Impact du taux de change sur l'Algérie
Impact du taux de change sur l'Algérie
Thème
Essai sur l’im
impact du taux de changee su
sur les
importatio
ations en Algérie (1980-2014
14)
Présenté par :
Melle BROURI LINDA
Melle SETHI SAMIRA
Membres de jury :
Président : Mr Kaci BOU
UALEM
Examinatrice : Mm BERK
RKAI KHEIRA
Encadreur : Mr TARMOU
MOUL Rabah
2015- 2016
Remerciements
Merci beaucoup
Nous dédions ce travail à nos chers parents en récompense de
leurs sacrifices et de leur clairvoyance, qui nous ont servirions tout au
long de notre vie, à nos frères et sœurs, tout en leurs souhaitant la
réussite dans tout ce qu’ils entreprennent. A tous ceux qui ont, de
près ou de loin, participé à la réalisation de ce travail.
SAMIRA ET LINDA
LISTE DES ABREVIATIONS
Introduction ............................................................................................................................. 3
Introduction ......................................................................................................................... 18
Section I : les théories fondées sur les flux des biens et services ………………………….19
Section II : les théories fondées sur l’équilibre des stockes d’actif financier……………....30
Conclusion ............................................................................................................................ 37
Chapitre II : effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique……38
Introduction …………………………………………………………………………………38
Conclusion …………………………………………………………………………………..53
Chapitre III: Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie …………………………………………………………………..55
Introduction ...................................................................................................... ……………55
Section I : analyse univariée des séries de données …………………………………….…56
Section II : analyse multivariée des séries de données …………………………………….66
Conclusion………………………………………………………………………………….73
Introduction générale
Les opérations de commerce extérieur appellent certainement une conversion entre les
différentes monnaies nationales. Ainsi, le taux de change exprimé comme la quantité de
monnaie nécessaire pour acquérir une unité de monnaie différente est considérée comme la
pierre angulaire dans les relations économiques et financière international, il est désormais
bien reconnu qu’il représente un lien décisif entre l’économie interne d’un pays et l’économie
international, comme il est d’une importance capital dans la détermination de la stabilité
macroéconomie et incitation à s’engager dans le commerce. Les échanges des biens et des
services entrain une variation de taux de change soit une appréciation soit une dépréciation.
L’objectif principale de tout régime du taux de change est protéger la compétitivité extérieure
de l’économie en renforçant la balance des paiements et stabiliser la production (Deverux &
Engel, 1998).
1
Introduction générale
Plusieurs dévaluations ont été enchaîné. Entre 1986 à 1990 la monnaie nationale a
connu une forte dépréciation suite a la chute brutale de recettes pétrolières. Et une dévaluation
de 22% en 1991. Ensuite une autre dévaluation de 40% en 1994 dans le cadre du programme
d'ajustement structurel imposé par le FMI ayant pour objet d'un ajustement progressif de la
valeur réelle du dinar algérien. Cette dévaluation sensé réduire les importations sur le moyen
terme .Dès lors, on est amené à poser la question suivant :
« Quel est l’impact de la variation du taux de change du dinar sur les importations
algériennes ? »
Pour répondre à notre problématique, nous allons adopter une méthodologie qui repose
sur deux démarches. La première consiste à faire une étude théorique qui repose sur une revue
de littérature théorique sur le sujet, ouvrages, mémoires, documents électronique, site internet,
rapport de la banque d’Algérie, rapport et donnée de l’ONS. La deuxième démarche, nous
allons chercher à vérifier : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change
sur les différents indicateurs en Algérie de 1980 à 2014, en estimant un modèle VAR
Pour l’élaboration de notre travail, nous l’avons scindé en quatre chapitres. un chapitre
introductif sera consacré sur les concepts du base (les différent type du taux de change et
marché de change), Le premier chapitre présentera :
les théories du taux de change. Le deuxième chapitre présentera le lien entre le taux de change
et les variables économique en. Le dernier chapitre sera consacré à une analyse
économétrique sur l’impacte de la variation du taux de change de dinar sur les importations
en Algérie de 1980 à 2014 en estimant un modèle VAR.
2
Chapitre introductif
Les concepts
de base
Chapitre introductif : les concepts de base
3
Chapitre introductif : les concepts de base
En outre, le taux de change est le prix déterminé par la confrontation des mouvements
de capitaux, aussi est établi sur le marché des changes. Ce prix est exprimé entre deux
monnaies, si seulement si, il se trouve au moins deux opérateurs face à face. Le premier
souhaitant vendre la première monnaie pour acquérir la seconde, alors que l’autre opérateur a
le souhait inverse. Le taux de change est donc un prix de marché, ce dernier varie à la hausse
ou à la baisse dans le temps. En général, le taux de change est le nombre d’unités de monnaie
1
François Gauthier « Analyse macro-économique », 1990 , PP 392 .
2
Paul Grandjean « change et gestion du risque de change », Chihab, Algérie, 2003, P.05.
3
Lindert P.H et Pugel T, « Economie Internationale », 10eme édition, Paris, P. 456, 1997.
4
Chapitre introductif : les concepts de base
locale, qu’il faut vendre pour acquérir une unité de monnaie étrangère et convertible, appelée
devise.
Au niveau d’économie ouverte, les taux de change constituent l’une des variables les
plus fondamentales.
Il existe une variété des taux de changes, nous présenterons quelque types de ces taux
de change comme suit (taux de change bilatéral et multilatérale) :
Le taux de change bilatéral est le cours de change entre deux monnaies. Si N est le
nombre de monnaie étrangère convertibles en monnaie national, on dit donc qu’il existe N
cours de change bilatéraux4
Le taux de change réel (TCR) est un concept théorique pour lequel il existe deux
grandes définitions :
4
DOHNI.L et HAINAUT.C. « Les taux de change : déterminant. Opportunité et risques ».édition DeboekBruxelle,
2004, P.16.
5
Chapitre introductif : les concepts de base
Le taux de change nominal est le taux qui exprime le prix d’une monnaie par rapport à
une autre en d’autre terme le taux de change désigne la quantité de monnaie national par une
unité de monnaie étrangère ou devise (MARTENS.2006).
Le taux de change nominal " TCN " mesure le prix d'une monnaie étranger (ou devise) en
monnaie nationale .il peut être exprimé en deux façon :
- Au certain : c'est le nombre d'unités d'une monnaie étrangère que l’on peut obtenir avec une
unité de monnaie nationale. (C’est le prix du dinar en euro).
- A l'incertain : c'est le nombre d'unité de monnaie nationale qu’il faut fournir pour avoir une
unité de monnaie étrangère.
Exemple : 1EUR=128,94DZD
Ainsi, les taux de changes nominaux permettent de comparer les prix des biens et services des
différents pays. Donc si nous voulons connaitre le prix d’une voiture dans la zone euro, nous
n’avons qu’à convertir son prix dans la monnaie nationale.
5
PLIHON.D, « les taux de change », édition la découverte, collection repères, 3éme édition, paris, p.06-07.
6
Chapitre introductif : les concepts de base
ITNI : indice de taux de change nominal de la monnaie nationale par rapport à la monnaie "i"
I: coefficient de pondération pour chaque monnaie" i ".
7
Chapitre introductif : les concepts de base
Un pays qui connaît un taux d'inflation élevé a une monnaie surévaluée si son taux TCEN
varie moins vite que son taux d'inflation.
Selon S. Edwards (1987), le taux de change réel d’équilibre est un prix relatif des biens
échangeables par rapport à des biens non échangeables, qui pour des valeurs soutenables ou
d’équilibres de certains fondamentaux tel que : les tarifs à l’import, prix internationaux, flux
de capitaux, a pour résultat un équilibre simultané interne et externe.
L’équilibre interne est atteint quand le marché des biens non échangeables et du travail6
s’équilibrent dans le présent et sont anticipés de s’équilibrer dans le futur. Par ailleurs,
l’équilibre externe est réalisé quand le solde du compte courant est compatible avec les flux
de capitaux de long terme.
Le Taux de change réel d’équilibre (TCRE) n’est pas une valeur immuable ou statique
(Edwards, 1988 ; Montiel 2003). Quand il y a un changement dans les variables qui affectent
l’équilibre interne ou externe, il y aura un changement dans l’équilibre du TCR. Par exemple,
un TCER nécessaire pour atteindre l’équilibre ne sera pas le même avec des prix mondiaux
bas ou élevés. De ce fait, on peut conclure que le TCRE est lui-même fonction de certaines
6
Edwards suppose implicitement que le taux de chômage ne doit pas s’écarter de son niveau naturel. (M.
Friedman).
8
Chapitre introductif : les concepts de base
valeurs fondamentales. (Tarifs à l’import, contrôle des capitaux). Les déterminants sont
appelés les fondamentaux du TCRE.
En outre, le TCR d’équilibre ne sera pas affecté uniquement par les valeurs courantes
des fondamentaux mais aussi par des valeurs futures. (Edwards 1987)
Le marché des changes assure la confrontation des offres et des demandes de devises et
révèle leurs cours en termes de monnaies nationale. Autrement dit il conduit à la
détermination du taux de change qui est le prix d’une monnaie en termes d’une autre
monnaie. Le marché des changes est précisément le marché ou les différentes monnaies sont
échangées. Il est donc une organisation économique sans véritable réglementation ou les
transactions sur les devises ne sont pas centralisées en un lieu géographique précis (lieu
abstrait).
Le marché des changes est un marché mondial qui fonctionne en continu. C’est un
marché mondial ou offreur et demandeurs de devises ne se rencontrent pas physiquement
mais les transactions se déroulent entre les tables de change de différentes banques par le biais
d'instruments de communication et de réseaux d'information spécialisés7
7
PLIHON D, « les taux de change »,3éme édition, Collection repères, Editions La Découverte & syros, Paris.
9
Chapitre introductif : les concepts de base
Ainsi l’échange de devises sur le marché au comptant, doit s’effectuer dans les quarante huit
heures qui suivent la transaction.
Cette devise qui s’échange contre une monnaie est soumise à une cotation déterminée
par l’interaction de l’offre et de la demande sur le marché des changes. Cette devise a un prix
d’achat, un cours acheteur (bid price) auquel la banque ou le cambiste achète la devise, et un
prix de vente, un cours vendeur (ask price) auquel on vend la devise. L’écart entre le prix
d’achat et le prix de vente représente la marge de l’opérateur et s’appelle le "spead"8.
L’échange ultérieur de monnaie s’accompagne du taux de change futur qui peut être
bénéfique (si le taux de change est en hausse), ou pénalisant (si le taux de change est en
baisse) ; c’est le concept « du risque de change10 ». (BENYOUCEF F. 2006).
Si le taux de change à terme est supérieur au taux de change au comptant, on dit que
la devise cote un report.
Si le taux de change à terme est inférieur au taux de change au comptant, on dit que la
devise cote un déport.
Si le taux de change à terme est égal au taux au comptant, on dit que la devise est au pair.
II-2 Les acteurs du marché des changes
8
Il est de fonction du montant de la transaction, de la liquidité de marché et de la validité des cours et la
performance de la banque
9
DOHNI L et HINAUT C, [Link]., P. 17
10
Le risque de change est le risque de perte lié aux fluctuations des cours de monnaies
10
Chapitre introductif : les concepts de base
Les banques commerciales sont au cœur du marché des changes. En effet, presque toute
transaction internationale d’une certaine taille implique le débit et le crédit de comptes ouverts
auprès de banques commerciales sur différents place financières. Les banque donc,
interviennent pour leur propre compte ou celui de leur clients tels que les grandes entreprises,
investisseurs institutionnels, sur le marché au comptant essentiellement pour des opérations de
financement et sur le marché à terme pour la gestion de leur exposition au risque de change.
Les opérations de change d’achat ou de vente de devises sont effectuées par des opérateurs
appelés cambistes, travaillant depuis le siège de la banque dans une salle de marché.
La part des transactions interbancaires est toujours prépondérante (environ 53% des
opérations), celles-ci étant principalement réalisées via des plateformes interbancaires de
courtage. Seules les banques ayant des relations de crédit entre elles peuvent effectuer de
telles transactions. Si toutes les banques peuvent voir les taux proposés par les autres, cela ne
signifie pas nécessairement que toutes pourront traiter à ces prix : le taux de change auquel
elles pourront effectuer leur transaction. Cela explique pourquoi, par la suite, les taux de
change qu’elles pratiqueront sur leurs activités de détail (vente ou achat de devises aux
particuliers) pourront différer d’une banque à l’autre.
Les cambistes ont pour clients, ils interviennent seulement en tant qu’intermédiaires : les
entreprises financières et non financières qui ont besoin de devises pour régler leurs
opérations d’import-export ou qui désirent investir ou emprunter à l’étranger, couvrir des
transactions libellées dans plusieurs monnaies ou encore spéculer.
Les cambistes spéculent sur l’orientation future du cours des monnaies en exploitant
l’information privée qu’ils tirent de leurs transactions avec la clientèle.
Les institutions actives sur les marchés des changes fournissent de la liquidité au-delà
d’un jour si le risque couru est rémunéré convenablement
11
Chapitre introductif : les concepts de base
d-Les clients :
Ce sont les entreprises, les gestionnaires de fonds et les particuliers qui se situent en
amont du marché. Ils transmettent aux banques et aux courtiers. Les ordres dites¨¨de
clientèle¨¨ pour l’achat ou la vente de devise.
12
Chapitre introductif : les concepts de base
Il existe une grande variété de taux de change correspondant plus ou moins à deux
grands types de régimes : le régime de changes fixes et le régime de changes flottants (ou
flexibles). Le choix d’un régime de change par rapport à une autre relève de la politique
monétaire décidée par un pays ou une zone monétaire. Trois types de régime de change sont à
distinguer :
Les régimes de changes fixes rattachent la monnaie domestique à une devise étrangère
ou à un panier de devises avec une parité fixe. Ce rattachement se fait lorsque la
plupart des transactions internationales du pays sont libellées dans cette (ces)
devise(s). Dans le système de régime des changes fixes, les taux sont maintenus
constants ou peuvent fluctuer à l’intérieur d’une fourchette étroite. Les gouvernements
interviennent pour maintenir les taux à l’intérieur de la fourchette, lorsque la monnaie
a tendance à dépasser les limites prévues.
Dans un régime de change fixe, les parités sont établies en termes d’un étalon (or,
DTS, autre devise). Des marges de fluctuations étant éventuellement fixées. Dès que le
cours de change atteint une des limites inférieure ou supérieure, cela entraîne
l’intervention d’une ou plusieurs banques centrales. Ces interventions peuvent être
également complétées par des mesures de politiques économiques, visant à corriger les
déséquilibres économiques. Si ces mesures s’avèrent insuffisantes, une modification
du système doit être envisagée.
En change fixe, le taux de change constitue une contrainte pour la politique monétaire.
13
Chapitre introductif : les concepts de base
-La parité de change est exposée aux attaques spéculatives de manière permanante
La fin du système de Bretton Woods, qui a amené à l'abandon des régimes de change
fixes au début des années 70, et l’avènement des changes flexibles. Un nouveau
système de changes flexibles fut mis en place. Qui sous-entendent que les monnaies
fluctuent librement sans intervention des autorités11. C’est-à-dire que les autorités
n’interviennent pas pour influencer le taux de change de leur monnaie. Elles laissent
les forces du marché (l’offre et la demande) déterminent le cours de change de leur
monnaie12. C’est le libre jeu de l’offre et de la demande qui détermine la valeur de la
monnaie.
D’une part, ce système de change « régimes de change flexible », est caractérisé par une
politique autonome, cela veut dire que les autorités monétaires n’ont plus besoin de
conserver les réserves de devises pour défendre le cours de la monnaie. Comme il
permet un ajustement plus rapide aux chocs externes puisque l'ajustement du taux de
change de la devise est constant.
11
Marc Montoussé « Macroéconomie », Editions Bréal, 2eme édition, , 2006, P.229 .
12
Business international et mondialisation: vers une nouvelle Europe/Andrew Harrison, Ertugrul Dalkiran, Ena
Elsey – 2004
14
Chapitre introductif : les concepts de base
D’autre part le régime de change flexible peut être une source d’inflation dans la
mesure où il entraîne moins de contraintes dans les politiques monétaires des pays.
Ainsi que l’effet négatif de la forte volatilité et instabilités des taux.
La conférence monétaire et financière des Nations Unies à bretton woods en1944, amis
en place un système monétaire international qui fonctionnera jusqu’en 1971. Pour première
fois, les pays s’engagent sur des règles précises dans le domaine des relations monétaires
international et mettent au point un système de change or basé sur le dollar, ou chaque
monnaie était définie par rapport à l’or ou par rapport au dollar lui-même convertible en or.
Les pays vont devoir maintenir fixe la parité de leur monnaie par rapport au dollar et
disposant d’une marge de fluctuation de de 1% et les banques centrales doivent intervenir
pour maintenir fixe cette parité lorsque celle-ci dépasse la marge par rapport au dollar.
Les objectifs de cette conférence visaient le retour à l’ordre et la stabilité dans les
règlements internationaux, ainsi que la relance des échanges commerciaux et des mouvements
des capitaux sans en imposer des restrictions aux échanges internationaux1. Par ce biais il
15
Chapitre introductif : les concepts de base
16
Chapitre I
les théories du taux de
change
Chapitre I : les théories du taux de change
17
Chapitre I : les théories du taux de change
Jusqu’un au début des années 70 les théories de détermination de taux de change les plus
répandus sont celle qui expliquent les variations des taux de changes en situation des balances
commerciales ou des balances courants. Ainsi la dynamique des taux de changes dépend
principalement de l’état du solde des extérieurs, lui-même relier au niveau de la demande
interne et des taux d’intérêt, les principales approches qui ont expliqué les variations des taux
de change en fonction des flux des biens et services sont celle fondée sur la parité de pouvoir
d’achat (ppa) et les approches keynésiennes :
Les origines de la TPPA remontent aux économistes anglais du XIX siècle comme
Ricardo D et Thornion W. Puis développer par Gustave Cassel, qui formalisa cette théorie en
1916 dans son ouvrage « la monnaie et le change après 1914 ». Dans cet ouvrage, l’auteur se
questionne sur le taux d'équilibre dans une économie affectée par les distorsions des prix.
Ainsi, dans cette optique, si les biens, qui font l'objet du commerce international, sont
parfaitement substituables, il existe une relation entre le prix et le taux de change. Selon la loi
de prix unique dans un marché international concurrentiel sans obstacles à l’étranger sans cout
de transport ou de transaction. Les prix de biens et services identique vendus dans des pays
différent doivent être les mêmes quelque soit la monnaie dans la quelle ces prix sont exprimé
Selon cette théorie, peut être généralisée en comparant, pour deux pays, des paniers des
biens échangeables. D’où la valeur d’une monnaie est déterminée par le montant de biens et
services qu'elle permet d'acquérir ; c'est à dire par son pouvoir d'achat interne qui évolue dans
le sens inverse du niveau général des prix domestiques. Le taux de change entre deux monnaie
serrai déterminer par le rapport entre le niveau générale des prix des deux pays ainsi d’après la
PPA une baisse de pouvoir d’achat intérieur d’une monnaie impliquant un accroissement de
niveaux générale des prix serrai associer a une dépréciation proportionnelle de la monnaie sur
le marché de change, dans le cas contraire, on aboutirait a une appréciation de cette dernier.
Il y a deux fondements possibles de la relation de PPA souvent considérés de façon très
imbriquée et qu‘il faut bien distinguer car l‘un, celui de la loi du prix unique ; le second celui
de la théorie quantitative de la monnaie.
La relation entre la PPA et la loi de prix unique ; cette dernière est appliquer sur un bien
particulier, tandis que la PPA s’applique au niveau générale des prix.
18
Chapitre I : les théories du taux de change
Si la loi de prix unique est vérifie pour tous les biens, alors la PPA est automatiquement
confirmé[Link] partisans de la PPA concédèrent cependant que ca validité (en particulier en tant
que théorie à long terme) n’exige pas que la loi de prix unique soit vérifier ; même si la loi de
prix unique n’est pas vérifier pour chacun des bien, l’argument reste valide, les prix et le taux
de change ne devraient pas trop s’éloigner de ce que prédit la PPA. Lorsque les biens et les
services sont temporairement plus couteux dans un pays que dans un autre, la demande pour la
monnaie et la production diminuent, ce qui doit ramener le taux de change et les prix
domestiques à des niveaux en accord avec la PPA.
La relation avec la théorie quantitative de la monnaie (TQM) dans sa version moderne est
due à Friedman (1956). Cette théorie est construite dans la question du taux de change, ou elle
présente une relation entre l‘offre de monnaie, vitesse, prix et volume de transactions. La
version des transactions de la TQM est MV = PT, ou, (M) est l‘offre de monnaie, (V) est la
vitesse de circulation de monnaie, (P) est le niveau général des prix de toutes les transactions et
(T) est le nombre de transactions.
Nous examinons la théorie de la PPA à partir de la perspective de la théorie quantitative
de la monnaie et en présentant l‘analyse géométrique entre le taux de change, monnaie et prix.
Dans toutes les versions de la TQM, V et T sont fixes, alors toute augmentation dans M peut
être due à une augmentation de P. Pour relier la TQM à la PPA, les auteurs décomposent les
biens qui laissent augmenter le niveau des prix en biens marchands (PM) et biens non
marchands (PN) ainsi la fonction des prix est donnée par P = (PM, PN) qui est homogène de
degré 1.
Supposons que le prix relatif ߙ=ܲܯ/ܲܰ est constant, alors les deux prix nominaux varient le
long de OP et le point d‘équilibre général est au point E. Toute augmentation des prix engendre
déplacement de la courbe de (AA) à (A‘A‘) avec un même prix relatif (α), le nouveau point
d‘équilibre est (E‘). L‘homogénéité de la fonction des prix ܲ=(ܲܯ,ܲܰ) implique que toute
augmentation des de la quantité de la monnaie laisse augmenter les prix sectoriels (PM) et (PN)
avec la même proportion. La théorie de la PPA vient s‘appliquer pour les biens marchands
c‘est-à-dire =ܵܲ∗ܯ, ou ܲ ∗ܯest le prix étranger du bien marchand. Une augmentation au
double de la quantité de monnaie M0 à 2M0 double le niveau des prix domestique de (P0) à
2P0. Avec le prix du bien étranger fixé à ܲܯ0∗ le taux de change se déprécie de 100% S1=2S0,
pour tout les biens donc la version absolus sera vérifier. (Joly H, 1996) cette version
impliquent que
E=P/P*
E : le taux de change
P : le niveau des prix domestiques
P*: niveau des prix étrangers
Dans cette approche le taux de change ce déduirait d’un simple rapport entre deux
indices de prix 1(DOHNI.L et al 2004). Cependant, les hypothèses de cette version ne sont pas
très réaliste ; les indices des prix ne permet en considération ni évolution de la PPA ni les
tensions inflationnistes. (DOHNI.L et al 2004), la théorie de PPA absolu pose le problème de sa
vérification dans la pratique. Ce problème est rendu encore plus complexe, si les aspects
suivants sont pris en considération :
-L’existence de biens et services non échangeables pour lequel l'arbitrage ne joue pas ;
-Les coûts de transaction considérables qui accompagnent l'échange de bien et qui rendent
l'arbitrage coûteux ;
-La composition différente, d'un pays à l’autre, du panier des biens et de services visés par les
mesures des niveaux nationaux des prix.
La deuxième qui est « relative », Prédit que la variation de taux de change compense les
différenciel d’inflation de sort que le taux de change réel soit constante.
Cassel propose que les variations de taux des change soient égale à l’ écart entre les
variations des prix domestiques et étrangère.
E=p-p*
La PPA est la théorie la plus connu elle est supposé vérifier la loi de prix unique, selon la
quelle chaque biens et services ne doit pas avoir qu’un seul prix quelque soit la monnaie utilisé
pour l’exprimer. Or cette loi est loin d’être appliquée à la réalité dans la mesure où le marché
n’est parfaitement intégré, aux raisons de l’existence des couts de transport et de transaction,
1
DOHNI.L et HINAUT, « les taux de changes : déterminant, opportunités et risques »,1édition, 2004.
20
Chapitre I : les théories du taux de change
et parce que certain biens et services ne sont pas échangeables internationalement2, Cette
théorie soulève plusieurs problèmes :
- La difficulté de définir les indices des prix utilisés pour mesurer l'inflation dans différant
pays. Il peut y avoir des différences assez importantes dans le choix des produits et de services
intervenant dans le calcul des indices des prix. Les indices de prix qui tiennent compte des
produits et services non échangeables fourniront des informations fausses sur la compétitivité
d’un pays.
- La vérification de cette théorie se fonde sur la sensibilité de commerce aux changements des
prix. Il existe toutefois quelques facteurs qui limitent le rôle de prix, telle que la barrière à
l’entrée.
-La TPPA est fondée sur l’évolution des opérations courantes, seule composante qui soit
véritablement affectée par les variations des prix respectifs des biens et services dans les
différents pays. Or la balance des opérations courantes n’est qu’une partie de la balance de
paiement et le taux de change peut évoluer sous l’influence des autres postes composant de la
balance de paiement.
- la vérification de cette théorie est sensible aux pays retenu, c'est-à-dire la TPPA est souvent
vérifiée avec des pays possédant les mêmes niveaux de développement ainsi que des structures
économiques identiques.
L’évolution de taux de change nominaux compenserait les écarts de prix entre pays. Ces
résultats sont parfois interprété comme une vérification de la PPA, mais pour que celle-ci
soient vérifier, il faudrait que le taux de change réel soit stable au fil de tempe. Or le taux de
change réel résulte de phénomène tel que les écarts de rythme de productivité entre pays et les
niveaux de développement économiques.
I-2 Balassa-Samuelson :
La déviation persistante du taux de change réel à partir des taux PPA calculés a donné
lieu à deux essais distincts à ce sujet en 1964, le premier étant celui de Paul Samuelson, l’autre
étant de Bela Balassa (1964). Le résultat est désormais plus connu sous le nom du “Modèle
Balassa-Samuelson”. Ce modèle établit une distinction critique entre les biens échangeable et
les biens non échangeable « non négociés », L’analyse Balassa-Samuelson a confirmé que le
taux de change tendrait vers leurs taux PPA, lorsque les biens échangeables satisfont à la loi de
2
PLIHON.D, « les taux de change », édition la découvert & Syros, paris, 1991.
21
Chapitre I : les théories du taux de change
prix unique, les variations de leurs prix et celle de taux de change nominal sont globalement
compatible avec la PPA. Il n’en va pas de même pour les biens non échangeables. Les hausses
de salaires consécutifs aux gains de productivité se traduisent, dans ce secteur, par une
augmentation des prix qui n’a pas lieu d’être associée à une hausse du taux de change nominal.
Le niveau général des prix tend alors à devenir supérieur à celui qui serait conforme à la PPA,
et le taux de change réel s’apprécie.
Pour bien apparaître cet effet, on se placera dans le cadre d’une économie en
développement, dont le taux de change est calculé par rapport à un pays étranger plus avancé
noté.
L’appréciation du taux de change réel du pays en développement, par rapport à la monnaie du
pays étranger, est égale à l’appréciation du taux de change nominal plus l’écart d’inflation entre
les deux pays (pays en développement et pays étranger plus avancé)
Q = e + (p - p*)
q : le taux de change réel et nominal, le pris en taux de croissance ;
p et p* : le taux de croissance des prix de la demande finale dans le pays en développement et
le pays étranger.
La productivité des facteurs (mesuré en l’occurrence par le PIB par habitant) apparaît donc
comme un déterminant structurel du taux de change réel. Ce type de résultat constitue une
invitation à rechercher d’autres déterminants « fondamentaux ». C’est la démarche
qu’entreprennent les analyses en termes de taux de change réel d’équilibre3.
L’effet « Balassa-Samuelson », explique la distorsion dans la parité de pouvoir d’achat
(PPA) due aux différences internationales de productivité relatives entre le secteur de biens
échangeables (industrie manufacturière et l’agriculture) et non échangeables (les services).
Cette distorsion peut s’apprécier en niveau ou en évolution. L’effet Balassa en niveau explique
les différences de niveaux des prix entre les pays et donc les écarts à la PPA en niveau. Les
différences de productivité entre les deux secteurs rendent les niveaux des prix plus faibles dans
les pays le moins développé, ce qui implique une sous évaluation de leurs monnaies par rapport
à la PPA en niveau. L’effet de Balassa en évolution, explique pourquoi l’hypothèse de PPA
n’est pas vérifié entre les pays émergents et les pays avancé[Link] limites de l’effet de Balassa-
Samuelson:
3
DOHNI.L et HINAUT, op cite, p160.
22
Chapitre I : les théories du taux de change
I--3 L’approche keynésienne du taux de change par la balance des paiements (développer
par Mandel en 1960) :
Selon la théorie de la balance des comptes, « le taux de change nominal provient de la
confrontation de l'offre et de la demande découlant des opérations de la balance des opérations
courantes ». Seulement, les importations et les exportations sont dépendantes des rapports entre
le niveau général des prix interne et le niveau général des prix externe et par voix de
conséquence, du taux de change.
Mundell (1960) et Fleming (1962), deux auteurs d'inspiration Keynésienne, ont développé un
modèle dans lesquels la dynamique de taux de change est principalement fonction de l'état du
solde des échanges extérieurs.
Elle s’appui sur les soldes de la balance des paiements selon cette approche, un déficit ou un
excédent du solde de la balance commerciale ou des comptes des transactions courant se
traduit par une dépréciation ou une appréciation de la monnaie nationale, cette dernier
décomposés entre transaction sur biens et services, revenus et transfert courant. Si la valeur
d’exportation dépasse celle des importations, on dit qu’il ya un excédent de la balance courant,
si les importations sont supérieurs aux exportations la balance courant est déficitaire. Ainsi,
deux théories ont été avancées ; la théorie des élasticités et la théorie de l’absorption4.
D’après ces deux théories, le taux de change se déduit de l’équilibre sur le marché des biens,
qui définit via ces effets sur le solde extérieur courant. Avec le théorème des élasticités critique
(ou condition de MARCHELLE …………..) les conditions sous les quelles les variations de
changes permettant un retour du solde courant a l’équilibre, l’approche des élasticités conclus
que le taux de change réel variée d’autant plus fortement a la suite d’un choc réel affectent ce
solde que l’offre et la demande sont peu élastique aux prix. L’approche par l’absorption
souligne quant à la elle le rôle des élasticités-revenus des flux d’échanges.5
Les différentes analyses théoriques privilégient des soldes variés des balances des paiements
pour expliquer la détermination de taux de change. Le rôle du taux de change, dans ce cadre
théorique, est d'équilibrer la balance des paiements à long terme, en maintenant les réserves à
4
AFTALION.F et LOSO.E, « le taux de change », paris : PUF, 1987, P.48.
5
DOHNI.L et HINAUT, op cite, P.161.
23
Chapitre I : les théories du taux de change
un niveau minimale requis, pour pallier aux inévitables fluctuations de la balance commerciale
à court terme.
I-4 La théorie de taux de change d’équilibre :
La volatilité des taux de change observée, depuis l’abandon de système de Bretton woods,
peut avoir des effets macroéconomiques indésirables sur l’économie réelle en particulier sur
l’allocation des facteurs de production.
En effet, l’approche macroéconomique de la détermination du taux de change d’équilibre
consiste à construire des modèles décrivant la trajectoire des taux anticipés par les agents qui
convergent vers une valeur de long terme dite d’équilibre. Une diversité de modèle du taux de
change d’équilibre est devenue pénible à distinguer l’apport de chaque approche, en évoquant
l’approche de taux de change réel d’équilibre fondamental (FEER) de Williamson, désiré
(DEER) de Taylor, Naturel (Natrex) de Stein et Allen, comportemental (BEER) de Clark et
Macdonald6 ; nous essayant de présenté les principales théories de taux de change d’équilibre,
qui sont en nombre de trois 7(BOUVERET A et al 2005) :
Williamson découle une version normative. Choisir une cible de compte courant ou un
niveau de production élevé qui soit compatible avec un contrôle de l’inflation sont des
6
Les références bibliographique de ce paragraphe sont citées par ABDALAH A 2006 ;
7
BOUVRET.A et STERDYNIAK. H, « les modèles de taux de change, équilibre de long terme, dynamique et
hystérèse ». 2005, P. 248-253 ;
8
Voir aussi: Williamson (1983)
9
CAPULE J-Y et GARNIER O, « dictionnaire d’économie et des sciences sociales », édition Hatier, paris, 2008.
24
Chapitre I : les théories du taux de change
éléments normatifs pour les équilibres interne et externe. Le FEER correspond donc à un taux
d’équilibre compatible avec des performances économiques idéales. En développent le concept
de FEER, williamson semblait chercher une référence de coordination international de taux de
change dans une période marquée par la volatilité des taux de changes en générale et la forte
appréciation du dollar américain en particulier, mais aussi par le résultat de Rogoffet Messe
(1983) indiquant l’inaptitude des modèles structurels à estimer l’évolution de taux de change .
La proposition de Williamson présent un intérêt certain. Elle présent l’avantage de prendre en
considération dans le calcule du taux de change d’équilibre aussi bien les prix relatives que les
objectifs de production, la balance courante, les flux de capitaux et les changements structurels
des différents économies.
Cependant, un des principaux problèmes du FEER est sa faisabilité Williamson (1985 et
1994), lui-même, reconnait son caractère difficilement opérationnel. En effet, bien que le FEER
soit fonction des fondamentaux de l’économie (tels que le progrès technique, le taux de
chômage, l’inflation, la production, la balance courante, etc.), il est difficile de le calculer à
cause des problèmes méthodologiques. En fait, il faut définir, pour chaque pays, le niveau de la
production de plein emploi («production potentielle») et le solde courant soutenable tout en
respectant la cohérence mondiale des objectifs nationaux (i.e., les objectifs économiques
nationaux seraient identiques pour tous les pays du monde). Ainsi, Williamson propose de
calculer le FEER en simulant des modèles macro-économétriques multinationaux.
Le FEER se détermine par la méthode graphique comme suit :
- l'équilibre interne (exogène) est représenté par une verticale indiquant le niveau potentiel de
la production dans le plan (PIB, change réel).
- l'équilibre externe est définit par l'égalité du compte courant à une valeur d'équilibre
généralement liée à la capacité des paiements extérieurs. L'équilibre externe est représenté par
une droite dans le plan (PIB, change réel), avec une pente positive qui indique les combinaisons
du change réel et de l'activité, par lesquelles le compte courant est à un niveau prédéterminé
qualifié d’équilibre.
La droite d'équilibre externe décrit l'influence du change réel sur le bloc de demande du
modèle. Autrement dit, le compte courant dépend du taux de change réel, puisqu’ il est admis
qu’en cas d'un déficit de balance courant, celui-ci doit être accompagnée d'une dépréciation,
c'est-à-dire d'une augmentation de la valeur du taux de change.
- le FEER est la valeur du change réel qui permet d'obtenir une cible donnée de compte
courant, sachant que l'activité domestique et l'activité étrangère sont à leur niveau d'équilibre de
moyen terme.
25
Chapitre I : les théories du taux de change
Figure n°1 : la détermination de taux de change réel d’équilibre (cas ou l’équilibre interne et
exogène10).
TCR
PIB domestique
Source : LAKHEDAR A. al. 2011, page 41.
Suit a ses reproche Artis et Taylor 1993 ont proposé le concept de taux de change d’équilibre
désiré (DEER)11.
Le DEER analyse le taux de change d’équilibre, en fonction des niveaux désiré de solde
courant et d’emploi. Le DEER est donc une contraint sur la trajectoire du taux de change et non
un niveau donné. Les autorités monétaires peuvent alors choisir cette trajectoire sous cette
contrainte en tenant compte de leurs objectifs.
C’est sous l’impulsion de Clark et Mc Donald, en 1997, que la théorie du taux de change
d’équilibre comportemental a été développée. Cependant cette approche du taux de change réel
d’équilibre n’est pas sans inconvénients. (Rey 2009). BEER n’a pas pour objet d’expliquer
théoriquement de détermination du taux de change mais son but est de rendre compte
empiriquement de l’évolution du taux de change ; elle consiste, tout d’abord, a retenir un
ensemble de variable fondamentale peuvent influencer le taux de change réel de long terme
(taux de chômage, prix de pétrole, ………), c-à-dire que le taux de change (R) est une fonction
des fondamentaux de long terme (ft) :
Rt=Aft
Ensuit à chercher selon des principes économétriques des relations de cointégration entre
le taux de change et ses déterminant.
10
C’est –à-dire qu’il na aucun impacte sur la production potentielle.
11
Desired Iquilibrium Exchange rate
26
Chapitre I : les théories du taux de change
L’équation de court terme est estimée à la base d’un modèle à correction d’erreur
(VECM) suivante :
R= -(R-Af)t-1+ft-i+u(r+r*)+t
r est le taux d’intérêt réel
Selon les deux auteurs, l’écart entre le taux de change et sa valeur estimer de long terme,
selon la relation de cointégration permet d’évaluer la mésalignement du taux de change
courant. (BROUVER A. al 2005).
D’après Clark et Donald (2000), ont affiné l’approche du BEER par l’introduction d’un
nouveau concept : le taux de change d’équilibre permanent (PEER) ; ils utilisent des techniques
purement économétrique pour dissocier le taux de change d’’équilibre permanent (PEER) du
taux d’équilibre courant (BEER) (STERDYNIAK et BROUVER A, 2005)12.
Cette approche se place dans une perspective purement économétrique ; le modèle
suppose que le taux de change réel converge de façon monotone vers sa valeur de long terme.
Tandis que l’analyse théorique montre que cette propriété n’est obtenue que dans des cas très
particulier où il existe une seule et unique variable rigide dans l’économie (STERDYNIAK et
FEROLDI ,1984) ainsi, les performances empiriques du BEER sont remises en cause en
l’absence d’un modèle théorique explicite, ce qui limite en termes de rigueur.
12
BOUVRET.A et STERDYNIAK. H, op cite
13
DOHNI.L et HINAUT, op cit, P.161.
14
Facteur irréguliers liés à la conjecture économique qui peuvent affecter la potentielle puis le taux de change réel.
27
Chapitre I : les théories du taux de change
Leurs approches distinguent trois horizons de taux de change : le court terme, le moyen
terme et le long terme.
A court terme, Natrex dépend des fondamentaux, de stock d’actif nette et de facteur
cyclique et spéculatifs.
L’équilibre de moyen terme peut se réaliser quand les conditions d’équilibre interne et
externe sont réalisées .L’équilibre interne est défini comme étant la situation dans
laquelle le taux d’utilisation des capacités de production est à son niveau moyen
stationnaire15,et l’équilibre externe nécessite la stationnarité des différentielles des taux
intérêt réel a longue terme en l’absence de flux de capitaux spéculatif bas é sur les
anticipation, et de variation de taux de change .
L’équilibre de long terme est atteint quand les facteurs cycliques se sont éliminés et
que les fondamentaux endogènes ont convergé vers leur état stationnaire.
Tout fois, Stein n’est pas le premier a asseoir son approche de taux de change réel d’équilibre
en se référant a [Link] est aussi les travaux de Williamson(1985,1994) et Bayoumé et al
(1914) où le concept de Nursk a trouvé son expérience quantitatif. Mais L’analyse de Stein
fonde sur le taux de change réel et non sur le taux de change nominal.
Le Natrex représente un concept positif, et non normatif, du taux de change réel d’é[Link]
est le taux qui génèrent les fondamentaux réel et les politiques économiques existante .c’est un
taux de change réel optimal sans que ces les politiques soient elle-même optimal ou maximisent
le bien-être .aussi parce que les fondamentaux sont des variables qui évoluent a travers le
temps.
Nous sembles que la meilleure présentation de l’approche de Stein est celle de REY S (2009) ;
il a bien analysé l’apport de Natrex à l’approche du taux de change d’équilibre, selon REY S.
(2009) le Natrex s’efforce de prendre en confédération les déférents aspects que les autres
approches, parmi ces aspectes :
décrire la dynamique du taux de change réel vers sa valeur d’équilibre de moyen
terme et en suit la transition vers l’équilibre de long terme.
15
Ni pressions déflationnistes liées à un excès de capacités, ni pressions inflationnistes dues à une surchauffe de
l’économie
28
Chapitre I : les théories du taux de change
-Les analyses théoriques de taux de change fondée sur les échanges internationaux de bien et
service ignorant complètement le rôle des facteurs financier, en effet, ces approche ont été
élaborer durant les années cinquante ou les transaction financière international étaient encor
plus important et très réglementées. cependant, l’accroissement des mouvements des capitaux a
partir de la fin des années cinquante et qui introduisent un volume d’échange de devise plus
important que les transactions courant montre les limites des théorie de détermination de taux
de change par les biens et services
16
c-à-dire a la fois l’équilibre de moyen terme et l’équilibre long terme
29
Chapitre I : les théories du taux de change
La monnaie de "A" va se déprécier par rapport à celle de "B", qui sera plus demandée en raison
de sa forte rentabilité ; ce qui conduit à l’élimination du report de "A" par rapport à "B".
De cette façon l’équilibre sera retrouvé17, et le nouveau cours à terme est calculé par l’équation
suivante :
Si on désigne par : CC : cours comptant
CT : cours à terme ( taux recherché )
Ie : taux d’intérêt étranger nominal
Id : taux d’intérêt domestique nominal
۱ ܂− ۱۱
= ۷۳ − ۷۲
۱۱
D’ou: CT = CC (IE - ID) + CC
CT = CC (IE - ID + 1)
Le différentiel d‘intérêt est dans cette approche le plus important facteur explicatif de la
formation de cours de change à terme. D‘autres facteurs agissant sur la formation des cours
peuvent être cités :
l‘offre et la demande de devises liées au commerce international
les anticipations sur les cours aux comptants, futurs des différentes devises.
Selon cette théorie on peut distinguer deux sortes de parité de taux d‘intérêt : la théorie de
parité couverte des taux d‘intérêt et la théorie de parité non couverte.
la première « la parité de taux d’intérêt couvert (PTIC); elle explique comment les taux
de change a terme sont déterminer sous l’hypothèse que la parité de taux d’intérêt soit
vérifier, celui-ci et égale au taux de change au comptant anticipé pour le jour
d’échéance du contrat a terme.
Elle met en évidence la relation étroite qui lie le taux de change à terme entre deux monnaie, le
taux de change au comptant et le taux d’intérêt qu’offrent les dépôts bancaires libellés dans ces
deux monnaies. La PTIC est semblable à la condition de parité non couvert des taux d’intérêt,
sauf que celle-ci (PTIC) retient le taux de change a terme plutôt que le taux de change au
comptant anticipé.
la deuxième « la parité de taux d’intérêt non couvert (PTINC); le marché d’échange est
a l’équilibre lorsque tout les dépôts bancaires libellés dans tout les monnaies offrent la
17
AROYO. P et ARVISENET. P, « le Marché des Changes », Dunod ,Paris, 1994, P.64.
30
Chapitre I : les théories du taux de change
même rentabilité anticipé. cette condition, qui veut que les rentabilités anticipé de deux
dépôts quelconques libellés dans les monnaies différents mais exprimés dans la même
monnaie soient égale à l’équilibre, et appelée la condition de parité des taux d’intérêts
(PTI). elle suppose que les agents qui potentiellement détiennent des dépôts en monnaie
étrangères ne prennent en compte que les rentabilités anticipées.
31
Chapitre I : les théories du taux de change
sont les trois actifs à la disposition des agents. Les demandes de ces trois actifs sont une
fonction positive de la richesse existante (Plihon, 1999).
Par ailleurs, il est supposé que :
la demande de monnaie nationale décroît avec la hausse de taux d’intérêt domestique où
étranger. Autrement dit, une relation négative lie la demande de la monnaie et le taux
d’intérêt (domestique et étranger)
la demande de titres nationaux augmente avec le taux d'intérêt domestique et le risque
sur les titres étrangers. Elle décroît avec le taux d'intérêt étranger et le risque sur le titre
national.
la demande des titres étrangers s'accroît avec le taux d'intérêt étranger et le risque sur les
titres nationaux. Elle diminue avec le taux d'intérêt national et le risque sur les titres
étrangers.
La relation (1.4) décrit la contrainte budgétaire des investisseurs, mesurée par leur richesse
globale. D’après cette relation (1.4), on doit avoir : a1 + b1 + c1 =1
Une combinaison des équations (1.1) à (1.3) permet d'obtenir la forme réduite suivante du
modèle :
܅
E′.F= (1-a1-b1)W=(i,i*,r ,r*)W E′=(i,i*,r,r*). ۴
Cette dernière relation fait apparaître le taux de change comme une variable déterminée par le
processus de choix de portefeuille, qui permet une répartition de la richesse entre monnaie
nationale, titres nationaux et étrangers conformes aux désirs des investisseurs. Autrement dit, le
taux de change est le prix qui assure l'équilibre sur les différents marchés d'actifs nationaux et
étrangers.
De ceci, il peut être déduit que le taux de change est déterminé par les facteurs qui affectent
l’offre et la demande d’actifs monétaires et financiers. Selon cette théorie, le taux de change
peut être déterminé comme suit :
à long terme : le taux de change résulte d’un processus d’interaction entre marché des
flux réels et marché des stocks d’actifs;
à court terme : le taux de change est déterminé à partir des conditions prévalant sur le
marché de stocks actifs.
Cette approche en terme de portefeuille a montré que, à chaque instant, l'ordre de grandeur de
stocks de titres, susceptibles d'être échangés contre des titres libellés en d'autres devises, est
beaucoup plus important que les flux d'achats et de ventes des devises liés aux transactions
32
Chapitre I : les théories du taux de change
courantes. Par ailleurs, les marchés d'actifs peuvent s'adapter beaucoup plus rapidement à des
changements de situation que les marchés des [Link] limites de cette théorie ;
Le modèle de portefeuille prouve l'existence des conditions structurelles capables de rendre les
taux de change instables à court terme. Mais si les opérateurs du marché sont des agents
rationnels, comme elle le prévoit, ils doivent être capables de "corriger", au moins
partiellement, les déviations des changes par rapport à leur niveau d'équilibre engendrées par
les faiblesses d'organisation du marché, Cependant, au début des années quatre vingt, Meese et
Rogoff (1983) puis Frenkel (1984) montrent que la plupart des théories du change sont
incapables de prévoir correctement l'évolution du taux de change sur quelques mois ; la
meilleure prévision est encore celle donnée par un simple modèle naïf de "marche au hasard19,
La manière dont les opérateurs traitent l'information disponible et appréhendent l'évolution du
marché est donc aussi une cause de déviations des taux de change. Ces déviations des parités
ont la particularité de pouvoir dégénérer en bulles spéculatives.
Dans ce chapitre, nous avons présenté les théories et les modèle de taux de change en vue
d’analyser les relations entre les variables réelles et financières. Les théories développées sont
marquées par les périodes au cours desquelles elles ont été développées. Les théories
développées dans la première moitié du 20ème siècle considèrent les mouvements des biens et
services, ainsi que leurs prix relatifs, comme les principaux déterminants du taux de change.
Ces théories sont fondées sur l’hypothèse de la parité des pouvoirs qui est la résultante d’un
processus d’arbitrage sur les prix au niveau international. Cette théorie permet de déterminer le
18
PLIHON.D, op cit, P.55.
19
C’est-à-dire un modèle conforme au comportement à quelques mois des cambistes sur le marché.
33
Chapitre I : les théories du taux de change
taux change en niveau, c’est la PPA absolue, et en évolution, c’est la PPA relative. L’extension
du processus d’arbitrage au marché des actifs financiers a conduit à la parité des taux d’intérêt
(PTI), dont la PTI non couverte et la PTI couverte.
La PPA est une théorie qui a très peu de fondement théorique et elle est une analyse
normative qui dicte le taux de change ou son évolution dans le temps. La PPA est une théorie
qui n’est testable que sur le long terme.
L’intensification des mouvements des flux financiers dans la deuxième moitié du 20ème siècle
a rendu les taux de change plus instables et plus volatils, et les économies sont devenues très
exposées aux chocs internes et externes. La nécessité d’explication de ces phénomènes a
favorisé l’émergence des théories de plus en plus complexes et sophistiquées en établissant des
relations économiques entre un ensemble de variables. Ces théories sont qualifiées d’analyses
positives, puisqu’elles cherchent plutôt à expliquer les instabilités du taux de change. Ces
théories ont été développées dans une perspective macroéconomique ou dans une perspective
microéconomique. Les analyses macroéconomiques se sont développées selon les approches
par les flux qui sont également connues sous la désignation de théories keynésiennes du taux de
change, ou selon les approches monétaires et financières.
Les approches par les flux se concentrent essentiellement sur l’équilibre de la balance des
paiements alors que les approches monétaires et financières se focalisent principalement sur les
liens entre les variables monétaires, financières, réelles et le rôle des anticipations. Les
approches microéconomiques sont qualifiées approches en termes de microstructure des
marchés des changes qui reposent essentiellement sur l’hypothèse d’efficience informationnelle
de ce marché des changes. Les théories ou les analyses de la microstructure du marché des
changes sont étayée soit par l’hypothèse des anticipations rationnelles, soit par l’hypothèse
d’hétérogénéité des agents intervenant sur le marché des changes.
Les théories de la deuxième moitié du 20ème siècle fournissent des fondements solides aux
analyses du taux de change et du régime de change, mais elles ne traitent pas toutes les
questions, surtout celles qui concernent les déséquilibres fondamentaux des taux de change.
Cette lacune a impliqué le retour des analyses normatives incarnées par les théories des «zones
cibles» que l’on qualifie parfois d’approches macroéconomiques modernes du taux de change.
Ces analyses s’intéressent non seulement aux instabilités des taux de change, mais, surtout,
elles se targuent de montrer ce que doit être le niveau du taux de change à moyen et long
termes, et comment celui-ci doit évoluer dans le temps. Ces développements ont mis un accent
important sur l’existence du taux de change d’équilibre pour chaque économie. Cette idée est
34
Chapitre I : les théories du taux de change
largement partagée tant sur le plan académique que politique, et, c’est ce qui explique d’ailleurs
le fait que le débat sur le taux de change est l’un des principaux sujets à la fois sur le plan
national et international.
L’ensemble des analyses théoriques apportent des éclaircissements sur la conduite de la
politique économique (politique budgétaire et politique monétaire) et ses conséquences au
niveau national et international. Elles établissent des liens plus moins clairs et formels entre les
variables, et elles permettent aussi de comprendre les déséquilibres fondamentaux et les
problèmes de compétitivité des économies.
35
Chapitre I : les théories du taux de change
Conclusion
Ces théories sont fondées sur l’hypothèse de la parité des pouvoirs qui est la résultante
d’un processus d’arbitrage sur les prix au niveau international. Cette théorie permet de
déterminer le taux change en niveau, c’est la PPA absolue, et en évolution, c’est la PPA
relative. La PPA est une théorie qui n’est testable que sur le long terme. Nous avons déduit que
cette approche présente des inconvénients, lorsque l‘on raisonne en termes de taux de change
réel. Les théories du taux de change réel d’équilibre (FEER, DEER, BEER et NATREX). Elles
supposent que le taux de change réel assure l’équilibre extérieur, tandis que l’équilibre intérieur
est assuré par la politique budgétaire ou l’équilibre du stock d’actif extérieur
L‘étude du modèle de la balance de paiement, nous a permis de conclure qu‘il existe une relation
étroite entre le taux de change et le solde de paiement. Il s'apprécie en cas d'excédant de la balance de
paiement et se déprécie en cas de déficit de cette même balance. L‘examen du modèle de Balassa et
Samuelson, nous a conduit à la conclusion qu‘il existe une relation entre la productivité et le
taux de change. La productivité entraîne une appréciation de taux de change éclaircissements
36
Chapitre II
effet de variation du taux de
change sur les indicateurs
économique
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
L’analyse de la politique de change est utiles de fait qu’elle constitue l’un des
principaux leviers de la politique économique est devré être parmi la préoccupation majeurs
des autorités monétaire, si celle-ci comptant faire du taux de change un instrument efficace
pour améliorer les performances économiques de leurs pays.
37
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
Après l’indépendance, l’Algérie est toujours restée dans la zone Franc, Les capitaux
étaient libellés en devises et étaient librement transférable à l’étranger sans aucune restriction
et une liberté totale de commerce extérieur1, cette situation n’a pas durée long temps suit aux
fuites massives des capitaux ainsi que les déséquilibre de la balance des paiements. En 1963,
l’état algérien s’est vu l’obligation d’instaurer le contrôle des échanges2 afin de freiner
l’hémorragie des capitaux causant la baisse des réserves de change. En 1964, le dinar fut crée,
vu la loi 64-111 du 10 avril 1964, instituent l’unité monétaire nationale.
Il était défini à parité fixe avec le franc français à raison d’un dinar pour un franc et un
poids d’or fin de 180mg (1DZD=1FRF=180milligramme d’or). Les valeurs des autres
monnaies par rapport au dinar étaient définies par référence à leur parité avec le franc dans le
cadre du système de Bretton Woods.
38
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
De plus, l’appréciation du dollar par rapport aux devises dans lesquelles est libellée la
dette extérieure de l’Algérie réduit le poids de l’endettement extérieur. Ainsi, l’encours en
dollar de la dette extérieure de l’Algérie a chuté de 17 milliards USD en 1980 à 14 milliards
USD en 1984.6
. En 1986, l’Algérie a subi le contre choc pétrolier (la crise hydrocarbure) qui à induit
une chut radicale des recettes d’exportation d’une part et le style de gestion socialiste d’autre
part, la politique de glissement progressif consiste à faire baisser de manière continue et sans
que ne soit annoncée la valeur du dinar. C’est ainsi que le cours USD/DZD est passé de 4,82
en 1986 à 12,19 en 1990. À partir de 1988 ce régime de change rigide a été remplacé par un
régime d’allocation de devises dont la gestion concrète est confiée aux banques commerciales,
sous réserve du plafonnement du crédit en vigueur et en conformité avec les objectifs de la
balance des paiements. Dans ce nouveau régime, les banques accordaient des devises à leur
clientèle entreprise.
L’accès au marché officiel de change a été rendu possible à tous les opérateurs
économiques (publics ou privés) suite à la signature par l'Algérie en avril 1994 d'un premier
4
MISSION ECONOMIQUE, « La politique de change en Algérie », Ambassade de France en Algérie, Alger,
2006, P.01.
5
BANTABET B et ZIAD M « régime de change et développement et analyses quantitative », université de
mascara.
6
BENBITOUR A, « l’Algérie au Troisième Millénaire : Défis et potentialités », édition Marinoor, Alger, 1998.
7
Suit au décret exécutif 91-36 du 13 février 1991 relatif aux conditions d’intervention en matière de commerce
extérieure et de règlement N°91-03 20/02/1991 relatif aux conditions d’exercices des opérations d’importation
des biens et de leur financement
39
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
accord avec ses créanciers sous l’égide du FMI concernant le rééchelonnement d’une partie de
sa dette.
40
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
Entre 2008 et 2009, le TCER s’est déprécié et le dinar s’est déprécié de presque 12,5%.
Plusieurs programmes gouvernementaux d’investissement colossaux supporté par l’envolée
des prix des hydrocarbures se sont traduits par des politiques budgétaires et monétaires
expansionnistes tirant les importations à la hausse. Face à cette situation, les autorités
algériennes, via la loi de finance complémentaire, ont instauré la parité dans le capital des
entreprises étrangères 51% pour une partie algérienne et 49% étrangère ainsi que l’utilisation
du crédit documentaire comme seul moyen de financement.
8
Le fixing peut être définit comme un système de cotation par enchère, basé sur des séances quotidiennes
réunissant les représentant les banques commerciales sous la présidence de la B.A
41
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
Tableau N°02: le lien entre la politique de change et les indicateurs économiques interne
Régime de Politique de change Croissanc Inflations
change e (%) (%)
Appartenance a la zone France10 (1962-1964) …………. …………
.
fixe Encourage au France français (1664-1974) +6,46 4,76
Dés les années 70, le FMI note avec fermeté la surévaluation du Dinar algérien et
recommande aux Autorités Algériennes la dévaluation. Ces dernières ont rejeté celle-ci car la
jugeant inopérante soit à l’exportation soit à l’importation, en argumentant ceci par :
9
DUCHEMAN F, « la politique de change en Algérie ». Alger : AMBASSADE DE FRANCEEN ALGERIE,
MISSION économique, 2006, P.8.
10
Cette période n’est pas considérée ; car l’Algérie ne possède pas de monnaie nationale, donc l’absence de
politique de change nationale.
11
C’est la politique de glissement progressif qui consiste à faire baisser de manière continue et sans que ne soit
annoncé la valeur de dinar.
42
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
Etant donné que les importations dépendent en grande partie du plan alimentaire, la
dévaluation ne peut que causer une hausse des prix des biens de consommations au
détriment du pouvoir d’achat de la population. Le secteur des hydrocarbures étant au
cœur de l’économie algérienne, leurs prix élevés ont eu pour effet un boom
économique assez important qui a pris fin au milieu des années 80 et, quand les prix
du pétrole ont chuté en 1986, entraînant une baisse de la rente pétrolière de 50% ;
mettant l’Algérie face à des déséquilibres tant budgétaires qu’extérieurs importants.
Les déficits du compte courant nourris par des prêts du F.M.I ont fait accumulé la dette
extérieure et le ratio du service de la dette est passé de 35% des exportations en 1985 à 78%
en 1988.V Cette crise a fait apparaître les distorsions de l’économie algérienne basée sur la
seule ressource pétrolière libellée en Dollar américain. La baisse du cours de ce dernier avait
en ce temps là, provoqué la détérioration de la balance des paiements ; les réserves de changes
étaient de plus en plus faibles et ne pouvaient plus préserver la parité de change du Dinar
algérien. L’Etat était contrarié de recourir à l’endettement extérieur pour financer le déficit de
la balance des paiements.
La baisse des recettes des hydrocarbures a donné lieu à une réaffirmation des lois sur le
monopole de l’Etat et le contrôle des changes entraînant un effondrement de la croissance
pendant toute une décennie. Le taux de change en terme réel sur le marché parallèle a
augmenté d’environ cinq fois comparativement au taux de change nominal. Cette conjoncture
avait remis en question la politique du taux de change ; celui-ci ne jouait pas son rôle dans
l’ajustement des déséquilibres de la balance des paiements. On reconnaît que la parité du
Dinar algérien n’était pas réaliste et ne reflétait plus la valeur réelle de la production nationale
; les produits étaient donc surévalués. On estime par ailleurs qu’en 1986, le taux de change du
43
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
Dans ce contexte le Dinar fut dévalué d’environ 50% par rapport au Dollar pour
réajuster sa valeur surévaluée en procédant par deux étapes :
- La première, en Avril 1994 où 1 USD = 36 DZD
- La deuxième, en Septembre 1994 où 1 USD = 41 DZD
12
Fonds Monétaire International, Algérie- Rapport des services du FMI, Janvier 1988, p.14.
13
Abdelkarim Naas, Le Système Bancaire Algérien, de la décolonisation à l’économie de marché, Paris, INAS,
2003, P.216.
14
The World Bank, Stratégie macroéconomique à moyen terme pour l’Algérie, Mai, 2003, P .9.
44
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
Cette dévaluation ne s’arrête pas là. Elle continue durant les années qui suivent
parallèlement à une hausse du prix du pétrole même si légère soit-elle.
Le tableau ci-dessous montre l’évolution réversible entre le prix du pétrole et le taux de
change pour la deuxième moitié des années 90.
On remarque dans ce tableau que la dévaluation a été importante pour les années 1996 à
1999, durant lesquelles le prix du pétrole a tant de même connu une légère hausse par rapport
aux années précédentes.
D’un autre côté, le tableau suivant montre le quasi stabilité des réserves de changes pour
les mêmes années, alors que la dette extérieure n’a cessé d’évoluer.
45
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
effets vicieux s’il ne s’inscrit pas dans une logique de coordination entre toutes les variables
de cet ensemble (BABA AHMED L, 2000)15.
Taux de change en %
100
80
60
40 Taux de change
20
0
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
Cette figure explique l’évolution annuelle de taux de change du dinar Algérien par
rapport au dollar Américain où nous remarquons que le taux de change est en moyenne stable
de 1980 jusqu’à 1990 (c’est en 1980 qu’on enregistre le plus bas niveau 3,83%) où l’Algérie a
vécu pendant cette période un régime de change restrictif. Mais à partir de 1990, la banque
d’Algérie a adopté un nouveau régime de change dit flottant dirigé du taux de change du
dinars vis-à-vis des principales devises, monnaies des plus importants partenaires
commerciaux de l’Algérie ; dont l’objectif est la stabilité à moyen terme du taux de change
effectif réel à son niveau d’équilibre déterminé par les fondamentaux de l’économie nationale;
principalement le prix du pétrole, le différentiel de productivité et la part des dépenses
publiques dans le produit intérieur brut
15
Baba Ahmed L, dévaluation du dinar et entreprise public. Cahier du CREAD, 2001, N°57,3éme trimestre,
P.57-74.
46
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
47
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
D’autre part, la dépréciation du dinar rend plus compétitifs les produit d’exportation, dont le
prix en devise étrangers diminue automatiquement.
Figure N°04: Évolution annuelle du taux de chômage et TCH en Algérie de 1980 à 2014
100
90
80
70
60
50 Taux de change
40
Taux de chômage
30
20
10
0
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
Source : Elaboré par nous même à partir des données de l’ONS.
En remarque d’après la figure N°2 que, le taux de chômage est important ; est toujours
en housse, a partir de l’année 90 ; Depuis 1994, le marché de l'emploi en Algérie a enregistré
une dégradation sensible. Le taux de chômage qui était de l'ordre de 24,36 % en cette année
est passé à 28,10 % en 199516 pour atteindre le taux de 29,52 % en 1997, retraçant une
accélération beaucoup plus rapide que celle des années précédent Concernant la création
d'emploi selon des statistiques du Ministère du Travail de la Protection Sociale et de la
Formation Professionnelle [ONS, 2003], 135 388 nouveaux postes ont été crées durant la
période (1994-1997), dont 26,3 % emplois permanents et 73,70 % emplois temporaires.
Cependant, on a enregistre 94 852 nouveaux postes d’emplois seulement entre 1998 et 2001,
dont 14,6 % emplois permanents. Malgré cela, les pertes d'emplois ont été plus importantes
que les créations [Musette et Hammouda, 1998].
Trois mesures méritent d'être citées en raison de leurs conséquences significatives sur le
marché du travail. Il s'agit primo, de la liquidation des entreprises publiques déficitaires
entraînant évidemment la mise au chômage d'un nombre important de travailleurs pour
raisons économiques En 1998, le nombre de chômeurs a été évalué à plus de 2,3 millions de
16
Services du délégué à la planification
48
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
personnes, soit 29,2% de la population active. Cette aggravation du chômage était le résultat
non de la baisse sensible des créations d’emplois mais également des compressions d’effectifs
et a la liquidation des entreprises. En l’an 2000, 30% de la population active est au chômage ;
c’est un taux record jamais connu en Algérie pendant les trois dernières décennies. Le
chômage est demeure extrêmement élevé avec un taux quasiment constant de plus de 27%
avec une légère baisse enregistrée en 2003. En 2004 cependant ce taux a connu un
fléchissement inattendu : 17%. Cette importante chute du taux de chômage fortement
controversée est due sans aucun doute a des changements opères dans le mode d’évaluation
antérieur. Depuis le taux de chômage a connu une baisse appréciable (15.30% en
2005,12.30% en 2006,13.80% en 2007, 11,30% en 2008,10.20% en 2009 et10% en
2010)…Quoiqu’il en soit et au-delà des controverses relatives à sa mesure, le chômage est
une réalité tangible en Algérie, ce qui pousse à s’interroger sur les performances des
politiques économiques dans ce domaine sensible de la création d’emploi productifs. Ensuite,
le TCHO presque stable de 2010 à 2014.
Le taux de change des monnaies et en particulier, les dévaluations ont souvent été un
moyen des pouvoirs publics, pour résoudre les problèmes des échanges extérieurs. Il y a une
relation négative entre le taux change et le taux de chômage .Une augmentation du taux de
change pourrait avoir des retombées économiques positives en termes d’exportations, donc
d’activité et par conséquent d’emplois et baisse du taux de chômage.
Figure N°05: Évolution annuelle de taux d’inflation et TCH en Algérie de 1980 à 2014 (e
100
90
80
70
60
50
Taux de change
40
30 INF
20
10
0
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
49
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
D’après la représentation graphique, nous pouvons remarquer que le taux d’inflation est passé
par trois phases importantes qui représentent ainsi l’évolution l’économie algérienne.
- De 1980 à 1989 : enregistré un pic en 1981 de 14,65%, cette hausse des prix a fait que les
salaires ont augmenté plus fortement que la productivité, les politiques restrictives ne sont pas
encore mises en place. Par la suite on constate une diminution durant la période 1982 à 1984
tirée de 6% à 8,2%. de1984 à1989 le taux de change réel du dinar connait une importante
surévaluation notamment en 1986 cette surévaluation à une période qui coïncide avec une
inflation ouvert en Algérie. En effet, les taux d’inflations ne cessaient pas d’accroitre, ce qui
peut parfaitement expliquer l’importante surévaluation du dinar durant cette période
50
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
cette poussée inflationniste20 est principalement imputable à l’évolution des prix des produits
alimentaires, dont la variation de l’indice a atteint 11,6%, sous l’effet d’une forte
augmentation des prix des biens agricoles frais (+18,9%) et des produits agro-alimentaires
(+5,64%).
Les conséquences des variations du taux de change sur l’inflation dépendent de
nombreux facteurs. Toutefois, ce qu’il faut retenir, c’est que l’inflation dépend en fin de
compte de la politique monétaire et que les variations du taux de change sont elles-mêmes
tributaires de l’orientation de la politique monétaire. Une dépréciation du dinar se traduit, à
court terme, par une hausse du taux d’inflation, mais en longue période ce taux retourne vers
l’objectif visé, c’est-à-dire que, à long terme, un taux de change fort conduit à diminuer le
taux d’inflation.
Figure N°06: Évolution des importations en Algérie de 1980 à 2014 (en million de DA)
L’Algérie a importé massivement une grande variété de produits, enracinant une dépendance
qui se poursuit encore aujourd’hui. Durant la période allant de 1970 à 1989 les importations,
toutes catégories de biens confondues, ont connu une très forte augmentation en valeur,
20
Flash de conjoncture, direction générale de la prévision et des politiques, Ministère des finances (fin mars
2012).
51
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
passant de 40 519 millions en 1980 pour atteindre le sommet (pour la période) de 51 257
millions en 1984 ; elles ont connu une légère baisse à partir de 1986 après le contre-choc
pétrolier pour atteindre 43 427 millions de dinars en 1988. L’approvisionnement de
l’industrie en biens d’équipement et biens intermédiaires accapare la plus importante part des
importations, 64 % en moyenne sur la décennie 70 et 62 % sur la décennie 80. L’importation
des biens de consommation aussi bien alimentaires qu’industriels a augmenté quoique dans
une proportion moindre par rapport à la catégorie précédente. le gouvernement a procédé a
une dévaluation du dinar en 1989 et la seconde en 1991. Tout foi la libéralisation du secteur
des importations 1991 a conduit à une entré massive des produit étrangères et une
augmentation des importations par rapport a l’année précédant passé de 8676 Million de DA
en 1990 à 139257 Million de DA en 1991, les importation de l’Algérie a enregistré un
excédant de plus en plus important de 498130 Million de DA en A1996 jusqu’un 4719708
Million de DA en 2014 en raison d’une hausse pratiquement générale des groupes de produits
importé (a l’exception des biens non alimentaires)
52
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique
Conclusion
Dans ce chapitre nous allons, résumés les grandes étapes qui ont marqué l’évolution de
la politique de change en Algérie. L’analyse de ce politique nous a permis de conclure que
l’évolution de celui-ci depuis indépendance à ce jour, a connu plusieurs mutations. L’analyse
de ce politique nous a permis de conclure que l’évolution de celui-ci depuis l’indépendance à
ce jour, a connu plusieurs mutations. Nous avons montré que cette politique a été passée d’un
régime de change fixe avec rattachement aux francs français à une convertibilité limitée et à
un flottement dirigé. la dévaluation a été succédée en 1995 par la libéralisation de régime du
change
Cependant, cette dévaluation n’a pas pu atteindre l’objectif final auquel elle fut instauré,
a s’avoir stimulé la production national et réduire les importations. En effet le commerce
extérieur algérien et toujours dominé par les exportations en hydrocarbure et que la
consommation interne est toujours s’satisfaite par l’importation.
53
Chapitre III
Analyse empirique de l’impact
de la variation du taux de
change sur les importations
en Algérie
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Après avoir évoqué les fondements théoriques sur le taux de change dans le premier
chapitre, son évolution en Algérie dans le deuxième nous passerons à une étude empirique.
Dans le cadre de notre travail nous allons utiliser la représentation de modèle VAR dans le but
d'expliquer l'impact de variation du taux de change de dinar sur les importations en Algérie.
L’économétrie est l’étude des phénomènes économiques à partir de l’observation statistique
que des grandeurs pertinents pour décrire ces phénomènes. Son objectif est d’exprimer des
relations entre les variables économiques sous une forme permettant la détermination de ces
dernières à partir des données observées. Ainsi, l’économétrie concerne le développement des
méthodes probabiliste et statistiques dans le contexte d’une compréhension détaillé des
données afin d’obtenir une analyse économique, empirique rigoureuse, comme elle permet de
réaliser des prévisions de grandeurs économiques.
54
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Les sources des données utilisées sont extraites des données de l’ONS et la banque
mondiale. La période d’estimation se présente de 1980 à2014, soit 34 observations et
Avant de procéder à une analyse statistique des différentes séries temporelles, il est utile de
commencer par une analyse graphique, car elle nous donne une idée sur les propriétés
statistiques des variables.
55
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
La série des importations enregistre une légére housse a partir de 1980 jusqu’à 1990, puis elle
reprend une housse continue jusqu’à 2014. Ce qui indique que la série non stationnaire.
I-2-2 Série de produit intérieur brut réel en Millions de dinars (PIBR) pendant 1980-
2014
56
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
D’après le graphe on remarque que la série (PIBR) est caractérisée par une tendance à la
hausse qui explique le non stationnarité de la série (PIBR),
La série de taux du change enregistre une housse continue jusqu’à 2002, ou elle baisse
pour atteindre son minimum en 2008, puis elle reprend une légère tendance à la housse
jusqu’à 2014. Ce qui indique que la série non stationnaire.
57
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
La série de taux de chômage a marqué une tendance à la baisse jusqu’à 1984, puis une
tendance à la housse jusqu’à ce qu’il atteigne l’optimum avec 29.8% en 2000, pour ensuite
redescendre de 27,30 en 2001 jusqu’à 10,8% en 2014. La visualisation graphique indique
donc, que la série semble non stationnaire.
58
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0.
Après avoir déterminé le nombre de retards de chaque série, cette étape consiste à tester les
trois modèles de Dickey-Fuller pour étudier la significativité de la tendance et de la constante,
afin de vérifier la stationnarité de chaque chronique. En cas de la présentation d’un processus
TS et DS on passe à l’application du test de racine unitaire.
59
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
En pratique, on commence toujours par l’application du test sur le modèle général qui
englobe tous les cas de figure, c’est à dire qui tient compte de toutes les propriétés
susceptibles de caractériser une série, il s’agit du modèle [3]. Testons l’hypothèse selon
laquelle la série LIMP est non stationnaire (elle contient au moins une racine unitaire) contre
l’hypothèse alternative de stationnarité.
L’estimation par MCO du modèle [3] appliqué à la série LIMP nous donne les résultats
suivants
On remarque que la série LIMP est un processus DS car la statistique du test ADF est
égale (-0.48) supérieure à la valeur théorique qui est (-3,54).
On remarque aussi que la valeur de la t statistique de la tendance est égale à (0.25) est
inférieure à la valeur critique qui est 2,81 (voir table ADF en annexe n°2), donc on accepte
l’hypothèse nulle (H0 : trend=0). On rejette la présence d’une tendance dans le modèle. On
estime en conséquence le modèle [2], modèle avec constante et sans tendance déterministe.
Les résultats sont donnés dans le tableau suivant :
60
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
On remarque que la série LIMP est un processus DS car la statistique du test ADF est
égale (-1,23) supérieure à la valeur théorique qui est (-2,94).
On remarque que la série LIMP est un processus DS car la statistique du test ADF est
égale (1.68) supérieure à la valeur théorique qui est (-1,95). Elle est non stationnaire. Elle
comporte au moins une racine unitaire. Pour déterminer l’ordre d’intégration de la série, on
applique le test d’ADF à la série en différence première :
Tableau N°08 : modèle [1] pour la série différenciée DLIMP (1ére différenciations) :
La série DLIMP est non stationnaire car La statistique t= -1.84 > -1.95 au seuil de 5%
donc nous acceptons l’hypothése de la racine unitaire, c’est-à-dire la série Limp n’est pas
stationnaire suite à la 1ére différenciation ce qui nécessite le passage à la 2éme différenciation
afin de pouvoir stationnarisé notre série.
62
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Tableau N°09: modèle [1] pour la série différenciée DLIMP (2éme différenciations) :
La statistique t= -3.65 < -1.95 (la valeur tabulée par DF au seuil de 5%. nous rejetons
l’hypothése de racine unitaire, C’est-à-dire la serie Limp est stationnaire après la 2éme
différenciation ; nous concluons que la série Limp est intégré d’ordre 2.
I-4-2 Présentation des résultats du test ADF sur les autres séries restantes :
L’application par la même stratégie du test de racine unitaire sur les autres séries
(LPIBR, LTCH, LTCHO) nous donne les résultats résumés dans le tableau suivant :
63
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Tableau N°10: les résultats du test de racine unitaire ADF sur les autres variables
Test ADF en
Test ADF en niveau
différence
Modèle
Ordre
Modèle 3 Modèle 2 Modèle1 1
Variables
D’intégration
T
T de T de T de T de
statistique Ttrend Tconst
ADF ADF ADF ADF
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats d’Eviews 4.0.
A travers les résultats trouvés sur les tests de racine unitaire ADF voir annexe n°2, on
remarque que si on compare les t calculées aux t tabulées (voir tables de ADF en annexe 02
on trouve que toutes les autres séries sont non stationnaires en niveau et stationnaires en
différences (1ére ou 2éme différenciation). En outre, on peut chercher d’éventuelles relations de
cointégration.
64
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Cette étape repose sur la détermination de l’ordre(p) du processus VAR. A cette fin, nous
avons estimé diverse processus VAR pour des ordres de retard p allant de 1 à 4. Pour
chaque modèle nous avons calculé les critères d’informations d’Akaike et de Schwarz
comme indique le tableau ci-dessus :
nombre de 1 2 3 4
retard(p)
_
AIC 4.79 -3.93 -3.41 -2.32
SCH -4.06 -2.46 -1.19 0.66
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0
65
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0
DLOG (PIBR) = -0, 0044* DLOG (IMP (-1)) + 0.23*(PIBR (-1)) +0,01* DLOG(TCH (-1)) -
0,06* D(TCHO (-1)) +0,02
Ce qui nous intéresse en fait dans cette estimation du modèle VAR(1) c’est d’exprimer
Les importations en fonction des autres variables du modèle. Les résultats indiquent que les
IMP. dépendent positivement des IMP passé. Les IMP a une influence négative sur le produit
intérieur brut réel et le TCHO décalée d’une période, cela signifie qu’une augmentation de
PIBR, TCHO entraine une diminution des IMP. et une influence positive pour le TCH décaler
d’une période, cela signifie qu’une augmentation de TCH entrain une augmentation des
importations.
II-3 Test de causalité de Granger
L’analyse de la causalité va nous permet de s’avoir la relation entre les variables (IMP,
TCH, TCHO, PIBR) et leur influence entre elle, l’analyse de la causalité est une étape
66
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
nécessaire à étudier la dynamique du modèle, les résultats obtenus après avoir effectué le
test de causalité au sens de granger sont les suivants :
Les résultats obtenus pour un nombre de retard (P) égal à (1) nous indiquent que PIBR, TCH,
TCHO, ne cause pas en sens de granger les IMP les probabilités associe sont de (0,15). (0,79).
(0,92) supérieur au seuil de 5% et on constat que les IMP ne cause pas au sens de granger les
variables suivant : TCH, TCHO, PIBR car les probabilités (0,02), (0,74), (0,95) > 0,05
La variables TCH cause le PIBR et ce dernier cause le TCH car la probabilité 0,02<0,05 et
0,027< 0,05. la variable TCHO cause le PIBR car 0,048 < 0,05 et le PIBR ne cause pas
TCHO car 0,17 > 0,05. et le tcho ne cause pas tch car 0,46 > 0,05 ET tch ne cause pas tcho
car 0,59 > 0,59 .
67
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
1 20.38267 0.2035
2 16.97527 0.3872
3 17.55470 0.3506
4 27.65678 0.0347
5 23.74448 0.0952
6 13.66071 0.6240
7 20.58397 0.1951
8 14.51009 0.5608
9 13.13887 0.6626
10 15.83615 0.4645
11 16.51276 0.4178
12 11.36025 0.7867
68
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Ces résidus ne sont donc pas auto-corrélés. L’hypothèse d’auto-corrélation des résidus est
donc vérifiée
Joint test:
Chi-sq df Prob.
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0
69
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0
On remarque que les coefficients sont à l’intérieur de disck ce qui signifie que les variables
utilisées sont stationnaires et donc le modèle est valide.
70
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie
Conclusion
71
Conclusion générale
Conclusion Générale
Conclusion Générale
Le taux de change est bien au centre d’une dynamique économique et sa valeur dépend des
spécificités économiques de chaque pays. Autrement dit, nous ne disposons pas d’une
norme fixe et générale mais, pour chaque économie, la trajectoire du taux de change est
fonction de sa conduite en matière de politique économique, de sa position sur le marché
international.
Les théories de taux de change ont commencé à croître au début des années [Link]
années plus tard, les travaux liés aux méthodes théoriques appliqués dans la politique
monétaire sont apparues. Il convient de noter une diversité considérable des théories des
taux de change, qui ont été développés à ce jour.
Certaines théories définissent le taux de change réel comme le prix relatif de biens
échangeables par rapport aux biens non échangeables. D’autres théories voient le taux de
change réel comme étant le rapport entre le niveau de prix domestique et le niveau de prix
étranger.
72
Conclusion Générale
leur comportements et de suivre leurs évolutions dans le temps. Ensuite on est passé à une
modélisation économétrique du taux de change, en utilisant une approche économétrique
basée sur la méthode vectorielle à correction d’erreurs (VAR), dans l’objectif d’étudier la
relation de long terme.
Pour ce faire, nous avons utilisé le test de racine unitaire (ADF) pour déterminer l’ordre
d’intégration des importations et des variables explicatives, les variables sont intégrées
d’ordre (1) pour le taux de change et le taux de chômage et pour les importations et le
PIBR sont intégrées d’ordre (2).
D’après l’estimation du modèle VAR, les résultats indiquent que les IMP dépendent
positivement des IMP passé. Les IMP a une influence négative sur le produit intérieur brut
réel et le TCHO décalée d’une période, cela signifie qu’une augmentation de PIBR, TCHO
entraine une diminution des IMP, et une influence positive pour le TCH décaler d’une
période, cela signifie qu’une augmentation de TCH entrain une augmentation des
importations. Test de causalité de Granger indique que PIBR, TCH, TCHO, ne cause pas
en sens de granger les IMP et on constat que les IMP ne cause pas au sens de granger les
variables suivant : TCH, TCHO, PIBR. La variable TCH cause le PIBR et ce dernier cause
le TCH et la variable TCHO cause le PIBR et le PIBR ne cause pas TCHO et le TCHO ne
cause pas TCH et TCH ne cause pas TCHO.
73
Annexes
Annexe 1
Présentation des données
Années IMPO en TXCH en % PIBR en millions TCH en %
millionS de de DA
DA
1980 40519 3.83 162507.2 18.5
1981 48639 4.31 167434.89 17
1982 49310 4.59 178045.79 16.3
1983 49784 4.78 187745.6 13.1
1984 51254 4.98 195441.86 8.7
1985 49495 5.02 205758.76 9.7
1986 43393 4.7 204339.51 18
1987 34151 4.84 197966.74 21.4
1988 43425 5.91 201842.38 22
1989 70073 7.6 211175.02 18.1
1990 86769 8.95 212956.06 19.8
1991 139257 18.47 215340.73 20.6
1992 180141 21.83 220161.2 23
1993 205463 23.34 214501.39 23.2
1994 340137 35.06 207759.72 24.4
1995 513193 47.66 217812.25 27.8
1996 498130 54.75 225117.27 28
1997 501582 57.71 227588.25 25.4
1998 552359 58.74 239197.27 28
1999 610527 66.57 246852.21 29
2000 689584 75.26 252284 29.8
2001 767888 77.21 263919.76 27.3
2002 957039 79.68 278699.25 25.9
2003 1060900 77.39 298765.65 23.7
2004 1319158 73.06 311612.59 20.1
2005 1493645 73.27 329997.75 15.3
2006 1558539 72.65 336129.13 12.3
2007 1916829 69.29 347525.86 13.8
2008 2572033 64.58 355030.37 11.3
2009 2854805 72.65 361022.36 10.2
2010 3011807 74.39 373899.8 10
2011 3442501.6 72.94 380178.13 10
2012 3907072 78.1 386713.62 11
2013 4368549 78.15 404913.7 9.8
2014 4719708 87.9 435077.38 10.8
Source :
Annexe 02
Présentation des résultats des
tests de racine unitaires (DF
et ADF)
1. Détermination du nombre de retard P
A-La série deS importations :
P=0 P=1
P= 2 P=3
P=4
B-Série du taux de change :
P=0 P=1
P=2 P=3
P=4
C-Série de produit intérieur brute réel(PIBR) :
P=0 P=1
P=2 P=3
P=4
D-Série du taux de chômage :
P=0 P=1
P=2 P=3
P=4
2-Test de stationnarité de Dickey-Fuller Augmenté (ADF)
En niveau
Modéle[1]
En différance
Modéle[1] Modéle[1]
En niveau
Modéle[1]
En niveau
Modéle[1]
VAR(1)
Joint test:
Chi-sq df Prob.
Individual components:
Dependent R-squared F(14,18) Prob. Chi-sq(14) Prob.
res1*res1 0.104661 0.150295 0.9996 3.453826 0.9980
res2*res2 0.353371 0.702619 0.7459 11.66124 0.6335
res3*res3 0.193126 0.307737 0.9850 6.373164 0.9562
res4*res4 0.430036 0.970067 0.5152 14.19119 0.4356
res2*res1 0.116579 0.169667 0.9992 3.847104 0.9963
res3*res1 0.262193 0.456902 0.9288 8.652374 0.8527
res3*res2 0.525963 1.426550 0.2362 17.35677 0.2377
res4*res1 0.111050 0.160614 0.9994 3.664635 0.9972
res4*res2 0.383564 0.800009 0.6599 12.65762 0.5536
res4*res3 0.497965 1.275290 0.3092 16.43284 0.2877
LISTE DES TABLEAUX
Tableau N°01: Théorie de change et la balance des paiements ....................................... 34
Tableau N°02: le lien entre la politique de change et les indicateurs économiques interne
……………………………………………………………………………………………..42
Tableau N° 03: Taux de change et prix du pétrole $/baril………………………………45
Tableau N°08 : modèle [1] pour la série différenciée DLTINF (1ére différenciations) ..... 62
Tableau N°09 : modèle [1] pour la série différenciée DLIMP (2éme différenciations) .... 63
Tableau N°10 : les résultats du test de racine unitaire ADF sur les autres variables ........ 64
Ouvrages
INAS, 2003,
4--BABA AHMED L, dévaluation du dinar et entreprise public. Cahier du CREAD, 2001, N°57,3éme trimestre,
10-PLIHON.D, « les taux de change », édition la découverte, collection repères, 3éme édition,
paris.
Thèses et mémoire
1-ALIOUI Fatima Zahra, « Les déterminants du taux de change en Algérie :Quelle ampleur
du taux de change parallèle », thése pour l’obtention de doctorat 3ème Cycle En finance
Articles et Rapport
1- Rapport des services du FMI, Janvier 1988 Fonds Monétaire International, Algérie-
Sites internet
1. [Link]
3. [Link]
Logiciel
Eviews
Table des matières
Table des matières
Remerciement
Dédicace
Sommaire
Introduction ......................................................................................................................... 3
I-1-2 Le taux de change multilatéral (effectifs) (Le Taux de Change Effectif Nominal,
Taux de Change Effectif Réel)…………………………………………………………….7
Introduction………………………………………………………………………………19
Section I : les théories fondée sur les flux des biens et services ………………….. ……19
I-2 Balassa-Samuelson…………………………………………………………………...22
I-3 l’approche keynésienne du taux de change par la balance des paiements ……… …24
Section II : la théorie fondé sur l’équilibre des stockes d’actifs financier ……………....30
Conclusion ……………………………………………………………………………….37
Chapitre II : l’effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique ........ 38
Introduction ..................................................................................................................... 38
Conclusion……………………………………………………………………………….54
Chapitre III : analyse empirique de la variation du taux de change sur les importations en
Algérie…………………………………………………………………………….……55
Introduction………………………………………………………………………………55
Section I : Analyse univariée des séries de données …………………………………….56
I-2-2 Série de produit intérieur brut réel en Millions de dinars (PIBR) pendant 1980-
2014…………………………………………………………………………………..….57
I-42 Présentation des résultats du test ADF sur les autres séries restantes……………...65
Conclusion ……………………………………………………………………………....73
Annexes
Bibliographie
Résumé
L’objectif de notre travail est d’étudier l’impact de variation de taux de change sur les
importations en Algérie de 1980 à 2014. Afin d’atteindre cet objectif on a adopté une
méthodologie qui repose sur deux démarches pour l’élaboration de notre travail. La première,
était une étude théorique qui basé sur les fondements théoriques du taux de change pour
définir ses déterminants et ensuit nous avons traité la politique de change en Algérie et la
relation entre le taux de change et les indicateurs économiques. La deuxième démarche on a
cherché à expliquer empiriquement l’impact d’une variation de taux de change sur les
importations en Algérie, en estimant un model VAR. Les résultats obtenus de l’étude
économétrique indiquent que les importations à long dépendent positivement le PIBR et
TCH, et négativement sur le TCHO.
The aim of our work is to study the exchange rate variation impact on imports in
Algeria from 1980 to 2014. In order to achieve this we adopted a methodology based on two
approaches for the development of our work. The first was a theoretical study based on the
theoretical foundations of the exchange rate and to define its determinants follows we treated
exchange rate policy in Algeria and the relationship between the exchange rate and economic
indicators. The second approach we tried to explain empirically the impact of exchange rate
variation on imports in Algeria, estimating a model VECM (Vector Error Correction Model).
The results of the econometric study show that long to imports depend positivel