CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
• passages de gaines et canalisations dans les plénums des planchers, à l’intérieur de
doubles cloisons ou même de poteaux-gaines accessibles, tout en utilisant entièrement
les hauteurs et épaisseurs de ces constructions pour l’économie maximale de matière et
la plus grande rigidité.
III-INCONVENIENTS DE LA CONSTRUCTION METALLIQUE
Comme il est de règle, on trouve les inconvénients correspondant aux avantages de
toute solution.
III-1 Préfabrication
Cette méthode implique une grande rigueur d’organisation, des études en amont (avant
les fabrications, avec un certain délai avant l’arrivée sur le chantier de tout élément)
importantes et soigneusement organisées, en coordination entre tous les corps d’état. Les
remords du maître d’œuvre, lors des rendez-vous de chantier, sont ici à proscrire ou tout au
moins doivent être mûrement pesés (il s’agit alors de transformations après construction et
non plus de mises au point). Ces préoccupations, assez étrangères aux errements des chantiers
traditionnels, sont communes à tous les procédés de préfabrication, mais particulièrement
sensibles en charpente métallique, où l’organisation est très poussée. On trouvera
naturellement plus de souplesse avec de petites entreprises locales voisines du chantier, mais
aussi les inconvénients correspondants. C’est affaire de taille du chantier et de cas d’espèce.
III-2 Légèreté
Dans le cas de bâtiments élevés, les efforts de renversement dus au vent peuvent
entraîner, à la base de certains poteaux, des soulèvements de valeur absolue supérieure à celle
des charges pondérales minimales en raison de la légèreté des structures et des ouvrages qui
les accompagnent. Pour éviter ou réduire cet inconvénient, qui peut conduire à des ouvrages
coûteux, on s’efforcera de placer les têtes de palées au droit des porteurs les plus chargés. Il y
aura aussi intérêt à donner à ces palées les empattements le plus larges possible ; c’est ce que
préconisent par exemple les ingénieurs américains pour leurs gratte-ciel, dans la formule des
structures-tubes, où les contreventements sont reportés en façade et non plus confinés dans
des noyaux centraux exigus.
Il est évident que, souvent, des compromis devront être trouvés entre ces deux
recommandations, qui peuvent être contradictoires.
III-3 Grande variété de solutions
Il est souvent difficile de connaître a priori, entre plusieurs solutions à un même
problème, quelle sera la plus économique. Cela dépend en effet des conditions de travail
particulières propres à chaque fabricant : équipement, machines, méthodes, tours de main, etc.
Il arrivera ainsi fréquemment que les offres des entreprises consultées proposent des
variantes, qui risquent d’entraîner des modifications en chaîne de l’ensemble du projet,
remettant en cause les études préalables et rendant difficile l’appréciation de l’intérêt réel de
ces variantes.
Il sera bon, chaque fois que ce sera possible, de prévoir la possibilité de ces variantes,
afin d’en tenir compte dans l’étude préalable aux appels d’offre et d’obtenir les chiffrages
correspondants de la part de tous les corps d’état concernés.
Cours : Techniques et Règles de Construction 70
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
III-4 Transformabilite
Des transformations locales, surtout celles atteignant les structures, risquent d’entraîner
des changements dans le système architectural. Par exemple, la suppression de diagonales de
contreventement vertical ne peut se faire sans précautions. Les changements de destination de
locaux peuvent aussi changer les conditions ayant déterminé les ossatures (cas des charges
d’exploitation par exemple) et leurs protections (degré de stabilité au feu requis, par exemple).
Il serait utile que l’exploitation de tout bâtiment soit soumise à un cahier des charges
d’exploitation précisant les dispositions constructives et de protection, accompagnées d’un
dossier de plans détaillés des structures avec leurs notes de calculs. On constate
malheureusement, dans la pratique, que cela est trop peu souvent le cas.
III-5 Isolations
Les isolations phoniques et thermiques peuvent être assurées dans un bâtiment à
ossature métallique, en dépit des handicaps tels que la légèreté (loi de masse) et la
conductivité thermique (ossatures en façades), pourvu que des solutions particulières soient
recherchées et que l’on ne s’en tienne pas systématiquement à des procédés traditionnels
relativement mieux adaptés à d’autres modes de construction. Ainsi, en isolation phonique,
l’absence de masse suffisante peut être compensée par des liaisons souples (rupture des ponts
phoniques), pourvu que les conceptions prévues le permettent. De même, les ponts thermiques
peuvent souvent être évités ; mais cela n’exclut pas inévitablement des conceptions à ossature
apparente en façade, si l’importance relative de leurs conséquences en est connue et si l’on
sait les pallier. Les ponts thermiques ponctuels isolés (pénétrations de barres de sections
modestes) sont généralement de faible gravité du point de vue des déperditions, mais les
condensations doivent être récupérées ou évitées. Des conceptions à isolation intérieure (sans
inertie thermique) sont plus favorables à ce parti de structures extérieures.
Ces analyses des avantages et inconvénients doivent permettre d’orienter le choix
préalable d’une ossature métallique, de manière à utiliser au maximum les avantages tout en
réduisant ou palliant les inconvénients. Ce choix fait, il convient d’adapter, dès le début,
l’étude de la construction tout entière à ce parti et non de chercher à comparer, sur un même
projet déjà étudié, deux solutions aussi dissemblables qu’une ossature métallique et une
structure en béton armé.
Cours : Techniques et Règles de Construction 71
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
IV-PRODUITS SIDERURGIQUES
Tableau 1 : Produits fournis par l’industrie sidérurgique.
IV-1 Poutrelles classiques
La section de ces poutrelles aussi appelée profilé en double Té est constituée de deux
ailes ou semelles dont les faces extérieures qui sont parallèles se raccordent au milieu à une
âme perpendiculaire par l’intermédiaire de deux congés (de raccordement). Ces profilés sont
de plusieurs types : IPN, IP et HE. La hauteur des profilés commerciaux est général comprise
entre 80mm et 600mm. Ces profilés se désignent par leur appellation suivi d’un chiffre entier
égal ou proche de leur hauteur en mm, [Link] 300 (h=290mm).
Les longueurs de livraison pour les profils de moins de 300mm sont de 8m à 18m. Pour
les profils de 300mm et plus, elles varient de 8m à 22m.
IV-1-1 Profilés IPN
La face intérieure des semelles est inclinée de 14% par rapport à la face extérieure.
Leurs hauteurs varient de 160 à 600mm. Ces profilés ne sont plus fabriqués.
Cours : Techniques et Règles de Construction 72
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
IV-1-2 Profilés IP
Les faces intérieures des semelles de ces profilés sont parallèles aux faces extérieures.
On distingue les profilés IPE les plus couramment utilisés, les profilés IPE-A (allégés) et les
profilés IPE-O ‘renforcés).
IV-1-3 Profilés HE (poutrelles européennes à larges ailes)
Ces profilés ont de très larges ailes parallèles par rapport aux IP. Ils comportent
plusieurs catégories suivant l’épaisseur croissante des ailes : HEA, HEB et Hem. On fabrique
maintenant des profilés HHD qui ont des épaisseurs d’âme et des semelles très grandes.
Figure 1 : Exemple de profilés en double Té.
Utilisation
Les profilés IPN et IPE sont utilisés principalement comme éléments fléchis (poutres de
plancher, pannes de toitures) car leur moment d’inertie I y est grand par rapport au moment
d’inertie I z .
Les profilés en H sont surtout utilisés comme éléments comprimés et fléchis à la fois
(poteaux) car le rapport entre les moments d’inertie est moins défavorable qu’avec les IP. Ils
peuvent être aussi utilisés comme éléments fléchis.
IV-1-4 Les Profilés en U
Ils sont composés d’une âme et de deux ailes raccordées à l’âme à une extrémité. Ils
sont de deux types : les UPN qui ne sont plus fabriqués et les UAP. Leur hauteur est comprise
entre 80mm et 300mm. Ils se désignent par leur appellation suivie d’un chiffre entier donnant
la hauteur de leur section : UAP 300, UPN 100.
Les faces intérieures des ailes des UPN sont inclinées de 8% par rapport aux faces
extérieures tandis que les ailes des UAP ont des faces parallèles.
Les profilés UAP sont utilisés comme pannes de toiture, lisse de bardage, barres de
contreventement, éléments de poutres et poteaux à treillis.
Cours : Techniques et Règles de Construction 73
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Figure 2 : Exemples de profilés U.
IV-2 Les laminés marchands
IV-2-1 Les cornières
Se sont des laminés à deux branches perpendiculaires. Elles se désignent par la largeur
des deux ailes et leur épaisseur. Les cornières sont de deux types :
• A branches ou à ailes égales
• A branches ou à ailes inégales
Figure 3 : Exemples de cornières.
Les cornières sont utilisées généralement comme :
• Barres de poutres ou fermes à treillis, poteaux à treillis,
• Eléments constructifs comme les supports d’assemblage,
• Eléments de liaison dans les anciennes constructions rivées.
IV-2-1Autres produits
IV-2-1-1 Demi-poutrelles
Ce sont des profils IP ou HE coupés dans l’âme au milieu de celle-ci (h/2). Ces demi-
profils sont parfois utilisés comme membrures de poutres à treillis ou éléments de poteaux
composés.
IV-2-1-2 Profilés spéciaux
Ils comportent un très grand nombre de formes et de dimensions et sont utilisés dans des
domaines très divers. Ils sont le plus souvent de faible section et comprennent :
• Les équerres à ailes égales ou à ailes inégales.
• Les Tés à angles vifs à ailes égales ou à ailes inégales.
Cours : Techniques et Règles de Construction 74
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
IV-2-1-3 Les ronds
Ils ont une section circulaire et se désignent par le diamètre de cette section. Ils peuvent
être utilisés comme barres de treillis, de contreventement, tirants.
IV-3 Les tubes
Ceux-ci comprennent les profils creux ronds dont les diamètres varient de21.3mm à
406.4mm, les profils creux carrés dont la dimension C extérieure varie de 22mm à 300mm et
les profils creux rectangulaires dont les dimensions varient de 50x25 à 400x250mm.
Figure 4 : Exemples de profilés tubulaires.
V-CONSTRUCTION MIXTE
La combinaison la plus importante et la plus fréquente de matériaux de construction que
l'on rencontre est celle qui concerne l'acier et le béton avec des applications dans les bâtiments
commerciaux à étages multiples, les usines et les ponts. Dans les systèmes structuraux, l'acier
et le béton peuvent être utilisés de manière composée, par exemple des noyaux de béton
entourés par des profils creux en acier, aussi bien que comme structures mixtes, dans
lesquelles les éléments en acier et en béton agissent en commun de manière mixte.
Ces deux matériaux, essentiellement différents, sont complètement compatibles et
complémentaires vis à vis l'un de l'autre. Ils ont le même coefficient de dilatation thermique et
sont une combinaison idéale pour la résistance, le béton résistant de manière efficace à la
compression et l'acier à la traction. Le béton assure également une protection contre la
corrosion et une isolation thermique de l'acier à température élevée, en plus il peut raidir les
sections élancées en acier vis à vis du flambement et du déversement.
Dans les bâtiments à étages multiples, l'ossature en acier est couramment utilisée de
manière conjointe avec du béton ; par exemple des poutres en acier avec des dalles de
planchers en béton. Cette application est également utilisée pour les ponts routiers où l'on
préfère normalement les dalles en béton. Le critère suivant lequel les éléments ou parties de
structure de bâtiment devraient être réalisés entièrement en acier ou en béton armé ou mixte
dépend des circonstances. Il est un fait néanmoins, que les ingénieurs conçoivent de plus en
plus de systèmes de constructions mixtes et constructions combinées en acier et en béton armé
de manière à produire des structures plus efficaces en comparaison des conceptions où l'on
utilise les matériaux de manière isolée.
Cours : Techniques et Règles de Construction 75
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Les bâtiments constitués d'éléments en acier et d'éléments mixtes ont connu un regain
d'intérêt pendant les années 80, avec en conséquence, une profusion de nouveaux concepts de
constructions et de dispositions constructives.
Si l'on considère uniquement des éléments mixtes simples pris de manière isolée, tels
que des poutres isolées, des poteaux ou des dalles, nous comprenons que, quoiqu'ils soient de
grande qualité et soient très résistants, ils sont dans beaucoup de cas onéreux. En particulier
dans les bâtiments où les poteaux sont faiblement espacés, les poutres de planchers ont des
portées bien inférieures à 9 m et les chargements sont faibles. D'un autre coté, les systèmes de
constructions avec des planchers mixtes sont largement compétitifs si les portées augmentent
jusqu'à 12, 15 et même 20 m. Évidemment, il existe une demande pour des bâtiments où les
poteaux sont plus espacés soit pour créer des volumes plus ouverts ou pour offrir une plus
grande flexibilité dans l'aménagement des bureaux.
VI-Eléments mixtes
VI-1 Poutres mixtes
La figure 5 présente un exemple d'utilisation de différents profils (sections) et différents
types de poutres (profilés laminés ou profilés reconstitués soudés) associées avec du béton
coulé sur chantier.
A la place d'une dalle en béton coulée sur chantier, il est possible d'utiliser des dalles
préfabriquées en béton ou des pièces de planchers telles que présentées sur la figure 6.
Cependant il convient de prévoir des dispositions constructives et des pratiques de
montage parfaitement étudiées pour assurer un recouvrement adéquat des connecteurs. Un tel
système structural est apparu sur le marché au début des années soixante. Uniquement en
Allemagne plus de 100 parcs de stationnement pour voitures, Universités, écoles et bâtiments
de bureaux ont été construits de cette manière. L'utilisation d'éléments préfabriqués de
planchers réduit les opérations de montage sur le chantier et évite les manipulations. Les
éléments sont eux-mêmes coulés en atelier sur des coffrages en acier qui permettent d'assurer
une grande qualité et des tolérances très serrées (strictes).
La figure 7 montre une poutre mixte partiellement enrobée dont le volume situé entre
les semelles est rempli de béton. Ce type de section mixte est souvent utilisé de nos jours dans
certaines régions d'Europe de manière à rencontrer les impositions de résistance à l'incendie
sans mesures de protection supplémentaires. La face inférieure de la semelle reste non
protégée.
Néanmoins dans le cas des bâtiments commerciaux et industriels, la pratique courante
est de réaliser les planchers en utilisant des tôles profilées en acier pourvues de bossages ou
de formes spéciales nécessaires pour obtenir un comportement mixte. C'est un moyen très
économique pour accélérer le montage et est une partie importante des systèmes de
construction modernes. Les tôles profilées à nervures rentrantes de forme trapézoïdales sont
utilisées de manière courante.
VI-2 Connexion
Des connecteurs fonctionnant de manière mécanique sont utilisés pour développer le
comportement mixte entre la poutre en acier et le béton. Cette connexion est essentiellement
Cours : Techniques et Règles de Construction 76
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
prévue pour résister au cisaillement horizontal et est appelée « connexion au cisaillement »
(connexion en plus simple).
Les connecteurs doivent réaliser les conditions suivantes :
• transmettre le cisaillement directement par leur base,
• créer une liaison en traction dans le béton,
• être économiques à fabriquer et à fixer.
Des connecteurs cloués au pistolet tels que présentés sur la figure 10, sont employés de
manière alternative lorsque des tôles profilées en acier sont utilisées et que la puissance
électrique nécessaire n'est pas disponible sur le chantier. Ces connecteurs ont pour avantages
d'utiliser des pistolets spécifiques à cartouches au lieu de l'équipement spécial nécessaire pour
réaliser le soudage complexe aux travers des tôles.
Lors de l'utilisation d'éléments de dalles préfabriqués en béton, on a quelquefois utilisé
des boulons à haute résistance agissant par frottement. On applique cela, par exemple, pour la
réalisation des parcs de stationnement temporaires car la connexion pouvait être retirée
ultérieurement. Toutefois tous ces parcs de stationnement temporaire sont utilisés de manière
permanente à l'heure actuelle.
VI-3 Poteaux mixtes
L'on utilise principalement trois types de poteaux mixtes (voir figure 11) :
• les poteaux enrobés de béton (a)
• les tubes en acier remplis de béton (c et d) et
• les poteaux avec profilés laminés partiellement enrobés de béton (b).
L'interaction complète doit être assurée au moyen de liaisons mécaniques. Celles-ci
doivent être prévues au minimum aux extrémités du poteau et aux endroits où agissent les
charges ou les efforts. Il convient de les distribuer sur l'ensemble de la section droite. De telles
liaisons peuvent être réalisées avec des goujons, des platines situées au sommet et à la base,
des crochets adéquats, des goussets verticaux, des têtes de cisaillement ou d'autres moyens
structuraux.
L'avantage des poteaux enrobés de béton est de réaliser les exigences de résistance au
feu sans moyens supplémentaires de protection. En plus ils peuvent être aisément renforcés
par des armatures placées dans l'épaisseur du béton d'enrobage. Par contre, ils ne permettent
pas d'accéder facilement à la surface en acier de l'ossature afin de réaliser les assemblages
ultérieurs et leur aspect de surface n'est pas très attractif. Dans le cas des poteaux enrobés
préfabriqués, les sections en acier sont fabriquées en atelier et intègrent toutes les soudures,
platines et tous autres éléments nécessaires à l'assemblage.
Des profils creux remplis de béton sont aussi utilisés. Ils sont remplis de béton,
généralement à haute résistance, avec une résistance minimum sur cube de 45 à 55 MPa. Ces
résistances sont néanmoins bien en deçà de celles qui on été développées ces derniers temps
en Amérique du nord.
VI-4 Profilés en acier partiellement enrobés
La technique des profilés en acier partiellement enrobés, aussi bien pour les poutres que
pour les poteaux, se développent de manière intéressante depuis ces 10 dernières années. La
Cours : Techniques et Règles de Construction 77
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
caractéristique la plus importante de ces profilés partiellement enrobés est leurs performances
naturelles de résistance à l'incendie. Cela est dû au fait que la partie en béton protège les
parties internes en acier, l'acier de construction aussi bien que les armatures, d'un
échauffement trop rapide. La figure 12 montre deux poutres mixtes partiellement enrobées,
comparées à une poutre avec protection conventionnelle faite de panneaux.
En plus d'une amélioration de la résistance à l'incendie, le fossettage et le voilement de
l'âme en acier est évité et la résistance de la poutre en acier vis à vis du déversement est
grandement améliorée. Ces poutres sont aussi plus rigides sous moment de flexion et sous le
cisaillement vertical, il en résulte des flèches finales réduites.
VI-5 Planchers mixtes
Dans la réalisation des planchers, la dalle en béton armé est remplacée de plus en plus
par une dalle mixte à base de tôles profilées en acier, telles que présentées sur la figure 13.
Les tôles profilées en acier modernes ont des bossages et embossages supplémentaires et
agissent à la fois comme coffrage permanent pendant la phase de bétonnage et comme
armature de traction après que le béton ait durci. Au stade final, la dalle se comporte comme
un élément mixte constitué de la tôle profilée en acier et d'une partie supérieure en béton
liaisonnés de manière telle que les efforts de cisaillement horizontaux soient transmis à
l'interface entre l'acier et le béton. Le glissement (déplacement relatif) à l'interface doit être
totalement ou du moins partiellement évité. De même manière, la désolidarisation verticale
entre la tôle profilée en acier et le béton de recouvrement doit être évitée.
Le comportement mixte nécessaire peut être réalisé de plusieurs manières par les
méthodes suivantes :
• liaison mécanique assurée par des déformations du profil (bossages ou embossages)
(figure 14) ;
• liaison par frottement pour des profils à nervures rentrantes (figure 15) ;
• par la fixation d'ancrages d'extrémités réalisés au moyen de goujons soudés ou de
connecteurs cloués au pistolet (figure 16);
• ancrages d'extrémités par déformation des nervures aux extrémités de la tôle
(figure 16).
Cours : Techniques et Règles de Construction 78
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Figure 05 : exemple de constructions mixtes.
Figure 06 : exemple de plancher préfabriqué.
Cours : Techniques et Règles de Construction 79
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Figure 07 : exemple d’une poutre mixte partiellement enrobée.
Figure 08 : éléments mixtes (poteaux, poutres, planchers).
Cours : Techniques et Règles de Construction 80
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Figure 09 : différentes sections de poutres mixtes coulées in situ.
Figure 10 : exemple de mise en place de goujons sur des poutres en atelier.
Cours : Techniques et Règles de Construction 81
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Figure 11 : différentes configurations des poteaux mixtes.
Figure 12 : poutres mixtes partiellement enrobées de béton (figures de bas) et poutres mixtes
avec protection conventionnelle faite de panneaux (figure de haut).
Cours : Techniques et Règles de Construction 82
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Figure 13 : dalle mixte à base de tôle profil en acier.
Figure 14 : liaison mécanique (tôle-béton) assurée par des déformations du profil (bossages ou
embossages.
Figure 15 : liaison par frottement pour des profils à nervures rentrantes.
Cours : Techniques et Règles de Construction 83
CHAPITRE IV : OUVRAGES METALLIQUES ET MIXTES
Figure 16 : liaison par la fixation d’ancrages réalisés au moyen de goujons soudés ou de
connecteurs cloués au pistolet (illustration de gauche). Ancrages d’extrémités par déformation
des nervures aux extrémités de la tôle (illustration de droite).
Cours : Techniques et Règles de Construction 84