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Transcription et traduction génétique

Le document traite de l'expression du patrimoine génétique, en expliquant comment le phénotype est influencé par le génotype et divers facteurs internes et externes. Il décrit le processus de transcription de l'ADN en ARN, suivi de la maturation de l'ARN pré-messager en ARN messager, et enfin la traduction de l'ARNm en protéines. Le code génétique et les étapes de la traduction sont également abordés, soulignant l'importance des ribosomes dans la synthèse des protéines.

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Transcription et traduction génétique

Le document traite de l'expression du patrimoine génétique, en expliquant comment le phénotype est influencé par le génotype et divers facteurs internes et externes. Il décrit le processus de transcription de l'ADN en ARN, suivi de la maturation de l'ARN pré-messager en ARN messager, et enfin la traduction de l'ARNm en protéines. Le code génétique et les étapes de la traduction sont également abordés, soulignant l'importance des ribosomes dans la synthèse des protéines.

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Partie 1 Chapitre 5 : l’expression du patrimoine génétique

I – Les échelles du phénotype et sa régulation

Voir TP1 – du génotype au phénotype

Le phénotype (= ensemble des caractéristiques d’un être vivant) peut être défini à plusieurs niveaux (molécule,
cellule et organisme). Il résulte de l’expression du génotype (=gène étudié).

Le phénotype varie sous l’influence de facteurs externes (ex : alimentation) et internes (ex : quantité d’hormones).
Cette régulation est liée à des facteurs de transcription qui peuvent activer ou inhiber (= empêcher) le phénotype, ou
par des modifications de l’ADN (ex : méthylation empêchant l’utilisation de l’ADN).

Schéma des niveaux du phénotype et de sa régulation (exemple de la drépanocytose, maladie sanguine)

II – Un intermédiaire entre génotype (ADN) et phénotype (protéines)

Voir TD1 - comparaison ADN/ARN et TP4 - mise en évidence d’un intermédiaire entre ADN et protéine

L’ADN (responsable du génotype) se situe dans le noyau de


la cellule, alors que les protéines (responsables du
phénotype) se trouvent dans le cytoplasme. Ces deux
molécules sont trop grandes pour pouvoir sortir/entrer dans
le noyau : une molécule intermédiaire passant du noyau au
cytoplasme est donc nécessaire.

Cette molécule correspond à l’ARN. L’ARN est, comme l’ADN,


une molécule formée par une succession de nucléotides (A
U G C), Cependant, l’ARN n’est constitué que d’un seul
brin (il est monocaténaire) et le sucre est différent (ribose).

L’ARN est d’abord synthétisé dans le noyau à partir de l’ADN


(1), il emprunte les pores nucléaires vers le cytoplasme. Les
informations génétiques contenues dans l’ARN vont ensuite
servir de support pour produire les protéines (2), dans le
cytoplasme. L’expression génétique se fait donc en deux
étapes : de l’ADN à l’ARN (transcription) puis de l’ARN à la
protéine (traduction).

Définition : Expression génétique* : processus permettant, entre autre, la production de protéines à partir de l’ADN
III– La transcription de l’ADN en ARNpm

Voir TD2- passage de l’ADN à l’ARNpm : la transcription

La transcription revient à copier l’information contenue dans un gène (portion d’ADN). Elle se déroule dans le noyau
des cellules eucaryotes.

Lors de la transcription, l’ARN polymérase (enzyme) sépare les brins d’ADN et place des nucléotides libres de façon
complémentaire au brin transcrit : G en face de C, C en face de G, A en face de T et U en face de A. Le message de
l’ARN est donc complémentaire au brin transcrit et identique au brin non transcrit de l’ADN (à la différence près du
nucléotide U).

Plusieurs ARN polymérase fonctionnent sur la même portion d’ADN (= gène) : plusieurs ARN pm sont donc produits,
donnant une structure en « sapin de Noël ».

La transcription commence avec un site d’initiation et se termine avec un signal de terminaison. Après le signal de
terminaison, l’ARNpm est libéré et pourra sortir du noyau par les pores nucléaires et être utilisé pour produire les
protéines au cours de la traduction.

IV - La maturation de l’ARN pré-messager en différents ARN messagers

Voir CM : prise de notes + diapo

Chez les eucaryotes pluricellulaires, la longueur totale d’un gène est 5 fois plus grande que celle de l’ARN messager.
Pour passer de l’un à l’autre, il y a un processus de
maturation (ou épissage) de l’ARN dans le noyau.

Par transcription, il se forme d’abord une molécule d’ARN


pré-messager, aussi longue que le gène et constitué
d’une alternance de séquences codantes (exons) et non
codantes (introns) de la future protéine.

Ensuite, les introns sont éliminés et les exons sont collés


les uns aux autres : c’est l’épissage.

Parfois, quelques exons sont aussi éliminés (selon


l’organe où a lieu la maturation de l’ARN) : on parle
d’épissage alternatif. On obtient ainsi plusieurs ARNm
(donc plusieurs protéines) à partir d’un seul ARNpm.

V – La traduction de l’ARNm en protéine

Voir TD3 - traduction

1) La traduction est basée sur le code génétique

Le code génétique est le système qui établit la correspondance entre un triplet de nucléotides de l’ARN, ou codon,
et un acide aminé. Comme il existe 4 nucléotides, on dénombre 43 = 64 triplets de nucléotides différents, or il n’y a
que 20 acides aminés. De ce fait, la plupart des acides aminés sont codés par plusieurs codons : le code génétique
est redondant. En revanche, un codon ne code que pour un seul acide aminé : il est univoque.

Trois triplets ne codent pour aucun acide aminé (UAA, UAG, UGA) : ce sont les codons stop ou de terminaison,
permettant de terminer la traduction.

2) Les étapes de la traduction de l’ARN messager en protéine

La traduction est l’assemblage des acides aminés en protéine. Elle se déroule dans le cytoplasme au niveau de
structures appelées ribosomes. Ils sont formés d’une petite sous-unité capable de reconnaître et de se fixer sur une
molécule d’ARNm et d’une grosse sous-unité, associée à la petite sous-unité et qui réalise l’assemblage des acides
aminés.
La première étape de la traduction est l’initiation, qui commence toujours par un codon particulier de l’ARNm : le
codon initiateur AUG. Ensuite, le ribosome se déplace de codon en codon, en formant des liaisons peptidiques
entre les acides aminés : c’est l’élongation. Puis, lorsqu’un codon stop est lu par le ribosome, celui-ci se dissocie et
libère la protéine formée : c’est la terminaison.

10 à 20 ribosomes fonctionnent en même temps sur le même ARNm : ils forment un polysome. Ainsi, 10 à 20
protéines identiques sont synthétisées en même temps.

Une protéine (ou peptide) est constituée par une chaîne d’acides aminés, liés entre eux par des liaisons
peptidiques. Les acides aminés ont des propriétés physiques différentes (hydrophobe, hydrophile, acide, basique) ce
qui fait que la chaîne d’acides aminés ne conserve jamais de forme linéaire : elle se replie et adopte une forme
caractéristique, ce qui assure sa fonction (ex : forme des enzymes et réaction).

Pour réviser la transcription :

• Logiciel [Link] présent dans moodle

• Learning apps QCM : [Link]

• Learning apps écriture de séquences : [Link]

Pour réviser la traduction :

● Animation :
[Link]
3-14636
● Qcm en ligne :
o [Link]
o [Link]

Pour réviser le chapitre en entier :

- Qcm en ligne :
o [Link]
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o

- Schéma interactif :
[Link]

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