Réponses Fréquentielles des Systèmes Asservis
Réponses Fréquentielles des Systèmes Asservis
IV. 1) Introduction
En complément de l’étude temporelle des systèmes asservis, abordée au niveau du Chapitre III :, nous
allons voir que l’étude fréquentielle est aussi importante, sinon plus, et permet de prédire le comportement
fréquentiel de ces systèmes.
De même que pour l’étude temporelle, cette étude fréquentielle est basée sur la sollicitation du système
considéré à une entrée canonique (entrée harmonique dans le cas présent). Nous la définirons et nous
calculerons sa transformée de Laplace.
Nous passerons en revue quelques outils d’analyse fréquentielle, notamment des représentations dans le
domaine fréquentiel (diagramme de Bode, lieu de Nyquist, et lieu de Black-Nichols), puis nous étudierons, de
nouveau, les systèmes de 1er et de 2nd ordre, mais en s’intéressant, cette fois-ci, à leurs comportements
fréquentiels.
𝑓(𝑡)
𝐴
𝑡
0
Car :
𝜔
ℒ[𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡)] =
𝑝2
+ 𝜔2 Eq. IV-3
{ 𝑝
ℒ[𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡)] = 2
𝑝 + 𝜔2
IV. 3) Réponse d’un système asservi à une entrée harmonique (réponse fréquentielle)
On applique à l'entrée du système une entrée harmonique (sinusoïdale) et on relève, une fois le régime
permanent établi, la sortie correspondante.
Si nous supposons que nous traitons uniquement les systèmes linéaires, alors la sortie du système a la
même allure que l’entrée (sinusoïdale), et vibre à la même pulsation ω. Cependant, la sortie est déphasée d’un
angle φ, par rapport à l’entrée, et à une amplitude différente :
𝑒(𝑡) = 𝐸0 sin(𝜔𝑡)
{
𝑠(𝑡) = 𝑆0 sin(𝜔𝑡 + 𝜑)
𝐸0 et 𝑆0 sont les amplitudes maximales des signaux d’entrée et de sortie.
Nous répétons cette opération en partant des pulsations les plus basses jusqu'à des pulsations élevées.
Nous relevons, à chaque pulsation ωi , les amplitudes E0 (ωi ) et S0 (ωi ) de l’entrée et de la sortie, ainsi que
le déphasage φ(ωi ) entre l’entrée et la sortie.
En fait, il n’est pas nécessaire de monter très haut en fréquence car, à partir d'une certaine pulsation, le
système ne « suit plus » les oscillations que l'on voudrait lui imposer, exactement comme le tympan qui ne vibre
plus au-delà d'une certaine fréquence. L’amplitude de la sortie devient négligeable.
De ces mesures, on construit un tableau à trois colonnes :
• Colonne 1 : La « pulsation ω » (ou fréquence f).
S0 (ω)
• Colonne 2 : Le « gain |G(ω)| » du système, avec |G(ω)| = .
E0 (ω)
• Colonne 3 : La « phase φ(ω) » (ou le déphasage), qui est le décalage entre les signaux d’entrée et
de sortie.
𝑝 = 𝑗𝜔 Eq. IV-4
Ou encore :
Le logarithme de ce nombre complexe se représente donc par deux valeurs : le logarithme du module, qui
est la partie réelle, et l'argument, la partie imaginaire.
En fait, pour des raisons pratiques, le tracé se fera en fonction de log(f) ou en fonction de log(ω) au lieu
de 𝑓 ou de 𝜔.
C'est sur ce principe qu'est basée la courbe de Bode.
Exemple :
Si la fonction de transfert est : 𝐺(𝑝) = 1 + 𝑇𝑝
Alors, en régime sinusoïdal (𝑝 = 𝑗𝜔), on aura :
|𝐺(𝜔)| = √1 + (𝜔𝑇)2 (Module)
𝐺(𝜔) = |𝐺(𝜔)|. 𝑒 𝑗.∠𝐺(𝜔) = 1 + 𝑗𝜔𝑇 avec {
∠𝐺(𝜔) = arctg(𝜔𝑇) (Phase)
Pour une représentation de Bode, on tracera les courbes suivantes :
Rappel :
Pour une expression complexe : 𝑋 = 𝑎 + 𝑗. 𝑏
Alors,
|𝑋| = √𝑎2 + 𝑏 2 (Module)
𝑗.∠𝑋
𝑋 = |𝑋|. 𝑒 avec { 𝑏
∠𝑋 = arctg ( ) (Argument)
𝑎
La figure (Fig. IV-2) donne un exemple de tracé du diagramme de Bode (Courbes de module et de phase),
ainsi qu’une spécification des échelles utilisées.
|𝐺(𝜔)|
Diagramme asymptotique |𝐺(𝜔)| → +∞ Points de
cassure
(𝟎)
Pente
(−𝟏)
Courbe de module
𝝎→𝟎 𝝎 → +∞
𝜔 (Rad/s)
(−𝟐)
Echelle |𝐺(𝜔)| → 𝟎
logarithmique
∠𝐺(𝜔) (°)
∠𝐺(𝜔) → +∞ Echelle
linéaire
𝝎→𝟎 𝝎 → +∞
𝟎° 𝜔 (Rad/s)
Courbe de phase
∠𝐺(𝜔) → −∞
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
Octave 𝟎 𝟑𝟐 𝟏𝟔 𝟖 𝟒 𝟐 𝟏 𝟐 𝟒 𝟖 𝟏𝟔 𝟑𝟐 +∞ Echelle
logarithmique
Décade 𝟎 𝟏𝟎−𝟓 𝟏𝟎−𝟑 𝟏𝟎−𝟏 𝟏𝟎𝟏 𝟏𝟎𝟑 𝟏𝟎𝟓 +∞
−𝟒 −𝟐 𝟐 𝟒
𝟏𝟎 𝟏𝟎 𝟏 𝟏𝟎 𝟏𝟎
Fig. IV-2 : Exemple de courbes de module et de phase pour une représentation par diagramme de Bode
Etant donné l'utilisation des logarithmes comme échelle, la précision est suffisamment bonne pour que l'on
puisse assimiler la courbe à ses asymptotes, sauf au voisinage des points de cassure.
Si la courbe de gain peut être avantageusement remplacée par ses asymptotes, il n'en est pas de même
pour la courbe de phase qui s'en écarte beaucoup plus.
Lieu de Nyquist
𝜔<0
ℐ𝓂[𝐺(𝜔)]
Echelle
linéaire
ℛℯ[𝐺(𝜔𝑖 )] 𝝎 → −∞
𝟎 𝝎 → 𝟎+
𝝎 → 𝟎− 𝝎 → +∞
ℛℯ[𝐺(𝜔)]
∠𝐺(𝜔𝑖 )
𝝎 = 𝟏𝟎
|𝐺(𝜔𝑖 )| 𝝎 = 𝟏𝟎𝟒
ℐ𝑚[𝐺(𝜔𝑖 )] 𝐺(𝜔𝑖 )
𝝎𝒊
𝝎 = 𝟏𝟎𝟐
𝝎 = 𝟏𝟎𝟑
Lieu de Nyquist
𝜔≥0
On complète généralement cette courbe par symétrie par rapport à l'axe réel pour avoir sa représentation
quand 𝜔 varie de −∞ à 0.
Cette partie de la courbe n'a, physiquement, aucun sens, mais il est nécessaire de la tracer si on veut
étudier mathématiquement la stabilité de l'asservissement.
On peut ainsi compléter la courbe parce que les coefficients de l'équation différentielle qui régit le
phénomène sont supposés constants et réels.
Comme le digramme de Bode, le lieu de Nyquist peut se tracer soit expérimentalement, soit à partir de la
fonction de transfert si elle est connue, c'est pourquoi on l'appelle aussi " lieu de transfert dans le plan de
Nyquist ".
|𝐺(𝜔)|
𝝎 = 𝟏𝟎
Echelle
logarithmique
∠𝐺(𝜔𝑖 ) 𝝎 = 𝟏𝟎𝟐 𝝎→𝟎
−𝟗𝟎° 𝟎° 𝟗𝟎° ∠𝐺(𝜔)(°)
𝝎 = 𝟏𝟎𝟑
𝝎𝒊 𝐺(𝜔𝑖 ) |𝐺(𝜔𝑖 )|
Echelle
𝟒
𝝎 = 𝟏𝟎 linéaire
𝝎 → +∞ Lieu de Black
Ce dernier avantage est très important du point de vue pratique car, généralement, le module du gain varie
dans des proportions énormes ce qui oblige pour le lieu de Nyquist à prendre des échelles assez grandes,
supprimant toute précision pour les gains faibles. Cet inconvénient disparaît avec des échelles logarithmiques.
D’où :
𝐾
𝐾 |𝐺(𝜔)| =
𝐺(𝜔) = = |𝐺(𝜔)|. 𝑒 𝑗.∠𝐺(𝜔) avec { √1 + (𝜔𝑇)2 Eq. IV-9
1 + 𝑗𝜔𝑇
∠𝐺(𝜔) = − arctg(𝜔𝑇)
La figure (Fig. IV-5) donne la représentation par digramme de Bode (courbes de module et de phase) d’un
système de 1er ordre.
|𝐺(𝜔)|
|𝐺(𝜔)| → +∞ Point de
cassure
(𝟎) |𝐺(𝜔)| = 𝐾 Diagramme
asymptotique
Pente
Courbe de module (−𝟏)
1
|𝐺(𝜔)| = 1 𝜔0 = 𝜔 → +∞
𝜔→0 𝑇
Pulsation 𝐾 𝜔 (Rad/s)
de cassure 𝜔𝑐0 =
𝑇
Echelle |𝐺(𝜔)| → 0 Pulsation
logarithmique de coupure
∠𝐺(𝜔) (°)
∠𝐺(𝜔) → +∞
1
𝜔0 =
𝜔→0 ∠𝐺(𝜔) = 0° 𝑇 𝜔 → +∞
𝜔 (Rad/s)
Point d’inflexion
Courbe de phase correspondant
∠𝐺(𝜔) = −45° au changement
d’asymptote
∠𝐺(𝜔) = −90°
Echelle
linéaire
∠𝐺(𝜔) → −∞
Fig. IV-5 : Courbes de module et de phase pour une représentation de Bode dans le cas d’un système de 1 er ordre
Asymptote horizontale : log|𝐺(𝜔)| → log 𝐾 c'est à dire vers une asymptote de pente (0)
𝐾 𝐾
• Pour 𝜔 → ∞, log|𝐺(𝜔)| = log → log 𝐾 − log 𝜔𝑇 → log − log 𝜔 → − log 𝜔
√1+(𝜔𝑇)2 𝑇
Asymptote oblique : Puisque l'abscisse est donnée par log 𝜔, quand 𝜔 → ∞, alors
log|𝐺(𝜔)| → − log 𝜔, c'est à dire vers une asymptote de pente (–1).
𝐾 1
• Les 2 asymptotes se coupent en : log 𝐾 = log − log 𝜔 ⇒ 𝜔 = (pulsation de cassure)
𝑇 𝑇
𝐾 𝐾 K
• L'axe des log 𝜔 (pour un gain unitaire) est coupé en : log − log 𝜔 = log 1 ⇒ 𝜔 = (ωco =
𝑇 𝑇 T
pulsation de coupure)
Le module et la phase sont tous deux affectés du changement puisqu’ils dépendent de 𝑇 (Eq. IV-9).
(0)
𝑇=2
1 (−1)
𝜔0 = 0.25
𝑇
0.25 𝑇=2
Fig. IV-6 : Evolution du diagramme de Bode en fonction de la constante de temps 𝑇 pour un système de 1er ordre
(0)
𝐾
(−1)
1
𝜔0 =
𝑇
Fig. IV-7 : Evolution du diagramme de Bode en fonction du gain 𝐾 pour un système de 1er ordre
𝐾
𝐾 |𝐺(𝜔)| =
𝐺(𝜔) = = |𝐺(𝜔)|. 𝑒 𝑗.∠𝐺(𝜔) avec { √1 + (𝜔𝑇)2 Eq. IV-10
1 + 𝑗𝜔𝑇
∠𝐺(𝜔) = − arctg(𝜔𝑇)
• Soit en considérant les parties réelle et imaginaire (Eq. IV-11) :
𝐾
ℛℯ[𝐺(𝜔)] =
𝐾 1 + (𝜔𝑇)2 Eq. IV-11
𝐺(𝜔) = = ℛℯ[𝐺(𝜔)] + 𝑗. ℐ𝓂[𝐺(𝜔)] avec
1 + 𝑗𝜔𝑇 −𝐾𝜔𝑇
ℐ𝓂[𝐺(𝜔)] =
{ 1 + (𝜔𝑇)2
1
𝜔0 = − Lieu de Nyquist
ℐ𝓂[𝐺(𝜔)] 𝑇 𝜔<0
Echelle
linéaire
𝐾
−
0 𝜔 → −∞ 2 ℛℯ[𝐺(𝜔𝑖 )] 𝐾 𝜔→0
𝜔 → +∞ ∠𝐺(𝜔𝑖 ) 𝜔 → 0+ ℛℯ[𝐺(𝜔)]
|𝐺(𝜔𝑖 )|
Lieu de Nyquist
𝜔≥0
ℐ𝑚[𝐺(𝜔𝑖 )] 𝜔𝑖
𝐾 𝐺(𝜔𝑖 )
− 1
2
𝜔0 =
𝑇
Fig. IV-8 : Lieu de Nyquist d'un système du 1er Ordre
Si on pose 𝑋(𝜔) et 𝑌(𝜔), respectivement, les parties réelle et imaginaire de 𝐺(𝜔) (Eq. IV-12), alors la
K K
relation qui lie 𝑋(𝜔) et 𝑌(𝜔) est une équation de cercle de rayon et de centre ( , 0) (Eq. IV-13).
2 2
𝐾 𝐾 −𝐾𝜔𝑇
𝐺(𝜔) = = 2
+𝑗 Eq. IV-12
1 + 𝑗𝜔𝑇 ⏟1 + (𝜔𝑇) 1 + (𝜔𝑇)2
⏟
𝑋(𝜔) 𝑌(𝜔)
𝐾
𝑋= 𝐾 𝐾
1 + (𝜔𝑇)2 2 (𝜔𝑇)2 = − 1 𝑌2 𝐾
⇒ {(𝜔𝑇) = 𝑋 − 1 ⇒ { 𝑋 ⇒ = −1 ⇒ 𝑋 2 − 𝐾𝑋 + 𝑌 2 = 0
−𝐾𝜔𝑇 𝑋2 𝑋
𝑌= 𝑌 = −𝜔𝑇. 𝑋 𝑌 2 = (𝜔𝑇)2 . 𝑋 2
{ 1 + (𝜔𝑇)2
K 2 𝐾 2 Eq. IV-13
(𝑋 − ) + 𝑌 2 = ( )
2 2
Sur la figure (Fig. IV-8), le demi-cercle en trait plein indique le lieu correspondant au fonctionnement réel
du système quand la pulsation 𝜔 croît de 0 à +∞, et en trait pointillé, le lieu correspondant au fonctionnement
non réel du système quand la pulsation 𝜔 croît de −∞ à 0.
Cette représentation correspondant aux pulsations négatives sera utilisée lors de l’étude de la stabilité du
système.
𝜔→∞ 𝜔→0
Fig. IV-9 : Evolution du lieu de Nyquist en fonction de la constante de temps 𝑇 dans le cas d’un système de 1er ordre
En fait, la variation de la constante de temps 𝑇 n’apparait pas sur le lieu de Nyquist car, dans le cas d’un
K K
système de 1er ordre, le lieu est toujours un demi-cercle de rayon et de centre ( , 0) et ne dépend donc pas de
2 2
𝑇 (Eq. IV-13).
Fig. IV-10 : Evolution du lieu de Nyquist en fonction du gain 𝐾 dans le cas d’un système de 1er ordre
|𝐺(𝜔)|
1 𝜔→0 Echelle
𝜔0 = 𝐾 logarithmique
𝑇
∠𝐺(𝜔𝑖 )
−90° −45° 0° ∠𝐺(𝜔)(°)
𝜔𝑖 |𝐺(𝜔𝑖 )|
𝐺(𝜔𝑖 ) Echelle
linéaire
Lieu de Black
𝜔 → +∞
𝐾
|𝐺(𝜔)| = 𝐾
{ √1 + (𝜔𝑇)2 ⇒ |𝐺(𝜔)| = Eq. IV-14
√1 + [tang{∠𝐺(𝜔)}]2
∠𝐺(𝜔) = − arctg(𝜔𝑇)
𝜔→0
𝜔→∞
Fig. IV-12 : Evolution du lieu de Black en fonction de la constante de temps 𝑇 dans le cas d’un système de 1er ordre
𝜔→0
𝜔→∞
Fig. IV-13 : Evolution du lieu de Black en fonction du gain 𝐾 dans le cas d’un système de 1er ordre
𝜔𝑇
|𝐺(𝜔)| =
𝑗𝜔𝑇 √1 + (𝜔𝑇)2 Eq. IV-15
𝐺(𝜔) = = |𝐺(𝜔)|. 𝑒 𝑗.∠𝐺(𝜔) avec
1 + 𝑗𝜔𝑇 1
∠𝐺(𝜔) = arctg ( )
{ 𝜔𝑇
Dans ce cas, le diagramme de Bode est celui de la figure (Fig. IV-14). On remarque que :
𝜔𝑇
• Pour 𝜔 → 0, log|𝐺(𝜔)| = log → log 𝜔𝑇 → log 𝜔 + log 𝑇 → log 𝜔
√1+(𝜔𝑇)2
Asymptote oblique : Puisque l'abscisse est donnée par log 𝜔, quand 𝜔 → 0, alors
log|𝐺(𝜔)| → log 𝜔, c'est à dire vers une asymptote de pente (+1).
1
Pour 𝜔 → 0, ∠𝐺(𝜔) = arctg ( ) → arctg(∞) → 90°
𝜔𝑇
𝜔𝑇
• Pour 𝜔 → ∞, log|𝐺(𝜔)| = log → log 1 → 0
√1+(𝜔𝑇)2
Asymptote horizontale : quand 𝜔 → ∞, alors log|𝐺(𝜔)| → 0, c'est à dire vers une asymptote
de pente (0).
1
Pour 𝜔 → ∞, ∠𝐺(𝜔) = arctg ( ) → arctg(0) → 0°
𝜔𝑇
1
• Les 2 asymptotes se coupent en : log 1 = log 𝜔 T ⇒ 𝜔 = (pulsation de cassure)
𝑇
1 1
• Pour 𝜔 = , ∠𝐺(𝜔) = arctg ( ) = arctg(1) = 45°
𝑇 𝜔𝑇
|𝐺(𝜔)|
|𝐺(𝜔)| → +∞
|𝐺(𝜔)| = 1 (0)
(+1)
𝜔→0 𝜔 → +∞
1 𝜔 (Rad/s)
𝜔0 =
𝑇
|𝐺(𝜔)| → 0
∠𝐺(𝜔) (°)
∠𝐺(𝜔) → +∞
∠𝐺(𝜔) = 90°
∠𝐺(𝜔) = 45°
𝜔→0 𝜔 → +∞
∠𝐺(𝜔) = 0° 1 𝜔 (Rad/s)
𝜔0 =
𝑇
∠𝐺(𝜔) → −∞
𝑇𝑝
Fig. IV-14 : Diagramme de Bode d’un système de 1er ordre de type :
1+𝑇𝑝
Ces systèmes atténuent les fréquences basses et laissent passer, intégralement, les hautes fréquences.
Le lieu de Nyquist correspondant est celui de la figure (Fig. IV-15).
ℐ𝓂[𝐺(𝜔)]
𝜔→0 𝜔 → +∞
0 1 ℛℯ[𝐺(𝜔)]
Lieu de Nyquist
𝜔≥0
𝑇𝑝
Fig. IV-15 : Lieu de Nyquist d’un système de 1er ordre de type :
1+𝑇𝑝
D’où :
𝐾
|𝐺(𝜔)| =
2 2 2
√(1 − ( 𝜔 ) ) + (2𝜉 𝜔 )
𝐾 𝜔𝑛 𝜔𝑛
𝐺(𝜔) = = |𝐺(𝜔)|. 𝑒 𝑗.∠𝐺(𝜔) avec Eq. IV-17
𝜔 2 𝜔
(1 − ( ) ) + 𝑗 (2𝜉 ) 𝜔
𝜔𝑛 𝜔𝑛 2𝜉
𝜔𝑛
∠𝐺(𝜔) = − arctg ( )
𝜔 2
{ 1−( )
𝜔𝑛
La figure (Fig. IV-16) donne le diagramme de Bode d’un système de 2nd ordre (simulation).
(0)
(−2)
𝜔𝑛
La figure (Fig. IV-17) reprend la représentation par digramme de Bode (courbes de module et de phase)
d’un système de 2nd ordre.
|𝐺(𝜔)|
|𝐺(𝜔)| → +∞ Point de
cassure
(𝟎) |𝐺(𝜔)| = 𝐾 Diagramme
asymptotique
Pente
Courbe de module
(−𝟐)
𝜔→0 |𝐺(𝜔)| = 1 𝜔𝑛 𝜔 → +∞
Pulsation 𝜔𝑐0 𝜔 (Rad/s)
de cassure
𝜔𝑐0 = 𝜔𝑛 ξ𝐾
Echelle |𝐺(𝜔)| → 0 Pulsation
logarithmique de coupure
∠𝐺(𝜔) (°)
∠𝐺(𝜔) → +∞
𝜔→0 ∠𝐺(𝜔) = 0° 𝜔𝑛 𝜔 → +∞
𝜔 (Rad/s)
Point d’inflexion
Courbe de phase ∠𝐺(𝜔) = −90° correspondant
au changement
d’asymptote
∠𝐺(𝜔) = −180°
Echelle
linéaire
∠𝐺(𝜔) → −∞
Fig. IV-17 : Courbes de module et de phase pour une représentation de Bode dans le cas d’un système de 2nd ordre
Résonance
𝜉 = 0.01
(0)
1
(−2)
𝜔𝑅
𝜉 = 0.01
Fig. IV-18 : Evolution du diagramme de Bode en fonction du coefficient d’amortissement 𝜉 pour un système de 2nd ordre
𝐾 Eq. IV-18
|𝐺(𝜔𝑛 )| =
2𝜉
Si : 𝜉 → 0, alors : |𝐺(𝜔𝑛 )| → ∞
On voit donc que, dans ce cas particulier, la courbe est très loin de l’asymptote et que |𝐺(𝜔𝑛 )| a une valeur
bien supérieure à celle prévue par le diagramme asymptotique. Il faut donc tenir compte d’un phénomène
nouveau appelé " résonance " qui se produit sous certaines conditions.
Cette résonance a lieu à la pulsation 𝜔𝑅 (pulsation de résonance) pour laquelle |𝐺(𝜔𝑅 )| est maximum. On
peut calculer 𝜔𝑅 en annulant la dérivée du dénominateur de |𝐺(𝜔)|. On trouve, alors :
𝐾
𝐺𝑀 = Eq. IV-20
2𝜉√1 − 𝜉 2
On définit le coefficient de résonance Q par le rapport du gain maximum au gain pour les fréquences très
basses ( 𝜔 → 0 ) :
𝐺𝑀 1
𝑄= = Eq. IV-21
𝐾 2𝜉√1 − 𝜉 2
(0) 𝜔𝑛 = 1
(−2)
0.25
𝜔𝑛
𝜔𝑛 = 1
0.25
Fig. IV-19 : Evolution du diagramme de Bode en fonction de la pulsation propre non amortie 𝜔𝑛
pour un système de 2nd ordre
𝜔 2
𝐾 [1 − ( ) ]
𝜔𝑛
ℛℯ[𝐺(𝜔)] = 2
𝜔 2 𝜔 2
(1 − (
) ) + (2𝜉 )
𝜔𝑛 𝜔𝑛 Eq. IV-23
𝐺(𝜔) = ℛℯ[𝐺(𝜔)] + 𝑗. ℐ𝓂[𝐺(𝜔)] avec
𝜔
−𝐾 [2𝜉 ]
𝜔𝑛
ℐ𝓂[𝐺(𝜔)] = 2
𝜔 2 𝜔 2
(1 − ( ) ) + (2𝜉 )
{ 𝜔𝑛 𝜔𝑛
Lieu de Nyquist
𝜔≤0
𝜔 → −∞ ℛℯ[𝐺(𝜔𝑖 )] 𝜔 → 0−
𝜔 → +∞ 𝐾 𝜔 → 0+
∠𝐺(𝜔𝑖 )
|𝐺(𝜔𝑖 )|
Lieu de Nyquist
ℐ𝑚[𝐺(𝜔𝑖 )] 𝜔≥0
𝜔𝑖
𝐺(𝜔𝑖 )
Sur la figure (Fig. IV-20), la courbe en trait plein indique le lieu correspondant au fonctionnement réel du
système quand la pulsation 𝜔 croît de 0 à +∞, et en trait pointillé, le lieu correspondant au fonctionnement non
réel du système quand la pulsation 𝜔 croît de −∞ à 0.
La représentation correspondant aux pulsations négatives sera utilisée lors de l’étude de la stabilité du
système.
Il est difficile de mettre en équation le lieu de Nyquist, car il n'a pas une forme classique connue.
Les parties imaginaire et réelle sont toutes les deux affectées du changement puisqu’elles dépendent de 𝜉
(Eq. IV-23).
𝜔→∞ 𝜔→0
𝜔𝑛 𝜉=1
𝜔𝑅
𝜔𝑛
𝜉 = 0.2 𝜔𝑅
𝜔𝑛
𝜔𝑅
Fig. IV-21 : Evolution du lieu de Nyquist en fonction du coefficient d’amortissement 𝜉 dans le cas d’un système de 2nd ordre
• Pour un système très peu ou pas amorti (𝜉 très faible), la résonance a lieu pour 𝜔 → 𝜔𝑛 , donc pour
∠𝐺(𝜔) → −90°
• Plus 𝜉 est « petit », plus le lieu est « grand » et se rapproche de celui d'un système du 1er ordre (demi-
cercle).
Nous avons mis en évidence différentes fréquences ou pulsations ; il convient de ne pas les confondre :
• Pulsation propre non amortie : 𝜔𝑛 (pulsation de cassure)
• Pulsation propre amortie : 𝜔𝑝 = 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
• Pulsation de résonance : 𝜔𝑅 = 𝜔𝑛 √1 − 2𝜉 2
Dans le cas d'un système très peu amorti ( ξ très petit), les 3 pulsations peuvent être confondues.
𝜔→0
𝜔𝑛
𝜔→∞
Les parties imaginaire et réelle sont toutes les deux affectées du changement puisqu’elles dépendent de 𝜉
(Eq. IV-23).
𝜉 = 0.1
𝜔𝑛
𝜔→0
𝜉=1
𝜔→∞
Fig. IV-23 : Evolution du lieu de Black en fonction du coefficient d’amortissement 𝜉 dans le cas d’un système de 2nd ordre
Les courbes de Black permettent de mettre facilement en évidence la résonance car elle correspond à un
maximum de la courbe ; Plus le système est amorti, plus le maximum est faible.