) est l’image du diaphragme de champ par rapport à ce qui le précède (ou qui le suit).
Les notions de champ de contour et de cercle oculaire (pupille de sortie) sont également à
connaître.
4 Objectif photographique
Biblio : [1] page 34-36
(a) (b)
F IGURE 4 – (a) Objectif photo. Profondeur de champ longitudinale sur un écran à 45 degrés, (b)
cercle de moindre confusion. A, B et C apparaissent nets. En réduisant la taille du diaphragme, pour
un même cercle de confusion, la profondeur de champ longitudinal (la distance BC) augmente.
Deux expériences sont réalisées ici. La première est qualitative : on montre que la profondeur de
champ longitudinale augmente lorsqu’on réduit le diamètre du diaphragme d’ouverture de l’objectif.
La seconde expérience est quantitative. A l’aide d’une photodiode branchée en court-circuit, on
mesure l’intensité sortant de l’objectif en fonction du nombre d’ouverture n.o. = f /d. Là encore,
une source diffusante est nécessaire.
3
F IGURE 5 – Photodiode branchée en court-circuit. Convertisseur courant-tension.
5 Pouvoir de résolution : critère de Rayleigh
Biblio : [1] page 136
Ici l’instrument d’optique qui nous intéresse est formé de l’association L + F. Pour chaque fente
source de la bifente, on est dans les conditions de Fraunhofer de la diffraction par la fente F, puisqu’on
a placé l’écran dans le plan image de la source. On a donc sur l’écran la superposition en intensité
de deux sinus cardinaux et c’est sur ces fonctions qu’on va vérifier le critère de Rayleigh : deux
distances sont à comparer, γa (où γ est le grandissement) et ξ = λL/e (demi-largeur du sinus
cardinal, fréquence spatiale q = 1/e). On peut prendre la triple bifente, avec les trois largeurs a =
0.2 mm, 0.3 mm et 0.5 mm. Par soucis de pédagogie, il vaut mieux ne pas oublier d’utiliser un filtre
coloré (assez large pour ne pas perdre trop de lumière) qui permettra de savoir à quelle longueur
d’onde on travaille.
(a) (b)
F IGURE 6 – (a) Critère de Rayleigh dans le cas d’un diaphragme circulaire, (b) Image d’une bifente
(sinus cardinaux de la diffraction de Fraunhofer)
Références
[1] Sextant, Optique Expérimentale
[2] Expériences d’optique - Agrégation de sciences physiques, R. Duffait