Programme d'Eau et Assainissement en RDC
Programme d'Eau et Assainissement en RDC
Termes de Référence
1. CONTEXTE
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a reçu un appui de l'Association
Internationale pour le Développement (IDA) pour la mise en œuvre d’un Programme dans le
secteur de l’eau potable, de l’hygiène et de l’assainissement avec comme objectifs :
- Accroître l'accès aux services de base d'approvisionnement en eau potable et
d'assainissement dans certaines provinces de la RDC et ;
- Renforcer les capacités des secteurs public et privé à fournir des services
d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement
Ce programme sera exécuté suivant l’approche programmatique multi-phase dont la première
phase concerne les milieux périurbains et ruraux des provinces du Kwilu, Kasaï, Kasaï
Central et Kasaï Oriental.
Il prévoit de manière générale la réalisation des infrastructures pour l’alimentation en eau
potable dans les milieux ruraux et périurbains, la réalisation des infrastructures d’hygiène et
d’assainissement dans les centres de santé et les écoles, la sensibilisation sur l’hygiène en
milieu scolaire, la mise en œuvre de la feuille de route pour la fin de la défécation à l’air libre,
l’accompagnement des opérateurs privés ou des associations des usagers pour la gestion des
infrastructures réalisées, etc.
Cette première phase s’articule autour de 4 composantes et sous composantes détaillées ci-
après :
Composante 1 – Approvisionnement en eau dans les zones rurales et péri-
urbaines des villes
- 1.1 : Approvisionnement en eau dans des zones rurales et périurbaines ;
- 1.2 : Développement du secteur privé pour l’innovation, la résilience et la durabilité
des services de l’eau ;
- 1.3 : Amélioration de la gouvernance du secteur de l’eau, la gestion des ressources en
eau et la planification des investissements.
Composante 2 – Assainissement pour le développement humain
- 2.1 : Assainissement et hygiène dans les zones rurales et périurbaines
- 2.2 : Infrastructures d’Eau, d’Hygiène et d’Assainissement (EHA) dans les institutions
publiques et sociales (écoles, centres de santé)
- 2.3 : Amélioration de la capacité du secteur privé dans le secteur de l’assainissement et
de l’hygiène
- 2.4 : Amélioration de la gouvernance du secteur de l’assainissement
Composante 3 – Gestion de projet
- 3.1. Gestion du Projet et Apprentissage
- 3.2. Mise à l'Échelle Phase 2
Composante 4 – Mécanisme d’intervention d’urgence conditionnelle
« CERC »
La Cellule d’Exécution des Projets Eau, « CEP-O » en sigle est chargée de la coordination de
l’ensemble des activités du programme et de la mise en œuvre de toutes les activités à portée
nationale, les activités concernant plus d’une province ainsi que des activités concernant
chacune des provinces mais à risque élevé. Cette mise en œuvre se fait avec l’appui technique
de la REGIDESO S.A, de l’Office National de l’Hydraulique Rurale (ONHR), de la Direction
de l’Assainissement (DAS) du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable
(MEDD), de la Direction de l’Hygiène et Salubrité Publique (DHSP) et la Direction des
Etablissements des Soins et Partenariats (DESP) du Ministère de Santé Publique, Hygiène et
Prévention ainsi que la Direction des Infrastructures Scolaires (DINAC) et la Direction
Education Vie Courante (DEVC) du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et
Technique (MEPST).
2. OBJECTIFS DE LA MISSION
L’objectif principal de la mission est de disposer des études hydrogéologiques d’implantation
des sites de forage, des études techniques des forages et réseaux, et des DAO pour la
réhabilitation et le renforcement des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les
centres sélectionnés des provinces du Kwilu (Bandundu et Kikwit) et du Kasaï (Tshikapa).
De manière spécifique, la mission du Consultant doit permettre de :
Confirmer la disponibilité, la fiabilité et la durabilité de la production d’eau, et
proposer le cas échéant des améliorations ;
Disposer, pour la ville de Bandundu, des études hydrogéologiques proposant
une classification des cibles prioritaires pour la réalisation des forages de production
d’eau potable, en tenant compte de la durabilité de la ressource souterraine, de sa
protection, de sa qualité et visant à minimiser les coûts éventuels du traitement de
l’eau et des coûts de pompage et de transferts ;
Sur la base de ces cibles, disposer d’un dossier d’appel d’offres pour la
réalisation des forages ;
Disposer des études techniques APS, APD, ainsi que les DAO pour les
ouvrages d’AEP.
3. APERCU SUR LES SYSTÈMES D’APPROVISIONNEMENT EN EAU
POTABLE DANS LES SITES SELECTIONNES DES PROVINCES DU
KWILU ET KASAI.
La situation des systèmes d’approvisionnement en eau potable dans les sites sélectionnés des
provinces du Kwilu et du Kasaï est présentée dans les études de bases et se résume comme
suit :
a) Ville de Kikwit
La ville de Kikwit est située dans la province du Kwilu, sa population est estimée à
627 000 habitants et l’approvisionnement en eau potable est essentiellement assuré par la
REGIDESO dont le système est constitué de
- 12 forages installés et réhabilités, dont 8 équipés en GMP et
- 7 réservoirs et un château d’eau pour une capacité totale de 5.200 m3 ;
- un réseau de distribution long de 370 km, alimentant 373 bornes fontaines et 500
branchements privés dotés des compteurs à prépaiement.
Le système d’AEP de la REGIDESO a bénéficié d’un appui financier de la KfW et au
terme des travaux, seuls 2 secteurs sur 6 sont desservis.
Il existe à Kikwit, quelques systèmes gérés par les privés et plusieurs sources aménagées
et non aménagées
Il est relevé dans la ville de Kikwit qu’environ 220.000 habitants n’ont pas accès au
service de base d’eau potable et le projet PASEA vise à donner accès à au moins 150.000
personnes avec un montant prévisionnel de 3.000.000 de dollars US.
b) Ville de Bandundu
La ville de Bandundu est située dans la province du Kwilu, sa population est estimée à
190 000 habitants et l’approvisionnement en eau potable est essentiellement assuré par la
REGIDESO dont le système est constitué de
- 2 forages artésiens équipés en GMP ;
- 1 château d’eau de 500 m3 ;
- un réseau de distribution long de 190 km, alimentant 14 bornes fontaines et 5.000
branchements privés dont 1.800 sont inactifs.
Le système d’AEP de la REGIDESO ne couvre pas toute la ville et la desserte n’est pas
correctement assurée du fait du mauvais état des forages et d’un réseau vétuste et
inadapté.
6 quartiers de la ville ne sont pas couverts par le réseau et la population recourent aux
sources non aménagées, à la rivière et aux puits traditionnels.
Il est relevé dans la ville de Bandundu qu’environ 120.000 habitants n’ont pas accès au
service de base d’eau potable et le projet PASEA vise à donner accès à au moins 80.000
personnes avec un montant prévisionnel de 5.600.000 de dollars US.
c) Ville de Tshikapa
La ville de Tshikapa est située dans la province du Kasai, sa population est estimée à
1200 000 habitants et l’approvisionnement en eau potable est essentiellement assuré par la
REGIDESO dont le système est constitué de
- une usine de traitement de 50.000 m3/j ;
- 6 réservoirs d’une capacité totale de 8500 m3 ;
- un réseau de distribution long de 68 km, alimentant 200 bornes fontaines et 10.000
branchements privés dont 3.000 sont inactifs.
Le système d’AEP de la REGIDESO ne couvre pas toute la ville du fait de manque de
réseau. la population recourent aux sources non aménagées, à la rivière et aux puits
traditionnels.
Il est relevé dans la ville de Tshikapa qu’environ 1100.000 habitants n’ont pas accès au
service de base d’eau potable et le projet PASEA vise à donner accès à au moins 700.000
personnes avec un montant prévisionnel de 32.000.000 de Dollars Américains.
4. DESCRIPTION DE LA MISSION
La mission du Consultant a pour objectif la réalisation des études hydrogéologiques
d’implantation des sites de forage, des études techniques (APS et APD) ainsi que les DAO
pour l’alimentation en eau potable des sites retenus.
Les prestations du Consultant seront réalisées en quatre missions :
- Mission 1 : Elaboration des études hydrogéologiques d’implantation des sites de
forage ;
- Mission 2 : Elaboration de l’étude d’Avant-Projet Sommaire (APS) ;
- Mission 3 : Elaboration de l’étude d’Avant-Projet Détaillé (APD) ;
- Mission 4 : Elaboration du Dossier d’Appel d’Offres (DAO).
Pour la réalisation de la mission, les différents sites sont constitués en 3 groupes ci-dessous et
les prestations doivent se réaliser en parallèle.
Groupe 1 : La ville de KIKWIT
Groupe 2 : La ville de BANDUNDU
Groupe 3 : La ville de TSHIKAPA
Le Consultant doit disposer des ressources humaines et de l’équipement lui permettant
d’exécuter toutes les tâches relatives à chaque groupe de manière simultanée.
Prospection géophysique : sur les sites identifiés à l’issue des études de terrain, le Consultant
procèdera à la prospection géophysique pour le positionnement des sites favorables à la
réalisation des forages. La prospection est exécutée simultanément sur les 3 groupes
mentionnés ci-dessus.
- Pour les sites en zone sédimentaire, le Consultant déploiera des méthodes de
prospection géophysique qui permettront d’identifier la profondeur de la cible
hydrogéologique de sorte à anticiper le design du forage. Sur chaque site présentant
une géologie tabulaire, il conduira 3 sondages TDEM (Time-Domain Electro-
Magnetic) ou SEV (Sondage Electronique Vertical). Les paramètres des dispositifs,
AB/2 pour les SEV ou taille des boucles pour les TDEM, seront adaptés à la
profondeur de la cible (le Consultant justifiera le choix de ces paramètres pour chacun
des sites).
- Pour les sites en zone volcanique ou complexe, un minimum de deux approches
combinées va permettre de préciser les conditions de résistivité des terrains aux droit
des sites : une méthode Magnétotellurique (MT) permettra l’identification d’unités
géologiques présentant de forts contrastes de résistivité, combiné à une méthode de
tomographie électrique sur 3 emplacements d’intérêt. Sur chaque site de prospection,
le Consultant conduira des mesures MT sur 2 à 3 profils pour un total de 2,000 m de
long, avec un espacement des dipôles qui pourra aller jusqu’à 200 mètres, selon le
contexte géologique du site de prospection. Sur 3 emplacements d’intérêt, le
Consultant conduira une mesure de tomographie électrique. La tomographie électrique
serra conduite au minimum sur des profils de 48 électrodes espacées de 10 m, avec un
dispositif dipôle-dipôle (une mesure en dispositif Wenner-Schlumberger sera aussi
conduite pour faciliter l’interprétation des niveaux les plus superficiels).
Lors de ces campagnes, le Consultant devra également :
- Vérifier l’accessibilité des sites par les véhicules et matériels lourds nécessaires à
l’exécution des ouvrages en vue de fournir des renseignements précis ;
- S’informer auprès des populations rurales sur la situation des lieux de culte,
cimetières, sépultures, champs, zones inondables en saison de pluies, potentialité de
conflits liés à la ressource, le foncier, etc. afin d’éviter des points d’eau avec des
risques environnementaux et sociaux élevés.
Les points sélectionnés seront matérialisés clairement sur le terrain par une borne en béton
marquée d’une croix inscrite à la bombe de peinture.
Le Consultant fournira un rapport détaillé sur les études d’implantation hydrogéologiques
(coordonnées géographique, résultats de la photo interprétation, trainées, sondages etc.…)
pour chaque site / village. Chaque rapport doit avoir au minimum les éléments suivants :
- Description de la géologie et de l'hydrogéologie du site ;
- Cartographie piézométrique des aquifères de la zone ;
- Détails de toutes les informations étudiées telles que les sources d'eau traditionnelles
existantes, forages dans la région, des cartes hydrogéologiques ou la photographie
aérienne de la zone ainsi que les observations faites à partir de l'inspection visuelle du
site ;
- Détails du type de matériel de prospection géophysique utilisé, de même que les
données brutes et les résultats interprétés ;
Ce rapport contiendra également pour chaque site une priorisation des zones selon les
potentialités en eau recensées et la probabilité de réussite. En cas de probabilité de réussite
trop faible (< 75%), les études doivent être reprises sur un autre site.
Les éléments finis basé sur la discrétisation des surfaces zonifiées couplées par les
enquêtes socio-économiques réalisées sur terrain permettant ainsi une étude de la
projection de la population par la méthode des automates cellulaires,
L’estimation de la population des îlots à partir de la surface bâtie comprise dans les
îlots.
La présente étude est réalisée en vue de développer les infrastructures pour améliorer l'accès
aux services d'eau potable des sites sélectionnés à l’horizon du projet et la planification des
mesures doit privilégier autant que possible une exploitation aisée et à moindre coût.
Pour ce faire, le Consultant devra développer pour chaque site retenu :
Un système d’AEP basé sur des ressources en eaux souterraines et des énergies à faible
émission de carbone particulièrement l’énergie solaire pour les sites des puissances
modérées avec des groupes électrogènes en back up ;
Un système de desserte gravitaire et sectorisé avec un programme de renforcement et
d’extension des réseaux basé sur l’analyse des contraintes et des propositions sur
l’exécution des travaux ;
Un système de chloration (type hypochlorite de Sodium) simple avec une production in
situ.
Le Consultant réalisera donc pour chaque site :
Des levées topographiques
Les levées topographiques seront réalisées en considérant l’ellipsoïde local de la RDC pour
améliorer la précision des levers topographiques se rattachant au système Géodésique de la
chaine méridionale passant par les villes concernées avec une précision en planimétrie et en
altimétrie en phase d’APS pour la conception des ouvrages ainsi que la modélisation
hydraulique.
Des plans couvrant la totalité du système et l’ensemble des ouvrages :
Plan d’ensemble du système, côté d’une façon suffisante et montrant les courbes de
niveaux
Plan des forages et des stations de traitement s’il y en a
Plan des stations de pompage
Plan des réservoirs
Plan des profils en long des conduites de transmission (refoulement) entre les
stations de pompage et les réservoirs.
D’une manière générale, des plans de principes seront suffisants à ce stade.
Des notes de calculs justifiant la détermination des caractéristiques principales des
ouvrages et équipements
Des Systèmes d’Information Géographique : un model SIG de la structure du
réseau existant qui comprendra :
L’inventaire complet du système existant,
L’élaboration d’une base des données SIG dans un système local ;
L’élaboration d’un modèle de connectivité du réseau avec les composantes de la
connectivité définissant les règles de la topologie (Connectivité jonction-tronçon,
Connectivité jonction-jonction, Connectivité tronçon-jonction-tronçon, Dépendance
structurelle, Inclusion
Une base de données cartographiques géo localisées de chaque site (ville, cité ou
localité) sera élaboré en unissant les images satellites 2024 avec une précision
centimétrique couplés aux données topographiques sur terrain. Cette base des
données cartographique sera élaborée dans le but de mettre à la disposition des
exploitants, un outil de gestion optimale du réseau de distribution
Les données adéquates de différents éléments du réseau par:
- Longueur, diamètre, matériau, les pressions de service, les données
altimétriques, date de pose, état physique pour les canalisations ;
- Type, dimensions, numéro repère pour les équipements.
- Puissance et types des pompes, ,
- Forage, profondeur, débit d’exploitation, niveau statique et
dynamiques, géolocalisation, niveau de la nappe,
- Capacité du réservoir, côte du réservoir, niveau minimum et maximum,
une saisie informatisée des plans de réseaux mis au point . Le fond de plan sera à
définir en fonction des documents existants et complété par des mesures et relevés
sur terrain.
Pour les secteurs complexes, des schémas de détail pourront compléter la
cartographie d’ensemble
Modélisation du réseau de distribution d’eau avec WaterCAD ou Mike Urban ;
Estimation sommaire des coûts des travaux de chaque centre.
De manière explicite, il sera entre autres examiné au terme dudit rapport APS, les éléments
importants suivants :
Le traitement réalisé sur les statistiques démographiques collectées de diverses sources et
la justification des chiffres des populations retenues, Le taux de croissance
démographique adopté et sa justification, Les projections démographiques à l’horizon du
projet ;
Sur la base de ces projections de population et des dotations en eau qui seront
déterminées en fonction du mode d’alimentation (Branchements particuliers ou Bornes
fontaines), les besoins en eau des consommateurs domestiques seront déterminés ;
Sur la base des données collectées, les besoins en eau des consommateurs autres que
domestiques seront déterminés et projetés à l’horizon du projet grâce à l’évolution des
tendances observées sur les années antérieures et les perspectives sur les activités
économiques ;
Parallèlement aux besoins en eau, les ressources en eau seront analysées sous leurs
aspects qualitatifs et quantitatifs, de sorte à déterminer les ressources les mieux aptes à
satisfaire aux besoins en eau définis, tout en assurant des meilleures conditions durables
de leur exploitation ;
Les besoins en stockage seront déterminés à partir de l’analyse des consommations
journalières, qui aura été faite pour dégager les coefficients des heures de pointe et heures
creuses. Les différents sites d’implantation de nouveaux réservoirs seront soigneusement
analysés, au plan topographique et foncier.
La planification des mesures devra se référer à la liste d'exclusion reprise dans le CGES sur
les activités présentant des risques environnementaux et sociaux élevés notamment :
les activités requérant le Consentement Préalable donné Librement et en Connaissance de
Cause (CPLCC) des Populations Autochtones et/ou requérant la réinstallation des
populations autochtones
les activités dans les zones du patrimoine culturel légalement protégées ou les zones de
patrimoine culturel des Populations Autochtones ;
les activités qui impliquent un déplacement important ou une réinstallation involontaire
d’un grand nombre de personnes ou qui pourraient donner lieu à un conflit social
important ;
les sous-projets qui entraînent des impacts économiques et sociaux à travers : la
restriction involontaire de l’accès aux parcs naturels et aires légalement protégés,
provoquant des impacts négatifs en ce qui concerne les moyens de subsistance des
personnes déplacées.
les sous-projets susceptibles d’altérer ou provoquer la destruction d'habitats naturels
critiques ou sensibles ;
les sous-projets dans les zones à haute valeur de biodiversité, telles que des habitats
critiques ou naturels, des zones à haute valeur de conservation, des habitats modifiés qui
contiennent une importante valeur de biodiversité. Les sous-projets présentant des risques
importants et/ou des impacts négatifs sur la biodiversité et ceux qui nécessiteraient le
défrichage de tout type de terrain forestier seront exclus du financement ;
l'achat ou l'utilisation de matériaux et équipements potentiellement dangereux, y compris
les tronçonneuses, l'amiante (y compris les matériaux contenant de l'amiante) ou d'autres
investissements préjudiciables à l'environnement et aux moyens de subsistance, y
compris les ressources culturelles ;
les sous-projets qui causent ou conduisent à la maltraitance des enfants, à l'exploitation
du travail des enfants ou à la traite des êtres humains ;
les activités impliquant un travail forcé qui constitue une forme d’exploitation du
travailleur et lui est préjudiciable ou des formes préjudiciables de travail des enfants ;
la construction de tout nouveau barrage pour des fins d’approvisionnement d’eau ;
les sous-projets nécessitant une utilisation importante de l'eau provenant des voies
navigables internationales.
a) Viabilité financière
L’objet de l’analyse financière à réaliser par le Consultant est de vérifier que le système
d’AEP proposé pourra couvrir les frais de fonctionnement, d’entretien et de réparations/
renouvellement à l’horizon d’au moins 10 ans, et d’évaluer la capacité du système mis en
place à générer un cash-flow positif.
Le tarif théorique devra être proposé pour chaque système afin de valider la viabilité
financière.
Le Consultant étudiera la répartition des coûts financiers du projet (coûts d’investissement et
d’exploitation) et des recettes générées par le projet, entre les acteurs du projet : finances
publiques (Régies provinciales, autres services publiques), REGIDESO S.A, ASUREP, pour
cela, le Consultant fera des projections financières en monnaie courante, avec des hypothèses
d’inflation identifiées, sur un horizon de 10 à 15 ans avec une analyse plus détaillée sur les 5
premières années et plus succincte en suite, comprenant :
Des comptes d’exploitation et résultats net de trésorerie ;
Des tableaux ressources – emplois prévisionnels, tenant compte du plan de
financement précité et des besoins en fonds de roulement et mettant en évidence la
trésorerie générée et disponible chaque année ;
La solvabilité et la rentabilité des fonds propres et la rentabilité des investissements.
Le Consultant testera la sensibilité des résultats sur la base d’un modèle financier aux
conditions de financement, au coût d’investissement, au volume de l’activité, aux prix des
prestations rendues par le projet, ainsi qu’aux autres paramètres significatifs pour le projet.
b) Evaluation économique
Pour tout investissement considéré, le Consultant effectuera une analyse socio-économique. Il
évaluera, sur la période de l’étude (10 à 15 ans), le taux de rentabilité économique interne
(TRIE) ainsi que la valeur ajoutée nette (VAN), celle-ci calculée pour un taux d’actualisation
de 10 %. A cette fin, une situation « sans projet » sera définie, et les avantages et coût du
projet seront évalués par rapport à cette situation, prenant en compte les externalités négatives
et positives du projet, dans les différentes configurations techniques déterminées.
4.3. MISSION 3 : ETUDE D’AVANT-PROJET DETAILLE
Sur la base de l’option retenue dans l’étude d’APS acceptée par la CEP-O, le Consultant
devra approfondir les aspects techniques, fonciers, organisationnels, financiers, sociaux et
économiques de ladite option. Il examinera plus précisément et en détail les différents
éléments constitutifs à savoir les ouvrages de génie civil, les forages et station de traitement
s’il y en a, les stations de pompage, les réservoirs, les conduites, les chambres de vannes, les
bornes fontaines, branchements individuels, …). La conception des installations doit répondre
aux considérations de résilience au climat.
Ainsi, à titre indicatif, l’étude APD pourrait contenir, les éléments suivants (non exhaustifs) :
Un mémoire descriptif présentant la conception générale du programme
d’investissements, les données de base et la description des ouvrages. Il contiendra
notamment les informations suivantes :
- La présentation des caractéristiques économiques et sociales de la zone
d’intervention (population, économie, infrastructures…) ;
- La description de la situation de l’approvisionnement en eau (volume
disponible, demande vs besoin en eau, etc.) ;
- La détermination des éléments caractéristiques de conception et de
dimensionnement (les besoins en eau, taux des pertes, rendement du réseau, les
coefficients de dimensionnement, …)
- Le dimensionnement des différentes parties de l’installation (source d’eau,
pompe et système d’alimentation en énergie solaire, équipements des forages,
équipement de traitement, stockage de l’eau, réseau de distribution, local
technique…) ;
- Les plans des ouvrages de génie civil (coffrage et ferraillage : réservoir,
bâtiments d’exploitation, butées, etc.)
- L’implantation sur le terrain des ouvrages ;
- Les plans types des équipements (forages, réservoir, borne-fontaine, groupes,
aménagements des têtes de forages, dispositifs de chloration, vidanges,
dimensionnement et caractéristiques des conduites, etc.) ;
- Les caractéristiques des pompes ;
- Les caractéristiques, spécifications et normes des équipements, matériels et
matériaux à utiliser et à mettre en place ;
- Les normes de mise en œuvre et d’exploitation ;
- Les quantitatifs et estimatifs prévisionnels affinés ;
- Les notes de calcul ;
- Le chronogramme détaillé des travaux ;
Un cahier de plans comprenant :
- Les plans de situation au 1:10.000 ;
- Les plans d’ensemble des réseaux au 1:5000 avec planimétrie, dimensionnement des
conduites et positionnement des ouvrages particuliers (vannes, etc.…) ;
- Les profils en long des conduites (échelle verticale 1:200 et horizontale 1:1000) ;
- Les plans d’ensemble pour les ouvrages particuliers au 1:100; plans détaillés
(coffrages et plans d’équipement au 1:50 ou 1:20 (coupes et vues) ;
- Les plans d’ensemble et détaillés des réservoirs ;
- L’avant - métré pour l’ensemble des travaux de génie civil et équipements ;
- Le carnet des nœuds pour les vannes, ventouses vidanges etc….
Le devis estimatif et confidentiel
Le métré sera établi sur la base des logiciels appropriés spécialisés dans les calculs des
terrassements et des volumes de béton. Le devis estimatif retiendra des prix définis en détail
dans le bordereau des prix.
4.3.1. Mémoire descriptif et plans
a) Ouvrages de génie civil
Les ouvrages hydrauliques seront définis de manière détaillée (forme, typologie, dimensions,
qualité etc.) de manière à permettre la réalisation d’un métré suffisamment précis qui ne
devrait pas induire des grandes variations en cours d’exécution.
Les études géotechniques devront déterminer les conditions du sous-sol intéressé par les
ouvrages en vue du calcul des fondations. Les études définiront aussi les fouilles et les
matériaux d’emprunt éventuels. Ces études peuvent être complétées en cas de besoin par des
essais au pénétromètre ou des prélèvements des échantillons des terrains pour les faire
analyser en laboratoire.
Des dessins pour chaque ouvrage seront présentés sous forme des plans à l’échelle 1/100 ou
1/50 pour les plans descriptifs et aux échelles 1/10 ou 1/20 pour les détails constructifs.
Des plans types seront préparés pour les ouvrages mineurs de nature répétitive tels que les
regards de visite, les chambres des vannes, les vidanges etc.
Les plans des ouvrages en béton armé porteront des indications sur les fers d’armature
nécessaires et la description complète de l’équipement et de la tuyauterie prévus. Les plans
d’armatures seront aussi présentés.
Les plans des structures métalliques comprendront les renseignements sur les détails des
joints, les dimensions et les épaisseurs des éléments métalliques, leur type, leur position, les
longueurs des soudures, les autres éléments d’assemblage (boulons, rivets, nombre, position
etc.). Les esquisses des plans de construction des ouvrages seront élaborées, pour permettre à
l’entrepreneur à les affiner.
Les calculs structurels des ouvrages seront exécutés en conformité avec les normes usuelles et
applicables en RDC.
b) Réseaux hydrauliques
Le modèle hydraulique ayant été effectué au niveau de l’APS, il sera nécessaire de réaliser
plusieurs simulations pour arriver à la configuration donnant satisfaction au point de vue des
pressions aux nœuds et vitesses d’écoulement dans les conduites considérant les
emplacements définitifs des ouvrages (forages, réservoirs, …). Pour ce qui concerne le
dimensionnement des conduites de refoulement et de distribution, leur optimisation sera
réalisée sur la base d’un calcul économique prenant en considération le coût de l’énergie,
l’amortissement des conduites, de l’équipement électromécanique et de la protection contre
les coups de bélier.
Des levées topographiques des conduites retenues doivent se faire avec une précision de 2.5
cm en planimétrie et 5 cm en altimétrie. Ces levées devront préciser les emprises de la route,
emplacement des poteaux électriques, câbles électriques SNEL et ligne fibre optique seront
indiqués sur les vues en plans et profil en long des conduites etc..).
Les profils en long des conduites seront réalisés pour des conduites de diamètre supérieur à
DN 100 aux échelles 1/2000 en horizontal et 1/200 en vertical. Ces profils comporteront des
indications sur les pentes, niveau du terrain naturel, axe de conduite, hauteur piézométrique,
nombre et localisation des accessoires et appareillages hydrauliques (ventouse, vidange,
régulateur, etc..), localisation des ouvrages d’art, caractéristiques des conduites (type,
diamètre nominal, pression de service, etc).
Il sera nécessaire de réaliser plusieurs simulations pour arriver à la configuration donnant
satisfaction au point de vue des pressions aux nœuds et vitesses d’écoulement dans les
conduites. Pour ce qui concerne le dimensionnement des conduites de refoulement, leur
optimisation sera réalisée sur la base d’un calcul économique prenant en considération le coût
de l’énergie, l’amortissement des conduites, de l’équipement électromécanique et de la
protection contre les coups de bélier.
Les appareils et équipements hydrauliques devront être de manière générale placés dans des
regards d’inspection et de manœuvre équipés de trappes en fonte et des cadenas de fermeture
pour faire face aux vandalismes et interventions intempestives des plombiers ambulants.
Chaque nœud fera l’objet d’un croquis. Les croquis seront numérotés de façon à repérer
facilement le nœud sur le plan du réseau. Ces croquis renseigneront clairement sur les
diamètres des conduites et des pièces spéciales.
c) Equipements (électriques et électromécaniques)
Le choix du type de pompe de forage (amorcé sommairement en phase APS) sera approfondi
à ce stade. Un autre aspect déterminant c’est celui de faire des choix qui minimisent les
travaux de génie civil.
Les équipements de pompage solaire si nécessaires seront définis de manière détaillée
(puissance, typologie, dimensions, protections, qualité etc.) de manière à permettre la
réalisation d’un métré suffisamment précis qui ne devrait pas induire des grandes variations
en cours d’exécution.
Les calculs des équipements seront exécutés en conformité avec les normes usuelles et
applicables en RDC.
Le niveau d’automatisation à retenir pour les équipements électriques et électromécaniques
devra être compatible avec les conditions locales d’exploitation et surtout aux questions
d’entretien et de maintenance.
4.3.2. Devis estimatif et confidentiel :
Pour chaque lot de travaux, le dossier de consultation des entreprises ou Dossier d’Appel
d’Offres sera élaboré par le prestataire, sur la base des DAO standards de la Banque Mondiale
en vigueur qui sera mis à disposition du Consultant, et sera notamment constitué des éléments
suivants :
- Cahier des clauses administratives générales et/ou particulières (CCAG et/ou CCAP) ;
- Cahier des clauses techniques particulières (CCTP) ;
- Formulaire relatif à l’acte d’engagement ;
- Bordereau de prix unitaire ou d’une décomposition du prix globale et forfaitaire
(DPGF) ou encore d’un détail quantitatif estimatif (DQE) ;
- Des documents techniques (pièces graphiques, rapports géotechniques, notes de
calculs, plan général de coordination...) tels que préparés et développés dans les
phases d’APS/APD ;
- Prescriptions environnementales et sociales.
Le DAO comprendra, les pièces écrites et graphiques, le bordereau des prix et devis estimatif
et quantitatif ainsi que les prescriptions environnementales et sociales.
Pour les DAO des forages, le Consultant utilisera le livre rouge de la FIDIC1.
Les risques géologiques (absence d’eau dans l’aquifère visé) ne sont pas assumés par le
foreur. L’absence d’eau à l’endroit exigé conduit à l’abandon du site et au paiement des
travaux réalisés sur base des prix du bordereau métré (en cas d’exécution correcte de
l’ouvrage).
Le DAO des forages doit définir des tests à l'achèvement pour garantir : (i) l'absence de
contamination de l'eau pendant la construction, (ii) la verticalité du logement de la pompe,
(iii) l'alignement du tubage au niveau de la pompe et (iv) la minimisation des pertes de charge
du forage.
Qualité de l’eau : Un puits produisant de l'eau contenant des hydrocarbures ou une
contamination bactériologique ne doit pas être mis en service. Le contractant est tenu
de remédier à la situation, faute de quoi le puits peut être déclaré perdu.
Verticalité : Le tubage doit être suffisamment d'aplomb pour ne pas gêner l'installation
et le fonctionnement de la pompe. La section du logement de la pompe doit être forée
et tubée de manière droite et verticale pour éviter que la pompe, une fois installée, ne
soit en contact avec le tubage et ne l'endommage (soudure par électrolyse dans le cas
d'un tubage en acier, friction et usure dans le cas d'un tubage en uPVC, etc.).
Alignement : Le test d'alignement a pour but de déterminer le degré maximum de
désalignement des différentes sections de tubage assemblées pendant la construction
du puits, autorisé dans le logement de la pompe pour permettre l'installation et le
fonctionnement d'une pompe submersible.
Perte de charge : La perte de charge a un impact important sur les coûts de pompage
(cout d’exploitation plus important car cela augmente la hauteur manométrique totale).
Les tests d'achèvement (voir la section 9 du contrat du Livre Rouge de la FIDIC) doivent être
clairement définis dans la section « Exigence des travaux » du contrat, y compris les valeurs
limites pour la réussite des tests. Le Consultant doit définir et spécifier clairement les critères
et les indicateurs mesurés pour les tests d’achèvement. Le Consultant doit aussi spécifier les
moins-values (en pourcentage – normalement maximum 15% du prix qui serait appliqué pour
un forage correctement exécuté) appliquées en cas de la non atteinte d’un ou plusieurs des
critères d’achèvements fixés dans le cas où la CEP-O décide tout-de-même de mettre le
forage défaillant en service (pour des raisons de rareté de la ressource en eau par exemple). Si
la CEP-O décide de ne pas réceptionner ni d’autoriser l’équipement d’un forage mal exécuté,
ce dernier ne sera pas payé.
1 La révision datée de juillet 2019 applique les " Conditions générales " qui font partie du Cahier des charges pour la
construction de bâtiments et d'ouvrages d'art conçus par le Maître d'Ouvrage (deuxième édition 2017) publié par la
Fédération Internationale des Ingénieurs - Conseils (FIDIC), et les " Conditions particulières " à utiliser par les
Emprunteurs lors de l'application de ces " Conditions générales ". Pour plus de détails, veuillez-vous référer au
document FIDIC " Conditions of Contract for Building and Engineering Works Designed by the Employer ".
La formulation proposée pour la condition particulière (clause 9.4 du livre rouge de la FIDIC)
pourrait être la suivante : "Les prix unitaires des éléments correspondant à des infrastructures
mises en service qui ne satisfont pas à un ou plusieurs tests à l'achèvement sont réduits de 3
% pour chaque test échoué concernant la qualité de l'eau, la verticalité et l'alignement, et
sont réduits de 5 % supplémentaires pour un test échoué concernant la perte de charge,
portés à 8 % si la perte de charge est plus de deux fois supérieure à l'objectif. La réduction
totale est plafonnée à 15 %.
Les conditions particulières du contrat de travaux de forage comprendront la clause 14.9
proposée pour ajuster le calendrier de paiement concernant le paiement des infrastructures
non mises en service et la clause 9.4 proposée pour détailler la formule de paiement partiel
pour les infrastructures mises en service qui n'ont pas passé les tests à l'achèvement.
a) Pièces écrites et des pièces graphiques
Les documents techniques des DAO seront élaborés en fonction des conclusions et des
résultats de l’APD et ce, au regard du budget disponible.
Le Consultant préparera les DAO (pièces écrites et pièces graphiques) à la concurrence pour
le marché identifié. Les DAO ainsi produits seront mis en conformité avec les règles de
procédure pour l’acquisition des biens et services de la Banque Mondiale.
b) Bordereau de prix et des devis estimatif et quantitatif
Une évaluation confidentielle des ouvrages sera faite par nature d’ouvrage, avec indication
des sources des prix unitaires, des imprévus et de l’augmentation des prix.
L’évaluation confidentielle sera rédigée sur base du bordereau de prix et le(s) devis
estimatif(s) et présentée à la CEP-O, mais ne sera pas annexée au DAO.
c) Prescriptions pour la gestion environnementale et sociale (E&S) dans les DAO
Ces prescriptions porteront sur les clauses environnementales et sociales issues des Etudes
d’Impact Environnementaux et Sociaux (EIES) ainsi les mesures de prévention et de lutte
contre l’exploitation et abus sexuel, et harcèlement sexuel, en ligne avec celles identifiées par
le plan d’action EAS/HS2.
Le Consultant remettra à la CEP-O, à la REGIDESO et aux régies provinciales les licences
des logiciels utilisés pour la modélisation du réseau (par exemple Mike Urbain/WaterCAD et
Hammer) et procédera à une formation d’un total de 10 ingénieurs de ces institutions à
l’utilisation de ces logiciels.
6. DURÉE DE LA MISSION
La durée calendaire prévisionnelle totale de la mission est de Sept (7) mois à compter de la
date de réception de l’ordre de service. Elle n’inclut pas la période d’approbation des rapports
par la CEP-O et les parties prenantes. Les durées pour chaque livrables et chaque groupe des
sites sélectionnés sont reprises ci-dessous :
Etudes hydrogéologiques et Avant-Projet Sommaire Durée (Jours)
Etudes hydrogéologiques des villes de de Bandundu et de Tshikapa 45
Etudes d’Avant-Projet Sommaire par groupe
APS pour le centre de Kikwit 45
APS pour le centre de Bandundu 45
APS pour le centre de Tshikapa 45
Etudes d’Avant-Projet Détaillé
APD pour le centre de Kikwit 90
2 Exploitation, Abus Sexuels, et Harassement Sexuel
APD pour le centre de Bandundu 90
APD pour le centre de Tshikapa 90
Dossier d’appel d’offres
DAO des forages 30
DAO pour le centre de Kikwit 45
DAO pour le centre de Bandundu 45
DAO pour le centre de Tshikapa 45
Les délais sont très stricts et ne pourront pas être dépassés.
7. EXÉCUTION DE LA MISSION
7.1. ORGANISATION
Le Consultant travaillera en étroite collaboration avec la CEP-O et les UPEP étant entendu
qu'il assumera pleinement la responsabilité des analyses et interprétations des données
obtenues, ainsi que des conclusions et recommandations de ses rapports. Il prendra en compte
les diverses remarques et commentaires des services directement impliqués au projet sur ses
rapports provisoires.
Le Consultant travaillera sur terrain avec les représentants de la REGIDESO, de l’ONHR et
des Régies Provinciales. Les frais de déplacement de ces experts seront à la charge du
Consultant.
7.2. PROFIL DU CONSULTANT
Les prestations attendues seront assurées par un Consultant disposant d'une expérience
pertinente dans les études d’AEP (APS, APD et DAO). Cette expérience sera justifiée par au
moins trois (03) références similaires durant les dix dernières années.
Le Consultant doit justifier, à travers ses bilans certifiés des 3 dernières années, d’une
situation financière saine et présenter les preuves d’avoir une politique claire en matière de
prévention EAS/HS, avec un code de bonne conduite qui interdit tout type de comportement y
lié, ainsi qu’une formation régulière concernant ces aspects. Au cas contraire, le personnel
devra signer le code de bonne conduite du projet, ainsi que bénéficier d’une séance de
sensibilisation en matière de risques et conséquences VBG, y compris EAS/HS, le contenu du
code de bonne conduite, et les procédures identifiées par le projet pour dénoncer ces
incidents.
Le Consultant mobilisera une équipe comprenant le personnel clé ci-après dont les
qualifications (formations et expériences spécifiques) appuyées par des attestations ad hoc
permettent d’établir les profils correspondants :
Un chef de mission : Ingénieur Hydraulicien ou équivalent ayant un diplôme (BAC
+5) avec au moins dix (10) ans d’expérience dans des études hydrauliques des
systèmes d’AEP (dont reconnaissance géophysique). Le chef de mission doit avoir
coordonné au moins deux (02) projets similaires (de taille similaire) dont au moins un
(01) en Afrique subsaharienne ;
Un Spécialiste en Génie Civil par site : Ingénieur de niveau (BAC+5), ou équivalent
avec au moins sept (7) ans d’expérience dans la conception et l’élaboration des
dossiers techniques se rapportant aux ouvrages hydrauliques des systèmes d’AEP
projets de taille similaire (d’un groupe de site) en Afrique subsaharienne ;
Un Ingénieur hydraulicien par site : Un Ingénieur en Hydraulique ou équivalent
ayant un diplôme (BAC +5) avec au moins sept (07) ans d’expérience dans des études
hydrauliques des systèmes d’AEP et au moins deux (02) projets de taille similaire
(d’un groupe de site) en Afrique subsaharienne ;
Un Expert Socio-économiste par site : de niveau (BAC + 5) en Economie ou
diplôme équivalent avec au moins dix (10) ans d’expérience dont cinq (05) dans la
réalisation d’étude et les évaluations socio-économiques, les animations et
sensibilisation y compris les questions d’exploitation des ouvrages d’eau avec des
connaissances dans le domaine institutionnel/ gestion/ exploitation/ ressources.
Un Spécialiste Electromécanicien : Ingénieur électromécanicien ou équivalent ayant
un diplôme (BAC+5) avec une spécialisation en énergies renouvelables et au moins
dix (10) ans d’expérience dont cinq (05) dans le dimensionnement des équipements
électromécaniques des systèmes d’AEP et au moins deux (02) dans le
dimensionnement des systèmes photovoltaïques pour l’AEP en Afrique équatoriale ;
Un Spécialiste en énergie photovoltaïque : Un Ingénieur en énergies renouvelables
ou équivalent ayant un diplôme (BAC+5), avec au moins dix (10) ans d’expérience
dont cinq (05) dans le dimensionnement des systèmes photovoltaïques pour
l’alimentation en eau potable avec au moins deux (02) projets similaires en Afrique
subsaharienne ;
Un Spécialiste en Système d’information Géographique par site : Spécialiste ayant
un diplôme (BAC+5) en topographie, en Géomatique ou équivalent avec au moins
cinq (05) ans d’expériences dans la modélisation topographique et cartographiques
appliquées en hydraulique ;
Un hydrogéologue : Hydrogéologue ayant un diplôme (BAC+5) en géologie,
hydrogéologie ou équivalent avec au moins dix (10) ans d’expérience dont cinq (05)
dans les études hydrogéologiques pour les systèmes d’AEP avec au moins deux (02)
projets similaires en Afrique subsaharienne. Au moins l’un des deux hydrogéologues
doit être titulaire d’une formation complémentaire en géophysique et démontrer d’une
solide expérience en diverse méthodes d’analyses géophysiques ;
Un Expert Environnementaliste : de niveau (BAC + 5) en Environnement ou
diplôme équivalent avec une expérience d’au moins sept (07) ans dans la réalisation
des études d’impacts environnementaux et sociaux des projets d’AEP (EIES, PGES,
PAR…) avec au moins deux (02) projets similaires en Afrique subsaharienne. Il devra
également avoir une connaissance approfondie des normes environnementales et
sociales de la Banque mondiale et des lois et règlementations de la RDC en la matière.
La connaissance du Tshiluba et/ou Kikongo est un atout
L’équipe du personnel clé du Consultant est donnée à titre indicatif et peut être appuyée entre
autres par des équipes de projeteur/dessinateur, équipes d’enquêteurs (incluant le personnel
féminin), équipes des topographes, …
L’hydrogéologue sera appuyé par des géophysiciens et opérateurs des équipements de
prospection géophysiques.
Le Consultant devra joindre à son offre technique, les CV de son Personnel Clé proposé
signés et accompagnés d’un engagement de disponibilité pour lesdites études.
Le personnel clé de la mission doit maitriser le français et posséder des qualifications
requises.
Le nombre d’experts à mettre à disposition devra être déterminé par le Consultant de manière
à achever les activités prévues dans les délais impartis.
Lors de l’exécution de la mission, le Consultant travaillera sous la supervision directe du
Coordonnateur de la Cellule d’Exécution des Projets-Eau « CEP-O » et en collaboration avec
les Unités Provinciales d’Exécution des Projets (UPEP), les Régies Provinciales du Service
Public de l’Eau, l’ONHR pour les sites ruraux, la REGIDESO (DG et Direction Régionales)
pour les sites exploités par la REGIDESO.
La CEP-O désignera et fera connaitre au Consultant les agents qui seront affectés au
suivi du déroulement de la mission.
La CEP-O et les UPEP mettront tout en œuvre pour faciliter au Consultant, l’accès aux
documents existants et études antérieures ainsi que toute autre information nécessaire
à la réussite de la mission.
7.6. RAPPORTS
Le dossier d'appel d'offres sera élaboré suivant le modèle type de l’IDA, version la plus
actualisée, conformément à la procédure de sélection retenue.
Pour le DAO des forages, le livre rouge de FIDIC sera utilisé.
Le DAO des forages comprendra notamment :
l’introduction sur les contextes hydrogéologiques pour chaque marchés, lots et
groupes ;
les modalités applicables en cas de défaut d’exécution d’un forage – critères
d’achèvement non ou partiellement atteints en précisant les critères et les indicateurs ;
les spécifications techniques des réactifs utilisés pour le forage ;
les modalités de requête et exécution des forages de reconnaissance pour les sites
complexes (en précision la possibilité d’alésage des forages de reconnaissance
positifs) ;
les modalités de mise en place du massif filtrant ;
les modalités de développement des forages exécutés (par air lift double colonne et
pompage) ;
les modalités des essais de pompages et de nappe (essai de pompage par paliers non
enchainé et essai de nappe à débit constant) ;
les modalités d’analyse de l’eau ;
les modalités environnementale et sociale liées à la remise en état du site de travaux ;
les modalités de construction de la margelle des forages (comprenant les clapets anti-
retour, vanne de sectionnement et compteur à impulsion) ;
les modalités de protection des forages exécutés (contre la contamination, le sabotage,
…) ;
les particularités techniques pour les forages en zone karstique (calcaire instable) :
tubage aveugle et crépiné renforcé, modalités de forage adaptées,…
les descriptions des bordereaux de prix ;
la proposition conditionnelle d’inclure la fourniture et installation des pompes et
colonne d’exhaure flexible dans le DAO (cette clause conditionnelle sera rediscutée
pendant l’exécution de la mission).
Les DAO des forages seront rédigés en français et en anglais, lorsque la version française aura
été validée par la CEP-O.
7.6.3. Approbation des rapports
7.7. LOGISTIQUE
Le Consultant doit mobiliser en nombre suffisant les équipements requis (GPS différentiels,
appareillages de prospections hydro géophysiques, dont TDEM, Sondage Électronique et
magnéto-tellurique, tomographiques, caméra submersible véhicules, téléphone portable,
connexion internet, ordinateurs, imprimantes et des consommables divers) pour lui permettre
de réaliser simultanément et efficacement le travail pour tous les 8 groupes.
Le Consultant prendra en charge les frais de déplacement de ses équipes. Tout équipement
acquis par le projet sera remis à la CEP-O à la fin de la mission.