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Exploration géochimique à Bouarfa, Maroc

L'étude se concentre sur la zone de Bouarfa au Maroc, où la méthode géochimique stream est utilisée pour identifier des anomalies en zinc et plomb dans une couverture géologique mésozoïque. L'analyse de 335 échantillons de sédiments a permis de cartographier les concentrations de métaux et de comprendre leur dispersion, tout en optimisant les stratégies d'exploration minière. Les résultats montrent des anomalies géochimiques peu marquées, avec des concentrations modestes principalement au Sud-Est et à l'Ouest de Jebel Araira.

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Abdelaziz Kassimi
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Exploration géochimique à Bouarfa, Maroc

L'étude se concentre sur la zone de Bouarfa au Maroc, où la méthode géochimique stream est utilisée pour identifier des anomalies en zinc et plomb dans une couverture géologique mésozoïque. L'analyse de 335 échantillons de sédiments a permis de cartographier les concentrations de métaux et de comprendre leur dispersion, tout en optimisant les stratégies d'exploration minière. Les résultats montrent des anomalies géochimiques peu marquées, avec des concentrations modestes principalement au Sud-Est et à l'Ouest de Jebel Araira.

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1.

Introduction
Présentation de la zone d’étude

Contexte générale

Objectifs de l’étude
La zone d’étude est située dans la région orientale du Maroc, à environ 20 km au nord-ouest
de la ville de Figuig et à environ 60 km au sud-est de la ville de Bouarfa. Bien que
relativement isolée, cette localisation permet d'accéder à la région via des routes régionales.

Voici un paragraphe dédié uniquement à la géologie de la zone d’étude :

Géologie de la zone d’étude

La région de Bouarfa, située dans le Haut Atlas oriental, est caractérisée par une couverture
géologique mésozoïque reposant sur un socle précambrien et paléozoïque. Cette couverture
est principalement constituée de calcaires et de marnes du Lias et du Jurassique supérieur,
déposés dans un contexte marin évoluant progressivement vers des environnements plus
continentaux au Crétacé. Elle repose sur des siltites triasico-liasiques et des carbonates
liasiques affectés par des intrusions magmatiques basiques. Le socle, quant à lui, affleure dans
certaines boutonnières (Mougueur, Bou-Dahar, Tamlelt) et comprend une succession
lithologique variée incluant des andésites, conglomérats, grès, dolomies et shales du
Précambrien supérieur au Silurien. L’ensemble de ces formations, structuré par des flexures et
des failles.

Contexte générale

Voici une version adaptée à ta zone d’étude spécifique :


Contexte général : L'importance de l'exploration géochimique par la méthode
stream en prospection minière dans ma zone d'étude

Dans la zone d’étude de Bouarfa, l'exploration géochimique par la méthode stream s'avère
particulièrement pertinente pour la prospection minière. Cette approche permet de détecter
des anomalies géochimiques à partir des sédiments et des eaux des cours d'eau, offrant ainsi
une vue d'ensemble sur la distribution des métaux dans la région. Étant donné la diversité
géologique de la zone, composée principalement de calcaire et de marne du Lias et du
Jurassique supérieur, la méthode stream permet d'identifier les zones où les minéralisations en
zinc et en plomb sont susceptibles de se concentrer. Grâce à cette technique, il est possible de
couvrir rapidement des zones étendues et d'obtenir des indices précieux sur la présence de
gisements miniers potentiels, tout en minimisant les coûts et l'impact environnemental de
l'exploration. Cette méthode est donc un outil clé pour optimiser les campagnes de
prospection et affiner les cibles de recherche dans cette région isolée

OBJECTIFS

Objectifs de ce travail

L'objectif principal de ce travail est d'appliquer la méthode géochimique stream pour


l'identification et l'analyse des anomalies géochimiques dans la zone de Bouarfa, située dans
le Haut Atlas oriental du Maroc. Plus spécifiquement, les objectifs sont les suivants :

1. Identifier les anomalies géochimiques : Utiliser les échantillons de sédiments et des


cours d’eau pour détecter des anomalies en zinc et en plomb dans la couverture
géologique mésozoïque et le socle sous-jacent.
2. Analyser la distribution spatiale des anomalies : Cartographier les zones de
concentrations élevées de métaux pour affiner les cibles d'exploration.
3. Comprendre les processus de dispersion des métaux : Étudier les mécanismes
géochimiques qui contrôlent la dispersion des métaux dans les sédiments, afin
d’améliorer la modélisation de la minéralisation dans la zone.
4. Optimiser les stratégies d'exploration minière : Fournir des recommandations sur
l'utilisation de la méthode stream comme outil de prospection efficace dans des zones
géologiquement complexes et difficilement accessibles.

2. Méthodologie
Collecte et traitement des donnés géochimiques

Collecte des donnés


335 échantillons de sédiments d'oued ont été collectés sur une surface couvrant environ 80
km2 de terrains jurassiques, ce qui équivaut à une densité moyenne d'environ 4
échantillons par km2.

Préparation et analyse
À la base de Bouarfa, les échantillons ont été tamisés à sec pour recueillir la fraction
granulométrique comprise entre 125 et 250 μm, qui est la plus représentative des particules
fines susceptibles de piéger les éléments métalliques. Cette fraction a ensuite été pulvérisée à -
125 μm pour les analyses géochimiques.

Les analyses ont été réalisées aux Laboratoires du BRGM à Orléans, où les concentrations
en plomb (Pb), zinc (Zn) ont été déterminées par spectrophotométrie d'absorption
atomique (AAS). Cette méthode permet de mesurer avec précision la teneur en métaux,
garantissant une détection fiable des anomalies géochimiques.

Analyse statistiques
L’analyse statistique des données géochimiques a permis de mieux comprendre la distribution
des teneurs en plomb (Pb) et en zinc (Zn) dans la zone d’étude. Pour cela, plusieurs
paramètres statistiques ont été calculés, notamment

La fréquence cumulée, la moyenne et l’écart type, la variance et le min, le max.

La fréquence cumulée : un écrêtage des teneurs a été réalisé en traçant la courbe des
teneurs en fonction des fréquences cumulées. Cette méthode a permis d’éliminer les valeurs
extrêmes non représentatives des tendances naturelles de dispersion des métaux.

La moyenne et l’écart type Le seuil d’anomalies en Pb et Zn a été défini à partir de la


moyenne et de l’écart type, selon la formule :

Seuil d’anomalie = X̄ + kσ

La variance, qui quantifie la dispersion des données autour de la moyenne et donne une
indication sur l'homogénéité des valeurs mesurées

Systèmes d'Information Géographique (SIG)

L’outil QGIS a été utilisé pour la localisation des points d’échantillonnage et l’analyse
spatiale des données géochimiques. L’interpolation des concentrations en Pb et Zn a été
réalisée avec la méthode IDW (Inverse Distance Weighting), permettant d’estimer la
répartition spatiale des anomalies géochimiques.

Les données géochimiques traitées ont été présentées:

Tableaux statistiques

 Affichage des paramètres statistiques (moyenne, écart type, min, max, variance) pour
Pb et Zn.
 Résumé des seuils d’anomalies calculés.
Les analyses statistiques des teneurs en plomb (Pb) et en zinc (Zn) montrent des distributions
contrastées. Pour le Pb, la moyenne est de 24,20 ppm, avec une médiane de 22 ppm, ce qui
indique une répartition relativement symétrique des données. Cependant, l’écart type de 7,3
ppm et une variance de 52,99 montrent une certaine dispersion autour de la moyenne, avec
des valeurs allant de 14 ppm (min) à 67 ppm (max). Le seuil d’anomalie pour le Pb a été
calculé à 38,76 ppm, permettant d’identifier les concentrations anormalement élevées.

Pour le Zn, la moyenne est significativement plus élevée, à 55,02 ppm, avec une médiane
proche de 54 ppm, ce qui reflète une distribution centrée. L’écart type de 19,1 ppm et une
variance de 365,03 montrent une plus grande dispersion des données, avec des valeurs
comprises entre 22 ppm et 214 ppm. Le seuil d’anomalie pour le Zn est de 93,23 ppm, au-delà
duquel les concentrations sont considérées comme anomales.

Ces paramètres statistiques ont permis d’identifier des zones géochimiques potentiellement
enrichies en Pb et Zn, fournissant des indications clés pour l’exploration minière.

Les anomalies géochimiques observées sont globalement peu marquées et de faible étendue.
Cependant, une anomalie en zinc (Zn) et en plomb (Pb), située au Sud-Est du Jebel Araira, se
caractérise par des teneurs relativement modestes. Aussi on trouve d’autres anomalies limitées
et dispersé à proximité de Jbel Araira.

Une autre anomalie en zinc (Zn) et en plomb (Pb) situé à l’Ouest de Jebel MAIZ, l’anomalie
localisé de part et d’autre de la crête.

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