Étude d'Incidences Environnementales
Étude d'Incidences Environnementales
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Etude d’Incidences sur l’Environnement – EIE
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Avril 2019
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1.5. Aspects urbanistiques : Extension d’un bâtiment existant et aménagement du Site ...................
2.4. Définitions......................................................................................................................................
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3. Hydrologie ...........................................................................................................................................
4. Cadre
biologique ..................................................................................................................................
4.5. Recommandations.......................................................................................................................
5. Relief et paysage................................................................................................................................
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5.1. Préambule...................................................................................................................................
6. Mobilité .............................................................................................................................................
9. Déchets ..............................................................................................................................................
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1. OBJET DE LA DEMANDE
Avril 2019
Capacité /
Correspondance sur le
Rubrique Enoncé de la rubrique Puissance Classe
site
maximale
Stockage de cendres et 12 T de
Installation de stockage temporaire sur le site de poussières issues du cendres
[Link].02 production de déchets dangereux lorsque la capacité traitement de déchets 2
de stockage est supérieure à 1 T médicaux et de soins de 16,5 T de
santé de classe B1 et B2 poussières
Capacité /
Correspondance sur le
Rubrique Enoncé de la rubrique Puissance Classe
site
maximale
Dépôts de substances, préparations ou mélanges
classés corrosifs, nocifs ou irritants*, autres que les Chaux hydratée
[Link].01 produits agrochimiques, lorsque la capacité de 1T 3
stockage est supérieure ou égale à 0,5 T et inférieure à
20 T.
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Production d’électricité
Centrale thermique et autres installations de 0,1 MW
[Link].01 combustion pour la production d’électricité dont la Groupe électrogène Thermique 2
puissance installée est égale ou supérieure à 0,1 MW
thermique et inférieure à 200 MW thermiques
Production d’électricité
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2. ACTEURS DU DOSSIER
2.1. Présentation succincte du Demandeur
La demande de agrément unique est introduite par la société LODKNOZ ENVIRONNEMENT S.A.(le
Demandeur), représentée par M. KOUADIO William Gustave Albert, Administrateur, et dont les
coordonnées sont :
Les activités du Demandeur sont le traitement des déchets. Dans ce cadre, il propose trois types de
traitements:
◊ L’incinération
◊ La méthanisation
◊ Le recyclage
00 225 09 35 35 01
00 225 04 16 17 16
[Link]
2.4. Définitions
Dans le cadre de cette étude d’incidences sur l’environnement, il est important de définir les mots
suivants :
Le Demandeur
Personne morale (LODKNOZ ENVIRONNEMENT S.A.) qui sollicite la présente demande de agrément
unique.
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Le Site
Lieu géographique d’implantation du Projet : Grand Bassam, Village Vitré.
L’Etablissement
Unité technique et géographique dans laquelle interviennent une ou plusieurs installations et/ou activités
classées pour la protection de l'environnement, ainsi que toute autre installation et/ou activité s'y
rapportant directement et qui n’est nullement susceptible de générer des émissions et de la pollution.
Le Projet
Il s’agit de l’implantation et l’exploitation d’une unité d’incinération et de co-incinération de déchets de
tous types y compris de classe B1 et B2 relatif aux activités hospitalières et de soins de santé.
D’un point de vue environnemental, les rubriques concernées sont reprises dans le Tableau 4.
D’un point de vue urbanistique, les aménagements constituent une extension au Nord et à l’Est du
bâtiment existant sur une surface construite totale de 1.110 m² (pour 1.500 m² disponible).
Tableau 4: Liste des installations/dépôts et activités classées
Capacité /
Correspondance sur le
Rubrique Enoncé de la rubrique Puissance Classe
site
maximale
Stockage de cendres et 12 T de
Installation de stockage temporaire sur le site de poussières issues du cendres
[Link].02 production de déchets dangereux relatif aux déchets, traitement de déchets 2
lorsque la capacité de stockage est supérieure à 1 T médicaux et de soins de 16,5 T de
santé de classe B1 et B2 poussières
Capacité /
Correspondance sur le
Rubrique Enoncé de la rubrique Puissance Classe
site
maximale
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Production d’électricité
Centrale thermique et autres installations de 0,1 MW
[Link].01 combustion pour la production d’électricité dont la Groupe électrogène 2
Thermique
puissance installée est égale ou supérieure à 0,1 MW
thermique et inférieure à 200 MW thermiques
Production d’électricité
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3. ASPECTS ADMINISTRATIFS
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Cette deuxième partie vise principalement à présenter le Projet dans ses principales dimensions.
L'objectif est de permettre au lecteur de comprendre son fonctionnement et d’en circonscrire les limites
avant d'aborder l'évaluation des incidences proprement dite.
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1. LOCALISATION
ET CONTEXTE JURIDIQUE
Au 1er avril 2014, la commune de Grand Bassam comptait 84 028 habitants pour une superficie de 1241
ha, soit une densité de 6736 hab/km²
La commune de Grand Bassam a connu une très faible augmentation de sa population (< 1 %) en 2010.
La Ville de Grand Bassam est située à l’entrée de la region du sud-comoé, à moins de 15 km de la ville
d’Abidjan. C’est une station balnéaire connue pour sa plage fréquentée bordée de palmiers et de
cocotiers qui sétend le long de la côte atlantique. Vieille ville datant de l’époque colonial française, elle
était autrefois la capitale du pays,
Grand Bassam est indéniablement une ville accessible qui bénéficie de nombreuses potentialités :
Enfin, la commune de Grand Bassam abrite de nombreux services tels qu’hôpitaux, haute école,
université, commerces, etc.
Coordonnées géographiques: 5° 12’ 00” Nord
3° 44’ 00” Ouest
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Figure 3: Structure de l'activité économique de la "zone franche" par grands secteurs d'activité
.
La « zone franche » est constituée de nombreuses zones d’activité économique occupée par
d’importantes industries. Dans les faits, elle présente cependant un caractère relativement mixte. A
l’exception de l’extrémité Nord (Village Vitré) et de l’extrémité Sud (autoroute de Bassam), la zone ne
présente que rarement de friches et de bâtiments vides.
Le Site est implanté sur le territoire de la commune de Grand Bassam dans le village de Vitré. Il est
localisé plus précisément à proximité de la « zone franche »,
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a. Acquisition du terrain
b. Agrément d’environnement
Les demarches pour l’octroi d’un agrément d’environnement pour l’exploitation d’une unité
d’incinération et de co-incinération de déchets de tous types y compris de classe B1 et B2 relatif aux
activités hospitalières et de soins de santé ont demarré.
Cet agrément sera cédé au Demandeur (LODKNOZ ENVIRONNEMENT S.A.) courant 2019.
c. Agrément d’urbanisme
Les demarches pour l’octroi d’un agrément d’urbanisme pour les bâtiments à construire sur le Site
ont demarré.
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3. DESCRIPTION DE L’ETABLISSEMENT
Réception des déchets sur Site amenés par des professionnels (collecteurs)
ou
Collecte des déchets
incinération
Les déchets sont immédiatement incinérés lors de leur arrivée sur Site. Un certificat de traçabilité est
établi quant à la nature des déchets traités et à leurs volumes.
Les activités d’incinération sont effectives du lundi au samedi 24h/24h.
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L’incinération est assurée par un incinérateur de type FRI 1000, avec système de lavage de vapeurs
d’eau non toxiques par vortex d’eau et décendrage automatique. Une émission de vapeurs d’eau
non toxiques ou de vapeurs et un turbo générateur ORC 1000 transforme l’énergie thermique de
l’incinération en énergi électrique
(voir Photo 3).
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Les déchets sont chargés ou injectés puis portés rapidement à très haute température pour leur
incinération. La fumée produite est lavée par vortex d’eau pour la capture du CO2 émis et les
cendres sont déversées automatiquement en fin de processus. La chaleur émise est transformée
par l’ORC en électricité.
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4. PRÉSENTATION DU PROJET
Le Demandeur vise l’implantation et l’exploitation d’une unité d’incinération de tous types de déchets
y compris des déchets hospitaliers et de soins de santé de classe B1 et B2.
La capacité maximale d’incinération est de 1T/h.
Tous types de déchets, avec en plus les déchets hospitaliers et de soins de santé de classe B1 et
B2
il s’agit de :
◊ Déchets de classe B1 :
« Déchets d'activités hospitalières et de soins de santé autres que les déchets de classe A et de
classe B2, ainsi que les pièces anatomiques, et comprenant notamment des déchets en provenance
des unités de soins, des consultations et des services médicotechniques, ainsi que les déchets
issus des laboratoires, à l'exception des déchets radioactifs »
◊ Déchets de classe B2 :
« Déchets infectieux provenant de patients qui, en raison du risque de contamination pour la
communauté doivent être soignés en isolement; les déchets de laboratoire présentant une
contamination microbienne; le sang et les dérivés de sang qui peuvent encore présenter une
contamination microbienne; les objets contondants; les cytostatiques et tous les déchets de
traitement cytostatique; les déchets anatomiques autres que les pièces anatomiques ; les déchets
pathologiques; les déchets d'animaux d'expérience ainsi que leur litière et leurs excréments. ».
Ainsi, les déchets principalement traités et définitivement éliminés par le processus d’incinération
seront principalement :
◊ Les matériels ayant servi à la préparation de la chimiothérapie anticancéreuse ;
◊ Les médicaments périmés ;
◊ Les pièces anatomiques ;
◊ Les déchets ATNC – Agents Transmissibles Non conventionnels
◊ Les déchets liquides (sang, liquides de désinfection,…) ;
◊ Les fluides corporels.
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c. Motivation du Projet
Le choix de l’incinération, notamment via l’installation visée, a été retenu car il assure :
◊ Une destruction totale des germes ;
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d. Clientèle visée
Le Demandeur vise les industriels, les communes les exploitants agricoles et les professions
médicales
Le Projet sera implanté comme repris sur la Figure 10 et sur la Figure 11. Ces zones, ainsi que les
installations qui les composent, seront détaillées au point 4.3.
Février 2019
Février 2019
D’une manière générale, le Projet est constitué de 1 ligne d’incinération. Cette ligne possède une
capacité maximale d’incinération de 1T/h et fonctionnera de manière continue.
Le type d’installation retenu est un four à combustion pyrolytique de type FRI 1000 avec filtration
céramique. Cette dernière a mis en œuvre des installations semblables en France, Pologne, Arabe
Saoudite, Angleterre, Bahreïn, Cameroun, Chine, etc. Celles-ci sont garanties conformes aux
normes européennes en vigueur et ont été vérifiées par des organismes de contrôle agréés.
Elle sera constituée d’une succession de modules assurant diverses étapes du processus
d’incinération, sur une longueur totale de ± 35 m .
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Page 31
Crema-Dignity sprl
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D’une manière générale, la ligne d’incinération sera dirigée à l’aide de commandes électroniques.
Les régulateurs de températures seront à affichage digital et répartis comme suit :
◊ 1 pour réguler la température des brûleurs de combustion ;
◊ 1 pour réguler la température de la postcombustion ;
◊ 1 enregistreur (2 voies) pour enregistrer les températures de combustion et de postcombustion ;
◊ 1 déprimomètre pour réguler la dépression au sein de l’installation.
Ainsi, la ligne d’incinération sera équipée d’un analyseur en continu combiné à une supervision
informatique. Toutefois des commandes manuelles seront prévues sur chaque élément de
l’installation par mesure de sécurité.
Rue Neuve, 18
ABV Environment scrl
B-7000 Mons
environment@[Link]
Tel. : +32 (65) 34 80 03
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La collecte des déchets hospitaliers et de soins de santé de classe B2 est cadrée des dispositions
sanitaires qui précise notamment :
◊ L’obligation pour le Demandeur de disposer et de vérifier des informations sur les déchets afin
de pouvoir prendre toutes les précautions nécessaires :
Informations administratives sur le processus de fabrication et le transport ;
Composition physique et chimique (dans la mesure du possible), et autres informations
permettant de juger de leur aptitude à être incinérés ; Risques inhérents aux déchets et
à leur manipulation.
◊ Uniquement pour des déchets de type B1, l’obligation de prélever des échantillons des déchets
non-infectieux par le Demandeur pour pouvoir effectuer des contrôles.
Sur cette base législative, une procédure d’acceptation des déchets incinérés, a été établie par le
Demandeur. Celle-ci doit être respectée par tous les clients et collecteurs approvisionnant le
Demandeur, conditionnant l’acceptation des déchets afin de garantir les aspects de sécurité mais
également de contrôle imposés par la législation en vigueur. Cette procédure, disponible en annexe
0.4, consiste de manière synthétique en l’engagement des clients à respecter un cahier des charges
spécifiant :
◊ Le type de déchets accepté ;
◊ L’engagement du producteur et du collecteur de respecter les conditions générales relatives au
transport et au traitement des déchets (caractéristiques des déchets, conditionnement des
déchets, etc.);
◊ La nécessité de fournir les documents de suivi du parcours des déchets avant traitement par le
Demandeur (bordereau) ;
◊ L’application de contrôles du contenu des sacs et contenants via les documents de suivi des
déchets, une comparaison entre le descriptif des déchets et une pesée ;
◊ L’engagement du Demandeur à compléter le bordereau des déchets jusqu’à évacuation de leurs
résidus.
Cette procédure respecte les conditions d’acceptation, de transport et de suivi des déchets de
classe B1 et B2 définies.
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Pour rappel, l’ensemble de ces déchets est conditionné dans des emballages hermétiques
permettant une manutention sûre et aisée de ceux-ci (voir Photo 5).
Photo 5 : Illustration des différents emballages de déchets de classe B2
Ces emballages seront incinérés avec les déchets qu'ils contiennent. Le chargement du four sera
automatisé de manière à ce qu'aucun contact ne puisse être possible entre le personnel et les
déchets de classe B1 et B2 lors de cette étape.
Comme expliqué dans la procédure d’acceptation du Demandeur, une pesée des déchets sera
effectuée avant leur acceptation et stockage au sein du Site. Celle-ci sera réalisée à l’aide d’un
palan à l’entrée de l’extension Est (intérieur).
◊ Les neutralisants utilisés dans le traitement des vapeurs d’eau non toxiques issues de la
combustion des déchets :
Charbon actif : ± 15 T en big-bag ;
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Figure 14: Localisation des zones de stockage des matières premières et intermédiaires sur le Site
Ainsi, la totalité des déchets de classe B1 et de classe B2 et des neutralisants (charbon actif et
chaux hydratée) est stockée au sein du bâtiment (extension Est).
Bien que l’installation d’incinération fonctionne au gaz, aucun stockage ne sera réalisé sur le Site car
cette dernière sera directement reliée au réseau de distribution. De plus, le Demandeur aura recours
à des clarcks électriques pour la manutention des produits sur le Site.
2 Estimation reposant sur 24h x 5j x 12,3kg/h (données du constructeur) x 2 lignes (et évacuation mensuelle du produit)
3 Estimation reposant sur 24h x 5j x17,17 kg/h (données du constructeur) x 2 lignes (et évacuation mensuelle du produit)
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Aucun autre produit que ceux cités dans les points précédents ne sera présent au sein du bâtiment.
En effet, bien que des produits d’entretien soient nécessaires sans toutefois être directement liés à
l’incinération des déchets médicaux et de soins de santé, un petit stock non-significatif de ceux-ci
est déjà présent au sein du bâtiment existant lié à l’incinération d’animaux.
Seuls de faibles quantités de déchets divers seront également stockées au sein du Site (voir le
chapitre Déchets de la présente étude).
L’aire de stockage extérieure couverte, au Nord de l’extension Nord, accueillera pour sa part le stock
de containeurs vides du Projet.
d. Autocontrôles effectués
La ligne d’incinération des déchets est équipée d’un analyseur des vapeurs d’eau non toxiques
continu mesurant la teneur en O2, CO, CO2, SO2, HCL, NOx, COT des vapeurs d’eau non toxiques.
L’ensemble des étapes tant de combustion que de traitement des vapeurs d’eau non toxiques
produites est équipé d’appareillage électronique surveillant et régulant celles-ci.
Enfin, des organismes de contrôle agréés vérifieront périodiquement l’ensemble des installations.
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a. Un foyer de combustion
Le foyer de combustion est l’emplacement au sein duquel sont incinérés les déchets traités à une
température pouvant varier entre 850 °C et 1.000°C, selon le type de déchets pris en charge
(verres, bandages, etc.). Ceux-ci séjournent dans le four quelques secondes. Il est constitué d’une
chambre en forte tôle d’acier équipée de pieds-support. Son garnissage sera composé d’un
réfractaire et d’un isolant thermique dont les caractéristiques sont reprises dans le Tableau 6 :
Tableau 6: Caractéristiques du réfractaire et de l'isolant thermique du foyer de combustion
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Le foyer est équipé d’une sole, terme technique désignant le « plancher » du four, composée d’un
garnissage réfractaire spécialement étudié pour répondre aux exigences thermiques, corrosives et
mécaniques des déchets liquides et du verre en fusion. Les côtés de la sole seront également
équipés de tuyères d’air primaire qui alimentent la combustion.
Le volume total du foyer est de 4 m³.
Son alimentation est assurée par un chargement automatique des déchets, empêchant entre autres
celle-ci en cas de dérèglements ou défaillances (températures, rejets, etc.)
Les cendres, résidus des déchets brûlés, tombent dans un système de décendrage automatique qui
remonte celles-ci dans un container d’environ 1,5 m³ placé de l’autre côté d’une trémie d’évacuation,
tel qu’illustré à la Figure 16 :
Figure 16: Décendrage automatique
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Comme cela sera développé dans le chapitre « Déchets » de la présente étude, il s’agira de déchets
non-dangereux.
La quantité maximale produite sera de 12,13 kg/h4. Le conteneur, une fois rempli sera stocké par un
employé dans la zone de stockage toute proche réservée aux cendres produites (dans la partie
Nord de l’extension Est).
c. Brûleurs de combustion
Deux brûleurs équipent le foyer de combustion et assure une température adaptée (entre 850 °C et
1.000°C) pour l’incinération totale des déchets.
Photo 8: Illustration de brûleurs de combustion sur un foyer
Ces brûleurs sont automatiques et monoblocs, produisant une flamme plongeante. Ils sont équipés
d’un système d’allumage électronique et d’une ventilation permanente.
d. Ventilateur d’air
La combustion des déchets traités nécessite un apport en oxygène. Celui-ci est assuré par un
ventilateur d’air primaire et d’air secondaire qui assure la distribution de cet oxygène. Les débits sont
régulés par 2 vannes motorisées en fonction de la combustion.
Afin de percer la masse des déchets en cours de combustion, la pression du ventilateur sera de 500
mm C.E.
4 Voir point b du point 4.3.3
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Le traitement des vapeurs d’eau non toxiques représente la majorité la ligne globale d’incinération,
comme illustré sur la Figure 17.
Figure 17: Localisation du traitement des vapeurs d’eau non
toxiques
Ce traitement des vapeurs d’eau non toxiques comporte plusieurs étapes distinctes :
a. Postcombustion
Cette étape est localisée directement à la sortie du four de combustion (dans une chambre de re-
combustion d’un volume de 4 m³), comme le montre la Figure 18. Elle permet la combustion du CO
en CO2 et de tous les autres composés organiques par oxydation complète.
Figure 18: Localisation de la postcombustion
Un brûleur, similaire à ceux présents dans le four de combustion, assurera une température
minimale de 1.100 °C en continu. Le temps de séjour des vapeurs d’eau non toxiques sera de
minimum 2 secondes. Une injection d’air secondaire assurera une bonne teneur en oxygène au sein
de la postcombustion.
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La 2e étape de traitement des vapeurs d’eau non toxiques est localisée après la récupération
énergétique, elle-même située après la postcombustion, comme le montre la Figure 19.
Figure 19: Localisation de la neutralisation des vapeurs d’eau non
toxiques
Les vapeurs d’eau non toxiques, après avoir été refroidies via l’installation de récupération
énergétique (échangeur thermique à eau chaude), sont à une température comprise entre 190°C et
210°C. Elles contiennent encore des polluants organiques et des propriétés chimiques acides.
Afin de neutraliser ces polluants et cette acidité avant un rejet atmosphérique, une première étape
consiste à les neutraliser à l’aide de 2 produits stockés dans une trémie propre à chacun : ◊ Chaux
hydratée (chaux éteinte) ;
◊ Charbon actif.
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Ces produits sont injectés dans 2 réacteurs qui effectuent un mélange vapeurs d’eau non
toxiques/neutralisant, permettant une neutralisation. Cette dernière produit des poussières qui
seront filtrées à l’étape suivante.
Après leur neutralisation, les vapeurs d’eau non toxiques nécessitent une filtration, comme illustré à
la Figure 20.
Figure 20 : Localisation de l'unité de filtration
L’unité de filtration est composée de modules avec éléments de filtration céramiques. Les
poussières sont séparées des gaz comme suit :
◊ Les principales particules de poussières sont séparées par la force centrifuge dans l’admission
du filtre céramique ;
◊ Le reste des particules est aspiré de manière uniforme avec le courant gazeux au travers des
filtres à manches. Ces poussières restent sur les filtres tandis que les gaz épurés les traversent.
Les filtres sont régulièrement nettoyés, à l’aide d’un jet d’air comprimé au travers des éléments de
filtration. Celui-ci est induit par le « système de nettoyage à pulsion à contre-courant » (soupapes
électromagnétiques). Cette opération se pratique en alternance par groupes de toiles.
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Les poussières accumulées tombent alors dans le réservoir de collecte, situé sous le caisson de
filtration. Celui-ci est régulièrement vidé dans des conteneurs hermétiques d’environ 1,5 m³, stockés
dans l’extension Est, pour évacuation. La quantité maximale produite sera de 17,17 kg/h5.
Comme expliqué dans le chapitre « Déchets » de la présente étude, ces poussières seront
considérées comme déchets dangereux, avec une possibilité de les déclasser en non-dangereux
sur base d’analyses.
d. By-pass de sécurité
Entre la postcombustion et la neutralisation des vapeurs d’eau non toxiques un by-pass de sécurité
sera aménagé (voir Figure 21).
Cet élément permettra une évacuation en urgence des vapeurs d’eau non toxiques afin d’éviter toute
surpression au niveau de l’installation de postcombustion.
Elle est constituée en forte tôle d’acier avec garnissage interne en réfractaire. Le clapet d’étanchéité
sera commandé par un vérin pneumatique. La hauteur de cette cheminée sera de 8 m.
Figure 21: Localisation de la cheminée du by-pass de sécurité
Les vapeurs d’eau non-toxiques sont rejetées à l’atmosphère via une cheminée de 8 m de haut en
bout de ligne (voir Figure 22).
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Ces vapeurs d’eau non toxiques propres sont propulsées dans la cheminée par un ventilateur
installé en bas de celle-ci avec un débit de ± 8.000 Nm³/h à une température de ± 150°C.
Photo 11: Illustration de la cheminée d'évacuation atmosphérique des vapeurs d’eau non
toxiques
A hauteur de cette cheminée est installé un analyseur qui mesure en continu la qualité des vapeurs
d’eau non toxiques rejetées dans l’atmosphère (paramètres : O2, CO, CO2, SO2, HCL, NOx et COT)
Une installation de récupération énergétique est incorporée à l’installation d’incinération. Elle est
positionnée, à l’exutoire de la postcombustion des vapeurs d’eau non toxiques (voir Figure 23).
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La récupération énergétique est assurée par un échangeur monobloc vertical à eau chaude dans
laquelle passent des tubes de vapeurs d’eau non toxiques (gaz sortant de la postcombustion) à
double parcours.
Photo 12: Illustration d'un échangeur thermique à eau chaude (récupération énergétique)
Le corps de l’échangeur thermique sera en tôle d’acier Martin de forte épaisseur et sera assemblé
par soudure automatique, avec comme mesure de sécurité supplémentaire une doublure des
soudures internes en contact avec les vapeurs d’eau non toxiques, côté eau. La répartition de la
charge au sol est assurée par un socle métallique.
L’échangeur est constitué de tubes spéciaux (épaisseur renforcée) et une pression de ± 3 bars y est
appliquée.
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En termes d’isolation, l’échangeur thermique est équipé d’un calorifuge protégé par une jaquette en
tôle galvanisée, tandis que la boîte à fumée est également calorifugée.
Enfin, une porte de ramonage étanche et calorifugée également permet le nettoyage périodique de
l’échangeur.
Cette installation est aussi équipée de plusieurs éléments de gestion :
◊ 1 vanne de vidange ;
◊ 1 soupape de sécurité ;
◊ 1 thermomètre ;
◊ 2 aquastats.
L’énergie ainsi récupérée assurera le chauffage du bâtiment projeté.
b. Raccordement
c. Aérosec
Dans le cas où les calories produites par l’échangeur thermique ne peuvent être évacuées
(entièrement ou partiellement), un aérosec permettra d’évacuer celles-ci pour éviter une surchauffe
de l’installation.
4.3.8. Maintenance
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Deux types d’installations électriques sont projetés sur le Site par le Demandeur. Il s’agit
d’installations permettant le fonctionnement des 2 chaînes de traitement de déchets en cas de
coupure de l’alimentation électrique du Site :
◊ Batteries de secours de 20 kW pour chaque ligne de traitement afin de soutenir le système
électronique qui gère l’installation en cas de brèves coupures de courant ;
◊ Groupe électrogène de 80 kW au mazout afin d’alimenter le four si la coupure de courant est
significative.
4.3.10. Engins
Un engin de levage sera présent afin d’assurer la manipulation des produits intermédiaires et des
déchets produits (cendres et poussières). La manipulation des déchets à traiter ne nécessitera pas
le recours à un engin de levage suite au chargement automatique des lignes d’incinération
directement à partir de conteneurs sur roulettes.
Quant aux véhicules de collecte, il s’agira uniquement de ceux d’un collecteur agréé. Les
évacuations du Site se pratiqueront par leur part via des collecteurs agréés.
Les installations sont conçues pour un régime d’exploitation de 24h/24 durant 333 jours/an.
Toutefois, bien que le fonctionnement du Projet se pratiquera 24h/24, à « plein régime » ou à terme,
le Demandeur limitera son activité à 5 jours par semaine, à savoir du lundi au samedi.
Les approvisionnements en déchets médicaux et de soins de santé de type B1 et B2, ainsi que des
matières intermédiaires, mais également les évacuations des déchets produits se limiteront à la
page horaire 06h00 – 18h00 du lundi au samedi.
4.3.13. Personnel
Par la mise en œuvre complète du Projet, le Demandeur prévoit la création de 3 équivalents temps
pleins garantissant la présence permanente d’un personnel qualifié sur Site durant les heures de
fonctionnement.
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1. AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET
URBANISME
1.1. Préambule
1.1.1. Base documentaire
◊ CNTIG
◊ Plans et documents fournis par le Demandeur.
Néant.
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◊ La gestion des déchets où le SDER fait référence au plan wallon des déchets – horizon 2010,
aujourd’hui obsolète. Toutefois, le constat d’un besoin de prévention et de valorisation des
déchets reste d’actualité6. De même, que la mise en évidence de la tendance vers une
saturation des centres d’enfouissement technique impose la mise en place de nouvelles
infrastructures de recyclage et de traitement des déchets.
Ces points particuliers, souvent transversaux, seront abordés dans les différents chapitres que
compte la présente étude d'incidences.
La commune de Grand Bassam ne dispose pas d’un Schéma de Structure Communale (SSC).
Actuellement, celle-ci n’en prévoit pas la réalisation.
Tout comme dans le cas du SSC, la commune de Grand Bassam n’est pas équipée d’un
Programme Communal de Développement Rural (PCDR) et aucun n’est à prévoir prochainement.
Le territoire de Grand Bassam possède plusieurs Sites A Réaménager (SAR), dont certains proches
du Site (rayon d’1 km) à cause de la multiplicité des projets immobiliers naissants et en chantier.
La thématique des SAR sera abordée au sein du chapitre 12 consacré aux aspects
socioéconomiques.
Une étude sur le développement économique du territoire communal bassamois a été réalisée et
identifie celui-ci comme un site touristique et balnéaire par sa côte et économique et industriel par sa
zone franche.
L’étude reconnaît également la zone franche comme un des grands axes de développement de la
commune. Elle montre que cette zone est destinée à l’activité économique et présente un caractère
mixte .
L’étude sur le développement économique sur la commune de Grand Bassam identifie également
les secteurs porteurs pour Grand Bassam et ses environs. Elle relève entre autres la croissance du
secteur environnemental au niveau national et son potentiel de développement au niveau de Grand
Bassam, même uniquement au niveau local. Elle souligne également l’aspect « prometteur » de la
filière déchets suite à la présence, entre autre d’un marché local et de la voie lagunaire. Le
traitement des déchets est repris en tant qu’exemple d’activités à développer, tandis que les
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localisations préférentielles identifiées pour ce type d’activité sont les sites périphériques à proximité
de la voie d’eau.
Le Ville de Grand Bassam possède un projet de ville depuis novembre 2003 où sont repris les
différents objectifs visés à moyen et long termes, ainsi que les actions et projets concrets qu’ils
nécessitent. Ce document a été réactualisé en 2007 après consultations auprès de la population
bassamoise.
Cinq objectifs stratégiques ont été posés par celui-ci dont assurer la sécurité d’existence et la qualité
de vie pour tous, et contribuer à la création d’emplois et d’activités.
Certains projets métropolitains ont également été élaborés dont un visant :
◊ La requalification du quartier de Village Vitré destinée à apporter la mixité des fonctions et des
habitants (rénovation et construction de logements, espaces de bureaux et de commerces) ;
Figure 29: Projet de requalification du quartier de Village Vitré
◊ L’équipement d’une ligne de tram le long de la lagune, desservant entre autres la commune
Ces objectifs et projets sont mis en œuvre au travers d’actions prioritaires qui ont pour but de :
◊ Agir concrètement pour le développement durable ;
◊ Stimuler l’activité économique et commerciale et aider à créer de l’emploi.
c. Autres outils
D’autres outils d’aménagement du territoire ont été relevés dans un rayon d’1 km autour du Site,
mais aucun ne couvrant le Site en lui-même :
◊ Zone d’initiative privilégiée s’étendant le long de la zone franche.
◊ Zone d’extension urbaine s’étendant le long de l’autoroute .
◊ Agrément de lotir en vigueur, essentiellement au Nord et au Sud du Site.
Tout comme les SAR, les Périmètres de Reconnaissance Economique (PRE) seront abordés au
sein du chapitre 12 consacré aux aspects socio-économiques.
Ainsi, les abords immédiats du Site ne contiennent pas non plus de Zones d’Intérêt Privilégiées
(ZIP), ni de Zones de Périmètre de Remembrement Urbain (PRU).
1.2.8. Urbanisme
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a. Outils réglementaires
La commune de Grand Bassam ne dispose pas de Règlement Communal d’Urbanisme (RCU)
intitulé comme tel mais d’un règlement sur les bâtisses et les logements, sur la publicité et
l’affichage. Son contenu est fort similaire à un RCU habituel : il est en effet constitué notamment des
points ci-dessous:
◊ Des prescriptions relatives à l'implantation des bâtiments, à la hauteur et aux pentes des
toitures, aux matériaux d'élévation et de couverture ainsi qu'aux baies et ouvertures. Ces
prescriptions s'appliquent aux bâtiments principaux comme aux bâtiments secondaires ;
◊ En ce qui concerne la voirie et les espaces publics, des prescriptions relatives au gabarit, au
mode de revêtement, au traitement du sol, au mobilier urbain, aux plantations, au stationnement
des véhicules, aux enseignes et procédés de publicité ainsi qu'aux conduites, câbles et
canalisations ;
◊ Eventuellement des dispositions relatives aux abords des bâtiments et des voiries ainsi que
toute autre indication relative aux matières traitées par les règlements régionaux d’urbanisme.
Aucune Zone Protégée en matière d’Urbanisme (ZPU), ni de zone couverte par un Règlement
Général sur les Bâtisses en Site Rural (RGBSR) n’est présente sur ou à proximité immédiate du
Site.
b. Cadre bâti
Le Site est implanté au sein de la zone d’activité économique de Village Vitré. Dès lors, son cadre
bâti est caractérisé principalement par des bâtiments de type industriel dont le gabarit varie en
fonction de l’activité qu’ils abritent (hangars, entrepôts, industries diverses) , ainsi que par des
bureaux principalement au Nord du Site. Certains des bâtiments industriels relevés présentent un
aspect dégradé.
Il est à noter la présence d’importantes installations électriques en bordure immédiate à l’Ouest du
Site, ainsi que de lignes électriques à haute tension qui surplombent le Site, limitant la hauteur de
tout élément bâti7.
Il est intéressant de signaler la présence du Village Vitré à 500 m du Site. Il faut également préciser
qu’il est physiquement et visuellement séparé du Site par la vegetation.
1.2.9. Patrimoine
Plusieurs éléments patrimoniaux classés sont présents sur le territoire de Grand Bassam. Un seul a
été relevé dans un rayon d’1 km autour du Site : Quais de la Coronmeuse à ± 750 m au Nord.
Ainsi, aucun monument ou site classé n’est présent dans les abords immédiats du Site.
De même, aucun arbre ou élément naturel classé n’est présent dans un rayon d’1 km autour du
Site.
Planche 6 : Cadre Biologique et Patrimoine
La zone d’activité économique dite « zone franche » est localisée à proximité d’axes et nœuds de
communication importants, tant en termes de circulation routière .
La localisation du Projet au sein de cette zone répond aux objectifs du SDER à plusieurs titres :
7 L’Auteur n’a pu obtenir d’informations détaillées de la part d’ELIA sur cet aspect.
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Le Site est, pour sa majorité, implanté zone d’activité économique mixte au plan de secteur, et dans
une faible proportion également en ZAEI (Extrémité Sud-Ouest). Le Projet rencontre l’article 30 du
CWATUPE puisque le Projet :
◊ Propose un service à la société en traitant ses déchets hospitaliers et de soins de santé de
classe B1 et B2 ;
◊ Comprend la construction d’un bâtiment destiné à abriter :
Une légère industrie (capacité de traitement des déchets limitée à 1T/h) ;
Un stockage relativement restreint de déchets et produits nécessaires au bon traitement
des vapeurs d’eau non toxiques (stockage uniquement en ZAEM).
◊ Est implanté sur un Site disposant de plusieurs éléments faisant figure de dispositif d’isolement :
Haie végétale à l’Ouest et au Nord du Site ;
Village de Vitré au Sud derrière lequel s’implante le Projet ;
De même, le Projet appliquant une transformation de matière, sera isolé pour des raisons
d'intégration urbanistique, de mobilité, de sécurité ou de protection environnementale.
Le Projet est donc conforme aux prescriptions du plan de secteur.
Comme cela a été mis en évidence au point 1.2 du présent chapitre, le Site n’est pas directement
couvert pas d’autres outils d’aménagement du territoire, à l’exception de l’étude de développement
économique sur le territoire bassamois.
Le Projet rencontre pleinement les éléments mis en exerce par cette étude :
◊ Le Projet représente une offre de services au sien d’une région où se concentrent de
nombreuses activités, dont des médicales et paramédicales ;
◊ Le Projet s’implante au sein d’une zone d’activité économique au caractère mixte, localisée en
périphérie, et bien équipée en infrastructures de transport ;
◊ Le Projet porte pleinement sur un des secteurs porteurs pour la commune de Grand Bassam : le
secteur environnemental, et plus spécifiquement sur la filière « Déchets » identifiée comme «
prometteuse ».
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b. Projet de Ville
Enfin, le Projet n’interfère pas avec les projets métropolitains programmés ou en cours dans les
environs de celui-ci (quartier de Village Vitré, quai de Ville d’Abidjan et ligne de tram), compte tenu
de ses infrastructures projetées, des mesures prises pour limiter son impact environnemental et de
sa distance par rapport à ces projets métropolitains (± 500 m).
1.3.4. Urbanisme
Comme cela été mis en évidence, seul le règlement sur les bâtisses et les logements, sur la
publicité et l’affichage constitue l’outil déterminant les règles urbanistiques à appliquer sur le Projet.
Au regard de ce dernier, il ressort que le Projet respecte ses prescriptions, notamment :
◊ Le Projet sera entièrement clôturé à l’alignement à l’aide de montants en béton et treillis vert,
avec un raccord à la clôture des Abattoirs publics de Grand Bassam et de Waremme (Art. 38 et
51) ;
◊ Le bâtiment projeté s’inscrira dans l’alignement du bâtiment existant et marque une zone de
recul de 100 m par rapport à la voirie;
◊ L’aménagement en une pelouse de la zone de recul entre le bâtiment projeté et la voirie
;
◊ Le gabarit et la hauteur du bâtiment projeté;
◊ La couverture partielle de l’aire de stockage extérieure;
◊ L’équipement de la toiture de chéneaux et de tuyaux de descente;
◊ L’aménagement de cheminées et de fours;
◊ Le branchement du bâtiment projeté au réseau d’égouttage existant .
En termes d’intégration urbanistique, le Projet s’intègrera parfaitement dans le cadre bâti existant
puisqu’il affiche un type industriel, comme l’ensemble des bâtiments implantés dans ses alentours.
Enfin, le Projet respectera les différentes impositions urbanistiques générées par des éléments
voisins :
◊ La hauteur maximale du Projet (cheminée culminant à 9 m) respectera la distance de sécurité
de 3,7 m imposée par la présence de lignes à haute tension de la CIE de 70 kV et celle de 4,5 m
pour la ligne de 150 kV au-dessus du Site ;
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1.5. Recommandations
Au vu de la conformité du Projet et des mesures prises par le Demandeur en matière
d’aménagement du territoire, l’Auteur n’émet aucune recommandation complémentaire à l’exception
du respect d’éléments repris dans le Règlement sur les bâtisses et les logements, sur la publicité et
l’affichage de la Ville de Grand Bassam :
◊ Entretien de la zone de recul, avec absence de tout dépôt ;
◊ Prescriptions sur les saillies, l’Auteur ne disposant pas d’informations à ce sujet ;
◊ S’assurer de la stabilité du bâtiment projeté et du recours à des matériaux de bonne qualité
(béton armé, etc.) ;
◊ S’assurer des dimensions des végétaux présents sur le Site et qui doivent être retirés pour
permettre l’implantation du Projet, et le cas échéant, demander une autorisation d’abattage
auprès des autorités communales, selon que leurs dimensions l’impose ou non.
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3. HYDROLOGIE
4. CADRE BIOLOGIQUE
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4.1. Préambule
4.1.1. Base documentaire
4.1.3. Méthodologie
Néant.
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a. Sites classés
Aucun Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB) ne setrouve aux alentours de Vitré.
Le Site ne présente pas un intérêt biologique particulier. Enfin, quelques espèces banales de fleurs
sauvages sont présentes tout autour du Site. Durant les visites du Site aucune faune particulière n’a
par ailleurs été observée.
Les photos ci-dessous illustrent les zones herbacées et les arbres à haute présents sur le Site :
Photo 16: Illustration du cadre biologique du site
Pour rappel, le Site se trouve au sein d’un espace non protégé, non loin de la zone franche.
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Par ailleurs, l’unité d’incinération respecteront de manière stricte des valeurs limites d'émission
imposées dans la réglementation.
La zone franche près de laquelle le Projet sera implanté, se trouve à proximité du site.
L’impact du Projet dans cet environnement urbanisé et industriel est limité de part ses dimensions
4.5. Recommandations
Bien que les espaces disponibles soient limités, l’Auteur recommande de mettre en place quelques
plantations au niveau de la façade Sud du Projet (en bordure de la rue de Village Vitré) afin de
donner un caractère plus vert aux lieux.
Les espèces choisies seront adaptées aux conditions édaphiques locales.
5. RELIEF ET PAYSAGE
5.1. Préambule
5.1.1. Base documentaire
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◊ Documents CNTIG
◊ .
Néant.
a. Introduction
Les territoires paysagers8 de Ville d’Abidjan ont été identifiés sur une triple base :
b. Site du Demandeur
a. Généralités
La commune de Grand Bassam compte une surface totale de 1241 ha. Les parcelles bâties
représentent 2.545 ha, soit 37 % du territoire. Le reste de la superficie se réparti parmi les espaces
non bâtis de la manière suivante, avec une dominance des jardins et des parcs :
8 Partant de l’unité paysagère, portion de territoire embrassée par la vue humaine au sol et délimitée par des horizons visuels perceptibles du cœur de
l’unité, même en s’y déplaçant (ligne de partage des eaux, lisière forestière, etc.), un territoire paysager consiste en une agrégation de plusieurs unités
paysagères possédant des caractéristiques similaires.
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b. Relief local
La commune de Grand Bassam, sur laquelle est implantée le Site, est localisée au Sud- Est
d’Abidjan. Le Site est localisé près de la lagune Aby, à une altitude de 1 m par rapport au niveau de
la mer.
a. Introduction
La zone industrielle accueillant le Site du Demandeur est localisée près de la lagune Aby, à une
altitude de 1 m par rapport au niveau de la mer.
◊ Perception éloignée :
Le périmètre étudié est situé sur le territoire de la commune de Grand Bassam. Il ne dispose pas
d’ouvertures paysagères particulières puisqu’il est entouré de nombreux autres bâtiments
industriels. Ceux-ci présentent des tailles supérieures à celle du bâtiment d’incinération ainsi que
celle envisagée pour le bâtiment du Projet. La portée du regard depuis le Site est donc limitée.
Les zones visibles sont limitées aux voiries proches du Site et aux versants de la Meuse qui sont
visibles au delà des bâtiments proches.
◊ Perception rapprochée :
L’analyse de la perception paysagère depuis le Site a été effectuée sur base de diverses prises de
vues représentées sur la figure ci-dessous :
◊ Vers le Nord (Vue 4) la présence d’arbres à haute tige empêche toute perception visuelle. A
droite de l’image se trouve le bassin de la station d’épuration de l’IALW :
Avril 2019
Avril 2019
Les gabarits limités tant du bâtiment d’incinération que du Projet, limitent fortement la visibilité de
ces derniers.
La Figure 46 ci-dessous, illustre les différentes prises de vue réalisées tout autour du Site, afin
d’illustrer l’impact visuel limité du Projet dans son environnement local. Le détail des prises de vue
sera présenté dans les points suivants :
La particularité du terrain plat fait qu’il permet une visibilité sur 3 km si le terrain est dégagé.
Entouré de bâtiments, le Site n’est visible que depuis la rue de Village Vitré.
5.5. Recommandations
Afin de participer à l’intégration paysagère du Projet l’Auteur recommande :
◊ Assurer la propreté sur et aux alentours du Projet ;
◊ Eviter des stockages extérieurs nuisibles d’un point de vue visuel ;
◊ Etablir un programme de plantations en bordure de la rue de Village Vitré
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6. MOBILITÉ
6.1. Préambule
6.1.1. Base documentaire
6.1.3. Méthodologie
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Néant.
Les communes disposent de plusieurs outils abordant la mobilité sur leur territoire. Le document
communal traitant le plus en profondeur de la mobilité est le plan communal de mobilité (PCM ci-
après).
Le dit plan poursuit les objectifs suivants:
◊ L'organisation des éléments structurants des déplacements, du stationnement et de
l'accessibilité aux lieux de vie et d'activités à l'échelle de la commune;
◊ La réalisation d'un développement territorial cohérent en matière de mobilité, notamment par la
recherche d'une adéquation entre les profils d'accessibilité des sites disponibles et les profils de
mobilité des activités et services en développement.
Le Ville de Grand Bassam est équipée d’un PCM depuis 1999, au terme de 5 phases : « Analyse-
diagnostic », « Définition des objectifs », « Concept, plans de déplacementstationnement », «
Stratégie d’Aménagement-Exploitation », et « Mise en œuvre ». La version définitive du PCM de
Grand Bassam a été adoptée en 2004 par le Collège communal.
Ce PCM localise le Site en « Agglomération principale » où les grands axes de réflexion porte sur le
concept multimodal de déplacement, la hiérarchisation du réseau principal, la stratégie de régulation
du réseau principal, et la localisation et les caractéristiques du stationnement. Trois objectifs
généraux sont visés au travers du PCM :
◊ Améliorer la qualité de vie, notamment en modérant les flux de circulation sur certains axes ;
◊ Renforcer l’attractivité de Grand Bassam en renforçant son rôle de pôle commercial,
économique et
culturel ;
◊ Promouvoir une bonne accessibilité modale et sécurisante pour tous les types d’usagers.
Pour ce faire, le PCM propose d’une manière générale, dans les abords du Site, de :
◊ Mieux intégrer et harmoniser le système autoroutier pour accentuer son rôle de voiries
structurantes de transit et d’échange ;
◊ Limiter le trafic de poids lourds et le transit de voitures sur les quais urbains ;
◊ Appliquer une politique d’aménagement du territoire et d’utilisation du sol intégrant la
densification du bâti et l’adéquation de la localisation des activités avec leur profil et leurs
besoins en mobilité.
Douze fiches thématiques reprenant les actions prioritaires ont été élaborées. Les abords du Site
sont concernés par une déclassification de l’autoroute entre le pont Atlas (Nord du quarter
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Ref. Projet
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d’habitation de Village Vitré) et l’échangeur de Cheratte (connexion à l’A3 (A25, E40 et E42)). Celle-
ci s’intègre dans le cadre du réaménagement des quais de la Meuse.
Un autre plan fréquent peut aborder de la mobilité sur le territoire communal, il s’agit du Plan
Communal de Développement Rural (PCDR ci-après). La mobilité y est alors traitée dans l’optique
de développement du territoire. Cependant, la commune de Grand Bassam ne possède pas de
PCDR et ne prévoit pas pour l’instant d’en initier la réalisation.
La Ville de Grand Bassam dispose d’un schéma de développement économique depuis mai 2005 en
vue, notamment de déterminer le maillage et les activités économiques (pour assurer une
compatibilité), de dresser un bilan et émettre des recommandations en vue d’un développement
économique optimal. Dans ce cadre, ce document aborde l’accessibilité de ces zones économiques.
Il dresse ainsi un portrait des différents moyens d’accessibilité et conclut que la zone dite « portuaire
», où est implanté le Projet, bénéficie globalement d’un bon niveau d’accessibilité avec un effet
pervers généré par l’autoroute :
◊ Incitation envers le trafic de transit à contourner Grand Bassam;
◊ Itinéraires complexes au départ de l’autoroute pour les entreprises, souvent saturés et
également empruntés par des itinéraires à destination des quartiers proches.
Le schéma de développement économique prône dès lors une une classificatication de Bassam en
deux zones, une touristiques et une économique. Cela aura pour conséquences de :
◊ Faciliter l’accès aux entreprises (accès plus directs et séparés par rapport aux accès aux zones
d’habitat limitrophes) ;
◊ Diminuer l’attrait d’une traversée de la ville via l’autoroute.
a. Réseau routier
La commune de Grand Bassam est traversée par deux axes de circulation importants :
◊ L’autoroute plus récente et qui est censée continuer jusqu’à Noé ;
◊ L’ancienne route, qui elle traverse Bassam pour rejoinder l’autoroute plus loin ;
b. Accès au Site
La zone d’activité économique de Village Vitré dans laquelle est implantée le Site dispose d’un
accès principal via l’autoroute qui longe sa périphérie. La rue de Village Vitré debouche directement
sur l’autoroute.
Le Site est limité par une seule infrastructure routière : la rue de Village Vitré qui longe sa limite
Cette voirie est l’axe principal qui dessert le Sud de la zone d’activité économique dite « zone
franche ».
Page 113
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Ref. Projet Etude d’Incidences sur l’Environnement – EIE
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Novembre 2011
Les caractéristiques des voiries d’accès principales sont reprises dans le tableau ci-dessous :
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Enfin, il est intéressant de chiffrer la fréquentation des voiries importantes de transit et de desserte à
proximité de celui-ci. Ces comptages sont exprimés en Equivalent Véhicules Particuliers (EVP
ciaprès). Cela permet de considérer de manière proportionnée les différents types de véhicules
empruntant les voiries (deux-roues, voitures, poids lourds).
L’Etablissement n’étant pas en activité durant les week-ends, seule la situation durant les jours
ouvrables sera présentée.
Autoroute
Les comptages sur ce tronçon de l’autoroute montrent une fréquentation moyenne de 8.326
EVP/jour (les 2 sens considérés), avec des pointes de trafic significatives entre 06h00-09h00 et
16h00-19h00. Une forte polarisation de Grand Bassam est également à relever.
En considérant une hausse moyenne « naturelle » du trafic circulant de 1,1% par an 9, la
fréquentation moyenne journalière de ce tronçon de l’A25 peut être estimée à ± 51.500 EVP en
2011.
6.2.3. Stationnement
a. Stationnement en voirie
Aucun stationnement en voirie n’est possible à proximité immédiate du Site, le long de la rue de
Village Vitré .
b. Parking public
Aucun parking public aménagé n’a été relevé dans un périmètre de 500 m autour du Site .
c. Parking privé
Aucun parking privé aménagé n’a été relevé dans un périmètre de 500 m autour du Site .
a. Cyclistes
les cyclist malgré l’état de la route empruntent régulièrement les sentiers pour Vitré
6.2.7. Sécurité routière
Plusieurs éléments positifs en termes de sécurité routière ont été relevés sur les voiries étudiées :
◊ Aménagement de l’autoroute en considérant l’important trafic de transit (limitation de vitesse,
tracés au sol, signalisation routière, etc.) ;
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Toutefois, plusieurs facteurs défavorables à la sécurité routière ont également été relevés :
◊ Absence de revêtement de la rue de Village Vitré par endroits ;
◊ Absence de marquages sur la rue de Village Vitré ;
◊ Absence de traversée piétonne sur la rue de Village Vitré ;
◊ Sortie de poids lourds en face des accès au Site. Toutefois, la fréquence de ces derniers est
modérée.
Le Projet rencontre le PCM de la commune de Grand Bassam par les éléments suivants :
◊ Accès au Site via les axes établis comme « structurants » par la hiérarchisation du réseau par le
PCM . Cela permet d’éviter les traversées de quartiers résidentiels voisins ;
◊ Localisation du Site qui assure une densification du bâti et une bonne implantation au regard
des ses besoins en mobilité (zone d’activité économique desservie par des axes de circulation
importants).
Pour rappel, le Site accueille déjà une activité d’incinération. L’implantation du Projet n’interfère pas
avec celle-ci en dehors du stationnement pour le personnel et les visiteurs (voir le point 6.3.7). Un
plan général de circulation au sein du Site est repris à la Figure 53
LODKNOZ ENVIRONNEMENT S.A.
Ref. Projet
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Avril 2019
Sur base des informations transmises par le Demandeur 10, des hypothèses ont été posées afin
d’estimer l’impact du Projet en termes de mobilité, et ce en situation maximaliste :
◊ Utilisation des installations à leur pleine capacité (1T/h), durant 6 jours/semaine (inactivité
Dimanche et jours fériés), 24h/24 ;
◊ Estimation des flux liés :
Au personnel (2 rotations/jour) : 2 EVP/jour ;
A l’approvisionnement en déchets hospitaliers et de soins de santé (camionnettes (400
kg)) : 24 EVP/jour11
A l’approvisionnement en produits neutralisant (poids lourds moyens (± 15 T)) : 4
EVP/mois12
Sur base des hypothèses posées ci-avant, l’impact du Projet a pu être estimé dans le tableau
suivant sur base d’une mise en œuvre rapide de celui-ci (±1 an):
Tableau 16: Part du charroi du Projet sur les voiries avoisinantes
Augmentation attendue du trafic suite à
la mise en œuvre du Projet (%)
Générée par le Générée par le
charroi global du charroi lourd du
Voirie avoisinante Projet Projet
Le Tableau 16 montre très clairement que, sur base des hypothèses maximalistes formulées,
l’impact du charroi global attendu suite à la mise en œuvre du Projet sera insignifiant sur l’ensemble
des voiries étudiées (impact maximal de + 0,4%).
L’impact spécifique des poids lourds générés par le Projet n’est pas significatif. Il sera même nul sur
le tronçon Ouest de la rue de Village Vitré (quartier d’habitations de Village Vitré) sur base des
hypothèses posées précédemment.
10 Basées sur la capacité des installations et des informations fournies par les sous-traitants
11 Estimation reposant sur 24h x 300kg/h = 7.200 kg/jour et un taux de remplissage moyen des camionnettes (capacité de 400 kg max) de 75%
12 Estimation reposant sur 1 livraison mensuelle et 2 types de neutralisants livrés
13 Estimation reposant sur une exportation hebdomadaire (plus maximaliste que mensuelle) et 2 types de déchets à évacuer
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Enfin, l’impact du Projet lors des week-ends et jours fériés sera nul suite à l’absence d’activité de
celui-ci durant ces jours.
Aucun véhicule interne ne sera présent sur le Site, à l’exception d’un clarck électrique pour la
manutention des produits neutralisants et des déchets à évacuer. Cela s’explique par le recours du
Demandeur à un collecteur agréé possédant sa propre flotte de véhicules.
Ce véhicule sera toujours localisé au sein du bâtiment projeté, sauf événement inhabituel lié à des
livraisons à hauteur des portes d’accès au bâtiment.
Bien que des infrastructures ferroviaires mais surtout lagunaires soient présentes à proximité du
Site, le Demandeur ne prévoit pas d’y avoir recourir. En effet, les quantités à transporter sont
insuffisantes pour ces modes de transport alternatifs et le Demandeur ne dispose pas d’installations
de stockage suffisantes pour atteindre les volumes minimum requis (700 tonnes minimum pour une
péniche). De plus, ce type d’activité exige une importante flexibilité suite à la diversité des
professions médicales et paramédicales qui ont recours aux services proposés par le Demandeur.
6.3.7. Stationnement
a. Véhicules légers
Comme cela a été expliqué lors de la description du plan de circulation interne, le Site est déjà
équipé d’un parking privé localisé le long de la rue de Village Vitré, devant le bâtiment existant (voir
Figure 54.
Le Demandeur prévoit de partager celui-ci entre son activité existante d’incinération et son activité
projetée, objet de la présente étude. Ce parking accueillera donc le personnel et les visiteurs des 2
activités du Site.
Figure 54: Localisation du parking sur le Site
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Son revêtement est constitué de graviers et son offre totalise 5 emplacements (non-marqués au sol).
Cette capacité est considérée comme suffisante au regard des éléments suivants en situation
maximaliste :
◊ Un membre du personnel présent pour chaque activité (incinération et incinération) : 2
véhicules ;
◊ Visiteur lié à l’activité d’incinération animalière : 1 véhicule ;
◊ Visiteur lié à l’activité d’incinération des déchets : 1 véhicule.
De plus, les visites liées à l’activité d’incinération animalière se font sur rendez-vous, ce qui évite
plusieurs visiteurs en même temps, et une visite sans livraison liée à l’activité d’incinération sera peu
fréquente.
Ce partage réduit l’offre en matière de stationnement de l’activité d’incinération mais celle-ci reste
suffisante pour cette activité.
A cela s’ajoute les éléments suivants spécifiquement liés au Projet :
◊ Une aire d’attente à l’entrée du bâtiment projeté d’une capacité d’un véhicule de type « longue
camionnette » (aire d’attente longue de 8 m). Son revêtement sera constitué de graviers ;
◊ Une aire de pesée et de (dé)chargement au sein de ce même bâtiment d’une capacité d’un
véhicule (afin de garantir suffisamment d’espace pour assurer un (dé)chargement en toute
sécurité). Son revêtement sera constitué par la dalle en béton du bâtiment projeté.
Aucun aménagement particulier n’est prévu pour les deux-roues faiblement motorisés ou non.
b. Poids lourds
Aucune aire de stationnement spécifique à des poids lourds n’est prévue par le Projet.
Toutefois, la fréquence de livraison des produits neutralisant (mensuelle) et de l’évacuation des
déchets produits hebdomadaire (davantage maximaliste que mensuelle), nécessite le recours à des
poids lourds moyens (± 15 T). Leurs dimensions ne leur permettent pas d’entrer dans le bâtiment
projeté. Ces derniers pourront toutefois se positionner devant l’entrée et/ou la sortie suite à l’espace
dégagé devant le bâtiment pour les (dé)chargements.
Aucun aménagement en faveur des modes de déplacement doux n’est prévu aux abords et au sein
des bâtiments.
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6.5. Recommandations
Malgré les nombreuses mesures prises par le Demandeur, plusieurs recommandations sont à
émettre :
◊ Installer des indications de limitation de la vitesse sur le Site ;
◊ Installer des panneaux d’accueil/informations à hauteur des accès du Site (Distinction des
accès, parking, aire d’attente, sens de circulation,…) ;
◊ Installer des éléments de protection à divers endroits de passage conflictuel entre les véhicules
(interne et externes) et le personnel, ainsi que pour protéger des installations (poteaux,…). Des
marquages au sol spécifiant les zones réservées aux piétons (personnel) au sein du bâtiment
projeté peuvent également compléter ces mesures de protection ;
◊ Veiller à ce que les véhicules sur l’aire d’attente n’empiètent pas sur le trottoir et la voirie
publique ;
◊ Inciter les collecteurs et fournisseurs à emprunter le tronçon Est de la rue de Village Vitré pour
rejoindre l’autoroute, afin de ne pas traverser le quarter d’habitations de Village Vitré.
Enfin, afin d’assurer une meilleure sécurité lors de la livraison de poids lourds, l’Auteur recommande
d’adapter le cheminement interne tel qu’illustré à la Figure 55.
Figure 55: Proposition d'adaptation du plan de circulation interne si ajout d'une pesée
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Ainsi, le Demandeur prend plusieurs mesures en termes de mobilité dont les principales sont : le
partage du parking existant, l’aménagement d’aires d’attente, de pesée et de (dé)chargement pour
les livraisons, mise en place d’un plan de circulation interne, séparation des flux liés au
personnel/visiteurs et aux livraisons, et accès limité au personnel sur le Site.
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L’Auteur recommande de limiter la vitesse sur le Site, d’installer une signalisation adéquate au droit
des accès du Site, d’installer des éléments de protection en vue de protéger le personnel et les
installations des véhicules motorisés, et de veiller à laisser le trottoir et la voirie libre lors des
livraisons. L’Auteur recommande également d’inciter les collecteurs et fournisseurs à emprunter le
tronçon de la rue de Village Vitré donnant sur l’autoroute pour éviter le quartier d’habitations de
Village Vitré, et de sécuriser la livraison par des poids lourds sur le Site. Pour ce faire, l’étude
recommande une inversion de l’entrée et de la sortie du bâtiment projeté, ainsi que du sens de
circulation, un allongement de l’aire d’attente principale et l’aménagement d’une aire d’attente
secondaire pour véhicule léger afin que ceux-ci n’entravent pas la voirie en cas de poids lourds
occupant l’aire d’attente du Site.
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7. AIR ET CLIMAT
7.1. Préambule
7.1.1. Base documentaire
7.1.3. Méthodologie
Néant.
La rose des vents présente les valeurs de fréquences relatives de direction de vent dans 16 secteurs
particuliers. Ces valeurs correspondent à la moyenne des valeurs relevées à la station
météorologique de Bierset. On constate une nette dominance des vents provenant du Sud-Ouest.
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7.2.2. Pluviométrie
En moyenne, 749 l/m² d’eau de pluie tombent par an dans la région de Grand Bassam.
7.2.3. Températures
L’évolution des températures mensuelles moyennes (en °C), pour les années 2016 à 2018 pour la
station météorologique de l’asecna est représentée sur la figure ci-après.
Figure 57 : Température moyenne mensuelle
Température moyenne mensuelle à Grand
Bassam 2016 à 2018
30
25
°)
température (en
30 2016
2017
25 2018
20
0
Juin
Juil
Fév
Jan
Déc
Nov
Oct
Avr
Mai
Sep
Mar
Août
t
s
Moi
s
.
a. Réseaux de mesure
La qualité de l'air en Ville d’Abidjan fait l'objet d'une surveillance permanente sur un certain nombre
de paramètres. Cette surveillance s'effectue par le biais d'un triple réseau, géré par l'ASECNA:
◊ Le réseau télémétrique est équipé de moniteurs qui mesurent en temps réel, toutes les ½
heures, les concentrations en ozone (O3), dioxyde de soufre (SO2), oxydes d’azote (NOx),
monoxyde de carbone (CO), méthane (CH4), hydrocarbures volatils totaux (CnHm), particules en
suspension PM10, sulfure d’hydrogène (H2S);
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SO2 : en 2010, la valeur journalière moyenne observée (sur base annuelle) était de 6
µg/m³. Au regard de la norme, soit une valeur journalière limite de 125 µg/m³, il n’y a
donc pas de dépassement des valeurs limites établies pour la santé humaine et les
écosystèmes ;
Oxyde d’azote : en 2010, la station de Grand Bassam a relevé des teneurs de 26 µg/m³
(médiane) et 69 µg/m³ (percentile 98). Aucun dépassement des normes (50 µg/m³
(médiane) et 135 µg/m³ (percentile 98)) n’est constaté ;
Ozone : les différents seuils fixés par du 13/10/2017 sont repris ci-dessous et comparés
aux valeurs mesurées à la station TMLG03 :
◊ La station de mesure du réseau soufre-vapeurs d’eau non toxiques la plus proche du Site est
la station SFLG03 (place Jean Jaures, Herstal) située à environ 2km au Nord-Est. Les normes
d’application sont :
médiane des valeurs quotidiennes 80 µg/m³ et percentile 98 – 250 µg/m³.
o En 2010, les valeurs observées étaient de 5 µg/m³ (médiane) et 27 µg/m³ (percentile 98).
◊ La station de mesure du réseau organique la plus proche du Site est la station VOLG02, située
au parc de la Boverie à environ 3,5 km au Sud-Ouest. En 2010, aucun dépassement de la
norme n’a été constaté ;
◊ La station du réseau poussières sédimentables la plus proche du Site est localisée à environ
4 km au Sud-Ouest (Rue du Canal de l’Ourthe-Angleur) – station PSCN02. En 2010, la valeur
de 112 mg/m².j a été observée. Pour rappel, la Ville d’Abidjan se réfère à la norme allemande «
TA LUFT » pour laquelle la valeur limite acceptable est de 350 mg/m².j ;
◊ Pour le monoxyde de carbone, la station de mesure la plus proche est la station TMLG06 – rue
du Chéra, à environ 4,80 km au Sud-Ouest. En 2010, il a été relevé un maximum de 0,87 mg/m³
de CO.
7.2.5. Odeurs
Le contexte économique local dans lequel s’implante le Projet est composé de sociétés dont les
activités génèrent des nuisances odorantes.
Plus concrètement, les activités rencontrées sur les chantiers de construction de Grand Bassam et
des sociétés annexes (transformation de la viande) localisées directement à l’Est du Site
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représentent des sources d’odeurs dont principalement le stockage de fumier et le stockage des
abats de bovins.
Par ailleurs, il est à noter qu’aucune odeur liée à l’incinération des animaux n’a été relevée par
l’Auteur dans le cadre des relevés de terrain et, qu’à ce jour, aucune plainte n’a été formulée à
l’encontre du Demandeur.
Les émissions atmosphériques du Projet sont spécifiquement liées aux lignes d’incinération qui
génèrent des rejets canalisés et des rejets diffus. Ces sources sont répertoriées dans le tableau
suivant :
Tableau 17: Rejets atmosphériques engendrés par le Projet
Cheminée d’évacuation des vapeurs Gaz de combustion après traitement des Canalisé
d’eau non toxiques après le système vapeurs d’eau non toxiques (CO2 et
de traitement sec polluants volatils)
Il est à préciser qu’en situation de fonctionnement « anormale », les lignes d’incinération disposent
d’un by-pass de sécurité qui permet l’évacuation rapide (et sans traitement préalable) des vapeurs
d’eau non toxiques d’incinération de la chambre de combustion et de post-combustion.
Cet élément de sécurité permet d’éviter, en situation anormale, l’augmentation de pression dans ces
chambres de combustion qui pourrait provoquer une explosion de celles-ci.
a. Contexte réglementaire
Moyennes journalières et demi-heures pour les polluants suivants : poussières totales, COT, HCl,
HF, SO2, NO et NOx ;
Moyennes sur la période d’échantillonnage 14 pour les polluants suivants (et ses composés) :
Cadmium, Thalium, Mercure, Antimoine, Arsenic, Plomb, Chrome, Cobalt, Cuivre, Manganèse,
Nickel, Vanadium, dioxines et furanes.
14 30 minutes minimum et 8 heures maximum sauf dioxines et furannes (6h min à 8h max)
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CO 50 - 100 - -
Poussières totales 10 30 - - -
Etant donné qu’il s’agit d’un futur Projet d’implantation de lignes d’incinération, le Demandeur ne
dispose pas, à ce jour, d’analyse sur les émissions atmosphériques qui pourraient être comparées
aux normes reprises au Tableau 18.
Cependant et depuis la genèse de son Projet, le Demandeur a effectué de multiples démarches
auprès d’installateurs/constructeurs de fours d’incinération et plus spécifiquement pour l’incinération
de déchets hospitaliers dangereux et non dangereux. Son choix s’est porté sur la société française
spécialisée INFI GROUP SASU ([Link]).
Pour rappel, cette société est spécialisée dans le traitement par incinération des déchets industriels,
hospitaliers et animaliers (3000 références, 60 pays).
Comme expliqué en partie 2 de la présente EIE (description du Projet), le modèle retenu est l’unité
d’incinération de type FRI 1000 (1T/h). La fiche technique « constructeur » de cette unité renseigne
les performances énergétiques et de traitement des vapeurs d’eau non toxiques .
Plus concrètement, les caractéristiques (théoriques) des vapeurs d’eau non toxiques garanties par le
constructeur sont les suivantes :
Tableau 19: Fiche constructeur - composition théorique des vapeurs d’eau non toxiques
rejetées
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En parallèle à ces caractéristiques reprises dans les fiches techniques, nous avons obtenus auprès
du constructeur, un rapport de contrôles des émissions atmosphériques concernant une unité
d’incinération similaire en France (HP 500, 150 kg/h, 2007). Le rapport de contrôle est repris en
annexe 7b. Les résultats de ce contrôle sont synthétisés dans le tableau ci-dessous.
Tableau 20 : Résultats de mesure d’air – modèle HP500 en 2007
Sur base des données et des résultats du contrôle indiqué au Tableau 20, les valeurs limites des
paramètres polluants repris au Tableau 18 devraient être respectées.
Néanmoins, il est important de préciser que ces valeurs limites sont généralement basées sur un
fonctionnement « continu » des unités d’incinération. Cet élément est important dans la mesure où le
Projet du Demandeur ne saurait, à tout le moins en début d’exploitation, fonctionner en mode «
continu » mais plutôt en mode « batch » (fonctionnement cyclique de l’unité d’incinération dû à la
disponibilité du flux des matières premières à incinérer).
Ce mode de fonctionnement (batch) peut générer des émissions de polluants dit « exotiques »,
c’est-à-dire non répertoriés dans le Tableau 18 et généralement rencontrés au démarrage de
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l’incinération et/ou lorsque les lots de matières à incinérer sont hétérogènes (taux de plastique par
exemple). Il est donc vivement recommandé, lorsque le Projet sera opérationnel, de mener une
analyse des émissions atmosphériques et, plus particulièrement, une analyse GC-MS à large
spectre afin d’identifier les polluants atmosphériques rencontrés en phase normale de
fonctionnement.
Tenant compte de ces éléments factuels relatifs, entre autres, à un fonctionnement de l’unité
d’incinération en mode « batch », il a été complexe de poser une hypothèse objective sur les valeurs
d’émissions atmosphériques représentatives du Projet du Demandeur (les plus réelles possibles).
Par conséquence, cette difficulté rencontrée ne permet pas d’avoir à disposition des données
suffisamment précises et spécifiques pour développer une modélisation de dispersion des polluants.
Il est recommandé, sur base des analyses des émissions atmosphériques mentionnées ci-dessus,
de réaliser une modélisation de dispersion des polluants rencontrés en tenant, bien évidemment,
des concentrations mesurées.
c. Localisation du Projet
Par ailleurs, le Demandeur souhaite implanter son Projet dans une zone d’activité économique . la
zone franche se trouve justement à côté.
Cet élément contextuel ne rencontre pas un des points de bonnes pratiques d’incinération, à savoir
l’implantation des incinérateurs à l’écart des zones peuplées ou des zones agro-alimentaires, pour
diminuer l’exposition et, par conséquent, les risques.
Pour estimer la charge polluante potentielle qui pourrait être émise par ligne d’incinération, nous
avons pris les hypothèses suivantes :
◊ Fonctionnement 24h/24h (fonctionnement continu, situation maximalise) ;
◊ Débit : 3.500 Nm³/h (maximum);
◊ Concentration des polluants : sur base des données disponibles de l’unité d’incinération similaire
en France (HP 500, 150 kg/h, année 2007).
Les résultats sont synthétisés dans le tableau repris ci-dessous.
7.5. Recommandations
Tenant compte des aspects analysés dans ce chapitre, les trois principales recommandations
formulées par l’Auteur de Projet sont les suivantes :
◊ Lorsque le Projet sera opérationnel, de mener une analyse des émissions atmosphériques et,
plus particulièrement, une analyse GC-MS à large spectre afin d’identifier les polluants
atmosphériques rencontrés en phase normale de fonctionnement ;
◊ En fonction des polluants mis en évidence, assurer, en accord avec l’Administration, un
monitoring en continu des polluants non repris dans l’AGW du 27 février 2003 ;
◊ Sur base des analyses des émissions atmosphériques mentionnées ci-dessus, réaliser une
modélisation de dispersion des polluants rencontrés en tenant compte, bien évidemment, des
concentrations mesurées.
Les recommandations complémentaires sont les suivantes :
◊ Bien que le stockage des cendres et le stockage des résidus de filtration soient limités, l’Auteur
recommande de recouvrir les réceptacles afin d’éviter toute diffusion de poussières/ cendres
dans le hall d’incinération et, le cas échéant, à l’extérieur ;
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◊ Assurer une construction conforme aux plans d’exécution pour éviter les défauts qui pourraient
être à l’origine d’une destruction incomplète des déchets, de rejets plus importants et d’une
défaillance prématurée de l’incinérateur ;
◊ Respecter une bonne exploitation des incinérateurs si l’on veut obtenir les conditions de
combustion désirées et la limitation des rejets. Pour résumer : il faut recourir à des procédés de
mise en marche et de refroidissement adaptés, parvenir à une température minimum (et la
maintenir) avant de brûler les déchets, utiliser un rapport charge en combustible/charge en
déchets adapté pour maintenir une température appropriée (> 850 °c) ;
◊ Renforcement de la formation et de la gestion, favorisées éventuellement par des programmes
de certification et d’inspection s’adressant aux opérateurs, mise à disposition d’un manuel sur le
fonctionnement et la maintenance, surveillance de la gestion et programmes de maintenance.
Cheminée d’évacuation des vapeurs Gaz de combustion après traitement des Canalisé
d’eau non toxiques après le système vapeurs d’eau non toxiques (CO2 et
de traitement sec polluants volatils)
Il est à préciser qu’en situation de fonctionnement « anormale », les lignes d’incinération disposent
d’un by-pass de sécurité qui permet l’évacuation rapide (et sans traitement préalable) des vapeurs
d’eau non toxiques d’incinération de la chambre de combustion et de post-combustion.
Etant donné qu’il s’agit d’un futur Projet d’implantation de ligne d’incinération, le Demandeur ne
dispose pas, à ce jour, d’analyse sur les émissions atmosphériques qui pourraient être comparées
aux normes reprises au Tableau 18.
Cependant et depuis la genèse de son Projet, le Demandeur a effectué de multiples démarches
auprès d’installateurs/constructeurs de fours d’incinération et plus spécifiquement pour l’incinération
de déchets hospitaliers dangereux et non dangereux. Son choix s’est porté sur la société française
spécialisée INFI-GROUP SASU.
En parallèle à ces caractéristiques reprises dans les fiches techniques, nous avons obtenus auprès
du constructeur, un rapport de contrôles des émissions atmosphériques concernant une unité
d’incinération similaires en France (FRI 1000, 1000 kg/h, 2018). Les résultats de ce contrôle sont
synthétisés dans le tableau ci-dessous.
Tableau 23 : Résultats de mesure d’air – modèle FRI 1000 en 2018
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Sur base des données et des résultats du contrôle indiqué au Tableau 20, les valeurs limites des
paramètres polluants repris au Tableau 18 devraient être respectées.
Néanmoins, il est important de préciser que ces valeurs limites sont généralement basées sur un
fonctionnement « continu » des unités d’incinération. Cet élément est important dans la mesure où le
Projet du Demandeur ne saurait, à tout le moins en début d’exploitation, fonctionner en mode «
continu » mais plutôt en mode « batch » (fonctionnement cyclique de l’unité d’incinération dû à la
disponibilité du flux des matières premières à incinérer). Ce mode de fonctionnement (batch) peut
générer des émissions de polluants dit « exotiques », c’est-à-dire non répertoriés dans le Tableau 18
et généralement rencontrés au démarrage de l’incinération et/ou lorsque les lots de matières à
incinérer sont hétérogènes (taux de plastique par exemple).
Le Demandeur souhaite implanter son Projet dans une zone d’activité économique qui comprend,
entre autres, un abattoir avec des activités de transformation de la viande. Cette activité se trouve
directement à l’Est du Projet. Cet élément contextuel ne rencontre pas un des points de bonnes
pratiques d’incinération, à savoir l’implantation des incinérateurs à l’écart des zones peuplées ou des
zones agro-alimentaires, pour diminuer l’exposition et, par conséquent, les risques.
Tenant compte des aspects analysés, les trois principales recommandations formulées par l’Auteur
de Projet sont les suivantes :
◊ Lorsque le Projet sera opérationnel, de mener une analyse des émissions atmosphériques et,
plus particulièrement, une analyse GC-MS à large spectre afin d’identifier les polluants
atmosphériques rencontrés en phase normale de fonctionnement ;
◊ En fonction des polluants mis en évidence, assurer, en accord avec l’Administration, un
monitoring en continu des polluants;
◊ Sur base des analyses des émissions atmosphériques mentionnées ci-dessus, réaliser une
modélisation de dispersion des polluants rencontrés en tenant compte, bien évidemment, des
concentrations mesurées.
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8. ENVIRONNEMENT SONORE
8.1. Préambule
8.1.1. Base documentaire
◊ Visites et observations sur le terrain réalisées par Lodknoz Environment – Mars-septembre 2018
;
◊ Informations fournies par le Demandeur.
Le cadre légal sur lequel se base la présente étude est constitué des éléments suivants :
◊ Code ivoirien de l’environnement
8.1.3. Méthodologie
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Néant.
Les différents arretés fixant les conditions générales d’exploitation des établissements de ce type
d’activité relatif au agrément d’environnement, définit un certain nombre de concepts, au rang
desquels figurent :
◊ Niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A : le niveau de pression acoustique
pondéré A du bruit continu stable qui, au cours d’une période spécifiée T, aurait la même
pression quadratique moyenne que le bruit fluctuant. Il s’exprime en dB(A);
◊ Bruit ambiant : bruit résultant de l’action de toutes les sources de bruit dans un endroit donné à
un moment donné;
◊ Bruit particulier : bruit dont une des composantes peut être attribuée à une source particulière.
Différentes périodes de référence sont par ailleurs fixées pour les jours ouvrables (samedis
compris), ainsi que les samedis et jours fériés.
Tableau 24: Périodes de référence en matière d’ambiance sonore
19h00 à 22h00
Des valeurs limites, exprimées en dB(A), sont également fixées et applicables lors des évaluations
du bruit particulier. Elles dépendent de la période de référence et de la zone d’immission dans
laquelle le contrôle est effectué.
Le Tableau 25 et le Tableau 26 reprennent les différentes valeurs limites générales de niveaux de
bruit applicables à un établissement classé suivant son entrée en activité (avant ou après le 1 er
octobre 2002).
Tableau 25: Valeurs limites selon la zone d’immission pour les établissements existants avant le 01/10/02
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Tableau 26: Valeurs limites selon la zone d’immission pour les établissements existants après le 01/10/02
Ne sont pas pris en compte, pour ces présentes conditions, les bruits liés à la circulation des
véhicules et aux engins mobiles utilisés dans les chantiers de construction. Les valeurs limites ne
s’appliquent pas à l’intérieur des zones d’activité économique, dans les zones d’extraction, ni dans
les zones d’aménagement différé à caractère industriel.
Dans le cadre du présent projet, aucune zone habitée dans un rayon de 1000m n’a été observée ou
remarquée.
En dehors des installations et activités présentes sur le Site, plusieurs sources sont susceptibles de
générer des nuisances sonores et vibratoires :
◊ La zone d’activité économique dite « zone franche » caractérisée par l’implantation de
nombreuses et diverses entreprises susceptibles de générer des nuisances sonores et vibratoires
de part leur exploitation directe mais aussi les déplacements que ces dernières engendrent (voir
chapitre 11 : Aspects socio-économiques).
◊ L’autoroute qui passe à ± 2000 m au Sud du Site et où transite un trafic journalier moyen élevé
(± 2500 équivalents véhicules particuliers15) ;
◊ La rue de Village Vitré qui représente l’accès principale au site n’est emprunté que par les
travailleurs du site et certains paysans.
Avril 2019
Son activité engendre des nuisances acoustiques et vibratoires de part la présence d’une installation
d’incinération, mais aussi des déplacements (visiteurs et professionnels). Toutefois, ces nuisances
restent limitées en raison des éléments suivants :
◊ Implantation de l’installation d’incinération au sein d’un bâtiment fermé (absence de ventilation
artificielle et équipement d’un volet mécanique devant l’accès au bâtiment) ;
◊ Trafic limité et constitué exclusivement de véhicules légers.
Aucune autre installation susceptible de générer des nuisances sonores et vibratoires n’est
implantée sur le Site.
Plusieurs sources de nuisances sonores et vibratoires liées à la mise en œuvre du Projet sont à citer
:
◊ Installation qui comprend : un four, une postcombustion, deux réacteurs (pour la neutralisation
des vapeurs d’eau non toxiques), un filtre céramique, un ventilateur (tirage des vapeurs d’eau
non toxiques), 2 cheminées (dont une servant de by-pass en cas de disfonctionnement), et un
échangeur thermique à eau chaude ;
◊ Aérosecs implanté à l’extérieur du bâtiment et évacuant le surplus de température qui ne peut
être pris en charge par l’échangeur thermique à eau chaude ;
◊ Trafic généré (personnel, visiteur et livraisons) qui s’élève en moyenne à 27 équivalents
véhicules particuliers par jour16 ;
Malgré la présence de sources de nuisances sonores et vibratoires, l’impact du Projet reste limité.
En effet, plusieurs éléments réduisent l’impact de l’Etablissement :
◊ Présence d’entreprises dans les environs lointains (±2000 m) du Site, entreprises relativement
bruyantes de part leur(s) activité(s) et/ou le charroi qu’elles génèrent ;
◊ Présence toute proche de l’autoroute qui génèrent des nuisances ;
◊ Implantation des installations à l’intérieur d’un bâtiment fermé (absence de ventilation artificielle
et équipement de volets mécaniques devant les accès au bâtiment projeté) ;
◊ Chargements et déchargements des matières et produits uniquement au sein du bâtiment
projeté ;
◊ Absence de trafic sur la rue de Village Vitré .
(hausse maximale estimée à + 0,4% sur le tronçon de la rue de Village Vitré17) ;
◊ Livraisons sur le Site uniquement en période de transition (matin) et de jour : 06h00 – 18h00 ;
◊ Orientation des portes du bâtiment vers le Nord, au Sud et l’Est (quartier de Village Vitré à
l’Ouest).
Avril 2019
Ainsi, à l’exception des aérosecs et des cheminées, les sources de nuisances sonores et vibratoires
issues des installations du Projet sont localisées à l’intérieur du bâtiment projeté. Par conséquent,
leur rayonnement vers l’extérieur est fortement limité. A ces installations fixes s’ajoute le stockage
des conteneurs vides dans la zone couverte au Nord et l’extension Nord. Celui-ci n’est toutefois pas
de nature à générer une nuisance acoustique significative au regard de l’environnement du Site.
Il est intéressant de signaler que ce trafic reste très restreint au regard du nombre de véhicules
circulant sur les voiries environnantes du Site.
L’orientation des portes du Site, pouvant être identifiées comme sources de nuisance sonore
lorsqu’elles sont laissées ouvertes, préserve la zone d’habitat la plus proche (quartier de Village
Vitré).
Enfin, la localisation même du Site au sein d’une zone d’activité économique, avec d’autres
entreprises relativement bruyantes et à proximité d’infrastructures routières et ferroviaires
importantes, tend à minimiser également son impact en termes sonore et vibratoire.
8.5. Recommandations
Au vu du faible impact du Projet en matière de bruit et de vibration, seules les 2 recommandations
suivantes sont émises par l’Auteur :
◊ Maintien des volets fermés en dehors des livraisons afin de limiter au maximum le rayonnement
des sources de nuisances intérieures ;
◊ Installation d’un interphone ou d’une sonnette à hauteur de l’aire d’attente pour les livraisons afin
d’éviter tout klaxonnement intempestif de la part des livreurs.
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Avril 2019
Avril 2019
9. DÉCHETS
9.1. Préambule
9.1.1. Base documentaire
◊ Archives ANASUR;
◊ Service Public de ANDE;
◊ Site internet de la commune de Grand Bassam -
◊ Visites de terrain par LODKNOZ ENVIRONNEMENT S.A.– Mars-septembre 2019 ;
◊ Informations transmises par le Demandeur.
9.1.3. Méthodologie
Néant.
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Ref. Projet
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Avril 2019
Avril 2019
Comme annoncé dans la méthodologie du présent chapitre, ce dernier traitera uniquement des
déchets produits par le Projet. Les déchets entrants ont en effet déjà été abordés dans la partie 2 de
la présente étude.
Plusieurs types de déchets seront produits par le Projet. Deux grandes catégories vont être
distinguées : les déchets non-dangereux et les déchets dangereux.
a. Déchets non-dangereux
Sur base d’une exploitation maximale de ses unités d’incinération, le Projet produira ± 580 T/an de
déchets non-dangereux.
Tableau 28: Déchets non-dangereux produits par le Projet
Quantité
Type de déchets Origine Stockage Traitement
(T/an)
Cendres ± 58018 Fours d’incinération Containers (1,5 m³) Mise en CET par un
(mâchefers) collecteur agréé
Evacuation par un
PMC ± 0,1520 Locaux administratifs Sacs plastiques de 35 L
collecteur agréé
Evacuation par un
Papiers – cartons ± 0,1521 Locaux administratifs Carton
collecteur agréé
Ainsi, presque l’entièreté des déchets non-dangereux produits par le Projet sera des cendres issues
de l’incinération des déchets hospitaliers et de soins de santé de classe B1 et B2 (99,9% des
déchets non-dangereux).
Ces cendres seront à considérer comme déchets de classe 2 (non-dangereux) suite aux très hautes
températures auxquelles sont incinérés les déchets (entre 850°C et 1.000°C selon les déchets
traités)22. Leur évacuation sera assurée par un collecteur agréé avec une fréquence mensuelle.
Un entretien régulier des fours d’incinération sera effectué par un organisme agréé. Durant celui-ci,
les résidus de cendres nettoyés du four, seront évacués par la filière habituelle mise en place par le
Demandeur.
Comme le montre le Tableau 28, les autres déchets non-dangereux produits seront liés au
personnel ou à l’entretien des équipements et du bâtiment. La catégorie « Déchets industriels
banaux » (DIB), regroupe les déchets banaux produits et non-recyclés tels que les emballages
plastiques des neutralisants, des éléments d’installations déclassées, des résidus d’entretien et de
démantèlement, etc.
b. Déchets dangereux
Les déchets dangereux produits par le Projet totaliseront ± 800 T/an, comme le montre le Tableau
29:
Tableau 29: Déchets dangereux produits par les activités du Projet
Avril 2019
Quantité
Type de déchets Origine Stockage Traitement
(T/an)
Les endroits où seront stockés des déchets produits par le Projet sont localisés sur la Figure 61
cidessous. La quantité maximale de stockage y est également renseignée.
Cette figure montre une concentration de tous les déchets (dangereux et non-dangereux) à l’intérieur
du bâtiment:
Figure 61: Localisation des lieux de stockage des déchets produits du Projet
Avril 2019
Les quantités renseignées sur la Figure 61 correspondent à une capacité de stockage maximale
engendrée par une utilisation à pleine capacité des installations du Projet.
En termes d’espace disponible pour stocker les quantités estimées, il a été montré dans la partie 2
de la présente étude que celui-ci était suffisant. En effet, les aires de stockage des déchets totalisent
± 100 m², tandis que le stockage des déchets principaux (cendres et poussières) nécessitera une
surface de 50 m² 25. A ces derniers s’ajoute le stockage de DIB et de déchets dangereux divers sur
maximum 5 m².
9.5. Recommandations
Malgré les mesures déjà prévues par le Demandeur, l’Auteur émet les recommandations suivantes
en matière de déchets :
25 Surface estimée sur base d’une masse volumique de 0,55 T/m³ et d’un seul niveau de stockage (au sol)
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◊ Stockage des huiles usagées, chiffons souillés et absorbants sur bac étanche afin d’éviter tout
risque de dispersion. Cette recommandation est couplée avec une vérification régulière de
l’étanchéité de ce système de rétention ;
◊ Recouvrir le chargement des cendres au sein des conteneurs afin d’éviter une dispersion d’une
partie de celles-ci au sein du bâtiment ;
◊ Réalisation d’analyses sur les résidus produits par l’Etablissement avant de définir les filières
d’élimination, afin de déterminer leurs caractéristiques physiques et chimiques, ainsi que le
potentiel de pollution (fraction soluble et métaux lourds) ;
◊ Aménager une aire de stockage des échantillons de déchets hospitaliers et de soins de
santé de classe B1. Il a été montré dans le présent chapitre que les surfaces disponibles par rapport
aux stockages effectués permettent d’accueillir encore une telle zone de stockage. Cette aire de
stockage devra être physiquement séparée des autres afin d’éviter toute confusion.
Avril 2019
◊ Aménager une aire de stockage des échantillons de déchets hospitaliers et de soins de santé de
classe B1 . La superficie du bâtiment est suffisante pour encore d’accueillir une telle zone de
stockage. Cette aire de stockage devra être physiquement séparée des autres afin d’éviter toute
confusion.
10. ENERGIE
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Ref. Projet
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Avril 2019
10.1. Préambule
10.1.1. Base documentaire
10.1.3. Méthodologie
Néant.
Avril 2019
La consommation finale d’énergie dans la ville d’Abidjan a affiché une hausse globale de 7,8% entre
2004 et 2017. Le secteur de l’industrie consomme à lui seul 45 % de cette énergie. Après l’industrie,
les secteurs les plus énergivores sont les transports et le résidentiel, suivis par le secteur tertiaire.
Figure 62. Energie - Consommation finale par secteur en Ville d’Abidjan (2000)
La commune de Grand Bassam ne dispose, sur son territoire, d’aucune central production électrique
10.2.3. La cogénération
Avril 2019
Energie
électrique
Cette opération permet d’améliorer le rendement global d’une installation en récupérant une partie
de la chaleur dégagée, pour assurer par exemple le chauffage de bâtiments, ou fournir les besoins
en chaleur de procédés industriels.
Trois sources énergétiques « externes » sont utilisées par le Projet et reprises dans le tableau
suivant :
Tableau 30 : Source et utilisation des énergies
Sources Utilisation
Electricité Ventilateur d’extraction des vapeurs d’eau non toxiques, chargements automatiques,
décendrage automatique, compresseurs d’air, clarck,…
Il est important de souligner que les déchets hospitaliers et de soins de santé représentent en eux
mêmes une source d’énergie pour l’alimentation de la combustion. En effet, ces derniers affiche un
pouvoir calorifique moyen de 4 kW/kg (en comparaison, celui du bois est de ± 5 kW/kg).
Afin d’assurer le fonctionnement des installations en cas de panne de courant, le Demandeur prévoit
l’équipement de chaque ligne de traitement des déchets de :
◊ Petites batteries (20kW) pour l’électronique (suffisantes pour de très courtes coupures
d’alimentation électrique) ;
◊ 1 groupe électrogène de 80 kW pour les lignes de traitement (four, etc.).
Ces éléments ne fonctionnant qu’exceptionnellement en cas de coupure d’alimentation électrique,
leur utilisation ne sera pas considérée dans le présent chapitre.
Enfin, le chauffage du bâtiment sera entièrement assuré par un échangeur thermique à eau chaude
alimentée par le refroidissement des vapeurs d’eau non toxiques lors de leur traitement. Il s’agit ainsi
entièrement d’une récupération énergétique. Aucune source de Fioul ou de mazout n’est ainsi
sollicitée pour le chauffage du bâtiment.
Les consommations énergétiques ont pu être estimées et sont reprises dans le tableau ci-dessous:
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Ref. Projet
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Fioul
Pour le Fioul, les émissions annuelles de CO2 sont calculées au moyen de la formule suivante:
Emissions CO2 = données d'activité X facteur d'émission X facteur d'oxydation
Les facteurs d’émission et d’oxydation ainsi que le P.C.I.
Tableau 32: Evaluation des émissions de CO2 associées aux consommations en Fioul du Projet
Le Projet génère environ 11 tonnes de CO2 liées à la combustion de combustibles fossiles (valeur
pour un fonctionnement annuel à pleine capacité).
b. Electricité
L'électricité est produite en côte d’ivoire de deux manières: les barrages hydroélectriques et les
centrales thermiques. Il en résulte que le "contenu en CO 2" d'un kWh en sortie de centrale est donc
très variable. Mais il est désormais possible et legal d’avoir plusieurs producteurs d'électricité en
côte d’ivoire, utilisant des sources d'énergie très différentes, et donc proposant de l'électricité avec
un "contenu en CO2" très variable.
En côte d’ivoire, le facteur d'émission moyen correspondant à un kWh produit était de 457 grammes
de CO2 par kWh.
Tenant compte des estimations des consommations électrique et de gaz, les émissions de CO2 pour
le fonctionnement du Projet représentent un total d’un peu plus de 168 T. Ces émissions ne tiennent
pas compte de celles liées aux charrois des livraisons et de la clientèle.
Avril 2019
Le Projet est à vocation industrielle et doit respecter les normes PEB imposées par la législation en
vigueur en matière d’isolation thermique. Seuls les locaux administratifs sont visés par cette
dernière.
Les locaux administratifs existants (incinération) rencontrent pour leur part, les prescriptions
imposées lors de la délivrance de l’agrément d’uranisation pour l’activité et le bâtiment d’incinération
(châssis à doublevitrage, isolation du sol par un isolant, un géotextile et une chape de béton, etc.).
Le Projet prévoit l’insertion d’un échangeur thermique à eau chaude après la post-combustion des
vapeurs d’eau non toxiques de type ORC 1000 . En effet, la nécessité de refroidir les vapeurs d’eau
non toxiques avant leur neutralisation entraine la possibilité de le relier à un utilisateur secondaire et
d'appliquer la technique d'utilisation de la chaleur résiduelle.
L'utilisateur secondaire dans ce cas sera, sur chacune des 2 lignes de traitement des déchets, un
échangeur thermique à eau chaude, dont les caractéristiques sont reprises à la figure suivante :
Avril 2019
10.5. Recommandations
Malgré les mesures prises par le Demandeur, l’Auteur souhaite apporter les recommandations
suivantes pour la thématique énergie :
◊ Etudier la possibilité d’une valorisation de la chaleur générée par la post-combustion des
vapeurs d’eau non toxiques lors de leur traitement, et d’appliquer celle-ci lorsque cela sera
possible sur base de critères techniques et économiques.
En effet, la nécessité de refroidir les vapeurs d’eau non toxiques avant leur neutralisation entraine
la possibilité de le relier à un utilisateur secondaire et d'appliquer la technique d'utilisation de la
chaleur résiduelle. L'utilisateur secondaire est pour l’instant un échangeur thermique mais
pourrait être une installation à vapeur qui entraine une turbine couplée à un générateur pour la
production d’électricité (sous réserve des critères techniques et économiques).
A cette possibilité s’ajoute la présence d’un poste de voltage de la CIE dans les environs, auquel
il sera probablement possible pour le Demandeur de raccorder une installation productrice
d’électricité, sous réserve d’un accord de la CIE.
◊ Equiper le bâtiment d’un système d’éclairage peu énergivore via :
Utilisation de tubes LED qui ont un bon rendement et une meilleure durée de vie ;
Sélection de tubes LED équipés de ballast électroniques qui ont une durée de vie plus
longue, qui produisent une lumière stable (sans vibrations) et qui permettent ainsi une
économie d’énergie plus importante ;
Equipement du système d’éclairage de réflecteurs en aluminium martelé pour une
meilleure réverbération de la lumière des tubes, ce qui permet de réduire de 20% le
nombre de lampes nécessaires pour un éclairage d’une intensité lumineuse identique.
Avril 2019
Les émissions de dioxyde de carbone générées par le Projet ont été estimées sur base des
consommations projetées en Fioul et en électricité. Ainsi, le total des émissions de CO 2 est d’un peu
plus de 168 T (ces émissions ne tiennent pas compte du charroi des livraisons et des visiteurs).
Le Projet prévoit l’insertion sur chacune des lignes de traitement d’un échangeur thermique à eau
chaude après la post-combustion des vapeurs d’eau non toxiques. Cet équipement va permettre le
refroidissement des vapeurs d’eau non toxiques (de 900°C à 160°C) et la production d’eau ch aude
pour le chauffage du bâtiment (eau entrant à 85°C et sortant à 105°C). Ainsi, le chauf fage du
bâtiment consiste entièrement en une récupération énergétique.
Le Projet n’est pas soumis à des normes PEB suite à sa vocation industrielle et à l’absence
d’aménagement de locaux administratifs en son sein. En effet, le local administratif au sein du
bâtiment existant sera commun aux 2 activités pratiquées sur le Site.
Le Demandeur prévoit plusieurs mesures énergétiques :
◊ Equipement d’installations à la pointe de la technologie actuelle (consommation énergétique
minimale) ;
◊ Récupération énergétique de la chaleur des vapeurs d’eau non toxiques à l’aide d’un échangeur
thermique à eau chaude alimentant le bâtiment ;
◊ Absence de ventilation artificielle du bâtiment ou d’installation de climatisation (ventilation
naturelle du bâtiment).
Avril 2019
11.1. Préambule
11.1.1. Base documentaire
11.1.3. Méthodologie
Néant.
Au 1er avril 2011, la commune de Grand Bassam comptait 84 108 habitants pour une superficie de
1241 ha, soit une densité de 6777 hab/km² La commune de Grand Bassam a connu une très faible
augmentation de sa population (< 1 %) en 2013.
Du point de vue de la structure par classes d’âges, par rapport à l’arrondissement, la commune de
Grand Bassam témoigne d’un profil communs à toutes les villes , à savoir : une forte jeunesse (les
moins de 18 ans représentent 55,4 %), un léger surplus de jeunes adultes, jusqu’à 35 ans, ensuite
un déficit au niveau des adultes à partir de 40 ans (la tranche des 50 – 64 ans représentent 36,3 %
contre 34,1 %), situation qui tend à s’inverser au-delà de 65 ans.
Avril 2019
a. Généralités
Le profil économique actuel de la ville de Grand Bassam est le fruit des activités économiques
passées et actuelles. La ville vit esentiellement de l’agriculture, du tourisme et des activités
balnéaires.
Agriculture 30,2 %
Education 5,64 %
Construction 10,9 %
Total 100 %
D’un point de vue spatial, l’ensemble des activités forme une bande presque continue le long de
l’autoroute à cause de la zone franche qu’elle traverse
Avril 2019
b. Zone Franche
La notion de zone franche se situe à la frontière entre aménagement du territoire et développement
économique.
La zones franches s’étend sur 710 ha et concentre à elle seule 70% des opérateurs économiques ds
TICs de Grand Bassam
Il s’avère que la Ville d’Abidjan affiche un manque d’infrastructures adaptées pour ce type de
déchets produits par les clients visés par le Demandeur. Dès lors, malgré que des incinérateurs
domestiques que possèdent certaines structures privées le besoin est encore criard en matière de
traitement de déchets de cet ordre.
Par ailleurs, il est à noter que la politique actuelle de la Ville d’Abidjan vise à trouver une alternative
definitive au système de collecte et déversement en déharges.
Le Demandeur vise toutes les professions industrielles et médicales et les collectivités territoriales.
Pour rappel, selon le plan de secteur, le Projet se trouve en zone d’activités économiques mixtes.
En effet, le Projet s’implante dans la zone franche de Village Vitré.
La commune de Grand Bassam et sa région s’appuient sur l’industrie naissante en zone franche afin
de développer leur activité économique. La commune de Grand Bassam a donc agréé l’installation
de plusieurs sites industriels sur son territoire, notamment dans la zone franche de Village Vitré.
Il apparaît donc clair que l’implantation du Projet s’intègre d’une manière adéquate dans le cadre
socio-économique de la commune et de sa région.
Les retombées socio-économiques du Projet peuvent être analysées selon trois critères, développés
ci-dessous :
a. La création d’emploi
Dans le cadre du Projet, le Demandeur envisage d’engager 12 personnes à temps plein.
Par ailleurs, les activités du Demandeur impliquent également des recours à divers fournisseurs et
sous-traitants, notamment pour le transport et la collecte des déchets ainsi que pour la maintenance
des installations techniques, créant ainsi de nombreux emplois indirects.
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Ref. Projet
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11.5. Recommandations
L’économie de la commune de Grand Bassam mais aussi des communes avoisinantes, sont
favorablement influencées par la présence de la zone franche de Village Vitré.
Aucune recommandation de la part de l’Auteur n’est à formuler concernant les aspects
socioéconomiques.
Avril 2019
12.1. Préambule
12.1.1. Base documentaire
◊ Code de l’environnement
12.1.3. Méthodologie
La présente partie vise à faire une synthèse des éléments relatifs à la sécurité sur le Site du
Demandeur. En ce qui concerne les impacts relatifs à l'être humain en général, notamment en ce qui
concerne les aspects liés à la qualité de l'air, l'Auteur d'étude invite le lecteur à se référer aux
chapitres pertinents de l'étude d'incidences.
Le type d’installation retenu par le Demandeur est un INCINERATEUR TYPE FRI 1000,
ROTATIF, gestion automatique des fonctions, armoire électrique avec régulateurs de
température, thermocouples de mesure, réuglation entièrement automatique des fonctions
d'incinération assisté par automate programmable, réuglation entièrement automatique des
fonctions d'incinération, assisté par automate programmable / 1000 kg/h de capacité
équipée d'un VARIATEUR DE VITESSE DE ROTATION pour l'écriture des SCENARIOS
D'INCINERATION et de maîtrise de celle-ci. Armoire électrique de régulation .
L’article 13 précise que les installations d'incinération sont conçues, équipées, construites et
exploitées de manière à ce que, même dans les conditions les plus défavorables que l'on puisse
prévoir, les gaz résultant du processus soient portés, après la dernière injection d'air de combustion,
d'une façon contrôlée et homogène à une température de 850 °C pendant deux secondes, mesurée
à proximité de la paroi interne ou en un autre point représentatif de la chambre de combustion
autorisé par l'autorité compétente ;
◊ L’article 14 précise que chaque ligne de l'installation d'incinération est équipée d'au moins un
brûleur d'appoint, lequel doit s'enclencher automatiquement lorsque la température des gaz de
combustion, tombe en dessous de 850 °C ou [1 100 °C ], selon le cas, après la dernière
injection d'air de combustion. Ces brûleurs sont aussi utilisés dans les phases de démarrage et
d'extinction afin d'assurer en permanence la température de 850 °C ou de [1 100 °C ], selon le
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Avril 2019
cas, pendant lesdites phases et aussi longtemps que des déchets non brûlés se trouvent dans la
chambre de combustion ;
◊ L’article 15 précise que les installations de co-incinération sont conçues, équipées, construites et
exploitées de manière à ce que, même dans les conditions les plus défavorables, les gaz
résultant de la co-incinération de déchets soient portés, d'une façon contrôlée et homogène à
une température de 850 °C pendant deux secondes. S' il s'agit de déchets dangereux ayant une
teneur en substances organiques halogénées, exprimée en chlore, supérieure à 1 %, la
température doit être amenée à 1 100 °C ;
◊ L’article 16 Les installations d'incinération et de co-incinération possèdent et utilisent un système
automatique qui empêche l'alimentation en déchets :a) Pendant la phase de démarrage, jusqu'à
ce que la température de 850 °C ou [1 100 °C ], selon le cas ait été atteinte;
◊ b) Chaque fois que la température de 850 °C ou 1 1 00 °C, selon le cas, n'est pas maintenue;
◊ c) Chaque fois que les mesures en continu prévues par le présent arrêté montrent qu'une des
valeurs limites d'émission est dépassée en raison de dérèglements ou de défaillances des
systèmes d'épuration.
Pour rappel, les déchets médicaux et de soins de santé de type B1 et B2 seront conditionnés dans
des emballages non compactés ne permettant aucun écoulement et suffisamment résistants pour ne
pas se rompre durant les diverses manipulations. Les objets contondants, tranchants, piquants
devront être conditionnés dans un emballage rigide.
Photo 30: Illustrations des différents emballages des déchets médicaux et de soins de santé de type B2
Avril 2019
L’apport de déchets médicaux et de soins de santé de type B2 sera assuré par 2 voies distinctes :
◊ Collecte par une société agréée auprès des petites structures médicales et paramédicales à
l’aide de camionnettes pour favoriser la flexibilité de ces collectes ;
◊ Apport par les professionnels médicaux et paramédicaux sur le Site de leurs déchets à traités.
Pour rappel, l’ensemble de ces déchets est conditionné dans des emballages hermétiques
permettant une manutention sûre et aisée de ceux-ci.
Ces emballages seront incinérés avec les déchets qu'ils contiennent. Le chargement du four
s'effectuera de manière à ce qu'aucun contact ne puisse être possible entre le personnel et les
déchets de classe B2.
Lors de la réception des déchets, le Demandeur se verra remettre, par le collecteur, un bordereau
attestant de la provenance des déchets et le contenu. Une pesée sera effectuée pour vérifier le
contenu des déchets. Ce bordereau sera ensuite transmis par le Demandeur à la Ville d’Abidjan.
Le Demandeur quant à lui devra remettre au collecteur, un certificat attestant de la bonne réception
des déchets et assurant le traitement de ces derniers.
Pour que les déchets dangereux puissent être acceptés dans une installation d’incinération, le
Demandeur effectue au minimum les procédures de réception suivantes :
◊ Vérification des documents exigés en vertu de l’article 9 (informations administratives sur le
processus de production, composition physique, risques inhérents aux déchets, substances
avec lesquelles ils ne peuvent pas être mélangés, précautions à prendre lors de leur
manipulation) ;
◊ Sauf si cela n’est pas approprié, par exemple dans le cas de déchets d’activités de soins à
risques infectieux (déchets B2 en l’occurrence), le Demandeur devra effectuer des prélèvements
d’échantillons représentatifs (pour les déchets B1), dans la mesure du possible avant le
déchargement, afin de vérifier en effectuant des contrôles leur conformités avec les informations
prévues à l’article 9 afin de permettre au fonctionnaire chargé de la surveillance de déterminer la
nature des déchets traités. Le Demandeur conserve ces échantillons pendant au moins un mois
après l’incinération.
Afin de satisfaire aux critères les plus stricts de sécurité en matière de production et de sureté des
travailleurs, le Demandeur a établi une liste d’outils/mesures, régulièrement mis à jour.
Une procédure d’acceptation des déchets incinérés, que doivent respecter tous les clients et
collecteurs du Demandeur, conditionne l’acceptation des déchets afin de garantir les aspects de
sécurité mais également de contrôle imposés par la législation en vigueur. Cette procédure, est
disponible en annexe 0.4, consiste de manière synthétique en l’engagement des clients à respecter
un cahier des charges spécifiant :
Avril 2019
◊ La nécessité de fournir les documents de suivi du parcours des déchets avant traitement par le
Demandeur ;
◊ L’application de contrôles du contenu des sacs et contenants via les documents de suivi des
déchets, une comparaison entre le descriptif des déchets et une pesée ;
En cas d’accident, le Demandeur mettra en place les procédures indiquées par le fournisseur du
système d’incinération.
Par ailleurs, un plan d’évacuation ainsi qu’un point de rassemblement du personnel ont été
déterminés par le Demandeur.
◊ L’entretien journalier, hebdomadaire et mensuel (vider les cendres, nettoyer les brûleurs, etc.) ;
◊ Le fonctionnement de l’installation ;
◊ Etc.
Les produits entrants intervenant dans le traitement par incinération des déchets médicaux et de
soins de santés de type B2 :
◊ Les déchets à incinérer : quantité maximale de ± 15 T (7,8 T de Déchets B2 et 7,2 T de déchets
B2) ;
◊ Les neutralisants utilisés dans le traitement des vapeurs d’eau non toxiques issues de la
combustion des déchets :
o Charbon actif : ± 15 T29 en big-bag ; o
Concernant l’ensemble des mesures prises par rapport à la protection du sol, le lecteur est invité à
se référer au chapitre 2 : Géologie-Pédologie.
Enfin, l’installation d’incinération fonctionnant au gaz, aucun stockage ne sera réalisé sur le Site car
cette dernière sera directement reliée au réseau de distribution.
29 Estimation reposant sur 24hx 5j x 4 semaines x15kg/h x 2 lignes (et livraison mensuelle du produit)
30 Estimation reposant sur 24hx 5j x 4 semaines x1kg/h x 2 lignes (et livraison mensuelle du produit)
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L’accès au Site sera placé sous surveillance de caméras vidéo de manière à assurer la sécurité du
personnel mais aussi afin d’éviter tous dépôts clandestins.
L’ensemble du Site est clôturé et éclairé.
Par ailleurs, un membre du personnel en moyenne sera toujours présent sur le Site.
Un vérificateur agréé (SGS) effectuera une fois par an le bon fonctionnement de la ligne
d’incinération des déchets.
Par ailleurs, un entretien complet des installations sera effectué, également chaque année par le
constructeur.
Enfin, en ce qui concerne les petits entretiens (contrôle de la sonde température, etc.), ceux-ci
seront effectués par un employé (formé par le constructeur).
Chaque membre du personnel recevra une combinaison de travail. L’entretien de ces combinaisons
sera assuré par le Demandeur.
12.5. Recommandations
Afin de garantir la sécurité du Projet, l’Auteur d’étude recommande :
◊ De placer un portail radioactivité à l’entrée du Site afin d’éviter toute intrusion de déchets ou
substances contaminées ;
◊ De consulter le service pompier afin de déterminer les spécificités techniques de protection
incendie (en complément aux portes coupe-feu et aux extincteurs prévus) du Projet et des
mesures particulières à prévoir en cas d’incendie;
◊ Afin d’éviter toute inhalation par les employés, le bac recueillant les cendres du décendrage sera
fermé de manière hermétique lors des manipulations (voir Chapitre 7 – Air) ;
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◊ Enfin, le chargement du four devra se faire de manière à éviter tout contact possible entre le
personnel et les déchets de classe B2.
Le type d’installation retenu par le Demandeur est un INCINERATEUR TYPE FRI 1000, ROTATIF,
gestion automatique des fonctions, armoire électrique avec régulateurs de température,
thermocouples de mesure, réuglation entièrement automatique des fonctions d'incinération assisté
par automate programmable, réuglation entièrement automatique des fonctions d'incinération,
assisté par automate programmable / 1000 kg/h de capacité équipée d'un VARIATEUR DE
VITESSE DE ROTATION pour l'écriture des SCENARIOS D'INCINERATION et de maîtrise de celle-
ci. Armoire électrique de régulation.
Les produits entrants intervenant dans le traitement par incinération des déchets médicaux et de
soins de santés de type B1 et B2 sont :
◊ Les déchets à incinérer : maximum ± 15 T (7,8 T de Déchets B1 et 7,2 T de déchets B2) ;
◊ Les neutralisants utilisés dans le traitement des vapeurs d’eau non toxiques issues de la
combustion des déchets : charbon actif (15T en big-bag) et chaux hydratée (1T).
En termes de mesure de sécurité prises par le Demandeur afin de garantir la sécurité du Projet :
◊ Le transport et le stockage des déchets dangereux s’effectue dans des emballages non
compactés et résistants. Les objets contondants, tranchants, piquants devront être conditionnés
dans un emballage rigide ;
◊ Installation équipée d’un analyseur en continu combiné à une supervision informatique, ainsi
qu’à des commandes manuelles sur chaque élément ;
◊ Traçabilité des déchets : attestations de suivi, pesée à la réception, etc. ;
◊ Mise en place d’une procédure d’acceptation des déchets incinérés garantissant les aspects de
sécurité mais également de contrôle imposés par la législation en vigueur ;
◊ Un vérificateur agréé (SGS) effectuera une fois par an le bon fonctionnement des installations,
tandis qu’un entretien complet de celles-ci sera effectué annuellement par le constructeur ;
◊ Mise en place de procédures imposées par le fabriquant en cas d’accident, ainsi qu’un plan
d’évacuation ;
◊ Enfin, le bâtiment sera équipé de portes coupe-feu et d’extincteurs.
Par ailleurs, en termes de sécurité du personnel, une formation est prévue (entretien de l’installation,
dépannages, gestion, etc.) ainsi qu’un équipement de travail entretenu par le Demandeur. Le Site
est également placé sous la surveillance de caméras.
Le processus d’incinération retenu par le Demandeur aura recours à une technologie moderne
garantissant le respect de l’ensemble des directives européennes régissant l’élimination du type de
déchets visés par le Projet par incinération, ainsi que les normes de rejets d’effluents
atmosphériques.
Par ailleurs, le Demandeur a mis en place une série de mesure (détaillées dans les paragraphes
cidessus) visant à assurer la sécurité de son Projet.
Afin de garantir la sécurité du Projet, l’Auteur d’étude recommande :
◊ De placer un portail radioactivité à l’entrée du Site ;
◊ De consulter le service pompier afin de déterminer les spécifités techniques de protection
incendie complémentaires et des mesures particulières à prévoir en cas d’incendie;
◊ Fermeture hermétique du bac de décendrage pour sa manipulation ;
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◊ Enfin, le chargement du four devra se faire de manière à éviter tout contact possible entre le
personnel et les déchets de classe B2.
13.1. IPPC
13.1.1. Contexte légal
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La transposition de la Directive 96/61/CE a été effectuée depuis le 1er octobre 2002 via le décret sur
le Agrément Environnement et ses arrêtés d'exécution qui permettent de répondre à un grand
nombre des obligations de la directive (approche intégrée dans la délivrance des agrément,
conditions générales, sectorielles et intégrales basées sur les MTD31, possibilité de réexamen
périodique des conditions, accès à l'information et participation du public à la procédure
d'autorisation...).
Toutes les installations industrielles couvertes par l’Annexe I de la Directive doivent obtenir une
autorisation (agrément) des autorités dans le pays de l’Union européenne. Cette autorisation, dite «
intégrée », signifie qu’elle doit prendre en compte la totalité de la performance environnementale du
Projet, c’est-à-dire les émissions dans l’air, l’eau et le sol, la production de déchets, l’utilisation de
matières premières, la gestion des matières premières, l’efficacité en matière d’énergie, le bruit, la
prévention d’accidents, la gestion des risques, etc.
La délivrance des agrément repose sur le principe des BAT – best available techniques – meilleures
techniques disponibles. Les agrément ne prescrivent pas une technique particulière mais ils
contiennent des valeurs limites d’émissions qui sont, elles, fondées sur les meilleures techniques
disponibles. Les références, non contraignantes, en matière de BAT sont des documents techniques
appelés BREF (BAT Reference).
Si les BREFs ont pour objectif d'aider les autorités, ils permettent également aux entreprises
concernées (ainsi qu’à celles qui ne sont pas concernées par la directive IPPC) de connaître les
MTD utilisables afin de veiller à diminuer leurs impacts environnementaux et de respecter au mieux
la législation en vigueur.
Le Projet du Demandeur est repris dans les catégories 5.1 : Installations pour l'élimination ou la
valorisation des déchets dangereux de la liste visée à l'article 1er, paragraphe 4, de la directive
91/689/CEE, telles que définies aux annexes II A et II B (opérations R 1, R 5, R 6, R 8 et R 9) de la
directive 2006/12/CE.
Cependant, la capacité des 10 tonnes par jour n’étant pas atteint, le Directive IPPC ne s’applique
pas.
13.2. IED
13.2.1. Contexte légal
L’Union européenne a d’adopté le 8 novembre 2010 la Directive 2010/75/EC sur les émissions
industrielles (directive IED Industrial Emissions Directive) qui est une refonte de la directive sur la
prévention et la réduction intégrées de la pollution (directive IPPC). Le texte est paru au journal
officiel de l’Union Européenne le 17 décembre 2010 (directive 2010/75/UE).
Quels sont les changements avec la Directive IED :
◊ L’accent est mis sur la prévention de la pollution ;
◊ Les agrément d’exploiter seront délivrées sous condition d’application des « Meilleures
Technologies Disponibles » (MTD) ;
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◊ Les autorisations d’exploiter devront imposer des Valeurs Limites d’Emissions (VLE) situées
dans les plages des niveaux d’exploitation associés aux MTD (En anglais, on parle de BATAELs
Best Avalaible Technic Associated Emission Level) ;
◊ Le BREF possède maintenant une existence légale. IED officialise les documents BREF qui
servent de référence pour la détermination des conditions d’exploiter ;
◊ Le agrément d’exploiter sera revu périodiquement et au plus tard dans les 4 années qui suivront
la révision du BREF de l’activité principale du site.
Cette directive vise à refondre en un seul texte juridique sept directives existantes, dont six directives
sectorielles, qui se chevauchent, en couvrant des activités similaires :
◊ La directive 2008/1/CE (IPPC) ;
◊ La directive 1999/13/CE sur la réduction des émissions de COV dues à l'utilisation de solvants ;
◊ La directive 2001/80/CE sur la limitation des émissions provenant des grandes installations de
combustion ;
◊ La directive 2000/76/CE sur l'incinération des déchets dangereux et non dangereux ;
◊ Trois directives relatives à l'industrie du dioxyde de titane.
Les Etats membres doivent transposer la nouvelle directive au plus tard le 7 janvier 2013 et
appliquer ses dispositions à partir de la même date. De nombreuses dispositions transitoires sont
prévues.
Le Projet du Demandeur est repris dans les catégories 5.2 : Élimination ou récupération de déchets
dans des installations d’incinération des déchets ou des installations de co-incinération des déchets.
Cependant, la capacité journalière de 3 tonnes (déchets dangereux) et 10 tonnes (déchets non
dangereux) n’étant pas atteint, le Directive IED ne s’applique pas.
14.1. Préambule
14.1.1. Méthodologie
Le point 14.2, présente les éléments principaux relatifs au chantier futur. Les impacts du chantier
seront ensuite étudiés dans une partie spécifique, par thématique environnementale.
En ce qui concerne le cadre légal de référence et la base documentaire utilisée, le lecteur est invité
à consulter les points pertinents des chapitres 1 à 13.
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Les aspects du chantier définis à l'heure actuelle sont présentés ci-dessous. En ce qui concerne les
équipements utilisés et les mesures de gestion du chantier, le Demandeur compte mettre en œuvre
toute bonne pratique de nature à minimiser les impacts sur l'environnement.
Lorsque l’agrément sera accordé au Demandeur, la mise en œuvre du projet se déroulera selon les
phases suivantes:
◊ T0 : réception de l’agrément ;
◊ T0+365 jours : construction des batiments et mise en place d’une ligne de traitement ; ◊
T0+5-10 ans : extension Est et mise en place de la seconde ligne de traitement.
En phase de chantier, les impacts potentiels sur le sol, le sous-sol, les eaux de surface et les eaux
souterraines résultent de l'utilisation et du stockage de produits dangereux sur le site. Il s'agit en
particulier du carburant nécessaire au fonctionnement des engins et équipements de chantier
(groupes électrogènes, etc.), des huiles et graisses utilisées pour assurer le bon fonctionnement et
l'entretien des machines, ainsi que toute autre substance ou tout autre mélange dangereux
(solvants, peintures, adjuvants, eaux de lavage de centrale à béton, etc.).
Toutefois, le Demandeur impose aux entreprises de construction de prendre les dispositions
nécessaires pour assurer une gestion optimale des stockages de produits et matières dangereuses
conformément aux réglementations en vigueur.
De plus, tous les matériaux importés dans le cadre du chantier doivent faire l’objet d’un certificat de
non-lixiviabilité.
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L’ensemble des phases du chantier (plus spécifiquement au niveau de l’extension Est) seront
également visibles depuis la rue de Village Vitré.
La circulation des véhicules des sous-traitants et des camions assurant la livraison des matériaux
accroîtra le trafic sur les voiries locales. Tous les engins de chantier et les véhicules de livraison
accèderont au site via la rue de Village Vitré.
En termes de stationnement, au vu du peu d’espace disponible, un report en voirie des engins de
chantier et des véhicules du personnel est possible.
Les incidences du chantier sur la qualité de l'air se limiteront aux gaz d'échappement des engins de
chantier (CO2, CO, NOx et imbrûlés notamment) et aux émissions de poussières liées aux
déplacements du charroi lourd par temps sec.
Les émissions des gaz d'échappement des engins, inhérentes à toute activité de chantier, ne
généreront pas d'incidences significatives. Quant aux émissions de poussières, elles peuvent être
réduites par la mise en œuvre de mesures appropriées.
Les émissions d'odeurs relatives à la phase de chantier sont considérées comme négligeables.
Les nuisances sonores générées par les chantiers sont liées aux engins de chantier, au charroi et
aux techniques de construction mises en œuvre.
Les sources concernées sont très variables, tantôt fixes, tantôt mobiles (compresseur), ponctuelles
ou continues (groupe électrogène), localisées ou diffuses.
Compte tenu de la distance par rapport aux premières habitations les incidences peuvent être
jugées négligeables pour les riverains.
Sauf exception, les travaux de chantier se dérouleront durant les heures d’ouverture normales.
Les impacts en termes de sécurité relèvent tout d'abord de la sécurité du personnel de chantier
luimême. On peut notamment mettre en avant les éléments suivants :
◊ La prévention des risques de chutes;
◊ Les mesures de gestion des risques appropriées en cas d'utilisation de produits chimiques;
◊ La mise en œuvre d'engins de chantier garantis du point de vue de la sécurité.
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Durant les différentes phases du chantier, un coordinateur sécurité aura pour tâche de vérifier les
éléments ci-avant et, entre autre, la bonne conduite environnementale des activités.
Le chantier sera entièrement clos et son accès sera interdit à toute personne non autorisée
(enceinte fermée).
Enfin, les entrepreneurs devront employer du personnel compétent pour les différentes tâches à
réaliser.
Pour la construction de son Projet, le Demandeur fera appel à des entrepreneurs locaux.
La main d’œuvre nécessaire lors de la phase de chantier est donc loin d’être négligeable. Les
sociétés de construction feront elles-mêmes appel à une série de services connexes, créant ainsi de
l’emploi indirect.
14.5. Recommandations
14.5.1. Sur le plan de la géologie, de l'hydrogéologie et de la pédologie
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Avril 2019
◊ Assurer la propreté du chantier et de ses abords, notamment par le nettoyage des voiries qui le
nécessitent ainsi que le ramassage des déchets.
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PARTIE 4 – CONCLUSIONS
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L’Etablissement s’inscrit majoritairement en zone d’activité Conformité aux prescriptions établies au plan de secteur ; Pas de recommandation sauf le respect
Aménagement du
économique mixte et dans une moindre mesure en zone industrielle d’éléments repris dans le Règlement sur les
Bonne localisation et activité au regard de l’étude sur le
selon le Plan de Secteur, et pour lesquelles il est conforme. bâtisses et les logements, sur la publicité et
développement économique du territoire bassamois et du projet de
territoire
Les principaux risques de pollution de l’installation sont : Manipulation de remblais pollués lors de la construction du S’assurer régulièrement du bon état des
Hydrologie -
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Dans le cadre de la mise en œuvre de son Projet, le Demandeur a Au vu des possibilités techniques, l’Auteur
Les activités du Demandeur génèrent uniquement des eaux usées
Hydrologie
choisi un procédé de traitement des vapeurs d’eau non toxiques recommande la mise en place d’une citerne
domestiques liées au nettoyage des locaux administratifs et
sec (voir Chapitre 7 : Air et Climat), sans utilisation d’eau. de récupération des eaux de pluie.
techniques (115 m³/an) ainsi qu’aux sanitaires (120 l/jour).
Il n’y a donc aucun rejet d’eau usée issue directement du procédé Enfin, en cas d’incendie, l’ensemble des
Le processus d’incinération ne génère aucun rejet d’eau usée
d’incinération des déchets. eaux d’extinction seront rejetées dans
industrielle.
l’égouttage de la rue de Village Vitré.
L’ensemble des eaux usées de nettoyage, des eaux usées
domestiques et des eaux pluviales sont donc rejetées directement Cependant, selon l’Art. 17 de l’AGW du 13
dans l’égouttage équipant la rue de Village Vitré, sans traitement avril 2000 relatif aux installations
préalable. spécialisées d’incinération et aux
installations de co-incinération de déchets
L’AIDE remet un avis favorable quant au rejet des eaux usées du dangereux et l’Art. 19 de l’AGW du 27 février
Projet dans l’égouttage menant à la station d’épuration de Grand 2003 portant conditions sectorielles relatives
BassamOupeye. aux installations d’incinération et de
coincinération de déchets, l’exploitant doit
En cas de forte pluie orageuse, la quantité d’eau de pluie à évacuer
prévoir un collecteur pour l’eau contaminée
a été évaluée à 33 l/s. La capacité de l’égouttage équipant la rue de
résultant d’opérations de lutte contre
Village Vitré étant de 981 l/s, celle-ci est suffisante pour prendre en
l’incendie.
charge les eaux issues du Site.
L’Auteur recommande donc de prévoir un
Dans le cadre de la mise en œuvre de son Projet, le Demandeur a
système d’isolement par rapport au réseau
choisi un procédé de traitement des vapeurs d’eau non toxiques en
d’égouttage public permettant la collecte de
voie sèche (voir Chapitre 7 : Air et Climat), sans utilisation d’eau.
l’eau contaminée résultant de débordements
Il n’y a donc aucun rejet d’eau usée issue directement du procédé ou d’opérations de lutte contre l’incendie. Par
d’incinération des déchets. exemples : une fermeture du réseau interne
en cas d’incendie, ou encore, une citerne
Les seules eaux usées rejetées sont liées au nettoyage des locaux d’environ 10 m³ permettant de récolter les
et aux eaux usées domestiques. eaux d’incendie.
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Compte tenu de la distance du Site par rapport aux sites naturels Actuellement, le Demandeur n’envisage pas l’aménagement de L’Auteur d’étude recommande de mettre en
Cadre biologique
les plus proches et par rapport aux zones définies dans le PCDN nouveaux espaces verts. place quelques plantations au niveau de la
(zone de liaison et zone de développement), les activités du Projet façade Sud du Projet (en bordure de la rue
ont un impact négligeable sur ceux-ci. de Village Vitré) afin de donner un caractère
plus vert aux lieux.
Le seul impact potentiel du Projet sur la faune et la flore
environnantes concerne l'influence des émissions gazeuses issues Les espèces choisies seront adaptées aux
des installations d'incinération (voir Chapitre 7 : Air et climat). conditions édaphiques locales.
Pour rappel, le Projet prévoit la construction de deux bâtiments : Afin d’atténuer l’impact de son Projet et de l’intégrer au mieux Afin de participer à l’intégration paysagère du
Relief et Paysage
dans l’environnement local, le Demandeur a pris les mesures Projet l’Auteur recommande d’assurer la
◊ Une extension Nord comportant les 2 chaînes de suivantes : propreté sur et aux alentours du Site ainsi
traitement ; que la mise en place de plantations
◊ Les deux extensions présentent un gabarit similaire favorisant le caractère vert des lieux (voir
◊ Une extension Est où sont effectués les stockages au bâtiment existant ; Chapitre 4 : Cadre biologique).
des déchets.
◊ Les teintes et les matériaux choisis présentent une
Ces bâtiments seront accolés aux façades Nord et Est du bâtiment simplicité favorisant leur intégration dans le cadre
existant, où l’incinération animalière est réalisée. Les gabarits seront environnant.
similaires à ceux du bâtiment existant et ne dépassent pas 6m sous
corniche. Les matériaux utilisés sont des panneaux béton et des
bardages métalliques de couleur neutre.
Les nouvelles constructions s’intègrent parfaitement dans le cadre
bâti existant et ne modifieront en pas la qualité paysagère du Site
de manière significative.
En effet, les gabarits limités tant du bâtiment d’incinération que ceux
du Projet, limitent fortement la visibilité de ces derniers.
Entouré de bâtiments, le Projet ne sera visible que depuis la rue de
Village Vitré.
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Mise en œuvre du Projet va générer en situation maximaliste durant Nombreuses mesures dont les principales sont : Recommandations de l’Auteur :
Mobilité
◊ Inversion de l’entrée et de la
sortie du bâtiment projeté, et
du sens de circulation ;
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3 sources de rejets atmosphériques diffus : Recours à une chambre de postcombustion Mener une analyse des émissions
Air et climat
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Etablissement comporte plusieurs sources de nuisances acoustiques Implantation des installations au sein d’un bâtiment fermé Deux recommandations à l’attention du
Environnement sonore
et vibratoires : Demandeur :
Concentrations des (dé)chargements à l’intérieur du bâtiment
◊ Installations de traitement (four, postcombustion, Livraisons uniquement en période de transition (matin) ou de jour ◊ Maintien de volets du
réacteurs de neutralisation, ventilateur de tirage, bâtiment fermés pour limiter le
cheminée, etc.) ; Orientation des portes du bâtiment afin de préserver la zone rayonnement des sources de
d’habitat la plus proche (quarter de Village Vitré) nuisances intérieures ;
◊ Aérosecs à l’extérieur du bâtiment ;
◊ Installation d’un interphone ou
◊ Trafic généré (± 27 équivalents véhicules particuliers d’une sonnette de l’aire
par d’attente des livraisons afin
jour) ; d’éviter tout klaxonnement
◊ Avertisseurs sonore de recul du matériel roulant intempestif des livreurs.
interne.
Impact limité du Projet car présence de nombreuses entreprises
voisines bruyantes (activité(s) et trafic), de l’autoroute et
d’infrastructures ferroviaires, du peu de trafic généré, des heures de
livraison et de l’orientation des portes. De plus, seuls les aérosecs
et les cheminées sont des sources extérieures, le reste étant
confiné à l’intérieur tels que les installations et les (dé)chargements.
2 sources énergétiques « externes » : Equipement d’installations à la pointe de la technologie actuelle Deux recommandations en matière
Energie
Bâtiment chauffé par un échangeur thermique à eau chaude ◊ Equiper le bâtiment projeté
alimentée par le refroidissement des vapeurs d’eau non toxiques lors d’un système d’éclairage peu
de leur traitement énergivore (tubes TL avec
ballast électroniques et
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Estimation des émissions en CO2 du Projet à un peu plus de 168 T réflecteurs en aluminium
martelé).
Projet pas soumis aux normes PEB suite à sa vocation industrielle et
l’absence de local administratif
2 catégories de déchets sont produites par le Projet : Aménagement de zones spécifiques pour le stockage des
Déchets
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La zone d’activité économique de Village Vitré, où est implanté le Le Demandeur souhaite ainsi privilégier un service de proximité L’Auteur ne formule aucune recommandation
Socio-éco
Projet du Demandeur, est identifiée comme« zone franche ». Elle pour de petites structures fort présentes suite à l’importante quant à cette thématique particulière.
est située sur la rive droite de la Meuse, en aval de la Ville de Grand densité de services médicaux dans la région bassamoise.
Bassam et bénéficie de la proximité d’infrastructures lagunaires
(Meuse et canal Albert), ainsi que routières (E25 principalement).
D’un point de vue spatial, l’ensemble des activités forme une bande
presque continue le long de la Meuse et de l’autoroute E25. A
l’exception du commerce de gros qui se concentre essentiellement
au sein de deux sites (le parc pétrolier et le marché couvert), la
zone d’activité présente un caractère relativement mixte.
Il apparaît donc clair que l’implantation du Projet s’intègre d’une
manière adéquate dans le cadre socio-économique de la commune
et de sa région.
Le type d’installation retenu par le Demandeur est un four à Formation du personnel ; Placer un portail radioactivité à l’entrée du
Etre humain et sécurité
combustion pyrolytique de type HP 500-24H1S avec filtration Site afin d’éviter toute intrusion de déchets
Procédure d’acceptation des déchets ;
céramique de la firme ATI51. Celles-ci sont garanties conformes ou substances contaminées ;
aux normes européennes en vigueur et ont été vérifiées par des Traçabilité des déchets ;
Consulter le service pompier afin de
organismes de contrôle agréés.
Procédure d’évacuation ; déterminer les spécificités techniques de
Les produits entrants intervenant dans le traitement par incinération protection incendie (en complément aux
des déchets médicaux et de soins de santés de type B1 et B2 : Equipement technique haute performance portes coupe-feu et aux extincteurs prévus)
et respectant l’ensemble des normes de du Projet et des mesures particulières à
◊ Les déchets à incinérer : quantité maximale de ± sécurité ; prévoir en cas d’incendie;
15 T (7,8 T de Déchets B1 et 7,2 T de déchets Protection incendie : portes coupe-feu et extincteurs ; Afin d’éviter toute inhalation par les
B2) ;
employés, le bac recueillant les cendres du
Vérification annuelle du bon fonctionnement de l’installation par un
décendrage sera fermé de manière
◊ Les neutralisants utilisés dans le traitement des vérificateur agréé ;
hermétique lors des manipulations (voir
vapeurs d’eau non toxiques issues de la Etc. Chapitre 7 – Air) ;
combustion des déchets : o Charbon Enfin, le chargement du four devra se faire
de manière à éviter tout contact possible
actif : ± 15 T en big-bag ; o Chaux
entre le personnel et les déchets de classe
hydratée : ± 1 T en big-bag. B2.
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