Chapitre 3 : Le protocole
PPP
1
MODULE :
TECHNOLOGIES WAN
ENSEIGNANTE : SANA HAOUAS
CLASSE : RSI3
A.U: 2018-2019
Les connexions série
2
Les connexions WAN sont basés sur les transmissions via
des connexions séries (qui sont lentes).
La communication sur une connexion série est une
méthode de transmission de données dans laquelle les bits
sont transférés de façon séquentielle sur un seul canal.
Lors d’une communication parallèle, les bits sont
transférés simultanément sur plusieurs canaux (utilisables
sur de courtes distances).
3
Il existe différents standard de communication série
RS-232
V.35
High Speed Serial Interface (HSSI)
DTE/DCE
4
Une connexion série est délimitée par
un DTE d'un côté : Data Terminal Equipment(un routeur en général,
mais aussi un ordinateur, une imprimante…)
un DCE de l'autre : Data Communication Equipment(appelé aussi
CSU/DSU, généralement un modem)
C’est un équipement qui convertit les données provenant d'un DTE en information compatible
avec le lien de communication du fournisseur de service s WAN
Connexion série point à point
5
L’une des connexions de réseau étendu les plus répandues est
la connexion série point à point.
Aussi appelée connexion par ligne louée, car les lignes
sont louées auprès d’un opérateur et sont dédiées pour être
utilisées par la société qui loue les lignes.
Plus coûteuse que les services partagés tels que frame-relay
Chaque point d’extrémité requiert une interface physique
séparée sur le routeur, ce qui augmente les coûts
d’équipements.
Coût compensé par les avantages qu’elle offre :
Une faible latence (temps de réponse moyen, appelé délai), peu de
gigue (variabilité des délais) entre 2 points d’extrémité
La latence et la gigue servent à mesurer la qualité d’une communication.
6
Disponibilité constante essentielle pour certaines applications
comme voix et vidéo sur IP
Protocoles d’encapsulation sur les connexions série
point à point : HDLC et PPP
HDLC (High Level Data Link Control)
7
HDLC (version standard, normalisée par l’ISO) est
un protocole de la couche 2 (pour les transmissions
synchrones) :
ne permet pas de supporter
Plusieurs protocoles de couche 3
Absence d'un champ « type » pour indiquer le protocole
encapsulé
Le protocole HDLC de Cisco
Le protocole HDLC standard Cisco a développé une version de
HDLC avec une champ « type »
Cette version est le protocole par défaut de tout routeur
Cisco pour les communications sur liaisons séries
Format d’une trame HDLC/Cisco HDLC/PPP
8
Trame HDLC standard:
La configuration de HDLC en IOS
9
Le déboggage d’une interface série
10
Le protocole PPP
11
Cisco HDLC est la méthode d'encapsulation par défaut
entre routeurs Cisco. Lorsque vous souhaitez vous
connecter à un routeur non Cisco, vous devez utiliser
l’encapsulation PPP.
L’encapsulation PPP a été conçue pour garantir la
compatibilité avec la plupart du matériel de prise en charge
utilisé.
PPP : protocole de couche 2.
PPP supporte plusieurs protocoles de couches 3 : IP, IPX, ...
PPP fonctionne sur des interfaces synchrones et
asynchrones (cas d’une connexion par ligne téléphonique
par exemple)
12
PPP établit une connexion directe au moyen de
câbles série, mais aussi de lignes téléphoniques, de
téléphones portables, de liaisons radio spécialisées
ou de liaisons à fibres optiques.
13
Avantages:
PPP n’est pas propriétaire.
Il inclut de nombreuses fonctionnalités qui ne sont
pas disponibles dans HDLC :
La fonctionnalité de « gestion de qualité de la liaison »
contrôle la qualité de la liaison. Si un nombre trop important
d’erreurs est détecté, le protocole PPP désactive la liaison.
Le protocole PPP prend en charge l’authentification PAP et
CHAP.
14
PPP comprend trois composants principaux :
15
- Le protocole HDLC pour l’encapsulation de datagrammes sur des
liaisons point à point.
- Le protocole de contrôle de liaison extensible (LCP, Link Control
Protocol) pour établir, configurer et tester la connexion des liaisons
de données.
- Une famille de protocoles de contrôle réseau (NCP, Network Control
Protocol) pour configurer différents protocoles de couche 3.
PPP permet l’utilisation simultanée de plusieurs protocoles de couche
réseau. Certains des protocoles NCP les plus courants sont :
TCP/IP (IPCP),
le protocole de contrôle Novell IPX (IPXCP), (IPX : Internetwork
Protocol eXchange)
...
Format d’une trame PPP
16
17
Une trame de l’interface PPP comporte les champs
suivants:
Indicateur : Indique le début ou la fin d'une trame, il
vaut 01111110.
Adresse : l’adresse de diffusion standard 11111111.
Protocole : identifie le protocole encapsulé dans le
champ de données de la trame.
Données : datagramme du protocole précisé dans le
champ de protocole. La longueur maximale par défaut du
champ de données est de 1500 octets.
FCS : pour le contrôle d'erreur.
Architecture en couches de PPP
18
Couche LCP
19
La couche LCP, située au-dessus de la couche physique, est
la partie active de PPP.
Elle assure les tâches suivantes :
établir, configurer et tester la connexion de liaison de données
déterminer si une liaison fonctionne correctement ou présente
des défaillances
négocier les options de configuration PPP (authentification,
compression, …)
détecter les erreurs de configuration courantes
mettre fin à la liaison
Couche NCP
20
Avec PPP, plusieurs protocoles de couche réseau
peuvent fonctionner sur la même liaison.
Pour chaque protocole de couche réseau utilisé, le
protocole PPP utilise une couche NCP distincte.
Par exemple, le protocole IP utilise le protocole de
contrôle IP, connu sous le nom de "IPCP".
IPCP est responsable de la configuration (exemple :
compression de l’entête TCP/IP Van Jacobson), de
l’autorisation, et de l’invalidation des modules de protocole
d’IP sur les deux extrémités de la liaison point à point
Options de configuration PPP
21
PPP peut inclure les options LCP suivantes :
L'authentification – Le côté appelant de la liaison doit
entrer des informations permettant d'assurer que l’émetteur
dispose des autorisations appropriées attribuées par
l’administrateur réseau pour effectuer l’appel. Les routeurs
homologues échangent des messages d’authentification.
Pour l'authentification, les deux choix sont :
le protocole d’authentification du mot de passe (PAP pour Password
Authentication Protocol)
le protocole d'authentification à échanges confirmés (CHAP pour
Challenge Handshake Authentication Protocol) qui est plus sécurisé
que PAP.
22
La compression – Les options de compression
augmentent le débit effectif des connexions PPP en réduisant la
quantité de données sur la trame qui doit traverser la liaison.
Le protocole décompresse la trame à l'arrivée.
Les deux protocoles de compression disponibles sur les routeurs
Cisco sont Stacker et Predictor.
23
La détection d'erreur – les options Quality et Magic
Number aident pour la fiabilité de la connexion et la détection de
boucle.
La multiliaison – Cette possibilité fournit un équilibrage
de la charge (capacité du routeur à répartir le trafic entre tous ses
ports situés à la même distance de l’adresse de destination) sur
les interfaces routeur utilisées par PPP.
24
La multiliaison offre une méthode de répartition du trafic sur
plusieurs liaisons physiques de réseau étendu tout en assurant la
fragmentation et le réassemblage de paquets, le séquençage
adéquat, et l’équilibrage de la charge sur le trafic entrant et
sortant.
Les 3 phases d’une session PPP
25
L'établissement d'une session PPP se déroule en trois phases :
Phase 1: établissement de la liaison (avec des paquets LCP),
Phase 2: détermination de la qualité de la liaison (avec des paquets
LCP)
Phase 3: phase de protocole de couche réseau (avec des paquets NCP).
Il existe 3 catégories de paquets LCP :
Les paquets d’établissement de liaison permettent d'établir et de configurer
une liaison (configure-request, configure-ack, configure-nak, configure-
reject)
Les paquets de fermeture de liaison permettent de fermer une
liaison(terminate-request, terminate-ack).
Les paquets de maintenance de liaison permettent de gérer et de déboguer
une liaison (Code-Reject, Protocol-Reject, Echo-Request, Echo-Reply,
Discard-Request)
26
Phase 1: Pour que des échanges de datagrammes de couche réseau
(par exemple, IP) par le protocole PPP soient possibles, le protocole
LCP doit d’abord ouvrir la connexion et négocier les options de
configuration.
Cette phase se termine lorsque le routeur récepteur renvoie une trame
d’accusé de réception de configuration vers le routeur établissant la
connexion.
Phase 2: Le protocole LCP teste la liaison afin de déterminer si sa
qualité est suffisante pour activer les protocoles de couche réseau. Le
protocole LCP peut retarder la transmission des informations du
protocole de couche réseau jusqu’à ce que cette phase soit terminée.
Phase 3: Une fois la qualité de la liaison déterminée, le protocole NCP
approprié peut configurer séparément les protocoles de couche réseau,
puis les activer et désactiver à tout moment. Si le protocole LCP ferme
la liaison, il en informe les protocoles de couche réseau afin qu’ils
prennent les mesures qui s’imposent.
27
28
La liaison PPP reste configurée pour les
communications jusqu'à ce que l'un des événements
ci-dessous survienne:
Les paquets LCP ou NCP ferment explicitement la liaison.
Une horloge d'inactivité expire.
L’administrateur réseau intervient.
Authentification dans une session PPP
29
La phase d’authentification d’une session PPP est facultative. Si
elle est utilisée, elle a lieu une fois que le protocole LCP a établi la
liaison et choisit le protocole d’authentification.
L’authentification a lieu avant le début de la phase de
configuration du protocole de couche réseau.
L’authentification nécessite que le côté appelant de la liaison entre
des informations d'authentification (login/password), saisies dans
une base d’utilisateurs par exemple.
Lors de la configuration de l’authentification PPP, l'administrateur
réseau peut sélectionner le protocole d’authentification de mot de
passe (PAP) ou le protocole d'authentification à échanges confirmés
(CHAP).
En général, le protocole CHAP est préférable (plus sécurisé).
Protocole d'authentification du mot de passe (PAP)
30
Le protocole PAP procure une méthode simple permettant à
un nœud distant d’établir son identité à l’aide d’un échange en
deux étapes.
La combinaison nom d’utilisateur/password est envoyée de
façon répétée par le nœud distant sur la liaison, jusqu’à ce que
l’authentification soit confirmée ou que la connexion soit
interrompue.
Le protocole PAP n’est pas un protocole d’authentification
très efficace. En effet, les mots de passe sont transmis en clair
sur la liaison et il n’offre aucune protection contre la lecture
répétée des informations.
Le nœud distant contrôle la fréquence et la durée des
tentatives de connexion.
31
Protocole d'authentification à échanges confirmés
(CHAP)
32
33
Cette authentification est unidirectionnelle (côté
appelant : ppp authentication chap callin, côté
appelé : ppp authentication chap)
ou
bidirectionnelle (côté appelant /appelé : ppp
authentication chap).
Exemple d’authentification CHAP
34
Appel vers 3640-1 pour communiquer en PPP sachant
que CHAP est configuré sur les interfaces
Génération d’un 1er paquet d’échange CHAP par le
routeur appelé, (étape n°1)
35
01 : identifiant de type du paquet CHAP
ID : nombre séquentiel qui identifie l’échange
random : nombre aléatoire généré par le routeur
3640-1 : nom identifiant le routeur (hostname)
ID et random sont stockés chez 3640-1.
36
Traitement du paquet reçu par MD5 du côté de
766-1 (routeur appelant)
37
Envoi de la réponse (étape n°2)
38
Vérification CHAP
Si les valeurs hash sont égales, l’authentification est
réussite.
39
Envoi d’un message d’acceptation (étape n°3)
Description des étapes du processus
d'authentification PPP
40
Quand la commande encapsulation ppp est utilisée, il est possible
d'ajouter l'authentification PAP ou CHAP de façon facultative. Si
aucune authentification n'est spécifiée, la session PPP commence
immédiatement. Si une authentification est nécessaire, le processus
effectue les étapes suivantes:
La configuration
41
Les options de LCP
42
Configuration de PAP
Les mots de passe ne sont pas nécessairemet identiques !
43
Configuration de CHAP
Les mots de passe doivent être identiques.