1.
Atelier phosphorique :
Généralités :
❖L’atelier phosphorique 1(lieu de stage) est destiné à la production d’acide
phosphorique à 30 % et 54 % en P2O5.a
Figure 9 : Atelier de production phosphorique 1.
❖comprend quatre unités principales :
Figure 10 :Les phases de production d'acide phosphorique.
[Link] de phosphate :
Avant d’être broyés, les minerais du phosphate subissent un Lavage
pour la séparation des particules de fines et grosses tailles. Le broyage
sert à diminuer la taille des grains du phosphate pour favoriser la
réaction d’attaque par l’acide sulfurique. L’alimentation en phosphate est
faite à l’aide des convoyeurs à bandes
Figure 11 : Unité de broyage de l’atelier PP1.
[Link] de phosphate et filtration :
L'opération d'attaque du phosphate se déroule dans une cuve agitée en
ajoutant de l'acide sulfurique (H₂SO₄) et de l'acide phosphorique. Cette
étape permet de libérer l'acide phosphorique contenu dans le minerai de
phosphate.
Étapes de l'attaque de phosphate :
Cuve agitée : Le phosphate est mélangé avec de l'acide sulfurique et de
l'acide phosphorique dans une cuve agitée. Cette réaction chimique
produit de l'acide phosphorique et du gypse (sulfate de calcium).
Formation de gypse : Le gypse formé doit être séparé de l'acide
phosphorique.
Opération de filtration :
La filtration consiste à séparer l'acide phosphorique du gypse en utilisant
un filtre sous vide. Au cours de cette filtration, trois qualités d'acide
phosphorique sont obtenues :
Acide fort (30%) : Destiné au stockage ou à la concentration.
Acide moyen : Renvoyé vers la cuve d'attaque pour être réutilisé dans le
processus.
Acide faible : Utilisé pour le lavage du gâteau de gypse.
Lavage du gypse :
Lavage initial : Le gypse est lavé avec de l'eau filtrée chaude à 60°C.
Évacuation : L'eau de lavage contenant le gypse est évacuée vers la mer
en utilisant de l'eau de mer.
Nettoyage du filtre : Le filtre est relavé pour être prêt pour un nouveau
cycle de filtration.
Figure 12: Attaque et filtration .
Cuve d’attaque
la Cuve d’attaque se compose de six pièces. Chaque est équipée d'un
moteur qui permet d'obtenir une bonne homogénéité du mélange. Les
séparateurs entre les chambres du réservoir d'attaque comportent de
larges ouvertures qui permettent au mélange de sortir de la chambre n°1,
dans la chambre n°2, puis la chambre n°3, puis la chambre n°5. Les gaz
de réaction sont collectés par deux gaines pour être envoyé au système
de purification des gaz. L'acide sulfurique concentré est mélangé à de
l'acide phosphorique intermédiaire dans des tubes de pré-mélange
existants
Les réactions qui se produisent (dilution de l'acide sulfurique et attaque
du minerai) sont en grande partie exothermiques. Pour maintenir la
forme cristalline du sulfate de chaux, il est nécessaire de refroidir la
bouillie à une température d'environ 72°-80°C.
Le refroidissement s'effectue dans un refroidisseur bas niveau (LLFC)
qui permet d'évacuer les calories par évaporation de l'eau, grâce à une
pompe à vide à boucle liquide installée pour maintenir le LLFC sous
vide.
Figure 11:cuve d’attaque
c. Assainissement du LLFC
L'assainissement du LLFC (Lieu de Lavage et de Filtration des Condensats) est
une étape cruciale pour traiter les vapeurs et les gaz issus du processus de digestion
de phosphate. Voici une description détaillée du processus :
❖Premier lavage dans le pré-condenseur :
Les vapeurs quittant le LLFC subissent un premier lavage dans le pré-condenseur.
Le lavage est effectué avec de l'eau de procédé, qui est en fait des eaux chargées
provenant de la tour de lavage et destinées au lavage des toiles des filtres.
Cette eau de procédé est réchauffée par les gaz en même temps que les gouttelettes
d'acide entraînées sont récupérées.
❖Lavage final dans le condenseur :
Après le pré-condenseur, les gaz subissent un dernier lavage à l'eau de mer dans le
condenseur.
Ce lavage final permet d'éliminer les impuretés restantes avant que les gaz ne
soient rejetés.
❖Évacuation des gaz :
Les gaz lavés sont ensuite refoulés vers l'atmosphère à l'aide d'une pompe à vide.
❖Gestion de l'eau de mer usée :
L'eau de mer usée, après avoir été utilisée dans le condenseur, s'écoule vers un bac
de garde hydraulique.
Ce bac est équipé d'un trop-plein de débordement pour gérer l'excès d'eau.
Une pompe centrifuge est utilisée pour alimenter la trémie d'évacuation du gypse
avec cette eau de mer usée.
❖Importance du processus d'assainissement :
Récupération des ressources : Le pré-condenseur permet de récupérer les
gouttelettes d'acide entraînées, ce qui optimise l'utilisation des ressources et réduit
les pertes.
Protection de l'environnement : Le lavage des gaz avant leur rejet dans
l'atmosphère réduit les émissions de polluants, contribuant à la protection de
l'environnement.
Efficacité du système : L'utilisation d'eau de procédé et d'eau de mer pour le
lavage permet une gestion efficace des ressources et une intégration optimale des
différents flux dans le processus.
Figure 12 : Assainissement du LLFC.
[Link] du filtre PRAYON :
Le filtre PRAYON, utilisé dans le processus de production de l'acide phosphorique,
est équipé d'un système d'assainissement des gaz pour gérer les vapeurs émises.
Voici une description détaillée du processus :
❖Séparation gaz-liquide :
Les vapeurs provenant de la boîte à vide du filtre PRAYON passent par un
dévésiculeur, ou séparateur statique.
Le dévésiculeur permet de séparer les phases gaz et liquide, récupérant ainsi les
éventuelles gouttelettes d'acide phosphorique.
❖Lavage des gaz :
Après la séparation gaz-liquide, les gaz sont lavés à l'eau de mer dans le
condenseur du filtre.
Ce lavage permet de nettoyer les gaz en éliminant les impuretés et les résidus
d'acide phosphorique.
❖Extraction des gaz incondensables :
Les gaz incondensables, c'est-à-dire les gaz qui ne peuvent pas être liquéfiés, sont
extraits par une pompe à vide.
Cette pompe assure l'évacuation des gaz traités vers l'atmosphère de manière
contrôlée.
❖ Gestion de de mer usée :
L'eau de mer utilisée pour le lavage dans le condenseur s'écoule vers un bac de
garde hydraulique.
De là, l'eau de mer usée déborde vers un canal de retour à la mer, assurant une
gestion efficace des eaux usées et minimisant l'impact environnemental.
❖Importance du système d'assainissement :
Récupération des ressources : La séparation gaz-liquide permet de récupérer les
gouttelettes d'acide phosphorique, réduisant les pertes de matière précieuse.
Protection de l'environnement: Le lavage à l'eau de mer et l'extraction contrôlée
des gaz incondensables réduisent les émissions de polluants dans l'atmosphère.
Efficacité opérationnelle : Le système d'assainissement assure un fonctionnement
propre et efficace du filtre PRAYON, contribuant à la stabilité et à la performance
globale du processus de production.
Figure 12 : Filtration.
[Link]é de concentration :
Ce procédé consiste à concentrer sous vide l’acide phosphorique de 30% en
P2O5 à environ 54% P2O5. Cette opération s’effectue dans une boucle de
circulation comprenant :
Un filtre qui retient les débris que peut contenir l’acide phosphorique 30% P2O5
Un échangeur utilisant la vapeur à 145°C et 3.5 bars pour vaporiser l’eau contenue
dans l’acide
Un bouilleur sous vide pour séparer les gaz dégagés de l’acide concentré
Un condenseur où la vapeur d’eau est condensée
Figure 13 : processus de
concentration .
Figure 13 : Unité de concentration de l’acide phosphorique
f. Unité de stockage d’ACP ;
L'unité est conçue pour le stockage de différents types d'acides. Elle abrite l'acide
30% produit dans les deux lignes AP, l'acide 54% provenant de l'unité de
concentration, ainsi que l'acide
42% résultant du mélange des deux premiers. Voici les capacités utiles des
réservoirs
• Cinq bacs de stockage pour l'acide 30%, chacun d'une capacité de 683 m3.
• Un bac de stockage pour l'acide 54%, d'une capacité de 683 m3.
• Quatre bacs de stockage pour l'acide 42%, chacun d'une capacité de 556 m3.
• Un décanteur pour l'acide 30%, d'une capacité utile de 400 m3.
Figure 13 : Bacs de stockage B & D
Conclusion
L'environnement de travail a été rigoureusement
déterminé à travers une description détaillée du lieu de
stage, offrant une vue d'ensemble sur les infrastructures et
les mesures de sécurité en place. Cette analyse a permis
de bien cerner le projet en identifiant et en décrivant les
principaux procédés de production, notamment l'attaque
du phosphate, la filtration et l'assainissement des gaz.
Grâce à cette compréhension approfondie des
opérations, il a été possible de définir les paramètres de
marche essentiels, tels que la température, le débit, la
concentration, la pression et le temps de résidence. Ces
paramètres jouent un rôle crucial dans le suivi et
l'optimisation des performances de production de l'acide
phosphorique (AP), permettant de garantir une production
efficace, sécurisée et de haute qualité.