ROBERTKISS
LesOstracodes sont des Entomostracés,caractériséspardeuxvalves
légèrement, ou parfois plus fortement, asymétriques constituant unecoquille
qui enferme le corps. Toutes les espèces d’eaudouce appartiennentau
Sous-ordre des Podocopa.
Morphologie
La structure et la forme de lacoquille des Ostracodes sont des caractères
très importants pour la détermination.
Les valves droite et gauche (concha dexfra et sinistra) sont des duplica-
turesdelapeauquiprennentleur origine danslapartie antéro-dorsale
du corps. Les lames externes sont durcies par la précipitation des sels de
calcium et de magnésium. Les lames internes, qui sont les doublures des
externes, sont minces et ne sont pas calcifiées, exceptée une zone marginale
étroite. La ligne de suture est formée par les deux lames qui se soudent
entre elles.
Une lamelle hyaline, bien marquée, souvent large et saillante, dépasse
la limite interne des soies, pores sétigères et épines qui couvrent la surface
externe des valves. La longueur, la disposition et l’abondance ou la rareté
de ces soies, épines et pores sont spécifiques et interviennent dans la déter-
mination des espèces.
Laforme des coquilles est excessivementvariée, elles sontsouvent
allongées et comprimées latéralement, mais il existe de nombreuses espèces
A coquilles trapues ou globuleuses avec des protubérancesdonnant un aspect
bizarre A ces petits Crustacés. Les deux valves ne sont jamais de la même
longueur et tantôt la marge antérieure tantôt la postérieure’de la valve
droite ou gauche dépasse (ou (( embrasse n) légèrement ou fortement l’autre.
358 R. KISS '
PLANCHE 1. -Schtfma d'un Osiracode de la famille des Cypridae.
En haul : valve gaucheenlev6e. 1:premikre antenne ;2 :deuxikme antenne ;3 :mandibule ;
4 :maxille ;5,6,7 :premikre, deuxikme, troisikme patte ;8 :furca ;9 :ocelle.
En bas : valve droite, vue interne. Al : marge anthieure ; A2 : duplicature ; B : marge
dorsale ; C : marge posterieure ; D : marge ventrale ; E : marge interne ; FbF2 : zone
marginale canaux setifBres ;G : impressions musculaires.
OSTRACODES 359
E n général, l’extrémité antérieure de la coquille en vue dorsale est plus
pointue que la postérieure.
Une charnière réunit les deux valves A leur bord dorsal e t permet leur
écartement. La structure de la charnière est très variable et diffère souvent
d’une espèce A l’autre. Une partie de la face interne d’une valve s’applique
sur une partie de la face externe de l’autre valve, mais, suivant l’espèce,
c’est tantôt la valve droite, tantôt la valve gauche qui est extérieure ou
bien c’est le mécanisme de la charnière qui diffère d’une espèce A l’autre.
L’écartement des valves a lieu grâce A l’élasticité du ligament qui est
situé au deuxièmetiersdelamargedorsale, entrela face externe et la
face interne des valves. La fermeture se fait par la contraction du muscle
constricteur qui s’insère A peu près au milieu du premier tiers des valves
e t laisse sur celles-ci des impressions musculaires qui jouent un rôle assez
important dans l’identification des espèces.
Entre les lames externe et interne de chaque valve se trouve une cavité
dans laquelle, chez les espèces appartenant A Ia famille des Cypridae,se
placent les ovaires des femelles e t les testicules des mâles.
La tête et le corps sont séparés par un léger étranglement. Des sept
paires d’appendices, quatre sontinsérés sur la tête, c’est-A-dire les premières
e t deuxième antennes, les mandibules e t les maxilles.
Le corps (l’abdomen) porte les trois paires de pattes ainsi que les branches
de la furca. Ces dernières correspondent au postabdomen des Conchostracés
e t des Cladocères.
LA PREMIÈRE ANTENNE prend son origine en dessous et près des
yeux des deux côtés de la tête ; elle se compose du protopodite de deux
articles e t del’endopoditedecinqarticles dansla famille des Cypridae.
Dans les familles des Cytheridae e t Darwinulidae le nombre total des articles
est réduit A six. E n général ces articles sont plus longs que larges ou aussi
longs. Ils sont munis de poils e t d’épines et portent des organes sensoriels.
Les premières antennes servent A la locomotion.
LA DEUXIÈMEANTENNE estsituée,en dessous de lapremière e t
se compose d’unprotopoditededeux articles,d’unendopoditedetrois
ou quatre articles. L’exopodite est rudimentaire e t représenté Q la base de
l’endopodite par une petite protubérance en forme d’écaille munie souvent
d’un poil ou d’une courte épine. La deuxième antenne porte généralement
une petite et quatre grandes griffes courbées ou presque droites et recourbées
seulement A l’extrémité distale.
Ces griffes diffèrent considérablement d’une espèce A l’autre et peuvent
êtrefortement serratulées ou finement barbelées. Les poils natatoires
implantés au bord dorsal de l’article sont lisses ou barbelés ; ils peuvent
atteindre ou non l’extrémité des griffes ou même la dépasser.
LA MANDIBULE est forméedestroispartiescaractéristiques des
membres des Crustacés,leprotopodite dedeux articles, l’endopodite e t
l’exopodite. Elle s’insère des deux côtés de la tête près de la bouche. Le
premier article du protopoditeest effilé d’un côté et munide fortes dentelures
chitineusesdel’autre. Le deuxikme articleportel’endopodite ou palpe
mandibulaire e t l’exopodite, transforméenplaquebranchiale.
360 R. ICISS
LA MAXILLE se trouve à l’arrière de la mandibule. Les deux articles
du protopodite sont soudés,l’endopodite est divisé en quatre appendices
digitiformes munis à leur extrémité de griffes, d’épines et de poils ; l’exopo-
dite, transformé en plaque branchiale, est large e t bien développé,
LA PREMIÈRE PATTE ou patte maxillaire(maxillipède) chez les
anciens auteurs (cf. DADAY,1902) est construite sur le plan fondamental :
on y distingue le protopodite, l’endopodite qui a trois articles e t l’exopodite
qui est soit un appendice non articulé, soit une plaquette branchiale (ou
plaque vibratile) de4 à 6 rayons en général.
La première patte subit une modification importante dans les familles
desCypridae e t Darwinulidae.L’endopodite des mâles deCypridae est
transforméen organepréhensile quipeutêtre semblable ou différent à
droite e t à gauche (crochets préhensiles droite t gauche, d’après les différents
auteurs). Chez les Darwinulidae la première patte est transformée en organe
masticateur et devient une partie des pièces buccales. Chez les Cytheridae
la première patte ressemble aux deuxième e t troisième pattes. C’est une
véritable patte ambulatoire.
LA DEUXIÈMEPATTE estsituée à l’arrièredelapremièrepaire ;
elle comprendleprotopodite e t l’endopodite e t comptecinqarticlesen
tout. Elle est munie d’une griffe terminale e t d’un appareil chéloïde souvent
bien développé. Cette deuxième patte sert à la locomotion.
LA TROISIÈMEPATTE ressemble à la précédente dans les familles des
Cytheridae e t Darwinulidae et est dirigée vers le bas, tandis que chez les
Cypridae, elle se dirige vers le haut et sert au nettoyage des valves et du
corps. La troisième patteest également composée duprotopodite e t de
l’endopodite e t compte en général cinq articles en tout. Chez les Cythéridae
e t lesDarwinulidae,cetappendice ressemble au précédent, étant dirigé
vers le bas, il a le rôle d’unepatte locomotrice ;chez les Cypridae, par contre,
il se dirige vers le haut et constitue un organe de nettoyage : dans ce cas,
ses avant-dernier e t dernierarticles portent des soies, des épines e t des
peignes de structure souventcomplexe.
LA FURCA se trouve à l’arrière du corps (abdomen);elle a la forme de
lamelles ou, plus souvent, de sabre, légèrement ou fortement courbé, rarement
presquedroit. Lesbranchesde la furcasont généralementasymétriques
mais chez certaines espèces des genres Cypris,Cypretta,Acocypris, etc.,
elles sont plus ou moins symétriques. L’extrémité distale porte deux griffes
inégales, l’antérieure étant généralement plus grande, ainsi que deux poils,
u n antérieur et un postérieur, dont l’un ou tous les deux peuvent manquer;
le poil antérieur est généralement plus long e t plus fort.
Lebordpostérieurdelafurca e t des griffes (surtoutl’antérieur)est
serratulé ou barbelé chez certaines espèces, lisse e t glabre chez d’autres.
L’asymétrie des branches de la furca du genreStenocypris est trèsprononcée,
la droite étant toujours la plus large, e t le bord postérieur porte des épines
réunies en groupes. Le nombre des épines dans chaque groupe e t le nombre
de groupes, exprimésdans uneformule, sont spécifiques des divers Stenocypris.
OSTRACODES 36 1
La branche gauche, plus étroite, porte sur son bord postérieur des épines
plus fines ou des barbelures décroissdnt vers l’extrémité proximale.
Chez certains genres deCypridae,telsque Cypridopsis,Potamocypris,
Oncocypris et dans la famille des Cytheridae, la furca est réduite. On peut
y distinguerune basemammiforme, allongée ou digitiforme, un flagelle
souvent séparé par un étranglement et unpoil postérieur ou soie accessoire ;
le flagelle peut manquer chez certaines espèces. Chez les Darwinulidaela
furca est atrophiée et souvent invisible.
L’ORGANE SEXUEL dela femelle comprend l’ovaire e t l’oviducte
(placés dans la cavité des valves chez les Cypridae) la bourse copulatrice,
le réceptacle séminal et la vulve.
L’organe sexuel chez le mâle des Cypridae se trouve dans la cavité des
valves tandis que chez les Darwinulidae e t les Cythéridae, l’organe sexuel
mâle se trouve dans la cavité du corps ; l’organe sexuel mâle des Cypridae
est beaucoup plus complexe que dansles deux autres familles. Il est composé
des deux paires de testicules s’ouvrant dans un spermiducte (vas deferens),
ducanaléjaculateur (ductusejaculatorius) e t des pénisconstituésd’une
base chitineuse et de deux ou trois appendices.
Méthodes de récolte et d’étude
La récolte des Ostracodes s’effectue au moyende filets B plancton
manœuvrés à la main, dans l’eau libre ou près du fond ou encore dans la
végétationaquatique. On conseille aussidelaver les plantesaquatiques
dansun bassin pourenlibérer les Ostracodes qui s’accrochentsouvent
aux plantes.
On peut également les récolter dans les eaux profondes avec des dragues
ou des bennes.
Ils se conservent à l’alcool 700 ou additionné de 0’5 B 1 % de formol.
d’acide acetique e t de glycérine.
Pour la détermination des espèces, il faut les monterenpréparations
microscopiques dansdela glycérinegélatinéedeKaiser,dans1’Euparal
ou dans l’alcool polyvinylique. Il est parfois utile deles colorer. Ils demandent
toujours une dissection microscopique complète.
SYSTEMATIQUE ET BIQGÉOGRAPHIE
Les Ostracodes de la zone Soudanienne proprement dite n’ont pas fait
l’objet,jusqu’ici, d’une étude approfondie. Pour cette raison, ce chapitre
concernera les Ostracodes décrits depuis la limite septentrionale théorique
de la région considérée, jusqu’à la région Camerounaise. La systématique
actuelle des Ostracodes exigerait une révision complète. La base de cette
systématiqueestencore celle de l’excellent ouvragede G. W. MÜLLER
(1912). Depuis, de nombreux genres e t espèces sont venus s’ajouter mais la
valeurdecertains genres e t espèces estdouteuse,sansparlerdugrand
nombre de synonymes.
362 R. KISS
17
PLANCHE II. - Exemple de Cytheridae : Mesocyfhere irsacae KISS, 1959. 1 : valve droite,
male ; 2 :valve gauche, vue par saface interne ;3 : valve droite, femelle ;4 : valve gauche,
femelle ; 5 : coquille femelle, vue dorsale ; 0 : coquil e male, vue dorsale ; '7 : schbma de
la valve gauche male (en vue dorsale) ; 8 : schbma de la valve gauche femelle (en vue
dorsale) ; 9 : coquille, vue ventrale (mile) ; 10 : Ire antenne ; 11 : IIe antenne (male) ;
12 : IIe antenne (femelle) ; 13 : Ire patte ; 14 : IIe patte ; 15 : IIIe patte ; 10 : extrbmitb
de l'abdomen de lafemelle ;1'7: appendices copulateurs (dbploybs).
OSTRACODES 363
PLANCHEIII. - Exemple de Darwinulidae : Darwinulamarlieri KISS, 1959. 1 : valve
gauche ; 2, : valve droite ; 3 : coquille, vue dorsale ; 4 : I r e antenne ; 5 : IIe antenne ;
6 : plaque respiratoire ; 7 : II@ patte; 8 : IIIe patte ; 9 : extrbrnite de l’abdomen avec
les furcas.
Dans les diverses publications, on constate souvent descontradictions
ou des divergences, même au niveau des sous-familles et encore plus dans le
classement des genres. Il serait indispensable de faire aumoins une révision
gknérique.
La grande famille des Cypridae se divise en une dizaine de sous-familles
et comprend un trbs grand nombre de genres et d’espèces.
364 R. KISS
La famille des Darwinulidae contientun seulgenreavec une dizaine
d’espèces en Afrique, outre quelques-unes dans les autres continents.
La famille des Cythéridae est divisée en 3 à 5 sous-familles selon les
auteurs, et les nombres des genres e t d’espèces sont intermédiaires entre
ceux- des deux familles précédentes.
Nous citons ici 19 genres e t 30 espèces au total dont 14 ‘genres e t 19
espèces sont originaires de
la région soudanienne proprementdite.
M. MURAT récolta 10 espèces en 1935 sur la rive orientale du Tchad : Ai‘n-
Galaka (Borkou), Goumeur(Mortcha) A la lisière occidentaledeI’Ouada,
dans la région de Fittri et du Soro (Bahr el Ghazal). Elles furent décrites
par H. GAUTHIER(1939 a).
Trois espèces, récoltées par F. WERNER en 1914, e t décrites par H. SPANDL
(1924) sont originaires de Khartoum et d’El Obeid ; trois espèces, récoltées
par SEURAT e t décrite par GAUTHIER (1928) proviennent du Sahara central :
In Salah, Alguemane Tinikert et Tin-Tahart. Six espèces ont été récoltées
par Th. MONODen 1926 dans un lac de cratèreà 2 O00 m près de Bafoussam
au Cameroun, elles ont été décrites par W. KLIE (1936), enfin 9 espèces ont
été récoltées par l’Expédition suédoise en Afrique Orientale : elles provien-
nent dedifférenteslocalitésdu lac Rodolphe ; elles ont été décrites par
S. LINDROTH (1953).
Ces espèces sont répandues en Ahique et plusieurs d’entre elles se retrou-
vent également sur les autres continents.
Clé des familles
1. Les 3 paires de pattes sont similaires ; I’exopodite de la 2 e antenne est une longue
. . . . ..
soie articulke ; la furca est rudimentaire, sktiforme.. . . . . . . . GYTHERIDAS (pl. II)
2. Les 2 e e t 3e paires des pattes sont similaires ; I’exopodite de la 2 e antenne est un
article digitiforme ; la furca est rudimentaire ou inexistante.. . . DARWINULIDAE (pl. III)
3. Les 3 paires de pattes sont diffkrentes ; la Ire paire est une patte maxillaire et la
3e paire se dirige vers le haut (patte nettoyeuse) ;I’exopodite de la2 e antenne est enforme
d’kcaille, munie de 3 soies inkgales ; la furca est bien dkvelopp8e, en forme de sabre, ou
. . . . .. . .
rbduite mais toujours bien visible.. . . . ., . . . . . . . . . . . . . . . . . CYPRIDAE (pl. IV)
Listedes espèces connues
de lu régionSoudanienneet du Cameroun
Ordre : OSTRACODA.
Sous-ordre : PODOCOPA G.O. Sars, 1865.
Famille : CYPRIDAE Baird, 1850.
Sous-famille: CYPRINAE.
Genre : Cypris O. F. Müller, 1776.
Cypris lalissima (O. W. Müller, 1898).
Cypris decaryi H. Gauthier, 1933.
Genre : Eucypris Vavra, 1891.
Eucypris elongata Spandl, 1923.
OSTRACODES 365
Genre : Cypretfa Vavra, 1895.
Cypretfa murati H. Gauthier, 1939.
Cypretta seurafi H. Gauthier, 1929.
Genre : Cyprinotus Brady, 1886.
Cyprinofus reliculatus (Klie, 1930).
Cyprinolus Iowndesi H. Gauthier, 1939.
Cyprinofusbarbarus H. G.
C . b. inermis H. G., 1929.
Cyprinofuskliei Lindroth, 1953.
Genre : Stenocypris G. O. Sars, 1889.
Sfenocypris malcolmsoni (G. S. Brady, 1886).
Genre : Sclerocypris G. O . Sars, 1924.
[Link] G. O . Sam, 1924.
Genre : Cypridopsis Brady, 1870.
Cypridopsisnewtoni Brady & Robertson, 1870.
Cypridopsis cf. dubia Sars, 1903.
Cypridopsis costafa Vavra, 1896.
Genre : Potamocypris Brady, 1870.
Potamocypris worthingfoni (Lowndes, 1936).
Pofamocypris producta (Sars, 1924).
Genre : Zonocypris G. W. Müller, 1898.
Zonocypris alveolata W. Klie, 1936.
Zonocypris calcurata W. Klie, 1936.
Zonocypris inornata W. Klie, 1936.
Genre : Oncocypris G. W. Müller, 1898.
Oncocypris miifleri (Daday, 1910).
Genre : Centrocypris Vavra, 1895.
Centrocypris horrida Vavra, 1895.
Genre : Sfrandesia Stuhlmann, 1888.
Strandesia minufa W. Klie, 1936.
Sous-famille : ILYOCYPRINAE G. W. Müller, 1900.
Genre : Ilyocypris Brady & Norman, 1889.
Ilyocypris gibba (Ramdohr),. 1808.
Sous-famille : HERPETOCYPRINAE.
Genre : Candonocypris Sars, 1894.
Candonocyprisbicornis (G. W. Müller).
Candonocypris var, laeuis H. G., 1929.
Sous-famille : CANDOCYPRINAE.
Genre : Candonopsis Vavra, 1891.
Candonopsis solitaria Vavra, 1895.
Famille : DARWINULIDAE Brady & Norman, 1889.
Genre : Darwinula Brady & Norman, 1889.
Darwinula steuensoni (Brady & Robertson, 1870).
Famille : CYTHERIDAE Baird,
1850.
Sous-famille : LIMNOCYTHERINAE G. O. Sam, 1925.
Genre : Limnocyfhere Brady, 1867.
Limnocyfhere africana Klie, 1939.
Limnocythere africana minor Lindroth, 1953.
PLANCHE IV. - Exemple de Cypridae : Candonocypris multiformis KISS, 1960. 1 : valve
droite (face externe) ; 2 : vaive gauche ; 3 : vue dorsale de la coquille ; 4 : extrhmite
anterieure dela valve gauche (vue interne) zone marginale A canaux setifbres ;5 :2 e patte ;
6 : 3e patte ; 7 : fuma droite ; 8 : 2 e antenne ; 9 : palpe mandibulaire ; 10 : maxille.
OSTRACODES 367
Sous-famille : CYTHERIDEINAEG. O. Sars, 1925.
Genre : Cyprideis Jones, 1856.
Cyprideis forosa(Jones, 1850).
Sous-famille : CYTHERINAE.
Genre : CyfherideZla Daday, 1905.
CyfherideZla monodi W. Klie, 1936.
ÉZéments de biologie et d’écologie
La reproduction des Ostracodes est en principe bisexuée mais, chez un
grandnombre d’espèces, lesmâles sontinconnus e t lareproductionest
parthénogénétique.
Lesœufs des Ostracodes sontextrêmementrésistantsauxfacteurs
extérieurs soleil, sécheresse ou [Link] une série de
mues (7) au cours desquelles le nombre des appendices e t de leurs articles
augmentent jusqu’A ce que les larves atteignent leur maturité sexuelle ou
leur forme définitive.
La taille des Ostracodes est très variable. Il existe desbpèces macrosco-
piques, bien visibles A l’œil nu, de 3 A 5 mm et d’autres, microscopiques
(surtout chez les Darwinulidae).
Les Ostracodes se nourrissent principalementde microorganismes
aquatiques, animaux et végétaux, et de matières en décomposition.
Les Ostracodes sont présents partout où il y a de l’eau même en faible
quantité,, du Pôle Nord A l’fiquateur et au Pôle Sud, dans les régions arcti-
ques,tempérées ou tropicales, dans les océans, les grandslacs ; dansles
grandes profondeurs aussi bien que dans les mares temporaires ou perma-
nentes. Il existe des Ostracodes qui se contentent de vivre dansles mousses
humides ou dans les aisselles des feuilles, dans les creux des troncs
d’arbres, etc.
On rencontre des Ostracodes dans les eaux glacées comme dans les sources
thermales e t dans l’eau de mer, dans celle des lacs natronés e t jusque dans
les eaux de pluie les plus pures.
Ils sont abondants dans les grands lacs tels que les lacs des U.S.A., du
Canada, del’Afrique ou dans les mares remuéese t piétinées quotidiennement
par le bétailou le gibier dans la brousse africaine ; c’est dans ces mares qu’on
en trouve les plus grands nombres quoique peu d’espèces ; ils ne manquent
pas non plus dans,les fleuves ou dans les rivières, dans les ruisseaux, les
sources ou les puits des oasis du Sahara.
Ils viventencommunautéavecles Cladocères, les Copépodes e t les
Rotifères mais la grande majorité des espèces est benthique. Ils ne sont pas
sensibles A l’assèchement temporaire et reprennent leur activité après les
premières pluies.
Les Ostracodes sont plutôt cosmopolites e t les genres de la famille des
Cypridae, surtout, sont représentés sur le globe entier.
368 R. KISS
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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F. Werner unternommenen
Zoologischen Expedition nach dem Anglo-&yptischen Sudan (Kordofan) 1914 :
Die Süsswasser-Mikrofauna Denkschr. Akad. Wiss. 99. Wien.
N . B. - On trouvera une bibliographie complète dans les travaux de GAUTHIER,
KLIE et LINDROTH.