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Programme d'Eau et Assainissement en RDC

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, avec le soutien de l'Association Internationale pour le Développement, met en œuvre un programme visant à améliorer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement dans les provinces du Kwilu et du Kasaï. Ce programme comprend des études hydrogéologiques et techniques pour la réhabilitation des systèmes d'approvisionnement en eau potable dans les villes de Kikwit, Bandundu et Tshikapa, où un grand nombre de personnes n'ont pas accès à des services de base. Les missions du consultant incluent l'élaboration d'études hydrogéologiques, d'Avant-Projet Sommaire, d'Avant-Projet Détaillé et de Dossiers d'Appel d'Offres pour garantir la durabilité et l'efficacité des infrastructures d'eau.

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Programme d'Eau et Assainissement en RDC

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, avec le soutien de l'Association Internationale pour le Développement, met en œuvre un programme visant à améliorer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement dans les provinces du Kwilu et du Kasaï. Ce programme comprend des études hydrogéologiques et techniques pour la réhabilitation des systèmes d'approvisionnement en eau potable dans les villes de Kikwit, Bandundu et Tshikapa, où un grand nombre de personnes n'ont pas accès à des services de base. Les missions du consultant incluent l'élaboration d'études hydrogéologiques, d'Avant-Projet Sommaire, d'Avant-Projet Détaillé et de Dossiers d'Appel d'Offres pour garantir la durabilité et l'efficacité des infrastructures d'eau.

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Section 7.

Termes de Référence
1. CONTEXTE
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a reçu un appui de l'Association
Internationale pour le Développement (IDA) pour la mise en œuvre d’un Programme dans le
secteur de l’eau potable, de l’hygiène et de l’assainissement avec comme objectifs :
- Accroître l'accès aux services de base d'approvisionnement en eau potable et
d'assainissement dans certaines provinces de la RDC et ;
- Renforcer les capacités des secteurs public et privé à fournir des services
d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement
Ce programme sera exécuté suivant l’approche programmatique multi-phase dont la première
phase concerne les milieux périurbains et ruraux des provinces du Kwilu, Kasaï, Kasaï
Central et Kasaï Oriental.
Il prévoit de manière générale la réalisation des infrastructures pour l’alimentation en eau
potable dans les milieux ruraux et périurbains, la réalisation des infrastructures d’hygiène et
d’assainissement dans les centres de santé et les écoles, la sensibilisation sur l’hygiène en
milieu scolaire, la mise en œuvre de la feuille de route pour la fin de la défécation à l’air libre,
l’accompagnement des opérateurs privés ou des associations des usagers pour la gestion des
infrastructures réalisées, etc.
Cette première phase s’articule autour de 4 composantes et sous composantes détaillées ci-
après :
 Composante 1 – Approvisionnement en eau dans les zones rurales et péri-
urbaines des villes
- 1.1 : Approvisionnement en eau dans des zones rurales et périurbaines ;
- 1.2 : Développement du secteur privé pour l’innovation, la résilience et la durabilité
des services de l’eau ;
- 1.3 : Amélioration de la gouvernance du secteur de l’eau, la gestion des ressources en
eau et la planification des investissements.
 Composante 2 – Assainissement pour le développement humain
- 2.1 : Assainissement et hygiène dans les zones rurales et périurbaines
- 2.2 : Infrastructures d’Eau, d’Hygiène et d’Assainissement (EHA) dans les institutions
publiques et sociales (écoles, centres de santé)
- 2.3 : Amélioration de la capacité du secteur privé dans le secteur de l’assainissement et
de l’hygiène
- 2.4 : Amélioration de la gouvernance du secteur de l’assainissement
 Composante 3 – Gestion de projet
- 3.1. Gestion du Projet et Apprentissage
- 3.2. Mise à l'Échelle Phase 2
 Composante 4 – Mécanisme d’intervention d’urgence conditionnelle
« CERC »

La Cellule d’Exécution des Projets Eau, « CEP-O » en sigle est chargée de la coordination de
l’ensemble des activités du programme et de la mise en œuvre de toutes les activités à portée
nationale, les activités concernant plus d’une province ainsi que des activités concernant
chacune des provinces mais à risque élevé. Cette mise en œuvre se fait avec l’appui technique
de la REGIDESO S.A, de l’Office National de l’Hydraulique Rurale (ONHR), de la Direction
de l’Assainissement (DAS) du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable
(MEDD), de la Direction de l’Hygiène et Salubrité Publique (DHSP) et la Direction des
Etablissements des Soins et Partenariats (DESP) du Ministère de Santé Publique, Hygiène et
Prévention ainsi que la Direction des Infrastructures Scolaires (DINAC) et la Direction
Education Vie Courante (DEVC) du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et
Technique (MEPST).

La République Démocratique du Congo regorge de ressources abondantes en eau douce mais


malgré ces ressources importantes, le taux des personnes ayant un accès durable à l’eau
potable reste parmi les plus faibles d’Afrique subsaharienne.
Cette situation impacte négativement le développement socio-économique, spécifiquement
pour les femmes, y compris le risque de sécurité pour les femmes et les filles, la propagation
des maladies liées à la disponibilité et à la qualité de l’eau (causes de mortalité infantile), la
malnutrition et le retard de croissance irréversible des enfants, etc.
L’approvisionnement en eau potable en RDC est essentiellement assuré par la REGIDESO
qui couvre présentement 100 agglomérations (villes et localités) mais suite aux multiples
difficultés qu’elle connait dans son exploitation, la plupart des systèmes d’AEP de la
REGIDESO ne couvrent pas totalement les besoins en eau des populations et quelques-uns
sont à l’arrêt.
En milieu ruraux et péri urbains, quelques systèmes sont mis en place par le gouvernement à
travers le projet PRISE, par des ONG et par des privés alimentent les populations mais
n’assurent pas non plus une couverture satisfaisante et sont confrontés à des difficultés
d’alimentation en énergie et de maintenance.
Pour relever les défis de la pérennisation des points d’eau ou réseaux réalisés, Le programme
PASEA préconise l’utilisation des ressources en eau souterraines et des énergies
renouvelables pour l’exhaure, notamment de l’énergie solaire, le renforcement du système et
circuit de maintenance, la professionnalisation de la gestion des systèmes d’eau et le
renforcement du Partenariat Public Privé pour la gestion des systèmes d’AEPA.
Pour mieux définir les interventions à mener dans les différentes Entités Territoriales
décentralisées (ETD) sélectionnées,
- Des études de base ont a été réalisées : elles ont permis de déterminer la population
cible, le niveau de vie, le nombre et l’état des infrastructures d’eau disponibles, les
ressources mobilisables, la capacité à payer le service d’eau, etc. et de sélectionner des
sites prioritaires.
- Des études de faisabilité ont été réalisées : elles ont permis de définir pour les sites
prioritaires, les systèmes d’AEP faisables, les modes de gestion possibles et une
analyse financière des systèmes proposés ;
- Une évaluation environnementale préliminaire des sites résultant des systèmes d’AEP
proposés a permis d’orienter sur les instruments de sauvegarde environnementale et
sociale à développer.
Les présents Termes de Référence portent sur la mission du Consultant qui sera chargé de
l’élaboration des études hydrogéologiques d’implantation des sites de forage, des études
d'Avant-Projet Sommaire (APS), des études d’Avant-Projet Détaillé (APD) et l’élaboration
des Dossiers d'Appel d'Offres (DAO) pour la réhabilitation et le renforcement des systèmes
d’approvisionnement en eau potable des sites péri urbains des provinces de Kwilu et du Kasai
(villes de Kikwit, de Bandundu et de Tshikapa).

2. OBJECTIFS DE LA MISSION
L’objectif principal de la mission est de disposer des études hydrogéologiques d’implantation
des sites de forage, des études techniques des forages et réseaux, et des DAO pour la
réhabilitation et le renforcement des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les
centres sélectionnés des provinces du Kwilu (Bandundu et Kikwit) et du Kasaï (Tshikapa).
De manière spécifique, la mission du Consultant doit permettre de :
 Confirmer la disponibilité, la fiabilité et la durabilité de la production d’eau, et
proposer le cas échéant des améliorations ;
 Disposer, pour la ville de Bandundu, des études hydrogéologiques proposant
une classification des cibles prioritaires pour la réalisation des forages de production
d’eau potable, en tenant compte de la durabilité de la ressource souterraine, de sa
protection, de sa qualité et visant à minimiser les coûts éventuels du traitement de
l’eau et des coûts de pompage et de transferts ;
 Sur la base de ces cibles, disposer d’un dossier d’appel d’offres pour la
réalisation des forages ;
 Disposer des études techniques APS, APD, ainsi que les DAO pour les
ouvrages d’AEP.
3. APERCU SUR LES SYSTÈMES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU
POTABLE DANS LES SITES SELECTIONNES DES PROVINCES DU
KWILU ET KASAI.
La situation des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les sites sélectionnés des
provinces du Kwilu et du Kasaï est présentée dans les études de bases et se résume comme
suit :
a) Ville de Kikwit

La ville de Kikwit est située dans la province du Kwilu, sa population est estimée à
627 000 habitants et l’approvisionnement en eau potable est essentiellement assuré par la
REGIDESO dont le système est constitué de
- 12 forages installés et réhabilités, dont 8 équipés en GMP et
- 7 réservoirs et un château d’eau pour une capacité totale de 5.200 m3 ;
- un réseau de distribution long de 370 km, alimentant 373 bornes fontaines et 500
branchements privés dotés des compteurs à prépaiement.
Le système d’AEP de la REGIDESO a bénéficié d’un appui financier de la KfW et au
terme des travaux, seuls 2 secteurs sur 6 sont desservis.
Il existe à Kikwit, quelques systèmes gérés par les privés et plusieurs sources aménagées
et non aménagées
Il est relevé dans la ville de Kikwit qu’environ 220.000 habitants n’ont pas accès au
service de base d’eau potable et le projet PASEA vise à donner accès à au moins 150.000
personnes avec un montant prévisionnel de 3.000.000 de dollars US.

b) Ville de Bandundu

La ville de Bandundu est située dans la province du Kwilu, sa population est estimée à
190 000 habitants et l’approvisionnement en eau potable est essentiellement assuré par la
REGIDESO dont le système est constitué de
- 2 forages artésiens équipés en GMP ;
- 1 château d’eau de 500 m3 ;
- un réseau de distribution long de 190 km, alimentant 14 bornes fontaines et 5.000
branchements privés dont 1.800 sont inactifs.
Le système d’AEP de la REGIDESO ne couvre pas toute la ville et la desserte n’est pas
correctement assurée du fait du mauvais état des forages et d’un réseau vétuste et
inadapté.
6 quartiers de la ville ne sont pas couverts par le réseau et la population recourent aux
sources non aménagées, à la rivière et aux puits traditionnels.
Il est relevé dans la ville de Bandundu qu’environ 120.000 habitants n’ont pas accès au
service de base d’eau potable et le projet PASEA vise à donner accès à au moins 80.000
personnes avec un montant prévisionnel de 5.600.000 de dollars US.
c) Ville de Tshikapa

La ville de Tshikapa est située dans la province du Kasai, sa population est estimée à
1200 000 habitants et l’approvisionnement en eau potable est essentiellement assuré par la
REGIDESO dont le système est constitué de
- une usine de traitement de 50.000 m3/j ;
- 6 réservoirs d’une capacité totale de 8500 m3 ;
- un réseau de distribution long de 68 km, alimentant 200 bornes fontaines et 10.000
branchements privés dont 3.000 sont inactifs.
Le système d’AEP de la REGIDESO ne couvre pas toute la ville du fait de manque de
réseau. la population recourent aux sources non aménagées, à la rivière et aux puits
traditionnels.
Il est relevé dans la ville de Tshikapa qu’environ 1100.000 habitants n’ont pas accès au
service de base d’eau potable et le projet PASEA vise à donner accès à au moins 700.000
personnes avec un montant prévisionnel de 32.000.000 de Dollars Américains.

4. DESCRIPTION DE LA MISSION
La mission du Consultant a pour objectif la réalisation des études hydrogéologiques
d’implantation des sites de forage, des études techniques (APS et APD) ainsi que les DAO
pour l’alimentation en eau potable des sites retenus.
Les prestations du Consultant seront réalisées en quatre missions :
- Mission 1 : Elaboration des études hydrogéologiques d’implantation des sites de
forage ;
- Mission 2 : Elaboration de l’étude d’Avant-Projet Sommaire (APS) ;
- Mission 3 : Elaboration de l’étude d’Avant-Projet Détaillé (APD) ;
- Mission 4 : Elaboration du Dossier d’Appel d’Offres (DAO).

Pour la réalisation de la mission, les différents sites sont constitués en 3 groupes ci-dessous et
les prestations doivent se réaliser en parallèle.
 Groupe 1 : La ville de KIKWIT
 Groupe 2 : La ville de BANDUNDU
 Groupe 3 : La ville de TSHIKAPA
Le Consultant doit disposer des ressources humaines et de l’équipement lui permettant
d’exécuter toutes les tâches relatives à chaque groupe de manière simultanée.

4.1. Mission 1 : ETUDES HYDROGEOLOGIQUES ET GEOPHYSIQUES


Le programme PASEA visant l’amélioration de l’accès au service d’eau potable, mise sur
l’utilisation des ressources en eau souterraine sauf si une autre source de production est déjà
disponible. Pour la ville de Bandundu, le Consultant devra réaliser des études
hydrogéologiques afin de déterminer les potentialités en eau souterraine mobilisable et la
durabilité de cette ressource face aux impacts du changement climatique et les opportunités
pour sa protection dans la durée, la qualité des eaux souterraines des diverses cibles
disponibles (y compris en profondeur) de sorte à minimiser les coûts éventuels du traitement
de l’eau, tenir compte des coûts de pompage et de transferts de l’eau dans le choix de la cible
et identifier le mode de captage de la nappe à mettre en place (design du forage) pour obtenir
les débits instantanés demandés.
Des études hydrogéologiques pourront également être nécessaires pour la ville de Tshikapa
afin de comparer les possibilités d’alimenter certaines zones à partir du système de la
REGIDESO ou forages réalisés dans ces zones
Les investigations porteront à titre indicatif sur la méthode la plus efficace parmi lesquelles
figurent la sismologie, le radar géologique, la gravimétrie, et la magnétométrie. Ces méthodes
seront couplées avec le système d’information hydro-géographique et interprétation des
images satellites.
Il est prévu d’implanter tous les forages par les techniques appropriées de la prospection
géophysique, de la photo-interprétation et des études hydrogéologiques sur le terrain.
Études géologiques et hydrogéologiques de terrain : Sur la base des informations fournies
par la photo-interprétation, le Consultant procédera sur le terrain à une étude géologique et
hydrogéologique de détail qui permettra de fixer par sites (ville, cité ou localité), une zone
favorable pour l’implantation des forages et qui devront être validées par la prospection
géophysique. Cette étude portera sur :
- Les levés géologiques autour des sites (villages) : lithologie des affleurements, nature
des altérites, état de fracturation du substratum à l’affleurement ;
- L’inventaire des points d’eau existants (forages réalisés par l’UNICEF, par le projet
PRISE ou par d’autres projets) ;
- La cartographie piézométrique des principaux aquifères de la zone d’intérêt ;
- L’identification des sources de pollutions.

Photo-interprétation : Elle sera effectuée sur des photographies aériennes à acquérir,


d’images satellitaires radar et optiques et d’un Modèle Numérique de Terrain. Le Consultant
précisera dans son offre la nature des images satellitaires et la précision du MTN qu’il
utilisera. L’étape de photo-interprétation permettra d’analyser :
- Le réseau hydrographique : tracé, forme, importance du bassin versant, des cours
d’eau etc. ;
- Les linéaments morphologiques, alignements de détails morphologiques divers :
végétation, changements d’aspect de terrain etc.

Prospection géophysique : sur les sites identifiés à l’issue des études de terrain, le Consultant
procèdera à la prospection géophysique pour le positionnement des sites favorables à la
réalisation des forages. La prospection est exécutée simultanément sur les 3 groupes
mentionnés ci-dessus.
- Pour les sites en zone sédimentaire, le Consultant déploiera des méthodes de
prospection géophysique qui permettront d’identifier la profondeur de la cible
hydrogéologique de sorte à anticiper le design du forage. Sur chaque site présentant
une géologie tabulaire, il conduira 3 sondages TDEM (Time-Domain Electro-
Magnetic) ou SEV (Sondage Electronique Vertical). Les paramètres des dispositifs,
AB/2 pour les SEV ou taille des boucles pour les TDEM, seront adaptés à la
profondeur de la cible (le Consultant justifiera le choix de ces paramètres pour chacun
des sites).
- Pour les sites en zone volcanique ou complexe, un minimum de deux approches
combinées va permettre de préciser les conditions de résistivité des terrains aux droit
des sites : une méthode Magnétotellurique (MT) permettra l’identification d’unités
géologiques présentant de forts contrastes de résistivité, combiné à une méthode de
tomographie électrique sur 3 emplacements d’intérêt. Sur chaque site de prospection,
le Consultant conduira des mesures MT sur 2 à 3 profils pour un total de 2,000 m de
long, avec un espacement des dipôles qui pourra aller jusqu’à 200 mètres, selon le
contexte géologique du site de prospection. Sur 3 emplacements d’intérêt, le
Consultant conduira une mesure de tomographie électrique. La tomographie électrique
serra conduite au minimum sur des profils de 48 électrodes espacées de 10 m, avec un
dispositif dipôle-dipôle (une mesure en dispositif Wenner-Schlumberger sera aussi
conduite pour faciliter l’interprétation des niveaux les plus superficiels).
Lors de ces campagnes, le Consultant devra également :
- Vérifier l’accessibilité des sites par les véhicules et matériels lourds nécessaires à
l’exécution des ouvrages en vue de fournir des renseignements précis ;
- S’informer auprès des populations rurales sur la situation des lieux de culte,
cimetières, sépultures, champs, zones inondables en saison de pluies, potentialité de
conflits liés à la ressource, le foncier, etc. afin d’éviter des points d’eau avec des
risques environnementaux et sociaux élevés.

Les points sélectionnés seront matérialisés clairement sur le terrain par une borne en béton
marquée d’une croix inscrite à la bombe de peinture.
Le Consultant fournira un rapport détaillé sur les études d’implantation hydrogéologiques
(coordonnées géographique, résultats de la photo interprétation, trainées, sondages etc.…)
pour chaque site / village. Chaque rapport doit avoir au minimum les éléments suivants :
- Description de la géologie et de l'hydrogéologie du site ;
- Cartographie piézométrique des aquifères de la zone ;
- Détails de toutes les informations étudiées telles que les sources d'eau traditionnelles
existantes, forages dans la région, des cartes hydrogéologiques ou la photographie
aérienne de la zone ainsi que les observations faites à partir de l'inspection visuelle du
site ;
- Détails du type de matériel de prospection géophysique utilisé, de même que les
données brutes et les résultats interprétés ;

Pour chaque forage proposé, le rapport doit inclure :


- Les détails concernant les couches de sol interprété y compris le type de sol / roche et
la nature de la couche (consolidée, non-consolidée, fracturée, etc.) ;
- La profondeur et l'épaisseur des différentes couches ; couches aquifères, la nature de
ces aquifères et la conductivité hydraulique prévue de ces couches ;
- La profondeur jusqu'à la nappe aquifère, profondeur et longueur des crépines,
profondeur de forage recommandée ;
- La qualité attendue de l’eau pour cette cible et les solutions éventuelles de traitement
si un traitement s’avère nécessaire ;
- Une note de justification du design sélectionné, notamment en ce qui concerne le
diamètre de fonçage, le diamètre de la colonne de production, le diamètre de la
chambre de pompage si différent, le slot des crépines, la surface de vide attendu et la
longueur des crépines. Le Consultant notera à ce stade que s’agissant de forages de
production d’eau potable, tous les forages feront l’objet d’une double cimentation en
tête (cimentation du tube guide et cimentation de la chambre de pompage).
- Le rabattement attendu en opération et le coût énergétique de production et de transfert
vers le site de distribution ;
- Identification de l'emplacement exact de forage, y compris les coordonnées GPS avec
< 2m de marge d’erreur
- Résumé des interprétations de la géologie / hydrogéologie du site / village et
justification de la sélection des sites de forage proposés.

Ce rapport contiendra également pour chaque site une priorisation des zones selon les
potentialités en eau recensées et la probabilité de réussite. En cas de probabilité de réussite
trop faible (< 75%), les études doivent être reprises sur un autre site.

4.2. Mission 2 : ETUDE D’AVANT-PROJET SOMMAIRE


Cette mission consiste en :
 L’identification des options techniquement possibles pour les systèmes de
production et de distribution afin de sélectionner celles qui garantissent des faibles
coûts d’exploitation. Pour ce faire, l’utilisation des énergies renouvelables (solaire)
sera priorisée sauf si une source d'énergie globale est déjà disponible sur les sites. Pour
les sites disposant des ouvrages et équipements de production, les variantes
alternatives concerneront les questions d’emplacement de ces ouvrages, le choix de les
réhabiliter ou de les abandonner, ... ;
 L’identification des options possibles pour une meilleure alimentation des
populations (différentes combinaisons de raccordements domestiques et de bornes
fontaines) et pour la collecte des recettes (utilisation prépayée des raccordements et
des bornes fontaines, …) ;

L’analyse approfondie de ces options devra permettre la détermination du choix final du


projet. A ce stade, l’évaluation du coût est indicative et sert à déterminer l’ordre de grandeur
des besoins en financement pour réaliser le projet.
Les études d’APS devront traiter les éléments ci-après (liste non exhaustive) :
- Informations sur les conditions locales : lieu d’implantation du projet ; le cadre
physique : données géographiques ; accès ; matériaux locaux, etc. ; le cadre humain :
données démographiques, organisation locale ; le cadre économique et le
développement : services, activités économiques, ressources locales, les projets de
développement, etc. ;
- Évaluation des besoins en eau et identification des ressources exploitables et/ou à
exploiter pour l’horizon 2045 (bilan besoins/ressources) ;
- Description des solutions techniques envisageables ;
- Etudes hydrauliques permettant de dimensionner les ouvrages à partir d’un modèle
hydraulique (à élaborer par le Consultant) ;
- Avant-métré sommaire ;
- Mode et délais d’exécution des travaux ;
- Estimation préliminaire du coût des travaux.
Le rapport d’APS comprendra notamment un plan d’ensemble 1/10.000 et/ou 1/5.000 côté
d’une façon suffisante et montrant les courbes de niveaux, un plan des captages, un plan des
stations de traitement ou de pompage, des réservoirs, des profils en long des conduites.
Les tâches importantes ci-après seront ainsi réalisées dans le cadre de cette étude d’APS :
4.2.1. Données démographiques et socio-économiques détaillées :
Le Consultant devra procéder à une présentation des données démographiques détaillées en
partant des données collectées à travers les études de base réalisées :
 Le comptage des parcelles sur l’image satellites de l’année en cours de la machine
entrainée (Learning machine) des bâtis géospatial en fonction des informations
radiométriques d’image satellites couplés aux informations socioéconomiques issues
des enquêtes sur terrain.

 Les éléments finis basé sur la discrétisation des surfaces zonifiées couplées par les
enquêtes socio-économiques réalisées sur terrain permettant ainsi une étude de la
projection de la population par la méthode des automates cellulaires,

 L’estimation de la population des îlots de manière proportionnelle à la surface des


îlots.

 L’estimation de la population des îlots à partir de la surface bâtie comprise dans les
îlots.

 L’estimation de la population des îlots de manière proportionnelle au nombre de


bâtiments inclus dans les îlots.

La méthodologie doit permettre de comparer différentes méthodes d’estimation de


populations et de calculer des seuils de validité pour chaque méthode exprimée en
pourcentages d’erreur par rapport à des échantillons témoins dont la population est connue.
[Link]. Les enquêtes socio-économiques.
Le Consultant devra élaborer les enquêtes socio-économiques complémentaires concernant
les conditions sociales et économiques et devra utiliser des techniques d'échantillonnage
sophistiquées, des questionnaires et/ou des interviews formelles et standardisées pour
déterminer les données concernant la taille de ménage qui intervient dans l’évaluation
démographique de la population, des questionnaires et études sur les besoins d'usagers en eau
potable, de publics ou de citoyens fournissent des données numériques et permettent de mieux
connaître les performances économiques et la dimension sociale. Les revenus, les coûts, le
secteur primaire d’emploi, la capacité à payer, le capital (économie), le niveau de vie…
constituent les principales données économiques à collecter.
[Link]. Occupation de sol de la ville.
Le Consultant devra établir la carte d’occupation du sol de toutes les villes, cités ou localités
retenues lui permettant d’identifier et de géolocaliser tous les équipements publics, les bâtis,
les écoles, les hôpitaux ainsi que les centres de centres, églises, écoles en utilisant la méthode
de classification non supervisée reposant sur l’algorithme des Nuées Dynamiques avec tirage
aléatoire des centres initiaux. Cette méthode a souvent été utilisée en Télédétection sous la
dénomination de K-moyennes dans le cadre d’une démarche de classification multi spectrale
non supervisée.
[Link]. Urbanisation de la ville, cité ou localité.
Le Consultant devra élaborer une carte topographique de toutes les villes, cités ou localités
retenues avec une précision acceptable pour la conception et la modélisation du réseau d’AEP
existant et/ou projeté, ce plan topographique devra renseigner tous les aménagements de la
ville, notamment, les routes ainsi que leurs emprises, les rivières, les ponts, etc cette carte
permettra également l’évaluation de besoin en eau et de l’occupation du sol.
[Link]. Projection de la population.
Le taux de croissance moyenne de la population appliqué est de 3% en République
Démocratique du Congo, néanmoins, le Consultant devra procéder par la détermination de
taux de croissance en fonction de l’évolution de l’occupation de sol en exploitant les images
satellites de 2010, 2015, 2020, 2023. La méthodologie doit permettre de comparer différentes
méthodes d’estimation de populations et de calculer des seuils de validité pour chaque
méthode exprimée en pourcentages d’erreur par rapport à des échantillons témoins dont la
population est connue ensuite par couplage des enquêtes socio-économiques. Le taux de
croissance a considéré sera en fonction :
 De l’évolution du quartier dans le temps ;

 De la densité de la population pour chaque quartier ;


 De niveau de vie de chaque quartier ;
 De typologie des bâtis pour chaque quartier.
Il sera donc élaboré pour tout le cas d’espèce les cartes ci-après :
- La carte de la répartition spatiale de tous les bâtis ou surface couplés aux enquêtes sur
terrain.

- La carte de géo localisation de toutes les personnes enquêtées.

- La carte de l’occupation du sol.

- La carte de densité de la population.

- La carte de l’urbanisme de la ville.

- Les carte sur l’évolution de ville en fonction du temps (2010,2015,2020,2023).


4.2.2. Données techniques
[Link]. Etat de lieu des installations existantes.
Le Consultant devra :
 Dresser un état des lieux des installations existantes, leur exploitation
technique et commerciale.
 Réaliser leur diagnostic par auscultation à la caméra et leur analyse critique.
 Procéder à la vérification logique du fonctionnement des composantes
principales des systèmes de production et de distribution d’eau, moyennant des
méthodes et équipements appropriés à proposer dans son offre technique.
L’analyse technique devra permettre d’établir et d’évaluer les rapports entre d’une part, les
capacités fonctionnelles de production et de distribution, et d’autre part, la capacité nominale
des installations et les besoins en eau de la population.
L’analyse s’appuiera aussi sur les rapports d’exploitation de 5 dernières années, les
statistiques techniques et commerciales.
Cette analyse de l’existant sera la base de toutes les solutions techniques visant l’amélioration
de la situation.
[Link]. Evaluation des besoins en eau.
Le Consultant devra évaluer le besoin en eau des sites retenus (ville, cité ou localité) pour
différents horizons du projet, à savoir 2030 et 2045. Cette évaluation de besoin devra se faire
en fonction des dotations spécifiques liées aux standings de vie de différentes couches de la
population.
En milieu rural, la stratégie de desserte proposée consistera à alimenter la majorité de la
population par bornes fontaines (au moins 80%).
Pour les milieux péri-urbains la stratégie consistera à alimenter de plus en plus de population
par branchements particuliers et ce, en fonction des résultats socio-économiques. Des
campagnes des branchements sociaux avec des compteurs à prépaiement seront menées pour
les zones urbaines et péri urbaines.
[Link]. Les ressources en eau.
Le Consultant devra analyser et étudier toutes les ressources en eau souterraines disponibles
dans la ville de Bandundu et en fonction des études géophysiques, le Consultant analysera le
mode captage de la nappe à mettre en place pour garantir les débits demandés.
4.2.3. Conception et planification des mesures
[Link]. Critères de conception
Le Consultant proposera les critères de conception qui serviront dans la planification des
mesures pour la mise en place des systèmes d’AEP des centres retenus.
Pour les affectations des consommations aux nœuds, le Consultant utilisera de méthode plus
réaliste qui permettra une répartition des besoins aux nœuds en fonction de la consommation
de chaque zone.
[Link]. Planification des mesures

La présente étude est réalisée en vue de développer les infrastructures pour améliorer l'accès
aux services d'eau potable des sites sélectionnés à l’horizon du projet et la planification des
mesures doit privilégier autant que possible une exploitation aisée et à moindre coût.
Pour ce faire, le Consultant devra développer pour chaque site retenu :
 Un système d’AEP basé sur des ressources en eaux souterraines et des énergies à faible
émission de carbone particulièrement l’énergie solaire pour les sites des puissances
modérées avec des groupes électrogènes en back up ;
 Un système de desserte gravitaire et sectorisé avec un programme de renforcement et
d’extension des réseaux basé sur l’analyse des contraintes et des propositions sur
l’exécution des travaux ;
 Un système de chloration (type hypochlorite de Sodium) simple avec une production in
situ.
Le Consultant réalisera donc pour chaque site :
 Des levées topographiques
Les levées topographiques seront réalisées en considérant l’ellipsoïde local de la RDC pour
améliorer la précision des levers topographiques se rattachant au système Géodésique de la
chaine méridionale passant par les villes concernées avec une précision en planimétrie et en
altimétrie en phase d’APS pour la conception des ouvrages ainsi que la modélisation
hydraulique.
 Des plans couvrant la totalité du système et l’ensemble des ouvrages :
 Plan d’ensemble du système, côté d’une façon suffisante et montrant les courbes de
niveaux
 Plan des forages et des stations de traitement s’il y en a
 Plan des stations de pompage
 Plan des réservoirs
 Plan des profils en long des conduites de transmission (refoulement) entre les
stations de pompage et les réservoirs.
D’une manière générale, des plans de principes seront suffisants à ce stade.
 Des notes de calculs justifiant la détermination des caractéristiques principales des
ouvrages et équipements
 Des Systèmes d’Information Géographique : un model SIG de la structure du
réseau existant qui comprendra :
 L’inventaire complet du système existant,
 L’élaboration d’une base des données SIG dans un système local ;
 L’élaboration d’un modèle de connectivité du réseau avec les composantes de la
connectivité définissant les règles de la topologie (Connectivité jonction-tronçon,
Connectivité jonction-jonction, Connectivité tronçon-jonction-tronçon, Dépendance
structurelle, Inclusion
 Une base de données cartographiques géo localisées de chaque site (ville, cité ou
localité) sera élaboré en unissant les images satellites 2024 avec une précision
centimétrique couplés aux données topographiques sur terrain. Cette base des
données cartographique sera élaborée dans le but de mettre à la disposition des
exploitants, un outil de gestion optimale du réseau de distribution
 Les données adéquates de différents éléments du réseau par:
- Longueur, diamètre, matériau, les pressions de service, les données
altimétriques, date de pose, état physique pour les canalisations ;
- Type, dimensions, numéro repère pour les équipements.
- Puissance et types des pompes, ,
- Forage, profondeur, débit d’exploitation, niveau statique et
dynamiques, géolocalisation, niveau de la nappe,
- Capacité du réservoir, côte du réservoir, niveau minimum et maximum,
 une saisie informatisée des plans de réseaux mis au point . Le fond de plan sera à
définir en fonction des documents existants et complété par des mesures et relevés
sur terrain.
 Pour les secteurs complexes, des schémas de détail pourront compléter la
cartographie d’ensemble
 Modélisation du réseau de distribution d’eau avec WaterCAD ou Mike Urban ;
 Estimation sommaire des coûts des travaux de chaque centre.
De manière explicite, il sera entre autres examiné au terme dudit rapport APS, les éléments
importants suivants :
 Le traitement réalisé sur les statistiques démographiques collectées de diverses sources et
la justification des chiffres des populations retenues, Le taux de croissance
démographique adopté et sa justification, Les projections démographiques à l’horizon du
projet ;
 Sur la base de ces projections de population et des dotations en eau qui seront
déterminées en fonction du mode d’alimentation (Branchements particuliers ou Bornes
fontaines), les besoins en eau des consommateurs domestiques seront déterminés ;
 Sur la base des données collectées, les besoins en eau des consommateurs autres que
domestiques seront déterminés et projetés à l’horizon du projet grâce à l’évolution des
tendances observées sur les années antérieures et les perspectives sur les activités
économiques ;
 Parallèlement aux besoins en eau, les ressources en eau seront analysées sous leurs
aspects qualitatifs et quantitatifs, de sorte à déterminer les ressources les mieux aptes à
satisfaire aux besoins en eau définis, tout en assurant des meilleures conditions durables
de leur exploitation ;
 Les besoins en stockage seront déterminés à partir de l’analyse des consommations
journalières, qui aura été faite pour dégager les coefficients des heures de pointe et heures
creuses. Les différents sites d’implantation de nouveaux réservoirs seront soigneusement
analysés, au plan topographique et foncier.
La planification des mesures devra se référer à la liste d'exclusion reprise dans le CGES sur
les activités présentant des risques environnementaux et sociaux élevés notamment :
 les activités requérant le Consentement Préalable donné Librement et en Connaissance de
Cause (CPLCC) des Populations Autochtones et/ou requérant la réinstallation des
populations autochtones
 les activités dans les zones du patrimoine culturel légalement protégées ou les zones de
patrimoine culturel des Populations Autochtones ;
 les activités qui impliquent un déplacement important ou une réinstallation involontaire
d’un grand nombre de personnes ou qui pourraient donner lieu à un conflit social
important ;
 les sous-projets qui entraînent des impacts économiques et sociaux à travers : la
restriction involontaire de l’accès aux parcs naturels et aires légalement protégés,
provoquant des impacts négatifs en ce qui concerne les moyens de subsistance des
personnes déplacées.
 les sous-projets susceptibles d’altérer ou provoquer la destruction d'habitats naturels
critiques ou sensibles ;
 les sous-projets dans les zones à haute valeur de biodiversité, telles que des habitats
critiques ou naturels, des zones à haute valeur de conservation, des habitats modifiés qui
contiennent une importante valeur de biodiversité. Les sous-projets présentant des risques
importants et/ou des impacts négatifs sur la biodiversité et ceux qui nécessiteraient le
défrichage de tout type de terrain forestier seront exclus du financement ;
 l'achat ou l'utilisation de matériaux et équipements potentiellement dangereux, y compris
les tronçonneuses, l'amiante (y compris les matériaux contenant de l'amiante) ou d'autres
investissements préjudiciables à l'environnement et aux moyens de subsistance, y
compris les ressources culturelles ;
 les sous-projets qui causent ou conduisent à la maltraitance des enfants, à l'exploitation
du travail des enfants ou à la traite des êtres humains ;
 les activités impliquant un travail forcé qui constitue une forme d’exploitation du
travailleur et lui est préjudiciable ou des formes préjudiciables de travail des enfants ;
 la construction de tout nouveau barrage pour des fins d’approvisionnement d’eau ;
 les sous-projets nécessitant une utilisation importante de l'eau provenant des voies
navigables internationales.

4.2.4. L’Analyse financière et l’évaluation économique et sociale

a) Viabilité financière
L’objet de l’analyse financière à réaliser par le Consultant est de vérifier que le système
d’AEP proposé pourra couvrir les frais de fonctionnement, d’entretien et de réparations/
renouvellement à l’horizon d’au moins 10 ans, et d’évaluer la capacité du système mis en
place à générer un cash-flow positif.
Le tarif théorique devra être proposé pour chaque système afin de valider la viabilité
financière.
Le Consultant étudiera la répartition des coûts financiers du projet (coûts d’investissement et
d’exploitation) et des recettes générées par le projet, entre les acteurs du projet : finances
publiques (Régies provinciales, autres services publiques), REGIDESO S.A, ASUREP, pour
cela, le Consultant fera des projections financières en monnaie courante, avec des hypothèses
d’inflation identifiées, sur un horizon de 10 à 15 ans avec une analyse plus détaillée sur les 5
premières années et plus succincte en suite, comprenant :
 Des comptes d’exploitation et résultats net de trésorerie ;
 Des tableaux ressources – emplois prévisionnels, tenant compte du plan de
financement précité et des besoins en fonds de roulement et mettant en évidence la
trésorerie générée et disponible chaque année ;
 La solvabilité et la rentabilité des fonds propres et la rentabilité des investissements.
Le Consultant testera la sensibilité des résultats sur la base d’un modèle financier aux
conditions de financement, au coût d’investissement, au volume de l’activité, aux prix des
prestations rendues par le projet, ainsi qu’aux autres paramètres significatifs pour le projet.
b) Evaluation économique
Pour tout investissement considéré, le Consultant effectuera une analyse socio-économique. Il
évaluera, sur la période de l’étude (10 à 15 ans), le taux de rentabilité économique interne
(TRIE) ainsi que la valeur ajoutée nette (VAN), celle-ci calculée pour un taux d’actualisation
de 10 %. A cette fin, une situation « sans projet » sera définie, et les avantages et coût du
projet seront évalués par rapport à cette situation, prenant en compte les externalités négatives
et positives du projet, dans les différentes configurations techniques déterminées.
4.3. MISSION 3 : ETUDE D’AVANT-PROJET DETAILLE
Sur la base de l’option retenue dans l’étude d’APS acceptée par la CEP-O, le Consultant
devra approfondir les aspects techniques, fonciers, organisationnels, financiers, sociaux et
économiques de ladite option. Il examinera plus précisément et en détail les différents
éléments constitutifs à savoir les ouvrages de génie civil, les forages et station de traitement
s’il y en a, les stations de pompage, les réservoirs, les conduites, les chambres de vannes, les
bornes fontaines, branchements individuels, …). La conception des installations doit répondre
aux considérations de résilience au climat.

Ainsi, à titre indicatif, l’étude APD pourrait contenir, les éléments suivants (non exhaustifs) :
 Un mémoire descriptif présentant la conception générale du programme
d’investissements, les données de base et la description des ouvrages. Il contiendra
notamment les informations suivantes :
- La présentation des caractéristiques économiques et sociales de la zone
d’intervention (population, économie, infrastructures…) ;
- La description de la situation de l’approvisionnement en eau (volume
disponible, demande vs besoin en eau, etc.) ;
- La détermination des éléments caractéristiques de conception et de
dimensionnement (les besoins en eau, taux des pertes, rendement du réseau, les
coefficients de dimensionnement, …)
- Le dimensionnement des différentes parties de l’installation (source d’eau,
pompe et système d’alimentation en énergie solaire, équipements des forages,
équipement de traitement, stockage de l’eau, réseau de distribution, local
technique…) ;
- Les plans des ouvrages de génie civil (coffrage et ferraillage : réservoir,
bâtiments d’exploitation, butées, etc.)
- L’implantation sur le terrain des ouvrages ;
- Les plans types des équipements (forages, réservoir, borne-fontaine, groupes,
aménagements des têtes de forages, dispositifs de chloration, vidanges,
dimensionnement et caractéristiques des conduites, etc.) ;
- Les caractéristiques des pompes ;
- Les caractéristiques, spécifications et normes des équipements, matériels et
matériaux à utiliser et à mettre en place ;
- Les normes de mise en œuvre et d’exploitation ;
- Les quantitatifs et estimatifs prévisionnels affinés ;
- Les notes de calcul ;
- Le chronogramme détaillé des travaux ;
 Un cahier de plans comprenant :
- Les plans de situation au 1:10.000 ;
- Les plans d’ensemble des réseaux au 1:5000 avec planimétrie, dimensionnement des
conduites et positionnement des ouvrages particuliers (vannes, etc.…) ;
- Les profils en long des conduites (échelle verticale 1:200 et horizontale 1:1000) ;
- Les plans d’ensemble pour les ouvrages particuliers au 1:100; plans détaillés
(coffrages et plans d’équipement au 1:50 ou 1:20 (coupes et vues) ;
- Les plans d’ensemble et détaillés des réservoirs ;
- L’avant - métré pour l’ensemble des travaux de génie civil et équipements ;
- Le carnet des nœuds pour les vannes, ventouses vidanges etc….
 Le devis estimatif et confidentiel
Le métré sera établi sur la base des logiciels appropriés spécialisés dans les calculs des
terrassements et des volumes de béton. Le devis estimatif retiendra des prix définis en détail
dans le bordereau des prix.
4.3.1. Mémoire descriptif et plans
a) Ouvrages de génie civil
Les ouvrages hydrauliques seront définis de manière détaillée (forme, typologie, dimensions,
qualité etc.) de manière à permettre la réalisation d’un métré suffisamment précis qui ne
devrait pas induire des grandes variations en cours d’exécution.
Les études géotechniques devront déterminer les conditions du sous-sol intéressé par les
ouvrages en vue du calcul des fondations. Les études définiront aussi les fouilles et les
matériaux d’emprunt éventuels. Ces études peuvent être complétées en cas de besoin par des
essais au pénétromètre ou des prélèvements des échantillons des terrains pour les faire
analyser en laboratoire.
Des dessins pour chaque ouvrage seront présentés sous forme des plans à l’échelle 1/100 ou
1/50 pour les plans descriptifs et aux échelles 1/10 ou 1/20 pour les détails constructifs.
Des plans types seront préparés pour les ouvrages mineurs de nature répétitive tels que les
regards de visite, les chambres des vannes, les vidanges etc.
Les plans des ouvrages en béton armé porteront des indications sur les fers d’armature
nécessaires et la description complète de l’équipement et de la tuyauterie prévus. Les plans
d’armatures seront aussi présentés.
Les plans des structures métalliques comprendront les renseignements sur les détails des
joints, les dimensions et les épaisseurs des éléments métalliques, leur type, leur position, les
longueurs des soudures, les autres éléments d’assemblage (boulons, rivets, nombre, position
etc.). Les esquisses des plans de construction des ouvrages seront élaborées, pour permettre à
l’entrepreneur à les affiner.
Les calculs structurels des ouvrages seront exécutés en conformité avec les normes usuelles et
applicables en RDC.

b) Réseaux hydrauliques
Le modèle hydraulique ayant été effectué au niveau de l’APS, il sera nécessaire de réaliser
plusieurs simulations pour arriver à la configuration donnant satisfaction au point de vue des
pressions aux nœuds et vitesses d’écoulement dans les conduites considérant les
emplacements définitifs des ouvrages (forages, réservoirs, …). Pour ce qui concerne le
dimensionnement des conduites de refoulement et de distribution, leur optimisation sera
réalisée sur la base d’un calcul économique prenant en considération le coût de l’énergie,
l’amortissement des conduites, de l’équipement électromécanique et de la protection contre
les coups de bélier.

Des levées topographiques des conduites retenues doivent se faire avec une précision de 2.5
cm en planimétrie et 5 cm en altimétrie. Ces levées devront préciser les emprises de la route,
emplacement des poteaux électriques, câbles électriques SNEL et ligne fibre optique seront
indiqués sur les vues en plans et profil en long des conduites etc..).
Les profils en long des conduites seront réalisés pour des conduites de diamètre supérieur à
DN 100 aux échelles 1/2000 en horizontal et 1/200 en vertical. Ces profils comporteront des
indications sur les pentes, niveau du terrain naturel, axe de conduite, hauteur piézométrique,
nombre et localisation des accessoires et appareillages hydrauliques (ventouse, vidange,
régulateur, etc..), localisation des ouvrages d’art, caractéristiques des conduites (type,
diamètre nominal, pression de service, etc).
Il sera nécessaire de réaliser plusieurs simulations pour arriver à la configuration donnant
satisfaction au point de vue des pressions aux nœuds et vitesses d’écoulement dans les
conduites. Pour ce qui concerne le dimensionnement des conduites de refoulement, leur
optimisation sera réalisée sur la base d’un calcul économique prenant en considération le coût
de l’énergie, l’amortissement des conduites, de l’équipement électromécanique et de la
protection contre les coups de bélier.
Les appareils et équipements hydrauliques devront être de manière générale placés dans des
regards d’inspection et de manœuvre équipés de trappes en fonte et des cadenas de fermeture
pour faire face aux vandalismes et interventions intempestives des plombiers ambulants.
Chaque nœud fera l’objet d’un croquis. Les croquis seront numérotés de façon à repérer
facilement le nœud sur le plan du réseau. Ces croquis renseigneront clairement sur les
diamètres des conduites et des pièces spéciales.
c) Equipements (électriques et électromécaniques)
Le choix du type de pompe de forage (amorcé sommairement en phase APS) sera approfondi
à ce stade. Un autre aspect déterminant c’est celui de faire des choix qui minimisent les
travaux de génie civil.
Les équipements de pompage solaire si nécessaires seront définis de manière détaillée
(puissance, typologie, dimensions, protections, qualité etc.) de manière à permettre la
réalisation d’un métré suffisamment précis qui ne devrait pas induire des grandes variations
en cours d’exécution.
Les calculs des équipements seront exécutés en conformité avec les normes usuelles et
applicables en RDC.
Le niveau d’automatisation à retenir pour les équipements électriques et électromécaniques
devra être compatible avec les conditions locales d’exploitation et surtout aux questions
d’entretien et de maintenance.
4.3.2. Devis estimatif et confidentiel :

Le métré sera établi sur la base des logiciels appropriés.


Le devis estimatif retiendra des prix définis en détail dans le bordereau des prix. Un choix
devra être fait entre les prix combinant la fourniture et les travaux ou les fournitures séparées
des travaux. Le Consultant pourra faire des propositions pertinentes en ce qui concerne le
nombre de marché(s) à prévoir, à justifier, notamment par les procédures de passation des
marchés de la Banque Mondiale ou les facilités de commandes d’équipements.
Une analyse des prix sera réalisée et tiendra compte des prix courants d’exécution des travaux
pour des marchés internationaux en RDC. Les prix des fournitures seront obtenus en
consultant des fournisseurs réputés. Ces renseignements permettront l’élaboration du devis
confidentiel.
Les documents des études APD seront rendus disponibles en fichiers numériques sur clé USB
(WORD, EXCEL, PDF). Les plans seront digitalisés et rendus disponibles au format CAD
type DWG, SHX ou SHP.
Lors de cette mission, le Consultant travaillera avec le cabinet en charge de l’élaboration des
Etudes d’Impact Environnemental et Social en vue de privilégier pour chaque site la solution
qui présente des impacts environnementaux et sociaux faciles à mitiger.
4.4. MISSION 4 : DOSSIERS D’APPEL D’OFFRES
Sur la base des études APD, le Consultant procèdera à la mise en forme des APD sous format
DAO, en vue de lancer les AO correspondants dans les meilleurs délais. Il est attendu du
Consultant une proposition d’optimisation d’allotissement des travaux en vue de regrouper les
travaux de même nature et réduire ainsi le nombre d’AO à lancer.

Pour chaque lot de travaux, le dossier de consultation des entreprises ou Dossier d’Appel
d’Offres sera élaboré par le prestataire, sur la base des DAO standards de la Banque Mondiale
en vigueur qui sera mis à disposition du Consultant, et sera notamment constitué des éléments
suivants :
- Cahier des clauses administratives générales et/ou particulières (CCAG et/ou CCAP) ;
- Cahier des clauses techniques particulières (CCTP) ;
- Formulaire relatif à l’acte d’engagement ;
- Bordereau de prix unitaire ou d’une décomposition du prix globale et forfaitaire
(DPGF) ou encore d’un détail quantitatif estimatif (DQE) ;
- Des documents techniques (pièces graphiques, rapports géotechniques, notes de
calculs, plan général de coordination...) tels que préparés et développés dans les
phases d’APS/APD ;
- Prescriptions environnementales et sociales.

Le DAO comprendra, les pièces écrites et graphiques, le bordereau des prix et devis estimatif
et quantitatif ainsi que les prescriptions environnementales et sociales.
Pour les DAO des forages, le Consultant utilisera le livre rouge de la FIDIC1.
Les risques géologiques (absence d’eau dans l’aquifère visé) ne sont pas assumés par le
foreur. L’absence d’eau à l’endroit exigé conduit à l’abandon du site et au paiement des
travaux réalisés sur base des prix du bordereau métré (en cas d’exécution correcte de
l’ouvrage).

Le DAO des forages doit définir des tests à l'achèvement pour garantir : (i) l'absence de
contamination de l'eau pendant la construction, (ii) la verticalité du logement de la pompe,
(iii) l'alignement du tubage au niveau de la pompe et (iv) la minimisation des pertes de charge
du forage.
 Qualité de l’eau : Un puits produisant de l'eau contenant des hydrocarbures ou une
contamination bactériologique ne doit pas être mis en service. Le contractant est tenu
de remédier à la situation, faute de quoi le puits peut être déclaré perdu.
 Verticalité : Le tubage doit être suffisamment d'aplomb pour ne pas gêner l'installation
et le fonctionnement de la pompe. La section du logement de la pompe doit être forée
et tubée de manière droite et verticale pour éviter que la pompe, une fois installée, ne
soit en contact avec le tubage et ne l'endommage (soudure par électrolyse dans le cas
d'un tubage en acier, friction et usure dans le cas d'un tubage en uPVC, etc.).
 Alignement : Le test d'alignement a pour but de déterminer le degré maximum de
désalignement des différentes sections de tubage assemblées pendant la construction
du puits, autorisé dans le logement de la pompe pour permettre l'installation et le
fonctionnement d'une pompe submersible.
 Perte de charge : La perte de charge a un impact important sur les coûts de pompage
(cout d’exploitation plus important car cela augmente la hauteur manométrique totale).
Les tests d'achèvement (voir la section 9 du contrat du Livre Rouge de la FIDIC) doivent être
clairement définis dans la section « Exigence des travaux » du contrat, y compris les valeurs
limites pour la réussite des tests. Le Consultant doit définir et spécifier clairement les critères
et les indicateurs mesurés pour les tests d’achèvement. Le Consultant doit aussi spécifier les
moins-values (en pourcentage – normalement maximum 15% du prix qui serait appliqué pour
un forage correctement exécuté) appliquées en cas de la non atteinte d’un ou plusieurs des
critères d’achèvements fixés dans le cas où la CEP-O décide tout-de-même de mettre le
forage défaillant en service (pour des raisons de rareté de la ressource en eau par exemple). Si
la CEP-O décide de ne pas réceptionner ni d’autoriser l’équipement d’un forage mal exécuté,
ce dernier ne sera pas payé.

1 La révision datée de juillet 2019 applique les " Conditions générales " qui font partie du Cahier des charges pour la
construction de bâtiments et d'ouvrages d'art conçus par le Maître d'Ouvrage (deuxième édition 2017) publié par la
Fédération Internationale des Ingénieurs - Conseils (FIDIC), et les " Conditions particulières " à utiliser par les
Emprunteurs lors de l'application de ces " Conditions générales ". Pour plus de détails, veuillez-vous référer au
document FIDIC " Conditions of Contract for Building and Engineering Works Designed by the Employer ".
La formulation proposée pour la condition particulière (clause 9.4 du livre rouge de la FIDIC)
pourrait être la suivante : "Les prix unitaires des éléments correspondant à des infrastructures
mises en service qui ne satisfont pas à un ou plusieurs tests à l'achèvement sont réduits de 3
% pour chaque test échoué concernant la qualité de l'eau, la verticalité et l'alignement, et
sont réduits de 5 % supplémentaires pour un test échoué concernant la perte de charge,
portés à 8 % si la perte de charge est plus de deux fois supérieure à l'objectif. La réduction
totale est plafonnée à 15 %.
Les conditions particulières du contrat de travaux de forage comprendront la clause 14.9
proposée pour ajuster le calendrier de paiement concernant le paiement des infrastructures
non mises en service et la clause 9.4 proposée pour détailler la formule de paiement partiel
pour les infrastructures mises en service qui n'ont pas passé les tests à l'achèvement.
a) Pièces écrites et des pièces graphiques

Les documents techniques des DAO seront élaborés en fonction des conclusions et des
résultats de l’APD et ce, au regard du budget disponible.
Le Consultant préparera les DAO (pièces écrites et pièces graphiques) à la concurrence pour
le marché identifié. Les DAO ainsi produits seront mis en conformité avec les règles de
procédure pour l’acquisition des biens et services de la Banque Mondiale.
b) Bordereau de prix et des devis estimatif et quantitatif

Une évaluation confidentielle des ouvrages sera faite par nature d’ouvrage, avec indication
des sources des prix unitaires, des imprévus et de l’augmentation des prix.
L’évaluation confidentielle sera rédigée sur base du bordereau de prix et le(s) devis
estimatif(s) et présentée à la CEP-O, mais ne sera pas annexée au DAO.
c) Prescriptions pour la gestion environnementale et sociale (E&S) dans les DAO

Ces prescriptions porteront sur les clauses environnementales et sociales issues des Etudes
d’Impact Environnementaux et Sociaux (EIES) ainsi les mesures de prévention et de lutte
contre l’exploitation et abus sexuel, et harcèlement sexuel, en ligne avec celles identifiées par
le plan d’action EAS/HS2.
Le Consultant remettra à la CEP-O, à la REGIDESO et aux régies provinciales les licences
des logiciels utilisés pour la modélisation du réseau (par exemple Mike Urbain/WaterCAD et
Hammer) et procédera à une formation d’un total de 10 ingénieurs de ces institutions à
l’utilisation de ces logiciels.
6. DURÉE DE LA MISSION
La durée calendaire prévisionnelle totale de la mission est de Sept (7) mois à compter de la
date de réception de l’ordre de service. Elle n’inclut pas la période d’approbation des rapports
par la CEP-O et les parties prenantes. Les durées pour chaque livrables et chaque groupe des
sites sélectionnés sont reprises ci-dessous :
Etudes hydrogéologiques et Avant-Projet Sommaire Durée (Jours)
Etudes hydrogéologiques des villes de de Bandundu et de Tshikapa 45
Etudes d’Avant-Projet Sommaire par groupe
APS pour le centre de Kikwit 45
APS pour le centre de Bandundu 45
APS pour le centre de Tshikapa 45
Etudes d’Avant-Projet Détaillé
APD pour le centre de Kikwit 90
2 Exploitation, Abus Sexuels, et Harassement Sexuel
APD pour le centre de Bandundu 90
APD pour le centre de Tshikapa 90
Dossier d’appel d’offres
DAO des forages 30
DAO pour le centre de Kikwit 45
DAO pour le centre de Bandundu 45
DAO pour le centre de Tshikapa 45
Les délais sont très stricts et ne pourront pas être dépassés.

7. EXÉCUTION DE LA MISSION
7.1. ORGANISATION
Le Consultant travaillera en étroite collaboration avec la CEP-O et les UPEP étant entendu
qu'il assumera pleinement la responsabilité des analyses et interprétations des données
obtenues, ainsi que des conclusions et recommandations de ses rapports. Il prendra en compte
les diverses remarques et commentaires des services directement impliqués au projet sur ses
rapports provisoires.
Le Consultant travaillera sur terrain avec les représentants de la REGIDESO, de l’ONHR et
des Régies Provinciales. Les frais de déplacement de ces experts seront à la charge du
Consultant.
7.2. PROFIL DU CONSULTANT
Les prestations attendues seront assurées par un Consultant disposant d'une expérience
pertinente dans les études d’AEP (APS, APD et DAO). Cette expérience sera justifiée par au
moins trois (03) références similaires durant les dix dernières années.
Le Consultant doit justifier, à travers ses bilans certifiés des 3 dernières années, d’une
situation financière saine et présenter les preuves d’avoir une politique claire en matière de
prévention EAS/HS, avec un code de bonne conduite qui interdit tout type de comportement y
lié, ainsi qu’une formation régulière concernant ces aspects. Au cas contraire, le personnel
devra signer le code de bonne conduite du projet, ainsi que bénéficier d’une séance de
sensibilisation en matière de risques et conséquences VBG, y compris EAS/HS, le contenu du
code de bonne conduite, et les procédures identifiées par le projet pour dénoncer ces
incidents.

7.3. COMPOSITION DE L’EQUIPE DU CONSULTANT (PERSONNEL CLE)

Le Consultant mobilisera une équipe comprenant le personnel clé ci-après dont les
qualifications (formations et expériences spécifiques) appuyées par des attestations ad hoc
permettent d’établir les profils correspondants :
 Un chef de mission : Ingénieur Hydraulicien ou équivalent ayant un diplôme (BAC
+5) avec au moins dix (10) ans d’expérience dans des études hydrauliques des
systèmes d’AEP (dont reconnaissance géophysique). Le chef de mission doit avoir
coordonné au moins deux (02) projets similaires (de taille similaire) dont au moins un
(01) en Afrique subsaharienne ;
 Un Spécialiste en Génie Civil par site : Ingénieur de niveau (BAC+5), ou équivalent
avec au moins sept (7) ans d’expérience dans la conception et l’élaboration des
dossiers techniques se rapportant aux ouvrages hydrauliques des systèmes d’AEP
projets de taille similaire (d’un groupe de site) en Afrique subsaharienne ;
 Un Ingénieur hydraulicien par site : Un Ingénieur en Hydraulique ou équivalent
ayant un diplôme (BAC +5) avec au moins sept (07) ans d’expérience dans des études
hydrauliques des systèmes d’AEP et au moins deux (02) projets de taille similaire
(d’un groupe de site) en Afrique subsaharienne ;
 Un Expert Socio-économiste par site : de niveau (BAC + 5) en Economie ou
diplôme équivalent avec au moins dix (10) ans d’expérience dont cinq (05) dans la
réalisation d’étude et les évaluations socio-économiques, les animations et
sensibilisation y compris les questions d’exploitation des ouvrages d’eau avec des
connaissances dans le domaine institutionnel/ gestion/ exploitation/ ressources.
 Un Spécialiste Electromécanicien : Ingénieur électromécanicien ou équivalent ayant
un diplôme (BAC+5) avec une spécialisation en énergies renouvelables et au moins
dix (10) ans d’expérience dont cinq (05) dans le dimensionnement des équipements
électromécaniques des systèmes d’AEP et au moins deux (02) dans le
dimensionnement des systèmes photovoltaïques pour l’AEP en Afrique équatoriale ;
 Un Spécialiste en énergie photovoltaïque : Un Ingénieur en énergies renouvelables
ou équivalent ayant un diplôme (BAC+5), avec au moins dix (10) ans d’expérience
dont cinq (05) dans le dimensionnement des systèmes photovoltaïques pour
l’alimentation en eau potable avec au moins deux (02) projets similaires en Afrique
subsaharienne ;
 Un Spécialiste en Système d’information Géographique par site : Spécialiste ayant
un diplôme (BAC+5) en topographie, en Géomatique ou équivalent avec au moins
cinq (05) ans d’expériences dans la modélisation topographique et cartographiques
appliquées en hydraulique ;
 Un hydrogéologue : Hydrogéologue ayant un diplôme (BAC+5) en géologie,
hydrogéologie ou équivalent avec au moins dix (10) ans d’expérience dont cinq (05)
dans les études hydrogéologiques pour les systèmes d’AEP avec au moins deux (02)
projets similaires en Afrique subsaharienne. Au moins l’un des deux hydrogéologues
doit être titulaire d’une formation complémentaire en géophysique et démontrer d’une
solide expérience en diverse méthodes d’analyses géophysiques ;
 Un Expert Environnementaliste : de niveau (BAC + 5) en Environnement ou
diplôme équivalent avec une expérience d’au moins sept (07) ans dans la réalisation
des études d’impacts environnementaux et sociaux des projets d’AEP (EIES, PGES,
PAR…) avec au moins deux (02) projets similaires en Afrique subsaharienne. Il devra
également avoir une connaissance approfondie des normes environnementales et
sociales de la Banque mondiale et des lois et règlementations de la RDC en la matière.
La connaissance du Tshiluba et/ou Kikongo est un atout
L’équipe du personnel clé du Consultant est donnée à titre indicatif et peut être appuyée entre
autres par des équipes de projeteur/dessinateur, équipes d’enquêteurs (incluant le personnel
féminin), équipes des topographes, …
L’hydrogéologue sera appuyé par des géophysiciens et opérateurs des équipements de
prospection géophysiques.
Le Consultant devra joindre à son offre technique, les CV de son Personnel Clé proposé
signés et accompagnés d’un engagement de disponibilité pour lesdites études.
Le personnel clé de la mission doit maitriser le français et posséder des qualifications
requises.
Le nombre d’experts à mettre à disposition devra être déterminé par le Consultant de manière
à achever les activités prévues dans les délais impartis.
Lors de l’exécution de la mission, le Consultant travaillera sous la supervision directe du
Coordonnateur de la Cellule d’Exécution des Projets-Eau « CEP-O » et en collaboration avec
les Unités Provinciales d’Exécution des Projets (UPEP), les Régies Provinciales du Service
Public de l’Eau, l’ONHR pour les sites ruraux, la REGIDESO (DG et Direction Régionales)
pour les sites exploités par la REGIDESO.

7.4. RESPONSABILITE DE LA CEP-O ET DES UPEP


 La supervision, le suivi régulier des activités de la mission et l’approbation des
dossiers relèveront de la CEP-O après avis des UPEP, des régies provinciales et de la
REGIDESO ;

 La CEP-O désignera et fera connaitre au Consultant les agents qui seront affectés au
suivi du déroulement de la mission.

 La CEP-O et les UPEP mettront tout en œuvre pour faciliter au Consultant, l’accès aux
documents existants et études antérieures ainsi que toute autre information nécessaire
à la réussite de la mission.

7.5. REUNION DE DEMARRAGE


Au démarrage de la mission, une réunion sera tenue entre le Consultant, la CEP-O et les
délégués de la REGIDESO, des UPEP et des régies provinciales, afin de s’accorder
notamment sur :
 des éventuels amendements à apporter aux termes de référence ;
 l’approche technique et la méthodologie du Consultant et son programme de travail
pour la réalisation de la mission ;
 l’organisation de la collaboration avec CEP-O, les UPEP, les régies provinciales et la
REGIDESO tout au long de la mission ;
 la confirmation du personnel-clé du Consultant, la liste des outils matériels et
logiciels, ainsi que la documentation nécessaires pour la mission ;
 l’organisation des éventuelles visites sur les différents sites de la mission.

7.6. RAPPORTS

7.6.1. Présentation des rapports

Le Consultant soumettra les rapports décrits ci-après, rédigés en français et couvrant


l’ensemble du travail réalisé. Le rapport final contenant le DAO sera par la suite traduit en
anglais par le Consultant (après validation finale).
Les rapports devront inclure un résumé exécutif en français, l’actualisation de toutes les
données significatives, diagrammes et autres documentations disponibles. Ils seront édités et
expédiés aux frais du Consultant en version provisoire et en version définitive qui va intégrer
toutes les observations et remarques relevées par la CEP-O et les parties prenantes sur la
version provisoire.
Tous rapports des études et DAO seront remis en version papier (5 exemplaires) et une copie
électronique suivant les délais et formats repris au tableau ci-dessous.
N° Intitulé du rapport Délai de remise Format
1 Rapport d'études géophysiques  Version provisoire : OS  Format de la version en dur à
et hydrogéologiques pour les + 45 jours convenir avec la CEP-O
deux provinces (1 rapport)  Version définitive : OS  Version électronique sur
+ 60 jours Word, Excel et DWG,
2 Rapport d’études d’APS (3  Version provisoire : OS  Format de la version en dur à
rapports) + 45Jours convenir avec la CEP-O
 Version Définitive :  Version électronique sur
(un rapport par groupe de site) OS+ 70 Jours Word, Excel et CAD type
DWG, SHX ou SHP, Mike
Urban/Water CAD pour la
simulation des réseaux
hydrauliques
3 Dossier d’Appel d’Offres  Version provisoire : OS  Format de la version en dur à
(DAO) des forages (1 rapport) + 90 Jours convenir avec la CEP-O
 Version Définitive :  Version électronique sur
OS+ 105 Jours Word, Excel et CAD type
DWG, SHX ou SHP
4 Rapports d’études d’APD (3  Version provisoire : OS  Format de la version en dur à
rapports) + 150 Jours convenir avec la CEP-O
 Version Définitive :  Version électronique sur
OS+ 165 Jours Word, Excel et CAD type
DWG, SHX ou SHP, Mike
Urban/Water CAD pour la
simulation des réseaux
hydrauliques
5 Dossier d’Appel d’Offres  Version provisoire : OS  Format de la version en dur à
(DAO) des systèmes d’AEP (3 + 195 Jours convenir avec la CEP-O
rapports)  Version Définitive :  Version électronique sur
OS+ 210 Jours Word, Excel et CAD type
DWG, SHX ou SHP
OS : Date de démarrage

7.6.2. Contenu des rapports

1. Rapport d’études hydrogéologiques d’implantation des forages

Le rapport comprendra notamment :


- Une description de la géologie et de l'hydrogéologie du site ;
- Des détails de toutes les informations étudiées telles que les sources d'eau
traditionnelles existantes, forages dans la région, des cartes hydrogéologiques ou la
photographie aérienne de la zone ainsi que les observations faites à partir de
l'inspection visuelle du site ;
- Des tableaux / graphiques montrant pour chaque zone étudiée les résultats des
sondages TDEM ou SEV ou de Magnétotellurique, les épaisseurs et profondeur des
couches successives.
- les détails concernant les couches de sol interprété y compris le type de sol / roche et
la nature de la couche (consolidée, non-consolidée, fracturée, etc.) ;
- la profondeur et l'épaisseur des différentes couches; couches aquifères, la nature de ces
aquifères et la conductivité hydraulique prévue de ces couches ; qualité de l’eau
- la profondeur estimée jusqu'à la nappe aquifère, profondeur et longueur estimées des
crépines, profondeur estimée de forage recommandée.
- Identification des emplacements des forages productifs, y compris les coordonnées
GPS avec une précision < 2m
- Résumé des interprétations de la géologie / hydrogéologie du site / village et
justification de la sélection des sites de forage proposés.
- Une priorisation des emplacements selon la productivité potentiellement attendue (et
en cas de probabilité de succès <75%, un autre site devra être étudié).
- Toutes autres informations requises par l’expert hydrogéologue mobilisé par la CEP-
O.

2. Rapport d’étude d'Avant-Projet Sommaire

Le rapport comprendra notamment :


 Etat des lieux des installations existantes, leur exploitation technique et commerciale
ainsi que leur diagnostic et leur analyse critique.

 Une étude démographique et d’occupation du sol de chaque localité


 Population desservie et non desservie
 Besoins à eau à l’horizon du projet
 Ressources en eau disponibles
 Les variantes alternatives de développement du projet.
 Conception technique :
– Alimentation en énergie (renouvelable) des unités de production ;
– L’opportunité ou non d’adopter l’un des systèmes de desserte suivant :
refoulement ; distribution, desserte gravitaire ou autre. La desserte gravitaire étant
préférée ;
– Un programme de renforcement et d’extension des réseaux ; un planning de la
première phase avec analyse des contraintes et des propositions sur l’exécution des
travaux ;
– Levées topographiques des tracés retenus dans la phase de l’APD ;
– Etude géotechnique pour les sites des ouvrages importants ;
– Les coûts estimatifs.
 Cartographie du réseau de distribution dans un système d’information géographique
 Modélisation du réseau de distribution d’eau
 Simulation de l’efficacité du réseau lors des phénomènes transitoires, par un logiciel de
type Hammer
 L’analyse financière et l’évaluation économique et sociale

3. Rapport d'Avant-Projet Détaillé


Le dossier d’avant-projet détaillé comprendra notamment :
 Le rapport des essais géotechniques ;
 La note de calcul de structure et de dimensionnement des ouvrages de génie civil.
 La note de calcul du dimensionnement hydraulique ;
 Un mémoire descriptif des aménagements projetés ;
 Les conditions techniques d’exécution des travaux ;
 Les spécifications techniques des fournitures (pompes, vannes, tuyaux, panneaux solaires,
etc.) ;
 Un devis confidentiel détaillé avec estimation du coût des travaux ;
 Un planning prévisionnel des travaux ;
 Un dossier de plans :
Les plans aux échelles normalisées (plans, coupes, sections, élévations, profils, etc.)
représentant les principes des ouvrages et les caractéristiques principales de
dimensionnement et plus précisément les documents suivants :
–Le plan d’ensemble des sites ;
–Les vues en plan et coupes des ouvrages ;
–Les plans d’implantation ;
–Les plans des réseaux avec implantation des équipements des réseaux (chambres de
vannes, vidanges, ventouses.) ;
– Les profils en long avec indication des pentes à respecter pour la pose des conduites
et de l’emplacement desdits tronçons sur le plan d’ensemble en miniature ;
– Les profils en long associés à des vues en plans des tronçons de la conduite de
refoulement ;
– Les plans types pour l’installation de tous les appareillages de robinetterie –
fontainerie (robinets vannes, vidanges, ventouses, types de raccord, des butées,
etc.).
 La base de données SIG du réseau de distribution avec tous les éléments caractéristiques,
y compris les équipements prévus (chambres de vannes, vidanges, booster, ventouses,
etc).
Les plans guides prévus ci-dessus devront permettre à l’Entreprise chargée des travaux
d’établir ses plans de chantier, de montage ou d’exécution détaillés ; les plans des dossiers
techniques seront suffisamment précis et détaillés pour que la marge d’interprétation des
entreprises exécutant les travaux ne permette pas de contestations ultérieures.
4. Le Dossier d’Appel d’Offres (DAO)

Le dossier d'appel d'offres sera élaboré suivant le modèle type de l’IDA, version la plus
actualisée, conformément à la procédure de sélection retenue.
Pour le DAO des forages, le livre rouge de FIDIC sera utilisé.
Le DAO des forages comprendra notamment :
 l’introduction sur les contextes hydrogéologiques pour chaque marchés, lots et
groupes ;
 les modalités applicables en cas de défaut d’exécution d’un forage – critères
d’achèvement non ou partiellement atteints en précisant les critères et les indicateurs ;
 les spécifications techniques des réactifs utilisés pour le forage ;
 les modalités de requête et exécution des forages de reconnaissance pour les sites
complexes (en précision la possibilité d’alésage des forages de reconnaissance
positifs) ;
 les modalités de mise en place du massif filtrant ;
 les modalités de développement des forages exécutés (par air lift double colonne et
pompage) ;
 les modalités des essais de pompages et de nappe (essai de pompage par paliers non
enchainé et essai de nappe à débit constant) ;
 les modalités d’analyse de l’eau ;
 les modalités environnementale et sociale liées à la remise en état du site de travaux ;
 les modalités de construction de la margelle des forages (comprenant les clapets anti-
retour, vanne de sectionnement et compteur à impulsion) ;
 les modalités de protection des forages exécutés (contre la contamination, le sabotage,
…) ;
 les particularités techniques pour les forages en zone karstique (calcaire instable) :
tubage aveugle et crépiné renforcé, modalités de forage adaptées,…
 les descriptions des bordereaux de prix ;
 la proposition conditionnelle d’inclure la fourniture et installation des pompes et
colonne d’exhaure flexible dans le DAO (cette clause conditionnelle sera rediscutée
pendant l’exécution de la mission).

Les DAO des forages seront rédigés en français et en anglais, lorsque la version française aura
été validée par la CEP-O.
7.6.3. Approbation des rapports

Le délai d’approbation est de 10 jours calendaires par étape d’étude.


Les documents des études seront rendus disponibles en fichiers numériques éditables sur clé
USB (Word, Excel et PDF). Les plans et les cartes seront digitalisés et également rendus
disponibles en format DWG, SHP ou SHX.

7.7. LOGISTIQUE

Le Consultant doit mobiliser en nombre suffisant les équipements requis (GPS différentiels,
appareillages de prospections hydro géophysiques, dont TDEM, Sondage Électronique et
magnéto-tellurique, tomographiques, caméra submersible véhicules, téléphone portable,
connexion internet, ordinateurs, imprimantes et des consommables divers) pour lui permettre
de réaliser simultanément et efficacement le travail pour tous les 8 groupes.
Le Consultant prendra en charge les frais de déplacement de ses équipes. Tout équipement
acquis par le projet sera remis à la CEP-O à la fin de la mission.

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