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Outils d'évaluation carbone en agriculture

Le projet CarbonThink, cofinancé par la Région Grand Est, vise à développer des outils d'évaluation carbone pour les agriculteurs afin de valoriser leurs efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de séquestration de carbone. Un consortium d'experts collabore pour créer une méthodologie et un outil numérique, testés sur une centaine de fermes, qui permettra de financer l'agriculture bas carbone. Le benchmark réalisé sur neuf outils d'évaluation révèle l'absence d'une solution idéale, soulignant la nécessité de solutions adaptées aux spécificités de l'agriculture du Grand Est.

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Outils d'évaluation carbone en agriculture

Le projet CarbonThink, cofinancé par la Région Grand Est, vise à développer des outils d'évaluation carbone pour les agriculteurs afin de valoriser leurs efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de séquestration de carbone. Un consortium d'experts collabore pour créer une méthodologie et un outil numérique, testés sur une centaine de fermes, qui permettra de financer l'agriculture bas carbone. Le benchmark réalisé sur neuf outils d'évaluation révèle l'absence d'une solution idéale, soulignant la nécessité de solutions adaptées aux spécificités de l'agriculture du Grand Est.

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BENCHMARK CARBONTHINK

Des outils d’évaluation carbone

Édition mars 2021


1
À
À PROPOS
PROPOS
CarbonThink, projet cofinancé par la Région Grand Est et le Fonds
européen agricole pour le développement durable dans le cadre du
Partenariat européen pour l’innovation, est le projet au service de la
valorisation des externalités carbone des agriculteurs.

Entre réduction de ses propres émissions de gaz à effet de serre,


séquestration du carbone atmosphérique dans son sol et sa biomasse,
l’agriculture constitue un secteur d’activité stratégique pour l’atteinte
de la neutralité carbone de nos territoires d’ici 2050.

Ainsi, faisant le pari de l’intelligence collective, le consortium


CarbonThink composé d’Agrosolutions, d’I4CE, d’INRAE, de Planet A et
de Terrasolis vise le développement d’une méthodologie d’évaluation,
d’un modèle économique et d’un outil numérique permettant ainsi aux
agriculteurs de valoriser leurs externalités carbone, le tout testé sur
une centaine de fermes localisées sur le territoire du Grand Est.

S’appuyant notamment sur les nouvelles technologies du numérique


(blockchain), CarbonThink ambitionne de créer un dispositif complet
dédié au financement de l’agriculture bas carbone par la création
d’indicateurs de performance spécifiques, valorisés sur les marchés
auprès d’entreprises souhaitant compenser leurs émissions de gaz à
effet de serre, commercialiser des produits agricoles décarbonés ou de
collectivités souhaitant promouvoir des territoires neutres en carbone.

2
CONSORTIUM
CONSORTIUM

3
Intelligence collective
Le projet CarbonThink réunit instituts de
recherche, pôle d’innovation et cabinet de
conseil afin de formuler une réponse à la
problématique suivante : comment rémunérer
Filiale du groupe coopératif agricole InVivo,
l’agriculteur pour ses actions de réduction
Agrosolutions est un cabinet d’expertise-conseil agricole
d’émissions de gaz à effet de serre (GES)
au service des agriculteurs, des filières et des territoires.
et de séquestration carbone ? Partage de
Agrosolutions accompagne le monde agricole et
valeurs communes et réelle volonté d’apporter
agroalimentaire, ainsi que les acteurs de l’eau et de
des solutions pertinentes face aux enjeux
l’aménagement du territoire, dans leur développement,
du carbone et de sa valorisation via le
la maîtrise de leurs impacts et la gestion de leurs actifs
développement d’une méthodologie, d’un
naturels et met en œuvre des initiatives collectives
modèle économique et d’un outil numérique,
et des services répondant aux enjeux de qualités des
découvrez le portrait de chaque structure
productions et de gestion durable des ressources : eau,
assurant la réussite de ce projet innovant.
sol, biodiversité, air, climat, énergie.

L’Institut de l’économie pour le climat est une association L’Institut national de recherche pour l’agriculture,
experte de l’économie et de la finance dont la mission l’alimentation et l’environnement a pour ambition d’être
est de faire avancer l’action contre les changements un acteur clé des transitions nécessaires pour répondre
climatiques. Grâce à ses recherches appliquées, aux grands enjeux mondiaux. Face à l’augmentation
l’Institut contribue au débat sur les politiques liées de la population, au changement climatique, à la
au climat. Il rend aussi publiques des analyses pour raréfaction des ressources et au déclin de la biodiversité,
appuyer la réflexion des institutions financières, des l’institut construit des solutions pour des agricultures
entreprises ou encore des territoires et les aider à multi-performantes, une alimentation de qualité et une
intégrer concrètement les enjeux climatiques. gestion durable des ressources et des écosystèmes.

L’Institut planet A® des Hautes Études de l’Agriculture Le pôle d’innovation de la ressource agricole « bas
a pour objet de sensibiliser, de débattre et mobiliser carbone » a pour ambition de créer et valoriser
les hauts responsables du public et du privé, les un écosystème dynamique pour une agriculture
représentants de la société civile, les entreprises et productive en biomasse (carbone renouvelable) et
les individus/citoyens et in fine de les rassembler faiblement émettrice de GES, au service des acteurs et
autour de cet enjeu géopolitique majeur, au cœur de des territoires du Grand Est. L’objectif du pôle est de
questionnements économiques, environnementaux, démontrer que l’agriculture est une activité économique
sociétaux et non seulement agricoles stricto sensu. durable et résiliente, génératrice de valeur ajoutée pour
Pour ce faire, L’Institut a pour objectif de décloisonner les agriculteurs et les territoires permettant d’apporter
les débats avec les décideurs issus de tous les secteurs les ressources nécessaires afin de répondre aux besoins
pour favoriser la construction et la diffusion d’une et aux enjeux de la société. Pour cela, le pôle centralise
culture d’impact commune et partagée sur les enjeux ses activités autour de ses 4 outils Terrasolis Hub (le
agricoles, viticoles, forestiers et agro-industriels et réseau d’émergence collaboratif), Terrasolis Farm (la
d’aborder la question agricole dans son acception la ferme expérimentale), Terrasolis Energy (la plateforme
plus large du terme. énergie) et Terrasolis Park (le parc d’affaires).

4
LES PRATIQUES
LES PRATIQUES BAS-CARBONE
BAS-CARBONE
IDENTIFIÉES
IDENTIFIÉES

5
EXPLOITATION DE
GRANDES CULTURES
Source : Méthode Label Bas Carbone

• Réduction de la dose d’azote minérale apportée


• Introduction de légumineuses dans les rotations (cultures principales, intermédiaires) ou de cultures à plus faible
besoin en azote
• Chaulage des sols acides (pH initial < 6,8)
• Utilisation d’inhibiteurs de nitrification
• Réduction de la volatilisation de l’azote (enfouissement, formes moins émettrices, inhibiteurs d’uréase)
• Réduction de la consommation de carburant des engins et moteurs thermiques utilisés pour l’irrigation
• Réduction de la consommation d’énergie fossile des systèmes de séchage ou de stockage à la ferme
• Réduction de la consommation d’énergie pour le séchage chez les organismes stockeurs (récolte à plus faible
teneur en humidité)
• Valorisation de biomasse pour la production de bioénergies et biomatériaux
• Production de cultures se substituant à l’importation de tourteaux de sojadans son acception la plus large du
terme.
• Augmentation de la quantité de biomasse restituée par les couverts végétaux
• Augmentation des restitutions par les résidus de cultures
Stockage de carbone dans le sol
• Apport de nouvelles matières d’origine résiduaire organique
• Insertion et allongement des prairies temporaires et artificielles (luzerne par exemple) dans les rotations

EXPLOITATION DE
POLYCULTURE ÉLEVAGE
Source : Méthode Label Bas Carbone

• Amélioration de la gestion du troupeau (conduite sanitaire, production par vache, âge au 1er vêlage, performances
génétiques, effectifs de génisses de renouvellement...)
• Optimisation de l’alimentation du troupeau (qualité des fourrages, teneur en azote de la ration, consommation de
concentrés, remplacement du tourteau de soja, autonomie protéique, ajout de lipides dans la ration...)
• Gestion des déjections animales (durée de pâturage, fréquence de raclage des déjections, modes d’épandage des
déjections, couverture de fosse de stockage des effluents, méthanisation des déjections animales...)
• Optimisation de la fertilisation pour réduire l’usage des engrais minéraux N, P, K
• Implantation de légumineuses en mélange ou en cultures pures
• Réduction de la consommations d’électricité du bloc traite et de la consommation de carburant des engins
• Implantation de cultures intermédiaires
• Implantation de prairies temporaires ou permanentes ou allongement de la durée des prairies temporaires
• Implantation de haies ou développement de l’agroforesterie

EXPLOITATION
DE VITICULTURE
• Optimisation de la fertilisation
• Réduction des consommations d’énergie des engins et bâtiments
• Réduction des défrichements accompagné du brulage
• Réduction de l’utilisation des systèmes de lutte antigel
• Enherbement temporaire ou permanent des vignobles
• Restitution des bois de taille
• Incorporer plus de matières organiques au sol (fumier, paille, marc de raisin composté...)
• Production et/ou consommation de biomasse en substitution de ressources fossiles
• Allégement des bouteilles de verre, valorisation du gaz fermentaire, etc (liste non exhaustive compte tenu de
l’absence à date de méthodologie officielle d’évaluation)
• Etc (liste non exhaustive, le Label Bas Carbone n’ayant pas encore publié de méthode officielle)

6
BENCHMARK
BENCHMARK DES
DES OUTILS
OUTILS

7
INTRODUCTION
INTRODUCTION
Existe-t-il un outil d’évaluation Carbone adapté à l’agriculture du
Grand Est ?

• Fonctionnant à l’échelle de l’exploitation agricole


• Toutes productions : grandes cultures, viticulture, élevage
• Bilan Gaz à effet de serre (ou Carbone) complet : émissions,
séquestration, substitution
• Conciliant précision des calculs et simplicité d’usage

Pour répondre à cette question, CarbonThink a analysé neuf outils


permettant d’évaluer chacun à leur manière la performance Carbone
de l’agriculture : ABC’TERRE, SAFYE-CO2, MAELIA, CLIMAGRI, CAP’2ER,
SYSTERRE, DIATERRE, SIMEOS-AMG, COOLFARMTOOL.

ATTENTION : L’évaluation a été faite selon les objectifs du projet


CarbonThink et ne présume en rien de la qualité des outils comparés. Il
ne s’agit pas d’un travail de recherche scientifique mais d’un benchmark
pragmatique réalisé d’après des informations publiques et des avis
d’utilisateurs. Pour autant, prenant en compte ces « précautions
d’usages », le consortium CarbonThink estime que ce travail mérite
d’être partagé afin de profiter au plus grand nombre.

En conclusion, les outils apportant un niveau de précision élevé se


concentrent en général sur un seul système de production ou sur
une partie du bilan Carbone. Les outils plus complets font à l’inverse
souvent des compromis sur le niveau de précision.

Ce benchmark fait donc apparaître l’absence de solution idéale selon


les objectifs visés par CarbonThink. Notons qu’à cette date plusieurs
développements d’outils sont en cours pour y pallier.

8
Méthode

Dans le cadre du projet CarbonThink, le développement d’un outil numérique doit permettre de répondre
à la double problématique de la certification de la performance carbone d’une exploitation agricole et de
son financement. De manière plus générale, un outil numérique peut servir à l’évaluation de la performance
carbone des fermes et/ou au financement de pratiques agricoles certifiées. Le benchmark a ciblé les outils
d’évaluation du bilan carbone de l’agriculture à l’échelle du territoire ou de l’exploitation agricole. Les outils
de financements n’ont pas été intégrés et étudiés dans le cadre de ce benchmark.

Objectif

L’objectif de ce benchmark, réalisé par Agrosolutions, est de comparer un certain nombre d’outils d’évaluation
existants, d’analyser leurs forces et faiblesses, en lien avec les objectifs de CarbonThink.

Descriptif de la méthode

Les outils recensés seront séparés en 2 catégories : les outils de diagnostic à l’échelle du territoire et les
outils à l’échelle de l’exploitation agricole. Ils seront décrits selon les critères suivants :

Périmètre des productions évaluées : les 3 typologies d’exploitation visées par le


projet CarbonThink (grandes cultures, polyculture-élevage, viticulture), peuvent-elles
être évaluées par cet outil ?

À quelle échelle de calcul spatiale et temporelle est réalisée l’évaluation ? L’échelle


spatiale peut aller de la parcelle à l’exploitation agricole en passant par le système
de culture. L’échelle temporelle peut être quotidienne, annuelle ou pluriannuelle.

Quels types de leviers peuvent être évalués par l’outil ? L’ensemble des pratiques
bas-carbone sont-elles mesurables par l’outil ?

Quel est le niveau de précision des méthodes de calcul utilisés par l’outil ? Le niveau
de précision peut aller de méthodes tier 1 à des méthodes tier 3. Le GIEC (IPCC)
définit trois méthodes ou tiers de complexité et précision croissantes pour évaluer
les émissions de GES : tier 1 - utilisation de facteurs d’émissions de références
nationales ou de données fournies par le GIEC, tier 2 - utilisation de facteurs
d’émissions adaptés au territoire d’étude, tier 3 - utilisation de modèles ou de réseau
de suivi pour qualifier les émissions.

De quelles sources proviennent les données utilisées pour renseigner l’outil ? Sont-
elles issues d’enquête avec l’agriculteur, de base de données multiples, de connexion
avec des outils de traçabilité...

Quel est le temps nécessaire pour renseigner l’outil de diagnostic ?

L’outil permet-il d’évaluer d’autres indicateurs environnementaux, économiques ou


sociaux ?

9
Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

LES OUTILS RECENSÉS À


L’ÉCHELLE DU TERRITOIRE

Temps moyen de saisie des données


à l’échelle d’un territoire

10
ABC’TERRE
Une méthode pour quantifier et spatialiser les variations de stocks de carbone organique des
sols cultivés et les intégrer dans un bilan des émissions de gaz à effet de serre des systèmes de
culture d’un territoire. Cette méthode s’intègre dans une démarche participative qui mobilise
les acteurs agricoles locaux dans le but d’établir un plan d’actions localisées. Elle est applicable
sur les territoires de France métropolitaine.

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Grandes cultures (et prise en compte Système de culture x type de sol x


des prairies permanentes avec teneur en Corg initiale, au pas de
variations forfaitaire du Corg) temps annuel

Leviers intégrés et précision des méthodes de calculs

• Optimisation de la fertilisation Réductions des émissions de GES


azotée OUI
• Gestion de l’irrigation GIEC 2006b (tier 1)
• Réduction des achats d’intrants EMEP/EAA 2009 et BDD Ecoinvent
Agribalyse V3 (tier 1 et tier 2)
• Allongement de la rotation (cultures
bas intrants) Stockage du carbone dans le sol
• Réduction de la consommation de OUI
carburant via les pratiques culturales Modèlisation avec AMG (tier 3)
(travail du sol, interventions
Stockage du carbone dans la biomasse
phytosanitaires...)
NON
• Restitution de biomasse par les
cultures intermédiaires, les résidus Valorisation de biomasse pour la
de culture, les amendements production d’énergies, de biomatériaux...
organiques NON
• Intégration de prairies dans la
rotation

Sources utilisées pour le Temps moyen de saisie des données


renseignement des données à l’échelle d’un territoire
Quelques semaines en fonction du
Registre Parcellaire Graphique (RPG), profil de l’utilisateur, de la taille et de
Référentiel Régional Pédologique la diversité du territoire
(RRP), Base de Données des Analyses
de Terres (BDAT) + Dires d’experts Plus d’informations
sur les pratiques culturales non
renseignées [Link]

Un projet porté par :

11
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?
« Le secteur agricole contribue à hauteur de 20 % aux émissions globales de Gaz à Effet de Serre (GES)
(CITEPA, 2020), mais est aussi capable de stocker du carbone dans les sols, compensant en partie ces
émissions de GES. La méthode ABC’Terre (1) a été conçue pour quantifier les impacts des pratiques
agricoles sur les variations de stocks de carbone organique (Corg) à long terme, permettant de mieux
connaître la capacité de compensation liée au stockage, et de les intégrer dans un bilan GES des
systèmes de culture du territoire, et ce de façon spatialisée. La méthode ABC’Terre s’appuie sur SIMEOS-
AMG pour la quantifier les variations de stocks de Corg. La méthode du bilan GES est propre à ABC’Terre,
elle intègre les émissions liées à la production végétale, qui ont lieu au champ et en amont. Elle se base
sur les références du GIEC, de l’EMEP/EEA et d’AGRIBALYSE©V3.

La démarche ABC’Terre s’appuie sur cette méthode et mobilise les acteurs agricoles du territoire, sous forme
d’ateliers, pour participer à l’interprétation des résultats cartographiés, et construire un plan d’action
pour à la fois réduire les émissions de GES mais aussi stocker plus de Corg. La démarche ABC’Terre est
réalisée par un utilisateur formé, pour un bénéficiaire, tels que des collectivités territoriales dans le cadre
de leur PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) ou des groupes d’agriculteurs, souhaitant connaître et
réduire l’impact du secteur des grandes cultures sur le bilan GES et augmenter la séquestration carbone.
La méthode est utilisable via une interface de calcul.

ABC’Terre est donc une méthode de diagnostic performante, permettant de proposer des leviers
techniques localisés. Elle permet en outre de travailler à différentes échelles, du SdC (Système de Cultures)
au territoire. ABC’Terre s’avère être également un outil puissant pour mobiliser les agriculteurs, via les
approches agronomiques et pédologiques au cœur de la démarche. »

(1) Atténuation du Bilan gaz à effet de serre et stockage de Carbone organique dans les sols agricoles, à l’échelle des systèmes de

culture d’un Territoire.

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« La démarche, la méthode et l’interface de calcul autour d’ABC’Terre ont été développées, testés,
améliorées et formalisées dans le cadre du projet ABC’Terre-2A (AAP GRAINE Ademe, 2017-2020), et du projet
ABC’Terre (AAP REACCTIF Ademe, 2013-2016). Cette première version est désormais disponible pour être
diffusée sur de nouveaux territoires de France métropolitaine à partir de 2021.

Le paysage des méthodes évolue et des travaux vont être menés pour faire évoluer la méthode ABC’Terre
vers une future version, qui pourrait voir le jour à partir de 2022. Cette nouvelle version prendra
notamment en compte les évolutions de SIMEOS-AMG dans sa version 2. Nous souhaitons également
pouvoir proposer aux collectifs d’agriculteurs impliqués dans la démarche ABC’Terre une évaluation
de leurs actions, qui soit compatible avec la méthodologie Grandes Cultures du Label Bas Carbone.
Une étude sera donc menée pour préparer les points d’adaptation nécessaires de la méthode ABC’Terre
(concernant le volet calculs des émissions de GES en particulier) afin de proposer un passage facilité
entre la méthode ABC’Terre et une évaluation de crédits-carbone à l’échelle de l’exploitation. »

12
SAFYE CO2

Un modèle d’estimation du rendement et des composantes du bilan carbone pour les


grandes cultures à l’échelle parcellaire ou intra-parcellaire et sur de vastes territoires

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Grandes cultures (blé, maïs, tournesol, Parcelle (ou « pixel » 10m) au pas de temps
colza, couverts intermédiaires). journalier, annuel (année culturale),
rotation de culture

Réductions des émissions de GES


Leviers intégrés et précision des
NON
méthodes de calculs

Stockage du carbone dans le sol


• Restitution de biomasse par OUI
les cultures intermédiaires, Modélisation des flux de carbone avec
les résidus de culture, les SAFYE-CO2 (tier 3)
amendements organiques
Stockage du carbone dans la biomasse
OUI
(Les effets de l’irrigation, de la
fertilisation sur les productions Valorisation de biomasse pour la
et restitutions de biomasses sont production d’énergies, de biomatériaux...
implicitement pris en compte OUI
via l’observation par satellite du (si information fournie concernant les exports de
biomasse pour cet usage)

Temps moyen de saisie des données


Sources utilisées pour le à l’échelle d’un territoire
renseignement des données
Deux à trois semaines environ
pour la collecte des données de
Données télédétection (Sentinel 1, télédétection, la production des
sentinel 2), RPG, cartographie des cartes d’indice de végétation et la
sols (SoilGrids, GSM...) climat, accès collecte des données d’itinéraires
à des données d’itinéraire technique techniques. Ce temps de saisie tend
à la parcelle concernant l’export ou à se réduire via la mise en place
non des pailles et les amendements d’API pour la collecte automatique
organiques (type et quantité). de données de télédétection et de
données d’itinéraires techniques.
API en cour de développement pour Prévoir 1 à 4 semaines de formation
récupérer automatiquement ces sur l’outil selon le profil de personnes.
données via des logiciels de gestion
d’exploitation. Couplage en cours Plus d’informations
avec le modèle AMG recherches (V2). [Link]

Un projet porté par :

13
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?
« Cet outil a été créé dans une optique de simulation à large échelle (territoire, pays, continent)
des composantes du bilan C des parcelles en grandes cultures avec une possibilité de prise
en compte des effets choix de cultures dans les rotations, restitution des pailles, cultures
intermédiaires et amendements organiques (PRO) sur les bilans C via l’utilisation combinée de
données de télédétection et d’un modèle agrométéorologique.

Le modèle est contraint à reproduire de manière très réaliste le développement de la végétation,


y compris les hétérogénéités intra-parcellaire (e.g. accidents de cultures, effets pédoclimatiques,
stress divers…), via l’utilisation de données de télédétection à haute résolution en entrée du
modèle. L’accent est mis sur la simulation des processus qui conditionnent les flux de CO2 et
la production de biomasse des cultures et cultures intermédiaires, La minéralisation du sol
est représentée pour le moment de manière très simple via une fonction de la température. Ce
choix est assumé car nous ne disposons pas pour le moment de cartes de propriétés de sols
suffisamment précises (spatialement et d’un point de vue précisions des paramètres sol) pour
spatialiser à grande échelle un module de simulation de l’évolution de la matière organique dans
le sol.

En effet, la vocation initiale de ce modèle était d’étudier à grande échelle les effets du climat et
des pratiques sur la production (biomasse/rendements) et la contribution des grandes cultures
aux émissions de CO2 et à la captation de C dans les sols agricoles.

Récemment, le modèle SAFYE-CO2 a été intégré dans une chaine de traitement opérationnelle
bout en bout appelée AgriCarbon-EO. Cette chaine de traitement permet de télécharger
automatiquement les images satellites (Sentinel 2), de calculer les indices de végétation (et
incertitudes associées) utilisés en entrée du modèle pour le calibrer, et de simuler les composantes
du bilan de carbone (biomasse, rendement, photosynthèse, respirations de la plante et du sol) et
d’eau (transpiration, évaporation) avec SAFYE-CO2 ainsi que leurs incertitudes associées. Il est à
présent possible de réaliser des simulations à haute résolution (10m) sur de larges territoires via la
possibilité de faire tourner le modèle sur des clusters de calculs. »

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« Plusieurs développements sont en cours. Tout d’abord le couplage de SAFYE-CO2 est en cours
avec le modèle AMG pour la simulation de l’évolution des stocks de matière organique dans le sol
(en phase de test sur le Sud-Ouest de la France). Les sorties biomasse de cultures intermédiaires
et résidus de cultures seront utilisées en entrée du modèle AMG. Cette évolution a été décidée
pour permettre une application des modèles couplés SAFYE-CO2-AMG dans le contexte du Label
bas Carbone. En effet, dans ce contexte, nous pourrons disposer de données sol précises sur
les exploitations ce qui rend totalement pertinent le couplage de SAFYE-CO2 à un modèle sol. Il
est aussi prévu de coupler SAFYE-CO2 avec d’autres modèles sol comme RothC. Aussi, d’autres
grandes cultures vont être paramétrées dans le modèle dans le but de pouvoir simuler un plus
grand nombre de rotations de cultures. Un travail de paramétrisation du modèle pour les prairies
temporaires va aussi débuter en 2021. Enfin, des API vont permettre de récupérer de manière
automatisée les informations relatives aux pratiques culturales nécessaires au modèle couplé
SAFYE-CO2-AMG pour le pour le calcul des bilans C spatialisées (i.e. export ou non des pailles,
amendements organiques). Ce travail va débuter avec le développement d’une API permettant de
collecter les données du logiciel MesP@rcelles. »

14
MAELIA
Un modèle d’aide à la décision à l’échelle du territoire ou de l’exploitation agricole avec
une approche multicritères (qualité de l’eau, carbone, économique, social). Il permet des
simulations prédictives des dynamiques azote/eau/carbone en fonction des sols/climat/
cultures à l’échelle parcellaire.

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Grandes cultures (à l’exception des Échelle de calcul (spatiale et temporelle) :


cultures de betterave, pomme de Différentes échelles spatiales (de la parcelle
terre, chanvre et lin) au territoire en passant par l’exploitation)
pour différentes échelles temporelles (du
pas de temps journalier à l’évaluation
pluriannuelle)

Leviers intégrés et précision des Réductions des émissions de GES


méthodes de calculs OUI
• Optimisation de la fertilisation Modélisation avec AQYIELD (tier 3) pour
les émissions directes
azotée BDD Ecoinvent- Agribalyse pour les
• Gestion de l’irrigation émissions indirectes
• Allongement de la rotation (cultures Stockage du carbone dans le sol
bas intrants) OUI
• Réduction de la consommation Modélisation avec AQYIELD (tier 3)
de carburant via les pratiques
Stockage du carbone dans la biomasse
culturales (travail du sol, NON
interventions phytosanitaires...)
• Restitution de biomasse par les Valorisation de biomasse pour la
production d’énergies, de biomatériaux...
cultures intermédiaires, les résidus
de culture, les amendements NON
organiques

Sources utilisées pour le Temps moyen de saisie des données


renseignement des données à l’échelle d’un territoire
2 à 3 semaines
RPG couplé aux BDD sols, BDD Climat,
BDD séquences de cultures (INRA) Plus d’informations
+ données à dires d’experts sur les
règles de décision sur les pratiques [Link]
culturales

Un projet porté par :

15
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?
« Maelia est une plateforme, multi-agent, de modélisation et évaluation intégrées des
exploitations et des territoires agricoles et des systèmes de bioéconomie territoriale. Elle a pour
objectif d’évaluer les impacts environnementaux, économiques et sociaux des changements
combinés d’activités agricoles, de transformation et recyclage des biomasses, de modes gestion
des ressources naturelles (ex. eau) et globaux (démographie, dynamique d’occupation du sol et
changements climatiques).

Les principaux indicateurs évalués sont relatifs aux cycles de l’eau, de l’azote et du carbone, à la
qualité physique et biologique des sols, aux marges semi-nette et à la nature et aux quantités de
travail, de l’échelle de la parcelle à celle du territoire. MAELIA permet à la fois d’évaluer le niveau
moyen de ces indicateurs sur une période pluriannuelle mais aussi d’analyser leur dynamique
et donc d’évaluer la résilience/vulnérabilité de ces performances face à la variabilité du climat
(passé ou futur), des prix et/ou des politiques agricoles et environnementales. »

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« MAELIA vise à intégrer, à terme, les systèmes de grandes cultures et d’élevage. Elle intègre déjà
un modèle de prairies et des travaux sont programmés pour intégrer un modèle de dynamique de
troupeaux, de nutrition animale et de production d’effluents et de stockage de ceux-ci. Un module
de filière de transformation et recyclage des biomasses permettra dès mi 2021 de représenter
les systèmes méthanisation et compostage dans leur ensemble (parcelle-exploitation-transport-
transformation-stockage, transport, apport au sol). MAELIA couvre maintenant une large gamme
d’indicateurs relatifs aux cycles de l’eau, de l’azote (ensemble des flux), carbone, aux émissions de
GES (amont, directes et indirectes), à la marge semi nette, au travail (quantité, nature, pic). Comme
MAELIA est un simulateur dynamique au pas de temps journalier, elle permet de calculer des
indicateurs de niveaux moyens (sur plusieurs années) et de variabilité (résilience, vulnérabilité,
robustesse) de ces indicateurs. En collaboration avec les Chambres du Grand-Est l’interopérabilité
avec MesParcelles est en cours de développement. »

16
CLIMAGRI

Un outil et une démarche de diagnostic énergie-gaz à effet de serre pour l’agriculture et la


forêt, à l’échelle des territoires.

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Toutes productions (y compris forêt) Territoire, moyenne pluriannuelle

Leviers intégrés et précision des méthodes de calculs

Réductions des émissions de GES


• Optimisation de la fertilisation OUI
azotée Tier 1 et 2
• Gestion de l’irrigation
Stockage du carbone dans le sol
• Réduction des achats d’intrants
OUI
• Allongement de la rotation
Tier 1 et 2
(cultures bas intrants)
• Réduction de la consommation Stockage du carbone dans la biomasse
de carburant via les pratiques OUI
culturales (travail du sol, Tier 1 et 2

interventions phytosanitaires...) Valorisation de biomasse pour la


• Réduction des achats de production d’énergies, de biomatériaux...
concentrés pour l’alimentation OUI
animale Tier 1 et 2

Sources utilisées pour le Temps moyen de saisie des données


renseignement des données à l’échelle d’un territoire
2 semaines
RPG, Agreste, dires d’experts
Plus d’informations

[Link]

Un projet porté par :

17
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?

« CLIMAGRI est un outil et une démarche qui vise, à l’échelle d’un territoire, à mettre en relations
trois types d’indicateurs : les consommations d’énergie de l’agriculture, les émissions de gaz
à effet de serre (CO2, CH4, N2O) ainsi que de polluants (NH3, COVNM, NOX, TSP, PM10, PM2,5)
et la production de matière première agricole (potentiel nourricier). A partir du diagnostic de
la situation initiale, les utilisateurs peuvent construire et tester des scénarios pour évaluer et
hiérarchiser les actions à mettre en œuvre. »

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« CLIMAGRI, initialement développé en 2009 pour l’ADEME, est l’objet d’évolutions et d’améliorations
régulières en fonction des besoins identifiés ou de l’amélioration des connaissances. Récemment,
un module dédié à l’UTCATF (Utilisation des Terres, leur Changement d’affectation et la Forêt) a été
développé pour affiner le volet relatif au stockage de carbone. Ces dernières années, 4 démarches
régionales CLIMAGRI ont été menées : Grand-Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie. »

18
CONCLUSION

Ce système de note a été produit par CarbonThink au vu des objectifs de CarbonThink. Il ne juge pas de la
qualité des outils dans l’absolu. En vert foncé et vert clair =apparaissent respectivement les paramètres jugés très
satisfaisants et satisfaisants. Par ordre d’importance pour CarbonThink les critères d’évaluation sont :
• Périmètre des productions évaluées : note maximale si toutes les productions agricoles (grandes cultures,
élevage, viticulture...) sont évaluées
• Leviers intégrés : note maximale si tous les leviers (réductions d’émissions, stockage dans le sol et la biomasse,
substitution de carbone fossile) sont évalués
• Échelle de calcul : note maximale si l’évaluation est précise dans l’espace (à la parcelle) et dans le temps
(quotidienne)
• Précision des méthodes de calculs : note maximale si l’évaluation repose sur une méthode tier 3
• Temps moyen de saisie : note maximale si la saisie est entièrement automatisée, optimale si le temps de saisie
est inférieur à quelques heures
• Sources utilisées pour les données d’entrées : note maximale si les données sont tracées depuis la ferme,
moindre si elles proviennent par exemple de dires d’experts ou de moyennes régionales
• Autres indicateurs évalués : note maximale si l’évaluation produit en plus des indicateurs GES des indicateurs
techniques, environnementaux et socio-économiques

Les outils territoriaux qui ont une maille de calcul assez fine pour individualiser les performances Carbone à
l’échelle de l ’exploitation agricole, voire à l’échelle de la parcelle (ABC’Terre, SAFYE-CO2, MAELIA), ne permettent
pas de couvrir les trois systèmes de production : Grandes cultures, Elevage, Viticulture. Ces trois outils sont adaptés
aux grandes cultures seulement, voire uniquement à certaines cultures.

L’outil CLIMAGRI qui permet, quant à lui, de couvrir les trois systèmes de production, ne permet pas d’individualiser
les performances à l’échelle de l’exploitation agricole, les résultats sont uniquement agrégés à l’échelle du territoire.

À RETENIR POUR CARBONTHINK

En conclusion, si les outils MAELIA et CLIMAGRI ressortent


mieux sur la moyenne des critères, aucun des outils évalués ne
couvre les trois systèmes de production tout en individualisant
les résultats à l’échelle de l’exploitation agricole.

19
LES OUTILS RECENSÉS À
L’ÉCHELLE DE L’EXPLOITATION
AGRICOLE

20
CAP’2ER
Un outil de calcul automatisé des performances environnementales à l’échelle de
l’exploitation d’élevage de ruminants (bovin lait, bovin viande, caprin, ovin viande et ovin
lait). Il a été développé dans le cadre des projets LifeCarbonDairy et LifeBeefCarbon et testé
sur un réseau de fermes (3300 fermes en lait, 2000 en viande).

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Exploitations d’élevage bovin lait, Exploitation et atelier d’élevage pour


bovin viande, caprin, ovin lait et ovin le Niveau 2
viande spécialisés et de polyculture-
élevages
Réductions des émissions de GES
OUI
Leviers intégrés et précision des
GIEC 2006 et GES’TIM (tiers 1, 2 et 3)
méthodes de calculs
EMEP/EAA 2009, Ecoinvent 2012,
Agribalyse2014 (tiers 1 et 2)
• Optimisation de la fertilisation et
modalités d’épandage Stockage du carbone dans le sol
• Diversification de la rotation OUI
• Réduction de la consommation Dollé et al., 2013 (tier 2)
d’énergie des bâtiments Stockage du carbone dans la biomasse
• Conduite du troupeau, gestion OUI
des effluents, alimentation des Arrouays et al., 2002 (tier 2)
animaux Valorisation de biomasse pour la
• Stockage de carbone dans les production d’énergies, de biomatériaux...
sols (prairies) et dans les haies NON

Temps moyen de saisie des données


Sources utilisées pour le à l’échelle d’un territoire
renseignement des données
1h30 pour le Niveau 1
Saisie des pratiques culturales 1 jour pour Niveau 2 incluant la collecte
par l’agriculteur/conseiller des données et la présentation des
résultats

Plus d’informations
[Link]

Un projet porté par :

21
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?
« L’outil CAP’2ER® a pour objectif d’évaluer les principaux impacts environnementaux (Emissions
de gaz à effet de serre et Stockage de Carbone, Eutrophisation (Qualité de l’eau), Acidification
(Qualité de l’air), Consommation d’énergies fossiles, Contribution au maintien de la biodiversité)
selon les principes de l’ACV (Analyse de Cycle de Vie).

Au-delà de cette évaluation, les résultats de l’exploitation sont positionnés par rapport à des
références par système par système de production afin d’identifier des marges de progrès en
faisant le lien entre les résultats environnementaux et les pratiques d’élevage et agricoles, et
également avec les aspects économiques et sociaux.

Deux niveaux d’évaluation sont possibles : un niveau simplifié (Niveau 1) pouvant être réalisé en
1h permettant de réaliser un premier état des lieux de l’empreinte environnementale d’un atelier
d’élevage ; et un niveau plus détaillé (Niveau 2) nécessitant 3 à 4 h de collecte de données et
permettant d’évaluer plus finement l’empreinte environnementale des ateliers d’élevage présents
sur l’exploitation et également l’empreinte environnementale globale de l’exploitation.

Ce Niveau 2 a ensuite pour objectif la co-construction avec les éleveurs d’un plan d’action adapté
à leur système de production, et la réalisation de simulations de ces plans d’action permettant de
mesurer les conséquences environnementales et notamment sur la réduction des émissions de
gaz à effet de serre et l’évaluation des émissions de CO2 évitées. En effet, l’outil CAP’2ER® Niveau
2 sert ainsi de support à la méthode CARBON AGRI reconnue par le Label Bas Carbone. »

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« L’outil CAP’2ER® évolue régulièrement d’un point de vue méthodologique et sur le périmètre
d’étude : la méthodologie d’évaluation des indicateurs environnementaux mise en place dans
CAP’2ER® se base sur les standards internationaux (comme par exemple l’IPCC pour les émissions
de gaz à effet de serre) et sur des bases nationales et internationales pour la prise en compte
des impacts des intrants. A ce titre, une récente mise à jour (Janvier 2021) a permis de mettre à
jour les facteurs d’émissions des intrants aliments en se basant sur la base de données nationale
EcoAlim.

Concernant le périmètre d’étude, le Niveau 1 Ovin lait et Ovin viande sera prochainement
disponible (Avril 2021).

Pour le Niveau 2, actuellement disponible uniquement en filière bovine, il sera disponible pour la
filière caprine en Juin 2021 et en fin d’année 2021 pour la filière ovine (lait et viande).

CAP’2ER® intègre la polyculture lorsqu’elle est associée à un atelier d’élevage et traitera de façon
plus exhaustive la partie Grandes cultures (fin 1er semestre 2021).

Enfin, un élargissement à l’échelle Européenne est programmé pour la fin d’année 2021. »

22
SYSTERRE
Un outil d’enregistrement et de calcul d’un ensemble d’indicateurs, destiné à évaluer les
performances techniques, économiques et environnementales des productions végétales
sur une exploitation de grandes cultures ou de polyculture-élevage.

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Toutes productions végétales sur les Possible par parcelle ou par système
exploitations de grandes cultures, de de culture, au pas de temps annuel
polycultures-élevage, en arboriculture
ou encore en agroforesterie.

Leviers intégrés et précision des Réductions des émissions de GES


méthodes de calculs
OUI
GIEC 2006b (tier 1)
EMEP/EAA 2009 et BDD Ecoinvent
• Optimisation de la fertilisation
Agribalyse (tier 1 et tier 2)
azotée, de l’irrigation des cultures
• Diversification de la rotation Stockage du carbone dans le sol
(cultures bas intrants) NON
• Réduction des consommations
Stockage du carbone dans la biomasse
d’énergie
NON
• Réduction des achats d’intrants
Valorisation de biomasse pour la
production d’énergies, de biomatériaux...
NON

Sources utilisées pour le Temps moyen de saisie des données


renseignement des données à l’échelle d’un territoire

Saisie des pratiques culturales 5h pour l’état initial et 2h pour


par l’agriculteur/conseiller + BDD l’actualisation annuelle
Arvalis ou Ministère pour les calculs
(produits phytosanitaires, variétés, Plus d’informations
engrais minéraux et organiques,
matériel - prix, coût entretien, poids, [Link]
débit de chantier, sol)

Un projet porté par :

23
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?
« Initialement créé afin de répondre à une demande d’outillage de la R&D et avec la volonté
de le rendre interopérable avec les outils de gestion parcellaire, l’outil SYSTERRE® permet de
consigner les caractéristiques techniques et décisionnelles des systèmes de culture et d’évaluer
leur durabilité technique, économique et environnementales. En plus de la sensibilisation des
étudiants des lycées agricoles à l’approche système de culture et à l‘évaluation multicritère,
SYSTERRE® est mobilisé depuis sa création pour trois usages principaux :

En ferme :
SYSTERRE® accompagne les agriculteurs et les conseillers dans les démarches de progrès via la
réalisation de diagnostic individuel ou collectif. Cet état des lieux constitue une aide à la prise de
décision et permet la construction de plans d’action et le pilotage des changements à l’échelle
des systèmes de culture.

En station :
L’acquisition de références et la capitalisation d’expériences produites par les expérimentations
« système » sont facilitées par l’outil SYSTERRE®. L’outil permet l’enregistrement des itinéraires
culturaux et des mesures et observations réalisées, et le suivi des règles de décisions appliquées à
l’échelle du système de culture. Il permet ainsi le pilotage des essais longue durée et la production
de références sur les innovations au champ. L’évaluation ex ante de l’intérêt d’un nouveau levier
peut également être réalisée par l’expérimentateur.

Organismes économiques :
La traçabilité des interventions : l’outil SYSTERRE® permet de connaître précisément les pratiques
aux champs et ainsi de vérifier leur adéquation avec les exigences des cahiers des charges. Cette
démarche favorise la sensibilisation de l’aval sur l’engagement des agriculteurs dans le respect
des bonnes pratiques, la production d’indicateurs contribuant à une meilleure valorisation des
productions engagées dans les démarches qualité. »

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« Les instituts techniques partenaires de SYSTERRE® sont engagés dans l’accompagnement dans
la transition agroécologique. Ils sont convaincus de la nécessité d’outiller les producteurs et leurs
conseillers dans l’évaluation des systèmes de production, avec des outils accessibles, utilisables
dans la diversité des situations de production, et intégrant les enjeux du développement durable.
Les évolutions de SYSTERRE® sont réalisées dans cette finalité.

A l’horizon 2022, SYSTERRE® sera disponible en version web. Cette nouvelle version plus
ergonomique permettra d’accroître sa modularité. Des développements sont actuellement initiés
afin d’une part d’assurer la mise à jour des modes d’estimation des émissions de gaz à effet de
serre en accord avec la méthode Label bas Carbone, et d’autre part de calculer le stockage de
carbone dans le sol (couplage avec le modèle AMG).

Parallèlement, l’outil SYSTERRE® est mobilisé dans des programmes européens portant sur les
fronts de recherche de l’évaluation multicritère et la construction de nouveaux indicateurs couvrant
les trois piliers de la durabilité des systèmes de culture : social, économique et environnement. De
nouveaux indicateurs d’impact environnemental (transfert de pollution produit phytosanitaire et
azote) et de biodiversité ainsi qu’un module sortie champ intégrant entre autres le stockage des
productions devraient être également implémentés. »

24
DIA’TERRE
Un outil de diagnostic qui évalue les consommations d’énergie et les émissions de GES à
l’échelle de l’exploitation agricole.

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Toutes exploitations Exploitation et ateliers de travail, au


pas de temps annuel

Leviers intégrés et précision des Réductions des émissions de GES


méthodes de calculs OUI
GES’TIM (Gac et al., 2010) (tier 2)
• Optimisation de la fertilisation
• Réduction des achats d’intrants Stockage du carbone dans le sol
• Diversification de la rotation OUI
(cultures bas intrants) GES’TIM (Gac et al., 2010) (tier 2)
• Réduction de la consommation Stockage du carbone dans la biomasse
d’énergie (engins, bâtiments...) OUI
• Stockage de carbone dans les sols GES’TIM (Gac et al., 2010) (tier 2)
(prairies) et dans les haies
• Production d’énergie renouvelable Valorisation de biomasse pour la
production d’énergies, de biomatériaux...
OUI
GES’TIM (Gac et al., 2010) (tier 2)

Sources utilisées pour le Temps moyen de saisie des données


renseignement des données à l’échelle d’un territoire
Collecte des données et saisie : 4h
Saisie des pratiques culturales par
l’agriculteur/conseiller Plus d’informations
L’outil n’est aujourd’hui plus en
fonctionnement

Un projet porté par :

25
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?

« DIA’TERRE évaluait les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre à
l’échelle de l’exploitation agricole. Conjointement, le conseiller et l’exploitant pouvaient élaborer
un plan d’actions concrètes et priorisées, afin de réduire les consommations énergétiques et les
émissions de gaz à effet de serre de l’exploitation. L’exploitant pouvait de ce fait réduire sa facture
énergétique. »

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« L’outil n’est aujourd’hui plus en fonctionnement.

Dia’terre a été principalement utilisé dans le cadre du PPE (plan pour la performance énergétique
des exploitations agricoles) du Ministère en charge de l’agriculture. Sa maintenance et sa
diffusion ont été arrêtées mi 2017 dans un contexte d’utilisation en baisse de l’outil et d’émergence
de nouvelles initiatives :

• Le développement d’autres outils à l’échelle de l’exploitation agricole, parfois spécialisés sur


des productions (par exemple outil CAP’2ER diffusé par l’IDELE en production ruminants).

• Le développement de l’outil et la démarche ClimAgri diffusés par l’ADEME, à l’échelle


territoriale.

• Le développement de la base de données Agribalyse par l’ADEME avec la contribution de ses


partenaires, à l’échelle des produits.

Par la suite, d’autres démarches se sont développées, notamment les démarches d’éco-conception
des filières agroalimentaires (programme Green Go de l’ADEME). »

26
SIMEOS-AMG
Un outil de simulation de l’évolution des teneurs et stocks en carbone organique du sol
fondé sur le modèle AMG de l’INRAE Laon.

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Grandes cultures annuelles, dont Système de culture


pommes de terre, légumes de
plein champ, cultures fourragères
annuelles (de 1 à 3 ans)
Réductions des émissions de GES
Leviers intégrés et précision des
méthodes de calculs NON

• Stockage de carbone dans les sols Stockage du carbone dans le sol


sous l’effet des pratiques culturales OUI
: rotation culturale, cultures Modèle de bilan humique AMG (tier 3)
régulièrement évalué et amélioré en
dérobées (dont CIVE), cultures partenariat avec l’INRAE le consortium
intermédiaires (nature, fréquence, AMG
biomasse), gestion des résidus,
Stockage du carbone dans la biomasse
apports organiques (nature, dose, NON
fréquence), irrigation, travail du sol
Valorisation de biomasse pour la
Sources utilisées pour le production d’énergies, de biomatériaux...
renseignement des données NON
Saisie, par l’agriculteur ou son
conseiller, des informations sur Temps moyen de saisie des données
le système de culture (Rotation et à l’échelle d’un territoire
pratiques culturales), sur le sol (Taux Collecte des données : < ½ j
de Corg, d’argiles vraies, de CaCO3, Saisie informatique/scénario : 5 à 10
de cailloux, pH, C/N des MOS, min
densité apparente, à saisir d’après Restitution des sorties/scénario : 3
les données d’analyse de terre sur mn
la parcelle et de la liste déroulante Elaboration du plan d’action : ½ h à 1
de types de sols disponible dans h (fonction du nombre de scénarios
l’outil) et sur le climat (cumul moyen alternatifs testés)
annuels de Pluie et ETP ; Température
moyenne annuelle, déroulante de Plus d’informations
types de climats disponible dans [Link]
l’outil, ou en saisie directe si connus) [Link]

Un projet porté par :

27
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?
« Simeos-AMG est un outil de SIMulation de l’évolution de l’Etat Organique des Sols qui permet
d’évaluer l’effet des pratiques culturales actuelles sur l’évolution à long terme des stocks et des
teneurs en carbone organique des sols cultivés en systèmes de grande culture. Il est construit
à partir du modèle de bilan humique à long terme AMG de l’INRA de Laon et intègre la dernière
version de ce modèle validée par le consortium AMG (Consortium formé depuis 2012, réunissant
l’INRAE, Agro-Transfert-RT, Arvalis, le LDAR et prochainement Terres Inovia).Les usages actuels
de Simeos-AMG répondent aux objectifs du projet GCEOS (« Gestion et Conservation de l’Etat
Organique des Sols dans les exploitations agricoles de Picardie » (1)), conduit par Agro-Transfert-
RT, de 2004 à 2011, au cours duquel l’outil a été créé. Ainsi, la simulation de l’évolution des teneurs
et stocks de matière organique du sol sous l’effet des pratiques culturales, sur le long terme
permet, selon les attentes de l’utilisateur :
- d’effectuer un diagnostic agronomique du système de culture en suivant l’évolution de la fertilité
du sol, liée à son état organique ;
- d’accompagner la décision de l’agriculteur et de l’aider à anticiper et orienter ses pratiques
culturales, pour, tout à la fois, améliorer la fertilité de ses sols sur le long terme et, en stockant du
carbone organique, participer à l’atténuation du Bilan d’émission de GES de son activité.
L’usage courant de l’outil permet à des conseillers de traiter, avec les agriculteurs, des questions
du type : « Comment réduire un problème de battance ou d’érosion ? », « Quels produits
organiques apporter ? », « Quelles possibilités d’exportation des pailles ? », « Quel intérêt d’une
gestion renforcée des couverts intermédiaires pour le stock de carbone et la fertilité des sols ? »,
« Quels apports des CIVE et des digestats de méthanisation ? », « Comment gérer les transferts
de fertilité au sein d’une exploitation ? » « Quel est le potentiel de stockage de carbone du sol
des parcelles de l’exploitation à moyen terme ? », [Link]-AMG a pour spécificité d’être facile
à mettre en œuvre à partir de données disponibles dans une exploitation. Il est accessible sur
Internet, librement en version DEMO (accès aux fonctions principales, mais pas de capitalisation
des simulations) ou sous licence d’utilisation, en version complète.
Il est également mis en œuvre par Agro-Transfert-RT et ses partenaires pour réaliser des études
sur de grands nombres de situations, notamment par la méthode ABC’Terre, pour accéder à des
diagnostics des flux de carbone organique des sols agricoles et à leur comptabilisation dans des
bilans GES à l’échelle de territoires ruraux. »

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
« Les travaux réalisés dans le cadre du projet SoléBiom, entre 2015 et 2018 (2) ont permis de faire
évoluer les formalismes et le paramétrage du modèle AMG (3) et ainsi les bases scientifiques
sur lesquelles s’établit l’outil en ligne actuellement (Modèle AMG version 2, Clivot et al, 2019 (4)).
Les évolutions prévues porteront sur l’aménagement de modules de calculs complémentaires
ménageant des sorties plus élaborées, sur son ergonomie et son adaptation à de nouveaux
modes de prise en main et à des usages plus larges aux plans pratiques et agronomiques.
Les travaux de développement d’une version « webservice » de l’outil sont en cours visant une
diffusion à la fin du premier semestre 2021. Simeos-AMG ayant été identifié comme outil ressource
dans la méthodologie nationale « label bas carbone », pour la prise en compte du stockage de
carbone dans les sols dans la réalisation de Bilan GES, le nouveau format « Web » facilitera la mise
en œuvre de l’outil dans le cadre des initiatives Bas Carbone des organismes engagés dans ces
démarches. La mise en service de l’application Simeos-AMG dédié à la Vigne est en préparation
avec l’IFV. Le paramétrage de prairies temporaires est à l’étude. »

(1) [Link]
(2) [Link]
biomasse-vis-a-vis-de-la-preservation-du-bilan-de-carbone-organique-des-sols-a-long-terme/
(3) [Link]
(4) Clivot, Mouny, Duparque, Dinh, Denoroy, Houot, . . . Mary. (2019). Modeling soil organic carbon evolution in long-terme arable experiments with
AMG model. Environmental Modelling and Software, 118, 99-113.

28
COOLFARMTOOL

Un calculateur en ligne GES, Eau et Biodiversité à l’échelle de l’exploitation agricole et libre


d’accès.

Périmètre des productions évaluées Échelle de calcul (spatiale et temporelle)

Exploitations de grandes cultures, de Exploitation, au pas de temps annuel


polyculture-élevage, arboriculture,
légumes (pas de référentiel sur
viticulture)

Leviers intégrés et précision des Réductions des émissions de GES


méthodes de calculs OUI
GIEC (tier 1) + Modèle empirique construit
à partir d’une analyse de données
• Optimisation de la fertilisation mondiales
• Réduction des achats d’intrants
• Diversification de la rotation Stockage du carbone dans le sol
(cultures bas intrants) OUI
À partir de résultats d’études mondiales
• Réduction de la consommation
d’énergie (engins, bâtiments...) Stockage du carbone dans la biomasse
• Stockage de C dans les sols et OUI
dans la biomasse À partir de résultats d’études mondiales

Valorisation de biomasse pour la production


d’énergies, de biomatériaux...
NON

Sources utilisées pour le Temps moyen de saisie des données


renseignement des données à l’échelle d’un territoire
2h
Saisie des pratiques culturales par
l’agriculteur/conseiller
Plus d’informations
[Link]

Un projet porté par :

29
TÉMOIGNAGE PORTEUR DE PROJET

Pour quelle finalité a


été créé votre outil ?
The Cool Farm Tool was created in a collaboration of Unilever, the University of Aberdeen and the
Sustainable Food Lab after the publication of the IPCC guidelines in 2006 to bring this scientific
knowledge to the ground and create a simple tool usable by anyone to allow for carbon calculation
that considers the different climatic and environmental circumstances of farmers around the
world.

This collaboration grew into the Cool Farm Alliance, a membership, science-led, not-for profit UK
registered community interest company. with a mission to enable millions of growers to make more
informed on-farm decisions that reduce their environmental impact. With a focus on greenhouse
gases, biodiversity, food loss & waste and water quantity, the Alliance provides the Cool Farm
Tool as a quantified decision support tool that is credible and standardized. Collaboration lies
at the core of this initiative. The membership of over 80 organisations ranging from global food
brands to farmer unions to environmental NGOs to software businesses, works together with
research organisations to develop a common approach that will encourage, reward and motivate
improvements in agricultural supply chains.

De nouveaux développements
sont-ils prévus ?
We are always evolving. There is a continuous scientific and technical development going on to
bring the newest peer-reviewed, acknowledged science into the tool. You can follow these changes
via our newsletter and release notes, and find upcoming big projects such as the perennials
module or options to connect with geofootprint on our news & resources page.

30
CONCLUSION

Ce système d’évaluation a été produit par CarbonThink au vu des objectifs de CarbonThink. Il ne juge pas de la qualité
des outils dans l’absolu. En vert foncé et vert clair apparaissent respectivement les paramètres jugés très satisfaisants et
satisfaisants (même méthode que page 19).

Tous ces outils travaillent à l’échelle de l’exploitation agricole et favorisent un accompagnement personnalisé de
l’agriculteur et sa sensibilisation aux pratiques bas carbone. Tous ces outils utilisent des données recueillies lors
d’enquêtes auprès d’agriculteurs qui durent entre deux heures et une journée. La collecte des données n’est que peu
ou pas automatisée via la connexion par exemple à des logiciels de traçabilité.Seuls DIATERRE couvre les trois systèmes
de productions - Grandes cultures, Elevage, Viticulture - et l’ensemble des leviers visés, mais n’est plus mis à jour. Les
précisions des méthodes de calculs intégrées par cet outil est plutôt de niveau tier 2. Or, le Label Bas Carbone, notamment
sur le stockage de carbone dans les sols, exige, pour bénéficier de crédits Carbone non minorés, l’utilisation de méthodes
de calcul plus précises type tier 3.

À RETENIR POUR CARBONTHINK


Les outils existants à l’échelle de l’exploitation agricole et qui
apportent un niveau de précision élevé dans les méthodes de
calculs ciblent souvent un système de production (exemple de
CAP’2ER sur l’élevage bovin) ou un type de levier (exemple de
SIMEOS-AMG sur le stockage de Carbone dans les sols). Les
outils qui couvrent l’ensemble des systèmes de productions et
l’ensemble des leviers doivent souvent faire des compromis sur
le niveau de précision des méthodes de calculs utilisés.

L’outil d’évaluation idéal selon CarbonThink est un outil de


diagnostic qui couvre les trois systèmes de production et intègre
l’ensemble des leviers (réduction de GES, stockage de carbone,
valorisation de la biomasse) tout en utilisant des méthodes de
calculs conformes à celles exigées par le Label Bas Carbone.
Toujours selon CarbonThink, l’outil idéal réalise le diagnostic à
l’échelle de l’exploitation tout en ayant la possibilité d’agréger
différentes exploitations d’un même territoire pour avoir une
visibilité «projet». Enfin, l’outil idéal valorise au maximum les
données de traçabilité déjà disponibles chez les agriculteurs
pour automatiser la saisie.

31
PERSPECTIVES
Un outil numérique peut servir deux grands cas d’usage :
l’évaluation de la performance Carbone des fermes, objet
de ce benchmark, mais aussi au le financement de pratiques
agricoles certifiées.

Si en matière d’outil d’évaluation, le benchmark fait apparaître


l’absence de solution complète (toutes productions et
tous leviers) à l’échelle de la ferme, ce développement sera
vraisemblablement réalisé courant 2021 par des organisations
agricoles traditionnelles.

Davantage en phase avec l’objectif premier de CarbonThink


portant sur la création d’un nouveau modèle économique
pour une agriculture bas carbone, c’est donc, en matière de
numérique, le développement d’une plateforme de gestion
automatisée de transactions financières qui est à l’étude par
le consortium CarbonThink.

Remerciements

Sindy Moreau de l’IDELE


Laurène Casal d’ARVALIS
Audrey Trévisiol de l’ADEME
Eric Ceschi du CESBIO / INRAE
Olivier Therond de AGISEM / INRAE
Michaela Aschbacher de COOL FARM ALLIANCE
Annie Duparque et Jean-Pascal Hopquin d’AGRO-TRANSFERT

32
33
Consortium CarbonThink

Contact
Mail : [Link]@[Link]

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