Performances des Systèmes Asservis
Performances des Systèmes Asservis
VI. 1) Introduction
Nous supposerons dans ce qui suit que les systèmes asservis étudiés sont stables.
Il s’agit d’étudier les performances dynamiques et statiques des systèmes asservis lors de leurs évolutions
en régimes transitoire et permanent (Fig. VI-1).
+𝟓%
−𝟓%
Temps de réponse
La précision d’un système est définie à partir de l’erreur ε entre la grandeur de consigne 𝐸 et l’image 𝑅 de
la grandeur de sortie 𝑆 (Fig. VI-2).
𝐸 ε 𝑆
+_ 𝑨
𝑅
𝑩
Nous distinguerons :
• la précision dynamique qui tient compte des caractéristiques d’évolution du processus en régime
transitoire,
• et la précision statique qui caractérise la limite de l’erreur au bout d’un temps infini pour une entrée
donnée, c’est-à-dire le régime permanent.
Fig. VI-3 : Erreur pour une entrée échelon (Exemple 1 : réponse oscillatoire)
𝜀(𝑡) : Erreur
Fig. VI-4 : Erreur pour une entrée échelon (Exemple 2 : réponse apériodique)
Mesure Capteur
Comparateur
• Un signal de perturbation aléatoire (exemple : un bruit) peut venir de superposer au signal utile en
un point de la chaîne : le maintien de ε(t), en dépit de la perturbation, constitue un problème de
régulation (Fig. VI-6).
𝐸 : Entrée de
référence ou Actionneur +
Consigne +– Correcteur
Processus 𝑆 : Sortie
Constante Régulée
Mesure
Capteur
Comparateur
𝑅(𝑝)
𝑩(𝒑)
On a :
Or :
𝑅(𝑝) = 𝑆(𝑝). 𝐵(𝑝)
{
𝑆(𝑝) = 𝜀(𝑝). 𝐴(𝑝)
D’où :
𝜀(𝑝) = 𝐸(𝑝) − 𝑆(𝑝). 𝐵(𝑝)
= 𝐸(𝑝) − 𝜀(𝑝). 𝐴(𝑝). 𝐵(𝑝)
C’est-à-dire :
Cette dernière égalité découle du théorème de la valeur finale (voir annexe sur la transformée de Laplace).
𝐾 1 + 𝑎1 𝑝 + 𝑎2 𝑝2 + ⋯ Eq. VI-5
𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) = 𝐴(𝑝). 𝐵(𝑝) = (𝑛 ∈ ℕ)
𝑝𝑛 1 + 𝑏1 𝑝 + 𝑏1 𝑝2 + ⋯
𝐸0 Eq. VI-6
𝐸(𝑝) = (𝑚 ∈ ℕ∗ )
𝑝𝑚
𝑚 = 1 : Entrée échelon
𝑚 = 2 : Entrée rampe
𝑚 = 3 : Entrée accélération
Nous allons voir comment évolue cette erreur statique en fonction de la classe du système et de l’ordre du
signal d’entrée.
Les figures (Fig. VI-8) et (Fig. VI-9) schématisent cette erreur statique dans le cas d’une réponse oscillatoire
puis dans le cas d’une réponse apériodique.
Fig. VI-8 : Erreur statique pour une entrée échelon (Exemple 1 : réponse oscillatoire)
𝜀(𝑡) : Erreur
Fig. VI-9 : Erreur statique pour une entrée échelon (Exemple 2 : réponse apériodique)
𝐸0
𝐸(𝑝) 𝑝 𝐸0 Eq. VI-7
𝜀𝑠 = 𝜀∞ = lim (𝑝. ) = lim (𝑝. )=
𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 1 + lim 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝)
𝑝→0
avec :
𝐾 1 + 𝑎1 𝑝 + 𝑎2 𝑝2 + ⋯
lim 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) = lim
𝑝→0 𝑝→0 𝑝𝑛 1 + 𝑏1 𝑝 + 𝑏1 𝑝2 + ⋯
𝐸0
𝜀𝑠 = 𝜀∞ = = 𝑐𝑡𝑒
1+𝐾
Pour les systèmes de classe 𝑛 > 0 :
𝐾 1 + 𝑎1 𝑝 + 𝑎2 𝑝2 + ⋯
lim 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) = lim =∞
𝑝→0 𝑝→0 𝑝𝑛 1 + 𝑏1 𝑝 + 𝑏1 𝑝2 + ⋯
𝐸0
𝜀𝑠 = 𝜀∞ = =0
1+∞
VI.2.b. ii) Erreur statique (de trainage) pour une entrée rampe (ou vitesse)
C’est l’erreur qui subsiste, en régime permanent, sur la réponse à une entrée rampe (la grandeur d'entrée
est une fonction linéaire du temps).
Les figures (Fig. VI-10) et (Fig. VI-11) schématisent cette erreur de trainage dans le cas d’une réponse
oscillatoire puis dans le cas d’une réponse apériodique.
Erreur de trainage
Erreur de trainage
𝐸0
𝐸(𝑝) 𝑝2 𝐸0 𝐸0 Eq. VI-8
𝜀𝑠 = lim (𝑝. ) = lim (𝑝. ) = lim ( )=
𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 𝑝 + 𝑝. 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) lim 𝑝. 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝)
𝑝→0
avec :
𝐾 1 + 𝑎1 𝑝 + 𝑎2 𝑝2 + ⋯
lim 𝑝. 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) = lim 𝑝.
𝑝→0 𝑝→0 𝑝𝑛 1 + 𝑏1 𝑝 + 𝑏1 𝑝2 + ⋯
𝐸0
𝜀𝑠 = = 𝑐𝑡𝑒
𝐾
Pour les systèmes de classe 𝑛 > 1 :
𝐾 1 + 𝑎1 𝑝 + 𝑎2 𝑝2 + ⋯ 𝐾 1 + 𝑎1 𝑝 + 𝑎2 𝑝2 + ⋯
lim 𝑝. 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) = lim 𝑝. = lim =∞
𝑝→0 𝑝→0 𝑝𝑛 1 + 𝑏1 𝑝 + 𝑏1 𝑝2 + ⋯ 𝑝→0 𝑝𝑛−1 1 + 𝑏1 𝑝 + 𝑏1 𝑝2 + ⋯
𝐸0
𝜀𝑠 = =0
∞
VI.2.b. iii) Erreur statique pour une entrée parabolique (ou accélération)
C’est l’erreur qui subsiste, en régime permanent, sur la réponse à une entrée accélération (la grandeur
d'entrée est une fonction parabolique).
La figure (Fig. VI-12) schématise cette erreur statique dans le cas d’une réponse oscillatoire.
𝑡2
𝑒(𝑡) = 𝐸0 . . 𝑢(𝑡)
2
Entrée Rampe
Erreur statique
0 temps
Fig. VI-12 : Erreur de statique pour une entrée accélération (Exemple 1 : réponse oscillatoire)
𝐸0
𝐸(𝑝) 𝑝3 𝐸0 𝐸0 Eq. VI-9
𝜀𝑠 = lim (𝑝. ) = lim (𝑝. ) = lim ( 2 2
)= 2
𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 𝑝 + 𝑝 . 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) lim 𝑝 . 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝)
𝑝→0
avec :
𝐾 1 + 𝑎1 𝑝 + 𝑎2 𝑝2 + ⋯
lim 𝑝2 . 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) = lim 𝑝2 .
𝑝→0 𝑝→0 𝑝𝑛 1 + 𝑏1 𝑝 + 𝑏1 𝑝2 + ⋯
Entrée
Classe du Entrée Echelon Entrée Vitesse
accélération
système 𝐸0 𝐸0
𝐸(𝑝) = 𝐸(𝑝) = 𝐸0
(n) 𝑝 𝑝2 𝐸(𝑝) =
𝑝3
𝑬𝟎
0 ∞ ∞
𝟏+𝑲
𝑬𝟎
1 0 ∞
𝑲
𝑬𝟎
2 0 0
𝑲
3 0 0 0
⋮ 0 0 0
Remarques importantes :
Il est, généralement, préférable d’accroître les gains de la 𝐹𝑇𝐵𝑂 tout en maintenant la réponse transitoire
dans des proportions acceptables ; En effet, l’erreur statique, lorsqu’elle est finie et non nulle, décroît lorsque le
gain en boucle ouverte croit. Mais cette croissance du gain peut détériorer la stabilité du système. Cette propriété
est connue sous le nom de " Dilemme Stabilité – Précision ", qui nécessite souvent un compromis.
Il est à noter, également, que pour améliorer les performances en régime statique, nous pouvons
augmenter la classe du système en ajoutant un ou des intégrateur(s) dans la chaîne directe du système. Ceci
peut, cependant, engendrer des problèmes de stabilité supplémentaires.
VI.2. d) Exemple
Soit le système asservi de la figure (Fig. VI-13). Calculons son gain statique ainsi que ses différentes
erreurs statiques pour différentes entrées canoniques :
𝐸 𝜀 4 𝑆
+_
𝑝(𝑝 + 2)
Il faut s'assurer, tout d'abord, de la stabilité du système. Utilisons pour cela le critère de Routh :
4 2
𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) = =
𝑝(𝑝 + 2) 𝑝 (1 + 𝑝)
2
2
𝑝
𝑝 (1 + ) 1
⇒ 𝐹𝑇𝐵𝐹(𝑝) = 2 = 2
2 𝑝 𝑝
1+ 𝑝 + +1
𝑝 (1 + ) 4 2
2
𝑝2 : 1⁄ 1
4
𝑝1 : 1⁄ 0
2
𝑝0 : 1
Tous les termes de la 1ère colonne sont de même signe. Le système est donc stable
1
𝐸(𝑝) =
𝑝
1
𝐸(𝑝) 𝑝 1
𝜀𝑠 = 𝜀∞ = lim (𝑝. ) = lim 𝑝. = lim =0
𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 2 𝑝→0 2
1+ 𝑝 1 + 𝑝
( 𝑝 (1 + ) ) ( 𝑝 (1 + ))
2 2
• Erreur statique pour une entrée rampe (vitesse) :
1
𝐸(𝑝) =
𝑝2
1
𝐸(𝑝) 𝑝2 1 1
𝜀𝑠 = 𝜀∞ = lim (𝑝. ) = lim 𝑝. = lim =
𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 2 𝑝→0 2𝑝 2
1+ 𝑝 𝑝+ 𝑝
( 𝑝 (1 + ) 𝑝 (1 + )
2 ) ( 2 )
• Erreur statique pour une entrée accélération :
1
𝐸(𝑝) =
𝑝3
1
𝐸(𝑝) 𝑝3 1 1
𝜀𝑠 = 𝜀∞ = lim (𝑝. ) = lim 𝑝. = lim = =∞
𝑝→0 1 + 𝐹𝑇𝐵𝑂(𝑝) 𝑝→0 2 𝑝→0 2𝑝 2 2𝑝
1+ 𝑝 𝑝 2+
𝑝 lim 𝑝
( 𝑝 (1 + ) )
2 ( 𝑝 (1 + )) 𝑝→0 (1 + 2)
2
+𝟓%
−𝟓%
Temps de réponse
• L'amortissement : la sortie du système dépasse généralement la valeur qu'elle doit avoir dans le
régime permanent final et elle oscille quelques instants autour de cette valeur. Les oscillations doivent
être amorties, le plus rapidement possible. L'amortissement est mesuré par le coefficient de
l'exponentielle enveloppe (Fig. VI-15).
La réponse transitoire d'un système, suite à une entrée échelon, dépend des conditions initiales. Par
commodité dans la comparaison des réponses transitoires de différents systèmes, il est plus pratique d'utiliser
les conditions initiales standards (système au repos à l'instant initial et toutes les dérivées par rapport au temps
sont nulles). Les caractéristiques des réponses peuvent alors être comparées.
𝑠(𝑡)
𝑑
+5%
𝐾
−5%
50%. 𝐾
0 𝑡𝑑 𝑡
𝑡𝑟
𝑡𝑝
𝑡𝑠
La réponse transitoire des systèmes asservis pratiques présente, souvent, des oscillations amorties, avant
d'atteindre le régime permanent. Les critères de performances, communément utilisés pour la caractérisation des
systèmes asservis linéaires dans le domaine temporel, sont définis comme suit :
• Temps de retard (time-delay), t d : il est défini comme étant le temps nécessaire pour que la réponse
atteigne la moitié de sa valeur finale.
• Temps de montée (rise-time), t r : temps nécessaire à la réponse pour évoluer de 10 à 90%, de 5 à
95%, ou de 0 à 100% de sa valeur finale. Pour les systèmes du 2 nd ordre peu amorti, le temps de
montée de 0 à 100% est plus généralement utilisé. Pour les systèmes très amortis, l'évolution de 10
à 90% est plus souvent préférée.
• Temps de pic (peak-time), t p : temps nécessaire pour atteindre le 1er pic de dépassement.
• Dépassement maximum, d : on utilise, plus souvent, le dépassement maximal (exprimé en
pourcentage) (Eq. VI-11). L'importance de ce dépassement maximum (en %) est qu’il renseigne
directement sur la relative stabilité du système :
• Temps de réponse ou d'établissement (settling-time), t s : c'est le temps requis pour que la courbe
de sortie atteigne et reste à l'intérieur d'une bande, exprimée en pourcentage (généralement 5%),
relativement à sa valeur finale.
Ces 5 grandeurs donnent une mesure directe de la caractéristique transitoire du système asservi
relativement à sa réponse indicielle. Cela veut dire que le système doit être modifié jusqu'à ce que la réponse
transitoire soit satisfaisante.
Il est à noter que ses grandeurs ne sont pas toutes, nécessairement, applicables à n'importe quel système.
Pour un système très amorti (non oscillant), 𝑡𝑝 et 𝑑 ne sont pas définis.
Nous verrons, plus loin, que le dépassement maximum et le temps de montée ne peuvent pas être faibles
tous les deux, simultanément. Si l'un d'eux est diminué, le second croît nécessairement.
𝜉 Eq. VI-13
𝑠(𝑡) = 𝐾 [1 − 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 (𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡))]
√1 − 𝜉 2
𝜉
𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡𝑟 ) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡𝑟 ) = 0
√1 − 𝜉 2
𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
⇒ 𝑡𝑎𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡𝑟 ) =
−𝜔𝑛 𝜉
Im
Plan-p
Pôle (−𝑝0 )
𝒋𝝎𝒑 = 𝒋𝝎𝒏 √𝟏 − 𝝃𝟐
X
𝜉 𝜔𝑛
𝝎𝒏 cos(𝛽) = =𝝃
𝛽 𝜔𝑛
−𝝈 = −𝝃. 𝝎𝒏 𝟎 Re
X
Pôle (−𝑝∗0 )
Fig. VI-17 : Position de pôles et relations entre les paramètres d'un système du 2nd ordre dans le Plan-p (0 < 𝜉 < 1)
𝜔𝑝
𝑡𝑎𝑛(𝜔𝑝 𝑡𝑟 ) =
−𝜎
𝜔𝑝
𝑡𝑎𝑛−1 ( )
𝑡𝑟 = −𝜎 = 𝜋 − 𝛽 = 𝜋 − 𝛽 Eq. VI-14
𝜔𝑝 𝜔𝑝 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
ω[Link]
n . tr
30
25
20
15
10
𝜉
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
𝜉 Eq. VI-16
𝑠(𝑡) = 𝐾 [1 − 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 (𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡))]
√1 − 𝜉 2
D’après (Fig. VI-16), le temps de pic correspond au maximum de la sortie 𝑠(𝑡). Il est obtenu en écrivant
que la dérivée de 𝑠(𝑡𝑝 ) par rapport au temps est nulle en ce point.
𝑑 𝐾. 𝜔𝑛
𝑠(𝑡) = . 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 . 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) Eq. VI-17
𝑑𝑡 √1 − 𝜉 2
Ou encore :
𝑑 𝐾. 𝜔𝑛
𝑠(𝑡) = . 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 . 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑝 𝑡) Eq. VI-18
𝑑𝑡 √1 − 𝜉 2
𝑛. 𝜋
⇒𝑡= (𝑛 = 0, 1, 2, ⋯ ) Eq. VI-19
𝜔𝑝
En se référant à l’équation (Eq. V-19) et à la figure (Fig. VI-19), les maximas de la réponse transitoire
apparaissent aux valeurs impaires de 𝑛. Les minimas, aux valeurs paires de 𝑛.
𝑠𝑚𝑎𝑥 = 𝑠(𝑡𝑝 )
𝑠(𝑡)
Dépassement maximum 𝑑
𝑠𝑚𝑖𝑛
T𝑝 : pseudo-période
ωn . T𝑝
0 ωn . t 𝑝 ωn . t
Fig. VI-19 : Périodicité des maximas et des minimas sur la réponse indicielle.
𝜋 𝜋
𝑡𝑝 = = Eq. VI-20
𝜔𝑝 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
Remarque :
Il est à noter que, bien que la réponse indicielle ne soit pas périodique pour 𝜉 ≠ 0, les maximas et les
minimas de la réponse apparaissent à des intervalles périodiques de période 𝑇𝑝 .
𝜉
𝑠(𝑡) = 𝐾 [1 − 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 (𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡))]
√1 − 𝜉 2
Donc :
𝜉
𝑑 = −𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡𝑝 (𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡𝑝 ) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡𝑝 ))
√1 − 𝜉 2
𝜉
⇒ 𝑑 = − (𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡𝑝 ) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡𝑝 )) 𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡𝑝
√1 − 𝜉2
Or :
𝜋 𝜋
𝑡𝑝 = =
𝜔𝑝 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
Donc :
𝜉𝜋
𝜉 −
√1−𝜉 2
𝑑 = − (𝑐𝑜𝑠(𝜋) + 𝑠𝑖𝑛(𝜋)) 𝑒
√1 − 𝜉 2
C’est-à-dire :
𝜉.𝜋
−( ) Eq. VI-21
𝑑=𝑒 √1−𝜉 2
Ou encore, en pourcentage :
𝜉.𝜋
−( ) Eq. VI-22
𝑑% = 𝑒 √1−𝜉 2 . 100%
La figure (Fig. VI-20) donne les variations du dépassement 𝑑, exprimé en pourcentage, relativement au
coefficient d'amortissement 𝜉.
d%
100
𝑑%
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
𝜉
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 √1 − 𝜉 2
𝑠(𝑡) = 𝐾 [1 − 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 𝑡 + 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( ))]
√1 − 𝜉 2 𝜉
C’est-à-dire :
𝑒 −𝜉𝜔𝑛 𝑡 √1 − 𝜉 2
𝑠(𝑡) = 𝐾 1 − 𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑝 𝑡 + 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( ) Eq. VI-23
√1 − 𝜉 2 ⏟ 𝜉
[ ( 𝜑 )]
Les courbes d’équation :
sont les courbes enveloppes de la réponse indicielle (Fig. VI-21). La sortie demeure toujours à l'intérieur de cette
paire d'enveloppes.
𝑠(𝑡)
1
𝐾 (1 + )
√1 − 𝜉 2
𝑡
𝑒 −𝑇
𝐾 (1 + )
√1 − 𝜉 2
Amplitude
+5%
K -5%
𝑡
𝑒 −𝑇
𝐾 (1 − )
√1 − 𝜉 2
1
𝐾 (1 − )
√1 − 𝜉 2
0
𝑡/𝑇
0 1 2 3 4
Temps
Fig. VI-21 : Paire d'enveloppes de la réponse indicielle d'un système du 2nd ordre
1 Eq. VI-25
𝑇=
𝜉𝜔𝑛
La description analytique exacte du temps d'établissement est difficile à obtenir. Il est, cependant, démontré
que, pour un critère de ±5% et 0 < 𝜉 < 0.9, ce temps 𝑡𝑠 varie légèrement et reste approximativement égal à 3
fois la constante de temps 𝑇. Il atteint un minimum autour de 𝜉 ≅ 0.68 puis augmente, presque linéairement, pour
les grandes valeurs de 𝜉.
Par convention dans la comparaison des réponses transitoires des systèmes, on adopte généralement le
temps d'établissement suivant :
1 3 Eq. VI-26
𝑡𝑠 à 5% = 3. 𝑇 = 3 = (avec un critère de ± 5%)
𝜉𝜔𝑛 𝜎
4 Eq. VI-27
𝑡𝑠 à 2% = 4. 𝑇 = (avec un critère de ± 2%)
𝜉𝜔𝑛
Remarque importante :
Il faudrait noter que 𝑡𝑠 est inversement proportionnel au produit du coefficient d'amortissement 𝜉 par la
pulsation propre non amortie 𝜔𝑛 . Puisque la valeur de 𝜉 est généralement déterminée compte–tenu des exigences
sur le dépassement maximum admissible, 𝑡𝑠 est déterminé, essentiellement, par la pulsation propre non amortie
𝜔𝑛 . Cela veut dire que la durée du transitoire peut être variée en ajustant uniquement 𝜔𝑛 , sans modifier le
dépassement maximum.
A partir de cette analyse, il devient évident que pour une réponse rapide, 𝜔𝑛 doit être important.
Pour limiter le dépassement maximum 𝑑 et pour réduire 𝑡𝑠 , le coefficient d'amortissement 𝜉 ne doit pas être
trop faible (Fig. VI-20).
Si 0.4 < 𝜉 < 0.8 alors 25% > 𝑑 > 2.5% Eq. VI-28
VI.3.b. v) Exemple
Considérons le système asservi à retour unitaire de la figure (Fig. VI-22) dont les paramètres sont :
𝜉 = 0.6
{ 𝑟𝑑
𝜔𝑛 = 5
𝑠
On a :
𝑟𝑑
𝜔𝑝 = 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2 = 5√1 − (0.6)2 = 4
𝑠
𝜎 = 𝜉. 𝜔𝑛 = 0.6 x 5 = 3
• Temps de montée 𝑡𝑟 :
𝜋−𝛽 𝜋−𝛽
𝑡𝑟 = =
𝜔𝑝 𝜔𝑛 √1 − 𝜉 2
or :
β = 𝑐𝑜𝑠 −1 (𝜉) = 𝑐𝑜𝑠 −1 (0.6) = 0.93 𝑟𝑑
Donc :
𝜋 − 𝛽 3.14 − 0.93
𝑡𝑟 = = = 0.55 𝑠
𝜔𝑝 4
• Temps de pic 𝑡𝑝 :
𝜋 3.14
𝑡𝑝 = = = 0.785 𝑠
𝜔𝑝 4
• Dépassement 𝑑% :
𝜉.𝜋 0.6 x 3.14
−( ) −( )
𝑑% = 𝑒 √1−𝜉 2 . 100% = 𝑒 √1−(0.6) 2
. 100% = 9.5%
• Temps d'établissement ou de réponse 𝑡𝑠 à 5% :
3 3 3
𝑡𝑠 à 5% = 3. 𝑇 = = = =1𝑠
𝜉𝜔𝑛 𝜎 3