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Fraude électorale au Takanda : Sissoko réagit

Oussama Sissoko, élu chef du parti PJUS, dénonce des fraudes électorales au Takanda et appelle à des réformes démocratiques, tandis que le Président Omar Diobaye rejette les accusations et retire la reconnaissance de la compétence de la Cour africaine des droits de l'homme. Sissoko prévoit de saisir la Cour pour violation des droits des victimes post-électorales, mais la Cour pourrait ne pas ordonner de mesures provisoires en raison de l'absence d'urgence. La compétence de la Cour est maintenue malgré le retrait de la déclaration de compétence par Diobaye, et la requête de Sissoko est jugée recevable.

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Fraude électorale au Takanda : Sissoko réagit

Oussama Sissoko, élu chef du parti PJUS, dénonce des fraudes électorales au Takanda et appelle à des réformes démocratiques, tandis que le Président Omar Diobaye rejette les accusations et retire la reconnaissance de la compétence de la Cour africaine des droits de l'homme. Sissoko prévoit de saisir la Cour pour violation des droits des victimes post-électorales, mais la Cour pourrait ne pas ordonner de mesures provisoires en raison de l'absence d'urgence. La compétence de la Cour est maintenue malgré le retrait de la déclaration de compétence par Diobaye, et la requête de Sissoko est jugée recevable.

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R4 — « Oussama Sissoko » c.

République du Takanda Discrimination des minorités ethniques et violences policières


Myriam DAHHAN et Olivia GALLOT — Institut international des droits de l’homme (15è
session — Dakar 2024)

En octobre 2024, Oussama Sissoko a été élu chef du parti « PJUS » dans un contexte de
tensions politiques au Takanda. Figure charismatique, il prône l’unité nationale au-delà des
divisions ethniques et politiques et s’engage en faveur de la démocratie et des droits de
l’homme.
Sissoko a critiqué le troisième mandat du Président Omar Diobaye, dénonçant les
manipulations électorales et appelant à des réformes pour garantir des élections justes. En
novembre, des médias comme « Le Takandais Libre » et « Vox Populi » ont révélé des
fraudes électorales, relayées massivement sur les réseaux sociaux, entraînant des
manifestations exigeant la démission du Président Omar Diobaye. Des organisations de la
société civile ont documenté des irrégularités telles que l’inscription d’électeurs fantômes et
la manipulation du système de comptage des votes.
Le Président Omar Diobaye a dans une déclaration publique retransmise le 27 novembre
2024 nié les accusations et a annoncé qu’aucune juridiction interne ne recevrait de requête
relative à la fraude électorale dans la mesure où il s’agit d’une vaste conspiration contre sa
légitimité et celle de son gouvernement. Il a également annoncé le retrait immédiat de la
déclaration facultative de reconnaissance de compétence de la Cour africaine des droits de
l’homme et des peuples.
En réponse, Oussama Sissoko a dénoncé un coup d’État électoral et annoncé son intention
de saisir la Cour africaine le 1er décembre 2024. Il allègue à l’encontre de l’État la violation
du droit des victimes post-électorales à ce que leurs causes soient entendues ainsi que la
violation du droit à des élections libres, justes et transparentes et demande la mise en place
de mesures provisoires.

Examen des mesures provisoires



S’agissant de la Cour ADHP, elle peut ordonner, d’office ou à la demande d’une partie, les
mesures provisoires qu’elle juge pertinentes si deux conditions cumulatives sont réunies :
Article 27(2) du Protocole portant création de la Cour ADHP : « Dans les cas d’extrême
gravité ou d’urgence et lorsqu’il s’avère nécessaire d’éviter des dommages irréparables à
des personnes, la Cour ordonne les mesures provisoires qu’elle juge pertinentes »

••
Pour ordonner les mesures provisoires qu’elle juge pertinentes, la Cour ADHP procède en 2
temps :
1) Premier temps : Constate sa compétence prima facie sur la requête.
2) Deuxième temps : Examine si les deux conditions cumulatives précitées pour
ordonner les mesures provisoires (cas d’extrême gravité ou d’urgence ET mesures
nécessaires pour prévenir des dommages irréparables à des personnes) sont réunies. •

Examen des mesures provisoires



Premier temps : Constate sa compétence prima facie sur la requête. Cour ADHP,
ordonnance du 15 mars 2013 (mesures provisoires), Commission ADHP c. Kenya, req. n°
006/2012, § 16 : « Toutefois, avant d’indiquer des mesures provisoires,
». A la lumière de la jurisprudence de la Cour ADHP, cela consiste principalement à vérifier
les trois éléments suivants :
doit pas être convaincue qu’elle a compétence sur le fond de l’affaire, mais simplement
la Cour ne
s’assurer qu’elle est compétente prima facie
◦◦

1) le requérant allègue des violations de droits protégés par la Charte ou tout autre
instrument pertinent relatif aux droits de l’homme ;
2) le requérant allègue des violations de droits protégés par des instruments ratifiés par
l’Etat défendeur;
3) en cas de requête individuelle ou émanant d’ONG, que l’Etat défendeur a bien fait la
déclaration d’acceptation de la compétence de la Cour pour recevoir de telles requêtes,
conformément à la lecture conjointe des articles 34(6) et 5(3) du Protocole.

Examen des mesures provisoires




Deuxième temps :
Condition 1 : Cas d’extrême gravité ou d’urgence. Cour ADHP, ordonnance du 17 avril 2020
(mesures provisoires), Sébastien Germain Marie Aikoue Ajavon contre République du
Bénin, req. n° 062/2019, § 61 : « l'urgence, consubstantielle à l'extrême gravité, s'entend de
ce qu'un «
». Il y a, donc, urgence chaque fois que les actes susceptibles de causer un préjudice
irréparable peuvent "intervenir à tout
moment" avant que la cour ne se prononce de manière définitive dans l'affaire ».
causé avant qu'elle ne rende sa décision définitive
risque réel et imminent qu'un préjudice irréparable soit

Condition 2 : Mesures nécessaires pour prévenir des dommages irréparables à des
personnes : Cour ADHP, ordonnance du 17 avril 2020 (mesures provisoires), Sébastien
Germain Marie Aikoue Ajavon contre République du Bénin, req. n° 062/2019, § 63 : « En ce
qui concerne le préjudice irréparable, la cour estime qu’il doit exister une «
probabilité raisonnable de matérialisation » eu égard au contexte et à la
situation personnelle du requérant. »

Examen des mesures provisoires


••

Le non-respect des mesures provisoires : Règle 59(6) du Règlement intérieur de la Cour
ADHP : « Une ordonnance de mesures provisoires est exécutoire pour les parties
concernées ».
Pour rappel, l’article 31(1) de la Convention de Vienne sur le droit des traités prévoit que « 1.
Un traité doit être interprété de bonne foi suivant le sens ordinaire à attribuer aux termes du
traité dans leur contexte et à la lumière de son objet et de son but ».
DISCUSSION

Examen des mesures provisoires


En l’espèce,
❖En novembre, des médias comme « Le Takandais Libre » et « Vox Populi » ont révélé des
fraudes électorales, relayées massivement sur les réseaux sociaux, entraînant des
manifestations exigeant la démission du Président Omar Diobaye. Des organisations de la
société civile ont documenté des irrégularités telles que l’inscription d’électeurs fantômes et
la manipulation du système de comptage des votes.
❖Les mesures litigieuses ont déjà eu lieu en l’espèce donc même si la Cour opère le
premier test prima facie, les conditions cumulatives ne seront pas remplies car l’urgence
n’est pas caractérisée.
❖Absence de mesures provisoires.

Examen préliminaire
Sur la compétence ratione temporis : la retrait de la Déclaration facultative d’acceptation de
la compétence
◦◦

Pour rappel, les individus et les organisations non gouvernementales (ONG) ayant un statut
d’observateur auprès de la Commission africaine, à condition que l’État concerné ait fait une
déclaration reconnaissant la compétence de la Cour pour recevoir des requêtes directes tel
que prévu par l’article 34(6) du Protocole de la Cour.
La Charte et le protocole de Ouagadougou restent silencieux sur la question du retrait de la
Déclaration contrairement à la Convention européenne de sauvegarde des droits de
l’homme (article 58 de la Convention) et des libertés fondamentales et à la Convention
interaméricaine des droits de l’homme (Article 78 de la Convention), ni la Charte ni son
protocole additionnel ne contiennent respectivement de clauses de dénonciation et de retrait
de la Déclaration.
L’article 56 alinéa 1 de la CVDT dispose que : « Un traité qui ne contient pas de
dispositions relatives à son extinction et ne prévoit pas qu’on puisse le dénoncer ou s’en
retirer ne peut faire l’objet d’une dénonciation ou d’un retrait à moins : a) qu’il ne soit établi
qu’il entrait dans l’intention des parties d’admettre la possibilité d’une dénonciation ou d’un
retrait ; ou b) que le droit de dénonciation ou de retrait ne puisse être déduit de la nature du
traité »

Examen préliminaire
Sur la compétence ratione temporis : la retrait de la Déclaration facultative d’acceptation de
la compétence

◦◦

Cour ADHP, Affaire Ingabire Victoire Umuhoza c. République du Rwanda, arrêt sur le fond,
Requête 003/2014, 24 novembre 2017 :
La Cour conclut, primo, que « le défendeur est en droit de retirer la déclaration qu’il avait
faite (...) et que ce retrait est valable au regard du protocole » ;
Secundo, elle estima que « la notification du délai de préavis est obligatoire en cas de
retrait de la déclaration (...) et que par conséquent, un préavis d’un an s’applique au retrait
de la déclaration du défendeur » ;
S’agissant des effets juridiques du retrait, la Cour affirma que « l’acte de retrait ne
prendra effet qu’après la période de préavis (...). En conséquence, (...) la notification par le
défendeur de son intention de retirer sa déclaration n’a aucun effet juridique sur les affaires
pendantes devant la Cour »

DISCUSSION

Examen préliminaire
Sur la compétence ratione temporis : la retrait de la Déclaration facultative d’acceptation de
la compétence
En l’espèce,
❖Le Président Omar Diobaye a dans une déclaration publique retransmise le 27 novembre
2024 annonce le retrait immédiat de la déclaration facultative de reconnaissance de
compétence de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
❖Oussama Sissoko a dénoncé un coup d’État électoral et annoncé son intention de saisir la
Le 1er décembre 2024, Oussama Sissoko a dénoncé un coup d’État électoral et annoncé
son intention de saisir la CADHP, soit quatre jours après.
✓D’une part, il s’agit d’une déclaration et non pas d’un acte de retrait retrait ✓D’autre part,
le délai de préavis d’un an n’a pas été respecté.
Par conséquent, la CADHP est compétente.

Examen préliminaire
Sur la recevabilité : la qualité de victime
••

Article 5(1) du Protocole : « Ont qualité pour saisir la Cour : a) la Commission ; b) l’Etat
partie qui a saisi la Commission ; c) l’Etat partie contre lequel une plainte a été introduite ; d)
l’Etat partie dont le ressortissant est victime d’une violation des droits de l’homme ; e) les
organisations inter-gouvernementales africaines ».
Article 5(3) du Protocole : « La Cour peut permettre ainsi qu’aux organisations
non-gouvernementales (ONG) dotées du statut d’observateur auprès de la Commission
d’introduire des requêtes directement devant elle conformément à l’article 34(6) de ce
Protocole »
aux individus
Article 2 du Protocole facultatif se rapportant au PIDCP : « Sous réserve des dispositions
de l'article premier,
peut présenter une communication écrite au Comité pour qu'il l'examine. »
tout particulier qui prétend être victime d'une violation de l'un
quelconque des droits énoncés dans le Pacte et qui a épuisé tous les recours internes
disponibles

Examen préliminaire
Sur la recevabilité : la qualité de victime
• Commission ADHP, Malawi African Association et autres c. Mauritanie, arrêt du 11 mai
2000 (fond), requêtes n° 54/91-61/91-96/93-98/93-164/97_196/97-210/98 : « Ces auteurs
[d’une communication] ne doivent pas nécessairement être les victimes ou des membres de
leurs familles. Cette caractéristique reflète une sensibilité aux difficultés pratiques que
peuvent rencontrer les individus dans les pays où les droits de l’Homme sont violés. Les
voies de recours nationales ou internationales peuvent ne pas être accessibles aux victimes
elles-mêmes ou peuvent s’avérer dangereuses à suivre ».
• Cour ADHP, Sébastien Germain Marie Aïkoue Ajavon c. République du Benin, requête
n°062/2019, arrêt du 4 décembre 2020, § 58 : « La Cour note que ni la Charte, ni le
Protocole, encore moins le Règlement n’exigent de l’auteur d’une Requête qu’il soit la
victime des violations qui y sont alléguées » ; § 59 : « Il s’agit là d’une particularité du
système régional africain des droits de l’homme marqué par le caractère objectif du
contentieux des droits de l’homme. En conséquence, la Cour rejette l’exception tirée du
défaut de qualité de victime. ».

DISCUSSION

Examen préliminaire
Sur la recevabilité : la qualité de victime

En l’espèce, ni la Charte, ni le Protocole, encore moins le Règlement n’exigent de l’auteur
d’une Requête qu’il soit la victime des violations qui y sont alléguées ». En conséquence, la
Cour rejette l’exception tirée du défaut de qualité de victime. La requête d’Oussama Sissoko
est donc fondée.

Examen du fond
Sur le droit des victimes à ce que leurs causes soient entendues
❖Article 7(1) de la Charte
« 1. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend:
a) le droit de saisir les juridictions nationales compétentes de tout acte violant les droits
fondamentaux qui lui sont reconnus et garantis par les conventions, les lois, règlements et
coutumes en vigueur;
b) le droit à la présomption d'innocence, jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par une
juridiction compétente; c) le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par un
défenseur de son choix;
d) le droit d'être jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale.
2. Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui ne constituait pas, au
moment où elle a eu lieu, une infraction légalement punissable. Aucune peine ne peut être
infligée si elle n'a pas été prévue au moment où l'infraction a été commise. La peine est
personnelle et ne peut frapper que le délinquant. »
❖Article 26 : « Les États parties à la présente Charte ont le devoir de garantir
l’indépendance des tribunaux et d’autoriser la création et le perfectionnement d’institutions
nationales appropriées chargées de promouvoir et de protéger les droits et libertés garantis
par la présente Charte. »
❖Article 4(1) de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance : «
Les États parties s’engagent à respecter les droits de l’homme et les principes
démocratiques reflétés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans les
autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, auxquels ils sont parties. Ils
doivent notamment assurer l’égalité devant la loi et le droit pour toute personne d’accéder
aux juridictions nationales compétentes en cas de violations de ses droits. »
❖Article 12 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance : «
Encourage les États à établir des “institutions nationales indépendantes chargées de
promouvoir et de protéger les droits de l’homme et d’assurer la justice”. Cet instrument
renforce les droits des citoyens et des victimes, en insistant sur leur droit à avoir un recours
judiciaire effectif, y compris la possibilité d’être entendus devant les juridictions compétentes.
»

DISCUSSION

Examen du fond
Sur le droit des victimes à ce que leurs causes soient entendues
En l’espèce, le Président Omar Diobaye a annoncé qu’aucune juridiction interne ne recevrait
de requêtes relatives à la fraude électorale. Cette restriction porte sur le droit des victimes à
ce que leurs causes soient entendues. Il s’agit ici d’un droit non-absolu, il convient donc de
réaliser un triple test :
❖Base légale : Absence de base légale car il s’agissait d’une déclaration publique.
❖But légitime : Le Président Omar Diobay a tenu une déclaration publique télévisée le 27
août 2024 dans laquelle il dément catégoriquement toutes les accusations de fraude
électorale. Selon lui, les rapports médiatiques et les allégations portées contre son régime
ne sont que des tentatives malveillantes visant à discréditer sa présidence et à semer le
chaos au sein du pays. Le but légitime consisterait en ce sens en une protection de l’ordre
publique.
❖Nécessité dans une société démocratique (Proportionnalité) : L’obstruction des juridiction
par le président pour une affaire de fraude électorale n’est pas proportionnée. Discussion.

Examen du fond
Sur le droit à des élections libres, justes et transparentes
❖Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) (1981) :Article 13(1) :
“Tout citoyen a le droit de participer librement à la direction des affaires publiques de son
pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis,
conformément aux règles prévues par la loi.”
❖Article 17(1) Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (2007)
: “Les États parties réaffirment leur engagement en faveur de la tenue régulière d’élections
libres et équitables pour instaurer un gouvernement représentatif fondé sur la volonté
librement exprimée du peuple.”
❖Article 17(3) de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance
(2007) : “Les États parties réaffirment leur engagement à tenir régulièrement des élections
transparentes, libres et justes conformément à la Déclaration de l’Union sur les Principes
régissant les Élections démocratiques en Afrique. A ces fins, tout État partie doit :
Créer et renforcer les organes électoraux nationaux indépendants et impartiaux, chargés de
la gestion des élections.
Créer et renforcer les mécanismes nationaux pour régler, dans les meilleurs délais, le
contentieux électoral.
Faire en sorte que les partis et les candidats qui participent aux élections aient un accès
équitable aux médias d’État, pendant les élections.
Adopter un code de conduite qui lie les partis politiques légalement reconnus, le
gouvernement et les autres acteurs politiques avant, pendant et après les élections. Ce code
contient un engagement des acteurs politiques à accepter les résultats des élections ou de
les contester par des voies exclusivement légales.”
❖Article 21 de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance
(2007) :
La Commission veille à ce que ces missions soient indépendantes et met à leur disposition
les ressources nécessaires pour leur permettre d’entreprendre leurs activités.
Les missions d’observation des élections sont effectuées par les experts compétents dans le
domaine des élections provenant d’institutions continentales et nationales, notamment le
Parlement panafricain, les organes électoraux nationaux, les parlements nationaux et par
d’éminentes personnalités, en tenant dûment compte des principes de la représentation
régionale et de l’équilibre entre homme et femme.
Les missions d’observation des élections sont effectuées de manière objective, impartiale et
transparente.
Toutes les missions d’observation soumettent dans un délai raisonnable leurs rapports
d’activités au président de la Commission.
[Link] exemplaire de ce rapport est soumis dans un délai raisonnable à l’État partie concerné.

DISCUSSION

Examen du fond
Sur le droit à des élections libres, justes et transparentes
En l’espèce,
❖Le requérant n’a pas été en mesure de participer librement à la direction des affaires
publiques de son pays conformément aux règles prévues par la loi dès lors que les agents
électoraux ont falsifier les résultats sous la pression de responsables gouvernementaux, et
que dans plusieurs bureaux de vote, les urnes ont été trafiquées par des membres de
l’administration. Au surplus, les scellés de sécurité des urnes étaient brisés avant le début
du dépouillement et des bulletins de vote pré-remplis ont également été découverts,
indiquant un nombre de votes supérieur au nombre d’électeurs inscrits.
❖L’atteinte au droit de bénéficier d’élections libres, justes et transparentes est à lire à la
lumière du cas pratique n°3 relatif à l’indépendance et à l’impartialité des organes
électoraux.
✓La CEIT n’est ni indépendante, ni impartiale ;
✓Le contentieux électoral a été corrompu ;
✓Oussama Sissoko n’a pas bénéficié d’un accès équitable aux médias d’État, pendant les
élections ;
✓La CEIT n’était pas en mesure de veiller à ce que ces missions soient indépendantes et
met à leur disposition les ressources nécessaires pour
leur permettre d’entreprendre leurs activités ;
✓Absence de missions d’observation des élections objective, impartiale et transparente.

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