Année 2022-2023 – ECG1B & ECG1C – Lycée Janson de Sailly DS 2 –
– Devoir surveillé n◦2 –
– Le samedi 08 octobre 2022 –
Voici les consignes d’usage, présentes dans le libellé des épreuves de mathématiques des concours :
La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des
raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d’aucun document ; seule l’utilisation d’une règle graduée est autorisée.
N’oubliez pas de bien numéroter vos copies et de traiter les questions dans l’ordre. Les
différentes parties de ce problème ne sont pas indépendantes. Il n’est néanmoins pas nécessaire
d’avoir réussi à démontrer un résultat pour l’utiliser dans la suite du problème.
Exercice 1. 1. Enoncer et démontrer le théorème d’encadrement.
2. Soit (un )n∈N une suite réelle. Ecrire avec des quantificateurs :
(a) La suite (un )n diverge vers +∞.
(b) La suite (un )n diverge.
3. Enoncer le théorème de passage à la limite dans les inégalités.
Exercice 2. Soit m ∈ R, résoudre le système suivant :
x−y+z = m
x + my − z = 1
x−y−z = 1
n
X 1 1 1
Exercice 3. Pour tout n ∈ N∗ , on pose Sn = , un = Sn + et vn = Sn + .
k2 n+1 n
k=1
1. (a) Montrer que les suites (un )n≥1 et (vn )n≥1 sont adjacentes.
(b) En déduire qu’elles convergent vers une même limite, que l’on note α.
(c) Justifier que : ∀n ∈ N∗ , un ≤ α ≤ vn .
2. (a) Justifier que la suite (Sn )n≥1 converge vers α.
(b) Montrer que : ∀n ∈ N∗ ,
1 1
≤ α − Sn ≤ .
n+1 n
(c) En déduire finalement que la suite (n(α − Sn ))n≥1 converge vers une limite que l’on précisera.
√
Exercice 4. 1. Soit (un )n≥0 la suite définie par u0 = 1, u1 = e et : ∀n ∈ N, un+2 = un+1 un .
(a) Vérifier, pour tout n ∈ N, que un est bien défini et strictement positif.
(b) Montrer que la suite (ln(un ))n≥0 est récurrente linéaire d’ordre 2.
(c) En déduire la valeur de un pour tout n ∈ N.
2. Soit (un )n≥0 la suite définie par : u0 = 1, u1 = 2 et u2 = 3 et :
∀n ∈ N , un+3 = 2un+2 + 5un+1 − 6un .
(a) Montrer que la suite (un+1 − un )n≥0 est récurrente linéaire d’ordre 2.
(b) En déduire la valeur de un pour tout n ∈ N.
1
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Exercice 5. Dans cet exercice toutes les réponses devront être soigneusement justifiées.
Soit f : R → R une fonction. On considère la proposition P suivante : ”∃t ∈ R/ ∀x ∈ R, f (x) < t”.
1. Ecrire la négation de P.
2. Donner un exemple de fonction vérifiant P et un exemple de fonction ne vérifiant pas P.
3. Voici quatre propositions :
P1 : ”∃x ∈ R / ∀t ∈ R, f (t) < x”.
P2 : ”∃t ∈ R / ∀x ∈ R, f (t) < x”.
P3 : ”∀t ∈ R, ∃x ∈ R / f (x) < t”.
P4 : ”∀t ∈ R, ∃x ∈ R / f (t) < x”.
Pour chacune de ces propositions, dire si elle est équivalente à P, toujours vraie, toujours fausse ou parfois
vraie et parfois fausse.
Exercice 6. -
Partie I
Soit n ∈ N\{0, 1}. Pour tout x ∈ R, on pose :
n
X
fn (x) = xk .
k=1
1. Expliciter fn (x) pour tout x ∈ R.
2. (a) Après avoir vérifié la dérivabilité de fn sur R\{1}, calculer de deux manières différentes fn′ (x), pour
tout x ∈ R\{1}.
X n
(b) En déduire la valeur de kxk−1 , pour tout x ∈ R\{1}.
k=1
n n
X k X k
3. En déduire que : ≤ 4 puis que : −→ 4.
2k−1 2k−1 n→+∞
k=1 k=1
Partie II √
Soit a ∈ R∗+ . On considère la fonction f : x 7→ a + x.
Définitions :
On dit qu’un intervalle I est stable par f dès lors que : ∀x ∈ I, f (x) ∈ I.
On dit qu’un réel x est un point fixe de f dès lors que f (x) = x.
1. Déterminer l’ensemble de définition de f que l’on notera Df .
2. Montrer que l’intervalle Df est stable par f .
√
3. (a) Résoudre l’équation a + x = x, d’inconnue x.
(b) En déduire que f admet un unique point fixe sur son ensemble de définition. On le notera p dans la
suite de l’exercice.
4.
5. Montrer que l’intervalle [0, p] est stable par f .
6. Montrer que l’intervalle [p, +∞[ est stable par f .
√
7. (a) Résoudre l’inéquation a + x ≤ x d’inconnue x.
(b) Déterminer le signe de la fonction g : x 7→ f (x) − x sur R+ .
Dans la suite, on considère la suite réelle (un )n∈N définie par : u0 ∈ Df et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).
8. Montrer que la suite (un )n∈N . est bien définie.
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9. On suppose dans cette question que u0 ≥ p.
(a) Montrer que : ∀n ∈ N, un ≥ p.
(b) Etudier la monotonie de la suite (un )n∈N .
(c) Montrer que la suite (un )n∈N converge et déterminer sa limite.
10. On suppose dans cette question que u0 ≤ p. Montrer que la suite (un )n∈N converge et déterminer sa limite.
r
√
q p
11. Application : Déterminer la limite de la suite (xn )n∈N , de terme général xn = 1 + 1 + 1 + · · · + 1
où il y a (n + 1) racines carrées.
Partie III
n+1
Y n+2−k
Dans cette partie et la suivante, on considère la suite (an )n∈N définie par a0 = 1 et ∀n ∈ N∗ , an = k2 .
k=2
On pose également (un )n∈N la suite réelle dont le terme général est
s r
√
q
un = a0 + a1 + a2 + ... + an .
1
Nous admettrons que si la suite an2n est majorée, alors la suite (un )n∈N est convergente.
n∈N
12. Calculer a1 , a2 , u0 , u1 et u2 .
n+1
ln(an )
X ln(k)
13. Montrer que : ∀n ∈ N∗ , 2n = .
2k−2
k=1
14. Montrer que : ∀x ∈ [1, +∞[, ln(x) ≤ x.
ln(an )
15. Montrer que : ∀n ∈ N∗ , 2n ≤ 8.
16. En déduire que la suite (un )n∈N converge.
Partie IV
17. Ecrire un programme Python qui demande à l’utilisateur de choisir un entier n et qui renvoie le calcul de
an .
18. On peut démontrer que :
s r
∗
q √
∀n ∈ N , un−1 = 1+2 1+3 1 + ... + (n − 1) 1 + n.
(a) En utilisant cette relation, compléter le script Python suivant permettant de calculer et d’afficher
u100 .
n=...
u=...
for i in range(n-1, 0, -1):
u=...
print(...)
On rappelle que la commande range(n-1, 0, -1) renvoie le tableau des entiers de 1 à n − 1 dans
l’ordre décroissant.
(b) Expliquer comment utiliser ce programme pour conjecturer la limite de la suite (un )n∈N .
3
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Proposition de solutions
Solution 1 Voir cours.
Solution 2 La méthode du pivot nous donne :
x−y+z = m x−y−z = 1 x−y−z = 1
x + my − z = 1 ⇐⇒ x + my − z = 1 ⇐⇒ (m + 1)y = 0
x−y−z = 1 x−y+z = m 2z = m−1
Premier cas : Si m ̸= −1, alors le système est équivalent à
x−y−z = 1
y = 0
2z = m−1
L’ensemble des solutions est
m+1 m−1
S= , 0, .
2 2
Deuxième cas : Si m = −1, alors le système est équivalent à
x−y−z = 1
2z = −2
L’ensemble des solutions est
S = {(y, y, −1), y ∈ R}.
Solution 3 1. (a) Soit n ∈ N∗ . Alors
1 1
un+1 − un = Sn+1 + − Sn −
n+2 n+1
1 1 1
= + −
(n + 1)2 n+2 n+1
n + 2 + (n + 1)2 − (n + 1)(n + 2)
=
(n + 1)2 (n + 2)
1
= ≥ 0.
(n + 1)2 (n + 2)
De même
1 1
vn+1 − vn = Sn+1 + − Sn −
n+1 n
1 1 1
= + −
(n + 1)2 n+1 n
n + n(n + 1) − (n + 1)2
=
n(n + 1)2
1
= − ≤ 0.
n(n + 1)2
Ceci étant vrai pour tout n ∈ N∗ , on a montré que la suite (un )n≥1 est croissante et que la suite (vn )n≥1 est
décroissante.
Enfin
1 1
vn − un = − −→ 0 .
n n+1 n→+∞
Conclusion : Les suites (un )n≥1 et (vn )n≥1 sont adjacentes.
(b) D’après le théorème de convergence des suites adjacentes, les suites (un )n≥1 et (vn )n≥1 convergent vers une même
limite.
(c) La suite (un )n≥0 est croissante et converge vers α donc : ∀n ∈ N∗ , un ≤ α.
De même, la suite (vn )n≥0 est décroissante et converge vers α donc : ∀n ∈ N∗ , vn ≥ α.
Conclusion : ∀n ∈ N∗ , un ≤ α ≤ vn .
2. (a) On peut écrire (d’après les opérations sur les suites convergentes),
1
Sn = vn − −→ α − 0 = α .
n n→+∞
(b) D’après l’encadrement obtenu à la question 1.(c) : ∀n ∈ N∗ ,
1 1 1 1
Sn + ≤ α ≤ Sn + i.e. ≤ α − Sn ≤ .
n+1 n n+1 n
1
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(c) D’après ce qui précède : ∀n ∈ N∗ , comme n > 0,
n
≤ n(α − Sn ) ≤ 1 .
n+1
Comme
n
−→ 1 ,
n+1 n→+∞
Conclusion : D’après le théorème d’encadrement que :n(α − Sn ) −→ 1 .
n→+∞
Solution 4 1. (a) Pour tout n ∈ N, on pose P(n) : ”un et un+1 sont bien définis et strictement positifs.”
Comme u0 = 1 et u1 = e, la propriété P(0) est vraie.
Soit un entier n. Supposons que P(n) est vraie.
√
Alors un et un+1 sont bien définis et strictement positifs. Donc un un+1 est bien défini et strictement positif i.e.
un+2 est bien défini et strictement positif.
La propriété P(n + 1) est donc vraie.
Conclusion : D’après le principe de récurrence, P(n) est vraie pour tout n ∈ N.
(b) On a : ∀n ∈ N,
√ 1 1
ln(un+2 ) = ln( un un+1 ) = ln(un ) + ln(un+1 ).
2 2
x 1
Conclusion : La suite (ln(un ))n≥0 est récurrente linéaire d’ordre 2 et son équation caractéristique est x2 − 2
− 2
= 0. (⋆)
(c) Les deux solutions de (⋆) sont 1 et − 12 . Ainsi il existe λ et µ deux réels tels que : ∀n ∈ N,
1 n
ln(un ) = λ + µ − .
2
Comme ln(u0 ) = 0 et ln(u1 ) = 1, on en déduit (en résolvant un système linéaire) que
2 2
λ= et µ=− .
3 3
2 2
n
Conclusion : ∀n ∈ N , un = exp 3
− 3
− 12 .
2. (a) On a : ∀n ∈ N,
un+3 − un+2 = un+2 + 5un+1 − 6un = (un+2 − un+1 ) + 6(un+1 − un ).
Conclusion : La suite (un+1 − un )n≥0 est récurrente linéaire d’ordre 2, et son équation caractéristique est x2 − x − 6 = 0.(⋆⋆)
(b) Les deux solutions de (⋆⋆) sont 3 et −2. Ainsi il existe λ et µ deux réels tels que : ∀n ∈ N,
un+1 − un = λ · 3n + µ · (−2)n .
Comme u1 − u0 = 1 et u2 − u1 = 1, on en déduit (en résolvant un système linéaire) que
3 2
λ= et µ= .
5 5
Ainsi on obtient : ∀n ∈ N,
3 · 3n 2 · (−2)n 3n+1 (−2)n+1
un+1 − un = + = − .
5 5 5 5
On vérifie enfin que : ∀n ∈ N∗ ,
n−1
X
un = (uk+1 − uk ) + u0 .
k=0
Ainsi on obtient : ∀n ∈ N∗ ,
n−1
X 3k+1 n−1 n−1
(−2)k+1
3 X k 2 X
un = − +1 = 3 + (−2)k + 1
k=0
5 5 5 k=0 5 k=0
3 3n − 1 2 1 − (−2)n
= · + · +1
5 2 5 3
3n+1 (−2) n+1 5
= + + .
10 15 6
Solution 5 1. La négation de P est : ”∀t ∈ R, ∃x ∈ R / f (x) ≥ t.”
2. La fonction cos vérifie la proposition P. En effet, posons x = 2. Soit t ∈ R. On a :
f (t) = cos(t) > 2 = x.
La fonction f : x 7→ x ne vérifie par la propriété P. Pour le prouver, montrons qu’elle vérifie non(P). Soit t ∈ R. Posons
x = t + 1. On a alors,
f (x) = x = t + 1 ≥ t.
Conclusion : La fonction cos vérifie P. La fonction identité ne vérifie pas P.
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3. (a) La proposition P1 est équivalente à la proposition P car les variables x et t sont muettes. Nous avons montré en
question 2. qu’elle est parfois vraie et parfois fausse.
(b) La proposition P2 est toujours fausse. Pour le démontrer, montrons que sa négation : ”∀t ∈ R, ∃x ∈ R /f (t) ≥ x” est
toujours vraie. Soit t ∈ R. Posons x = f (t) − 1. On a alors f (t) ≥ f (t) − 1 = x.
(c) La proposition P4 est toujours vraie. En effet, soit t ∈ R. Posons x = f (t) + 1. On a alors, f (t) < f (t) + 1 = x.
(d) La proposition P3 est parfois vraie et parfois fausse. Cette propriété est par exemple vraie pour la fonction x 7→ x. En
effet, soit t ∈ R. Posons x = t − 1 ∈ R. On a bien f (x) = x = t − 1 < t. Mais elle est fausse pour x 7→ x2 . En effet,
montrons que sa négation : ”∃t ∈ R / ∀x ∈ R, f (x) ≥ t” est vrai pour cette fonction. Posons t = −1 ∈ R. Soit x ∈ R.
Alors f (x) = x2 ≥ −1 = t.
Solution 6 Partie I
1. D’après le cours, il y a deux cas.
Premier cas : x = 1 et dans ce cas,
n
X n
X
xk = 1 = n.
k=1 k=1
Deuxième cas : x ̸= 1 et dans ce cas,
n
X 1 − xn x − xn+1
xk = x = .
k=1
1−x 1−x
2. (a) Soit x ∈ R\{1}. fn est une fonction polynomiale, elle est donc dérivable sur R et donc en particulier sur R\{1}.
En dérivant l’expression obtenue à la question précédente, on trouve que, pour tout x ∈ R\{1},
(1 − (n + 1)xn )(1 − x) + (x − xn+1 ) 1 − (n + 1)xn + nxn+1
fn′ (x) = = .
(1 − x)2 (1 − x)2
1−(n+1)xn +nxn+1
Conclusion : Pour tout x ∈ R\{1}, fn′ (x) = (1−x)2
.
Par ailleurs, pour k ∈ [ 1, n]] fixé, on sait que la dérivée de x 7→ xk est x 7→ kxk−1 .
n
X
Conclusion : Par somme, pour tout x ∈ R\{1}, on a aussi fn′ (x) = kxk−1 .
k=1
(b) Les deux formules trouvées à la questions précédentes doivent être égales.
n
X 1 − (n + 1)xn + nxn+1
Conclusion : Pour tout x ∈ R\{1}, on a : kxk−1 = .
k=1
(1 − x)2
1
3. On pose x = 2
∈ R\{1}. D’après la question précédente, on a :
n
1 − (n + 1) 21n + n 2n+1
1
X k n+2
= 1
= 4 1 − n+1 .
k=1
2k−1 22
2
n+2
Or, 2n+1
> 0.
n
X k
Conclusion : ≤ 4.
k=1
2k−1
n+2
De plus, −→
2n+1 n→+∞
0 par croissances comparées.
n
X k
Conclusion : Par opérations, −→ 4.
k=1
2k−1 n→+∞
Partie II
√
4. Soit a > 0. x 7→ a + x est définie sur [−a, +∞[ et à valeurs dans R+ . La fonction x 7→ x est définie sur R+ .
Conclusion : Par composition, f est définie sur Df = [−a, +∞[.
5. Soit x ∈ Df . On a alors x ≥ −a donc x + a ≥ 0. Ainsi, par croissance de la fonction racine carrée sur R+ , il vient
√ √
a + x = f (x) ≥ 0 = 0 ≥ −a puisque a > 0. Donc f (x) ∈ Df .
Conclusion : Df est stable par f .
6. (a) L’équation est à résoudre sur [−a, +∞[. Pour qu’il y ait des solutions, il faut aussi que x ≥ 0.
√
Soit x ∈ R+ . Comme a + x et x sont positifs, on a :
√
a + x = x ⇐⇒ a + x = x2 ⇐⇒ x2 − x − a = 0.
√
1+ 1+4a
Le déterminant du trinôme à étudier est ∆ = 1 + 4a > 0. Ainsi, ce trinôme a deux racines qui sont x1 = 2
et
√
1− 1+4a
x2 = 2
. Cependant, comme a > 0, on a 1 + 4a > 1 et donc par stricte croissance de la fonction racine carrée,
x2 < 0. Ainsi,
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√
√ 1+ 1 + 4a
a + x = x ⇐⇒ x = .
2
√
1+ 1+4a
Conclusion : L’équation admet une unique solution qui est x = 2
.
(b) Un point fixe de f est un réel x ∈ Df vérifiant f (x) = x.
√
1+ 1+4a
Conclusion : D’après la question précédente, f admet un unique point fixe sur Df qui est p = 2
.
x ∈ [0, p]. On a alors 0 ≤ x ≤ p donc 0 < a ≤ x + a ≤ p + a et donc par croissance de la fonction racine carrée sur R+ ,
7. Soit √
0 ≤ a ≤ f (x) ≤ f (p) = p car p est le point fixe de f . Ainsi, f (x) ∈ [0, p].
Conclusion : [0, p] est stable par f .
8. Soit x ≥ p. On a alors, par les mêmes arguments qu’à la question précédente,
x + a ≥ p + a donc f (x) ≤ f (p) = p donc f (x) ∈ [p, +∞[.
Conclusion : [p, +∞[ est stable par f .
9. (a) L’inéquation est à résoudre sur [−a, +∞[. √ des solution, il faut aussi que x ≥ 0. Soit x ∈ R+ . Par
√ Pour qu’il y ait
croissance des fonctions x 7→ x2 et x 7→ x sur R+ et car a + x et x sont positifs, on a :
√
a + x ≤ x ⇐⇒ a + x ≤ x2 ⇐⇒ x2 − x − a ≥ 0.
Or, d’après le cours sur les trinômes, x2 − x − a est positifs à l’extérieur de ses racines.
Conclusion : D’après les calculs de la question 6.a, l’inéquation a pour solutions [p, +∞[.
√
(b) On a g(x) ≤ 0 =⇒ a + x − x ≤ 0.
Conclusion : D’après la question précédente, g est négative sur [p, +∞[ et positive sur [0, p].
10. Raisonnons par récurrence. Pour tout n ∈ N, on pose P(n) : ”un existe et un ∈ Df ”.
Initialisation : u0 existe et est un élément de Df d’après l’énoncé.
Hérédité : Soit n ∈ N. Supposons P(n) vraie. On a alors un ∈ Df . Or, la fonction f est définie sur Df d’après la question
4. et Df est stable par f d’après la question 5. Ainsi, un+1 f (un ) existe et est un élément de Df .
Conclusion : D’après le principe de récurrence, nous avons démontré que la suite est bien définie.
11. (a) Supposons que u0 ≥ p. Raisonnons par récurrence. Pour tout n ∈ N, on pose P(n) : ”un ≥ p”.
Initialisation : Pour n = 0, on a u0 ≥ p par hypothèse donc P(0) est vraie.
Hérédité : Soit n ∈ N fixé. On suppose P(n) vraie. Montrons que P(n + 1) l’est aussi. On a alors un ∈ [p, +∞[. Donc,
d’après la question 8., un+1 = f (un ) ∈ [p, +∞[ donc un+1 ≥ p et P(n + 1) est vraie.
Conclusion : D’après le principe de récurrence, on a démontré que : ∀n ∈ N, un ≥ p.
(b) Soit n ∈ N.
un+1 − un = f (un ) − un = g(un ).
Or, d’après la question précédente, un ≥ p pour tout n ∈ N et d’après la question 9.b, g est négative sur [p, +∞[.
Ainsi, un+1 − un ≤ 0.
Conclusion : La suite (un )n∈N est décroissante.
(c) Nous avons démontré en question 11.b. que la suite est décroissante, et en question 11.a qu’elle est majorée par p.
Ainsi, d’après le théorème de convergence monotone, la suite (un )n∈N converge vers un réel ℓ ≥ p.
Par ailleurs, f étant continue sur son ensemble de définition, d’après le théorème du point fixe, ℓ est un point fixe de
f.
Conclusion : La suite (un )n∈N est convergente et d’après la question 6.b, sa limite est p.
12. On adopte le même raisonnement que dans la question 11. On montre d’abord par récurrence que : ∀n ∈ N, un ∈ [0, p] en
utilisant la question 7., puis on montre que la suite est croissante en utilisant la question 9.b, enfin on montre que la suite
est convergente d’après le théorème de convergence monotone car elle est croissante et majorée par p. Le théorème du point
fixe permet alors d’identifier la limite grâce à la question 6.b.
Conclusion : Lorsque u0 ∈ [0, p], la suite (un )n∈N converge également vers p.
13. En appliquant
√
les résultats précédents avec a = 1 > 0 et un = xn avec u0 = x0 = 1, on montre que la suite (xn )n∈N converge
vers p = 1+ 1+4×1
2
.
√
1+ 5
Conclusion : La suite (xn )n∈N converge vers p = 2
.
Partie III
14. En utilisant les définitions, on a :
2
Y 1+2−k 3−2
a1 = k2 = 22 = 22 = 4,
k=2
4
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3
Y 2+2−k 2 1
a2 = k2 = 22 × 32 = 24 × 32 = 144,
k=2
√
u0 = a0 = 1,
√ √ √
q q
u1 = a0 + a1 = 1 + 4 = 3,
r r
√ √ √ √ √
q q q q
u2 = a0 + a1 + a2 = 1+ 4+ 144 = 1 + 4 + 12 = 1 + 16 = 5.
15. Soit n ∈ N∗ . an > 0 comme produit de nombres strictement positifs. On peut donc appliquer la fonction ln, et grâce à ses
propriétés, il vient :
n+1
X n+2−k n+1
X
ln k2 2n+2−k ln(k)
n+1 n+1
ln(an ) k=2 k=2
X ln(k) X ln(k)
= = = =
2n 2n 2n k=2
2k−2 k=1
2k−2
car ln(1) = 0.
n+1
ln(an )
X ln(k)
Conclusion : Pour tout n ∈ N∗ , 2n
= .
k=2
2k−2
16. Posons f : x 7→ ln(x) − x. f est définie et dérivable sur [1, +∞[ comme somme de fonctions usuelles dérivables sur cet
intervalle et pour pour tout x[1, +∞[, on a :
1
f ′ (x) =
− 1 < 0.
x
Ainsi, f est décroissante sur [1, +∞[ et comme f (1) = −1 < 0, f est négative sur [1, +∞[.
Conclusion : Pour tout x ∈ [1, +∞[, ln(x) ≤ x.
17. Soit n ∈ N∗ . Pour tout k ∈ [ 1, n + 1]], d’après la question 16, on a :
ln(k) k
≤ k−2 .
2k−2 2
Ainsi, en sommant terme à terme et grâce à la question 15, on obtient :
n+1 n+1
ln(an ) X k X k
≤ = 2 .
2n k=1
2k−2
k=1
2k−1
ln(an )
Conclusion : D’après la question 3., on a donc : 2n
≤ 2 × 4 = 8.
1 1
ln(a )
18. D’après la question précédente, on a pour tout n ∈ Np , 2nn ≤ 8 donc ln an 2n ≤ 8 et donc an 2n ≤ e8 par croissance
de la fonction exponentielle sur R.
1
Conclusion : La suite an 2n est bornée et donc d’après l’énoncé, la suite (un )n converge.
n
Partie IV
19. On pouvait proposer le programme suivant :
prod=1
for k in range(2, n+2):
prod=prod*k**(2**(n+2-k))
print(prod)
20. (a) On pouvait proposer le programme suivant :
import numpy as np
n=101
u=n
for i in range(n-1,0,-1):
u=u*[Link](1+u)
print(u)
ou
n=101
u=n
for i in range(n-1,0,-1):
u=u*(1+u)**(1/2)
print(u)
(b) Il suffit de lancer le programme précédent avec une très grande valeur de n.