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Jupiter : Caractéristiques et Exploration

Jupiter est la plus grande planète du Système solaire, avec un diamètre équatorial de près de 143 000 km et une masse 318 fois supérieure à celle de la Terre. Composée principalement d'hydrogène et d'hélium, elle possède une atmosphère dynamique avec des tempêtes, dont la célèbre Grande Tache rouge, et un puissant champ magnétique. Le système jovien comprend 92 lunes, dont les quatre satellites galiléens, et a été exploré par plusieurs sondes spatiales, avec des missions futures visant à étudier des lunes comme Europe, qui pourrait abriter la vie.

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Jupiter : Caractéristiques et Exploration

Jupiter est la plus grande planète du Système solaire, avec un diamètre équatorial de près de 143 000 km et une masse 318 fois supérieure à celle de la Terre. Composée principalement d'hydrogène et d'hélium, elle possède une atmosphère dynamique avec des tempêtes, dont la célèbre Grande Tache rouge, et un puissant champ magnétique. Le système jovien comprend 92 lunes, dont les quatre satellites galiléens, et a été exploré par plusieurs sondes spatiales, avec des missions futures visant à étudier des lunes comme Europe, qui pourrait abriter la vie.

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Jupiter

Jupiter est la cinquième planète du Système solaire par ordre d'éloignement


au Soleil, et la plus grande par la taille et la masse devant Saturne, qui est comme
elle une planète géante gazeuse. Elle est même plus volumineuse que toutes les
autres planètes réunies avec son rayon moyen de 69 911 km, qui vaut environ onze
fois celui de la Terre, et sa masse de 1,898 × 1027 kg, qui est 318 fois plus grande.
Orbitant en moyenne à environ 779 millions de kilomètres du Soleil (5,2 unités
astronomiques), sa période de révolution vaut un peu moins de 12 ans. La masse
jovienne est par ailleurs une unité utilisée pour exprimer la masse d'objets
substellaires tels que les naines brunes.

Elle a une composition similaire au Soleil, constituée principalement


d'hydrogène mais aussi d'hélium pour un quart de sa masse et un dixième de son
volume. Elle possède probablement un noyau rocheux composé d'éléments plus
lourds mais, comme les autres planètes géantes, Jupiter n'a pas de surface solide
bien définie mais plutôt un vaste manteau d'hydrogène métallique ; de petites
quantités de composés tels que l'ammoniac, le méthane et l'eau sont aussi
détectables. Elle connaît toujours une contraction continue de son intérieur qui
génère une chaleur supérieure à celle reçue du Soleil grâce au mécanisme de
Kelvin-Helmholtz. Sa rapide période de rotation estimée à 9 h 55 min implique que la
planète prend la forme d'un ellipsoïde de révolution avec un renflement léger autour
de l'équateur et permet de générer un important champ magnétique donnant
naissance à la magnétosphère de Jupiter, la plus puissante du Système solaire. Son
atmosphère extérieure est visiblement séparée en plusieurs bandes de couleurs
allant du crème au brun à différentes latitudes, avec des turbulences et des tempêtes
dont les vents violents atteignent 600 km/h le long de leurs frontières interactives.
La Grande Tache rouge, un anticyclone géant de taille comparable à la Terre
observé depuis au moins le XVIIe siècle, en est un exemple.

Regroupant Jupiter et les objets se trouvant dans sa sphère d'influence, le système


jovien est une composante majeure du Système solaire externe. Il comprend d'abord
les 92 lunes connues de Jupiter et notamment les quatre satellites
galiléens — Io, Europe, Ganymède et Callisto — qui, observés pour la première fois
en 1610 par Galilée au moyen de sa lunette astronomique, sont les premiers objets
découverts par l'astronomie télescopique. Ganymède est notamment le plus grand
satellite naturel du Système solaire, dont la taille dépasse celle de Mercure. Le
système comprend aussi les anneaux de Jupiter, beaucoup plus fins que ceux de
Saturne. L'influence de la planète s'étend ensuite, au-delà du système jovien, à de
nombreux objets dont les astéroïdes troyens de Jupiter qui sont près de 10 000 à
être stabilisés sur son orbite.

Pioneer 10 est la première sonde spatiale à survoler Jupiter en 1973. La planète est
ensuite explorée à plusieurs reprises par les sondes du programme Pioneer et
du programme Voyager jusqu'en 1979. La sonde Galileo est mise en orbite autour de
Jupiter entre 1995 et 2003 tandis que l'orbiteur Juno fait de même en 2016 et
continuera sa mission jusqu'à au moins 2025. Les cibles futures de l'exploration du
système jovien comprennent notamment le probable océan subglaciaire de la lune
Europe, qui pourrait abriter la vie.
Visible à l'œil nu dans le ciel nocturne et même habituellement le quatrième objet le
plus brillant de la voûte céleste (après le Soleil, la Lune et Vénus), Jupiter est connue
depuis la Préhistoire. Elle est nommée d'après le dieu romain Jupiter (maître des
autres dieux), en raison de sa grande luminosité. Le symbole astronomique de la
planète est « ♃ », peut-être une représentation stylisée de la foudre contrôlée par le
dieu.

Caractéristiques physiques
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Jupiter vue par le télescope James Webb.


Cette image composite provient de la caméra proche infrarouge (NIRCam) de l'observatoire. La
lumière infrarouge étant invisible pour l'œil humain, elle a été cartographiée sur le spectre visible, les
plus grandes longueurs d'onde apparaissent plus rouges et les plus courtes plus bleues. Cette vue
générale donne à voir les aurores polaires, dans un filtre cartographié en couleurs plus rouges, qui
met également en évidence la lumière réfléchie par les nuages inférieurs et les brumes supérieures.
Un autre filtre, cartographié en jaune et vert, montre les brumes tourbillonnant autour des pôles. Un
troisième filtre, cartographié en bleu, met en évidence la lumière réfléchie par un nuage principal
plus profond. La Grande Tache rouge et d'autres nuages apparaissentt en blanc car ils reflètent
beaucoup de lumière solaire. « La luminosité ici indique une haute altitude - donc la Grande Tache
Rouge a des brumes de haute altitude, tout comme la région équatoriale »1. « Les nombreuses
« taches » et « traînées » blanches brillantes sont probablement des sommets de nuages de très
haute altitude provenant d'orages convectifs condensés. » En revanche, les rubans sombres au nord
de la région équatoriale sont peu couverts de nuages.

Jupiter est l'une des quatre planètes géantes gazeuses, étant principalement
composée de gaz et dépourvue de réelle surface. C'est la plus grande planète
du Système solaire, avec un diamètre équatorial de près de 143 000 km. La densité
moyenne de Jupiter, 1,326 g/cm3, est la deuxième plus élevée des planètes géantes,
mais reste inférieure à celles des quatre planètes telluriques2.

Composition chimique
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La haute atmosphère de Jupiter est composée à 93 % d'hydrogène et 7 %
d'hélium en nombre d'atomes, ou à 86 % de dihydrogène et 13 % d'hélium en
nombre de molécules. Les atomes d'hélium étant plus massifs que les atomes
d'hydrogène, l'atmosphère est donc approximativement constituée en masse de
75 % d'hydrogène et de 24 % d'hélium, le pourcentage restant étant apporté par
divers autres éléments et composés chimiques (traces de méthane, de vapeur d'eau,
d'ammoniac, très petites quantités de carbone, d'éthane, de sulfure d'hydrogène,
de néon, d'oxygène, d'hydrure de phosphore et de soufre). La couche la plus externe
de la haute atmosphère contient des cristaux d'ammoniac3,4.

Par mesures infrarouges et ultraviolettes, des traces de benzène et


d'autres hydrocarbures ont également été détectées5. L'intérieur de Jupiter contient
des matériaux plus denses et la distribution par masse est de 71 % d'hydrogène,
24 % d'hélium et 5 % d'autres éléments.

Les proportions d'hydrogène et d'hélium dans la haute atmosphère sont proches de


la composition théorique de la nébuleuse protosolaire qui aurait donné naissance au
Système solaire. Néanmoins, le néon n'y est détecté qu'à hauteur de vingt parties
par million en termes de masse, un dixième de ce qu'on trouve dans le Soleil6.
L'hélium y est également en défaut, mais à un degré moindre. Cet appauvrissement
pourrait résulter de la précipitation de ces éléments vers l'intérieur de la planète sous
forme de pluie7,8,9. Les gaz inertes lourds sont deux à trois fois plus abondants dans
l'atmosphère de Jupiter que dans le Soleil.

Par spectroscopie, on pense que Saturne possède une composition similaire à


Jupiter, mais qu'Uranus et Neptune sont constituées de beaucoup moins
d'hydrogène et d'hélium10. Cependant, aucune sonde n'ayant pénétré l'atmosphère
de ces géantes gazeuses, les données d'abondance des éléments plus lourds ne
sont pas connues.

Masse et dimensions
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En haut à droite, Jupiter a un diamètre dix fois plus petit


(×0,10045) que celui du Soleil ; en bas à gauche, Jupiter a un diamètre onze fois plus grand
(×10,9733) que celui de la Terre.

Jupiter est 2,5 fois plus massive que toutes les autres planètes du Système solaire
réunies, tellement massive que son barycentre avec le Soleil est situé à l'extérieur de
ce dernier, à environ 1,068 rayon solaire du centre du Soleil11. Par ailleurs, son
diamètre est un ordre de grandeur inférieur à celui du Soleil mais 11 fois plus grand
que celui de la Terre (environ 143 000 km) et on pourrait placer environ 1 322 corps
de la taille de cette dernière dans le volume occupé par la géante gazeuse2. En
revanche, la densité de Jupiter n'est que le quart de celle de la Terre (0,240 fois,
précisément) : elle n'est donc que 318 fois plus massive que cette dernière12,13.

Si Jupiter était plus massive, son diamètre serait plus petit par compression
gravitationnelle : l'intérieur de la planète serait plus comprimé par une plus grande
force gravitationnelle, décroissant sa taille14. Par conséquent, Jupiter posséderait le
diamètre maximal d'une planète de sa composition et de son histoire. Cette masse a
eu une grande influence gravitationnelle sur la formation du Système solaire : la
plupart des planètes et des comètes de courte période sont situées près de Jupiter et
les lacunes de Kirkwood de la ceinture d'astéroïdes lui sont dues en grande partie15,16.

La masse de Jupiter, ou masse jovienne, est souvent utilisée comme unité pour
décrire les masses d'autres objets, en particulier les planètes extrasolaires et
les naines brunes. La planète a parfois été décrite comme une « étoile ratée », mais
il faudrait qu'elle possède 13 fois sa masse actuelle pour démarrer la fusion
du deutérium et être cataloguée comme une naine brune et 70 à 80 fois pour devenir
une étoile17,18. La plus petite naine rouge connue, en date de 2017, est 85 fois plus
massive mais légèrement moins volumineuse que Jupiter (84 % de son rayon)19.
Des exoplanètes beaucoup plus massives que Jupiter ont été découvertes20. Ces
planètes pourraient être des géantes gazeuses semblables à Jupiter, mais pourraient
appartenir à une autre classe de planètes, celle des Jupiter chauds, parce qu'elles
sont très proches de leur étoile primaire.

Jupiter rayonne plus d'énergie qu'elle n'en reçoit du Soleil. La quantité


de chaleur produite à l'intérieur de la planète est presque égale à celle reçue du
Soleil21. Le rayonnement additionnel est généré par le mécanisme de Kelvin-
Helmholtz, par contraction adiabatique. Ce processus conduit la planète à rétrécir, la
valeur ayant été auparavant évaluée à 2 cm chaque année22, bien que cette valeur ait
été réduite par d'autres calculs à environ 1 mm/an grâce à de nouveaux calculs de
chaleur interne et d'albédo de Bond à partir de mesures de la sonde Cassini23,24.
Lorsque Jupiter s'est formée, elle était nettement plus chaude et son diamètre était
double25.

Renflement équatorial
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Jupiter montre un renflement équatorial important : le diamètre au niveau


de l'équateur (142 984 km) est 6 % plus important que le diamètre au niveau des
pôles (133 708 km). La plupart des planètes, y compris la Terre, possèdent ce genre
d'aplatissement à des degrés divers, qui dépend de la vitesse de rotation de la
planète, de sa composition interne plus ou moins solide et de la masse de
son noyau. Plus un noyau est massif, moins le renflement est important, toutes
choses étant égales par ailleurs.

Ainsi, il est possible d'en tirer des enseignements sur la structure interne de Jupiter.
Les trajectoires des sondes Voyager 1 et 2 ont été analysées, le renflement
provoquant des déviations spécifiques des trajectoires. La caractérisation précise du
renflement, ainsi que les données connues concernant la masse et le volume de
Jupiter, montrent que cette planète doit posséder un noyau dense et massif, de
l'ordre de 12 masses terrestres26.

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