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Erreurs et Pas de Quantification des Signaux

Le document traite de la quantification des signaux, qui est essentielle pour la transformation de signaux continus en signaux discrets via un convertisseur analogique-numérique. Il explique les concepts d'échantillonnage et de quantification, ainsi que les caractéristiques d'un convertisseur, notamment la tension pleine échelle et la résolution. Enfin, il aborde les méthodes de quantification, les erreurs de quantification et le rapport signal sur bruit.

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Erreurs et Pas de Quantification des Signaux

Le document traite de la quantification des signaux, qui est essentielle pour la transformation de signaux continus en signaux discrets via un convertisseur analogique-numérique. Il explique les concepts d'échantillonnage et de quantification, ainsi que les caractéristiques d'un convertisseur, notamment la tension pleine échelle et la résolution. Enfin, il aborde les méthodes de quantification, les erreurs de quantification et le rapport signal sur bruit.

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Quantification des Signaux

Introduction
Puisque les signaux naturels sont presque tous des signaux continus et que les circuits
numériques ne manipulent que des données discrètes, il faut d'abord transformer ces signaux avant
de pouvoir leur appliquer un traitement numérique. Cette transformation s'appelle
la numérisation (parfois incorrectement appelée digitalisation); elle est réalisée par un convertisseur
analogique-numérique. Cette opération comprend deux actions :

 l’échantillonnage, qui transforme le signal à support continu en un signal à support discret (une
suite de valeurs) ;
 la quantification, qui remplace les valeurs continues par des valeurs discrètes.

En traitement des signaux, la quantification est le procédé qui permet d'approcher un signal
continu par les valeurs d'un ensemble discret d'assez petite taille. On parle aussi de quantification
pour approcher un signal à valeurs dans un ensemble discret de grande taille par un ensemble plus
restreint.
L'application la plus courante de la quantification est la conversion analogique-numérique mais elle
doit le développement de sa théorie aux problèmes de quantification pour la compression de signaux
audio ou image.

6 6
4 + +
+ + + +
2 𝐸𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑛𝑒𝑢𝑟 (𝐹𝑒 ) + + + +
0 0 + +
+ +
−2
+ +
−4 +
−6 −6
0 14𝑚𝑠 0 14𝑚𝑠
𝑆𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑛é

𝐶𝐴𝑁: 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
6

𝐶𝐴𝑁: 𝐶𝑜𝑑𝑎𝑔𝑒 + +
(000)2 + + + +
(001)2 + + + +
0 + +
⋮ + +
(111)2 + +
+
−6
0 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖é

CAN : quantification
C’est la discrétisation des valeurs en tension
Codage : conversion de la valeur quantifiée en un nombre binaire

1
Grandeurs caractéristique d’un CAN
La tension pleine échelle, notée ∆𝑈 représente la valeur crête à crête (en entrée) que le CAN est
capable de convertir, son unité est le Volt

∆𝑈 = 𝑈𝐶𝐴𝑁,𝑚𝑎𝑥 − 𝑈𝐶𝐴𝑁,𝑚𝑖𝑛
NB
A ne pas confondre ∆𝑈 du CAN avec la valeur crête à crête du signal.

𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝐶𝑎𝑠 ∶ ∆𝑈 ≥ 𝑈𝑐𝑐 𝑑𝑒𝑢𝑥𝑖è𝑚𝑒 𝐶𝑎𝑠 ∶ ∆𝑈 < 𝑈𝑐𝑐

6 6
+ +
+ + + + + + + +
+ + + + + + + +
0 + + ∆𝑈 0 + + ∆𝑈
+ + + +
+ + + +
+ +
−6 −6
0 0
Toutes les valeurs échantillonnées et Les valeurs échantillonnées et
bloquées peuvent être quantifiées bloquées situées en dehors de ∆𝑈 sont
correctement tronquées, il y a saturation du CAN

On appelle 𝑛, la résolution du CAN, qui correspond au nombre de bits du CAN, Son unité est donc le
bit (𝑛 ∈ ℕ∗ ).
En gros, le convertisseur analogique numérique doit avoir ∆𝑈 ≥ 𝑈𝑐𝑐 .
Le CAN est caractérisé par deux grandeurs, caractéristiques (∆𝑈, 𝑛)

Discrétisation des valeurs du signal

𝒏=𝟐 𝒏=𝟑
𝑅𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑅𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒
6 6
4 4

2 2
∆𝑈 ∆𝑼
0 0
−2 −2

−4 −4
𝑞
−6 −6
0 0
On découpe l’intervalle de tension On découpe l’intervalle de tension
ሾ−6, 6ሿ 𝑒𝑛 2𝑛 = 22 = 4 parties identiques ሾ−6, 6ሿ 𝑒𝑛 2𝑛 = 22 = 8 parties identiques

La différence de tension entre deux niveaux de tension quantifiées est appelée le pas de
quantification du CAN (ou quantum), noté 𝑞 et son unité est le Volt.

La quantification démarre par le découpage de l’axe des ordonnées en parties identiques. On


découpe en 2𝑛 parties identiques la tension plein échelle entre −6 𝑒𝑡 + 6, soit :

2
∆𝑈
𝑞=
2𝑛
La quantification consiste à associer à chaque valeur du signal (échantillonné et bloqué) une valeur
discrète.
On distingue deux règles de quantification, quantification par valeur inférieur et quantification par
valeur centrale

1. Quantification par valeur inférieur

On considère un signal triangulaire et un CAN ayant 𝑛 = 3


Représentation temporelle
6 Niveau de tension
111
quantifié (8)
4 110
Tension (V)

101
2
100
0
011
∆𝑈
−2 010

−4 001
000
−6

Signal échantillonné et bloqué Signal quantifié

On a :
∆𝑈 6 − (−6)
𝑞= = = 1,5 𝑉
2𝑛 23

Dans le cas de la quantification par valeur inférieur, on va attribuer à chaque valeur échantillonné le
niveau de tension quantifié qui est juste en dessous.

Codage pour 𝑛 = 3𝑏𝑖𝑡𝑠


Entre le niveau de tension le plus bas −6 𝑉 et −4,5𝑉 on attribu le code binaire (000) sur 3𝑏𝑖𝑡𝑠

Exemple :
Pour l’échantillon de valeur −5𝑉 on a :

−5 𝑉 𝑑𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 − 6 𝑉 𝑎𝑝𝑟è𝑠 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛


𝐿𝑒 𝑐𝑜𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑣𝑎 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑟 𝑐’𝑒𝑠𝑡 (0)10 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 (000)2

2. Quantification par valeur centrale

Cas d’un CAN ayant 𝑛 = 3 𝑏𝑖𝑡𝑠

3
Représentation temporelle
6 Niveau de tension
111
quantifié (8)
4 110
Tension (V) 101
2
100
0
011
∆𝑈
−2 010

−4 001
000
−6

Signal échantillonné et bloqué Signal quantifié

Pour 𝑛 > 3 le schéma devient de plus en plus compliquer et plus laborieux pour déterminer le code,
pour cela il existe d’autre méthode pour déterminer le code qui correspond à la valeur quantifié du
signal. On distingue essentiellement deux méthode, une première qui se base sur la caractéristique
de transfert idéale du convertisseur analogique numérique (CAN). Une deuxième méthode qui se
base sur le calcul du nombre décimal en sortie du convertisseur CAN.

Caractéristique de transfert idéale d’un CAN


Dans cet exemple on considère un CAN ayant 𝑛 = 3𝑏𝑖𝑡𝑠 par valeur inférieur

Code binaire

111
110
101
100
011
010
001
000
Valeur du Signal
échantillonné (V)

-6 -4,5 -3 -1,5 0 1,5 3 4,5 6

La caractéristique de transfert d’un CAN représente le code binaire en fonction de la tension du signal
échantillonné
Exemple de lecture :
Lorsqu’on est entre 3𝑉 et 4,5𝑉 quel est le code en sortie, d’après la caractéristique c’est bien
le code (110).
Si on échantillonne à 3𝑉 le code nest pas (101) mais (110)

4
2ème méthode : nombre décimal en sortie du CAN

Le nombre décimal (𝑀)10 en sortie d’un CAN peut se déterminer ainsi :

(𝑀)10 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑖𝑛𝑓é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 à 𝑋 avec :

𝑆𝑒 − 𝑈𝐶𝐴𝑁,𝑚𝑖𝑛
𝑋=
𝑞
𝑆𝑒 ∶ 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑛é𝑒
𝑈𝐶𝐴𝑁,𝑚𝑖𝑛 ∶ 𝐶 ′ 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑚𝑖𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙𝑒𝑒 𝑑é𝑡𝑒𝑐𝑡é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝐶𝐴𝑁

Application
Déterminer le code binaire en sortie du convertisseur si 𝑆𝑒 = 3,5𝑉

𝑆𝑒 − 𝑈𝐶𝐴𝑁,𝑚𝑖𝑛 3,5 − (−6)


𝑋= ⇒ 𝑋= = 6,33
𝑞 1,5

Donc (𝑀)10 = (6)10 = (110)2

Rapport signal sur bruit pour un CAN

Lorsqu’on quantifie un signal, il y a un bruit qui vient s’ajouter à ce signal. Le bruit provient
tout simplement de l’erreur de quantification

Rapport signal sur bruit pour un CAN

𝑅𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒 − 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑎𝑟 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒


𝑆𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑎𝑛𝑎𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑒𝑟𝑟𝑒𝑢𝑟

4
𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 (𝑉)

2
𝒏=𝟑
0

−2

−4

−6 𝑡(𝑠)
0 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005
On représente une demi période du signal triangulaire et le bruit associé lors de la quantification du
signal dans le cas où 𝑛 = 3𝑏𝑖𝑡𝑠
On définit l’erreur de quantification, notée 𝑏 par :
𝑏 = 𝑆𝑒 − 𝑆𝑞

5
𝑞
L’amplitude du signal de bruit est égale à la moitié du quantum ( )
2

𝑞 𝑞
≤𝑏< −
2 2
𝑞
La quantification par valeur centrale donne un signal d’erreur alternatif d’amplitude (2)
Si 𝑛 augmente (exemple 𝑛 = 4) on aura 16 parties identiques, l’amplitude du signal erreur diminue
𝑞
mais toujours égal à (2).
∆𝑈
𝑞=
2𝑛

𝑅𝑒𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒 − 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑎𝑟 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑙𝑒


𝑆𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑎𝑛𝑎𝑙𝑜𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑆𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑒𝑟𝑟𝑒𝑢𝑟

4
𝒏=𝟒
𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 (𝑉)

−2

−4

−6 𝑡(𝑠)
0 0,001 0,002 0,003 0,004 0,005

Calcul du rapport signal sur bruit


Pour ce calcul on considère le cas d’un signal triangulaire avec une quantification à valeur
centrale et ∆𝑈 = 2𝑈𝑚
∆𝑈 = 𝑞 ∙ 2𝑛 ⇒ 2𝑈𝑚 = 𝑞 ∙ 22 ⇒ 𝑈𝑚 = 2𝑞
Le rapport signal sur bruit est donné par l’expression suivante :
𝑃𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙
𝑆𝑁𝑅 =
𝑃𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡
Le signal d’entrée est triangulaire et alternatif, sa valeur efficace est donnée par :
𝑈𝑚
𝑈𝑒𝑓𝑓 =
√3
La puissance moyenne normalisée du signal est par définition
2
2
𝑈𝑚
𝑃𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 = 𝑈𝑒𝑓𝑓 ⇒ 𝑃𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 =
3
D’après le graphique on a :
𝑞
𝑞 ( ) 𝑞
𝑈𝑚 = ⇒ 𝑈𝑒𝑓𝑓 = 2 =
2 √3 2√3
𝑞
La quantification par valeur centrale donne un signal d’erreur alternatif d’amplitude 2
La puissance moyenne normalisée du bruit est par définition :

6
2
𝑞2
𝑃𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡 = 𝑈𝑒𝑓𝑓 ⇒ 𝑃𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡 =
12
Le rapport signal sur bruit s’écrit alors :

2
𝑈𝑚 2 2 2
𝑃𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙 𝑈𝑚 𝑈𝑚 𝑈𝑚
𝑆𝑁𝑅 = = 32 = 2 × 4 = 2 × 4 = 2×4 =2
2𝑛
𝑃𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡 𝑞 𝑞 ∆𝑈 2𝑈
12 ( 2𝑛 ) ( 2𝑛𝑚 )

𝑃𝑠𝑖𝑔𝑛𝑎𝑙
𝑆𝑁𝑅𝑑𝐵 = 10𝑙𝑜𝑔 = 10𝑙𝑜𝑔(22𝑛 ) = 20 × 𝑛 × 𝑙𝑜𝑔(2) = 6𝑛
𝑃𝑏𝑟𝑢𝑖𝑡
A chaque fois que la résolution du quantificateur augmente d’une unité on gagne 6𝑑𝐵 dans le rapport
signal sur bruit.

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