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Loi sur le blanchiment d'argent en Suisse

La loi fédérale sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme en Suisse établit des règles pour les intermédiaires financiers et les négociants en biens, afin de prévenir ces activités illégales. Elle définit également les obligations de diligence, y compris la vérification de l'identité des cocontractants lors de l'établissement de relations d'affaires. La loi s'applique à divers acteurs financiers tout en exemptant certaines institutions comme la Banque nationale suisse.

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Loi sur le blanchiment d'argent en Suisse

La loi fédérale sur la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme en Suisse établit des règles pour les intermédiaires financiers et les négociants en biens, afin de prévenir ces activités illégales. Elle définit également les obligations de diligence, y compris la vérification de l'identité des cocontractants lors de l'établissement de relations d'affaires. La loi s'applique à divers acteurs financiers tout en exemptant certaines institutions comme la Banque nationale suisse.

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955.

0
Loi fédérale
concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le
financement du terrorisme*
(Loi sur le blanchiment d’argent, LBA)1

du 10 octobre 1997 (Etat le 1er janvier 2022)

L’Assemblée fédérale de la Confédération suisse,


vu les art. 95 et 98 de la Constitution2,3
vu le message du Conseil fédéral du 17 juin 19964,
arrête:

Chapitre 1 Dispositions générales

Art. 15 Objet
La présente loi règle la lutte contre le blanchiment d’argent au sens de l’art. 305bis
du code pénal (CP)6, la lutte contre le financement du terrorisme au sens de
l’art. 260quinquies, al. 1, CP et la vigilance requise en matière d’opérations financières.

Art. 2 Champ d’application


1 La présente loi s’applique:
a. aux intermédiaires financiers;
b. aux personnes physiques ou morales qui, à titre professionnel, négocient des
biens et reçoivent des espèces en paiement (négociants).7

RO 1998 892
* Les termes désignant des personnes s’appliquent également aux femmes et aux hommes.
1 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
2 RS 101
3 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 21 juin 2013, en vigueur depuis le 1er nov. 2013
(RO 2013 3493; FF 2012 6449).
4 FF 1996 III 1057
5 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
6 RS 311.0
7 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).

1
955.0 Blanchiment d’argent

2 Sont réputés intermédiaires financiers:


a.8 les banques au sens de l’art. 1a de la loi du 8 novembre 1934 sur les banques
(LB)9 et les personnes au sens de l’art. 1b LB;
abis.10 les gestionnaires de fortune et les trustees mentionnés à l’art. 2, al. 1, let. a
et b, de la loi fédérale du 15 juin 2018 sur les établissements financiers (LE-
Fin)11 et les essayeurs du commerce visés aux art. 42bis de la loi du 20 juin
1933 sur le contrôle des métaux précieux12;
b.13 les directions de fonds au sens de l’art. 2, al. 1, let. d, LEFin;
bbis.14 les sociétés d’investissement à capital variable, les sociétés en commandite
de placements collectifs et les sociétés d’investissement à capital fixe au
sens de la loi du 23 juin 2006 sur les placements collectifs , ainsi que les ges-
tionnaires de fortune collective mentionnés à l’art. 2, al. 1, let. c, LEFin;
c.15 les institutions d’assurance au sens de la loi du 17 décembre 2004 sur la sur-
veillance des assurances16 si elles exercent une activité en matière
d’assurance directe sur la vie ou si elles proposent ou distribuent des parts de
placements collectifs;
d.17 les maisons de titres mentionnées à l’art. 2, al. 1, let. e, LEFin;
dbis.18 les contreparties centrales et les dépositaires centraux au sens de la loi du
19 juin 2015 sur l’infrastructure des marchés financiers (LIMF)19;

8 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5247; FF 2015 8101).
9 RS 952.0
10 Introduite par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements finan-
ciers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
11 RS 954.1
12 RS 941.31
13 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
14 Introduite par l’annexe ch. II 9 de la LF du 23 juin 2006 sur les placements collectifs
(RO 2006 5379; FF 2005 5993). Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du
15 juin 2018 sur les établissements financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020
(RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
15 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 9 de la LF du 23 juin 2006 sur les placements
collectifs, en vigueur depuis le 1er janv. 2007 (RO 2006 5379; FF 2005 5993).
16 RS 961.01
17 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
18 Introduite par l’annexe ch. 12 de la L du 19 juin 2015 sur l’infrastructure des marchés
financiers (RO 2015 5339; FF 2014 7235). Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du
25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral aux développements de la technologie des
registres électroniques distribués, en vigueur depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399;
FF 2020 223).
19 RS 958.1

2
L sur le blanchiment d’argent 955.0

dter.20 les systèmes de paiement, pour autant qu’ils doivent obtenir une autorisa-
tion de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA)
au sens de l’art. 4, al. 2 LIMF;
dquater.21 les systèmes de négociation pour les valeurs mobilières fondées sur la
TRD au sens de l’art. 73a LIMF (systèmes de négociation fondés sur la
TRD);
e.22 les maisons de jeu au sens de la loi fédérale du 29 septembre 2017 sur les
jeux d’argent (LJAr)23;
f.24 les exploitants de jeux de grande envergure au sens de la LJAr.
3 Sont en outre réputées intermédiaires financiers les personnes qui, à titre profes-
sionnel, acceptent, gardent en dépôt ou aident à placer ou à transférer des valeurs
patrimoniales appartenant à des tiers, en particulier les personnes qui:
a. effectuent des opérations de crédits (portant notamment sur des crédits à la
consommation ou des crédits hypothécaires, des affacturages, des finance-
ments de transactions commerciales ou des leasings financiers);
b. fournissent des services dans le domaine du trafic des paiements, notamment
en procédant à des virements électroniques pour le compte de tiers, ou qui
émettent ou gèrent des moyens de paiement comme les cartes de crédit et les
chèques de voyage;
c. font le commerce, pour leur propre compte ou pour celui de tiers, de billets
de banque ou de monnaies, d’instruments du marché monétaire, de devises,
de métaux précieux, de matières premières ou de valeurs mobilières (pa-
piers-valeurs et droits-valeurs) et de leurs dérivés;
d.25 ...
e.26 ...
f. effectuent des placements en tant que conseillers en matière de placement;
g. conservent ou gèrent des valeurs mobilières.

20 Introduite par l’annexe ch. 12 de la L du 19 juin 2015 sur l’infrastructure des marchés
financiers (RO 2015 5339; FF 2014 7235). Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du
25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral aux développements de la technologie des
registres électroniques distribués, en vigueur depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399;
FF 2020 223).
21 Introduite par le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral aux
développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur depuis
le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).
22 Introduite par l’annexe ch. 4 de la LF du 18 déc. 1998 sur les maisons de jeu
(RO 2000 677; FF 1997 III 137). Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 8 de la LF du 29
sept. 2017 sur les jeux d’argent, en vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103;
FF 2015 7627).
23 RS 935.51
24 Introduite par l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en vigueur
depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).
25 Abrogée par l’annexe ch. II 8 de la LF du 17 déc. 2004 sur la surveillance des assurances,
avec effet au 1er janv. 2006 (RO 2005 5269; FF 2003 3353).
26 Abrogée par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements financiers,
avec effet au 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).

3
955.0 Blanchiment d’argent

4 Ne sont pas visés par la présente loi:


a. la Banque nationale suisse;
b. les institutions de prévoyance professionnelle exemptées d’impôts;
c. les personnes qui fournissent des services exclusivement à des institutions de
prévoyance professionnelle exemptées d’impôts;
d. les intermédiaires financiers visés à l’al. 3 qui fournissent des services exclu-
sivement aux intermédiaires financiers énumérés à l’al. 2 ou à des inter-
médiaires financiers étrangers soumis à une surveillance équivalente.

Art. 2a27 Définitions


1 Sont réputées personnes politiquement exposées au sens de la présente loi:
a. les personnes qui sont ou ont été chargées de fonctions publiques dirigeantes
à l’étranger, en particulier les chefs d’État ou de gouvernement, les politi-
ciens de haut rang au niveau national, les hauts fonctionnaires de l’admini-
stration, de la justice, de l’armée ou des partis au niveau national, les or-
ganes suprêmes d’entreprises étatiques d’importance nationale (personnes
politiquement exposées à l’étranger);
b. les personnes qui sont ou ont été chargées de fonctions publiques dirigeantes
au niveau national en Suisse dans la politique, l’administration, l’armée ou la
justice, ainsi que les membres du conseil d’administration ou de la direction
d’entreprises étatiques d’importance nationale (personnes politiquement ex-
posées en Suisse);
c. les personnes qui sont ou ont été chargées de fonctions dirigeantes dans des
organisations intergouvernementales ou au sein de fédérations sportives in-
ternationales, en particulier les secrétaires généraux, les directeurs, les sous-
directeurs, les membres du conseil d’administration, ou les personnes exer-
çant d’autres fonctions équivalentes (personnes politiquement exposées au
sein d’organisations internationales).
2 Sont réputées proches de personnes politiquement exposées les personnes phy-
siques qui, de manière reconnaissable, sont proches des personnes au sens de l’al. 1
pour des raisons familiales, personnelles ou relevant de relations d’affaires.
3 Sont réputées ayants droit économiques d’une personne morale exerçant une
activité opérationnelle les personnes physiques qui, en dernier lieu, contrôlent la
personne morale, du fait qu’elles détiennent directement ou indirectement, seules ou
de concert avec un tiers, une participation d’au moins 25 % du capital ou des voix ou
qu’elles la contrôlent d’une autre manière. Si ces personnes ne peuvent pas être
identifiées, il y a lieu d’identifier le membre le plus haut placé de l’organe de direc-
tion.

27 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).

4
L sur le blanchiment d’argent 955.0

4 Les personnes politiquement exposées en Suisse ne sont plus considérées comme


politiquement exposées au sens de la présente loi 18 mois après qu’elles ont cessé
d’exercer leur fonction. Les obligations de diligence générales des intermédiaires
financiers restent réservées.
5 On entend par fédérations sportives internationales au sens de l’al. 1, let. c, les
organisations non gouvernementales reconnues par le Comité International Olym-
pique qui administrent un ou plusieurs sports officiels sur le plan mondial, ainsi que
le Comité International Olympique.

Chapitre 2 Obligations28
Section 1 Obligations de diligence des intermédiaires financiers29

Art. 3 Vérification de l’identité du cocontractant


1 Lors de l’établissement de relations d’affaires, l’intermédiaire financier doit véri-
fier l’identité du cocontractant sur la base d’une pièce justificative. Lorsque le co-
contractant est une personne morale, l’intermédiaire financier doit prendre connais-
sance des dispositions régissant le pouvoir d’engager le cocontractant et vérifier
l’identité des personnes établissant la relation d’affaires au nom de la personne
morale.30
2L’intermédiaire qui effectue une opération de caisse n’est tenu de vérifier l’identité
du cocontractant que si une transaction ou plusieurs transactions paraissant liées
entre elles atteignent une somme importante.
3 Les institutions d’assurance doivent vérifier l’identité du cocontractant lorsque la
prime unique, la prime périodique ou le total des primes atteint une somme impor-
tante.
4 Lorsqu’il existe des indices de blanchiment d’argent ou de financement du terro-
risme dans les cas prévus aux al. 2 et 3, l’identité du cocontractant doit être vérifiée
même si les sommes déterminantes ne sont pas atteintes.31
5 La FINMA, la Commission fédérale des maisons de jeux (CFMJ), le Département
fédéral de justice et police (DFJP), l’Administration fédérale des douanes (AFD)32 et

28 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
29 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
30 Phrase introduite par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
31 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
32 Dès le 1er janv. 2022: Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF)

5
955.0 Blanchiment d’argent

les organismes d’autorégulation fixent dans leur domaine les sommes considérées
comme importantes au sens des al. 2 et 3 et, au besoin, les adaptent.33

Art. 434 Identification de l’ayant droit économique


1 L’intermédiaire financier doit identifier l’ayant droit économique avec la diligence
requise par les circonstances. Si le cocontractant est une société cotée en bourse ou
une filiale détenue majoritairement par une telle société, l’intermédiaire financier
peut renoncer à ladite identification.
2 L’intermédiaire financier doit requérir du cocontractant une déclaration écrite
indiquant la personne physique qui est l’ayant droit économique, si:
a. le cocontractant n’est pas l’ayant droit économique ou qu’il y ait un doute à
ce sujet;
b. le cocontractant est une société de domicile ou une personne morale exerçant
une activité opérationnelle;
c. une opération de caisse d’une somme importante au sens de l’art. 3, al. 2, est
effectuée.
3L’intermédiaire financier doit exiger du cocontractant qui détient des comptes
globaux ou des dépôts globaux qu’il lui fournisse une liste complète des ayants droit
économiques et lui communique immédiatement toute modification de cette liste.

Art. 5 Renouvellement de la vérification de l’identité du cocontractant ou


de l’identification de l’ayant droit économique
1 Lorsque, au cours de la relation d’affaires, des doutes surviennent quant à l’identité
du cocontractant ou de l’ayant droit économique, la vérification d’identité ou l’iden-
tification prévues aux art. 3 et 4 doivent être renouvelées.
2 Dans le cas d’une assurance susceptible de rachat, l’institution d’assurance doit
renouveler l’identification de l’ayant droit économique lorsque, en cas de sinistre ou
de rachat, l’ayant droit n’est pas la personne qui a été mentionnée lors de la conclu-
sion du contrat.

Art. 635 Obligations de diligence particulières


1L’intermédiaire financier est tenu d’identifier l’objet et le but de la relation
d’affaires souhaitée par le cocontractant. L’étendue des informations à collecter, le
niveau hiérarchique compétent pour décider de l’ouverture ou de la poursuite d’une

33 Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral
aux développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur
depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).
34 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
35 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).

6
L sur le blanchiment d’argent 955.0

relation d’affaires ainsi que la fréquence des contrôles sont fonction du risque que
représente le cocontractant.
2L’intermédiaire financier doit clarifier l’arrière-plan et le but d’une transaction ou
d’une relation d’affaires lorsque:
a. la transaction ou la relation d’affaires paraissent inhabituelles, sauf si leur
légalité est manifeste;
b.36 des indices laissent supposer que des valeurs patrimoniales proviennent d’un
crime ou d’un délit fiscal qualifié au sens de l’art. 305bis, ch. 1bis, CP37,
qu’une organisation criminelle ou terroriste (art. 260ter CP) exerce un pou-
voir de disposition sur ces valeurs ou que celles-ci servent au financement
du terrorisme (art. 260quinquies, al. 1, CP);
c. la transaction ou la relation d’affaires comportent un risque accru;
d.38 les données concernant un cocontractant, un ayant droit économique ou un
signataire autorisé d’une relation d’affaires ou d’une transaction concordent
avec celles qui ont été transmises à l’intermédiaire financier par la FINMA
en vertu de l’art. 22a, al. 2, let. a, par un organisme de surveillance en vertu
de l’art. 22a, al. 2, let. b, par un organisme d’autorégulation en vertu de
l’art. 22a, al. 2, let. c, ou par la CFMJ39 en vertu de l’art. 22a, al. 3, ou pré-
sentent de grandes similitudes.
3 Les relations d’affaires avec des personnes politiquement exposées à l’étranger,
ainsi qu’avec les personnes qui leur sont proches au sens de l’art. 2a, al. 2, sont
réputées comporter dans tous les cas un risque accru.
4 Les relations d’affaires avec des personnes politiquement exposées en Suisse ou
avec des personnes politiquement exposées au sein d’organisations internationales,
ainsi qu’avec les personnes qui leur sont proches au sens de l’art. 2a, al. 2, sont
réputées comporter un risque accru en relation avec un ou plusieurs autres critères de
risque.

Art. 7 Obligation d’établir et de conserver des documents


1 L’intermédiaire financier doit établir des documents relatifs aux transactions effec-
tuées ainsi qu’aux clarifications requises en vertu de la présente loi de manière à ce
que des tiers experts en la matière puissent se faire une idée objective sur les trans-

36 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
37 RS 311.0
38 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
39 Nouvelle expression selon l’erratum de la CdR de l’Ass. féd. du 31 janvier 2020, publié le
18 fév. 2020 (RO 2020 501). Il n’a été tenu compte de cette mod. que dans les disp. men-
tionnées au RO.

7
955.0 Blanchiment d’argent

actions et les relations d’affaires ainsi que sur le respect des dispositions de la pré-
sente loi.
2Il conserve les documents de manière à pouvoir satisfaire, dans un délai raisonna-
ble, aux éventuelles demandes d’informations ou de séquestre présentées par les
autorités de poursuite pénale.
3Il conserve les documents dix ans après la cessation de la relation d’affaires ou
après la fin de la transaction.

Art. 7a40 Valeurs patrimoniales de faible valeur


L’intermédiaire financier n’est pas tenu de respecter les obligations de diligence
(art. 3 à 7) si la relation d’affaires porte uniquement sur des valeurs patrimoniales de
faible valeur et qu’il n’y pas d’indices de blanchiment d’argent ou de financement
du terrorisme.

Art. 8 Mesures organisationnelles


Les intermédiaires financiers prennent dans leur domaine les mesures nécessaires
pour empêcher le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. 41 Ils veillent
notamment à ce que leur personnel reçoive une formation suffisante et à ce que des
contrôles soient effectués.

Section 1a42 Obligations de diligence des négociants

Art. 8a
1 Les négociants visés à l’art. 2, al. 1, let. b, doivent remplir les obligations suivantes
s’ils reçoivent plus de 100 000 francs en espèces dans le cadre d’une opération de
négoce:
a. vérification de l’identité du cocontractant (art. 3, al. 1);
b. identification de l’ayant droit économique (art. 4, al. 1 et 2, let. a et b);
c. établissement et conservation des documents (art. 7).
2 Ils doivent clarifier l’arrière-plan et le but d’une opération lorsque:
a. l’opération paraît inhabituelle, sauf si sa légalité est manifeste;

40 Introduit par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recommandations
révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009 (RO 2009 361;
FF 2007 5919).
41 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
42 Introduite par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).

8
L sur le blanchiment d’argent 955.0

b.43 des indices laissent supposer que des valeurs patrimoniales proviennent d’un
crime ou d’un délit fiscal qualifié au sens de l’art. 305bis, ch. 1bis, CP44,
qu’une organisation criminelle ou terroriste (art. 260ter CP) exerce un pou-
voir de disposition sur ces valeurs ou qu’elles servent au financement du ter-
rorisme (art. 260quinquies, al. 1, CP).
3Les négociants doivent remplir les obligations prévues aux al. 1 et 2 même si le
paiement en espèces est effectué en plusieurs tranches d’un montant inférieur à
100 000 francs, mais qui, additionnées, dépassent ce montant.
4 Ils ne doivent pas remplir ces obligations lorsque les paiements dépassant 100 000
francs sont effectués par le biais d’un intermédiaire financier.
5Le Conseil fédéral précise les obligations définies aux al. 1 et 2 et en règle les
modalités d’application.

Section 2 Obligations en cas de soupçon de blanchiment d’argent

Art. 9 Obligation de communiquer


1L’intermédiaire financier informe immédiatement le Bureau de communication en
matière de blanchiment d’argent au sens de l’art. 23 (bureau de communication):
a. s’il sait ou présume, sur la base de soupçons fondés, que les valeurs patri-
moniales impliquées dans la relation d’affaires:
1.45 ont un rapport avec une des infractions mentionnées aux art. 260ter ou
305bis CP46,
2. proviennent d’un crime ou d’un délit fiscal qualifié au sens de
47
l’art. 305bis, ch. 1bis, CP,
3.48 sont soumises au pouvoir de disposition d’une organisation criminelle
ou terroriste,

43 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
44 RS 311.0
45 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
46 RS 311.0
47 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
48 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).

9
955.0 Blanchiment d’argent

4. servent au financement du terrorisme (art. 260quinquies, al. 1, CP);


b. s’il rompt des négociations visant à établir une relation d’affaires en raison
de soupçons fondés conformément à la let. a.
c.49 s’il sait ou présume, sur la base des clarifications effectuées en vertu de
l’art. 6, al. 2, let. d, que les données concernant une personne ou une organi-
sation transmises par la FINMA, par la CFMJ, par un organisme de surveil-
lance ou par un organisme d’autorégulation concordent avec celles concer-
nant un cocontractant, un ayant droit économique ou un signataire autorisé
d’une relation d’affaires ou d’une transaction.50
1bisLe négociant informe immédiatement le bureau de communication s’il sait ou
présume, sur la base de soupçons fondés, que les espèces utilisées lors d’une opéra-
tion de négoce:
a.51 ont un rapport avec une des infractions mentionnées aux art. 260ter ou
305bis CP;
b. proviennent d’un crime ou d’un délit fiscal qualifié au sens de l’art. 305bis,
ch. 1bis, CP,
c.52 sont soumises au pouvoir de disposition d’une organisation criminelle ou
terroriste, ou
d.53 servent au financement du terrorisme (art. 260quinquies, al. 1, CP).
1terDans les communications effectuées en vertu des al. 1 et 1bis, le nom de
l’intermédiaire financier ou du négociant doit apparaître. En revanche, le nom des
employés de l’intermédiaire financier ou du négociant chargés du dossier peut ne

49 Introduite par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
50 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
51 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
52 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
53 Introduite par l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et mise en
œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme et de son
Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre le terro-
risme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).

10
L sur le blanchiment d’argent 955.0

pas être mentionné, pour autant que le bureau de communication et l’autorité de


poursuite pénale gardent la possibilité de prendre rapidement contact avec eux.54
2 Les avocats et les notaires ne sont pas soumis à l’obligation de communiquer leurs
soupçons dans la mesure où ils sont astreints au secret professionnel en vertu de
l’art. 321 du code pénal.

Art. 9a55 Ordres des clients portant sur les valeurs patrimoniales
communiquées
Pendant l’analyse effectuée par le bureau de communication selon l’art. 23, al. 2,
l’intermédiaire financier exécute les ordres des clients portant sur les valeurs patri-
moniales communiquées en vertu de l’art. 9, al. 1, let. a, de la présente loi ou en
vertu de l’art. 305ter, al. 2, CP56.

Art. 1057 Blocage des avoirs


1 L’intermédiaire financier bloque les valeurs patrimoniales qui lui sont confiées et
qui ont un lien avec les informations communiquées en vertu de l’art. 9, al. 1, let. a,
de la présente loi ou de l’art. 305ter, al. 2, CP58 dès que le bureau de communication
lui notifie qu’il a transmis ces informations à une autorité de poursuite pénale.
1bisL’intermédiaire financier bloque immédiatement les valeurs patrimoniales qui lui
sont confiées et qui ont un lien avec les informations communiquées en vertu de
l’art. 9, al. 1, let. c.
2 Il maintient le blocage des avoirs jusqu’à la réception d’une décision de l’autorité
de poursuite pénale compétente, mais durant cinq jours ouvrables au plus à compter
du moment où le bureau de communication lui a notifié avoir transmis les informa-
tions à une autorité de poursuite pénale dans le cas de l’al. 1 ou du moment ou il a
informé le bureau de communication dans le cas de l’al. 1bis.

Art. 10a59 Interdiction d’informer


1 L’intermédiaire financier ne doit informer ni les personnes concernées, ni aucun
tiers, du fait qu’il a effectué une communication en vertu de l’art. 9 de la présente loi
ou de l’art. 305ter, al. 2, CP60. L’organisme d’autorégulation auquel l’intermédiaire

54 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
55 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
56 RS 311.0
57 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
58 RS 311.0
59 Introduit par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recommandations
révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009 (RO 2009 361;
FF 2007 5919).
60 RS 311.0

11
955.0 Blanchiment d’argent

financier est affilié n’est pas considéré comme un tiers. Il en va de même de la


FINMA et de la CFMJ en ce qui concerne les intermédiaires financiers assujettis à
leur surveillance.61
2Lorsque l’intermédiaire financier n’est pas en mesure de procéder lui-même au
blocage, il peut informer l’intermédiaire financier soumis à la présente loi qui est en
mesure de le faire.
3 L’intermédiaire financier peut également informer un autre intermédiaire financier
soumis à la présente loi du fait qu’il a effectué une communication en vertu de
l’art. 9, si cela est nécessaire au respect des obligations découlant de la présente loi
et que tous les deux remplissent l’une des conditions suivantes:
a. fournir à un client des services communs en relation avec la gestion des
avoirs de celui-ci sur la base d’une collaboration convenue contractuelle-
ment;
b. faire partie du même groupe de sociétés.
4Un intermédiaire financier qui a été informé au sens de l’al. 2 ou de l’al. 3 est
soumis à l’interdiction d’informer prévue à l’al. 1.
5 Le négociant ne doit informer ni les personnes concernées ni des tiers du fait qu’il
a effectué une communication en vertu de l’art. 9.62
6 L’intermédiaire financier n’est pas soumis à l’interdiction d’informer au sens des
al. 1 et 5 lorsqu’il s’agit de sauvegarder ses propres intérêts dans le cadre d’une
procédure civile, pénale ou administrative.63

Art. 1164 Exclusion de la responsabilité pénale et civile


1 Quiconque, de bonne foi, communique des informations en vertu de l’art. 9 ou
procède à un blocage des avoirs en vertu de l’art. 10 ne peut être poursuivi pour
violation du secret de fonction, du secret professionnel ou du secret d’affaires, ni
être rendu responsable de violation de contrat.
2L’al. 1 s’applique également à l’intermédiaire financier qui procède à une commu-
nication au sens de l’art. 305ter, al. 2, CP65, et aux organismes d’autorégulation qui
procèdent à une dénonciation au sens de l’art. 27, al. 4.

61 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
62 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
63 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
64 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
65 RS 311.0

12
L sur le blanchiment d’argent 955.0

Section 366 Remise d’informations

Art. 11a
1Lorsque le bureau de communication a besoin d’informations supplémentaires
pour l’analyse d’une communication reçue en vertu de l’art. 9 de la présente loi ou
de l’art. 305ter, al. 2, CP67, l’intermédiaire financier auteur de la communication doit,
pour autant qu’il dispose de ces informations, les lui fournir sur demande.
2 Lorsque l’analyse montre qu’outre l’intermédiaire financier auteur de la communi-
cation, d’autres intermédiaires financiers prennent part ou ont pris part à une transac-
tion ou à une relation d’affaires, les intermédiaires financiers concernés doivent
fournir toutes les informations y afférentes au bureau de communication à la de-
mande de ce dernier, pour autant qu’ils disposent de ces informations.
2bisLorsque l’analyse des informations en provenance d’un homologue étranger
montre que des intermédiaires financiers au sens de la présente loi prennent part ou
ont pris part à une transaction ou à une relation d’affaires en lien avec lesdites in-
formations, les intermédiaires financiers concernés doivent fournir toutes les infor-
mations y afférentes au bureau de communication à la demande de ce dernier, pour
autant qu’ils disposent de ces informations.68
3Le bureau de communication fixe le délai dans lequel les intermédiaires financiers
visés aux al. 1 à 2bis doivent fournir les informations demandées.69
4 Les intermédiaires financiers sont soumis à l’interdiction d’informer prévue à
l’art. 10a, al. 1.
5L’exclusion de la responsabilité pénale et civile prévue à l’art. 11 s’applique par
analogie.

66 Introduite par le ch. I de la LF du 21 juin 2013, en vigueur depuis le 1er nov. 2013
(RO 2013 3493; FF 2012 6449).
67 RS 311.0
68 Introduit par l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et mise en
œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme et de son
Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre le terro-
risme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
69 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).

13
955.0 Blanchiment d’argent

Chapitre 3 Surveillance
Section 1 Dispositions générales

Art. 1270 Compétence


Les organes suivants veillent à ce que les intermédiaires financiers respectent les
obligations définies au chapitre 2:
a.71 s’agissant des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 2, let. a à dquater, la
FINMA;
b.72 s’agissant des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 2, let. e, la CFMJ;
bbis.73 s’agissant des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 2, let. f,
l’autorité intercantonale de surveillance et d’exécution visée à l’art. 105
LJAr74;
c.75 s’agissant des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 3, leurs orga-
nismes d’autorégulation reconnus (art. 24).

Art. 1376

Art. 1477 Affiliation à un organisme d’autorégulation


1Tout intermédiaire financier visé à l’art. 2, al. 3, doit s’affilier à un organisme
d’autorégulation.
2Un intermédiaire financier au sens de l’art. 2, al. 3, a le droit de s’affilier à un
organisme d’autorégulation:
a. s’il dispose de prescriptions internes et d’une organisation propres à garantir
le respect des obligations découlant de la présente loi;
b. s’il jouit d’une bonne réputation et présente toutes les garanties de respecter
les obligations découlant de la présente loi;

70 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
71 Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral
aux développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur
depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).
72 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en
vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).
73 Introduite par l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en vigueur
depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).
74 RS 935.51
75 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
76 Abrogé par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers, avec effet au 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
77 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).

14
L sur le blanchiment d’argent 955.0

c. si les personnes chargées de son administration et de sa gestion satisfont


aussi aux conditions énoncées à la let. b, et
d. si les personnes détenant une participation qualifiée dans cet intermédiaire
jouissent d’une bonne réputation et garantissent que leur influence ne soit
pas exercée au détriment d’une gestion saine et prudente de l’établissement.
3Les organismes d’autorégulation peuvent faire dépendre l’affiliation de l’activité
exercée dans certains domaines.

Art. 1578 Obligation de contrôler incombant aux négociants


1Les négociants qui doivent remplir les obligations de diligence visées à l’art. 8a
chargent un organe de révision de vérifier qu’ils respectent les obligations définies
au chapitre 2.
2 Des réviseurs selon l’art. 5 ou des entreprises de révision selon l’art. 6 de la loi du
16 décembre 2005 sur la surveillance de la révision79 peuvent être mandatés en
qualité d’organe de révision s’ils possèdent les connaissances techniques requi-ses et
l’expérience nécessaire.
3 Les négociants sont tenus de fournir à l’organe de révision tous les renseignements
et documents nécessaires au contrôle.
4 L’organe de révision vérifie que les obligations fixées dans la présente loi sont
respectées et établit un rapport à l’intention de l’organe responsable du négociant
soumis au contrôle.
5 Si un négociant ne remplit pas son obligation de communiquer, l’organe de révi-
sion prévient immédiatement le bureau de communication lorsque des soupçons
fondés permettent de présumer:
a.80 qu’une infraction mentionnée aux art. 260ter ou 305bis CP81 a été commise;
b. que des valeurs patrimoniales proviennent d’un crime ou d’un délit fiscal
qualifié au sens de l’art. 305bis, ch. 1bis, CP,
c.82 que des valeurs patrimoniales sont soumises au pouvoir de disposition d’une
organisation criminelle ou terroriste, ou

78 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
79 RS 221.302
80 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
81 RS 311.0
82 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).

15
955.0 Blanchiment d’argent

d.83 que des valeurs patrimoniales servent au financement du terrorisme


(art. 260quinquies, al. 1, CP).

Section 284
Obligation de communiquer des autorités de surveillance et
de l’organisme de surveillance85

Art. 16
1La FINMA, la CFMJ, l’autorité intercantonale de surveillance et d’exécution visée
à l’art. 105 LJAr86 et l’organisme de surveillance selon l’art. 43a de la loi du
22 juin 2007 sur la surveillance des marchés financiers87 préviennent immédiate-
ment le bureau de communication lorsque des soupçons fondés permettent de pré-
sumer:88
a.89 qu’une infraction mentionnée aux art. 260ter, 305bis ou 305ter, al. 1, CP90 a
été commise;
b.91 que des valeurs patrimoniales proviennent d’un crime ou d’un délit fiscal
qualifié au sens de l’art. 305bis, ch. 1bis, CP;
c.92 que des valeurs patrimoniales sont soumises au pouvoir de disposition d’une
organisation criminelle ou terroriste, ou

83 Introduit par l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et mise en
œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme et de son
Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre le terro-
risme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
84 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
85 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
86 RS 935.51
87 RS 956.1
88 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101). Erratum de la CdR de l’Ass. féd. du 31 janvier 2020, publié le
18 fév. 2020 (RO 2020 501).
89 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
90 RS 311.0
91 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
92 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).

16
L sur le blanchiment d’argent 955.0

d.93 que des valeurs patrimoniales servent au financement du terrorisme


(art. 260quinquies, al. 1, CP).
2 L’obligation de communiquer au sens de l’al. 1 est valable pour autant que
l’intermédiaire financier ou l’organisme d’autorégulation n’aient pas déjà signalé le
cas au bureau de communication.
3 L’organisme de surveillance remet simultanément une copie de la communication
à la FINMA.94

Section 395
Surveillance des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 2

Art. 1796
En l’absence d’autorégulation reconnue, les obligations au sens du chapitre 2 et leurs
modalites d’application sont arrêtées par:
a.97 la FINMA s’agissant des intermédiaires financiers au sens de l’art. 2, al. 2,
let. a à dquater;
b. la CFMJ s’agissant des intermédiaires financiers selon l’art. 2, al. 2, let. e;
c.98 le DFJP s’agissant des intermédiaires financiers au sens de l’art. 2, al. 2,
let. f.

93 Introduite par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
94 Introduit par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements financiers,
en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
95 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
96 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101). Erratum de la CdR de l’Ass. féd. du 24 sept. 2019 (RO 2019 5065).
97 Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral
aux développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur
depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).
98 Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral
aux développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur
depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).

17
955.0 Blanchiment d’argent

Section 3a
Surveillance des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 399

Art. 18 Tâches de la FINMA100


1 Dans le cadre de la surveillance des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 3,
la FINMA assume les tâches suivantes:101
a. elle octroie ou retire la reconnaissance aux organismes d’autorégulation;
b.102 elle surveille les organismes d’autorégulation;
c. elle approuve les règlements édictés par les organismes d’autorégulation
(art. 25) et les modifications qui y sont apportées;
d. elle veille à ce que les organismes d’autorégulation fassent appliquer ces rè-
glements;
e. et f.103 ...
2 ...104
3Les organismes d’autorégulation doivent, en vue de garantir le respect du secret
professionnel, faire effectuer les contrôles au sens de la présente loi (contrôles LBA)
auprès des avocats et des notaires par des avocats et des notaires.105
4 Les avocats et les notaires chargés des contrôles LBA doivent impérativement
remplir les conditions suivantes:
a. détenir le brevet d’avocat ou de notaire;
b. offrir toutes les garanties d’une activité de révision irréprochable;
c. justifier des connaissances requises en matière de législation sur le blanchi-
ment d’argent ainsi que de l’expérience et de la formation continue adé-
quates;

99 Introduit par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
100 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
101 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
102 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
103 Abrogées par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements finan-
ciers, avec effet au 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
104 Abrogé par l’annexe ch. 7 de la LF du 20 juin 2014 (Concentration de la surveillance des
entreprises de révision et des sociétés d’audit), avec effet au 1er janv. 2015
(RO 2014 4073; FF 2013 6147).
105 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).

18
L sur le blanchiment d’argent 955.0

d. justifier de leur indépendance à l’égard du membre faisant l’objet du con-


trôle.106

Art. 18a107 Registre public


1La FINMA tient un registre des intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 3, qui
sont affiliés à un organisme d’autorégulation. Ce registre est accessible au public
sous forme électronique.
2 La FINMA rend ces données accessibles par procédure d’appel.

Art. 19108

Art. 19a109

Art. 19b110

Art. 20111

Art. 21 et 22112

106 Introduit par l’annexe ch. 7 de la LF du 20 juin 2014 (Concentration de la surveillance des
entreprises de révision et des sociétés d’audit), en vigueur depuis le 1er janv. 2015
(RO 2014 4073; FF 2013 6147).
107 Introduit par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
108 Abrogé par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers, avec effet au 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
109 Introduit par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers (RO 2008 5207; FF 2006 2741). Abrogé par l’annexe ch. II 15 de la LF du
15 juin 2018 sur les établissements financiers, avec effet au 1er janv. 2020
(RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
110 Introduit par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers (RO 2008 5207; FF 2006 2741). Abrogé par l’annexe ch. 9 de la LF du 20 juin
2014 (Concentration de la surveillance des entreprises de révision et des sociétés d’audit),
avec effet au 1er janv. 2015 (RO 2014 4073; FF 2013 6147).
111 Abrogé par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements financiers,
avec effet au 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
112 Abrogés par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers, avec effet au 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).

19
955.0 Blanchiment d’argent

Section 3b113
Transmission de données relatives à des activités terroristes

Art. 22a
1 Le Département fédéral des finances (DFF) transmet à la FINMA et à la CFMJ les
données communiquées et publiées par un autre État concernant des personnes et
des organisations qui, conformément à la résolution 1373 du Conseil de sécurité
(2001)114, ont été listées dans cet État comme menant ou soutenant des activités
terroristes.
2 La FINMA transmet les données reçues du DFF:
a.115 aux intermédiaires financiers au sens de l’art. 2, al. 2, let. a et b à dquater, as-
sujettis à sa surveillance;
b.116 aux organismes de surveillance, à l’attention des intermédiaires financiers au
sens de l’art. 2, al. 2, let. abis, qui sont assujettis à leur surveillance courante;
c. aux organismes d’autorégulation à l’attention des intermédiaires financiers
qui leurs sont affiliés.
3L’obligation de transmettre les données au sens de l’al. 2, let. a, vaut également
pour la CFMJ.
4 Le DFF ne transmet aucune donnée à la FINMA et à la CFMJ si, après consulta-
tion du Département fédéral des affaires étrangères, du Département fédéral de
justice et police, du Département fédéral de la défense, de la protecion de la popula-
tion et des sports et du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la
recherche, il doit présumer qu’il en résulterait une violation des droits de l’homme
ou des principes de l’État de droit.

113 Introduite par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
114 [Link]  Français  Paix et sécurité  Conseil de sécurité  Résolutions 
2001  1373
115 Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral
aux développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur
depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).
116 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).

20
L sur le blanchiment d’argent 955.0

Section 4
Bureau de communication en matière de blanchiment d’argent

Art. 23
1L’Office fédéral de la police117 gère le Bureau de communication en matière de
blanchiment d’argent.
2 Le bureau de communication vérifie et analyse les informations qui lui sont com-
muniquées. Au besoin, il requiert des informations supplémentaires en vertu de
l’art. 11a.118
3Il gère son propre système de traitement des données relatives au blanchiment
d’argent.
4Le bureau de communication dénonce immédiatement le cas à l’autorité de pour-
suite pénale compétente lorsque des soupçons fondés permettent de présumer:
a.119 qu’une infraction au sens des art. 260ter, 305bis ou 305ter, al. 1, CP120 a été
commise;
b.121 que des valeurs patrimoniales proviennent d’un crime ou d’un délit fiscal
qualifié au sens de l’art. 305bis, ch. 1bis, CP;
c.122 que des valeurs patrimoniales sont soumises au pouvoir de disposition d’une
organisation criminelle ou terroriste, ou
d. que des valeurs patrimoniales servent au financement du terrorisme
(art. 260quinquies, al. 1, CP).123

117 La désignation de l’unité administrative a été adaptée en application de l’art. 16 al. 3 de


l’O du 17 nov. 2004 sur les publications officielles (RO 2004 4937). Il a été tenu compte
de cette mod. dans tout le texte.
118 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 21 juin 2013, en vigueur depuis le 1er nov. 2013
(RO 2013 3493; FF 2012 6449).
119 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
120 RS 311.0
121 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
122 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
123 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).

21
955.0 Blanchiment d’argent

5 Le bureau de communication indique à l’intermédiaire financier, dans un délai de


20 jours ouvrables, s’il transmet ou non les informations communiquées en vertu de
l’art. 9, al. 1, let. a, à une autorité de poursuite pénale.124
6Le bureau de communication indique à l’intermédiaire financier s’il transmet ou
non les informations communiquées en vertu de l’art. 305ter, al. 2, CP à une autorité
de poursuite pénale.125

Section 5 Organismes d’autorégulation

Art. 24 Reconnaissance
1 Les organismes d’autorégulation doivent satisfaire aux exigences suivantes pour
être reconnus comme tels:
a. disposer d’un règlement au sens de l’art. 25;
b. veiller à ce que les intermédiaires financiers qui leur sont affiliés respectent
les obligations définies au chap. 2;
c. présenter toutes les garanties d’une activité irréprochable et s’assurer que les
personnes et les sociétés d’audit chargées du contrôle:126
1. disposent des connaissances professionnelles requises,
2. présentent toutes garanties quant à une activité de contrôle irrépro-
chable,
3. sont indépendantes de la direction et de l’administration des inter-
médiaires financiers qu’ils doivent contrôler;
d.127 garantir que les sociétés d’audit chargées du contrôle ainsi que les auditeurs
responsables remplissent les conditions énoncées à l’art. 24a.
2 Les organismes d’autorégulation des entreprises de transport concessionnaires au
sens de la loi du 20 mars 2009 sur le transport de voyageurs128 doivent être indépen-
dants de la direction.129

124 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
125 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
126 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
127 Introduite par l’annexe ch. 7 de la LF du 20 juin 2014 (Concentration de la surveillance
des entreprises de révision et des sociétés d’audit (RO 2014 4073; FF 2013 6147). Nou-
velle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements fi-
nanciers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
128 RS 745.1
129 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 3 de la LF du 17 déc. 2010 sur l’organisation de la
Poste, en vigueur depuis le 1er oct. 2012 (RO 2012 5043; FF 2009 4731).

22
L sur le blanchiment d’argent 955.0

Art. 24a130 Agrément des sociétés d’audit et des auditeurs responsables


1L’organisme d’autorégulation accorde l’agrément requis aux sociétés d’audit et
aux auditeurs responsables et surveille leur activité.
2 Une société d’audit obtient l’agrément lorsqu’elle:
a. est agréée en qualité de réviseur par l’Autorité fédérale de surveillance en
matière de révision, conformément à l’art. 6 de la loi du 16 décembre 2005
sur la surveillance de la révision131;
b. présente une organisation suffisante pour cet audit, et
c. n’exerce aucune autre activité soumise à autorisation en vertu des lois sur les
marchés financiers au sens de l’art. 1, al. 1, de la loi du 22 juin 2007 sur la
surveillance des marchés financiers132.
3 Les auditeurs responsables obtiennent un agrément pour conduire des audits au
sens de l’al. 1 lorsqu’ils:
a. sont agréés en qualité de réviseurs par l’Autorité fédérale de surveillance en
matière de révision, conformément à l’art. 5 de la loi sur la surveillance de la
révision;
b. disposent des connaissances spécialisées et de l’expérience professionnelle
requises pour l’audit au sens de l’al. 1.
4 L’art. 17 de la loi sur la surveillance de la révision s’applique par analogie au
retrait de l’agrément et aux avertissements prononcés par l’organisme d’autorégula-
tion.
5 Les organismes d’autorégulation peuvent prévoir des critères supplémentaires pour
l’agrément des sociétés d’audits et des auditeurs responsables.

Art. 25 Règlement
1 Les organismes d’autorégulation édictent un règlement.
2Dans ce règlement, ils précisent à l’intention des intermédiaires financiers qui leur
sont affiliés les obligations de diligence définies au chap. 2 et règlent les modalités
d’application.
3 Ils définissent en outre dans ce règlement:
a. les conditions relatives à l’affiliation et à l’exclusion d’intermédiaires finan-
ciers;
b. la manière de contrôler si les obligations définies au chap. 2 sont respectées;
c. des sanctions appropriées.

130 Introduit par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements financiers,
en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
131 RS 221.302
132 RS 956.1

23
955.0 Blanchiment d’argent

Art. 26 Listes
1 Les organismes d’autorégulation tiennent la liste des intermédiaires financiers affi-
liés et celle des personnes auxquelles ils refusent l’affiliation.
2Ils communiquent ces listes et toutes les modifications qui y sont apportées à la
FINMA.133

Art. 26a134 Sociétés de groupe suisses


1 Pour les intermédiaires financiers visés à l’art. 2, al. 3, qui sont une société suisse
du groupe d’un intermédiaire financier au sens de l’art. 2, al. 2, let. a à dquater, la
FINMA peut prévoir que le rapport d’audit du groupe atteste du respect des obliga-
tions définies au chapitre 2.135
2 La FINMA publie une liste des sociétés de groupe au sens de l’al. 1.

Art. 27136 Échange d’informations et obligation de dénoncer


1Les organismes d’autorégulation et la FINMA peuvent échanger tous les rensei-
gnements et documents nécessaires à l’exercice de leur tâche.
2 Les organismes d’autorégulation signalent sans délai à la FINMA:
a. la démission de membres;
b. les décisions visant à refuser une affiliation;
c. les décisions d’exclusion ainsi que leur motif;
d. l’ouverture de procédures de sanction susceptibles d’aboutir à l’exclusion.
3Ils remettent à la FINMA au moins une fois par année un rapport sur l’activité
qu’ils exercent dans le cadre de la présente loi et lui communiquent une liste des
décisions de sanction rendues pendant la période faisant l’objet du rapport.
4Les organisations d’autorégulation dénoncent immédiatement le cas au bureau de
communication lorsque des soupçons fondés permettent de présumer:137

133 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
134 Introduit par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements financiers,
en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).
135 Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral
aux développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur
depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).
136 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
137 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).

24
L sur le blanchiment d’argent 955.0

a.138 qu’une infraction au sens des art. 260ter ou 305bis CP139 a été commise;
b.140 que des valeurs patrimoniales proviennent d’un crime ou d’un délit fiscal
qualifié au sens de l’art. 305bis, ch. 1bis, CP;
c.141 que des valeurs patrimoniales sont soumises au pouvoir de disposition d’une
organisation criminelle ou terroriste, ou
d.142 que des valeurs patrimoniales servent au financement du terrorisme
(art. 260quinquies, al. 1, CP).
5Les organismes d’autorégulation sont dispensés de l’obligation d’informer au sens
de l’al. 4 si un intermédiaire financier qui leur est affilié y a déjà satisfait.

Art. 28143 Retrait de la reconnaissance


1 La FINMA ne retire la reconnaissance d’un organisme d’autorégulation en vertu de
l’art. 37 de la loi du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés financiers144
qu’après sommation préalable.
2Lorsque la reconnaissance est retirée à un organisme d’autorégulation, les intermé-
diaires financiers qui lui sont affiliés ont deux mois pour demander leur affiliation à
un autre organisme.145
3 et 4 ...146

138 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
139 RS 311.0
140 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
141 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
142 Introduite par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009
(RO 2009 361; FF 2007 5919).
143 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
144 RS 956.1
145 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
146 Abrogés par l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements financiers,
avec effet au 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631; FF 2015 8101).

25
955.0 Blanchiment d’argent

Chapitre 4 Entraide administrative


Section 1 Collaboration entre les autorités suisses

Art. 29 Échange d’informations entre les autorités147


1 La FINMA, la CFMJ, l’autorité intercantonale de surveillance et d’exécution visée
à l’art. 105 LJAr148 et le bureau de communication peuvent échanger tous les rensei-
gnements et documents nécessaires à l’application de la présente loi.149
2 Si le bureau de communication ou les offices centraux de police criminelle de la
Confédération en font la demande, les autorités fédérales, cantonales et communales
leur transmettent toutes les données dont ils ont besoin pour effectuer les analyses en
relation avec la lutte contre le blanchiment d’argent, les infractions préalables au
blanchiment d’argent, la criminalité organisée ou le financement du terrorisme. Ces
données comprennent notamment des informations financières ainsi que d’autres
données sensibles et profils de la personnalité collectés dans des procédures pénales,
pénales administratives ou administratives, y compris dans des procédures pen-
dantes.150
2bisLe bureau de communication peut, au cas par cas, donner des renseignements
aux autorités visées à l’al. 2, pour autant qu’ils soient utilisés exclusivement aux fins
de la lutte contre le blanchiment d’argent, les infractions préalables au blanchiment
d’argent, la criminalité organisée ou le financement du terrorisme. L’art. 30,
al. 2 à 5, est applicable par analogie.151
2terLe bureau de communication ne peut transmettre aux autorités visées à l’al. 2 des
informations provenant d’un homologue étranger qu’aux fins mentionnées à l’al. 2bis
et avec l’autorisation expresse de ce dernier.152
3 Le bureau de communication informe la FINMA, la CFMJ et l’autorité intercan-
tonale de surveillance et d’exécution visée à l’art. 105 LJAr des décisions rendues
par les autorités cantonales de poursuite pénale.153

147 Introduit par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recommandations
révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009 (RO 2009 361;
FF 2007 5919).
148 RS 935.51
149 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en
vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).
150 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
151 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
152 Introduit par le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommanda-
tions du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1 er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).
153 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en
vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).

26
L sur le blanchiment d’argent 955.0

Art. 29a154 Autorités pénales


1Les autorités pénales annoncent sans délai au bureau de communication toutes les
procédures pendantes en rapport avec les art. 260ter, 260quinquies, al. 1, 305bis et
305ter, al. 1, CP155.156 Elles lui font parvenir sans délai les jugements et les décisions
de non-lieu correspondants, y compris leur motivation.
2De plus, elles annoncent sans délai au bureau de communication les décisions
qu’elles ont prises sur les dénonciations qu’il leur a adressées.
3Les autorités pénales peuvent donner à la FINMA, à la CFMJ et à l’autorité inter-
cantonale de surveillance et d’exécution visée à l’art. 105 LJAr157 les renseigne-
ments et les documents nécessaires à l’accomplissement de leur tâche, dans la me-
sure où la procédure pénale n’est pas entravée.158
4 La FINMA, la CFMJ ou l’autorité intercantonale de surveillance et d’exécution
visée à l’art. 105 LJAr coordonnent les interventions éventuelles à l’encontre d’un
intermédiaire financier avec les autorités de poursuite pénale compétentes.159 Elles
consultent les autorités de poursuite pénale compétentes avant une transmission
éventuelle des renseignements et des documents qu’elles ont reçus.

Section 2 Collaboration avec les autorités étrangères

Art. 30160 Collaboration avec les homologues étrangers


1Le bureau de communication peut transmettre à un homologue étranger les don-
nées personnelles et les autres informations dont il dispose ou qu’il peut obtenir en
vertu de la présente loi si ce dernier remplit les conditions suivantes:
a. il s’engage à utiliser les informations transmises exclusivement à des fins
d’analyse dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et les in-
fractions préalables au blanchiment, contre la criminalité organisée ou contre
le financement du terrorisme;
b. il s’engage à donner suite à une demande d’informations similaire provenant
de la Suisse;

154 Introduit par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recommandations
révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er fév. 2009 (RO 2009 361;
FF 2007 5919).
155 RS 311.0
156 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 6 de l’AF du 25 sept. 2020 portant approbation et
mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe pour la prévention du terrorisme
et de son Protocole additionnel et concernant le renforcement des normes pénales contre
le terrorisme et le crime organisé, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 360;
FF 2018 6469).
157 RS 935.51
158 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en
vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).
159 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en
vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).
160 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 21 juin 2013, en vigueur depuis le 1er nov. 2013
(RO 2013 3493; FF 2012 6449).

27
955.0 Blanchiment d’argent

c. il s’engage à garantir le respect du secret de fonction ou du secret profes-


sionnel;
d. il s’engage à ne transmettre les informations obtenues à des tiers qu’avec
l’autorisation expresse du bureau de communication;
e. il respecte les charges et les restrictions d’utilisation exigées par le bureau de
communication.
2 Il peut notamment transmettre les informations suivantes:
a.161 le nom de l’intermédiaire financier ou du négociant, dans la mesure où
l’anonymat de la personne qui a adressé une communication ou qui a respec-
té le devoir d’informer visé par la présente loi est garanti;
b. le nom du titulaire du compte, le numéro de compte et le montant des avoirs
déposés;
c. l’identité des ayants droit économiques;
d. des indications sur les transactions.
3 Il transmet ces informations sous forme de rapports.
4 Il peut autoriser un homologue étranger à transmettre les informations à des auto-
rités tierces si ces dernières donnent les garanties suivantes:
a. elles utiliseront ces informations exclusivement:
1. à des fins d’analyse dans le cadre de la lutte contre le blanchiment
d’argent et les infractions préalables au blanchiment, contre la crimina-
lité organisée ou contre le financement du terrorisme, ou
2. dans le but d’ouvrir une procédure pénale pour blanchiment d’argent ou
infraction préalable au blanchiment, pour criminalité organisée ou fi-
nancement du terrorisme, ou afin de justifier une demande d’entraide
judiciaire dans le cadre d’une telle procédure pénale;
b. elles n’utiliseront pas ces informations dans le but de poursuivre des infrac-
tions qui ne constituent pas, en vertu du droit suisse, des infractions préa-
lables au blanchiment d’argent;
c. elles n’utiliseront pas ces informations comme éléments de preuve;
d. le secret de fonction ou le secret professionnel sera respecté.
5 Si la demande de transmission à une autorité étrangère tierce concerne des faits
faisant l’objet d’une procédure pénale en Suisse, le bureau de communication de-
mande l’autorisation préalable du ministère public chargé de conduire la procédure.
6Le bureau de communication est habilité à régler les modalités de la collaboration
avec ses homologues étrangers.

161 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).

28
L sur le blanchiment d’argent 955.0

Art. 31162 Refus d’informer


Le bureau de communication refuse d’informer son homologue étranger:
a. si la requête ne présente aucun lien avec la Suisse;
b. si la requête implique l’emploi de moyens de contrainte prévus par le droit
de procédure ou la prise d’autres mesures ou actions pour lesquelles le droit
suisse exige le dépôt d’une demande d’entraide judiciaire ou une autre pro-
cédure réglée par une loi spéciale ou par un accord international;
c. si les intérêts nationaux ou la sécurité et l’ordre publics sont compromis.

Art. 31a163 Dispositions applicables de la loi fédérale du 7 octobre 1994


sur les Offices centraux de police criminelle de la Confédération
Les dispositions des sections 1 et 4 de la loi fédérale du 7 octobre 1994 sur les
Offices centraux de police criminelle de la Confédération164 s’appliquent par analo-
gie dans la mesure où la présente loi ne règle pas le traitement des données et
l’octroi de l’assistance administrative par le bureau de communication.

Art. 32 Collaboration avec les autorités de poursuite pénale étrangères 165


1 La collaboration du bureau de communication avec les autorités étrangères de
poursuite pénale est régie par l’art. 13, al. 2, de la loi fédérale du 7 octobre 1994 sur
les Offices centraux de police criminelle de la Confédération166.
2 ...167
3 Le bureau de communication n’est pas autorisé à transmettre aux autorités de
poursuite pénale étrangères le nom de la personne qui lui a adressé la communica-
tion de l’intermédiaire financier ou du négociant ou qui a respecté le devoir
d’informer visé à l’art. 11a.168

162 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 21 juin 2013, en vigueur depuis le 1er nov. 2013
(RO 2013 3493; FF 2012 6449).
163 Introduit par le ch. I de la LF du 21 juin 2013, en vigueur depuis le 1er nov. 2013
(RO 2013 3493; FF 2012 6449).
164 RS 360
165 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 21 juin 2013, en vigueur depuis le 1er nov. 2013
(RO 2013 3493; FF 2012 6449).
166 RS 360
167 Abrogé par le ch. I de la LF du 21 juin 2013, avec effet au 1er nov. 2013 (RO 2013 3493;
FF 2012 6449).
168 Introduit par le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recommandations
révisées du Groupe d’action financière (RO 2009 361; FF 2007 5919). Nouvelle teneur
selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des recommandations du
Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le 1er janv. 2016
(RO 2015 1389; FF 2014 585).

29
955.0 Blanchiment d’argent

Chapitre 5 Traitement des données personnelles

Art. 33 Principe
Le traitement des données personnelles est régi par la loi fédérale du 19 juin 1992
sur la protection des données169.

Art. 34 Fichiers en rapport avec l’obligation de communiquer


1Les intermédiaires financiers gèrent des fichiers séparés contenant tous les docu-
ments se rapportant aux communications.
2 Ils ne peuvent transmettre des données de ces fichiers qu’à la FINMA, à la CFMJ,
à l’autorité intercantonale de surveillance et d’exécution visée à l’art. 105 LJAr170, à
l’organisme de surveillance, aux organismes d’autorégulation, au bureau de commu-
nication et aux autorités de poursuite pénale.171
3 Les personnes concernées n’ont pas de droit d’accès au sens de l’art. 8 de la loi
fédérale du 19 juin 1992 sur la protection des données172, d’une part, entre le mo-
ment où des informations sont communiquées en vertu de l’art. 9, al. 1, de la pré-
sente loi ou en vertu de l’art. 305ter, al. 2, CP173, et celui où le bureau de communi-
cation informe l’intermédiaire financier conformément à l’art. 23, al. 5 ou 6, d’autre
part, tant que dure le blocage des avoirs prévu à l’art. 10.174
4Les données doivent être détruites cinq ans après avoir été communiquées aux
autorités compétentes.

Art. 35 Traitement des données par le bureau de communication


1 Le traitement des données personnelles par le bureau de communication est régi
par la loi fédérale du 7 octobre 1994 sur les Offices centraux de police criminelle de
la Confédération175. Le droit des particuliers d’obtenir des renseignements est régi
par l’art. 8 de la loi fédérale du 13 juin 2008 sur les systèmes d’information de
police de la Confédération176.177

169 RS 235.1
170 RS 935.51
171 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101). Erratum de la CdR de l’Ass. féd. du 31 janvier 2020, publié le
18 fév. 2020 (RO 2020 501).
172 RS 235.1
173 RS 311.0
174 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
175 RS 360
176 RS 361
177 Nouvelle teneur selon l’annexe 1 ch. 9 de la LF du 13 juin 2008 sur les systèmes
d’information de police de la Confédération, en vigueur depuis le 5 déc. 2008
(RO 2008 4989; FF 2006 4819).

30
L sur le blanchiment d’argent 955.0

2Le bureau de communication, la FINMA, la CFMJ, l’autorité intercantonale de


surveillance et d’exécution visée à l’art. 105 LJAr178 et les autorités de poursuite
pénale peuvent échanger des informations au moyen d’une procédure d’appel.179

Art. 35a180 Vérification


1Pour accomplir ses tâches, le bureau de communication peut vérifier en ligne si la
personne qui lui a été signalée ou dénoncée est enregistrée dans un des systèmes
d’information suivants:
a. index national de police;
b. système d’information central sur la migration;
c. casier judiciaire informatisé;
d. système de traitement des données relatives à la protection de l’État;
e. système de gestion de personnes, de dossiers et d’affaires dans le cadre de
l’entraide judiciaire internationale en matière pénale.
2L’accès à des informations plus étendues est régi par les dispositions applicables à
chaque système d’information.

Chapitre 6 Dispositions pénales et voies de droit

Art. 36181

Art. 37182 Violation de l’obligation de communiquer


1Est puni d’une amende de 500 000 francs au plus celui qui, intentionnellement,
enfreint l’obligation de communiquer prévue à l’art. 9.
2 Si l’auteur agit par négligence, il est puni d’une amende de 150 000 francs au plus.
3 ...183

178 RS 935.51
179 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 8 de la LF du 29 sept. 2017 sur les jeux d’argent, en
vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 5103; FF 2015 7627).
180 Introduit par l’annexe 1 ch. 9 de la LF du 13 juin 2008 sur les systèmes d’information de
police de la Confédération, en vigueur depuis le 5 déc. 2008 (RO 2008 4989;
FF 2006 4819).
181 Abrogé par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers, avec effet au 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
182 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des
marchés financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
183 Abrogé par l’annexe ch. 12 de la L du 19 juin 2015 sur l’infrastructure des marchés
financiers, avec effet au 1er janv. 2016 (RO 2015 5339; FF 2014 7235).

31
955.0 Blanchiment d’argent

Art. 38184 Violation de l’obligation de contrôler


1 Un négociant est puni d’une amende de 100 000 francs au plus s’il enfreint inten-
tionnellement l’obligation prévue à l’art. 15 de mandater un organe de révision.
2 S’il agit par négligence, il est puni d’une amende de 10 000 francs au plus.

Art. 39 et 40185

Chapitre 7 Dispositions finales

Art. 41186 Mise en œuvre


1Le Conseil fédéral édicte les dispositions nécessaires à la mise en œuvre de la
présente loi.
2 Il peut autoriser la FINMA, la CFMJ, le DFJP et l’AFD187 à édicter des disposi-
tions d’exécution dans les domaines de portée restreinte, notamment de nature
essentiellement technique.188

Art. 42189 Dispositions transitoires de la modification du 15 juin 2018


1 Les intermédiaires financiers au sens de l’art. 2, al. 3, qui, au moment de l’entrée
en vigueur de la modification du 15 juin 2018, disposent d’une autorisation de la
FINMA en vertu de l’art. 14 de l’ancien droit doivent s’affilier à un organisme
d’autorégulation reconnu. Ils doivent déposer une demande correspondante dans un
délai d’un an à compter de l’entrée en vigueur de cette modification. Ils peuvent
poursuivre leur activité jusqu’à ce qu’une décision concernant leur demande soit
rendue.
2Les dispositions finales de la LCMP190 sont applicables aux essayeurs du com-
merce et aux sociétés de groupe qui sont visés par cette loi.191

184 Nouvelle teneur selon le ch. I 7 de la LF du 12 déc. 2014 sur la mise en œuvre des re-
commandations du Groupe d’action financière, révisées en 2012, en vigueur depuis le
1er janv. 2016 (RO 2015 1389; FF 2014 585).
185 Abrogés par l’annexe ch. 17 de la L du 22 juin 2007 sur la surveillance des marchés
financiers, avec effet au 1er janv. 2009 (RO 2008 5207; FF 2006 2741).
186 Nouvelle teneur selon le ch. I 4 de la LF du 3 oct. 2008 sur la mise en œuvre des recom-
mandations révisées du Groupe d’action financière, en vigueur depuis le 1er janv. 2010
(RO 2009 361 6401; FF 2007 5919).
187 Dès le 1er janv. 2022: OFDF
188 Nouvelle teneur selon le ch. I 8 de la LF du 25 sept. 2020 sur l’adaptation du droit fédéral
aux développements de la technologie des registres électroniques distribués, en vigueur
depuis le 1er août 2021 (RO 2021 33, 399; FF 2020 223).
189 Nouvelle teneur selon l’annexe ch. II 15 de la LF du 15 juin 2018 sur les établissements
financiers, en vigueur depuis le 1er janv. 2020 (RO 2018 5247, 2019 4631;
FF 2015 8101).
190 RS 941.31
191 Introduit par le ch. I de la LF du 19 mars 2021, en vigueur depuis le 1er janv. 2022
(RO 2021 656; FF 2019 5237).

32
L sur le blanchiment d’argent 955.0

Art. 43 Modification du droit en vigueur


...192

Art. 44 Référendum et entrée en vigueur


1 La présente loi est sujette au référendum facultatif.
2 Le Conseil fédéral fixe la date de l’entrée en vigueur.

Date de l’entrée en vigueur: 1er avril 1998193

192 La mod. peut être consultée au RO 1998 892.


193 ACF du 16 mars 1998

33
955.0 Blanchiment d’argent

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