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Impact du taux de change sur l'Algérie

Ce mémoire de fin de cycle présente une analyse de l'impact du taux de change sur les importations en Algérie entre 1980 et 2014. Il se compose de plusieurs chapitres abordant les concepts de base du taux de change, les théories économiques associées, ainsi qu'une analyse empirique des données. L'objectif principal est d'évaluer comment les variations du taux de change influencent les quantités de produits importés en Algérie.

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Impact du taux de change sur l'Algérie

Ce mémoire de fin de cycle présente une analyse de l'impact du taux de change sur les importations en Algérie entre 1980 et 2014. Il se compose de plusieurs chapitres abordant les concepts de base du taux de change, les théories économiques associées, ainsi qu'une analyse empirique des données. L'objectif principal est d'évaluer comment les variations du taux de change influencent les quantités de produits importés en Algérie.

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Univers

iversité Abderrahmane MIRA de Bejaia


Faculté des Sciencess Economiques,
Ec Commerciales et des Scienc
iences de Gestion
Dépa
épartement des Sciences Economiques

Mémoire de Fin de Cycle


En Vue de l’obtenti
ntion du Diplôme de Master en Sciences Écon
conomiques
Option : Économie
Éc Appliquée et Ingénierie Financièr
ière

Thème
Essai sur l’im
impact du taux de changee su
sur les
importatio
ations en Algérie (1980-2014
14)

Présenté par :
Melle BROURI LINDA
Melle SETHI SAMIRA
Membres de jury :
Président : Mr Kaci BOU
UALEM
Examinatrice : Mm BERK
RKAI KHEIRA
Encadreur : Mr TARMOU
MOUL Rabah

2015- 2016
Remerciements

Nous remercions Dieu le tout puissant, de


nous avoir donné la force, le courage et la patience
pour accomplir ce travail de recherche et de le mener
jusqu’au bout.
À notre promoteur Mr TARMOUL pour ses
pertinents conseils, ses encouragements et ses
orientations, ainsi que sa disponibilité tout au long
de ce travail.
Nous remercions également les membres de jury
d’avoir consacré de leur temps pour l’évaluation de
notre modeste travail. Nous tenons à adresser nos
plus vifs remerciements à tous ceux qui ont
contribué de prés ou de loin à l’élaboration de ce
travail.
Toutes nos reconnaissances sont destinées à tous
nos enseignants, tout au long de notre cursus.

Merci beaucoup
Nous dédions ce travail à nos chers parents en récompense de
leurs sacrifices et de leur clairvoyance, qui nous ont servirions tout au
long de notre vie, à nos frères et sœurs, tout en leurs souhaitant la
réussite dans tout ce qu’ils entreprennent. A tous ceux qui ont, de
près ou de loin, participé à la réalisation de ce travail.

A tous les membres des familles. SETHI et BROURI

SAMIRA ET LINDA
LISTE DES ABREVIATIONS

 ADF: Augmented Dickey-Fuller.


 AIC: Akaike
 BA: Banque d’Algérie
 BEER : Taux de Change D’équilibre Comportemental
 BM: Banque Mondiale
 DA: Dinars Algérien
 DF: Dickey-Fuller
 DS : Différent Stationnary
 Dg : Demande globale
 DEER : Taux de Change D’équilibre Désiré
 FMI : Fond Monétaire International
 FEER : Taux de Change Réel D’équilibre Fondamental
 IPC : Indice des Prix à la Consommation
 M2 : Masse Monétaire
 MCO: Moindre Carrér Ordinaire
 Mds : Milliards
 NATREX : Taux de Change Réel Naturel
 Og : Offre globale
 ONS : Office National des statistiques
 P : Nombre de Retard
 PAS : Programme d’Ajustement Structurel
 PEER : Taux de Change D’équilibre Permanent
 PPA : la Parité de Pouvoir D'achat
 PIB : Produit Intérieur Brut
 PTIC : Parité de Taux D’intérêt Couvert
 PTINC : Parité de Taux D’intérêt Non Couvert
 SC: Schwarz
 TCH : Taux de Change
 TCR : Taux de Change Réel
 TCN : Taux de Change Nominal
 TCEN : Taux de Change Effectif Nominal
 TCER : Taux de Change Effectif Réel
 TCRE : Taux de Change Réel D’équilibre
 TPPA : Théorie de Parité de Pouvoir D’achat
 TINF : Taux d’Inflation
 TS : Trend Stationnary
 TQM : Théorie Quantitative de la Monnaie
 VAR: Vector Error Correction Model.
 VECM: Model Vectoriel à Correction d’Erreur
Sommaire
Introduction générale............................................................................................................ 1

Chapitre introductif: les concepts de base.......................................................................... 3

Introduction ............................................................................................................................. 3

Section I : les différents types du taux de change …………………………………………..4

Section II : le marché de change .....................................................................................................9

Chapitre I : les théories du taux de change …………………………………………….18

Introduction ......................................................................................................................... 18
Section I : les théories fondées sur les flux des biens et services ………………………….19
Section II : les théories fondées sur l’équilibre des stockes d’actif financier……………....30

Conclusion ............................................................................................................................ 37
Chapitre II : effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique……38

Introduction …………………………………………………………………………………38

Section I : : La politique de change en Algérie et la dévaluation de dinar …………………39

Section II : l’effet de variation du taux de change sur les indicateurs économiques……….46

Conclusion …………………………………………………………………………………..53

Chapitre III: Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie …………………………………………………………………..55
Introduction ...................................................................................................... ……………55
Section I : analyse univariée des séries de données …………………………………….…56
Section II : analyse multivariée des séries de données …………………………………….66

Conclusion………………………………………………………………………………….73

Conclusion générale ...............................................................................................................


Bibliographie
Annexes
Table des matières
Introduction générale

Introduction générale

Le commerce extérieur ne constitue pas une activité économique optionnelle. En effet,


aucune économie si développé soit elle ne peut se suffire a elle-même. Au contraire, les
échanges internationaux peuvent se révéler plus salutaire pour les pays industrialisé du fait
qu’ils constituent un moteur essentiel du renouvellement de leur tissu productif. Ainsi, la
saturation de marché local contraint les producteurs de ces pays à rechercher de nouveau
débouché en dehors de leur frontière. Ainsi, à défaut d’un savoir faire en matière
d’exploitation et de transformation des matières, les exportations constitue une rente vitale
pour certain pays. Par ailleurs, un pays peut être astreint à importer en raison de l’incapacité
de la machine productive locale, insuffisance des matières premières ou encore de la cherté
des produits nationaux sur le marché interne par rapport à ceux des partenaires étrangères.

Les opérations de commerce extérieur appellent certainement une conversion entre les
différentes monnaies nationales. Ainsi, le taux de change exprimé comme la quantité de
monnaie nécessaire pour acquérir une unité de monnaie différente est considérée comme la
pierre angulaire dans les relations économiques et financière international, il est désormais
bien reconnu qu’il représente un lien décisif entre l’économie interne d’un pays et l’économie
international, comme il est d’une importance capital dans la détermination de la stabilité
macroéconomie et incitation à s’engager dans le commerce. Les échanges des biens et des
services entrain une variation de taux de change soit une appréciation soit une dépréciation.
L’objectif principale de tout régime du taux de change est protéger la compétitivité extérieure
de l’économie en renforçant la balance des paiements et stabiliser la production (Deverux &
Engel, 1998).

L’Algérie, pays en développement cherchait depuis son indépendance a assuré sa


souverainté économique tout en tenant compte de développement économique internationale
pour réaliser cet objectif, elle avait engagé un processus de développement économique
consistant d’abord à encourager le secteur des hydrocarbures, générateur d’une grande
richesse, qui ailleurs est sa seul source de devise étrangère cette situation de dépendance de
hydrocarbure a conduit le pays a recourir aux importation pour faire face au besoin
grandissant de sa population car les autres secteurs telles que l’agriculture ont été négliger.
Aussi, depuis la création de sa monnaie en 1964, l’Algérie, dans le souci de sauvegarder sa
souverainté monétaire a adopté plusieurs politiques de change, passant de la rigidité au
flottement dirigé. qui s’est concrétisé en 1995 par la mise en place d’un marché inter bancaire

1
Introduction générale

Plusieurs dévaluations ont été enchaîné. Entre 1986 à 1990 la monnaie nationale a
connu une forte dépréciation suite a la chute brutale de recettes pétrolières. Et une dévaluation
de 22% en 1991. Ensuite une autre dévaluation de 40% en 1994 dans le cadre du programme
d'ajustement structurel imposé par le FMI ayant pour objet d'un ajustement progressif de la
valeur réelle du dinar algérien. Cette dévaluation sensé réduire les importations sur le moyen
terme .Dès lors, on est amené à poser la question suivant :

« Quel est l’impact de la variation du taux de change du dinar sur les importations
algériennes ? »

Pour répondre à notre problématique, nous allons adopter une méthodologie qui repose
sur deux démarches. La première consiste à faire une étude théorique qui repose sur une revue
de littérature théorique sur le sujet, ouvrages, mémoires, documents électronique, site internet,
rapport de la banque d’Algérie, rapport et donnée de l’ONS. La deuxième démarche, nous
allons chercher à vérifier : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change
sur les différents indicateurs en Algérie de 1980 à 2014, en estimant un modèle VAR

À partir de cette démarche, nous avons envisagé les hypothèses suivantes :

 l’évaluation du taux de change est le principal déterminant des quantités de


produits importé en Algérie
 le taux de change n’a aucune importance relative sur le volume des importations
et que l’exposition des quantités importées dépend également d’autre cause
interne principalement la faiblesse de système productif locale et la politique

Pour l’élaboration de notre travail, nous l’avons scindé en quatre chapitres. un chapitre
introductif sera consacré sur les concepts du base (les différent type du taux de change et
marché de change), Le premier chapitre présentera :
les théories du taux de change. Le deuxième chapitre présentera le lien entre le taux de change
et les variables économique en. Le dernier chapitre sera consacré à une analyse
économétrique sur l’impacte de la variation du taux de change de dinar sur les importations
en Algérie de 1980 à 2014 en estimant un modèle VAR.

2
Chapitre introductif
Les concepts
de base
Chapitre introductif : les concepts de base

Afin de mieux comprendre le cadre théorique de taux de change qui constitue un


instrument centrale des stratégies d’ajustement de la balance des paiement, qui donne un état
de toutes les transactions internationales, nous avons consacré ce petit chapitre pour une
présentation d’une manière plus au moins détaillé du concept du taux de change et leur
distinction entre le taux de change réel, nominal ,taux de change effectif nominal et réel , taux
de change réel d’équilibre, les notions liées au marché de change a s’avoir leur compartiment,
ainsi que les principaux type de régime de change .

3
Chapitre introductif : les concepts de base

Section I : les différents types de taux de change (définition)


Cette première section, a pour objet de définir le taux de change et les différents types du
taux de change

I-1 Définition du taux de change


Avant de présenter le concept « taux de change », nous allons tout d’abord illustrer le
terme « change » .Qui est une opération financière qui consiste à convertir une monnaie en
une autre monnaie à un taux appelé taux de change1
« Le change est l’opération de conversion de devises étrangères contre une monnaie nationale,
s’il met en jeu deux monnaies, le change est appelé change direct. S’il fait intervenir plusieurs
devises, on dit qu’il s’agit de change croisé »2
La conversion d’une monnaie en une autre s’effectue à l’occasion du règlement des
transactions effectuées entre importateurs et exportateurs. C’est l’opération même qui permet
d’obtenir à partir de la monnaie nationale une monnaie étrangère appelée aussi " devise ".
Cette opération de conversion d’une monnaie en une devise, " c’est l’acte par lequel on arrive
à convertir et par la suite à échanger les monnaies des différentes nations pour un paiement ou
un transfert de capitaux à l’international"3
Le taux de change est l’expression de l’unité de compte dans un pays en termes de
l’unité de compte utilisée dans un autre. Or un nombre désignant un montant d’unités de
compte est par définition, un prix, le taux de change est le prix d’une monnaie en termes
d’une autre monnaie. C’est-à-dire, une monnaie nationale contre une devise étrangère, ou vice
versa. Le rapport entre ces deux monnaies est un prix qui représente selon cette définition le
taux de change.

En outre, le taux de change est le prix déterminé par la confrontation des mouvements
de capitaux, aussi est établi sur le marché des changes. Ce prix est exprimé entre deux
monnaies, si seulement si, il se trouve au moins deux opérateurs face à face. Le premier
souhaitant vendre la première monnaie pour acquérir la seconde, alors que l’autre opérateur a
le souhait inverse. Le taux de change est donc un prix de marché, ce dernier varie à la hausse
ou à la baisse dans le temps. En général, le taux de change est le nombre d’unités de monnaie

1
François Gauthier « Analyse macro-économique », 1990 , PP 392 .
2
Paul Grandjean « change et gestion du risque de change », Chihab, Algérie, 2003, P.05.
3
Lindert P.H et Pugel T, « Economie Internationale », 10eme édition, Paris, P. 456, 1997.

4
Chapitre introductif : les concepts de base

locale, qu’il faut vendre pour acquérir une unité de monnaie étrangère et convertible, appelée
devise.
Au niveau d’économie ouverte, les taux de change constituent l’une des variables les
plus fondamentales.
Il existe une variété des taux de changes, nous présenterons quelque types de ces taux
de change comme suit (taux de change bilatéral et multilatérale) :

I-1-1 Le taux de change bilatéral

Le taux de change bilatéral est le cours de change entre deux monnaies. Si N est le
nombre de monnaie étrangère convertibles en monnaie national, on dit donc qu’il existe N
cours de change bilatéraux4

a- Le taux de change réel

Le taux de change réel (TCR) est un concept théorique pour lequel il existe deux
grandes définitions :

La première émane de la théorie de la parité de pouvoir d'achat (PPA) et la seconde, de


la théorie du commerce international (Edwards, 1988, 1989) ; Hinkle et Montiel, 1999) La
première définit TCR externe d'un pays donné comme son taux de change nominal (nombre
d'unités de monnaies étrangères pour une unité de monnaie nationale) corrigé du différentiel
entre son niveau de prix et celui des autres pays (rapport des indices des prix, exprimés dans
une monnaie commune, à l'étranger et dans le pays). Le TCR externe mesure ainsi le prix
relatif d'un même panier de biens, localement et à l'étranger ; il s'apparente à un indicateur de
compétitivité externe. Une augmentation relative de l'indice des prix dans le pays concerné
correspond à une appréciation du TCR externe.

La seconde définition est issue de la théorie de l'économie dépendante de Salter-Swan et


s'applique aux petits pays "preneurs de prix (price takers)", cas de nombreux pays en
développement. Elle définit le TCR, dit interne, comme le rapport au sein d'un même pays des
prix domestiques des biens échangeables et des biens non échangeables internationalement.
Ce prix relatif est un indicateur de compétitivité interne, à savoir des incitations internes qu'a
une économie à produire des biens échangeables plutôt que des biens non échangeables (sous

4
DOHNI.L et HAINAUT.C. « Les taux de change : déterminant. Opportunité et risques ».édition DeboekBruxelle,
2004, P.16.

5
Chapitre introductif : les concepts de base

la loi du prix unique, la compétitivité interne implique également et automatiquement la


compétitivité externe). Une augmentation du prix relatif des biens échangeables correspond à
une dépréciation du TCR interne. Quelle que soit la définition utilisée, le TCR est un
indicateur réel et non pas monétaire

b-Taux de change nominal


Le taux de change nominal est considéré comme le prix relatif de deux monnaies sans
tenir compte de la conjoncture. Ce taux peut être modifié par le changement dans l'offre ou la
demande des monnaies même si le prix peut aussi l'affecter mais dans une faible proportion.

Le taux de change nominal est le taux qui exprime le prix d’une monnaie par rapport à
une autre en d’autre terme le taux de change désigne la quantité de monnaie national par une
unité de monnaie étrangère ou devise (MARTENS.2006).

Le taux de change nominal étant un instrument de la politique monétaire des banques


centrales (BENASSy-QUERE A et al. 2001).

Le taux de change nominal " TCN " mesure le prix d'une monnaie étranger (ou devise) en
monnaie nationale .il peut être exprimé en deux façon :

- Au certain : c'est le nombre d'unités d'une monnaie étrangère que l’on peut obtenir avec une
unité de monnaie nationale. (C’est le prix du dinar en euro).

- A l'incertain : c'est le nombre d'unité de monnaie nationale qu’il faut fournir pour avoir une
unité de monnaie étrangère.

Exemple : 1EUR=128,94DZD

La hausse de taux de change coté à l’incertain correspond à une dépréciation de la


monnaie nationale. Par contre, lorsque le taux de change au certain augmente, la monnaie
national s’apprécie5.

Ainsi, les taux de changes nominaux permettent de comparer les prix des biens et services des
différents pays. Donc si nous voulons connaitre le prix d’une voiture dans la zone euro, nous
n’avons qu’à convertir son prix dans la monnaie nationale.

5
PLIHON.D, « les taux de change », édition la découverte, collection repères, 3éme édition, paris, p.06-07.

6
Chapitre introductif : les concepts de base

I-1-2 Le taux de change multilatéral (effectifs) :


Le taux de change effectif est un indicateur synthétique il permet de suivre l’évolution
de la valeur internationale d’une monnaie en observant simultanément un grand nombre de
taux de change on distingue :

a- Le Taux de Change Effectif Nominal (TCEN)


TCEN est une moyenne géométrique des indices des taux de change nominaux d'un
pays donné par rapport aux monnaies des pays partenaires commerciaux.
Pour calculer ce taux il faut passer par les étapes suivantes :

 Choix d'un panier de monnaies de partenaires commerciaux dans lequel un coefficient


de pondération est affecté à chaque monnaie.
 Ce coefficient peut relater l'importance de la monnaie dans le commerce extérieur du
pays.
 Calculer des indices de taux de change bilatéraux (nominaux) par rapport à une année
de base ou l'économie nationale est supposée en équilibre.
 Calculer le taux de change effectif par la formule suivante :
N

TCEN= (ITNi)


ITNI : indice de taux de change nominal de la monnaie nationale par rapport à la monnaie "i"
I: coefficient de pondération pour chaque monnaie" i ".

b-Taux de Change Effectif Réel (TCER)


Le taux de change effectif réel tient compte parallèlement de l'évolution nominale de la
monnaie nationale par rapport aux monnaies du panier retenu et de l'évolution des prix locaux
dans les pays commerciaux. Sa formule de calcul est la suivante :

݅݊݀݅ܿ݁ ݉‫ݔݑܽ݅ܿݎ݁݉݉݋ܿ ݏ݁ݎ݅ܽ݊݁ݐݎܽ݌ ݏ݁݀ ݔ݅ݎ݌ ݏ݁݀ ݊݁ݕ݋‬


ܶ‫ܰܧܥܶ = ܴܧܥ‬
݅݊݀݅ܿ݁ ݈‫ݔ݅ݎ݌ ݏ݁݀ ݈ܽܿ݋‬

7
Chapitre introductif : les concepts de base

Un pays qui connaît un taux d'inflation élevé a une monnaie surévaluée si son taux TCEN
varie moins vite que son taux d'inflation.

I-2 Le taux de change réel d’équilibre (TCRE)


Etant donné que le taux de change réel joue un rôle crucial comme un mécanisme
important dans l’ajustement macroéconomique, alors avoir un taux de change réel juste ou
d’équilibre signifie une absence de dysfonctionnements ou de mésalignement du taux de
change réel.

Selon S. Edwards (1987), le taux de change réel d’équilibre est un prix relatif des biens
échangeables par rapport à des biens non échangeables, qui pour des valeurs soutenables ou
d’équilibres de certains fondamentaux tel que : les tarifs à l’import, prix internationaux, flux
de capitaux, a pour résultat un équilibre simultané interne et externe.

L’équilibre interne est atteint quand le marché des biens non échangeables et du travail6
s’équilibrent dans le présent et sont anticipés de s’équilibrer dans le futur. Par ailleurs,
l’équilibre externe est réalisé quand le solde du compte courant est compatible avec les flux
de capitaux de long terme.

De cette définition, on peut mettre en exergue quelques caractéristiques du TCRE :


Il n’existe pas un seul taux de change réel d’équilibre mais plutôt une trajectoire qui évolue
dans le temps. En l’absence de chocs, le TCRE tend vers sa valeur d’équilibre (Devarajan,
Lewis, Robinson 1993; Montiel 2003).

Le Taux de change réel d’équilibre (TCRE) n’est pas une valeur immuable ou statique
(Edwards, 1988 ; Montiel 2003). Quand il y a un changement dans les variables qui affectent
l’équilibre interne ou externe, il y aura un changement dans l’équilibre du TCR. Par exemple,
un TCER nécessaire pour atteindre l’équilibre ne sera pas le même avec des prix mondiaux
bas ou élevés. De ce fait, on peut conclure que le TCRE est lui-même fonction de certaines

6
Edwards suppose implicitement que le taux de chômage ne doit pas s’écarter de son niveau naturel. (M.
Friedman).

8
Chapitre introductif : les concepts de base

valeurs fondamentales. (Tarifs à l’import, contrôle des capitaux). Les déterminants sont
appelés les fondamentaux du TCRE.
En outre, le TCR d’équilibre ne sera pas affecté uniquement par les valeurs courantes
des fondamentaux mais aussi par des valeurs futures. (Edwards 1987)

Section II : le marché de change

La croissance des échanges commerciaux ainsi que l’accroissement des mouvements de


capitaux entres les différents pays nécessite des opérations de change qui conduisent les
agents économiques à convertir leur monnaie nationale contre des devises étrangères
L'échange des devises sont réalisés sur le marché des changes. Ce derniers s'est agrandi pour
passer d'un marché essentiellement interbancaire à un marché impliquant plusieurs autres
institutions financières, des entreprises non-financières, des sociétés d'investissements, des
fonds de retraire et des fonds de couverture.

II-1 Définition de marché de change

Le marché des changes assure la confrontation des offres et des demandes de devises et
révèle leurs cours en termes de monnaies nationale. Autrement dit il conduit à la
détermination du taux de change qui est le prix d’une monnaie en termes d’une autre
monnaie. Le marché des changes est précisément le marché ou les différentes monnaies sont
échangées. Il est donc une organisation économique sans véritable réglementation ou les
transactions sur les devises ne sont pas centralisées en un lieu géographique précis (lieu
abstrait).

Le marché des changes est un marché mondial qui fonctionne en continu. C’est un
marché mondial ou offreur et demandeurs de devises ne se rencontrent pas physiquement
mais les transactions se déroulent entre les tables de change de différentes banques par le biais
d'instruments de communication et de réseaux d'information spécialisés7

a- Le marché des changes au comptant


Lors d’une transaction internationale on qualifie d’un échange immédiat, un échange
qui fait l’objet d’un règlement dans la limite de deux jours ouvrés.

7
PLIHON D, « les taux de change »,3éme édition, Collection repères, Editions La Découverte & syros, Paris.

9
Chapitre introductif : les concepts de base

Ainsi l’échange de devises sur le marché au comptant, doit s’effectuer dans les quarante huit
heures qui suivent la transaction.

Cette devise qui s’échange contre une monnaie est soumise à une cotation déterminée
par l’interaction de l’offre et de la demande sur le marché des changes. Cette devise a un prix
d’achat, un cours acheteur (bid price) auquel la banque ou le cambiste achète la devise, et un
prix de vente, un cours vendeur (ask price) auquel on vend la devise. L’écart entre le prix
d’achat et le prix de vente représente la marge de l’opérateur et s’appelle le "spead"8.

b- Le marché des changes à terme


Le marché des changes à terme ou « FORWARD MARKET » C’est le second
compartiment du marché des changes interbancaires où des contrats sont traités entre deux
opérateurs : le prix de la devise est fixé immédiatement mais le règlement de l’opération
s’accomplit ultérieurement9. Ce contrat est donc "un accord pour échanger une monnaie
contre une autre monnaie à une date future à un prix fixé aujourd’hui " (LINDERT P et
PUGEL T, 1997).

L’échange ultérieur de monnaie s’accompagne du taux de change futur qui peut être
bénéfique (si le taux de change est en hausse), ou pénalisant (si le taux de change est en
baisse) ; c’est le concept « du risque de change10 ». (BENYOUCEF F. 2006).

 Si le taux de change à terme est supérieur au taux de change au comptant, on dit que
la devise cote un report.
 Si le taux de change à terme est inférieur au taux de change au comptant, on dit que la
devise cote un déport.

Si le taux de change à terme est égal au taux au comptant, on dit que la devise est au pair.
II-2 Les acteurs du marché des changes

Le taux de change résulte de la confrontation entre les demandeurs et les offreurs de


monnaies sur le marché des changes. Cinq groupes d’agents économiques contribuent au
fonctionnement du marché des changes :

8
Il est de fonction du montant de la transaction, de la liquidité de marché et de la validité des cours et la
performance de la banque
9
DOHNI L et HINAUT C, [Link]., P. 17
10
Le risque de change est le risque de perte lié aux fluctuations des cours de monnaies

10
Chapitre introductif : les concepts de base

a- Les banques commerciales :

Les banques commerciales sont au cœur du marché des changes. En effet, presque toute
transaction internationale d’une certaine taille implique le débit et le crédit de comptes ouverts
auprès de banques commerciales sur différents place financières. Les banque donc,
interviennent pour leur propre compte ou celui de leur clients tels que les grandes entreprises,
investisseurs institutionnels, sur le marché au comptant essentiellement pour des opérations de
financement et sur le marché à terme pour la gestion de leur exposition au risque de change.
Les opérations de change d’achat ou de vente de devises sont effectuées par des opérateurs
appelés cambistes, travaillant depuis le siège de la banque dans une salle de marché.

La part des transactions interbancaires est toujours prépondérante (environ 53% des
opérations), celles-ci étant principalement réalisées via des plateformes interbancaires de
courtage. Seules les banques ayant des relations de crédit entre elles peuvent effectuer de
telles transactions. Si toutes les banques peuvent voir les taux proposés par les autres, cela ne
signifie pas nécessairement que toutes pourront traiter à ces prix : le taux de change auquel
elles pourront effectuer leur transaction. Cela explique pourquoi, par la suite, les taux de
change qu’elles pratiqueront sur leurs activités de détail (vente ou achat de devises aux
particuliers) pourront différer d’une banque à l’autre.

b- Les courtiers ou cambistes

Les cambistes ont pour clients, ils interviennent seulement en tant qu’intermédiaires : les
entreprises financières et non financières qui ont besoin de devises pour régler leurs
opérations d’import-export ou qui désirent investir ou emprunter à l’étranger, couvrir des
transactions libellées dans plusieurs monnaies ou encore spéculer.
 Les cambistes spéculent sur l’orientation future du cours des monnaies en exploitant
l’information privée qu’ils tirent de leurs transactions avec la clientèle.

 Les cambistes spéculent et couvrent leurs positions à diverses échéances.

 Les institutions actives sur les marchés des changes fournissent de la liquidité au-delà
d’un jour si le risque couru est rémunéré convenablement

11
Chapitre introductif : les concepts de base

c- Les banques centrales :

Les banques centrales interviennent occasionnellement sur le marché des changes, en


opérant sur ce marché une banque centrale remplit deux rôles principaux ; elle exécute les
ordres de sa clientèle : administrations nationales, banques centrales étrangères, organismes
internationaux. La deuxième est d'influencer l'évolution du taux de change. Elle vend sa
monnaie nationale dès lors qu‘elle ne souhaite pas la voir s‘apprécier davantage; a contrario,
elle achète sa monnaie en cédant des devises puisées dans les réserves de change ou
empruntées à une autre banque centrale (BC), si elle cherche a enrayer sa dépréciation ceux-ci
pour des raisons de politique économique comme celle de faire respecter certains
engagements internationaux formels (traité de Bretton Woods ) , informels (accords du plaza
G5 en octobre 1985).Pour être efficaces, les interventions des BC‘s doivent être massives,
coordonnées et se produire à des moments opportuns. Et il faut souligner que les interventions
des BC diffèrent d'un pays à un autre selon le régime de change adopté.

d-Les clients :

Ce sont les entreprises, les gestionnaires de fonds et les particuliers qui se situent en
amont du marché. Ils transmettent aux banques et aux courtiers. Les ordres dites¨¨de
clientèle¨¨ pour l’achat ou la vente de devise.

e- Les institutions financières non bancaires :

La libéralisation financière a permis aux institutions financières non bancaires d’offrir à


leurs clients une plus grande variété de services. Certains services sont d’ailleurs difficiles à
différencier de ceux offerts par les banques. Les services liés aux transactions en devises en
font partie. Les investisseurs institutionnels, comme les fonds de pension ou les fonds
spéculatifs sont ainsi très actifs sur le marché des changes.

II-3 Le régime de change

Le régime de change est un élément déterminant de la politique de change car il


représente le cadre d’intervention des autorités monétaires. En effet, il consiste en l’ensemble
de règles qui déterminent l’intervention des autorités monétaires sur le marché des changes et
donc le comportement du taux de change

12
Chapitre introductif : les concepts de base

Il existe une grande variété de taux de change correspondant plus ou moins à deux
grands types de régimes : le régime de changes fixes et le régime de changes flottants (ou
flexibles). Le choix d’un régime de change par rapport à une autre relève de la politique
monétaire décidée par un pays ou une zone monétaire. Trois types de régime de change sont à
distinguer :

 Les régimes de changes fixes rattachent la monnaie domestique à une devise étrangère
ou à un panier de devises avec une parité fixe. Ce rattachement se fait lorsque la
plupart des transactions internationales du pays sont libellées dans cette (ces)
devise(s). Dans le système de régime des changes fixes, les taux sont maintenus
constants ou peuvent fluctuer à l’intérieur d’une fourchette étroite. Les gouvernements
interviennent pour maintenir les taux à l’intérieur de la fourchette, lorsque la monnaie
a tendance à dépasser les limites prévues.

Dans un régime de change fixe, les parités sont établies en termes d’un étalon (or,
DTS, autre devise). Des marges de fluctuations étant éventuellement fixées. Dès que le
cours de change atteint une des limites inférieure ou supérieure, cela entraîne
l’intervention d’une ou plusieurs banques centrales. Ces interventions peuvent être
également complétées par des mesures de politiques économiques, visant à corriger les
déséquilibres économiques. Si ces mesures s’avèrent insuffisantes, une modification
du système doit être envisagée.

Principalement, ce régime comporte deux avantages que Jefffery A et Frenkel elève :


-il permet de réduire les frais de transaction et le risque de change qui tendent à
découragé les échanges et l’investissement ;
-Il fournit un courage nominal crédible pour la politique monétaire.
 Le faite de définir une parité fixée par rapport à une devise forte réduit
significativement le risque de change et cela est susceptible de favoriser les échanges
et d’attirer les investisseurs internationaux qui sont avers au risque de change. Pa
ailleurs, si un pays va plus loin en adoptant la monnaie d’un pays de taille important
(la dollarisation par exp), il élimine en plus du risque de change les frais de transaction
ce qui stimule davantage les échangés et les investissements.

 En change fixe, le taux de change constitue une contrainte pour la politique monétaire.

13
Chapitre introductif : les concepts de base

En effet, la banque centrale n’entend pas augmenter discrétionnairement la masse


monétaire au risque de mettre en péril la parité fixé. Ayant pris connaissance de ce fait, les
agents économiques réduisent leur anticipations inflationnistes. Par conséquent, l’action
de lutte l’inflation est plus « crédible » en change [Link] régime présent aussi ces
inconvénients :
-les réserves de change du pays qui adopte doivent être suffisamment importantes pour
remplir son engagement de défense de parité qui lui incombe. Encore suffisamment important
pour parer aux attaques spéculatives qui risquent de détacher la parité. Or, ces réserves
immobilisées auraient pu servir dans la dynamisation du commerce international.
-La politique monétaire n’est pas autonome. Elle est tirée par les problèmes de la
balance des paiements dont le rééquilibrage s’effectue par le truchement de pratique soit
inflationnistes soit déflationnistes. En outre, dans un contexte de mobilité parfaite des
capitaux, la politique monétaire est totalement impuissante.

-La parité de change est exposée aux attaques spéculatives de manière permanante

 La fin du système de Bretton Woods, qui a amené à l'abandon des régimes de change
fixes au début des années 70, et l’avènement des changes flexibles. Un nouveau
système de changes flexibles fut mis en place. Qui sous-entendent que les monnaies
fluctuent librement sans intervention des autorités11. C’est-à-dire que les autorités
n’interviennent pas pour influencer le taux de change de leur monnaie. Elles laissent
les forces du marché (l’offre et la demande) déterminent le cours de change de leur
monnaie12. C’est le libre jeu de l’offre et de la demande qui détermine la valeur de la
monnaie.

D’une part, ce système de change « régimes de change flexible », est caractérisé par une
politique autonome, cela veut dire que les autorités monétaires n’ont plus besoin de
conserver les réserves de devises pour défendre le cours de la monnaie. Comme il
permet un ajustement plus rapide aux chocs externes puisque l'ajustement du taux de
change de la devise est constant.

11
Marc Montoussé « Macroéconomie », Editions Bréal, 2eme édition, , 2006, P.229 .
12
Business international et mondialisation: vers une nouvelle Europe/Andrew Harrison, Ertugrul Dalkiran, Ena
Elsey – 2004

14
Chapitre introductif : les concepts de base

D’autre part le régime de change flexible peut être une source d’inflation dans la
mesure où il entraîne moins de contraintes dans les politiques monétaires des pays.
Ainsi que l’effet négatif de la forte volatilité et instabilités des taux.

 Les régimes de taux de change intermédiaires représentent un compromis entre les


régimes de taux de change fixe et les régimes de taux de change flottant; ils tentent de
combiner la stabilité des premiers et l’indépendance en matière de politique monétaire
des seconds. En règle générale, ils permettent certaines fluctuations à l’intérieur d’une
fourchette préétablie par rapport à une devise ou à un panier de devises, lequel est
rajusté régulièrement.

II-4 Le système de bretton-woods :

La deuxième guerre mondiale à conduit à la destruction de l’Europe et à l’effet à


l’effondrement de l’économie international. Ainsi, le monde s’est orienté vers une économie
qui s’appuie sur des institutions internationales qui en garantissant le bon fonctionnement et
stabilité. de ce fait les représentants de 44 pays se sont réunis à bretton woods en [Link]
discuter de l’avenir des relations international. Ainsi, que l’établissement d’un systéme
garantissant la sécurité économique (pour anticiper un programme préventif pouvant éviter
toute crise économique semblable à celle des années 20.

La conférence monétaire et financière des Nations Unies à bretton woods en1944, amis
en place un système monétaire international qui fonctionnera jusqu’en 1971. Pour première
fois, les pays s’engagent sur des règles précises dans le domaine des relations monétaires
international et mettent au point un système de change or basé sur le dollar, ou chaque
monnaie était définie par rapport à l’or ou par rapport au dollar lui-même convertible en or.
Les pays vont devoir maintenir fixe la parité de leur monnaie par rapport au dollar et
disposant d’une marge de fluctuation de  de 1% et les banques centrales doivent intervenir
pour maintenir fixe cette parité lorsque celle-ci dépasse la marge par rapport au dollar.

Les objectifs de cette conférence visaient le retour à l’ordre et la stabilité dans les
règlements internationaux, ainsi que la relance des échanges commerciaux et des mouvements
des capitaux sans en imposer des restrictions aux échanges internationaux1. Par ce biais il

15
Chapitre introductif : les concepts de base

était envisagé le redressement des économies détruites lors de la Guerre et la promotion de


l’économie des pays en voie de développement

Après la guerre, le développement des échanges des échanges internationaux engendra un


besoin croissant de liquidités internationales. La solution qui se met en place est
l’alimentation en réserves internationale grâce au déficit extérieur américain on assista au
gonflement des dollars en circulation dans le monde, et une perte de confiance en dollar qui
fut dévalué deux fois en l’espace de deux années, et les pays européens avaient décidés de
revoir à la hausse les marges de fluctuations (de 1% à 2.5).

L’inflation se développa aux USA et en 19971, la balance commerciale américaine


devint déficitaire. En Aout 1971, président Ricard Nixon fixe la convertibilité de dollar en or.

Après des tentatives d’aménagement du système, les accords de Jamaïque en 1976,


officiellement l’abandon du système des changes fixes pour le système des changes flottants.
C’est la fin du système de bretton woods.

16
Chapitre I
les théories du taux de
change
Chapitre I : les théories du taux de change

La détermination du taux de change est une des problématiques majeures en


Macroéconomie Internationale. Cela provient du fait que le taux de change constitue un des
instruments d’ajustement de la politique monétaire et commerciale d’un pays.

Pour atteindre l’objectif de déterminer les déterminants de taux de change, nous


essaierons de décrire et d’analyser les principales théories du taux de change DOHNI L. et
HAINAUT L, (2004) distinguent entre les modèles axés sur les déterminants de court terme et
ceux de long terme, Plihon D.(2001) et PARENT A.(1995) usent les déterminants des biens et
services et les approches financiers de taux de change, ARTUS P.(1997) considère les modèles
en termes de stock
Depuis Ricardo, la théorie de base reste celle de la Théorie de Pouvoir d’Achat (PPA) ;
cette approche sera abordée en présentant deux versions : la version absolue et la version
relative cet axe ne peut être complet sans examiner l’effet de Balassa et Samuelson. Nous
essaierons dans cette approche d’apprécier la relation entre la productivité et le taux de change.
Ainsi que l’approche Mundell-Fleming qui traite de l‘équilibre simultané sur le marché des
biens et services et ceux de la monnaie et des changes,
.
Depuis les années quatre-vingt-dix, plusieurs modèles ont vu le jour : Williamson (1994)
expose l’approche du FEER Fundamental Equilibrium Exchange rate, ensuite le BEER
Behavioural Equilibrium Exchange Rate par Mac Donald (1997), Clark et Mac Donald (1999)
et le Natural Real Exchange rate NATREX par J. Stein (1994). Ces modèles s’inscrivent dans
la continuité des travaux de Nurkse (1945) et Artus (1977), ont pour objectif de définir un taux
de change réel effectif compatible avec un équilibre interne et externe.

17
Chapitre I : les théories du taux de change

Section I : Les théories fondées sur les flux de biens et services :

Jusqu’un au début des années 70 les théories de détermination de taux de change les plus
répandus sont celle qui expliquent les variations des taux de changes en situation des balances
commerciales ou des balances courants. Ainsi la dynamique des taux de changes dépend
principalement de l’état du solde des extérieurs, lui-même relier au niveau de la demande
interne et des taux d’intérêt, les principales approches qui ont expliqué les variations des taux
de change en fonction des flux des biens et services sont celle fondée sur la parité de pouvoir
d’achat (ppa) et les approches keynésiennes :

I-1-) La théorie de parité de pouvoir d’achat :

Les origines de la TPPA remontent aux économistes anglais du XIX siècle comme
Ricardo D et Thornion W. Puis développer par Gustave Cassel, qui formalisa cette théorie en
1916 dans son ouvrage « la monnaie et le change après 1914 ». Dans cet ouvrage, l’auteur se
questionne sur le taux d'équilibre dans une économie affectée par les distorsions des prix.
Ainsi, dans cette optique, si les biens, qui font l'objet du commerce international, sont
parfaitement substituables, il existe une relation entre le prix et le taux de change. Selon la loi
de prix unique dans un marché international concurrentiel sans obstacles à l’étranger sans cout
de transport ou de transaction. Les prix de biens et services identique vendus dans des pays
différent doivent être les mêmes quelque soit la monnaie dans la quelle ces prix sont exprimé
Selon cette théorie, peut être généralisée en comparant, pour deux pays, des paniers des
biens échangeables. D’où la valeur d’une monnaie est déterminée par le montant de biens et
services qu'elle permet d'acquérir ; c'est à dire par son pouvoir d'achat interne qui évolue dans
le sens inverse du niveau général des prix domestiques. Le taux de change entre deux monnaie
serrai déterminer par le rapport entre le niveau générale des prix des deux pays ainsi d’après la
PPA une baisse de pouvoir d’achat intérieur d’une monnaie impliquant un accroissement de
niveaux générale des prix serrai associer a une dépréciation proportionnelle de la monnaie sur
le marché de change, dans le cas contraire, on aboutirait a une appréciation de cette dernier.
Il y a deux fondements possibles de la relation de PPA souvent considérés de façon très
imbriquée et qu‘il faut bien distinguer car l‘un, celui de la loi du prix unique ; le second celui
de la théorie quantitative de la monnaie.
La relation entre la PPA et la loi de prix unique ; cette dernière est appliquer sur un bien
particulier, tandis que la PPA s’applique au niveau générale des prix.

18
Chapitre I : les théories du taux de change

Si la loi de prix unique est vérifie pour tous les biens, alors la PPA est automatiquement
confirmé[Link] partisans de la PPA concédèrent cependant que ca validité (en particulier en tant
que théorie à long terme) n’exige pas que la loi de prix unique soit vérifier ; même si la loi de
prix unique n’est pas vérifier pour chacun des bien, l’argument reste valide, les prix et le taux
de change ne devraient pas trop s’éloigner de ce que prédit la PPA. Lorsque les biens et les
services sont temporairement plus couteux dans un pays que dans un autre, la demande pour la
monnaie et la production diminuent, ce qui doit ramener le taux de change et les prix
domestiques à des niveaux en accord avec la PPA.
La relation avec la théorie quantitative de la monnaie (TQM) dans sa version moderne est
due à Friedman (1956). Cette théorie est construite dans la question du taux de change, ou elle
présente une relation entre l‘offre de monnaie, vitesse, prix et volume de transactions. La
version des transactions de la TQM est MV = PT, ou, (M) est l‘offre de monnaie, (V) est la
vitesse de circulation de monnaie, (P) est le niveau général des prix de toutes les transactions et
(T) est le nombre de transactions.
Nous examinons la théorie de la PPA à partir de la perspective de la théorie quantitative
de la monnaie et en présentant l‘analyse géométrique entre le taux de change, monnaie et prix.
Dans toutes les versions de la TQM, V et T sont fixes, alors toute augmentation dans M peut
être due à une augmentation de P. Pour relier la TQM à la PPA, les auteurs décomposent les
biens qui laissent augmenter le niveau des prix en biens marchands (PM) et biens non
marchands (PN) ainsi la fonction des prix est donnée par P = (PM, PN) qui est homogène de
degré 1.
Supposons que le prix relatif ߙ=ܲ‫ܯ‬/ܲܰ est constant, alors les deux prix nominaux varient le
long de OP et le point d‘équilibre général est au point E. Toute augmentation des prix engendre
déplacement de la courbe de (AA) à (A‘A‘) avec un même prix relatif (α), le nouveau point
d‘équilibre est (E‘). L‘homogénéité de la fonction des prix ܲ=(ܲ‫ܯ‬,ܲܰ) implique que toute
augmentation des de la quantité de la monnaie laisse augmenter les prix sectoriels (PM) et (PN)
avec la même proportion. La théorie de la PPA vient s‘appliquer pour les biens marchands
c‘est-à-dire =ܵܲ‫∗ܯ‬, ou ܲ‫ ∗ܯ‬est le prix étranger du bien marchand. Une augmentation au
double de la quantité de monnaie M0 à 2M0 double le niveau des prix domestique de (P0) à
2P0. Avec le prix du bien étranger fixé à ܲ‫ܯ‬0∗ le taux de change se déprécie de 100% S1=2S0,

L’approche de la PPA présente deux versions :


 La première qui est « absolu », découle de la loi de prix unique, cette version prend en
compte un panier de biens et services a cette effet si la loi de prix unique s’applique
19
Chapitre I : les théories du taux de change

pour tout les biens donc la version absolus sera vérifier. (Joly H, 1996) cette version
impliquent que
E=P/P*

E : le taux de change
P : le niveau des prix domestiques
P*: niveau des prix étrangers

Dans cette approche le taux de change ce déduirait d’un simple rapport entre deux
indices de prix 1(DOHNI.L et al 2004). Cependant, les hypothèses de cette version ne sont pas
très réaliste ; les indices des prix ne permet en considération ni évolution de la PPA ni les
tensions inflationnistes. (DOHNI.L et al 2004), la théorie de PPA absolu pose le problème de sa
vérification dans la pratique. Ce problème est rendu encore plus complexe, si les aspects
suivants sont pris en considération :
-L’existence de biens et services non échangeables pour lequel l'arbitrage ne joue pas ;
-Les coûts de transaction considérables qui accompagnent l'échange de bien et qui rendent
l'arbitrage coûteux ;
-La composition différente, d'un pays à l’autre, du panier des biens et de services visés par les
mesures des niveaux nationaux des prix.

La deuxième qui est « relative », Prédit que la variation de taux de change compense les
différenciel d’inflation de sort que le taux de change réel soit constante.
Cassel propose que les variations de taux des change soient égale à l’ écart entre les
variations des prix domestiques et étrangère.

E=p-p*

La PPA est la théorie la plus connu elle est supposé vérifier la loi de prix unique, selon la
quelle chaque biens et services ne doit pas avoir qu’un seul prix quelque soit la monnaie utilisé
pour l’exprimer. Or cette loi est loin d’être appliquée à la réalité dans la mesure où le marché
n’est parfaitement intégré, aux raisons de l’existence des couts de transport et de transaction,

1
DOHNI.L et HINAUT, « les taux de changes : déterminant, opportunités et risques »,1édition, 2004.

20
Chapitre I : les théories du taux de change

et parce que certain biens et services ne sont pas échangeables internationalement2, Cette
théorie soulève plusieurs problèmes :
- La difficulté de définir les indices des prix utilisés pour mesurer l'inflation dans différant
pays. Il peut y avoir des différences assez importantes dans le choix des produits et de services
intervenant dans le calcul des indices des prix. Les indices de prix qui tiennent compte des
produits et services non échangeables fourniront des informations fausses sur la compétitivité
d’un pays.
- La vérification de cette théorie se fonde sur la sensibilité de commerce aux changements des
prix. Il existe toutefois quelques facteurs qui limitent le rôle de prix, telle que la barrière à
l’entrée.
-La TPPA est fondée sur l’évolution des opérations courantes, seule composante qui soit
véritablement affectée par les variations des prix respectifs des biens et services dans les
différents pays. Or la balance des opérations courantes n’est qu’une partie de la balance de
paiement et le taux de change peut évoluer sous l’influence des autres postes composant de la
balance de paiement.
- la vérification de cette théorie est sensible aux pays retenu, c'est-à-dire la TPPA est souvent
vérifiée avec des pays possédant les mêmes niveaux de développement ainsi que des structures
économiques identiques.

L’évolution de taux de change nominaux compenserait les écarts de prix entre pays. Ces
résultats sont parfois interprété comme une vérification de la PPA, mais pour que celle-ci
soient vérifier, il faudrait que le taux de change réel soit stable au fil de tempe. Or le taux de
change réel résulte de phénomène tel que les écarts de rythme de productivité entre pays et les
niveaux de développement économiques.

I-2 Balassa-Samuelson :
La déviation persistante du taux de change réel à partir des taux PPA calculés a donné
lieu à deux essais distincts à ce sujet en 1964, le premier étant celui de Paul Samuelson, l’autre
étant de Bela Balassa (1964). Le résultat est désormais plus connu sous le nom du “Modèle
Balassa-Samuelson”. Ce modèle établit une distinction critique entre les biens échangeable et
les biens non échangeable « non négociés », L’analyse Balassa-Samuelson a confirmé que le
taux de change tendrait vers leurs taux PPA, lorsque les biens échangeables satisfont à la loi de

2
PLIHON.D, « les taux de change », édition la découvert & Syros, paris, 1991.

21
Chapitre I : les théories du taux de change

prix unique, les variations de leurs prix et celle de taux de change nominal sont globalement
compatible avec la PPA. Il n’en va pas de même pour les biens non échangeables. Les hausses
de salaires consécutifs aux gains de productivité se traduisent, dans ce secteur, par une
augmentation des prix qui n’a pas lieu d’être associée à une hausse du taux de change nominal.
Le niveau général des prix tend alors à devenir supérieur à celui qui serait conforme à la PPA,
et le taux de change réel s’apprécie.

Pour bien apparaître cet effet, on se placera dans le cadre d’une économie en
développement, dont le taux de change est calculé par rapport à un pays étranger plus avancé
noté.
L’appréciation du taux de change réel du pays en développement, par rapport à la monnaie du
pays étranger, est égale à l’appréciation du taux de change nominal plus l’écart d’inflation entre
les deux pays (pays en développement et pays étranger plus avancé)
Q = e + (p - p*)
q : le taux de change réel et nominal, le pris en taux de croissance ;
p et p* : le taux de croissance des prix de la demande finale dans le pays en développement et
le pays étranger.
La productivité des facteurs (mesuré en l’occurrence par le PIB par habitant) apparaît donc
comme un déterminant structurel du taux de change réel. Ce type de résultat constitue une
invitation à rechercher d’autres déterminants « fondamentaux ». C’est la démarche
qu’entreprennent les analyses en termes de taux de change réel d’équilibre3.
L’effet « Balassa-Samuelson », explique la distorsion dans la parité de pouvoir d’achat
(PPA) due aux différences internationales de productivité relatives entre le secteur de biens
échangeables (industrie manufacturière et l’agriculture) et non échangeables (les services).
Cette distorsion peut s’apprécier en niveau ou en évolution. L’effet Balassa en niveau explique
les différences de niveaux des prix entre les pays et donc les écarts à la PPA en niveau. Les
différences de productivité entre les deux secteurs rendent les niveaux des prix plus faibles dans
les pays le moins développé, ce qui implique une sous évaluation de leurs monnaies par rapport
à la PPA en niveau. L’effet de Balassa en évolution, explique pourquoi l’hypothèse de PPA
n’est pas vérifié entre les pays émergents et les pays avancé[Link] limites de l’effet de Balassa-
Samuelson:

3
DOHNI.L et HINAUT, op cite, p160.

22
Chapitre I : les théories du taux de change

 Le modèle de Balassa-Samuelson ne pose pas la question de la position externe et de la


soutenabilité de l‘endettement extérieure ;
 Ce modèle ne pose pas la question sur la soutenabilité des déficits courants ;

I--3 L’approche keynésienne du taux de change par la balance des paiements (développer
par Mandel en 1960) :
Selon la théorie de la balance des comptes, « le taux de change nominal provient de la
confrontation de l'offre et de la demande découlant des opérations de la balance des opérations
courantes ». Seulement, les importations et les exportations sont dépendantes des rapports entre
le niveau général des prix interne et le niveau général des prix externe et par voix de
conséquence, du taux de change.
Mundell (1960) et Fleming (1962), deux auteurs d'inspiration Keynésienne, ont développé un
modèle dans lesquels la dynamique de taux de change est principalement fonction de l'état du
solde des échanges extérieurs.
Elle s’appui sur les soldes de la balance des paiements selon cette approche, un déficit ou un
excédent du solde de la balance commerciale ou des comptes des transactions courant se
traduit par une dépréciation ou une appréciation de la monnaie nationale, cette dernier
décomposés entre transaction sur biens et services, revenus et transfert courant. Si la valeur
d’exportation dépasse celle des importations, on dit qu’il ya un excédent de la balance courant,
si les importations sont supérieurs aux exportations la balance courant est déficitaire. Ainsi,
deux théories ont été avancées ; la théorie des élasticités et la théorie de l’absorption4.
D’après ces deux théories, le taux de change se déduit de l’équilibre sur le marché des biens,
qui définit via ces effets sur le solde extérieur courant. Avec le théorème des élasticités critique
(ou condition de MARCHELLE …………..) les conditions sous les quelles les variations de
changes permettant un retour du solde courant a l’équilibre, l’approche des élasticités conclus
que le taux de change réel variée d’autant plus fortement a la suite d’un choc réel affectent ce
solde que l’offre et la demande sont peu élastique aux prix. L’approche par l’absorption
souligne quant à la elle le rôle des élasticités-revenus des flux d’échanges.5
Les différentes analyses théoriques privilégient des soldes variés des balances des paiements
pour expliquer la détermination de taux de change. Le rôle du taux de change, dans ce cadre
théorique, est d'équilibrer la balance des paiements à long terme, en maintenant les réserves à

4
AFTALION.F et LOSO.E, « le taux de change », paris : PUF, 1987, P.48.
5
DOHNI.L et HINAUT, op cite, P.161.

23
Chapitre I : les théories du taux de change

un niveau minimale requis, pour pallier aux inévitables fluctuations de la balance commerciale
à court terme.
I-4 La théorie de taux de change d’équilibre :
La volatilité des taux de change observée, depuis l’abandon de système de Bretton woods,
peut avoir des effets macroéconomiques indésirables sur l’économie réelle en particulier sur
l’allocation des facteurs de production.
En effet, l’approche macroéconomique de la détermination du taux de change d’équilibre
consiste à construire des modèles décrivant la trajectoire des taux anticipés par les agents qui
convergent vers une valeur de long terme dite d’équilibre. Une diversité de modèle du taux de
change d’équilibre est devenue pénible à distinguer l’apport de chaque approche, en évoquant
l’approche de taux de change réel d’équilibre fondamental (FEER) de Williamson, désiré
(DEER) de Taylor, Naturel (Natrex) de Stein et Allen, comportemental (BEER) de Clark et
Macdonald6 ; nous essayant de présenté les principales théories de taux de change d’équilibre,
qui sont en nombre de trois 7(BOUVERET A et al 2005) :

a- L’approche macroéconomique : le taux de change d’équilibre fondamentale


Le modèle du FEER proposé par Williamson (1985)8 est une approche
macroéconomique ce lui ci définir une nouvelle norme en ce qui concerne la détermination des
taux de change et leurs évolutions dans le temps. En d’autres termes, pour chaque monnaie, il
faut définir un taux de change d’équilibre et une zone dans laquelle celui-ci doit évoluer. Son
projet final a consisté à calculer un taux de change d’équilibre pour chacune des monnaies, et,
ensuite, à définir sa marge de fluctuation («zones-cibles»). Cette marge de fluctuation
correspond en fait à la marge d’erreur de calcul du taux de change d’équilibre. Et l’auteur met
l’accent sur le moyen terme qui est l’horizon nécessaire pour que l’économie soit en l’équilibre
interne (plein emploi) et l’équilibre externe (le solde courant correspond à des flux de
financement soutenables). (DIDIER et al, 2008 ; CARTON et al 2OO6)9.

Williamson découle une version normative. Choisir une cible de compte courant ou un
niveau de production élevé qui soit compatible avec un contrôle de l’inflation sont des

6
Les références bibliographique de ce paragraphe sont citées par ABDALAH A 2006 ;
7
BOUVRET.A et STERDYNIAK. H, « les modèles de taux de change, équilibre de long terme, dynamique et
hystérèse ». 2005, P. 248-253 ;
8
Voir aussi: Williamson (1983)
9
CAPULE J-Y et GARNIER O, « dictionnaire d’économie et des sciences sociales », édition Hatier, paris, 2008.

24
Chapitre I : les théories du taux de change

éléments normatifs pour les équilibres interne et externe. Le FEER correspond donc à un taux
d’équilibre compatible avec des performances économiques idéales. En développent le concept
de FEER, williamson semblait chercher une référence de coordination international de taux de
change dans une période marquée par la volatilité des taux de changes en générale et la forte
appréciation du dollar américain en particulier, mais aussi par le résultat de Rogoffet Messe
(1983) indiquant l’inaptitude des modèles structurels à estimer l’évolution de taux de change .
La proposition de Williamson présent un intérêt certain. Elle présent l’avantage de prendre en
considération dans le calcule du taux de change d’équilibre aussi bien les prix relatives que les
objectifs de production, la balance courante, les flux de capitaux et les changements structurels
des différents économies.
Cependant, un des principaux problèmes du FEER est sa faisabilité Williamson (1985 et
1994), lui-même, reconnait son caractère difficilement opérationnel. En effet, bien que le FEER
soit fonction des fondamentaux de l’économie (tels que le progrès technique, le taux de
chômage, l’inflation, la production, la balance courante, etc.), il est difficile de le calculer à
cause des problèmes méthodologiques. En fait, il faut définir, pour chaque pays, le niveau de la
production de plein emploi («production potentielle») et le solde courant soutenable tout en
respectant la cohérence mondiale des objectifs nationaux (i.e., les objectifs économiques
nationaux seraient identiques pour tous les pays du monde). Ainsi, Williamson propose de
calculer le FEER en simulant des modèles macro-économétriques multinationaux.
Le FEER se détermine par la méthode graphique comme suit :
- l'équilibre interne (exogène) est représenté par une verticale indiquant le niveau potentiel de
la production dans le plan (PIB, change réel).
- l'équilibre externe est définit par l'égalité du compte courant à une valeur d'équilibre
généralement liée à la capacité des paiements extérieurs. L'équilibre externe est représenté par
une droite dans le plan (PIB, change réel), avec une pente positive qui indique les combinaisons
du change réel et de l'activité, par lesquelles le compte courant est à un niveau prédéterminé
qualifié d’équilibre.
La droite d'équilibre externe décrit l'influence du change réel sur le bloc de demande du
modèle. Autrement dit, le compte courant dépend du taux de change réel, puisqu’ il est admis
qu’en cas d'un déficit de balance courant, celui-ci doit être accompagnée d'une dépréciation,
c'est-à-dire d'une augmentation de la valeur du taux de change.
- le FEER est la valeur du change réel qui permet d'obtenir une cible donnée de compte
courant, sachant que l'activité domestique et l'activité étrangère sont à leur niveau d'équilibre de
moyen terme.

25
Chapitre I : les théories du taux de change

Figure n°1 : la détermination de taux de change réel d’équilibre (cas ou l’équilibre interne et
exogène10).
TCR

PIB domestique
Source : LAKHEDAR A. al. 2011, page 41.

Suit a ses reproche Artis et Taylor 1993 ont proposé le concept de taux de change d’équilibre
désiré (DEER)11.
Le DEER analyse le taux de change d’équilibre, en fonction des niveaux désiré de solde
courant et d’emploi. Le DEER est donc une contraint sur la trajectoire du taux de change et non
un niveau donné. Les autorités monétaires peuvent alors choisir cette trajectoire sous cette
contrainte en tenant compte de leurs objectifs.

b-L’approche économétrique : le taux de change d’équilibre comportementale (BEER) :

C’est sous l’impulsion de Clark et Mc Donald, en 1997, que la théorie du taux de change
d’équilibre comportemental a été développée. Cependant cette approche du taux de change réel
d’équilibre n’est pas sans inconvénients. (Rey 2009). BEER n’a pas pour objet d’expliquer
théoriquement de détermination du taux de change mais son but est de rendre compte
empiriquement de l’évolution du taux de change ; elle consiste, tout d’abord, a retenir un
ensemble de variable fondamentale peuvent influencer le taux de change réel de long terme
(taux de chômage, prix de pétrole, ………), c-à-dire que le taux de change (R) est une fonction
des fondamentaux de long terme (ft) :
Rt=Aft
Ensuit à chercher selon des principes économétriques des relations de cointégration entre
le taux de change et ses déterminant.

10
C’est –à-dire qu’il na aucun impacte sur la production potentielle.
11
Desired Iquilibrium Exchange rate

26
Chapitre I : les théories du taux de change

L’équation de court terme est estimée à la base d’un modèle à correction d’erreur
(VECM) suivante :
R= -(R-Af)t-1+ft-i+u(r+r*)+t
r est le taux d’intérêt réel
Selon les deux auteurs, l’écart entre le taux de change et sa valeur estimer de long terme,
selon la relation de cointégration permet d’évaluer la mésalignement du taux de change
courant. (BROUVER A. al 2005).
D’après Clark et Donald (2000), ont affiné l’approche du BEER par l’introduction d’un
nouveau concept : le taux de change d’équilibre permanent (PEER) ; ils utilisent des techniques
purement économétrique pour dissocier le taux de change d’’équilibre permanent (PEER) du
taux d’équilibre courant (BEER) (STERDYNIAK et BROUVER A, 2005)12.
Cette approche se place dans une perspective purement économétrique ; le modèle
suppose que le taux de change réel converge de façon monotone vers sa valeur de long terme.
Tandis que l’analyse théorique montre que cette propriété n’est obtenue que dans des cas très
particulier où il existe une seule et unique variable rigide dans l’économie (STERDYNIAK et
FEROLDI ,1984) ainsi, les performances empiriques du BEER sont remises en cause en
l’absence d’un modèle théorique explicite, ce qui limite en termes de rigueur.

c- L’approche dynamique : le taux de change réel naturel (NATREX) :


Comme le FEER souffre de quelques problèmes et de manque de précision sur la «zone
cible », le travail de Stein (1994) a proposé un nouveau modèle dont le concept est le NATREX
(Natural Real Exchange Rate)13. Celui-ci est défini comme le TCR qui assure l’équilibre de la
balance des paiements et qui prévaudrait si les facteurs, spéculatifs et cycliques14 qui influent
sur le taux de change étaient filtrés ou neutralisé[Link] cette définition le Natrex de Stein partage
le concept de taux de change réel de Nuskse(1945 ) , Cette approche relie le taux de change
réel entre deux grandes économies à un ensemble de variables fondamentales, endogènes et
exogènes à moyen terme, exogène à long terme, variables qui expliquent l’épargne(S),
l’investissement(I) et la balance courante. Les variations du taux de change réel nécessitent
qu’à l’équilibre de moyen terme la balance courante évaluée aux conditions de l’équilibre
interne sera égale à l’épargne sociale désirée moins l’investissement désiré.

12
BOUVRET.A et STERDYNIAK. H, op cite
13
DOHNI.L et HINAUT, op cit, P.161.
14
Facteur irréguliers liés à la conjecture économique qui peuvent affecter la potentielle puis le taux de change réel.

27
Chapitre I : les théories du taux de change

Leurs approches distinguent trois horizons de taux de change : le court terme, le moyen
terme et le long terme.
 A court terme, Natrex dépend des fondamentaux, de stock d’actif nette et de facteur
cyclique et spéculatifs.

 L’équilibre de moyen terme peut se réaliser quand les conditions d’équilibre interne et
externe sont réalisées .L’équilibre interne est défini comme étant la situation dans
laquelle le taux d’utilisation des capacités de production est à son niveau moyen
stationnaire15,et l’équilibre externe nécessite la stationnarité des différentielles des taux
intérêt réel a longue terme en l’absence de flux de capitaux spéculatif bas é sur les
anticipation, et de variation de taux de change .

 L’équilibre de long terme est atteint quand les facteurs cycliques se sont éliminés et
que les fondamentaux endogènes ont convergé vers leur état stationnaire.

Tout fois, Stein n’est pas le premier a asseoir son approche de taux de change réel d’équilibre
en se référant a [Link] est aussi les travaux de Williamson(1985,1994) et Bayoumé et al
(1914) où le concept de Nursk a trouvé son expérience quantitatif. Mais L’analyse de Stein
fonde sur le taux de change réel et non sur le taux de change nominal.
Le Natrex représente un concept positif, et non normatif, du taux de change réel d’é[Link]
est le taux qui génèrent les fondamentaux réel et les politiques économiques existante .c’est un
taux de change réel optimal sans que ces les politiques soient elle-même optimal ou maximisent
le bien-être .aussi parce que les fondamentaux sont des variables qui évoluent a travers le
temps.
Nous sembles que la meilleure présentation de l’approche de Stein est celle de REY S (2009) ;
il a bien analysé l’apport de Natrex à l’approche du taux de change d’équilibre, selon REY S.
(2009) le Natrex s’efforce de prendre en confédération les déférents aspects que les autres
approches, parmi ces aspectes :
 décrire la dynamique du taux de change réel vers sa valeur d’équilibre de moyen
terme et en suit la transition vers l’équilibre de long terme.

15
Ni pressions déflationnistes liées à un excès de capacités, ni pressions inflationnistes dues à une surchauffe de
l’économie

28
Chapitre I : les théories du taux de change

 proposé une théorie qui distingue les différents états d’équilibre16


 expliquer la dynamique de taux de change d’équilibre réel, qui ne peut être supposé
constant
L’approche de Natrex est dynamique et repose sur les déterminants de taux de change réel
d’équilibre. Comme le FEER et le BEER, le NATREX se présente comme une théorie de taux
de change d’équilibre ; elle ne devient une théorie de taux de change nominal qu’en évacuant le
mécanisme de formation des prix.

-Les analyses théoriques de taux de change fondée sur les échanges internationaux de bien et
service ignorant complètement le rôle des facteurs financier, en effet, ces approche ont été
élaborer durant les années cinquante ou les transaction financière international étaient encor
plus important et très réglementées. cependant, l’accroissement des mouvements des capitaux a
partir de la fin des années cinquante et qui introduisent un volume d’échange de devise plus
important que les transactions courant montre les limites des théorie de détermination de taux
de change par les biens et services

Section II : La théorie fondée sur l‘équilibre des stockes d’actifs financier :


L’importance du volume des flux de capitaux dans le SMI depuis les années 1960. A
interprète plusieurs économistes à expliquer le comportement du taux de change par une
variable importante qui est « la monnaie ».

II-1 La théorie de la parité des taux d’intérêt :


La théorie de PTI a était avancé par J.M Keynes en 1923, permet de comprendre cette
relation entre les taux d’intérêt et les taux de change à terme. Et en avait déduit qu’un
investisseur qui place son actif dans un pays où le taux d’intérêt est plus élevé que sur son
marché, n’aura pas à en tirer un gain important, du moment que la différence des taux d’intérêt
entre les deux pays sera compensée par la différence des taux de change au comptant et à
terme. Comment les taux d’intérêt participent à ce que les monnaies retrouvent leurs
équilibres ? Supposons que les taux d’intérêt dans deux pays "A "et "B" sont respectivement
"a" et "b" avec "a" inférieur à "b". Mais la monnaie du pays "A" est en report par rapport à la
monnaie du pays "B". Des sorties de capitaux du pays "A" vont entraîner une hausse des taux
d’intérêt dans ce pays.

16
c-à-dire a la fois l’équilibre de moyen terme et l’équilibre long terme

29
Chapitre I : les théories du taux de change

La monnaie de "A" va se déprécier par rapport à celle de "B", qui sera plus demandée en raison
de sa forte rentabilité ; ce qui conduit à l’élimination du report de "A" par rapport à "B".

De cette façon l’équilibre sera retrouvé17, et le nouveau cours à terme est calculé par l’équation
suivante :
Si on désigne par : CC : cours comptant
CT : cours à terme ( taux recherché )
Ie : taux d’intérêt étranger nominal
Id : taux d’intérêt domestique nominal
۱‫ ܂‬− ۱۱
= ۷۳ − ۷۲
۱۱
D’ou: CT = CC (IE - ID) + CC

CT = CC (IE - ID + 1)
Le différentiel d‘intérêt est dans cette approche le plus important facteur explicatif de la
formation de cours de change à terme. D‘autres facteurs agissant sur la formation des cours
peuvent être cités :
 l‘offre et la demande de devises liées au commerce international
 les anticipations sur les cours aux comptants, futurs des différentes devises.

Selon cette théorie on peut distinguer deux sortes de parité de taux d‘intérêt : la théorie de
parité couverte des taux d‘intérêt et la théorie de parité non couverte.
 la première « la parité de taux d’intérêt couvert (PTIC); elle explique comment les taux
de change a terme sont déterminer sous l’hypothèse que la parité de taux d’intérêt soit
vérifier, celui-ci et égale au taux de change au comptant anticipé pour le jour
d’échéance du contrat a terme.
Elle met en évidence la relation étroite qui lie le taux de change à terme entre deux monnaie, le
taux de change au comptant et le taux d’intérêt qu’offrent les dépôts bancaires libellés dans ces
deux monnaies. La PTIC est semblable à la condition de parité non couvert des taux d’intérêt,
sauf que celle-ci (PTIC) retient le taux de change a terme plutôt que le taux de change au
comptant anticipé.
 la deuxième « la parité de taux d’intérêt non couvert (PTINC); le marché d’échange est
a l’équilibre lorsque tout les dépôts bancaires libellés dans tout les monnaies offrent la
17
AROYO. P et ARVISENET. P, « le Marché des Changes », Dunod ,Paris, 1994, P.64.

30
Chapitre I : les théories du taux de change

même rentabilité anticipé. cette condition, qui veut que les rentabilités anticipé de deux
dépôts quelconques libellés dans les monnaies différents mais exprimés dans la même
monnaie soient égale à l’équilibre, et appelée la condition de parité des taux d’intérêts
(PTI). elle suppose que les agents qui potentiellement détiennent des dépôts en monnaie
étrangères ne prennent en compte que les rentabilités anticipées.

II-2 Le modèle de choix de portefeuille :


La théorie de choix de portefeuille inspirait par MARKOWITZ (1950) explique la
répartition optimale de portefeuille individuel en fonction des rendements et des risques relatifs
à chaque type de placement. Ce modèle introduit les risques différenciés des actifs financiers.
Les premiers modèles d'équilibre de portefeuille ont été développés par MCKINNON (1969),
BRANSON (1975) et KOURI (1976). L'intérêt principal de cette approche est de donner une
vision riche et très générale des processus de détermination de taux de change, grâce à des
hypothèses réalistes comme l'imparfaite substituabilité des titres.
Dans la version la plus simple, on postule un modèle pour un pays, dans lequel les agents
économiques ne peuvent pas détenir des devises étrangères. Les équations de base sont les
suivantes:
MO = a1 (i, i*, r, r*) W (1, 1)
B = b1 (i, i*, r, r*) W (1, 2)
E'.F = c1 (i, i*, r, r*) W (1, 3)
W = MO + B + E'. (1,4)
Avec:
MO: Le stock de monnaie nationale ;
B: L’offre d'actifs nationaux ;
F : Les détentions nettes d'actifs en devises étrangères ;
W : La richesse totale ;
E′ : Le cours de devises étrangères exprimé en monnaie nationale ;
i : Taux d'intérêt domestique ;
i*: Taux d'intérêt étranger ;
r : Risque de titre domestique ;
r*: Risque de titre étranger.
Les équations de (1.1) à (1.3) décrivent les conditions d'équilibre de marché et les
comportements de demande de monnaie nationale, de titre nationaux et de titres étrangers qui

31
Chapitre I : les théories du taux de change

sont les trois actifs à la disposition des agents. Les demandes de ces trois actifs sont une
fonction positive de la richesse existante (Plihon, 1999).
Par ailleurs, il est supposé que :
 la demande de monnaie nationale décroît avec la hausse de taux d’intérêt domestique où
étranger. Autrement dit, une relation négative lie la demande de la monnaie et le taux
d’intérêt (domestique et étranger)
 la demande de titres nationaux augmente avec le taux d'intérêt domestique et le risque
sur les titres étrangers. Elle décroît avec le taux d'intérêt étranger et le risque sur le titre
national.
 la demande des titres étrangers s'accroît avec le taux d'intérêt étranger et le risque sur les
titres nationaux. Elle diminue avec le taux d'intérêt national et le risque sur les titres
étrangers.
La relation (1.4) décrit la contrainte budgétaire des investisseurs, mesurée par leur richesse
globale. D’après cette relation (1.4), on doit avoir : a1 + b1 + c1 =1
Une combinaison des équations (1.1) à (1.3) permet d'obtenir la forme réduite suivante du
modèle :
‫܅‬
E′.F= (1-a1-b1)W=(i,i*,r ,r*)W E′=(i,i*,r,r*). ۴

Cette dernière relation fait apparaître le taux de change comme une variable déterminée par le
processus de choix de portefeuille, qui permet une répartition de la richesse entre monnaie
nationale, titres nationaux et étrangers conformes aux désirs des investisseurs. Autrement dit, le
taux de change est le prix qui assure l'équilibre sur les différents marchés d'actifs nationaux et
étrangers.
De ceci, il peut être déduit que le taux de change est déterminé par les facteurs qui affectent
l’offre et la demande d’actifs monétaires et financiers. Selon cette théorie, le taux de change
peut être déterminé comme suit :
 à long terme : le taux de change résulte d’un processus d’interaction entre marché des
flux réels et marché des stocks d’actifs;
 à court terme : le taux de change est déterminé à partir des conditions prévalant sur le
marché de stocks actifs.
Cette approche en terme de portefeuille a montré que, à chaque instant, l'ordre de grandeur de
stocks de titres, susceptibles d'être échangés contre des titres libellés en d'autres devises, est
beaucoup plus important que les flux d'achats et de ventes des devises liés aux transactions

32
Chapitre I : les théories du taux de change

courantes. Par ailleurs, les marchés d'actifs peuvent s'adapter beaucoup plus rapidement à des
changements de situation que les marchés des [Link] limites de cette théorie ;
Le modèle de portefeuille prouve l'existence des conditions structurelles capables de rendre les
taux de change instables à court terme. Mais si les opérateurs du marché sont des agents
rationnels, comme elle le prévoit, ils doivent être capables de "corriger", au moins
partiellement, les déviations des changes par rapport à leur niveau d'équilibre engendrées par
les faiblesses d'organisation du marché, Cependant, au début des années quatre vingt, Meese et
Rogoff (1983) puis Frenkel (1984) montrent que la plupart des théories du change sont
incapables de prévoir correctement l'évolution du taux de change sur quelques mois ; la
meilleure prévision est encore celle donnée par un simple modèle naïf de "marche au hasard19,
La manière dont les opérateurs traitent l'information disponible et appréhendent l'évolution du
marché est donc aussi une cause de déviations des taux de change. Ces déviations des parités
ont la particularité de pouvoir dégénérer en bulles spéculatives.

Tableau N°1 : Théorie de change et la balance des paiements :

Théorie Solde de la balance des paiements privilégie

La parité de pouvoir d’achat Transactions courantes


La théorie keynésienne Transactions courantes
La parité de taux d’intérêt Balance des capitaux
La théorie de portefeuille Balance des capitaux et des transactions
courantes
Source : Dominique PLIHON : « le taux de change », paris : la découverte 1991, P 52.

Dans ce chapitre, nous avons présenté les théories et les modèle de taux de change en vue
d’analyser les relations entre les variables réelles et financières. Les théories développées sont
marquées par les périodes au cours desquelles elles ont été développées. Les théories
développées dans la première moitié du 20ème siècle considèrent les mouvements des biens et
services, ainsi que leurs prix relatifs, comme les principaux déterminants du taux de change.
Ces théories sont fondées sur l’hypothèse de la parité des pouvoirs qui est la résultante d’un
processus d’arbitrage sur les prix au niveau international. Cette théorie permet de déterminer le

18
PLIHON.D, op cit, P.55.
19
C’est-à-dire un modèle conforme au comportement à quelques mois des cambistes sur le marché.

33
Chapitre I : les théories du taux de change

taux change en niveau, c’est la PPA absolue, et en évolution, c’est la PPA relative. L’extension
du processus d’arbitrage au marché des actifs financiers a conduit à la parité des taux d’intérêt
(PTI), dont la PTI non couverte et la PTI couverte.

La PPA est une théorie qui a très peu de fondement théorique et elle est une analyse
normative qui dicte le taux de change ou son évolution dans le temps. La PPA est une théorie
qui n’est testable que sur le long terme.
L’intensification des mouvements des flux financiers dans la deuxième moitié du 20ème siècle
a rendu les taux de change plus instables et plus volatils, et les économies sont devenues très
exposées aux chocs internes et externes. La nécessité d’explication de ces phénomènes a
favorisé l’émergence des théories de plus en plus complexes et sophistiquées en établissant des
relations économiques entre un ensemble de variables. Ces théories sont qualifiées d’analyses
positives, puisqu’elles cherchent plutôt à expliquer les instabilités du taux de change. Ces
théories ont été développées dans une perspective macroéconomique ou dans une perspective
microéconomique. Les analyses macroéconomiques se sont développées selon les approches
par les flux qui sont également connues sous la désignation de théories keynésiennes du taux de
change, ou selon les approches monétaires et financières.
Les approches par les flux se concentrent essentiellement sur l’équilibre de la balance des
paiements alors que les approches monétaires et financières se focalisent principalement sur les
liens entre les variables monétaires, financières, réelles et le rôle des anticipations. Les
approches microéconomiques sont qualifiées approches en termes de microstructure des
marchés des changes qui reposent essentiellement sur l’hypothèse d’efficience informationnelle
de ce marché des changes. Les théories ou les analyses de la microstructure du marché des
changes sont étayée soit par l’hypothèse des anticipations rationnelles, soit par l’hypothèse
d’hétérogénéité des agents intervenant sur le marché des changes.
Les théories de la deuxième moitié du 20ème siècle fournissent des fondements solides aux
analyses du taux de change et du régime de change, mais elles ne traitent pas toutes les
questions, surtout celles qui concernent les déséquilibres fondamentaux des taux de change.
Cette lacune a impliqué le retour des analyses normatives incarnées par les théories des «zones
cibles» que l’on qualifie parfois d’approches macroéconomiques modernes du taux de change.
Ces analyses s’intéressent non seulement aux instabilités des taux de change, mais, surtout,
elles se targuent de montrer ce que doit être le niveau du taux de change à moyen et long
termes, et comment celui-ci doit évoluer dans le temps. Ces développements ont mis un accent
important sur l’existence du taux de change d’équilibre pour chaque économie. Cette idée est

34
Chapitre I : les théories du taux de change

largement partagée tant sur le plan académique que politique, et, c’est ce qui explique d’ailleurs
le fait que le débat sur le taux de change est l’un des principaux sujets à la fois sur le plan
national et international.
L’ensemble des analyses théoriques apportent des éclaircissements sur la conduite de la
politique économique (politique budgétaire et politique monétaire) et ses conséquences au
niveau national et international. Elles établissent des liens plus moins clairs et formels entre les
variables, et elles permettent aussi de comprendre les déséquilibres fondamentaux et les
problèmes de compétitivité des économies.

35
Chapitre I : les théories du taux de change

Conclusion

Ces théories sont fondées sur l’hypothèse de la parité des pouvoirs qui est la résultante
d’un processus d’arbitrage sur les prix au niveau international. Cette théorie permet de
déterminer le taux change en niveau, c’est la PPA absolue, et en évolution, c’est la PPA
relative. La PPA est une théorie qui n’est testable que sur le long terme. Nous avons déduit que
cette approche présente des inconvénients, lorsque l‘on raisonne en termes de taux de change
réel. Les théories du taux de change réel d’équilibre (FEER, DEER, BEER et NATREX). Elles
supposent que le taux de change réel assure l’équilibre extérieur, tandis que l’équilibre intérieur
est assuré par la politique budgétaire ou l’équilibre du stock d’actif extérieur
L‘étude du modèle de la balance de paiement, nous a permis de conclure qu‘il existe une relation
étroite entre le taux de change et le solde de paiement. Il s'apprécie en cas d'excédant de la balance de
paiement et se déprécie en cas de déficit de cette même balance. L‘examen du modèle de Balassa et
Samuelson, nous a conduit à la conclusion qu‘il existe une relation entre la productivité et le
taux de change. La productivité entraîne une appréciation de taux de change éclaircissements

36
Chapitre II
effet de variation du taux de
change sur les indicateurs
économique
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

L’analyse de la politique de change est utiles de fait qu’elle constitue l’un des
principaux leviers de la politique économique est devré être parmi la préoccupation majeurs
des autorités monétaire, si celle-ci comptant faire du taux de change un instrument efficace
pour améliorer les performances économiques de leurs pays.

Depuis l’indépendance, nous nous interrogeons sur l’envergure de la politique de


change. Aussi, depuis la création de la monnaie nationale en 1964, l’Algérie, dans le souci de
sauvegarder sa souveraineté monétaire a adopté plusieurs politiques de change, passant d’un
régime de change fixe , aller vers un flottement dirigé.

Dans ce chapitre en présenter d’abord l’évolution de la politique de change en suite sa


relation avec les indicateurs économiques, après nous traiterons la question de la dévaluation
et le lien entre taux de change et les variables économiques.

37
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

Section I : La politique de change en Algérie et la dévaluation de dinar

I-1 La politique de change en Algérie :

l’Algérie a adopté depuis l’indépendance les différent politique de change, et ce en


fonction des contraintes qu’imposait la réalité de l’économie nationale et l’évolution de
système monétaire internationale, pour bien illustrer cette évolution nous allons présenter les
politiques de change au sein de différent régime de change que l’Algérie avait adopter depuis
1962 à nos jour.

Après l’indépendance, l’Algérie est toujours restée dans la zone Franc, Les capitaux
étaient libellés en devises et étaient librement transférable à l’étranger sans aucune restriction
et une liberté totale de commerce extérieur1, cette situation n’a pas durée long temps suit aux
fuites massives des capitaux ainsi que les déséquilibre de la balance des paiements. En 1963,
l’état algérien s’est vu l’obligation d’instaurer le contrôle des échanges2 afin de freiner
l’hémorragie des capitaux causant la baisse des réserves de change. En 1964, le dinar fut crée,
vu la loi 64-111 du 10 avril 1964, instituent l’unité monétaire nationale.

Il était défini à parité fixe avec le franc français à raison d’un dinar pour un franc et un
poids d’or fin de 180mg (1DZD=1FRF=180milligramme d’or). Les valeurs des autres
monnaies par rapport au dinar étaient définies par référence à leur parité avec le franc dans le
cadre du système de Bretton Woods.

Avec l’effondrement du régime de brotten-woods l’Algérie avait adopté en 1974 le


régime de change fixe annoncé à un panier de 14 monnaies3constituant des devises les plus
importantes dans la structure des échanges commerciaux (notamment les importations) et
financier ; ces monnaies étaient affectée de coefficient de pondération différents et révisables
périodiquement. Le dollar américain occupait une place relativement grande dans ce panier en
raison de sa présence prédominante dans les recettes d’exportation de pétrole et dans le
service de la dette Ainsi, à partir de 1974, la convertibilité du dinar algérien était soumise à
des restrictions très rigides. (Licence des importations, autorisation globale
d’importation,…ect) en limitant le commerce extérieur aux seule entreprise publique,
1
BENISSAD.H, « Algérie : restructuration et réforme économique (1979-1993) », édition : OPU, Alger,
1994.P.83.
2
Est un outil dans les mains du pouvoir monétaire centrale, pour contrôler les mouvements des devises
étrangères vers l‘interne et l‘externe à partir de la détermination du taux de change de la monnaie locale
3
Dollar Etats-Unis, Franc français, livre italienne, livre sterling, Franc belge, Franc suisse, dollar Canadian, pesta
espagnole ; florin hollandais ; couronne danoise ; couronne suédoise ; shilling autrichien ; deutschemark
Allemand ; couronne norvégienne.

38
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

l’inconvertibilité est donc indissociable de contrôle de l’état sur le commerce extérieur


(KNNICH, M ; 2001). La forte appréciation du dollar américain pendant la 1ere partie de la
décennie 80 s’est traduite par appréciation du dinar d’environ 50% de 1980 à 1985 où il
atteint son sommet à 1,8FF4pour un dinar. Cette appréciation à réduit la compétitivité des
exportations hors hydrocarbure et stimulé les importations5.

De plus, l’appréciation du dollar par rapport aux devises dans lesquelles est libellée la
dette extérieure de l’Algérie réduit le poids de l’endettement extérieur. Ainsi, l’encours en
dollar de la dette extérieure de l’Algérie a chuté de 17 milliards USD en 1980 à 14 milliards
USD en 1984.6

. En 1986, l’Algérie a subi le contre choc pétrolier (la crise hydrocarbure) qui à induit
une chut radicale des recettes d’exportation d’une part et le style de gestion socialiste d’autre
part, la politique de glissement progressif consiste à faire baisser de manière continue et sans
que ne soit annoncée la valeur du dinar. C’est ainsi que le cours USD/DZD est passé de 4,82
en 1986 à 12,19 en 1990. À partir de 1988 ce régime de change rigide a été remplacé par un
régime d’allocation de devises dont la gestion concrète est confiée aux banques commerciales,
sous réserve du plafonnement du crédit en vigueur et en conformité avec les objectifs de la
balance des paiements. Dans ce nouveau régime, les banques accordaient des devises à leur
clientèle entreprise.

En 1991, le monopole de l’état sur le commerce extérieur à été aboli7 et le conseil de la


monnaie et crédit à été chargé d’établir les paramètres des politiques de change et de la dette
extérieure, et d’approuver les investissements étrangers ; durant la période 91-92, l’Algérie
présentait un visage économique peu reluisant.

L’accès au marché officiel de change a été rendu possible à tous les opérateurs
économiques (publics ou privés) suite à la signature par l'Algérie en avril 1994 d'un premier

4
MISSION ECONOMIQUE, « La politique de change en Algérie », Ambassade de France en Algérie, Alger,
2006, P.01.
5
BANTABET B et ZIAD M « régime de change et développement et analyses quantitative », université de
mascara.
6
BENBITOUR A, « l’Algérie au Troisième Millénaire : Défis et potentialités », édition Marinoor, Alger, 1998.
7
Suit au décret exécutif 91-36 du 13 février 1991 relatif aux conditions d’intervention en matière de commerce
extérieure et de règlement N°91-03 20/02/1991 relatif aux conditions d’exercices des opérations d’importation
des biens et de leur financement

39
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

accord avec ses créanciers sous l’égide du FMI concernant le rééchelonnement d’une partie de
sa dette.

Le régime de change de cette période est un régime de flottement administré. Le taux de


change varie suivant l’offre et la demande du marché de change interbancaire. Autrement dit,
il se détermine librement selon la loi de l’offre et la demande de devises sur le marché de
change interbancaire qui a été mis en place par un règlement de la banque d’Algérie en
décembre 1995. Sur le plan juridique ce marché se définie comme étant : « le lieu où les
banques et les établissements financiers négocient librement des opérations d’achat ou de
vente de devise contre de la monnaie nationale, pour leur compte ou pour leur client».

La demande de devises sur le marché interbancaire sert à couvrir les opérations


courantes des banques et établissements financiers ainsi que celles de leurs clients. Ces
opérations sont limitées aux financements que nécessitent les opérations hors hydrocarbure, à
la couverture des importations et au paiement du service de la dette extérieure.

Le marché de change interbancaire du dinar comprend deux compartiments : le premier


concerne les opérations de change en comptant et la second les opérations de change à terme.
A l’heure actuelle, le marché de change interbancaire de dinar demeure encore inachevé.
Malgré que le marché des opérations de change à terme été prévu dans la réglementation de la
banque d’Algérie de 1995, mais ce marché reste toujours inouvrables. Ainsi, dans ce marché,
il n’existe pas les produits dérivés. Ce qui montre bien le sous développement du système
bancaire algérienne.
Nous pouvons résumer la mission de la banque d’Algérie dans les points suivants :
 « Elle doit surveiller le fonctionnement du marché interbancaire ».
 « Elle doit veiller sur la conformité réglementaire des opérations d’achat et de vente
de devises ».
 « Elle doit s’assurer en permanence du respect des ratios prudentiels des différentes
banques qui interviennent sur le marché de change ».

Concernant le fonctionnement du marché de change interbancaire, actuellement ce dernier est


censé fonctionner en continu, autrement dit, le cours de change du dinar peut varier

40
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

instantanément. Par contre avant l’instauration de marché de change interbancaire, le cours de


change du dinar étaient déterminés, suivant le fixing8 pour une période d’une semaine.

Cependant, la banque d’Algérie peut intervenir au moyen des recettes d’hydrocarbure


pour éviter des niveaux de taux de change jugés indésirables. La convertibilité du dinar est
réglementée et limitée aux seules opérations du compte courant ainsi qu’au paiement des
dépenses des soins et de d’éducation, lorsque ces deux dernières opérations sont réalisées à
l’étranger.

En 2003, le législateur algérien a promulgué l’ordonnance 03-11 relative au crédit et la


monnaie qui remplace la loi 90-10 qui a pour objectif de redéfinir le cadre de la Banque
d’Algérie et en lui donnant plus d’autonomie.
Suite à l’embellie financière due à l’envolée des cours du pétrole, l’Algérie, en 2006, a
procédé au paiement quasi-total, par anticipation, de sa dette externe. En effet, le cours de la
dette est passé de 33 milliards de dollars US en 1996 à mois de 4,5 milliards en 2007.

L’objectif de la Banque d’Algérie est de maintenir un taux de change réel stable. En


effet, le TCER est resté stable entre la période de 2005 et 2007.

Entre 2008 et 2009, le TCER s’est déprécié et le dinar s’est déprécié de presque 12,5%.
Plusieurs programmes gouvernementaux d’investissement colossaux supporté par l’envolée
des prix des hydrocarbures se sont traduits par des politiques budgétaires et monétaires
expansionnistes tirant les importations à la hausse. Face à cette situation, les autorités
algériennes, via la loi de finance complémentaire, ont instauré la parité dans le capital des
entreprises étrangères 51% pour une partie algérienne et 49% étrangère ainsi que l’utilisation
du crédit documentaire comme seul moyen de financement.

Une nouvelle ordonnance 10-04 du 26/08/2010 modifiant et complétant l’ordonnance


03-11 relative au crédit et à la monnaie qui recadre le rôle des banques. Le TCER s’est
apprécié entre la période 2010 à 2012.
Dés lors, la politique de change de l’Algérie à pour objet la stabilité de la monnaie
nationale et du taux de change du dinar algérien afin de ne pas détérioré la compétitivité

8
Le fixing peut être définit comme un système de cotation par enchère, basé sur des séances quotidiennes
réunissant les représentant les banques commerciales sous la présidence de la B.A

41
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

extérieur de l’économie nationale (DUCHENAN. N, F, 2006). Trois phénomènes sont à


l’origine de la variation de taux de change de dinars : TCER de référence fixé par les
autorités, les variations provenant de la libre fluctuation des devises entre elle, et enfin les
variations causées par le jeu de l’offre et la demande sur le marché interbancaire des échanges
(DUCHMAN, F, 2006)9.

Tableau N°02: le lien entre la politique de change et les indicateurs économiques interne
Régime de Politique de change Croissanc Inflations
change e (%) (%)
Appartenance a la zone France10 (1962-1964) …………. …………
.
fixe Encourage au France français (1664-1974) +6,46 4,76

Encourage à un panier de monnaie (1974-1986) +5,24 10, 07


intermédiaire Dévaluation rampante11 (1986-1990) +0,78 10,34
Dévaluation officielle (1991-1994) -0,60 26,79
flottant Flottement dirigé (depuis 1995) +5,57 6,12
Source : réalisé par nos soins à partir des données tirées du site internet :
(http:/[Link]/,consulter le ………… )

I-2 La dévaluation de dinar en Algérie :


La dévaluation est un acte de la politique économique qui consiste à diminuer la valeur
d’une monnaie dans le but de rétablir l’équilibre extérieur. Un pays dévalue sa monnaie parce
que le taux de change en vigueur conduit a des pertes insoutenables.

Dés les années 70, le FMI note avec fermeté la surévaluation du Dinar algérien et
recommande aux Autorités Algériennes la dévaluation. Ces dernières ont rejeté celle-ci car la
jugeant inopérante soit à l’exportation soit à l’importation, en argumentant ceci par :

9
DUCHEMAN F, « la politique de change en Algérie ». Alger : AMBASSADE DE FRANCEEN ALGERIE,
MISSION économique, 2006, P.8.
10
Cette période n’est pas considérée ; car l’Algérie ne possède pas de monnaie nationale, donc l’absence de
politique de change nationale.
11
C’est la politique de glissement progressif qui consiste à faire baisser de manière continue et sans que ne soit
annoncé la valeur de dinar.

42
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

 Théoriquement, le but de la dévaluation est d’encourager la production des biens


exportables. Comme les exportations algériennes sont dominées par le pétrole, dont le
prix est fixé par le marché mondial et échappe à toute modification ; il n’y a donc pas
lieu de procéder à une dévaluation car ne pouvant accomplir son rôle quant il s’agit de
la compétitivité-prix.

 Etant donné que les importations dépendent en grande partie du plan alimentaire, la
dévaluation ne peut que causer une hausse des prix des biens de consommations au
détriment du pouvoir d’achat de la population. Le secteur des hydrocarbures étant au
cœur de l’économie algérienne, leurs prix élevés ont eu pour effet un boom
économique assez important qui a pris fin au milieu des années 80 et, quand les prix
du pétrole ont chuté en 1986, entraînant une baisse de la rente pétrolière de 50% ;
mettant l’Algérie face à des déséquilibres tant budgétaires qu’extérieurs importants.

Les déficits du compte courant nourris par des prêts du F.M.I ont fait accumulé la dette
extérieure et le ratio du service de la dette est passé de 35% des exportations en 1985 à 78%
en 1988.V Cette crise a fait apparaître les distorsions de l’économie algérienne basée sur la
seule ressource pétrolière libellée en Dollar américain. La baisse du cours de ce dernier avait
en ce temps là, provoqué la détérioration de la balance des paiements ; les réserves de changes
étaient de plus en plus faibles et ne pouvaient plus préserver la parité de change du Dinar
algérien. L’Etat était contrarié de recourir à l’endettement extérieur pour financer le déficit de
la balance des paiements.

La baisse des recettes des hydrocarbures a donné lieu à une réaffirmation des lois sur le
monopole de l’Etat et le contrôle des changes entraînant un effondrement de la croissance
pendant toute une décennie. Le taux de change en terme réel sur le marché parallèle a
augmenté d’environ cinq fois comparativement au taux de change nominal. Cette conjoncture
avait remis en question la politique du taux de change ; celui-ci ne jouait pas son rôle dans
l’ajustement des déséquilibres de la balance des paiements. On reconnaît que la parité du
Dinar algérien n’était pas réaliste et ne reflétait plus la valeur réelle de la production nationale
; les produits étaient donc surévalués. On estime par ailleurs qu’en 1986, le taux de change du

43
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

Dinar algérien s’est déprécié de 8% en terme effectif réel du fait, principalement, de la


dépréciation du Dollar américain par rapport aux autres monnaies12

Même si le taux de change algérien avait légèrement baissé, il demeurait toujours


surévalué. On prôna alors à l’Etat Algérien de procéder d’abord par une dévaluation graduée,
en laissant glisser la valeur officielle du Dinar algérien. Les données suivantes montrent le
glissement du cours officiel moyen du Dinar pour la période allant de 1970 à 1990.

En fait ce glissement n’est qu’une "dévaluation douce13" de la monnaie nationale pour


la faire passer inaperçue aux yeux de l’opinion publique. Elle a été accélérée à partir de 1989,
date de transition vers une économie décentralisée dans le contexte des réformes structurelles.
La mise en ouvre de ce programme de réformes repose essentiellement sur la
dévaluation du taux de change de la monnaie nationale et la libéralisation du commerce
extérieur ; obligatoire pour tout pays qui se lance dans l’application du programme de
réformes structurelles. Et c’est ainsi que le Dinar algérien fut dévalué pour la première fois le
03 Septembre 1991 de l’ordre de 25% par rapport au Dollar américain pour être stabilisé à
22.5 Dinar pour 1 Dollar après avoir subit le glissement de 15.8889 en Janvier 1991 à 17.7653
en Mars 1991 Ce taux -de 22.5 Dinars pour 1 Dollar- resta stable jusqu’à la fin de 1993.

La première dévaluation entre dans le cadre du programme de stabilisation économique


à court terme, lancée déjà dés 1989 par le FMI. Quant à la deuxième, elle s’adapte aux
exigences des réformes structurelles qui visent l’accélération du processus de la transition
vers l’économie de marché, l’amélioration de l’allocation des ressources par le biais du
réalignement des prix relatifs et la libéralisation progressive du commerce extérieur14.

Dans ce contexte le Dinar fut dévalué d’environ 50% par rapport au Dollar pour
réajuster sa valeur surévaluée en procédant par deux étapes :
- La première, en Avril 1994 où 1 USD = 36 DZD
- La deuxième, en Septembre 1994 où 1 USD = 41 DZD

12
Fonds Monétaire International, Algérie- Rapport des services du FMI, Janvier 1988, p.14.
13
Abdelkarim Naas, Le Système Bancaire Algérien, de la décolonisation à l’économie de marché, Paris, INAS,
2003, P.216.
14
The World Bank, Stratégie macroéconomique à moyen terme pour l’Algérie, Mai, 2003, P .9.

44
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

Cette dévaluation ne s’arrête pas là. Elle continue durant les années qui suivent
parallèlement à une hausse du prix du pétrole même si légère soit-elle.
Le tableau ci-dessous montre l’évolution réversible entre le prix du pétrole et le taux de
change pour la deuxième moitié des années 90.

Tableau N° 03: Taux de change et prix du pétrole $/baril.

1994 1995 1996 1997 1998 1999


Prix de
pétrole 16,29 17,57 21,65 19,46 12,85 17,91
Taux de
change 36,32 47,68 54,74 57,71 58,76 66,64
Source : Ministère des Finances.

On remarque dans ce tableau que la dévaluation a été importante pour les années 1996 à
1999, durant lesquelles le prix du pétrole a tant de même connu une légère hausse par rapport
aux années précédentes.

D’un autre côté, le tableau suivant montre le quasi stabilité des réserves de changes pour
les mêmes années, alors que la dette extérieure n’a cessé d’évoluer.

I-3 La dévaluation est-elle efficace en Algérie ? :

La conjoncture économique algérienne après la dévaluation indique une trajectoire


totalement différente de ce qui été projeté, c’est-à-dire la diminution de l’inflation et
l’augmentation de la compétitivité des entreprise national et l’attraction des IDE. Selon un
nombre d’auteurs, la dévaluation n’est pas été efficace en Algérie, et ce pour simple raison
que cette dernière n’est pas été accompagnée par un ensemble de mesures permettant la
réalisation des objectifs prédéfinis. En d’autre terme, des mesures qui permettent une
convertibilité courante du dinar et l’ouverture du commerce extérieure d’une part, et d’autre
part une véritable politique industrielle et sociale. A cet effet, une seule manipulation du taux
de change peut non seulement ne pas produire les effets escomptés mais aussi produire des

45
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

effets vicieux s’il ne s’inscrit pas dans une logique de coordination entre toutes les variables
de cet ensemble (BABA AHMED L, 2000)15.

Section II : l’effet de variation du taux de change sur les indicateurs économiques

II.1 L’effet de la variation de taux de change

Figure N°03 : Évolution de taux de change en Algérie

Taux de change en %

100

80

60

40 Taux de change
20

0
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014

Source : Elaboré par nous même à partir des données de l’ONS.

Cette figure explique l’évolution annuelle de taux de change du dinar Algérien par
rapport au dollar Américain où nous remarquons que le taux de change est en moyenne stable
de 1980 jusqu’à 1990 (c’est en 1980 qu’on enregistre le plus bas niveau 3,83%) où l’Algérie a
vécu pendant cette période un régime de change restrictif. Mais à partir de 1990, la banque
d’Algérie a adopté un nouveau régime de change dit flottant dirigé du taux de change du
dinars vis-à-vis des principales devises, monnaies des plus importants partenaires
commerciaux de l’Algérie ; dont l’objectif est la stabilité à moyen terme du taux de change
effectif réel à son niveau d’équilibre déterminé par les fondamentaux de l’économie nationale;
principalement le prix du pétrole, le différentiel de productivité et la part des dépenses
publiques dans le produit intérieur brut

15
Baba Ahmed L, dévaluation du dinar et entreprise public. Cahier du CREAD, 2001, N°57,3éme trimestre,
P.57-74.

46
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

Cependant de 1982-1990 on remarque une dévaluation de la monnaie nationale avec le taux


de change de 5.71%. À partir de 1994, le taux de change de l’Algérie connait une évolution;
la convertibilité courante du dinar s’est traduite à partir de cette date par la mise en œuvre de
la convertibilité commerciale de la devise locale qui s’est adossée à la libéralisation des
paiements au titre des importations. Cette convertibilité commerciale devait conduire, en 1994
la banque d’Algérie à la mise en place du fixing pour la détermination du taux de change du
dinar suivant l’offre et la demande sur le marché des changes. En1996, un marché
interbancaire des changes a remplacé le fixing dans lequel la banque d’Algérie intervient
pour satisfaire ou autoriser les demandes de devise étranger exclusivement destiné, dans le
cadre de la convertibilité courante de dinar, aux paiements ou transferts au titre des
transactions courantes (importation de biens et de services, revenus du travail et des
investissements….).
C’est en 2002 qu’on registre le plus haut niveau 79,68, depuis cette date ; la politique du
change menée par la Banque Centrale consiste à stabiliser le taux de change effectif réel de
dollars Américain qui s’affaiblit, quant au dollar Américain son taux est passé de 79 ,68 à la
fin 2002 à 77,39 à la fin 2003, pour se stabiliser à 72,06 à la fin de 2004. Le taux de change
demeure relativement stable depuis 2003 (taux d’équilibre, selon le FMI). Notons cependant
une dépréciation du dinar par rapport au dollar de 2% entre 2004 et 2005. L’évolution du
marché interbancaire de change a été caractérisée, au cours de l’année 2008, par une
appréciation du dinar par rapport, au dollar américain. En effet, l’évolution de la parité
moyenne du dinar par apport à la monnaie Américain, entre 2007 et 2008 par une appréciation
de 7,4% par rapport au [Link] tenu de ces évolutions, le dollar Américain s’est
échangé, en moyenne annuelle, En 2007 et 2008 respectivement contre 69,36 dinars. La
Banque d’Algérie a continué par ces interventions sur le marché interbancaire des changes,
renforcé la stabilité de taux de change effectif réel à son niveau d’équilibre de moyen terme.
Ainsi le taux de change en Algérie a évalué de 2011 à 2013 de 72,94% à 78,15%. Les
variations du taux de change se transmettent directement aux prix des produits importés.
Cependant, la hausse de coûts que subissent les producteurs et les détaillants en raison de la
dépréciation du dinar est rarement répercutée entièrement et immédiatement sur les prix à la
consommation. La dépréciation de la monnaie a pour effet de modifier la composition de la
demande, en stimulant tant la demande intérieure que la demande extérieure de produits
nationaux. D’une part, le renchérissement des produits importés entraine un accroissement de
la demande extérieure, qui exerce à son tour des pressions à la hausse sur les prix intérieurs.

47
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

D’autre part, la dépréciation du dinar rend plus compétitifs les produit d’exportation, dont le
prix en devise étrangers diminue automatiquement.

II-2 Les effets de la variation du TCHO sur le TCH

Figure N°04: Évolution annuelle du taux de chômage et TCH en Algérie de 1980 à 2014

100
90
80
70
60
50 Taux de change
40
Taux de chômage
30
20
10
0
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
Source : Elaboré par nous même à partir des données de l’ONS.

En remarque d’après la figure N°2 que, le taux de chômage est important ; est toujours
en housse, a partir de l’année 90 ; Depuis 1994, le marché de l'emploi en Algérie a enregistré
une dégradation sensible. Le taux de chômage qui était de l'ordre de 24,36 % en cette année
est passé à 28,10 % en 199516 pour atteindre le taux de 29,52 % en 1997, retraçant une
accélération beaucoup plus rapide que celle des années précédent Concernant la création
d'emploi selon des statistiques du Ministère du Travail de la Protection Sociale et de la
Formation Professionnelle [ONS, 2003], 135 388 nouveaux postes ont été crées durant la
période (1994-1997), dont 26,3 % emplois permanents et 73,70 % emplois temporaires.
Cependant, on a enregistre 94 852 nouveaux postes d’emplois seulement entre 1998 et 2001,
dont 14,6 % emplois permanents. Malgré cela, les pertes d'emplois ont été plus importantes
que les créations [Musette et Hammouda, 1998].

Trois mesures méritent d'être citées en raison de leurs conséquences significatives sur le
marché du travail. Il s'agit primo, de la liquidation des entreprises publiques déficitaires
entraînant évidemment la mise au chômage d'un nombre important de travailleurs pour
raisons économiques En 1998, le nombre de chômeurs a été évalué à plus de 2,3 millions de

16
Services du délégué à la planification

48
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

personnes, soit 29,2% de la population active. Cette aggravation du chômage était le résultat
non de la baisse sensible des créations d’emplois mais également des compressions d’effectifs
et a la liquidation des entreprises. En l’an 2000, 30% de la population active est au chômage ;
c’est un taux record jamais connu en Algérie pendant les trois dernières décennies. Le
chômage est demeure extrêmement élevé avec un taux quasiment constant de plus de 27%
avec une légère baisse enregistrée en 2003. En 2004 cependant ce taux a connu un
fléchissement inattendu : 17%. Cette importante chute du taux de chômage fortement
controversée est due sans aucun doute a des changements opères dans le mode d’évaluation
antérieur. Depuis le taux de chômage a connu une baisse appréciable (15.30% en
2005,12.30% en 2006,13.80% en 2007, 11,30% en 2008,10.20% en 2009 et10% en
2010)…Quoiqu’il en soit et au-delà des controverses relatives à sa mesure, le chômage est
une réalité tangible en Algérie, ce qui pousse à s’interroger sur les performances des
politiques économiques dans ce domaine sensible de la création d’emploi productifs. Ensuite,
le TCHO presque stable de 2010 à 2014.

Le taux de change des monnaies et en particulier, les dévaluations ont souvent été un
moyen des pouvoirs publics, pour résoudre les problèmes des échanges extérieurs. Il y a une
relation négative entre le taux change et le taux de chômage .Une augmentation du taux de
change pourrait avoir des retombées économiques positives en termes d’exportations, donc
d’activité et par conséquent d’emplois et baisse du taux de chômage.

II-3 Les effets de la variation du taux d’inflation sur le TCH

Figure N°05: Évolution annuelle de taux d’inflation et TCH en Algérie de 1980 à 2014 (e

100
90
80
70
60
50
Taux de change
40
30 INF
20
10
0
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014

Source : établi par nous même à partir des données de l’ONS.

49
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

D’après la représentation graphique, nous pouvons remarquer que le taux d’inflation est passé
par trois phases importantes qui représentent ainsi l’évolution l’économie algérienne.
- De 1980 à 1989 : enregistré un pic en 1981 de 14,65%, cette hausse des prix a fait que les
salaires ont augmenté plus fortement que la productivité, les politiques restrictives ne sont pas
encore mises en place. Par la suite on constate une diminution durant la période 1982 à 1984
tirée de 6% à 8,2%. de1984 à1989 le taux de change réel du dinar connait une importante
surévaluation notamment en 1986 cette surévaluation à une période qui coïncide avec une
inflation ouvert en Algérie. En effet, les taux d’inflations ne cessaient pas d’accroitre, ce qui
peut parfaitement expliquer l’importante surévaluation du dinar durant cette période

- De 1990 à 2000 : l’économie algérienne caractérisée par des progrès remarquables en


matière d’inflation qui a été progressivement maîtrisée, car après avoir atteint 29.04% en
1994, Le recul du volume des importations en 1996 qui a conduit à la baisse de taux
d’inflation jusqu’à 18,68%.l’inflation est tombée au niveau de 5.73% en 1997 pour atteindre
en 1998 l’objectif de 4.95%, sous l’effet de la dévaluation du dinar
- De 2000 à 2012 : caractérisé par une très forte baisse d’inflation en 2000 de 0,34%, et plus
forte hausse en 2009 de 5,73%. Cette hausse en 2009 résulte essentiellement de
l’augmentation des prix des alimentations et principalement les produits agricoles frais. Le
rythme d’inflation annuel a connu une tendance baissière, passant de 3,9% en 2010. La
progression des prix des produits alimentaires frais s’est nettement ralentie, ils ont enregistré
une baisse de 0,7%, traduisant ainsi un recul (2%) des prix des produits agricoles frais,
particulièrement le poisson frais (10,4%), les légumes (-6,3%) et la viande de poulet (-4%)17.
-L’année 2011 a été marquée par un choc des prix intérieurs de certains produits de base au
début d’année, débouchant sur une nouvelle tendance à la hausse des prix à la consommation
au second semestre. En moyenne annuelle, le taux d’inflation est passé de 4,20% à octobre et
de 4,5% à décembre 201118. Cette hausse de taux d’inflation, conduire ensuite à enregistrer un
pic de 8,9% au titre de l’année 2012. En raison, le ministère des finances19 a estimé que le
taux d’inflation exceptionnellement élevé en 2012, un seuil que l’Algérie n’avait pas connu
depuis une décennie, cette hausse est lié aux augmentations de salaire des fonctionnaires de la
fonction publique. Et aussi le FMI estime que, la plus forte progression concerne les produits
de l’alimentation (qui connut une hausse de 14,25%) et également les produits alimentaires
industrielles (il s’agit les boissons non alcoolisées qui composent 43% de l’indice des prix).
17
[Link] : consulter le 05/03/2016.
18
Banque d’Algérie, « de l’amélioration de la circulation fiduciaire en 2012 et 2013 », communication, Alger, le
21 mars 2013.
19
Rapport de FMI n°12/20, janvier, 2012, P35.

50
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

cette poussée inflationniste20 est principalement imputable à l’évolution des prix des produits
alimentaires, dont la variation de l’indice a atteint 11,6%, sous l’effet d’une forte
augmentation des prix des biens agricoles frais (+18,9%) et des produits agro-alimentaires
(+5,64%).
Les conséquences des variations du taux de change sur l’inflation dépendent de
nombreux facteurs. Toutefois, ce qu’il faut retenir, c’est que l’inflation dépend en fin de
compte de la politique monétaire et que les variations du taux de change sont elles-mêmes
tributaires de l’orientation de la politique monétaire. Une dépréciation du dinar se traduit, à
court terme, par une hausse du taux d’inflation, mais en longue période ce taux retourne vers
l’objectif visé, c’est-à-dire que, à long terme, un taux de change fort conduit à diminuer le
taux d’inflation.

II-3 Les effets de la variation des importations sur le TCH

Figure N°06: Évolution des importations en Algérie de 1980 à 2014 (en million de DA)

Source : établie par nous même à partir du logiciel Eviews4.0

L’Algérie a importé massivement une grande variété de produits, enracinant une dépendance
qui se poursuit encore aujourd’hui. Durant la période allant de 1970 à 1989 les importations,
toutes catégories de biens confondues, ont connu une très forte augmentation en valeur,

20
Flash de conjoncture, direction générale de la prévision et des politiques, Ministère des finances (fin mars
2012).

51
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

passant de 40 519 millions en 1980 pour atteindre le sommet (pour la période) de 51 257
millions en 1984 ; elles ont connu une légère baisse à partir de 1986 après le contre-choc
pétrolier pour atteindre 43 427 millions de dinars en 1988. L’approvisionnement de
l’industrie en biens d’équipement et biens intermédiaires accapare la plus importante part des
importations, 64 % en moyenne sur la décennie 70 et 62 % sur la décennie 80. L’importation
des biens de consommation aussi bien alimentaires qu’industriels a augmenté quoique dans
une proportion moindre par rapport à la catégorie précédente. le gouvernement a procédé a
une dévaluation du dinar en 1989 et la seconde en 1991. Tout foi la libéralisation du secteur
des importations 1991 a conduit à une entré massive des produit étrangères et une
augmentation des importations par rapport a l’année précédant passé de 8676 Million de DA
en 1990 à 139257 Million de DA en 1991, les importation de l’Algérie a enregistré un
excédant de plus en plus important de 498130 Million de DA en A1996 jusqu’un 4719708
Million de DA en 2014 en raison d’une hausse pratiquement générale des groupes de produits
importé (a l’exception des biens non alimentaires)

52
Chapitre II effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique

Conclusion

Dans ce chapitre nous allons, résumés les grandes étapes qui ont marqué l’évolution de
la politique de change en Algérie. L’analyse de ce politique nous a permis de conclure que
l’évolution de celui-ci depuis indépendance à ce jour, a connu plusieurs mutations. L’analyse
de ce politique nous a permis de conclure que l’évolution de celui-ci depuis l’indépendance à
ce jour, a connu plusieurs mutations. Nous avons montré que cette politique a été passée d’un
régime de change fixe avec rattachement aux francs français à une convertibilité limitée et à
un flottement dirigé. la dévaluation a été succédée en 1995 par la libéralisation de régime du
change
Cependant, cette dévaluation n’a pas pu atteindre l’objectif final auquel elle fut instauré,
a s’avoir stimulé la production national et réduire les importations. En effet le commerce
extérieur algérien et toujours dominé par les exportations en hydrocarbure et que la
consommation interne est toujours s’satisfaite par l’importation.

Aussi, la diversification de taux de change a posée plusieurs économiste à s’intéressé a


leur effets sur le niveau des variables économiques, tels que l’inflation, le produit intérieur
brut, les importations, la masse monétaire ……ect. De plus l’économie algérien reste dans
l’incapacité de remplacé ses importations par une production locale.

53
Chapitre III
Analyse empirique de l’impact
de la variation du taux de
change sur les importations
en Algérie
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Après avoir évoqué les fondements théoriques sur le taux de change dans le premier
chapitre, son évolution en Algérie dans le deuxième nous passerons à une étude empirique.
Dans le cadre de notre travail nous allons utiliser la représentation de modèle VAR dans le but
d'expliquer l'impact de variation du taux de change de dinar sur les importations en Algérie.
L’économétrie est l’étude des phénomènes économiques à partir de l’observation statistique
que des grandeurs pertinents pour décrire ces phénomènes. Son objectif est d’exprimer des
relations entre les variables économiques sous une forme permettant la détermination de ces
dernières à partir des données observées. Ainsi, l’économétrie concerne le développement des
méthodes probabiliste et statistiques dans le contexte d’une compréhension détaillé des
données afin d’obtenir une analyse économique, empirique rigoureuse, comme elle permet de
réaliser des prévisions de grandeurs économiques.

Ce présent chapitre s’articule autour de deux sections : la première sera consacrée à


l’analyse univariée des séries de données (étude de la stationnarité) quant à la deuxième elle
sera consacrée à une analyse multivariée des séries de donné.

54
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Section I : Analyse univariée des séries de données

Comme toute méthode d’analyse, l’économétrie s’appuie sur un certain nombre de


variables qui lui sont propres. Les principaux ingrédients d’un modèle économétrique sont la
variable à expliquée et les variables explicatives, les perturbations et les paramètres.

I-1 Choix des variables

La représentation économétrique se fait par une fonction mathématique composée par


des variables endogènes et des variables exogènes. Dans notre cas on a choisir les
importations (IMP) comme une variable endogène, cette variable endogène s’explique par
plusieurs variables exogènes ce sont le produit intérieur brut réel (PIBR), le taux de change
(TCH) et le taux de chômage (TCHO)

Les sources des données utilisées sont extraites des données de l’ONS et la banque
mondiale. La période d’estimation se présente de 1980 à2014, soit 34 observations et

 les variables sont exprimés en pourcentage pour

-le taux de change (en%)

- le taux de chômage (en%)

 Et en terme réel pour les autres variables.

-les importations (IMP) (million de DA)

-le produit intérieur brut réel (PIBR) (Million de DA)

I-2 Analyse graphique des variables

Avant de procéder à une analyse statistique des différentes séries temporelles, il est utile de
commencer par une analyse graphique, car elle nous donne une idée sur les propriétés
statistiques des variables.

55
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

I-2-1 Série des importations en Millions de dinars (IMP) pendant 1980-2014

Figure N°07: Evolution des importations en Millions de dinars

Source : établie par nous même à partir du logiciel Eviews4.0

La série des importations enregistre une légére housse a partir de 1980 jusqu’à 1990, puis elle
reprend une housse continue jusqu’à 2014. Ce qui indique que la série non stationnaire.

I-2-2 Série de produit intérieur brut réel en Millions de dinars (PIBR) pendant 1980-
2014

Figure N°08 : Evolution de PIBR en Millions de dinars

Source : établie par nous même à partir du logiciel Eviews4.0

56
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

D’après le graphe on remarque que la série (PIBR) est caractérisée par une tendance à la
hausse qui explique le non stationnarité de la série (PIBR),

I-2-3 Série de taux de change en % (TCH) pendant 1980-2014


Figure N° 09: Evolution de taux de change

Source : établie par nous même à partir du logiciel Eviews4.0

La série de taux du change enregistre une housse continue jusqu’à 2002, ou elle baisse
pour atteindre son minimum en 2008, puis elle reprend une légère tendance à la housse
jusqu’à 2014. Ce qui indique que la série non stationnaire.

I-2-4 Série de taux de chômage pendant 1980 – 2014

57
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Figure N° 10: Evolution de la série annuel du taux de chômag

Source : établie par nous même à partir du logiciel Eviews4.0

La série de taux de chômage a marqué une tendance à la baisse jusqu’à 1984, puis une
tendance à la housse jusqu’à ce qu’il atteigne l’optimum avec 29.8% en 2000, pour ensuite
redescendre de 27,30 en 2001 jusqu’à 10,8% en 2014. La visualisation graphique indique
donc, que la série semble non stationnaire.

I-3 Application du test de racine unitaire ADF


Dans cette section, il s’agit de voir l’application empirique sur les séries économiques,
des différentes méthodes qui permettent de reconnaître la nature de la non stationnarité d’une
série chronologique, et de voir si elles admettent une représentation de type TS (trend
stationnary) ou une représentation de type DS (different stationnary), autrement dit, si la non
stationnarité qui les caractérise est de nature déterministe ou stochastique au sens large. Cet
examen est capital, du fait qu’il permet d’éviter les mauvaises surprises sur les résultats.

L’application du test de racine unitaire ADF nécessite d’abord de sélectionner le


nombre de retards de sorte à blanchir les résidus de la régression. Autrement dit, déterminer le
nombre maximum de retards d’influence des variables explicatives sur la variable à expliquer.
Pour la détermination du nombre de retards p à retenir dans les régressions des tests ADF,
nous avons choisi de nous basé sur les critères d’Akaike (AIC) et Schwarz (SC) pour les
décalages p= (0 à 4).

58
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Tableau N°04: Détermination du nombre de retards P

Les séries LIMP LPIBR LTCH TCHO


Nbr de M1 M1 M1 M1
retard
«P»
AIC SC AIC SC AIC SC AIC SC
0 0.50 0.55 -4.42 -4.38 -0.74 -0.69 -0.62 -0.58
1 0.52 0.61 -4.47 -4.38 -0.88 -0.79 -0.63 -0.54
2 0.61 0.75 -4.47 -4.33 -0.80 -0.67 -0.61 -0.48
3 0.69 0.87 -4.45 -4.26 -0.86 -0.67 -0.57 -0.39
4 0.79 1.03 -4.44 -4.20 -0.75 -0.52 -0.65 -0.42

Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0.

A partir de ce tableau, nous constatons que :

 Les critères d’Akaike et Schwarz conduisent à un choix de retard optimal P = 0 pour


la série : des importations.
 Les critères d’Akaike et Schwarz conduisent à un choix de retard optimal P = 1 pour
les deux séries : le PIB, le taux de change.
 Les critères d’Akaike et Schwarz conduisent à un choix de retard optimal P = 4 pour
la séries : du taux de chômge.
1-4 Application du test de Dickey-Fuller

Après avoir déterminé le nombre de retards de chaque série, cette étape consiste à tester les
trois modèles de Dickey-Fuller pour étudier la significativité de la tendance et de la constante,
afin de vérifier la stationnarité de chaque chronique. En cas de la présentation d’un processus
TS et DS on passe à l’application du test de racine unitaire.

59
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

1-4-1 Application du test de racine unitaire ADF sur la série LIMP

En pratique, on commence toujours par l’application du test sur le modèle général qui
englobe tous les cas de figure, c’est à dire qui tient compte de toutes les propriétés
susceptibles de caractériser une série, il s’agit du modèle [3]. Testons l’hypothèse selon
laquelle la série LIMP est non stationnaire (elle contient au moins une racine unitaire) contre
l’hypothèse alternative de stationnarité.

L’estimation par MCO du modèle [3] appliqué à la série LIMP nous donne les résultats
suivants

Tableau N°05 : modèle [3] pour la série LIMP

Source : résultat obtenu à partir du logiciel Eviews 4.0.

On remarque que la série LIMP est un processus DS car la statistique du test ADF est
égale (-0.48) supérieure à la valeur théorique qui est (-3,54).

On remarque aussi que la valeur de la t statistique de la tendance est égale à (0.25) est
inférieure à la valeur critique qui est 2,81 (voir table ADF en annexe n°2), donc on accepte
l’hypothèse nulle (H0 : trend=0). On rejette la présence d’une tendance dans le modèle. On
estime en conséquence le modèle [2], modèle avec constante et sans tendance déterministe.
Les résultats sont donnés dans le tableau suivant :

60
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Tableau N°06 : modèle [2] pour la série LIMP:

Source : résultat obtenu à partir du logiciel Eviews 4.0.

On remarque que la série LIMP est un processus DS car la statistique du test ADF est
égale (-1,23) supérieure à la valeur théorique qui est (-2,94).

On remarque aussi que la valeur de la t statistique de la constante est égale à (1,46)


est inférieure à la valeur critique qui est 2,56 (voir table ADF en annexe n°). On estime alors
le modèle [1], modèle sans constante et sans tendance. Le tableau suivant présente les
résultats :

Tableau N°07 : modèle [1] pour la série LIMP :

Source : résultat obtenu à partir du logiciel Eviews 4.0.


61
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

On remarque que la série LIMP est un processus DS car la statistique du test ADF est
égale (1.68) supérieure à la valeur théorique qui est (-1,95). Elle est non stationnaire. Elle
comporte au moins une racine unitaire. Pour déterminer l’ordre d’intégration de la série, on
applique le test d’ADF à la série en différence première :

Tableau N°08 : modèle [1] pour la série différenciée DLIMP (1ére différenciations) :

Source : résultat obtenu à partir du logiciel Eviews 4.0.

La série DLIMP est non stationnaire car La statistique t= -1.84 > -1.95 au seuil de 5%
donc nous acceptons l’hypothése de la racine unitaire, c’est-à-dire la série Limp n’est pas
stationnaire suite à la 1ére différenciation ce qui nécessite le passage à la 2éme différenciation
afin de pouvoir stationnarisé notre série.

62
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Tableau N°09: modèle [1] pour la série différenciée DLIMP (2éme différenciations) :

Source : établie par nous même à partir du logiciel Eviews4.0

La statistique t= -3.65 < -1.95 (la valeur tabulée par DF au seuil de 5%. nous rejetons
l’hypothése de racine unitaire, C’est-à-dire la serie Limp est stationnaire après la 2éme
différenciation ; nous concluons que la série Limp est intégré d’ordre 2.

I-4-2 Présentation des résultats du test ADF sur les autres séries restantes :
L’application par la même stratégie du test de racine unitaire sur les autres séries
(LPIBR, LTCH, LTCHO) nous donne les résultats résumés dans le tableau suivant :

63
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Tableau N°10: les résultats du test de racine unitaire ADF sur les autres variables

Test ADF en
Test ADF en niveau
différence

Modèle
Ordre
Modèle 3 Modèle 2 Modèle1 1
Variables
D’intégration

T
T de T de T de T de
statistique Ttrend Tconst
ADF ADF ADF ADF

T calculée -1.31 1.49 -0.57 -0.49 2.82 -6.99


LPIBR NS I(2)
T tabulée -3.55 2,81 -2.95 2,56 -1.95 -1.95

T calculée -0.92 0.41 -1.34 1.94 1.24 -2.12


LTCH NS I(1)
T tabulée -3.55 2,81 -2.95 2,56 -1.95 -1.95

T calculée -2.42 -3.31 -1.74 1.76 0.05 -2.21


LTCHO NS I(1)
T tabulée -3.56 2,81 -2.96 2,56 -1,95 -1,95

Source : Elaboré par nous même à partir des résultats d’Eviews 4.0.

A travers les résultats trouvés sur les tests de racine unitaire ADF voir annexe n°2, on
remarque que si on compare les t calculées aux t tabulées (voir tables de ADF en annexe 02
on trouve que toutes les autres séries sont non stationnaires en niveau et stationnaires en
différences (1ére ou 2éme différenciation). En outre, on peut chercher d’éventuelles relations de
cointégration.

Section II : Analyse multivariée des séries de données

Après la stationnarité des séries, on passe à la construction du modèle VAR (Vectoriel


Auto Régressifs), ce modèle permet de décrire et d’analyser les effets d’une variable sur une
autre et les liaisons qu’il existe entre elles

64
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

.II-1 Choix du nombre de retard


Première étape permis la détermination du nombre de retards VAR(p) :

Cette étape repose sur la détermination de l’ordre(p) du processus VAR. A cette fin, nous
avons estimé diverse processus VAR pour des ordres de retard p allant de 1 à 4. Pour
chaque modèle nous avons calculé les critères d’informations d’Akaike et de Schwarz
comme indique le tableau ci-dessus :

Tableau N°11 : Détermination du nombre de retards P.

nombre de 1 2 3 4
retard(p)
_
AIC 4.79 -3.93 -3.41 -2.32
SCH -4.06 -2.46 -1.19 0.66
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0

Les résultats nous donnent un VAR optimal d’ordre 1 c'est-à-dire un VAR(1).

II-2 Estimation du modèle VAR(1) :

Tableau N°12 : Estimation du modèle VAR(1)

Vector Autoregression Estimates


Date: 10/03/16 Time: 18:20
Sample(adjusted): 1982 2014
Included observations: 33 after adjusting endpoints
Standard errors in ( ) & t-statistics in [ ]

DLOGIMP DLOGPIBR DLOGTCH DLOGTCHO

DLOGIMP(-1) 0.416412 -0.004419 0.223107 -0.171007


(0.44581) (0.03587) (0.19874) (0.26079)
[ 0.93406] [-0.12321] [ 1.12259] [-0.65572]

DLOGPIBR(-1) -4.430276 0.235325 -2.963220 -0.993621


(2.38926) (0.19223) (1.06514) (1.39768)
[-1.85424] [ 1.22417] [-2.78201] [-0.71091]

DLOGTCH(-1) 0.040536 0.017253 0.111412 0.233515

65
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

(0.47851) (0.03850) (0.21332) (0.27992)


[ 0.08471] [ 0.44814] [ 0.52227] [ 0.83421]

DLOGTCHO(-1) -0.145540 -0.061554 0.005123 0.191464


(0.34038) (0.02739) (0.15174) (0.19912)
[-0.42758] [-2.24767] [ 0.03376] [ 0.96157]

C 0.151963 0.020292 0.131623 0.020342


(0.09626) (0.00774) (0.04291) (0.05631)
[ 1.57867] [ 2.62008] [ 3.06722] [ 0.36124]

Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0

DLOG (IMP) = 0,41*DLOG(IMP (-1)) – 4,43*DLOG(PIBR (-1)) +0,04* DLOG(TCH (-1)) –


0.14* D(TCHO (-1)) + 0,151

DLOG (PIBR) = -0, 0044* DLOG (IMP (-1)) + 0.23*(PIBR (-1)) +0,01* DLOG(TCH (-1)) -
0,06* D(TCHO (-1)) +0,02

DLOG (TCH) = 0,22* DLOG(IMP (-1)) – 2,96* DLOG(PIBR(-1)) +0.11* DLOG(TCH(-1))


+0,005*DLOG(TCHO(-1)) +0,13

DLOG (TCHO) = -0,17* DLOG(IMP (-1)) – 0,99*DLOG(PIBR(-1)) +0.23* D(PIB(-1))


+0,23 *DLOG(TCHO (-1)) +0,02

Ce qui nous intéresse en fait dans cette estimation du modèle VAR(1) c’est d’exprimer
Les importations en fonction des autres variables du modèle. Les résultats indiquent que les
IMP. dépendent positivement des IMP passé. Les IMP a une influence négative sur le produit
intérieur brut réel et le TCHO décalée d’une période, cela signifie qu’une augmentation de
PIBR, TCHO entraine une diminution des IMP. et une influence positive pour le TCH décaler
d’une période, cela signifie qu’une augmentation de TCH entrain une augmentation des
importations.
II-3 Test de causalité de Granger

L’analyse de la causalité va nous permet de s’avoir la relation entre les variables (IMP,
TCH, TCHO, PIBR) et leur influence entre elle, l’analyse de la causalité est une étape

66
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

nécessaire à étudier la dynamique du modèle, les résultats obtenus après avoir effectué le
test de causalité au sens de granger sont les suivants :

Tableau N°13 : Test de causalité de Granger

Pairwise Granger Causality Tests


Date: 10/03/16 Time: 17:55
Sample: 1980 2014
Lags: 2
Pairwise Granger Causality Tests
Date: 10/03/16 Time: 18:27
Sample: 1980 2014
Lags: 2
Null Hypothesis: Obs F-Statistic Probability
DLOGPIBR does not Granger Cause 32 1.96564 0.15960
DLOGIMP
DLOGIMP does not Granger Cause DLOGPIBR 2.45183 0.10509
DLOGTCH does not Granger Cause 32 0.22887 0.79696
DLOGIMP
DLOGIMP does not Granger Cause DLOGTCH 0.29731 0.74521
DLOGTCHO does not Granger Cause 32 0.08219 0.92133
DLOGIMP
DLOGIMP does not Granger Cause DLOGTCHO 0.04536 0.95572
DLOGTCH does not Granger Cause 32 4.22017 0.02542
DLOGPIBR
DLOGPIBR does not Granger Cause DLOGTCH 4.10854 0.02768
DLOGTCHO does not Granger Cause 32 3.39577 0.04836
DLOGPIBR
DLOGPIBR does not Granger Cause DLOGTCHO 1.83601 0.17881
DLOGTCHO does not Granger Cause 32 0.78316 0.46707
DLOGTCH
DLOGTCH does not Granger Cause DLOGTCHO 0.53178 0.59359
Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0

Les résultats obtenus pour un nombre de retard (P) égal à (1) nous indiquent que PIBR, TCH,
TCHO, ne cause pas en sens de granger les IMP les probabilités associe sont de (0,15). (0,79).
(0,92) supérieur au seuil de 5% et on constat que les IMP ne cause pas au sens de granger les
variables suivant : TCH, TCHO, PIBR car les probabilités (0,02), (0,74), (0,95) > 0,05
La variables TCH cause le PIBR et ce dernier cause le TCH car la probabilité 0,02<0,05 et
0,027< 0,05. la variable TCHO cause le PIBR car 0,048 < 0,05 et le PIBR ne cause pas
TCHO car 0,17 > 0,05. et le tcho ne cause pas tch car 0,46 > 0,05 ET tch ne cause pas tcho
car 0,59 > 0,59 .

67
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

II-4 Validation du modèle VAR


L’étape de validation du modèle VAR, son objectif est d’examiner attentivement les résidus à
partir des tests : test d’autocorrélation des erreurs, test d’hétéroscédasticité des erreurs.
II-4-1 Test d’autocorrélation
On applique le test d’autocorrélation pour savoir si les erreurs ne sont pas autocorrélées.
Il existe plusieurs tests d’absence d’autocorrélation, dans notre cas on utilise «
l’autocorrélation LM test » qui fait l’objet de tester le caractère de non autocorrélation des
erreurs. L’hypothèse nulle est qu’il y a absence d’autocorrélation contre l’hypothèse
alternative d’existence d’autocorrélation.

Tableau N°14: Test d’auto-corrélation des erreurs

VAR Residual Serial Correlation LM


Tests
H0: no serial correlation at lag order h
Date: 10/03/16 Time: 18:37
Sample: 1980 2014
Included observations: 33

Lags LM-Stat Prob

1 20.38267 0.2035
2 16.97527 0.3872
3 17.55470 0.3506
4 27.65678 0.0347
5 23.74448 0.0952
6 13.66071 0.6240
7 20.58397 0.1951
8 14.51009 0.5608
9 13.13887 0.6626
10 15.83615 0.4645
11 16.51276 0.4178
12 11.36025 0.7867

Probs from chi-square with 16 df.


Source : résultat obtenu à partir de logiciel Eviews4.0.

On constate que la probabilité, pour un nombre de retard égal à 1, es supérieure à 0.05.

68
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Ces résidus ne sont donc pas auto-corrélés. L’hypothèse d’auto-corrélation des résidus est
donc vérifiée

II-4-2 Test d’hétéroscédasticité

Tableau N°15: Test d’hétéroscédasticité de white

VAR Residual Heteroskedasticity Tests: Includes Cross Terms

Date: 10/03/16 Time: 18:40


Sample: 1980 2014
Included observations: 33

Joint test:

Chi-sq df Prob.

126.0323 140 0.7950

Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0

D’après le tableau précédent, on constate que l’hypothèse d’homoscédasticité est


acceptée dans la mesure où la probabilité de commettre une erreur est égale à 0.79 > 0,05,
donc l’hypothèse d’homoscédasticité est vérifiée.

69
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

II-4-3 Analyse de la stationnarité du modèle par le cercle de la racine unitaire :

Source : Elaboré par nous même à partir des résultats de logiciel Eviews 4.0

On remarque que les coefficients sont à l’intérieur de disck ce qui signifie que les variables
utilisées sont stationnaires et donc le modèle est valide.

70
Chapitre III : Analyse empirique de l’impact de la variation du taux de change sur les
importations en Algérie

Conclusion

L’objectif de ce chapitre était de modéliser l’impacte de variation du taux de change


sur les importations en Algérie. Nous avons abordé cette problématique à partir du modèle
VAR
Les résultats issus de l’application du test de racine unitaire ADF montre que les séries
des importations et PIBR en différence première sont stationnaires et les autres séries en
deuxième différence. Le teste de causalité au sens de Granger indique que, Le TCH, TCHO, et
PIBR ne cause pas au sens de Granger les imp. En fin, en a terminé notre étude sur la validation
du notre modèle.

71
Conclusion générale
Conclusion Générale

Conclusion Générale

A travers notre étude qui consiste à déterminer l’impact de variation de taux de


change sur les importations par l’étude du cas de L’Algérie on a pu aboutir aux quelques
enseignements qu’on peut résumer comme suit :

Le taux de change est bien au centre d’une dynamique économique et sa valeur dépend des
spécificités économiques de chaque pays. Autrement dit, nous ne disposons pas d’une
norme fixe et générale mais, pour chaque économie, la trajectoire du taux de change est
fonction de sa conduite en matière de politique économique, de sa position sur le marché
international.

Les théories de taux de change ont commencé à croître au début des années [Link]
années plus tard, les travaux liés aux méthodes théoriques appliqués dans la politique
monétaire sont apparues. Il convient de noter une diversité considérable des théories des
taux de change, qui ont été développés à ce jour.

Certaines théories définissent le taux de change réel comme le prix relatif de biens
échangeables par rapport aux biens non échangeables. D’autres théories voient le taux de
change réel comme étant le rapport entre le niveau de prix domestique et le niveau de prix
étranger.

L’approche macroéconomique par contre considère le taux de change réel d’équilibre


comme étant le taux de change qui assure simultanément la réalisation de l’équilibre
interne et externe.
Les transitions des politiques de change qu’a connu l’Algérie, étaient dictées par les
impératifs de l’environnement extérieur. La première transition a eu lieu en 1986 lorsque la
politique de change fixe à montré ses limites et sa vulnérabilité en provoquant une crise de
change, qui a alerté de la surévaluation du dinar. Ceci a poussé les autorités Algériennes à
dévaluer la monnaie nationale pour corrigés ses distorsions et relancer l’économie
algérienne.
La dévaluation n’a pas pu atteindre l’objectif final auquel elle fut instaurée, à savoir
stimuler la production nationale et réduire les importations.
Dans notre analyse empirique, nous avons commencé notre recherche par la détermination
des variables qui influencent les importations en Algérie, qui sont : le taux de change,
PIBR, taux de chômage et une étude graphique de chaque série, afin de mieux appréhender

72
Conclusion Générale

leur comportements et de suivre leurs évolutions dans le temps. Ensuite on est passé à une
modélisation économétrique du taux de change, en utilisant une approche économétrique
basée sur la méthode vectorielle à correction d’erreurs (VAR), dans l’objectif d’étudier la
relation de long terme.
Pour ce faire, nous avons utilisé le test de racine unitaire (ADF) pour déterminer l’ordre
d’intégration des importations et des variables explicatives, les variables sont intégrées
d’ordre (1) pour le taux de change et le taux de chômage et pour les importations et le
PIBR sont intégrées d’ordre (2).

D’après l’estimation du modèle VAR, les résultats indiquent que les IMP dépendent
positivement des IMP passé. Les IMP a une influence négative sur le produit intérieur brut
réel et le TCHO décalée d’une période, cela signifie qu’une augmentation de PIBR, TCHO
entraine une diminution des IMP, et une influence positive pour le TCH décaler d’une
période, cela signifie qu’une augmentation de TCH entrain une augmentation des
importations. Test de causalité de Granger indique que PIBR, TCH, TCHO, ne cause pas
en sens de granger les IMP et on constat que les IMP ne cause pas au sens de granger les
variables suivant : TCH, TCHO, PIBR. La variable TCH cause le PIBR et ce dernier cause
le TCH et la variable TCHO cause le PIBR et le PIBR ne cause pas TCHO et le TCHO ne
cause pas TCH et TCH ne cause pas TCHO.

D’après les résultats d’estimation auto-corrélation, nous constatons une absence


d’auto-corrélation des résidus, puisque les probabilités associées à la statistique du test sont
globalement supérieures au seuil de 5%, et le test d’hétérroscédacité indique que les
résidus sont homoscédastiques donc le modèle est validé.
A cet effet, l’Algérie a besoin de développer une industrie et une agriculture et avoir
une stratégie de l’investissement qui vont promouvoir à la demande locale et par
conséquent, diminuer les importations.

73
Annexes
Annexe 1
Présentation des données
Années IMPO en TXCH en % PIBR en millions TCH en %
millionS de de DA
DA
1980 40519 3.83 162507.2 18.5
1981 48639 4.31 167434.89 17
1982 49310 4.59 178045.79 16.3
1983 49784 4.78 187745.6 13.1
1984 51254 4.98 195441.86 8.7
1985 49495 5.02 205758.76 9.7
1986 43393 4.7 204339.51 18
1987 34151 4.84 197966.74 21.4
1988 43425 5.91 201842.38 22
1989 70073 7.6 211175.02 18.1
1990 86769 8.95 212956.06 19.8
1991 139257 18.47 215340.73 20.6
1992 180141 21.83 220161.2 23
1993 205463 23.34 214501.39 23.2
1994 340137 35.06 207759.72 24.4
1995 513193 47.66 217812.25 27.8
1996 498130 54.75 225117.27 28
1997 501582 57.71 227588.25 25.4
1998 552359 58.74 239197.27 28
1999 610527 66.57 246852.21 29
2000 689584 75.26 252284 29.8
2001 767888 77.21 263919.76 27.3
2002 957039 79.68 278699.25 25.9
2003 1060900 77.39 298765.65 23.7
2004 1319158 73.06 311612.59 20.1
2005 1493645 73.27 329997.75 15.3
2006 1558539 72.65 336129.13 12.3
2007 1916829 69.29 347525.86 13.8
2008 2572033 64.58 355030.37 11.3
2009 2854805 72.65 361022.36 10.2
2010 3011807 74.39 373899.8 10
2011 3442501.6 72.94 380178.13 10
2012 3907072 78.1 386713.62 11
2013 4368549 78.15 404913.7 9.8
2014 4719708 87.9 435077.38 10.8
Source :
Annexe 02
Présentation des résultats des
tests de racine unitaires (DF
et ADF)
1. Détermination du nombre de retard P
A-La série deS importations :

P=0 P=1

P= 2 P=3

P=4
B-Série du taux de change :

P=0 P=1

P=2 P=3

P=4
C-Série de produit intérieur brute réel(PIBR) :

P=0 P=1

P=2 P=3

P=4
D-Série du taux de chômage :

P=0 P=1

P=2 P=3

P=4
2-Test de stationnarité de Dickey-Fuller Augmenté (ADF)

A- Serie de produit interieur brute réel(PIBR) :

En niveau

Modéle [3] Modéle[2]

Modéle[1]
En différance

1er différenciation 2éme differenciation

Modéle[1] Modéle[1]

B-Série de taux de change (TCH) :

En niveau

Modéle [3] Modéle[2]


Modéle[1] En différance (1er différenciation)

Modéle[1]

C-Série de taux de chômage (TCHO) :

En niveau

Modéle [3] Modéle[2]


Modéle[1] En différance (1er différenciation)

Modéle[1]

Tableau des valeurs critiques de la constant et de la tendance du test DF

Modéle (2) Modéle(3)


N Constante Constante Trend
1% 5% 10% 1% 5% 10% 1% 5% 10%
25 3,41 2,61 2,20 4,05 3,20 2,77 3,74 2,85 2,39
50 3,28 2,56 2,18 3,87 3,14 2,75 3,60 2,81 2,38
100 3,22 2,54 2,17 3,78 3,11 2,73 3,53 2,79 2,38
250 3,19 2,53 2,16 3,74 3,09 2,73 3,49 2,79 2,38
500 3,18 2,52 2,16 3,72 3,08 2,72 3,48 2,78 2,38
∞ 3,18 2,52 2,16 3,71 3,08 2,72 3,46 2,78 2,38
ANNEXE Estimation du modèle VAR

Détermination du nombre de retards VAR(p) :

VAR(1)

Vector Autoregression Estimates


Date: 10/13/16 Time: 09:20
Sample(adjusted): 1982 2014
Included observations: 33 after adjusting endpoints
Standard errors in ( ) & t-statistics in [ ]
DLOGIMP DLOGPIBR DLOGTCH DLOGTCHO
DLOGIMP(-1) 0.416412 -0.004419 0.223107 -0.171007
(0.44581) (0.03587) (0.19874) (0.26079)
[ 0.93406] [-0.12321] [ 1.12259] [-0.65572]

DLOGPIBR(-1) -4.430276 0.235325 -2.963220 -0.993621


(2.38926) (0.19223) (1.06514) (1.39768)
[-1.85424] [ 1.22417] [-2.78201] [-0.71091]

DLOGTCH(-1) 0.040536 0.017253 0.111412 0.233515


(0.47851) (0.03850) (0.21332) (0.27992)
[ 0.08471] [ 0.44814] [ 0.52227] [ 0.83421]

DLOGTCHO(-1) -0.145540 -0.061554 0.005123 0.191464


(0.34038) (0.02739) (0.15174) (0.19912)
[-0.42758] [-2.24767] [ 0.03376] [ 0.96157]

C 0.151963 0.020292 0.131623 0.020342


(0.09626) (0.00774) (0.04291) (0.05631)
[ 1.57867] [ 2.62008] [ 3.06722] [ 0.36124]
R-squared 0.177546 0.278790 0.361093 0.137719
Adj. R-squared 0.060053 0.175760 0.269820 0.014536
Sum sq. resids 2.518738 0.016304 0.500571 0.861922
S.E. equation 0.299925 0.024131 0.133707 0.175451
F-statistic 1.511115 2.705909 3.956207 1.118001
Log likelihood -4.374604 78.78667 22.28550 13.31914
Akaike AIC 0.568158 -4.471919 -1.047606 -0.504190
Schwarz SC 0.794901 -4.245176 -0.820862 -0.277447
Mean dependent 0.094965 0.028937 0.091372 -0.013747
S.D. dependent 0.309358 0.026579 0.156473 0.176740
Determinant Residual 2.16E-08
Covariance
Log Likelihood (d.f. adjusted) 103.9396
Akaike Information Criteria -5.087247
Schwarz Criteria -4.180273
ANNEXE 05 : Test d’hétéroscédasticité :

VAR Residual Heteroskedasticity Tests: Includes Cross Terms


Date: 10/13/16 Time: 09:24
Sample: 1980 2014
Included observations: 33

Joint test:

Chi-sq df Prob.

126.0323 140 0.7950

Individual components:
Dependent R-squared F(14,18) Prob. Chi-sq(14) Prob.
res1*res1 0.104661 0.150295 0.9996 3.453826 0.9980
res2*res2 0.353371 0.702619 0.7459 11.66124 0.6335
res3*res3 0.193126 0.307737 0.9850 6.373164 0.9562
res4*res4 0.430036 0.970067 0.5152 14.19119 0.4356
res2*res1 0.116579 0.169667 0.9992 3.847104 0.9963
res3*res1 0.262193 0.456902 0.9288 8.652374 0.8527
res3*res2 0.525963 1.426550 0.2362 17.35677 0.2377
res4*res1 0.111050 0.160614 0.9994 3.664635 0.9972
res4*res2 0.383564 0.800009 0.6599 12.65762 0.5536
res4*res3 0.497965 1.275290 0.3092 16.43284 0.2877
LISTE DES TABLEAUX
Tableau N°01: Théorie de change et la balance des paiements ....................................... 34

Tableau N°02: le lien entre la politique de change et les indicateurs économiques interne
……………………………………………………………………………………………..42
Tableau N° 03: Taux de change et prix du pétrole $/baril………………………………45

Tableau N°04 : Détermination du nombre de retards P ................................................... 59

Tableau N°05 : modèle [3] pour la série LIMP.................................................................. 60

Tableau N°06 : modèle [2] pour la série LIMP ................................................................. 61

Tableau N°07: modèle [1] pour la série LIMP ................................................................. 61

Tableau N°08 : modèle [1] pour la série différenciée DLTINF (1ére différenciations) ..... 62

Tableau N°09 : modèle [1] pour la série différenciée DLIMP (2éme différenciations) .... 63
Tableau N°10 : les résultats du test de racine unitaire ADF sur les autres variables ........ 64

Tableau N°11 : Détermination du nombre de retards P. .................................................... 65


Tableau N°12 : Estimation du modèle VAR(1) ………………………………………….65

Tableau N°13 : Test de causalité de Granger .................................................................... 67

Tableau N°14 : Test d’auto-corrélation des erreurs .......................................................... 68

Tableau N°1 : Test d’hétéroscédasticité de white ............................................................. 79


LISTE DES FIGURES

Figure N°01 : la détermination de taux de change réel d’équilibre (cas ou l’équilibre


interne et exogène)……………………………………………………….26

Figure N°02 : Évolution de taux de change en Algérie ……………………………….….46

Figure N°03: Évolution annuelle du taux de chômage et TCH en Algérie de 1980 à


2014………………………………………………………………………..48
Figure N°04: Évolution annuelle de taux d’inflation et TCH en Algérie de 1980 à
2014…………………………………..........................................................49
Figure N°05: Évolution des importations en Algérie de 1980 à 2014……………………51

Figure N°06: Evolution des importations en Millions de dinars……………………….…56

Figure N°07 : Evolution de PIBR en Millions de dinars………………………………...56

Figure N° 08: Evolution de taux de change………………………………………………57

Figure N° 9: Evolution de la série annuel du taux de chômage……………………….…58


Bibliographie
Bibliographie

Ouvrages

1- ABDELKARIM N, Le Système Bancaire Algérien, de la décolonisation à l’économie de marché, Paris,

INAS, 2003,

2-AFTALION.F et LOSO.E, « le taux de change », paris : PUF, 1987, P.48

3-AROYO. P et ARVISENET. P, « le Marché des Changes », Dunod, Paris, 1994 .

4--BABA AHMED L, dévaluation du dinar et entreprise public. Cahier du CREAD, 2001, N°57,3éme trimestre,

5-BOUVRET.A et STERDYNIAK. H, « les modèles de taux de change, équilibre de long

terme, dynamique et hystérèse ». 2005.

6-CAPULE J-Y et GARNIER O, « dictionnaire d’économie et science sociale », édition

Hatier, paris, 2008

7-DOHNI.L et HAINAUT.C. « Les taux de change : déterminant. Opportunité et

risques ».édition DeboekBruxelle, 2004.

8- DUCHEMAN F, « la politique de change en Algérie ». Alger : AMBASSADE DE FRANCEEN ALGERIE,

MISSION économique, 2006

6-François G « Analyse macro-économique », 1990.

7-Lindert P.H et Pugel T, « Economie Internationale », 10eme édition, Paris, 1997

8-Marc M « Macroéconomie », Editions Bréal, 2eme édition, 2006.

9-Paul G « change et gestion du risque de change », Chihab, Algérie, 2003.

10-PLIHON.D, « les taux de change », édition la découverte, collection repères, 3éme édition,

paris.

Thèses et mémoire
1-ALIOUI Fatima Zahra, « Les déterminants du taux de change en Algérie :Quelle ampleur

du taux de change parallèle », thése pour l’obtention de doctorat 3ème Cycle En finance

.Université Abou-Bekr Belkaïd Tlemcen, promotion 2015/2016, p16.

Articles et Rapport

1- Rapport des services du FMI, Janvier 1988 Fonds Monétaire International, Algérie-

2- Rapport de FMI n°12/20, janvier, 2012.

1. Rapport 2012 de la banque d’Algérie, évolution économique et monétaire en Algérie.

2. Rapport 2013 de la banque d’Algérie, évolution économique et monétaire en Algérie.

3. Rapport 2014 de la banque d’Algérie, évolution économique et monétaire en Algérie.

Sites internet

1. [Link]

2. [Link] /pdf /mémoire _en_PDF-[Link].

3. [Link]

Logiciel

Eviews
Table des matières
Table des matières
Remerciement

Dédicace

Liste des abréviations

Sommaire

Introduction générale .......................................................................................................... 1

Chapitre introductif: les concepts de base........................................................................... 3

Introduction ......................................................................................................................... 3

Section I: les différents types du taux de change ............................................................... 4

I-1 Définition du taux de change ………………………………………………………….4


I-1-1 Le taux de change bilatéral (taux de change réel, taux de change nominal).............. 5

I-1-2 Le taux de change multilatéral (effectifs) (Le Taux de Change Effectif Nominal,
Taux de Change Effectif Réel)…………………………………………………………….7

I-2 Le taux de change réel d’équilibre ............................................................................... 8

Section II : le marché de change…………………………………………………………..9

II-1 Définition de marché de change ……………………………………………………..9


II-1-1 Le marché des changes au comptant ................................................................. 10

II-1-2 Le marché des changes à terme………………………………………………..10

II-2 Les acteurs du marché des changes ……………………………………………..11

II-2-1 Les banques commerciales ……………………………………………………11

II-2-2 Les courtiers ou cambistes…………………………………………………….12


II-2-3 Les banques centrales ………………………………………………………….12
II-2-4 Les clients ……………………………………………………………………..13

II-2-5 Les institutions financières non bancaires ……………………………………….13

II-3 Le régime de change……………………………………………………………..…13


II-4 Le système de bretton-woods…………………………………………………………16

Chapitre I : les théories du taux de change ……………………………………………...18

Introduction………………………………………………………………………………19

Section I : les théories fondée sur les flux des biens et services ………………….. ……19

I-1 La théorie de la parité de pouvoir d’achat …………………………………………...19

I-2 Balassa-Samuelson…………………………………………………………………...22

I-3 l’approche keynésienne du taux de change par la balance des paiements ……… …24

I-4 la théorie de taux de change d’équilibre (FEER , BEER, NATREX)……………….25

Section II : la théorie fondé sur l’équilibre des stockes d’actifs financier ……………....30

II-1 La théorie de la parité des taux d’intérêt ……………………………………………30

II-2 le modèle de choix de portefeuille ………………………………………………….32

Conclusion ……………………………………………………………………………….37

Chapitre II : l’effet de variation du taux de change sur les indicateurs économique ........ 38

Introduction ..................................................................................................................... 38

Section I : La politique de change en Algérie et la dévaluation de dinar ……………….39

I-1 La politique de change en Algérie …………………………………………………..39

I-2 La dévaluation de dinar en Algérie ............................................................................ 43

I-3 La dévaluation est-elle efficace en Algérie ................................................................ 46

Section II : l’effet de variation du taux de change sur les indicateurs économiques…….46

II.1 L’effet de la variation de taux de change……………………………………………47


II-2 Les effets de la variation du TCHO sur le TCH…………………………………….49
II-3 Les effets de la variation du taux d’inflation sur le TCH……………………………50

II-3 Les effets de la variation des importations sur le TCH…………………………..…52

Conclusion……………………………………………………………………………….54

Chapitre III : analyse empirique de la variation du taux de change sur les importations en
Algérie…………………………………………………………………………….……55

Introduction………………………………………………………………………………55
Section I : Analyse univariée des séries de données …………………………………….56

I-1 Choix des variables ..................................................................................................... 56

I-2 Analyse graphique des variables……………………………………………………..56

I-2-1 Série des importations en Millions de dinars (IMP) pendant 1980-2014………..57

I-2-2 Série de produit intérieur brut réel en Millions de dinars (PIBR) pendant 1980-
2014…………………………………………………………………………………..….57

I-2-3 Série de taux de change en % (TCH) pendant 1980-2014………………………..58


I-2-4 Série de taux de chômage pendant 1980 – 2014…………………………………..59
I.3. Application du test de racine unitaire ADF .............................................................. 59

I-4 Application du test de Dickey-Fuller……………………………………………….. 60

I-4-1 Application du test de racine unitaire ADF sur la série LIMP…………………… 61

I-42 Présentation des résultats du test ADF sur les autres séries restantes……………...65

Section II : Analyse multivariée des séries de données………………………………….66

II-1 Choix du nombre de retard………………………………………………………….67


II-2 Estimation du modèle VAR(1) …………………………………………………..…67

II-3 Test de causalité de Grange………………………………………………………….69


II-4 Validation du modèle VAR…………………………………………………………70

II-4-1 Test d’autocorrélation…………………………………………………………….70

II-4-2 Test d’hétéroscédasticité…………………………………………………………71

II-4-3 Analyse de la stationnarité du modèle par le cercle de la racine unitaire…………72

Conclusion ……………………………………………………………………………....73

Conclusion générale .......................................................................................................... 73

Annexes

Liste des tableaux

Liste des figures

Bibliographie
Résumé

L’objectif de notre travail est d’étudier l’impact de variation de taux de change sur les
importations en Algérie de 1980 à 2014. Afin d’atteindre cet objectif on a adopté une
méthodologie qui repose sur deux démarches pour l’élaboration de notre travail. La première,
était une étude théorique qui basé sur les fondements théoriques du taux de change pour
définir ses déterminants et ensuit nous avons traité la politique de change en Algérie et la
relation entre le taux de change et les indicateurs économiques. La deuxième démarche on a
cherché à expliquer empiriquement l’impact d’une variation de taux de change sur les
importations en Algérie, en estimant un model VAR. Les résultats obtenus de l’étude
économétrique indiquent que les importations à long dépendent positivement le PIBR et
TCH, et négativement sur le TCHO.

Mots clés : taux de change, les importations, la dévaluation, stationnarité, cointégration,


VAR.

The aim of our work is to study the exchange rate variation impact on imports in
Algeria from 1980 to 2014. In order to achieve this we adopted a methodology based on two
approaches for the development of our work. The first was a theoretical study based on the
theoretical foundations of the exchange rate and to define its determinants follows we treated
exchange rate policy in Algeria and the relationship between the exchange rate and economic
indicators. The second approach we tried to explain empirically the impact of exchange rate
variation on imports in Algeria, estimating a model VECM (Vector Error Correction Model).
The results of the econometric study show that long to imports depend positivel

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