Les organismes sociaux et les cotisations sociales
1. Les organismes sociaux
Il s’agit de la CSS de l’IPRES et des IPM
La CSS
Créée le 1er Janvier 1956, la Caisse de Sécurité Sociale, par la loi n° 91-33 du 26 Juin
1991, est devenue depuis un organisme de droit privé chargé d'une mission de service
public.
Elle est implantée sur toute l'étendue du territoire national avec 14 agences, dont 8 au
niveau des chefs lieux de région, 2 centres de protection maternelle et infantile à Colobane
et à Guédiawaye et 1 antenne de planning familial à Kolda.
Les prestations familiales constituent la branche la plus ancienne et la plus connue de la
Caisse. Elles sont servies en nature et en espèces aux familles et aux salariés de plus de
10000 entreprises affiliées.
La Caisse de Sécurité sociale joue un rôle déterminant dans la prévention des risques
professionnels, par le contrôle, l'assistance-conseil et la formation des entreprises. Le
dispositif de réparation des dommages mis en place est performant, mais la priorité
demeure la prévention.
Globalement, la Caisse de Sécurité Sociale joue incontestablement un rôle de premier plan
dans la politique nationale de protection sociale des travailleurs salariés en apportant
pleinement sa contribution dans la lutte contre la pauvreté.
L’IPRES
L'institution de Prévoyance Retraite du Sénégal ([Link].S.) est un organisme de droit privé
placé sous la tutelle technique et financière de l'Etat. Il dispose d'une réelle autonomie dans
sa gestion. Elle a pour mission, par application des statuts et des règlements intérieurs n°1
et n°2 l'IPRES d’assurer le service d'une pension ou allocation de retraite aux anciens
salariés ayant cotisé au moins 1 an ; des pensions ou allocations de réversion aux veufs,
veuves et orphelins de père ou de mère, à charge en cas de décès d'un salarié.
C’est un système de retraite par répartition, il est fondé sur le principe de solidarité entre
les générations, et vous salariés de l'Institution, êtes les garants de sa pérennité. Retraités,
employeurs et salariés actifs.
Tout membre participant est automatiquement affilié au Régime Général.
Le taux de cotisation pour le Régime général est de 14% (8,4% part employeur et 5,6%
part du salarié).
Le taux de cotisation pour le Régime complémentaire cadre est de 6% (3,6% part
employeur et 2,4% part du salarié).
L’IPM
Les institutions de prévoyance sont juridiquement régies par le Code de la Sécurité
Sociale, à la différence des mutuelles qui le sont par le Code de la Mutualité, et des
sociétés d’assurances, qui le sont par le Code des Assurances.
Une institution de prévoyance est une société de personnes de droit privé. Comme une
mutuelle, elle est à but non lucratif, ce qui signifie que les excédents financiers dégagés par
son activité servent, non pas à rétribuer des actionnaires (puisqu’il n’y en a pas), mais à
proposer de nouvelles garanties, à améliorer les garanties déjà existantes, à renforcer la
qualité de ses services ou la sécurité de ses engagements.
Enfin, une institution de prévoyance se caractérise par sa gestion paritaire entre les
différents partenaires sociaux. Dirigée par un Conseil d’administration, ce dernier se
constitue à parts égales de représentants de salariés et de représentants d’entreprises.
2. Les cotisations sociales
- Les cotisations à la CSS
Il vous appartient de calculer vous-mêmes les cotisations que vous devez payer à la caisse
de sécurité sociale et d'en faire la déclaration.
NB : les cotisations sont portables et non quérables. Elles sont dues à compter de la date
d'embauche du premier salarié et sont intégralement à votre charge.
Tout employeur à jour de ses cotisations peut se faire délivrer, à sa demande, une
attestation confirmant qu'il est en règle vis-à-vis de la caisse de sécurité sociale.
- Les cotisations à l’IPRES
On distingue le régime général et le régime complémentaires de cadres gérés par
l'institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES).
1. Le régime général
Tous les travailleurs salariés régis par le code du travail, sont obligatoirement affiliés à ce
régime.
Un taux de cotisation fixé par le conseil d'administration de l'IPRES est assis sur le salaire
et les accessoires de salaire. Les remboursements de frais sont exclus de l'assiette de calcul
des cotisations.
Le taux actuellement est de 14% et supporté à raison de 40% par le salarié (soit 5,6%)
et 60% par l'employeur soit 8,4%.
Le salaire maximum soumis à cotisation est de deux cents cinquante six mille francs (256
000) par mois soit un maximum de 14 336 FCFA (5,6% * 256 000) à déduire du salaire
mensuel.
Le versement se fait mensuellement pour les établissements de plus de 20 travailleurs et
trimestriellement compte un effectif de moins de 20 travailleurs
2. Le régime complémentaire cadre
Les cadres et assimilés sont affiliés à ce régime en plus de l'affiliation au régime général.
Le salaire maximum mensuel soumis à cotisations est 768 000 FCFA
Le taux actuel est de 6% soit 2,4% pour le travailleur et 3,6% pour l'employeur ;
Les travailleurs étrangers bénéficient de protection de même nature, par un autre régime ne
sont pas concernés par l'affiliation obligatoire à l'IPRES.
- Les cotisations à l’IPM
La prise en charge de la maladie non professionnelle est assurée au moyen d'une affiliation
à une institution de prévoyance maladie (IPM) approuvée par le ministre du travail et de la
sécurité sociale.
Les textes régissant les IPM ont décidé pour la plupart, de déplafonner et de fixer des
cotisations supérieures au maximum réglementaire.
Il n'existe plus un taux de cotisation uniforme, chaque IPM ayant adopté un système qui lui
est propre.