Exercices de Physique Quantique 2023
Exercices de Physique Quantique 2023
2016 : CCS 1 Partie II.A CCP ph Partie III 2017 : CCMP 1 Partie III CCMP 2 Partie III CCS 1 Parties II.C-D 2018 : CCMP 2 Partie III
CCP ph Partie II 2019 : CCS 1 Parties I.B.2-C CCS 2 Parties I.C-II.A CCINP ph Partie V.2 2021 : CCINP ph-ch Partie V
2023 : CCMP 2 Partie II 2024 : CCMP 1 Parties II.C-D
ℰ𝑡
𝜕Ψ ℏ2 𝜕2 Ψ 𝑑2 𝜑 2𝑚
Rappels : 𝑖ℏ = − + 𝑉(𝑥) Ψ(𝑥, 𝑡) et + (ℰ − 𝑉(𝑥)) 𝜑(𝑥) = 0 avec Ψ𝑠 (𝑥, 𝑡) = 𝜑(𝑥) 𝑒 −𝑖 ℏ
𝜕𝑡 2𝑚 𝜕𝑥 2 𝑑𝑥 2 ℏ2
Une particule de masse 𝑚 et d’énergie ℰ est libre de se déplacer sur un cercle de rayon 𝑅.
La position d’un point 𝑀 est repérée par l’angle 𝜃.
ℰ𝑡
Nous recherchons les états stationnaires sous la forme Ψ𝑛 (𝜃, 𝑡) = Θ(𝜃) 𝑒 −𝑖 ℏ .
1 𝜕 𝜕𝑓 1 𝜕2 𝑓
On donne l’expression du laplacien en coordonnées polaire : Δ𝑓 = (𝑟 𝜕𝑟 ) + 𝑟 2 𝜕𝜃2
𝑟 𝜕𝑟
a) Proposer une équation de Schrödinger indépendante du temps pour ce problème.
b) Après avoir réfléchi sur la périodicité, donner les niveaux énergétiques accessibles ℰ𝑛 avec 𝑛 ∈ ℕ∗ .
Montrer que les états sont dégénérés. A quoi correspond cette dégénérescence énergétique ?
c) Expliciter totalement la fonction d'onde Θ𝑛 (𝜃) pour un quanton tournant dans le sens trigonométrique.
2) Etats stationnaires liés d’une particule dans un puits d’énergie potentielle finie **℗
Soit un quanton non relativiste de masse 𝑚 et d’énergie ℰ < 0 dans un puits de potentiel rectangulaire fini
𝑉
− 𝐿ൗ2 𝐿ൗ
𝑉=0 2 𝑉=0
𝑥
−𝑉0
Milieu 𝐼𝐼
1 2𝑚 2𝑚
On pose 𝐾 = 2𝛿 = √− ℰ et 𝑘 = √ ℏ2 (ℰ + 𝑉0 )
ℏ2
a) Montrer que les parties spatiales des fonctions d’ondes peuvent être écrites sous la forme
𝐿 𝐿 𝐿 𝐿
𝜑 (𝑥 ≤ − 2) = 𝐵𝐼 𝑒 𝐾𝑥 𝜑 (2 ≤ 𝑥) = 𝐴𝐼𝐼𝐼 𝑒 −𝐾𝑥 𝜑 (− 2 ≤ 𝑥 ≤ 2) = 𝐴𝐼𝐼 𝑒 𝑖𝑘𝑥 + 𝐵𝐼𝐼 𝑒 −𝑖𝑘𝑥
b) Expliciter les quatre équations vérifiées par les quatre inconnues 𝐵𝐼 , 𝐴𝐼𝐼 , 𝐵𝐼𝐼 et 𝐴𝐼𝐼𝐼 .
A quelle condition ce système admet-il des solutions non nulles ? Ne pas l'expliciter !
Quelle grandeur essentielle serait alors déterminée ? Est-on face à un continuum d'énergies accessibles ?
c) Par évanescence, on peut considérer que le puits s'est élargi ! En vous inspirant des niveaux d’énergie
pour le puits infini (voir cours), proposer une expression approchée des énergies accessibles ?
1
d) On s’intéresse dans cette question uniquement à des états stationnaires de fonctions d’ondes spatiales
𝐾𝐿 𝑘𝐿 𝑘𝐿
paires (états symétriques). Montrer que ces états respectent la condition = tan ( 2 ) .
2 2
En déduire graphiquement que les énergies correspondantes sont quantifiées et que leur nombre est fini.
𝑥 tan 𝑥
On donne sur la figure ci-contre les représentations
graphiques de deux fonctions utiles.
𝑘𝐿 2 𝐾𝐿 2
On remarquera que la somme ( 2 ) + ( 2 )
est indépendante de ℰ, en d'autres termes ℰ + 𝑉0 + |ℰ| = 𝑉0
0 𝑥
|ℰ|
𝑥 cotan 𝑥
𝑉0
ℰ + 𝑉0
e) On s’intéresse dans cette question uniquement à des états stationnaires de fonctions d’onde spatiales
impaires (états antisymétriques). Montrer graphiquement que ces états n’ont pas les mêmes énergies que
les états symétriques. Sont-elles globalement plus grandes ou plus petites ?
f) Justifier que l'obtention des états symétriques et antisymétriques précédents nous donne accès à tous
les états stationnaires possibles. Sont-ils dégénérés ?
Une particule (masse 𝑚), d’énergie ℰ > 𝑉0 aborde en 𝑥 = 0 une marche de potentiel montante (0 ⟶ 𝑉0 ).
On définit les normes des vecteurs d’onde 𝑘𝐼 et 𝑘𝐼𝐼 de la façon suivante :
2𝑚 2𝑚
Milieu 𝐼 (𝑥 < 0 ; 𝑉 = 0) ∶ 𝑘𝐼 = √ ℏ2 ℰ Milieu 𝐼𝐼 (𝑥 > 0 ; 𝑉 = 𝑉0 ) ∶ 𝑘𝐼𝐼 = √ ℏ2 (ℰ − 𝑉0 )
ℰ𝑡
a) Rechercher les états stationnaires Ψ𝑠 (𝑥, 𝑡) = 𝜑(𝑥) 𝑒 −𝑖 ℏ et donner les fonctions 𝜑𝐼 et 𝜑𝐼𝐼 solutions.
ℏ𝑘 ⃗⃗
On rappelle la définition du vecteur densité de courant de probabilité : 𝐽⃗ = |𝜑|2 𝑚
b) Justifier cette définition par analogie avec une autre branche de la physique.
‖𝐽⃗𝑟 ‖ ‖𝐽⃗ ‖
c) Exprimer les coefficients de réflexion et transmission en probabilité 𝑅 = ‖𝐽⃗𝑖 ‖
et 𝑇 = ‖𝐽⃗𝑡‖
𝑖
2
Lorsqu’un neutron entre dans un noyau atomique, il fait face à une énergie potentielle qui décroît
brusquement. À l’extérieur du noyau, l’énergie potentielle est nulle alors qu’à l’intérieur, elle chute
à −𝑉0 = −50 𝑀𝑒𝑉 . On considère un neutron incident sur un noyau avec une énergie cinétique égale
à 5,0 𝑀𝑒𝑉 typique d’un neutron émis par fission nucléaire (supposé non relativiste).
e) Estimer la probabilité pour que le neutron soit réfléchi à la surface du noyau et donc
pour qu’il ne puisse pas pénétrer dans le noyau pour y induire une autre fission.
On modélise des situations de confinement d’un quanton de masse 𝑚 par un puits de potentiel infini de
𝑛 2 𝜋 2 ℏ2
largeur 𝐿 et d’énergie potentielle nulle. On rappelle l'expression des niveaux énergétiques : ℰ𝑛 = 2𝑚𝐿2
On considère une particule de masse 𝑚 dans un puits de potentiel rectangulaire infini tridimensionnel :
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0 Pour 0 < 𝑥 < 𝛼 , 0 < 𝑦 < 𝛽 et 0 < 𝑧 < 𝛾 avec 𝛼 < 𝛽 < 𝛾
𝑉(𝑥, 𝑦, 𝑧) → ∞ Sinon
ℰ𝑡
Nous recherchons les états stationnaires Ψ𝑠 (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) = 𝜑(𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝑒 −𝑖 ℏ
a) Proposer une solution 𝜑(𝑥, 𝑦, 𝑧) dans laquelle apparaîtra trois nombres entiers 𝑛𝑥 , 𝑛𝑦 et 𝑛𝑧 .
b) Quelle est l’énergie ℰ𝑛𝑥 𝑛𝑦 𝑛𝑧 associée à la situation définie par le triplet (𝑛𝑥 , 𝑛𝑦 , 𝑛𝑧 ) ?
Dans quels cas y-a-t-il dégénérescence des niveaux énergétiques ? Donner des exemples de triplets.
c) Donner l’énergie du niveau fondamental ainsi que celle du premier niveau excité.
Dorénavant la particule est un électron dans un fil quantique à section carrée, c'est-à-dire qu’il est libre
dans la zone de l’espace 0 < 𝑥 < 𝛼 , 0 < 𝑦 < 𝛼 et 𝑧 quelconque.
d) Proposer une nouvelle forme de fonctions d’ondes. Quelles sont les énergies associées ?
3
6) Fonction d'onde à profil gaussien ***ꙭ
𝑢2
−
Soit la densité de probabilité gaussienne 𝑓(𝑢) = 𝐴 𝑒 2𝜎2 définie sur ℝ (Loi normale).
∞ 2 1 𝜋 ∞ 2 1 𝜋
On rappelle quelques valeurs d’intégrales : 𝐼0 = ∫0 𝑒 −𝑎𝑢 𝑑𝑢 = 2 √𝑎 et 𝐼2 = ∫0 𝑢2 𝑒 −𝑎𝑢 𝑑𝑢 = 4𝑎 √𝑎
On considère la fonction d’onde d’une particule libre non relativiste de masse 𝑚 :
(𝑘 − 𝑘0 )2
∞ −
Ψ(𝑥, 𝑡) = ∫−∞ 𝜑(𝑘) 𝑒 𝑖[𝑘𝑥 − 𝜔(𝑘)𝑡] 𝑑𝑘 Avec la densité 𝜑(𝑘) = 𝐴 𝑒 𝑞2
e) Identifier les indéterminations types Δ𝑥 et Δ𝑝𝑥 . Faire le lien avec le principe d’Heisenberg.
∞↑ 𝑉 ↑∞
a) Rappeler la structure de Lewis de la molécule d'ammoniac 𝑁𝐻3 . Après avoir défini précisément
la variable 𝑥 , justifier que le double puits ci-dessus modélise l'énergie potentielle de la molécule 𝑁𝐻3 .
b) Quel est l’espace accessible d’une particule classique initialement placée dans l’un des deux puits de
potentiel avec une énergie ℰ < 𝑉0 ?
Evaluer l'ordre de grandeur de la température à partir de laquelle une inversion de la molécule 𝑁𝐻3
(franchissement de la barrière de potentielle) est possible du point de vue de la physique classique.
f) Quelles sont les quatre équations dont sont solutions les quatre constantes introduites.
À partir de ces relations, il est possible de déterminer l'énergie ℰ de l'état stationnaire selon qu'il est
symétrique (𝜑(𝑥) pair ce qui conduit à 𝐵𝐼𝐼 = 0) ou antisymétrique (𝜑(𝑥) impair donc 𝐴𝐼𝐼 = 0).
Quelles relations vérifient 𝑘 et 𝐾 dans chacun des cas ?!
𝑠𝑦𝑚 𝑠𝑦𝑚
La première solution symétrique 𝜑1 (𝑥) d'énergie ℰ1 et la première solution antisymétrique 𝜑1𝑎𝑛𝑡𝑖 (𝑥)
𝑠𝑦𝑚
d'énergie ℰ1𝑎𝑛𝑡𝑖 sont représentées ci-dessous. Les fonctions 𝜑1 (𝑥) et 𝜑1𝑎𝑛𝑡𝑖 (𝑥) ont été choisies réelles.
𝜑1𝑎𝑛𝑡𝑖
𝑠𝑦𝑚
𝜑1
𝑥
𝑥
A l'instant 𝑡 = 0, la molécule d'ammoniac est dans une conformation 𝐺 décrite par la fonction d'onde
1 𝑠𝑦𝑚
Ψ(𝑥, 0) = 𝜑𝐺 (𝑥) = (𝜑1 (𝑥) + 𝜑1𝑎𝑛𝑡𝑖 (𝑥))
√2
g) Représenter la fonction 𝜑𝐺 (𝑥) . Définir et représenter son pendant, 𝜑𝐷 (𝑥) (conformation 𝐷).
h) Ecrire l'expression de la fonction d'onde Ψ(𝑥, 𝑡) de la molécule 𝑁𝐻3 à un instant 𝑡 > 0 en fonction de
𝑠𝑦𝑚 𝑠𝑦𝑚
𝜑1 (𝑥) , 𝜑1𝑎𝑛𝑡𝑖 (𝑥) , ℰ1 , ℰ1𝑎𝑛𝑡𝑖 et ℏ . En déduire la densité de probabilité |Ψ(𝑥, 𝑡)|2 .
i) Montrer que le système présente des oscillations quantiques à une fréquence 𝑓 appelée fréquence de
1
Bohr (ou d'inversion ici), à expliciter et à calculer. Que constate-t-on à l’instant 𝑡 = 2𝑓 ?
j) Pour l'arsine 𝐴𝑠𝐻3 , de même structure que 𝑁𝐻3 , la hauteur de la barrière est multipliée par six et
sa largeur par cinq (La largeur 𝐿 est quasi-inchangée). La masse 𝑚 prise en compte est la masse réduite,
3𝑚 𝑚 3𝑚 𝑚
c’est-à-dire 𝑚 = 3𝑚 𝐻+ 𝑚𝑁 = 2,5 𝑚𝐻 et 𝑚(𝐴𝑠𝐻3 ) = 3𝑚 𝐻+ 𝑚𝐴𝑠 = 2,9 𝑚𝐻
𝐻 𝑁 𝐻 𝐴𝑠
La charge positive des atomes est concentrée dans une très petite région appelée noyau, dont le rayon est
de l’ordre de 10−14 𝑚 . Il est formé de neutrons et de protons liés entre eux par des forces attractives de
très courte portée appelées interactions fortes, n’agissant plus dès que la distance dépasse 10−15 𝑚.
Elles s’opposent à la répulsion électrostatique entre les protons qui mènerait, si elle était seule en jeu, à
l’éclatement du noyau.
On constate expérimentalement que certains noyaux sont instables. Ils évoluent vers un état d'énergie plus
bas correspondant à un noyau stable. Un rayonnement en découle, on parle alors de radioactivité.
Parmi les 289 noyaux naturels, 264 sont stables et 25 radioactifs. Quant aux centaines de noyaux artificiels
obtenus dans les laboratoires de physique nucléaire, tous sont instables.
Enfin, ceux de la zone A possèdent davantage de nucléons que ceux de la vallée de stabilité.
Pour former des noyaux plus légers, le noyau père se scinde en deux noyaux fils (fission).
Si l'un des noyaux formés est un noyau d'hélium, on parle de radioactivité 𝛼 : 𝐴+4 𝐴 4
𝑍+2𝑋 → 𝑍𝑌 + 2𝐻𝑒
6
B) Décroissance radioactive et temps de demi-vie
Il est impossible de prévoir à quel instant un noyau radioactif se désintégrera en un noyau plus stable.
La radioactivité est un phénomène aléatoire pour lequel on ne peut raisonner que de manière probabiliste.
Pour chaque transition radioactive, il existe une constante 𝜆 (constante d'activité) telle que la probabilité
de désintégration pendant une durée 𝑑𝑡 s’exprime par 𝑑𝒫 = 𝜆𝑑𝑡 .
Ainsi la population d'atomes 𝑁(𝑡) d'un échantillon macroscopique de matière radioactive évolue et atteint
ln 2
la moitié de sa valeur initiale 𝑁0 au bout d'un temps de demi-vie (ou période radioactive) 𝜏1/2 = 𝜆 .
Dans le cas de la radioactivité 𝛼, les valeurs de 𝜏1/2 varient considérablement selon les cas.
212 232
Par exemple, 𝜏1/2 = 3,0. 10−7 𝑠 pour 84𝑃𝑜 alors que 𝜏1/2 = 1,4. 1010 𝑎𝑛𝑛é𝑒𝑠 pour 90𝑇ℎ .
Expliquer cette immense dispersion à partir de l'effet tunnel est l'enjeu de cette approche documentaire.
En dehors de la période radioactive, une autre grandeur accessible à l’expérimentateur est l’énergie
cinétique ℰ𝑐 de la particule 𝛼 libérée. On observe que les noyaux d’hélium émis par diverses sources
radioactives possèdent tous à peu près la même énergie cinétique, de l’ordre de 4 à 9 𝑀𝑒𝑉.
Ces valeurs s’interprètent aisément à l’aide de bilans énergétique et de quantité de mouvement.
En effet, en supposant le noyau père 𝐴+4 𝐴
𝑍+2𝑋 au repos, le noyau fils 𝑍𝑌 et la particule 𝛼 non relativistes,
𝐴
on obtient que ℰ𝑐 = (𝑚𝑋 − 𝑚𝑌 − 𝑚𝛼 )𝑐 2 .
𝐴+4
La particule 𝛼 n’est pas uniquement soumise à l’interaction forte, attractive et de courte portée, mais aussi
à la répulsion électrostatique avec le noyau fils dont le centre est situé à la distance 𝑟 et portant 𝑍 protons.
Cette force répulsive dérive de l'énergie potentielle 𝑉é𝑙𝑒𝑐. (𝑟).
Elle accélère la particule 𝛼 dans sa fuite dès lors qu’elle a réussi à s’extraire de la région où l’interaction
forte tendait à la confiner, c'est-à-dire 𝑟 < 𝑅𝑌 (Rayon du noyau fils).
Ce rayon nucléaire est donné en bonne approximation par 𝑅𝑌 ~ 𝑅0 𝐴1/3 avec 𝑅0 = 1,1. 10−15 𝑚 .
30 à 40 𝑀𝑒𝑉
Pour 𝑟 < 𝑅𝑌 , l'interaction forte se manifeste
et explique la formation du puits dans lequel
4 à 9 𝑀𝑒𝑉 𝑟
la particule 𝛼 est enfermée.
𝑅𝑌 𝑅𝑒
Par continuité, on a 𝑉(𝑅𝑌 ) = 𝑉é𝑙𝑒𝑐. (𝑅𝑌 ).
Pour les noyaux lourds étudiés, ce maximum d'énergie est de l'ordre de 30 à 40 𝑀𝑒𝑉 , valeur totalement
incompatible avec l'énergie cinétique de la particule 𝛼 libérée (4 à 9 𝑀𝑒𝑉).
Le franchissement de la barrière par les particules 𝛼 est incompréhensible en mécanique classique.
7
E) Traversée de la barrière par effet tunnel
Lorsque qu’une particule ne possède pas suffisamment d’énergie pour franchir une barrière de potentiel
en respectant les lois de la physique classique, la probabilité pour qu’elle la traverse est cependant non
nulle grâce à l’existence d’ondes évanescentes dans la zone classiquement interdite.
Si on modélise la barrière de façon grossière par une barrière rectangulaire unidirectionnelle de largeur
𝑅𝑒 − 𝑅𝑌 et de hauteur 𝑉(𝑅𝑌 ), la probabilité de traversée s’identifie au coefficient de transmission 𝑇
(𝑅𝑒 − 𝑅𝑌 )
ℏ
qui est proportionnel à 𝑒 − 𝛿 avec 𝛿 =
2√2𝑚𝛼 (𝑉(𝑅𝑌 )−ℰ𝑐 )
Ce premier résultat n'est pas pleinement satisfaisant mais il a deux mérites :
• La grande sensibilité de l'exponentielle laisse entrevoir la large gamme concernant 𝜏1/2 .
• Il va servir de base à la construction d'un modèle plus élaboré … Celui de Gamow !
George Gamow garde le profil d'énergie potentielle représenté page 7 et pose comme partie spatiale de
la fonction d'onde, une fonction de la forme 𝜑(𝑟) = 𝐴𝑒 −𝛾(𝑟) + 𝐵𝑒 𝛾(𝑟)
Il conserve le caractère unidirectionnel, c'est-à-dire la variable 𝑟 est assimilée à une variable cartésienne, et
𝑑2 𝛾
applique l'approximation WKB (Wentzel, Kramers et Brillouin) qui consiste à négliger le terme en dans
𝑑𝑟 2
𝑑2 𝜑
l'écriture de 𝑑𝑟 2 du fait de la lenteur des variations.
Le coefficient de transmission 𝑇 étant dans cette étude proportionnel à 𝑒 −2(𝛾(𝑅𝑒)−𝛾(𝑅𝑌))
𝑅 2𝑚𝛼
Il obtint 𝑇 ∝ exp (−2 ∫𝑅 𝑒 √ (𝑉(𝑟) − ℰ𝑐 ) 𝑑𝑟) (∗)
𝑌 ℏ2
𝑐 ℰ 𝑟 𝑅𝑌 𝑉(𝑅𝑌 )
La suite est un calcul sans grande difficulté de principe. On pose 𝑢 = 𝑉(𝑟) = 𝑅 → 𝑑𝑟 = 𝑅𝑒 𝑑𝑢 = 𝑑𝑢
𝑒 ℰ𝑐
𝑅 𝑅𝑌 𝑉(𝑅𝑌 ) 1 1 𝑅𝑌 𝑉(𝑅𝑌 ) 1
Ainsi, ∫𝑅 𝑒 √𝑉(𝑟) − ℰ𝑐 𝑑𝑟 = ∫ ℰ𝑐 √ − 1 𝑑𝑢 = [√𝑢(1 − 𝑢) − arccos√𝑢] ℰ𝑐
𝑌 √ℰ𝑐 𝑉(𝑅𝑌 )
𝑢 √ℰ𝑐
𝑉(𝑅𝑌 )
ℰ𝑐
arccos√
2𝑅𝑌 √2𝑚𝛼 𝑉(𝑅𝑌 ) 𝑉(𝑅𝑌 ) ℰ
Et enfin 𝛽 = [ − √1 − 𝑉(𝑅𝑐 )] Procédons à quelques applications numériques :
ℏ ℰ
√𝑉(𝑅𝑐 ) 𝑌
𝑌
Une particule 𝛼 présente dans le noyau et rencontrant la barrière de potentiel possède une très faible
probabilité 𝑇 de la franchir. Soit 𝜏𝑓𝑟 l’intervalle de temps séparant deux tentatives de franchissement.
Pendant une durée 𝛿𝑡, la probabilité 𝛿𝒫 que l'une d’elles soit couronnée de succès est le complémentaire
𝑇
de celle que toutes échouent. On obtient ainsi la relation 𝜆 ~ (∗∗)
𝜏𝑓𝑟
10−22
L'ordre de grandeur de 𝜏𝑓𝑟 étant 10−22 𝑠, on a accès ainsi à la demi-vie 𝜏1/2 ~ 𝑇
Dès 1911, Geiger et Nuttall trouvèrent une loi empirique liant les demi-vies 𝜏1/2 et la distance parcourue
par les particules 𝛼 dans l’air après leur émission par le noyau père, distance qui dépend bien entendu de
l’énergie cinétique ℰ𝑐 . Ils proposèrent la relation 𝜏1⁄2 (ℰ𝑐 ) = 𝐶1 𝑒 𝐶2⁄√ℰ𝑐 où 𝐶1 et 𝐶2 sont indépendants
de ℰ𝑐 mais dépendants du numéro atomique du noyau fils.
L'accord avec les mesures était excellent, les constantes 𝐶1 et 𝐶2 furent calculées par régression linéaire.
En 1928, les travaux de Gamow confirmèrent cette constatation expérimentale et permirent d'obtenir
les expressions des constantes 𝐶1 et 𝐶2 .
Questions
b) Selon la loi d’Einstein concernant l’équivalence masse-énergie, l’énergie d’une particule est
𝑣 2
ℰ = √𝑝2 𝑐 2 + 𝑚2 𝑐 4 = 𝛾 𝑚𝑐 2 Avec 𝛾 = 1ൗ√1 − (𝑐 )
1
Montrer que l'énergie d'une particule non relativiste s'écrit ℰ ~ 𝑚𝑐 2 + 2 𝑚𝑣 2 .
Ecrire le bilan énergétique et le bilan de quantité de mouvement concernant la désintégration 𝛼
en reprenant les hypothèses du texte. Retrouver l'expression de l'énergie cinétique ℰ𝑐 du noyau d'hélium.
En quoi montre-t-elle que la gamme énergétique est réduite ?
c) Calculer ℰ𝑐 dans le cas du radium 22688Ra (masse atomique égale à 226, 0254 𝑢) qui produit du radon
222
86Rn (masse atomique égale à 222, 0176 𝑢) et une particule 𝛼 (masse atomique égale à 4, 0026 𝑢).
On rappelle que 𝑢 désigne l’unité de masse atomique et vaut environ 931 𝑀𝑒𝑉/𝑐 2 .
Est-ce en accord avec le texte ? La particule 𝛼 est-elle en effet non relativiste ?
Calculer l'énergie maximale de la barrière 𝑉(𝑅𝑅𝑛 ) ainsi que le rayon d'échappement 𝑅𝑒 .
Pourquoi peut-on affirmer "Le franchissement … est incompréhensible … en mécanique classique" ?
9
d) Pouvez-vous expliquer, de façon plus détaillée que le texte, comment est obtenue l’expression (∗) ?
e) Pouvez-vous expliquer, de façon plus détaillée que le texte, comment est obtenue l’expression (∗∗) ?
f) Pouvez-vous justifier, par un raisonnement et un calcul très simple, l'ordre de grandeur de 𝜏𝑓𝑟 ?
h) Quel graphe de fonction a été utilisé par Geiger et Nuttall afin de proposer leur loi ?
Montrer que cette loi expérimentale est confirmée par le calcul de Gamow dans le cas où ℰ𝑐 ≪ 𝑉(𝑅𝑦 ).
Etablir les dépendances de 𝐶1 et 𝐶2 avec 𝑍, le numéro atomique du noyau fils.
arccos√𝑥 𝜋 𝑥
On donne le développement limité autour de zéro : − √1 − 𝑥 = 2 − 2 + 3 + 𝑜(𝑥)
√𝑥 √𝑥
Cet exercice propose de revenir sur l'étude de la particule piégée dans un puits de potentiel infini à partir
de l'équation de Schrödinger.
a) Si le puits est situé entre 𝑥 = 0 et 𝑥 = 𝐿 (situation du cours), rappeler l'expression de la partie spatiale
de la fonction d'onde 𝜑𝑛 (𝑥) correspondant à l'état stationnaire défini par l'entier 𝑛 ∈ ℕ∗ .
On explicitera le vecteur d'onde quantifiée 𝑘𝑛 ainsi que l'énergie ℰ𝑛 correspondant au niveau 𝑛 .
𝐿 𝐿
b) Le puits est dorénavant situé entre 𝑥 = − 2 et 𝑥 = 2 .
Distinguons les solutions paires (états symétriques) des solutions impaires (états antisymétriques) :
Donner une expression de la partie spatiale de la fonction d'onde paire 𝜑𝑝 (𝑥) correspondant à l'état
stationnaire symétrique défini par l'entier 𝑝 ∈ ℕ. On explicitera le vecteur d'onde quantifiée 𝑘𝑝
correspondant.
Donner une expression de la partie spatiale de la fonction d'onde impaire 𝜑𝑞 (𝑥) correspondant à l'état
stationnaire antisymétrique défini par l'entier 𝑞 ∈ ℕ∗ . On explicitera le vecteur d'onde quantifiée 𝑘𝑞
correspondant.
Montrer qu'en définitive la quantification est la même que celle obtenue en a).
Rappeler pourquoi l'obtention des états pairs et impairs fournit tous les états stationnaires possibles.
𝐿 𝐿
c) Enfin, généralisons le problème en positionnant le puits entre 𝑥 = 𝑥0 − 2 et 𝑥 = 𝑥0 + 2 .
On écrit la partie spatiale de la fonction d'onde solution 𝜑(𝑥) sous la forme 𝜑(𝑥) = 𝐴𝑒 −𝑖𝑘𝑥 + 𝐵𝑒 𝑖𝑘𝑥
Montrer que les constantes d'intégration 𝐴 et 𝐵 vérifient un système de Cramer homogène. A quelle
condition ce système admet-il une solution non nulle ? Retrouver l'expression de 𝑘𝑛 obtenue en a).
10
10) Puits de Dirac attractifs ** puis ***Ꙭ
Dans cet exercice il est question de puits de potentiel construits autour de la fonction (distribution) de
0 si 𝑥 ≠ 0 +∞
Dirac : 𝛿(𝑥) = { avec ∫−∞ 𝑓(𝑥)𝛿(𝑥 − 𝑎)𝑑𝑥 = 𝑓(𝑎)
+∞ si 𝑥 = 0
Nous étudierons les états stationnaires d'une particule avec 𝜑(𝑥), la partie spatiale de sa fonction d'onde.
Première partie : Soit une particule de masse 𝑚 soumise à un puits d'énergie potentielle attractif très
profond et très étroit modélisée de façon extrême par le potentiel 𝑉(𝑥) = 𝛼𝛿(𝑥).
𝜖 ′′ 2 𝜖 2 𝜖 ℏ2
⏟−𝜖 𝜑 (𝑥)𝑑𝑥 + 𝜆0 ∫
∫ ⏟−𝜖 𝜑(𝑥)𝛿(𝑥)𝑑𝑥 − 𝐾 ∫−𝜖 𝜑(𝑥)𝑑𝑥 = 0 Avec 𝜆0 = − 𝛼𝑚
𝐼1 𝐼2
A quoi sont égales les intégrales 𝐼1 et 𝐼2 ? En prenant la limite lorsque 𝜖 tend vers 0 de chacun des trois
termes ci-dessus, montrer que le saut ∆ de la dérivée première de 𝜑 en 0 s'exprime ainsi
𝟐
𝚫 = 𝝋′ (𝟎+ ) − 𝝋′ (𝟎− ) = − 𝝀 𝝋(𝟎) (∗)
𝟎
2𝑚ℰ
On s'intéresse aux états liés d'énergie ℰ < 0. On pose 𝐾 = √− .
ℏ2
c) Ecrire l'équation de Schrödinger indépendante du temps pour 𝑥 ≠ 0. En déduire que 𝜑(𝑥) = √𝐾 𝑒 −𝐾|𝑥|
1 ℏ2
d) Donner deux expressions différentes de ∆. En déduire que 𝐾 = 𝜆 et finalement ℰ = − 2𝑚𝜆2
0 0
Combien y a-t-il d'états liés ?
On s'intéresse à présent aux états de diffusion d'une particule d'énergie ℰ′ > 0 abordant le puits dans
2𝑚ℰ ′
le sens des x croissant. On pose 𝑘 = √ .
ℏ2
e) Montrer que 𝜑(𝑥 ≤ 0) = 𝐴𝐼 𝑒 𝑖𝑘𝑥 +𝐵𝐼 𝑒 −𝑖𝑘𝑥 et 𝜑(0 ≤ 𝑥) = 𝐴𝐼𝐼 𝑒 𝑖𝑘𝑥
𝐴 2
f) Donner l'expression du coefficient de transmission 𝑇 = | 𝐴𝐼𝐼 | en fonction de 𝑘 et 𝜆0 . Commentez !
𝐼
Deuxième partie : Soit un électron de masse 𝑚 soumis à un double puits d'énergie potentielle attractif
𝑑 𝑑
𝑉(𝑥) = 𝛼 (𝛿 (𝑥 + 2 ) + 𝛿 (𝑥 − 2 )). Ce modèle décrit un électron de valence d’une molécule linéaire
biatomique soumis à l’influence de deux "cœurs" atomiques distants de 𝑑. On admet que la relation (∗)
2𝑚ℰ
reste valable de part et d'autre de chaque puits. On s'intéresse aux états liés d'énergie ℰ (𝐾 = √− ).
ℏ2
𝑑 𝑑 𝑑 𝑑
a) Montrer que 𝜑 (𝑥 ≤ − 2 ) = 𝐵𝐼 𝑒 𝐾𝑥 𝜑 (− 2 ≤ 𝑥 ≤ 2 ) = 𝐴𝐼𝐼 𝑒 −𝐾𝑥 + 𝐵𝐼𝐼 𝑒 𝐾𝑥 𝜑 ( 2 ≤ 𝑥) = 𝐴𝐼𝐼𝐼 𝑒 −𝐾𝑥
b) On s'intéresse aux états symétriques (𝜑 𝑠 paire) : Exploiter les relations de continuité et de discontinuité
𝑑 𝑠𝑑
en 𝑥 = ± 2 afin d'aboutir à la condition de quantification 𝜆0 𝐾 𝑠 − 1 = 𝑒 −𝐾
c) De même, concernant les états antisymétriques (𝜑 𝑎 impaire), exploiter les relations de continuité et de
𝑑 𝑎𝑑
discontinuité en 𝑥 = ± 2 afin d'aboutir à la condition de quantification 𝜆0 𝐾 𝑎 − 1 = −𝑒 −𝐾
11
d) Sont représentées ci-dessous les courbes 𝑦(𝐾) = ±𝑒 −𝑑𝐾 ainsi que la tangente en 𝐾 = 0 à la courbe
𝑦(𝐾) = −𝑒 −𝑑𝐾 . Ajouter à ce graphe quelques droites d'équation 𝑦 = 𝜆0 𝐾 − 1 judicieusement choisies !
0 𝐾
1
Voici une représentation des niveaux énergétiques des orbitales
𝑑
accessibles à l'électron selon que 𝜆0 > 𝑑 ou 𝜆0 < 𝑑 :
Sont-ilsℰsymétriques ? Antisymétriques ?
0
−1
e) Reconnaitre l'orbitale liée atomique, l'orbitale liante symétrique et celle anti liante antisymétrique.
Troisième partie : Soit un électron de masse 𝑚 soumis à un potentiel attractif en peigne de Dirac
2𝑚ℰ ′
𝑉(𝑥) = 𝛼 ∑𝑛→∞ ′
𝑛→−∞ 𝛿(𝑥 − 𝑛𝑑). On s'intéresse à ses états de diffusion d'énergie ℰ (𝑘 = √ ).
ℏ2
Ce modèle (dit de Kronig-Penney) décrit le comportement d'un électron dans un solide unidimensionnel.
On admet que la relation (∗) reste valable de part et d'autre de chaque puits.
a) Justifier que la partie spatiale de la fonction d'onde 𝜑(𝑥) vérifie une loi du type 𝜑(𝑥) = 𝜑(𝑥 + 𝑑)𝑒 𝑖𝛽
b) On cherche les solutions sous la forme 𝜑(𝑥) = 𝑓(𝑥)𝑒 𝑖𝛾𝑥 avec 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 𝑑) (Fonctions de Bloch)
Ainsi, on définit une fonction 𝑓 𝑑-périodique ce qui n'était pas le cas de 𝜑 !
Montrer que cette forme de solution est compatible avec la loi citée en a) et en déduire l'expression de 𝛽.
c) Soit 𝜑(𝑥) = 𝐴𝑒 𝑖𝑘𝑥 + 𝐵𝑒 −𝑖𝑘𝑥 , la solution de l'équation de Schrödinger indépendante du temps entre
𝑥 = 0+ et 𝑥 = 𝑑− . Expliciter les relations de continuité et de discontinuité en 𝑥 = 0 tout en exploitant
la loi citée en a). Obtenir ainsi le système homogène suivant
𝐴(𝑒 𝑖(𝑘−𝛾)𝑑 − 1) + 𝐵(𝑒 −𝑖(𝑘+𝛾)𝑑 − 1) = 0
{ 2𝑖 2𝑖 A quelle condition admet-il une solution non nulle ?
𝐴 (𝑒 𝑖(𝑘−𝛾)𝑑 − 1 + 𝑘𝜆 ) + 𝐵 (1 + 𝑘𝜆 − 𝑒 −𝑖(𝑘+𝛾)𝑑 ) = 0
0 0
𝑑 sin(𝑘𝑑) 𝑑 sin(𝑘𝑑)
cos(𝑘𝑑) − = cos(𝛾𝑑) ∀𝛾 → |cos(𝑘𝑑) − |<1
𝜆0 𝑘𝑑 𝜆0 𝑘𝑑
Montrer par une analyse graphique que cette dernière condition témoigne de l'existence de bandes
énergétiques permises ou interdites, particulièrement si 𝑑 ≫ 𝜆0 (puits très attractifs).
12
11) Superposition de deux états stationnaires d'une particule dans un puits de potentiel infini *℗
ℰ𝑡
Nous recherchons les états stationnaires Ψ𝑠 (𝑥, 𝑡) = 𝜑(𝑥) 𝑒 −𝑖 ℏ Avec ℰ est l’énergie de la particule
b) On admet que la particule est dans un état issu de la combinaison linéaire des deux états stationnaires
ℰ1 𝑡 ℰ2 𝑡
𝜋𝑥 2𝜋𝑥
les plus bas en énergie : Ψ(𝑥, 𝑡) = 𝐴1 sin ( ) 𝑒 −𝑖 ℏ + 𝐴2 sin ( ) 𝑒 −𝑖 ℏ
𝐿 𝐿
Exprimer la densité de probabilité de présence et montrer que l'état oscille à une fréquence 𝑓 à préciser.
Quelle relation vérifient |𝐴1 | et |𝐴2 | ? Une animation Python sur cet exercice est disponible en ligne.
12) Etats stationnaires d'une particule confronté à un puits de potentiel semi-infini **℗
𝑉 ℰ𝑝
∞↑
Origine du problème en
ℰ
physique classique
Milieu 𝐼𝐼
𝐿 𝑥 𝑟
0 0
Modélisation en
Milieu 𝐼 physique quantique
−𝑉0
Ceci a de nombreuses applications et est notamment utile pour décrire des problèmes à trois dimensions à
symétrie sphérique, c’est-à-dire avec un potentiel ne dépendant que de la distance à l'origine,
les problèmes à symétrie centrale que nous connaissons bien dans le cadre de la mécanique classique.
2𝑚 2𝑚
On pose 𝑘𝐼 = √ ℏ2 (ℰ + 𝑉0 ) et 𝑘𝐼𝐼 = √ ℏ2 ℰ
a) Montrer que les parties spatiales des fonctions d’ondes peuvent être écrites sous la forme
𝜑(0 ≤ 𝑥 ≤ 𝐿) = 𝐴𝐼 𝑒 𝑖𝑘𝐼𝑥 + 𝐵𝐼 𝑒 −𝑖𝑘𝐼𝑥 et 𝜑(𝐿 ≤ 𝑥) = 𝐴𝐼𝐼 𝑒 𝑖𝑘𝐼𝐼 𝑥 + 𝐵𝐼𝐼 𝑒 −𝑖𝑘𝐼𝐼 𝑥
b) Expliciter les trois équations vérifiées par les quatre inconnues 𝐴𝐼 , 𝐵𝐼 , 𝐴𝐼𝐼 et 𝐵𝐼𝐼 .
En déduire les expressions de 𝐵𝐼 , 𝐴𝐼𝐼 et 𝐵𝐼𝐼 en fonction de 𝐴𝐼 , 𝑘𝐼 , 𝑘𝐼𝐼 et 𝐿.
En quoi reconnaissons-nous des états diffusifs ? Y a-t-il dégénérescence énergétique ?
Pourquoi parle-t-on dans ce cas de "continuum d'énergies accessibles" ?
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c) Quelle est la période spatiale de la densité de probabilité de présence selon que 𝑥 ≤ 𝐿 ou 𝐿 ≤ 𝑥 ?
Milieu 𝐼𝐼
𝐿 𝑥
0
ℰ
e) Montrer que les parties spatiales des fonctions d’ondes peuvent
Milieu 𝐼 s'écrire 𝜑(0 ≤ 𝑥 ≤ 𝐿) = 𝐴𝐼 𝑒 𝑖𝑘𝑥 + 𝐵𝐼 𝑒 −𝑖𝑘𝑥 et 𝜑(𝐿 ≤ 𝑥) = 𝐴𝐼𝐼 𝑒 −𝐾𝑥
−𝑉0
f) Expliciter les trois équations vérifiées par les trois inconnues 𝐴𝐼 , 𝐵𝐼 et 𝐴𝐼𝐼 .
A quelle condition ce système admet-il des solutions non nulles ?
|ℰ|
𝑉0
0 𝑥
ℰ + 𝑉0
g) Montrer que les énergies accessibles sont quantifiées et que leur nombre est fini.
Les états sont-ils dégénérés ?
i) Ecrire un programme de résolution d'équation par dichotomie afin de calculer ℰ1 , le niveau énergétique
accessible par un électron dans la situation suivante :