Réanimation
Elaboré par Mme. DIANI Fatima
Au profil des étudiants S4
ISPITS Guelmim
OPTION/ anesthésie-réanimation
Année universitaire 2022-2023
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Capacités
• Diagnostiquer un état de choc.
• Reconnaitre des signes les plus frustes de choc, et
notamment des signes d’hypoperfusion tissulaire.
• Identifier les situations d’urgence et planifier leur
prise en charge immédiate pré-hospitalière et
hospitalière.
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Le plan
I. Introduction/définition
II. Physiopathologie
III. Diagnostic
IV. Les types des états de choc
V. Surveillance
VI. Catécholamines
VII.Résumé
[Link]
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Les consignes
Ecoutez activement
Prenez les notes
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Introduction définition
• Un état de choc correspond à une insuffisance circulatoire aiguë entraînant
une hypoperfusion tissulaire compromettant le métabolisme cellulaire.
• Le risque d'arrêt cardio-respiratoire imminent est majeur
• La mortalité globale avoisine les 50 % en cas de prise en charge adéquate.
• Des séquelles fonctionnelles définitives sont fréquentes en cas de survie,
dépendant de l'étiologie et de la précocité d'une prise en charge.
• NB : Pression Artérielle Moyenne (PAM) = Tension Artérielle (TA)
moyenne = (TA systolique + 2 x TA diastolique) / 3
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Introduction définition(suite)
Adénosine Tri-Phosphate (ATP) :
Principale forme d’énergie utilisée pour le fonctionnement cellulaire, à partir des
glucides et lipides de l’alimentation
Rendement maximal en présence d’oxygène (O2 )
Etat de Choc : souffrance cellulaire par
Défaut de perfusion tissulaire à l’origine d’un manque d’apport d’oxygène
(hypoxie cellulaire)
Défaut de production d’ATP (carence énergétique)
Entraînant une défaillance d’organes (= souffrance viscérale) et
in fine la mort
Collapsus = chute importante et brutale de la TA
Hypotension isolée ne veut pas dire choc et
choc ne veut pas dire hypotension ! 6
Physiopathologie
•La production d’ATP n’est possible que si l’oxygène est…
•Transporté jusqu’aux cellules
rôle du cœur (débit cardiaque) et des vaisseaux
rôle du sang (hémoglobine + plasma)
• Extrait du sang et utilisé pour « brûler » les glucides et les lipides
(oxydation)
rôle de la mitochondrie
Etat de choc quand les besoins en O2 ne sont plus (ou mal) assurés
du transport d’O2
de l’extraction d’O2
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Physiopathologie(suite)
4 états de choc identifiables par leur mécanisme :
Transport de l’O2 par :
Débit cardiaque choc cardiogénique
Volume sanguin circulant choc hypovolémique vrai: par hémorragie aigue,
déshydratation aigue, fuite plasmatique aigue
Tonus vasculaire
choc vasoplégique ou le choc hypovolémique ≪ relatif ≫: par vasodilatation au cours du
choc anaphylactique lors de traumatismes médullaires ou d’intoxications par vasodilatateurs.
Extraction de l’O2
choc septique dont la physiopathologie associe a des degrés divers tous les états de choc :
L’atteinte endothéliale entraine des fuites capillaires diffuses responsables d’une authentique
part hypovolémique vraie ; Les médiateurs impliques, vasodilatateurs et inhibiteur de la
réponse physiologique vasoconstrictrice entrainant une hypovolémie relative prédominante
au cours du choc septique ; Défaillance myocardique.
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Physiopathologie(suite)
A. Chocs convectifs :
la chute du DC et du retour veineux stimule les baro et les volorécepteurs qui informent
le SNC par les voies afférentes.
Réponse par les voies efférentes sympathiques adrénergiques : tachyC et vasoC
• La vasoC entraine une augmentation du retour veineux.
• La vasoC et la FC maintiennent donc le DC
Pas de chute de PA (PAM = DC x RVS), mais tachycardie.
+ mécanismes accessoires : production de glucose, rétention d’eau et de sel (hormones
rénales et cérébrales)
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Physiopathologie(suite)
B. Choc décompensé:
Les mécanismes compensatoires ne sont plus en mesure de faire face aux
besoins des tissus.
Chûte de la PA hypoxie tissulaire chute de la production d’ATP
métabolisme anaérobie production de lactates chute du pH (acidose
métabolique) Information du SNC (chémorécepteurs) VasoC
intense de la peau, des muscles striés et des viscères pâleur, marbrures.
L’acidose entraine des altérations membranaires de la cellule, œdème
cellulaire gênant l’extraction d’O2 et aggravant l’hypoxie.
Mort cellulaire.
Défaillance multiviscérale (signes en relation avec la souffrance de chaque
organe).
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Physiopathologie(suite)
11
Diagnostic
1. les signes de compensation physiologique
Cardio-vasculaires Respiratoires Rénales
Tachycardie réflexe. Polypnée (> 20 Oligo-anurie (< 0.5
Extrémités froides cycles/min) de ml/kg/h) par
cyanosées. compensation face a redistribution
Marbrures cutanées l’acidose lactique. vasoconstrictrice des
par vasoconstriction débits vers les organes
réflexe. ≪ prioritaires ≫ à
basse réserve.
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Diagnostic(suite)
2. Les signes d'hypoperfusion / de défaillances d'organe / de
gravite
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Cardio- Hypotension systolique < 90 mm Hg ou Pression artérielle moyenne < 65 mmHg
vasculaires (infarctus du myocarde, troubles du rythme, arrêt cardiaque), élévation des troponine .
Respiratoires Polypnée superficielle,
Tirage
Désaturation SpO2 < 90 %
Arrêt respiratoire
Acidose lactique : lactates > 2mmol/l, SaO2 < 60 mmHg, PaO2/FiO2 < 300.
Rénale Oligurie, anurie.
Créatininémie > 177 mmol/l (20 mg/l), ou élévation de plus de 50 %.
Neurologiques Angoisse, confusion, troubles du comportement, agitation, prostration, coma (score de
Glasgow < 8).
Hépatiques Bilirubinémie > 34 μmol/l.
Cytolyse.
Diminution des facteurs de la coagulation de plus de 30 %.
Digestives Abdomen aigu +/- hémorragie digestive sur ischémie mésentérique.
Coagulation Saignements incontrôlables, diffus en nappe, ou thromboses ischémiques des
extrémités.
Thrombopénie < 100 000/mm3, Taux de prothrombine < 50 %, Coagulation
Intravasculaire Disséminée, (ou baisse > 30 % des plaquettes, du TP, ).
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Choc hypovolémique
• Diminution de la masse sanguine circulante; baisse du retour
veineux et du DC.
• Diminution du DC, diminution des pressions de remplissage
des ventricules, augmentation réflexe des RVS.
• La réponse à l’hypovolémie se traduit par une vasoconstriction
mise en jeu par voie réflexe (baro- et chémorécepteurs) et
hormonale (adrénaline, système rénine-angiotensine, ADH).
• Le choc hypovolémique survient pour une diminution du
volume circulant de 25 à 40% chez un sujet jeune bien portant.
• Choc quantitatif.
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Choc hypovolémique
Etiologies :
Pertes cutanées (plasmorragie des grands brûlés)
Pertes urinaires (diabète insipide, polyurie osmotique)
Pertes digestives (diarrhée profuse, vomissements, 3°
secteur)
Hémorragie digestive, extériorisée ou non
Rupture de GEU
Polytraumatisé (foie, rate, bassin, rétro-péritoine)
Plaie artérielle (membre, scalp)
Hémolyse intravasculaire (accidents transfusionnels).
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Choc hypovolémique
Physiopathologie:
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Choc hypovolémique
Conséquences de l'hypoxie tissulaire:
Diminution de la production aérobie d'ATP.
Les lactates s'accumulent au niveau cellulaire.
L'activité des pompes membranaires ATPase-dépendantes devient réduite,
entraînant une entrée de sodium et d'eau dans la cellule et une élévation du calcium
intracytosolique. Celui-ci active des enzymes membranaires (phospholipases) qui
provoquent la destruction des structures membranaires, activateurs de l'agrégation
plaquettaire.
Libération dans le sang de substances vasoactives (prostaglandines, kinines,
histamine, leucotriènes) ou cardioactives, aggravant davantage la défaillance
circulatoire.
La transition d'un état de choc compensé à celui de choc décompensé serait
marquée au niveau microcirculatoire par la perte du tonus vasoconstricteur des
artérioles précapillaires.
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Choc hypovolémique
Diagnostic :
Cardio-vasculaires : pouls rapide et filant, quelquefois uniquement perçu au
niveau fémoral ou carotidien, parfois bradycardie extrême. Les veines sont
plates, la PA est normale ou basse.
Cutanés : marbrures des genoux, sueurs froides, augmentation du temps de
recoloration capillaire.
Neurosensoriels: vertiges, agitation, angoisse, obnubilation, prostration,
coma.
Respiratoires : polypnée superficielle, cyanose des lèvres et des extrémités.
Généraux: soif, hypothermie.
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Choc hypovolémique
Traitement:
Oxygénothérapie (10 – 15 l/min masque) voire intubation et VC si signes de lutte
respiratoire ou SCG inf= 8
Remplissage vasculaire
Plusieurs voies d’abord : KT périphériques de court et de gros calibre
(14G/16G), sinon KT central .
Produits de remplissage (cristalloïde, colloïde) ± Catécholamines :
adrénaline, noradrénaline (3 à 5 µg/kg/min)
Traitement étiologique hémostatique +++ par compression, suture, chirurgie,
endoscopie…
Correction biologique :
CG si Hb < 7 – 8 g/dl (iso groupe, iso Rhésus, sinon sans RAI voire O négatif
si urgence vitale)
PFC si TP < 35%
Plaquettes si < 50000 /mm3
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Choc vasoplégique
Défaut de perfusion tissulaire par une perte du tonus
vasomoteur et/ou une vasodilatation périphérique intense.
Réaction d’hypersensibilité : reconnaissance d’un allergène
spécifique par IgE et activation des mastocytes : choc
anaphylactique
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Choc vasoplégique
Physiopathologie:
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Choc vasoplégique
Etiologies:
Agents anesthésique (curare, hypnotique, morphine)
Latex
Piqure d’hyménoptères
AINS
Produit iodés
ATB
Alimentaires
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Choc vasoplégique
Diagnostic:
Signes cliniques:
Cutanées : érythème diffus, prurit, urticaire, œdème (œdème de Quincke).
Respiratoires : toux, écoulement nasal, polypnée, sibilants voire dyspnée
laryngée (stridor).
Digestives : diarrhée, nausées, vomissements, douleur abdominale.
Neurologiques : simple malaise jusqu’au coma.
Circulatoires : tachycardie, pouls filant, PA effondrée imprenable.
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Choc vasoplégique
Diagnostic (suite):
Para cliniques:
• Dosage de la tryptase et de l’histamine.
• Un mois après la réaction anaphylactique :
Bilan allergologique complet
Interrogatoire précis
Tests cutanés
Recherche d’IgE spécifiques
Tests d’allergies alimentaires
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Choc vasoplégique
Diagnostic (suite):
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Choc vasoplégique
Traitement:
Arrêt de l’administration de la substance antigénique (ATB…)
Oxygénation et libération des VAS : jusqu’à l’IOT, la trachéotomie ou la
ponction intercrico-thyroïdienne en urgence si asphyxie.
Adrénaline : 1 amp de 1 mg diluée dans 9 ml de sérum P, injection de 0,1
mg/min IVD jusqu’au retour d’une PA mesurable
Remplissage vasculaire : cristalloïdes en débit libre.
Corticoïdes : mécanisme d’action retardé (HSHC 100 mg x 6/j).
Solumédrol 120mg .
Antihistaminiques : inutiles.
Si bronchospasme: aérosol.
Surveillance +++ (récidive dans les 8 heures possible hospitalisation en
USI) et prévention +++ (éviction de l’allergène, désensibilisation,
adrénaline à disposition).
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Choc septique
o Insuffisance de perfusion tissulaire en relation avec une
infection
• Bacilles à Gram – (E coli, Klebsielle, Pseudomonas…)
• Cocci à Gram + (staphylocoques, streptocoques)
• Levures
o Hypotension persistante malgré un remplissage vasculaire
adéquate, nécessitant l’utilisation d’amines vasopressives
(noradrénaline)
• 1ère cause de mortalité en réanimation
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Choc septique
• SRIS: syndrome de réponse inflammatoire systémique =
au moins 2 critères parmi:
T° > 38° ou < 36°
FC > 90
FR > 20
Hyperleucocytose > 12 000 ou leucopénie < 4000 /mm3
Lactates > 2 mmol/L
Glycémie capillaire > 7 mmol/L
TRC > 2sec
Trouble de la conscience
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Choc septique
• Sepsis: SRIS avec un foyer infectieux , supposé ou identifié
• Sepsis sévère: sepsis + 1 dysfonction d’organe:
Cardiovasculaire: lactatémie > 4 mmol/l ou hypo TA avant
remplissage
Respiratoire : PaO2/FIO2 < 300
Rénale : créatininémie > 176 µmol/l, oligoanurie
Coagulation : INR > 1,5
Hépatique : INR > 4, bilirubine > 78 µmol/l
Thrombopénie : < 100 000/mm3
Fonctions supérieures : Score de Glasgow<13
• Choc septique: sepsis sévère ne répondant pas au RV
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Choc septique
Physiopathologie:
Infection tissulaire localisée ou altération d’un épithélium de surface ou
corps étranger infecté .
=> Passage des bactéries ou de leurs produits dans la circulation.
=> Activation des systèmes de défense de l’organisme :
Adaptée =guérison.
Agression massive =système de défense insuffisant = développement de
l ’infection.
Réponse inflammatoire excessive.
Choc septique= choc hypovolémique.
* Vrai: par troubles de la perméabilité capillaire (perte de liquide en
périphérie)
*Relatif: par vasoplégie donc diminution des résistances vasculaires
périphériques, et hypo perfusion tissulaire.
Conséquence: augmentation du débit cardiaque, par tachycardie (qui
précède l’hypoTA).
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Choc septique
Physiopathologie (suite):
32
Choc septique
Diagnostic :
33
Choc septique
Diagnostic (suite):
Clinique :
Phase hyperkinétique:
Accélération de la fréquence cardiaque
Hypo TA inconstante
Modification de la conscience souvent précoce
Phase hypokinétique:
Hypoxémie
Marbrures, oligurie, agitation
Augmentation de fréquence cardiaque, pouls filant, TA basse
Extrémités froides, cyanosées
Polypnée superficielle
Confusion, hémorragies
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Choc septique
Diagnostic (suite):
Para clinique :
o Prélèvement microbiologique: hémoculture aérobie et anaérobie répétées.
o Prélèvement de la porte d’entrée: ECBU, LBA, …..
o Gaz du sang (lactates) : acidose métabolique avec un trou anionique
augmenté ( accumulation d’acides lactique liée à l’anaérobie tissulaire et à
l’altération du cycle hépatique)
o Recherche d’une CIVD: plaquettes, D-dimères, TP, TCK, fibrinogène.
o Les examens microbiologiques ne doivent en rien retarder la prise en
charge, 16% de perte de chance de survie par heure sans antibiotique.
35
Choc septique
Traitement :
Oxygéno thérapie voire une ventilation mécanique si signes de lutte
respiratoire, SGC=8 ou bien SDRA.
2VVP GROS calibre et remplissage vasculaire massif par
cristalloïdes objectif une PAM supérieure à 65mmhg.
Catécholamines Noradrénaline (en 2éme intention association à la
Dopamine ou adrénaline seule).
Défaillance rénale: sondage, Dialyse.
Défaillance hématologique: protéine C activée ; corticothérapie à
petite dose.
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Choc septique
Traitement (suite) :
37
Choc septique
Traitement (suite):
Antibiothérapie probabiliste
Instaurée rapidement après les hémocultures si
Signes de gravité
Terrain à risque
Antibiothérapie secondairement adaptée aux résultats bactériologiques
Traitement de la porte d’entrée et des foyers secondaires
Digestive, urinaire, cutanée, dentaire…
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Choc cardiogénique
Défaut de perfusion tissulaire
par défaillance de la pompe
cardiaque et chute du débit
cardiaque
NB:DC =Volume de sang éjecté
par unité de temps : 5 l/min
chez un sujet sain au repos
(index cardiaque 2,5 l/min/m2)
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Choc cardiogénique
Physiopathologie:
Bradycardie ou Anomalie de Dysfonction
Baisse de la contractilité
tachycardie extrême l'écoulement sanguin ventriculaire droite
myocardique
intracardiaque
Consécutif à un infarctus
Les troubles du
avec nécrose étendue, à
rythme
une décompensation d’une Correspondant aux
ventriculaire, des
cardiopathie dilatée pathologies valvulaires
tachycardies
hypokinétique (d'origine chroniques et aiguës
(fibrillation et La tamponnade,
valvulaire, ischémique, (insuffisance mitrale par
flutter) avec l’embolie
hypertensive, toxique, rupture de cordage
réponse pulmonaire grave et
infectieuse, sinon spontanée, septique ou
ventriculaire rapide l’infarctus du
primitive) ou à la prise de ischémique, insuffisance
et des bradycardies ventricule droit.
médicaments inotropes aortique septique ou
(blocs sino-
négatifs (bêtabloquants, secondaire à une
auriculaires ou
inhibiteurs calciques, dissection aortique)
auriculo-
antiarythmiques,
ventriculaires).
antidépresseurs
tricycliques). 40
Choc cardiogénique
Diagnostic :
1. Cliniques :
• Signes neurologiques: agitation, confusion, torpeur, obnubilation, coma
(acidose & hypoxie)
• Signes périphériques: froideur, pâleur, marbrures (genoux)
• Signes rénaux: Oligoanurie
• Signes hémodynamiques: TA< 80 mm HG, tachycardie(sauf si traitement
bradycardisant), pouls filant et rapide, troubles du rythme, acidose
métabolique lactique
• Signes d’élévation des pressions de remplissage gauche et droite (PAPO):
Signes congestifs d’IVG et d’IVD (rétention hydrosodée, OAP, turgescence
jugulaire, bruit de galop,…);
• Signes respiratoires: OAP, dys- et/ou tachypnée, cyanose, crépitants aux
Deux bases, hypoxie, hypercapnie
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Choc cardiogénique
Diagnostic(suite) :
2. Para cliniques :
Bilan biologique:
– Enzymes cardiaques (troponine, BNP, CK:CK-MB).
– Gaz du sang: lactates, SvO2.
– Urée ,créat.
– Le bilan hépatique (transaminases, bilirubine).
– L’hémostase souvent perturbés (foie de stase).
Bilan radiologique:
– Électrocardiogramme: Infarctus , trouble du rythme.
– Radio de thorax: Syndrome alvéolaire bilatéral.
– Échographie cardiaque: contraction et cinétique du myocarde , lésions
d’une valve.
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Choc cardiogénique
Traitement :
Augmenter la PaO2: Oxygénothérapie au masque a haute concentration double
ailettes 12-15 l/m, voire intubation/ventilation si signes d’IR aigue ou SCG inf= à 8
Mise en place de plusieurs voies d’abord vasculaires de bon calibre, puis d’une voie
veineuse centrale bolus de cristalloïdes de 500 ml en 15’ a renouveler en fonction
de la PAM, la diurèse et des lactates.
Le remplissage ne se fera qu’en l'absence de signes congestifs pulmonaires, sous
surveillance très rapprochée (auscultation pulmonaire, saturation, pression capillaire
pulmonaire si besoin), très prudemment (100 à 200 ml de colloïdes sur 20 minutes)
uniquement lorsqu’on suspecte une hypovolémie (par exemple consécutive à un
traitement diurétique ou vasodilatateur préalable), Les seuls cas où le remplissage
s’envisage de manière abondante et rapide sont les chocs cardiogénique par
défaillance ventriculaire droite (embolie pulmonaire, tamponnade, infarctus du
ventricule droit).
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Choc cardiogénique
Traitement(suite) :
• Utilisation des catécholamines: la dobutamine (dobutrex) comparée
à l’adrénaline est pourvoyeuse de moins d’arythmie, d’une moindre
consommation myocardique en oxygène et d’une moindre ascension
de lactates.
• La dobutamine doit s’utiliser en commençant à 2 µg/kg/min . Sa
titration se fera sur l’index cardiaque et la SvO2, jusqu'à obtention
d'une réponse hémodynamique correcte (PAM >70 mmHg,
disparition des marbrures, diurèse > 60ml/h), sous surveillance
continue de la tension artérielle et du rythme cardiaque au
cardioscope.
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Choc cardiogénique
Traitement(suite) :
Si la pression artérielle est vraiment basse et menaçante ou devient
basse sous inotropes, on peut initier dopamine (5 µg/kg/mn) de
moins en moins utilisée), noradrénaline (0,2 à 3 µg/kg/min) ou
adrénaline 0,05 à 0,5 µg/kg/min en doses croissantes soit 0,3 à 1
mg/h toutes les 10-15 min.
Ceci risque de majorer le bas débit cardiaque , (augmentation de la
post charge théorique par vasoconstriction) et les troubles du
rythme.
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Choc cardiogénique
Traitement(suite) :
o Diurétiques: Dans le traitement de l’oedème pulmonaire et de l’hypoxémie, les
diurétiques de l’anse ne sont indiqués qu’après restauration de l’hémodynamique à
la posologie de 0,5 à 1 mg/kg.
o Antalgiques: La morphine s’oppose à l’élévation de la consommation d’oxygène
induite par la stimulation adrénergique liée à la douleur, en particulier dans les
syndromes coronaires aigus. Elle abaisse la post charge ventriculaire.
o Traitements antiarythmiques: Ils participent au rétablissement du débit cardiaque
en restaurant :
la précharge ventriculaire .
la perfusion coronaire.
L’amiodarone apparaît comme le meilleur agent antiarythmiques devant une
dysrythmie compliquant un choc cardiogénique d’origine coronarienne
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Choc cardiogénique
Traitement(suite) :
• Le traitement spécifique de la cause du choc peut alors être entrepris :
Désobstruction coronaire par thrombolyse, angioplastie ou
revascularisation chirurgicale.
Cure chirurgicale d’une rupture septale, pariétale ou mitrale ;
transplantation cardiaque en urgence.
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Surveillance
Au plan clinique, on surveillera (toutes les heures initialement)
L’état de conscience,
les paramètres hémodynamiques : fréquence cardiaque (cardioscope), pression
artérielle (idéalement PAM >70 ou PAS > 90 mmHg), diurèse (>60 ml/ml).
les paramètres respiratoires : fréquence respiratoire et SaO2 (oxymètre de pouls),
la régression des signes cutanés de vasoconstriction (marbrures).
la température, de façon plus espacée.
La surveillance clinique des complications de décubitus inclut la surveillance des
points d'appui .
La recherche de signes de phlébite.
La surveillance du transit.
La surveillance paraclinique dépend surtout de la nature et de l’évolution de l’état
de choc. Les principaux paramètres à surveiller sont :
La correction acidose et de l’hypoxie, la normalisation des lactates,
le dépistage biologique des défaillances d'organes (rein, foie, cœur),
la radiographie thoracique (OAP, position sondes et cathéter), ECG
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Catécholamines
RECEPTEURS ADRENERGIQUES
1 2
ADRENALINE ++ +++ +++
NORADRENALINE +++ + 0
(Lévophed®)
DOBUTAMINE 0 +++ +
(Dobutrex®)
ISOPRENALINE 0 +++ +++
(Isuprel®)
EPHEDRINE + + 0
DOPAMINE
<3 µg/kg/min* 0 0 0
3 – 10 µg/kg/min + +++ +
>10 µg/kg/min +++ + 0
* stimulation des récepteurs D dopaminergiques= vasodilatation rénale et
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mésentérique, en situation physiologique.
Catécholamines(suite)
Sur un cathéter central (sauf si urgence).
Cathéter bi ou triple-lumière pour une voie réservée
(voie proximale).
Administration IV à débit continu à la SAP.
Jamais de bolus (sauf adrénaline dans l’ACR), pas de
perfusion associée, pas de robinet sur la voie des
amines pour éviter les accident.
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Résumé
51
Conclusion
C'est urgent!
C'est urgent!
C'est urgent!
C'est grave!
C'est mortel!
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