Outils d'évaluation carbone en agriculture
Outils d'évaluation carbone en agriculture
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CONSORTIUM
CONSORTIUM
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Intelligence collective
Le projet CarbonThink réunit instituts de
recherche, pôle d’innovation et cabinet de
conseil afin de formuler une réponse à la
problématique suivante : comment rémunérer
Filiale du groupe coopératif agricole InVivo,
l’agriculteur pour ses actions de réduction
Agrosolutions est un cabinet d’expertise-conseil agricole
d’émissions de gaz à effet de serre (GES)
au service des agriculteurs, des filières et des territoires.
et de séquestration carbone ? Partage de
Agrosolutions accompagne le monde agricole et
valeurs communes et réelle volonté d’apporter
agroalimentaire, ainsi que les acteurs de l’eau et de
des solutions pertinentes face aux enjeux
l’aménagement du territoire, dans leur développement,
du carbone et de sa valorisation via le
la maîtrise de leurs impacts et la gestion de leurs actifs
développement d’une méthodologie, d’un
naturels et met en œuvre des initiatives collectives
modèle économique et d’un outil numérique,
et des services répondant aux enjeux de qualités des
découvrez le portrait de chaque structure
productions et de gestion durable des ressources : eau,
assurant la réussite de ce projet innovant.
sol, biodiversité, air, climat, énergie.
L’Institut de l’économie pour le climat est une association L’Institut national de recherche pour l’agriculture,
experte de l’économie et de la finance dont la mission l’alimentation et l’environnement a pour ambition d’être
est de faire avancer l’action contre les changements un acteur clé des transitions nécessaires pour répondre
climatiques. Grâce à ses recherches appliquées, aux grands enjeux mondiaux. Face à l’augmentation
l’Institut contribue au débat sur les politiques liées de la population, au changement climatique, à la
au climat. Il rend aussi publiques des analyses pour raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité,
appuyer la réflexion des institutions financières, des l’institut construit des solutions pour des agricultures
entreprises ou encore des territoires et les aider à multi-performantes, une alimentation de qualité et une
intégrer concrètement les enjeux climatiques. gestion durable des ressources et des écosystèmes.
L’Institut planet A® des Hautes Études de l’Agriculture Le pôle d’innovation de la ressource agricole « bas
a pour objet de sensibiliser, de débattre et mobiliser carbone » a pour ambition de créer et valoriser
les hauts responsables du public et du privé, les un écosystème dynamique pour une agriculture
représentants de la société civile, les entreprises et productive en biomasse (carbone renouvelable) et
les individus/citoyens et in fine de les rassembler faiblement émettrice de GES, au service des acteurs et
autour de cet enjeu géopolitique majeur, au cœur de des territoires du Grand Est. L’objectif du pôle est de
questionnements économiques, environnementaux, démontrer que l’agriculture est une activité économique
sociétaux et non seulement agricoles stricto sensu. durable et résiliente, génératrice de valeur ajoutée pour
Pour ce faire, L’Institut a pour objectif de décloisonner les agriculteurs et les territoires permettant d’apporter
les débats avec les décideurs issus de tous les secteurs les ressources nécessaires afin de répondre aux besoins
pour favoriser la construction et la diffusion d’une et aux enjeux de la société. Pour cela, le pôle centralise
culture d’impact commune et partagée sur les enjeux ses activités autour de ses 4 outils Terrasolis Hub (le
agricoles, viticoles, forestiers et agro-industriels et réseau d’émergence collaboratif), Terrasolis Farm (la
d’aborder la question agricole dans son acception la ferme expérimentale), Terrasolis Energy (la plateforme
plus large du terme. énergie) et Terrasolis Park (le parc d’affaires).
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LES PRATIQUES
LES PRATIQUES BAS-CARBONE
BAS-CARBONE
IDENTIFIÉES
IDENTIFIÉES
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EXPLOITATION DE
GRANDES CULTURES
Source : Méthode Label Bas Carbone
EXPLOITATION DE
POLYCULTURE ÉLEVAGE
Source : Méthode Label Bas Carbone
• Amélioration de la gestion du troupeau (conduite sanitaire, production par vache, âge au 1er vêlage, performances
génétiques, effectifs de génisses de renouvellement...)
• Optimisation de l’alimentation du troupeau (qualité des fourrages, teneur en azote de la ration, consommation de
concentrés, remplacement du tourteau de soja, autonomie protéique, ajout de lipides dans la ration...)
• Gestion des déjections animales (durée de pâturage, fréquence de raclage des déjections, modes d’épandage des
déjections, couverture de fosse de stockage des effluents, méthanisation des déjections animales...)
• Optimisation de la fertilisation pour réduire l’usage des engrais minéraux N, P, K
• Implantation de légumineuses en mélange ou en cultures pures
• Réduction de la consommations d’électricité du bloc traite et de la consommation de carburant des engins
• Implantation de cultures intermédiaires
• Implantation de prairies temporaires ou permanentes ou allongement de la durée des prairies temporaires
• Implantation de haies ou développement de l’agroforesterie
EXPLOITATION
DE VITICULTURE
• Optimisation de la fertilisation
• Réduction des consommations d’énergie des engins et bâtiments
• Réduction des défrichements accompagné du brulage
• Réduction de l’utilisation des systèmes de lutte antigel
• Enherbement temporaire ou permanent des vignobles
• Restitution des bois de taille
• Incorporer plus de matières organiques au sol (fumier, paille, marc de raisin composté...)
• Production et/ou consommation de biomasse en substitution de ressources fossiles
• Allégement des bouteilles de verre, valorisation du gaz fermentaire, etc (liste non exhaustive compte tenu de
l’absence à date de méthodologie officielle d’évaluation)
• Etc (liste non exhaustive, le Label Bas Carbone n’ayant pas encore publié de méthode officielle)
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BENCHMARK
BENCHMARK DES
DES OUTILS
OUTILS
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INTRODUCTION
INTRODUCTION
Existe-t-il un outil d’évaluation Carbone adapté à l’agriculture du
Grand Est ?
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Méthode
Dans le cadre du projet CarbonThink, le développement d’un outil numérique doit permettre de répondre
à la double problématique de la certification de la performance carbone d’une exploitation agricole et de
son financement. De manière plus générale, un outil numérique peut servir à l’évaluation de la performance
carbone des fermes et/ou au financement de pratiques agricoles certifiées. Le benchmark a ciblé les outils
d’évaluation du bilan carbone de l’agriculture à l’échelle du territoire ou de l’exploitation agricole. Les outils
de financements n’ont pas été intégrés et étudiés dans le cadre de ce benchmark.
Objectif
L’objectif de ce benchmark, réalisé par Agrosolutions, est de comparer un certain nombre d’outils d’évaluation
existants, d’analyser leurs forces et faiblesses, en lien avec les objectifs de CarbonThink.
Descriptif de la méthode
Les outils recensés seront séparés en 2 catégories : les outils de diagnostic à l’échelle du territoire et les
outils à l’échelle de l’exploitation agricole. Ils seront décrits selon les critères suivants :
Quels types de leviers peuvent être évalués par l’outil ? L’ensemble des pratiques
bas-carbone sont-elles mesurables par l’outil ?
Quel est le niveau de précision des méthodes de calcul utilisés par l’outil ? Le niveau
de précision peut aller de méthodes tier 1 à des méthodes tier 3. Le GIEC (IPCC)
définit trois méthodes ou tiers de complexité et précision croissantes pour évaluer
les émissions de GES : tier 1 - utilisation de facteurs d’émissions de références
nationales ou de données fournies par le GIEC, tier 2 - utilisation de facteurs
d’émissions adaptés au territoire d’étude, tier 3 - utilisation de modèles ou de réseau
de suivi pour qualifier les émissions.
De quelles sources proviennent les données utilisées pour renseigner l’outil ? Sont-
elles issues d’enquête avec l’agriculteur, de base de données multiples, de connexion
avec des outils de traçabilité...
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Échelle de calcul (spatiale et temporelle)
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ABC’TERRE
Une méthode pour quantifier et spatialiser les variations de stocks de carbone organique des
sols cultivés et les intégrer dans un bilan des émissions de gaz à effet de serre des systèmes de
culture d’un territoire. Cette méthode s’intègre dans une démarche participative qui mobilise
les acteurs agricoles locaux dans le but d’établir un plan d’actions localisées. Elle est applicable
sur les territoires de France métropolitaine.
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
La démarche ABC’Terre s’appuie sur cette méthode et mobilise les acteurs agricoles du territoire, sous forme
d’ateliers, pour participer à l’interprétation des résultats cartographiés, et construire un plan d’action
pour à la fois réduire les émissions de GES mais aussi stocker plus de Corg. La démarche ABC’Terre est
réalisée par un utilisateur formé, pour un bénéficiaire, tels que des collectivités territoriales dans le cadre
de leur PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) ou des groupes d’agriculteurs, souhaitant connaître et
réduire l’impact du secteur des grandes cultures sur le bilan GES et augmenter la séquestration carbone.
La méthode est utilisable via une interface de calcul.
ABC’Terre est donc une méthode de diagnostic performante, permettant de proposer des leviers
techniques localisés. Elle permet en outre de travailler à différentes échelles, du SdC (Système de Cultures)
au territoire. ABC’Terre s’avère être également un outil puissant pour mobiliser les agriculteurs, via les
approches agronomiques et pédologiques au cœur de la démarche. »
(1) Atténuation du Bilan gaz à effet de serre et stockage de Carbone organique dans les sols agricoles, à l’échelle des systèmes de
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« La démarche, la méthode et l’interface de calcul autour d’ABC’Terre ont été développées, testés,
améliorées et formalisées dans le cadre du projet ABC’Terre-2A (AAP GRAINE Ademe, 2017-2020), et du projet
ABC’Terre (AAP REACCTIF Ademe, 2013-2016). Cette première version est désormais disponible pour être
diffusée sur de nouveaux territoires de France métropolitaine à partir de 2021.
Le paysage des méthodes évolue et des travaux vont être menés pour faire évoluer la méthode ABC’Terre
vers une future version, qui pourrait voir le jour à partir de 2022. Cette nouvelle version prendra
notamment en compte les évolutions de SIMEOS-AMG dans sa version 2. Nous souhaitons également
pouvoir proposer aux collectifs d’agriculteurs impliqués dans la démarche ABC’Terre une évaluation
de leurs actions, qui soit compatible avec la méthodologie Grandes Cultures du Label Bas Carbone.
Une étude sera donc menée pour préparer les points d’adaptation nécessaires de la méthode ABC’Terre
(concernant le volet calculs des émissions de GES en particulier) afin de proposer un passage facilité
entre la méthode ABC’Terre et une évaluation de crédits-carbone à l’échelle de l’exploitation. »
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SAFYE CO2
Grandes cultures (blé, maïs, tournesol, Parcelle (ou « pixel » 10m) au pas de temps
colza, couverts intermédiaires). journalier, annuel (année culturale),
rotation de culture
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
En effet, la vocation initiale de ce modèle était d’étudier à grande échelle les effets du climat et
des pratiques sur la production (biomasse/rendements) et la contribution des grandes cultures
aux émissions de CO2 et à la captation de C dans les sols agricoles.
Récemment, le modèle SAFYE-CO2 a été intégré dans une chaine de traitement opérationnelle
bout en bout appelée AgriCarbon-EO. Cette chaine de traitement permet de télécharger
automatiquement les images satellites (Sentinel 2), de calculer les indices de végétation (et
incertitudes associées) utilisés en entrée du modèle pour le calibrer, et de simuler les composantes
du bilan de carbone (biomasse, rendement, photosynthèse, respirations de la plante et du sol) et
d’eau (transpiration, évaporation) avec SAFYE-CO2 ainsi que leurs incertitudes associées. Il est à
présent possible de réaliser des simulations à haute résolution (10m) sur de larges territoires via la
possibilité de faire tourner le modèle sur des clusters de calculs. »
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« Plusieurs développements sont en cours. Tout d’abord le couplage de SAFYE-CO2 est en cours
avec le modèle AMG pour la simulation de l’évolution des stocks de matière organique dans le sol
(en phase de test sur le Sud-Ouest de la France). Les sorties biomasse de cultures intermédiaires
et résidus de cultures seront utilisées en entrée du modèle AMG. Cette évolution a été décidée
pour permettre une application des modèles couplés SAFYE-CO2-AMG dans le contexte du Label
bas Carbone. En effet, dans ce contexte, nous pourrons disposer de données sol précises sur
les exploitations ce qui rend totalement pertinent le couplage de SAFYE-CO2 à un modèle sol. Il
est aussi prévu de coupler SAFYE-CO2 avec d’autres modèles sol comme RothC. Aussi, d’autres
grandes cultures vont être paramétrées dans le modèle dans le but de pouvoir simuler un plus
grand nombre de rotations de cultures. Un travail de paramétrisation du modèle pour les prairies
temporaires va aussi débuter en 2021. Enfin, des API vont permettre de récupérer de manière
automatisée les informations relatives aux pratiques culturales nécessaires au modèle couplé
SAFYE-CO2-AMG pour le pour le calcul des bilans C spatialisées (i.e. export ou non des pailles,
amendements organiques). Ce travail va débuter avec le développement d’une API permettant de
collecter les données du logiciel MesP@rcelles. »
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MAELIA
Un modèle d’aide à la décision à l’échelle du territoire ou de l’exploitation agricole avec
une approche multicritères (qualité de l’eau, carbone, économique, social). Il permet des
simulations prédictives des dynamiques azote/eau/carbone en fonction des sols/climat/
cultures à l’échelle parcellaire.
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
Les principaux indicateurs évalués sont relatifs aux cycles de l’eau, de l’azote et du carbone, à la
qualité physique et biologique des sols, aux marges semi-nette et à la nature et aux quantités de
travail, de l’échelle de la parcelle à celle du territoire. MAELIA permet à la fois d’évaluer le niveau
moyen de ces indicateurs sur une période pluriannuelle mais aussi d’analyser leur dynamique
et donc d’évaluer la résilience/vulnérabilité de ces performances face à la variabilité du climat
(passé ou futur), des prix et/ou des politiques agricoles et environnementales. »
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« MAELIA vise à intégrer, à terme, les systèmes de grandes cultures et d’élevage. Elle intègre déjà
un modèle de prairies et des travaux sont programmés pour intégrer un modèle de dynamique de
troupeaux, de nutrition animale et de production d’effluents et de stockage de ceux-ci. Un module
de filière de transformation et recyclage des biomasses permettra dès mi 2021 de représenter
les systèmes méthanisation et compostage dans leur ensemble (parcelle-exploitation-transport-
transformation-stockage, transport, apport au sol). MAELIA couvre maintenant une large gamme
d’indicateurs relatifs aux cycles de l’eau, de l’azote (ensemble des flux), carbone, aux émissions de
GES (amont, directes et indirectes), à la marge semi nette, au travail (quantité, nature, pic). Comme
MAELIA est un simulateur dynamique au pas de temps journalier, elle permet de calculer des
indicateurs de niveaux moyens (sur plusieurs années) et de variabilité (résilience, vulnérabilité,
robustesse) de ces indicateurs. En collaboration avec les Chambres du Grand-Est l’interopérabilité
avec MesParcelles est en cours de développement. »
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CLIMAGRI
[Link]
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
« CLIMAGRI est un outil et une démarche qui vise, à l’échelle d’un territoire, à mettre en relations
trois types d’indicateurs : les consommations d’énergie de l’agriculture, les émissions de gaz
à effet de serre (CO2, CH4, N2O) ainsi que de polluants (NH3, COVNM, NOX, TSP, PM10, PM2,5)
et la production de matière première agricole (potentiel nourricier). A partir du diagnostic de
la situation initiale, les utilisateurs peuvent construire et tester des scénarios pour évaluer et
hiérarchiser les actions à mettre en œuvre. »
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« CLIMAGRI, initialement développé en 2009 pour l’ADEME, est l’objet d’évolutions et d’améliorations
régulières en fonction des besoins identifiés ou de l’amélioration des connaissances. Récemment,
un module dédié à l’UTCATF (Utilisation des Terres, leur Changement d’affectation et la Forêt) a été
développé pour affiner le volet relatif au stockage de carbone. Ces dernières années, 4 démarches
régionales CLIMAGRI ont été menées : Grand-Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie. »
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CONCLUSION
Ce système de note a été produit par CarbonThink au vu des objectifs de CarbonThink. Il ne juge pas de la
qualité des outils dans l’absolu. En vert foncé et vert clair =apparaissent respectivement les paramètres jugés très
satisfaisants et satisfaisants. Par ordre d’importance pour CarbonThink les critères d’évaluation sont :
• Périmètre des productions évaluées : note maximale si toutes les productions agricoles (grandes cultures,
élevage, viticulture...) sont évaluées
• Leviers intégrés : note maximale si tous les leviers (réductions d’émissions, stockage dans le sol et la biomasse,
substitution de carbone fossile) sont évalués
• Échelle de calcul : note maximale si l’évaluation est précise dans l’espace (à la parcelle) et dans le temps
(quotidienne)
• Précision des méthodes de calculs : note maximale si l’évaluation repose sur une méthode tier 3
• Temps moyen de saisie : note maximale si la saisie est entièrement automatisée, optimale si le temps de saisie
est inférieur à quelques heures
• Sources utilisées pour les données d’entrées : note maximale si les données sont tracées depuis la ferme,
moindre si elles proviennent par exemple de dires d’experts ou de moyennes régionales
• Autres indicateurs évalués : note maximale si l’évaluation produit en plus des indicateurs GES des indicateurs
techniques, environnementaux et socio-économiques
Les outils territoriaux qui ont une maille de calcul assez fine pour individualiser les performances Carbone à
l’échelle de l ’exploitation agricole, voire à l’échelle de la parcelle (ABC’Terre, SAFYE-CO2, MAELIA), ne permettent
pas de couvrir les trois systèmes de production : Grandes cultures, Elevage, Viticulture. Ces trois outils sont adaptés
aux grandes cultures seulement, voire uniquement à certaines cultures.
L’outil CLIMAGRI qui permet, quant à lui, de couvrir les trois systèmes de production, ne permet pas d’individualiser
les performances à l’échelle de l’exploitation agricole, les résultats sont uniquement agrégés à l’échelle du territoire.
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LES OUTILS RECENSÉS À
L’ÉCHELLE DE L’EXPLOITATION
AGRICOLE
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CAP’2ER
Un outil de calcul automatisé des performances environnementales à l’échelle de
l’exploitation d’élevage de ruminants (bovin lait, bovin viande, caprin, ovin viande et ovin
lait). Il a été développé dans le cadre des projets LifeCarbonDairy et LifeBeefCarbon et testé
sur un réseau de fermes (3300 fermes en lait, 2000 en viande).
Plus d’informations
[Link]
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
Au-delà de cette évaluation, les résultats de l’exploitation sont positionnés par rapport à des
références par système par système de production afin d’identifier des marges de progrès en
faisant le lien entre les résultats environnementaux et les pratiques d’élevage et agricoles, et
également avec les aspects économiques et sociaux.
Deux niveaux d’évaluation sont possibles : un niveau simplifié (Niveau 1) pouvant être réalisé en
1h permettant de réaliser un premier état des lieux de l’empreinte environnementale d’un atelier
d’élevage ; et un niveau plus détaillé (Niveau 2) nécessitant 3 à 4 h de collecte de données et
permettant d’évaluer plus finement l’empreinte environnementale des ateliers d’élevage présents
sur l’exploitation et également l’empreinte environnementale globale de l’exploitation.
Ce Niveau 2 a ensuite pour objectif la co-construction avec les éleveurs d’un plan d’action adapté
à leur système de production, et la réalisation de simulations de ces plans d’action permettant de
mesurer les conséquences environnementales et notamment sur la réduction des émissions de
gaz à effet de serre et l’évaluation des émissions de CO2 évitées. En effet, l’outil CAP’2ER® Niveau
2 sert ainsi de support à la méthode CARBON AGRI reconnue par le Label Bas Carbone. »
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« L’outil CAP’2ER® évolue régulièrement d’un point de vue méthodologique et sur le périmètre
d’étude : la méthodologie d’évaluation des indicateurs environnementaux mise en place dans
CAP’2ER® se base sur les standards internationaux (comme par exemple l’IPCC pour les émissions
de gaz à effet de serre) et sur des bases nationales et internationales pour la prise en compte
des impacts des intrants. A ce titre, une récente mise à jour (Janvier 2021) a permis de mettre à
jour les facteurs d’émissions des intrants aliments en se basant sur la base de données nationale
EcoAlim.
Concernant le périmètre d’étude, le Niveau 1 Ovin lait et Ovin viande sera prochainement
disponible (Avril 2021).
Pour le Niveau 2, actuellement disponible uniquement en filière bovine, il sera disponible pour la
filière caprine en Juin 2021 et en fin d’année 2021 pour la filière ovine (lait et viande).
CAP’2ER® intègre la polyculture lorsqu’elle est associée à un atelier d’élevage et traitera de façon
plus exhaustive la partie Grandes cultures (fin 1er semestre 2021).
Enfin, un élargissement à l’échelle Européenne est programmé pour la fin d’année 2021. »
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SYSTERRE
Un outil d’enregistrement et de calcul d’un ensemble d’indicateurs, destiné à évaluer les
performances techniques, économiques et environnementales des productions végétales
sur une exploitation de grandes cultures ou de polyculture-élevage.
Toutes productions végétales sur les Possible par parcelle ou par système
exploitations de grandes cultures, de de culture, au pas de temps annuel
polycultures-élevage, en arboriculture
ou encore en agroforesterie.
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
En ferme :
SYSTERRE® accompagne les agriculteurs et les conseillers dans les démarches de progrès via la
réalisation de diagnostic individuel ou collectif. Cet état des lieux constitue une aide à la prise de
décision et permet la construction de plans d’action et le pilotage des changements à l’échelle
des systèmes de culture.
En station :
L’acquisition de références et la capitalisation d’expériences produites par les expérimentations
« système » sont facilitées par l’outil SYSTERRE®. L’outil permet l’enregistrement des itinéraires
culturaux et des mesures et observations réalisées, et le suivi des règles de décisions appliquées à
l’échelle du système de culture. Il permet ainsi le pilotage des essais longue durée et la production
de références sur les innovations au champ. L’évaluation ex ante de l’intérêt d’un nouveau levier
peut également être réalisée par l’expérimentateur.
Organismes économiques :
La traçabilité des interventions : l’outil SYSTERRE® permet de connaître précisément les pratiques
aux champs et ainsi de vérifier leur adéquation avec les exigences des cahiers des charges. Cette
démarche favorise la sensibilisation de l’aval sur l’engagement des agriculteurs dans le respect
des bonnes pratiques, la production d’indicateurs contribuant à une meilleure valorisation des
productions engagées dans les démarches qualité. »
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« Les instituts techniques partenaires de SYSTERRE® sont engagés dans l’accompagnement dans
la transition agroécologique. Ils sont convaincus de la nécessité d’outiller les producteurs et leurs
conseillers dans l’évaluation des systèmes de production, avec des outils accessibles, utilisables
dans la diversité des situations de production, et intégrant les enjeux du développement durable.
Les évolutions de SYSTERRE® sont réalisées dans cette finalité.
A l’horizon 2022, SYSTERRE® sera disponible en version web. Cette nouvelle version plus
ergonomique permettra d’accroître sa modularité. Des développements sont actuellement initiés
afin d’une part d’assurer la mise à jour des modes d’estimation des émissions de gaz à effet de
serre en accord avec la méthode Label bas Carbone, et d’autre part de calculer le stockage de
carbone dans le sol (couplage avec le modèle AMG).
Parallèlement, l’outil SYSTERRE® est mobilisé dans des programmes européens portant sur les
fronts de recherche de l’évaluation multicritère et la construction de nouveaux indicateurs couvrant
les trois piliers de la durabilité des systèmes de culture : social, économique et environnement. De
nouveaux indicateurs d’impact environnemental (transfert de pollution produit phytosanitaire et
azote) et de biodiversité ainsi qu’un module sortie champ intégrant entre autres le stockage des
productions devraient être également implémentés. »
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DIA’TERRE
Un outil de diagnostic qui évalue les consommations d’énergie et les émissions de GES à
l’échelle de l’exploitation agricole.
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
« DIA’TERRE évaluait les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre à
l’échelle de l’exploitation agricole. Conjointement, le conseiller et l’exploitant pouvaient élaborer
un plan d’actions concrètes et priorisées, afin de réduire les consommations énergétiques et les
émissions de gaz à effet de serre de l’exploitation. L’exploitant pouvait de ce fait réduire sa facture
énergétique. »
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« L’outil n’est aujourd’hui plus en fonctionnement.
Dia’terre a été principalement utilisé dans le cadre du PPE (plan pour la performance énergétique
des exploitations agricoles) du Ministère en charge de l’agriculture. Sa maintenance et sa
diffusion ont été arrêtées mi 2017 dans un contexte d’utilisation en baisse de l’outil et d’émergence
de nouvelles initiatives :
Par la suite, d’autres démarches se sont développées, notamment les démarches d’éco-conception
des filières agroalimentaires (programme Green Go de l’ADEME). »
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SIMEOS-AMG
Un outil de simulation de l’évolution des teneurs et stocks en carbone organique du sol
fondé sur le modèle AMG de l’INRAE Laon.
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« Les travaux réalisés dans le cadre du projet SoléBiom, entre 2015 et 2018 (2) ont permis de faire
évoluer les formalismes et le paramétrage du modèle AMG (3) et ainsi les bases scientifiques
sur lesquelles s’établit l’outil en ligne actuellement (Modèle AMG version 2, Clivot et al, 2019 (4)).
Les évolutions prévues porteront sur l’aménagement de modules de calculs complémentaires
ménageant des sorties plus élaborées, sur son ergonomie et son adaptation à de nouveaux
modes de prise en main et à des usages plus larges aux plans pratiques et agronomiques.
Les travaux de développement d’une version « webservice » de l’outil sont en cours visant une
diffusion à la fin du premier semestre 2021. Simeos-AMG ayant été identifié comme outil ressource
dans la méthodologie nationale « label bas carbone », pour la prise en compte du stockage de
carbone dans les sols dans la réalisation de Bilan GES, le nouveau format « Web » facilitera la mise
en œuvre de l’outil dans le cadre des initiatives Bas Carbone des organismes engagés dans ces
démarches. La mise en service de l’application Simeos-AMG dédié à la Vigne est en préparation
avec l’IFV. Le paramétrage de prairies temporaires est à l’étude. »
(1) [Link]
(2) [Link]
biomasse-vis-a-vis-de-la-preservation-du-bilan-de-carbone-organique-des-sols-a-long-terme/
(3) [Link]
(4) Clivot, Mouny, Duparque, Dinh, Denoroy, Houot, . . . Mary. (2019). Modeling soil organic carbon evolution in long-terme arable experiments with
AMG model. Environmental Modelling and Software, 118, 99-113.
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COOLFARMTOOL
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TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET
This collaboration grew into the Cool Farm Alliance, a membership, science-led, not-for profit UK
registered community interest company. with a mission to enable millions of growers to make more
informed on-farm decisions that reduce their environmental impact. With a focus on greenhouse
gases, biodiversity, food loss & waste and water quantity, the Alliance provides the Cool Farm
Tool as a quantified decision support tool that is credible and standardized. Collaboration lies
at the core of this initiative. The membership of over 80 organisations ranging from global food
brands to farmer unions to environmental NGOs to software businesses, works together with
research organisations to develop a common approach that will encourage, reward and motivate
improvements in agricultural supply chains.
De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
We are always evolving. There is a continuous scientific and technical development going on to
bring the newest peer-reviewed, acknowledged science into the tool. You can follow these changes
via our newsletter and release notes, and find upcoming big projects such as the perennials
module or options to connect with geofootprint on our news & resources page.
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CONCLUSION
Ce système d’évaluation a été produit par CarbonThink au vu des objectifs de CarbonThink. Il ne juge pas de la qualité
des outils dans l’absolu. En vert foncé et vert clair apparaissent respectivement les paramètres jugés très satisfaisants et
satisfaisants (même méthode que page 19).
Tous ces outils travaillent à l’échelle de l’exploitation agricole et favorisent un accompagnement personnalisé de
l’agriculteur et sa sensibilisation aux pratiques bas carbone. Tous ces outils utilisent des données recueillies lors
d’enquêtes auprès d’agriculteurs qui durent entre deux heures et une journée. La collecte des données n’est que peu
ou pas automatisée via la connexion par exemple à des logiciels de traçabilité.Seuls DIATERRE couvre les trois systèmes
de productions - Grandes cultures, Elevage, Viticulture - et l’ensemble des leviers visés, mais n’est plus mis à jour. Les
précisions des méthodes de calculs intégrées par cet outil est plutôt de niveau tier 2. Or, le Label Bas Carbone, notamment
sur le stockage de carbone dans les sols, exige, pour bénéficier de crédits Carbone non minorés, l’utilisation de méthodes
de calcul plus précises type tier 3.
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PERSPECTIVES
Un outil numérique peut servir deux grands cas d’usage :
l’évaluation de la performance Carbone des fermes, objet
de ce benchmark, mais aussi au le financement de pratiques
agricoles certifiées.
Remerciements
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33
Consortium CarbonThink
Contact
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Avec le soutien de