Introduction à la Physique Subatomique
Introduction à la Physique Subatomique
Physique Subatomique
Le cadre conceptuel dans lequel sont décrites de nos jours les particules
élémentaires et leurs interactions est celui de la théorie des champs relati-
vistes quantifiés.
Le texte est loin d’être sous une forme aboutie. En particulier, il ne fait
pas de doute que de nombreuses coquilles, points obscurs, erreurs, etc, sub-
sistent. Toute remarque pour améliorer celui-ci est la bienvenue.
L’auteur
2
Table des matières
3
3.4.1 Conservation du nombre leptonique . . . . . . . . . . . 27
3.4.2 Conservation du nombre baryonique . . . . . . . . . . 27
3.4.3 Conservation du spin isotopique . . . . . . . . . . . . . 28
3.4.4 Conservation de l’étrangeté . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4 Champs Classiques 31
4.1 Notion de Champ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2 Densité Lagrangienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2.2 Equations d’Euler-Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.2.3 Propriétés de le densité lagrangienne . . . . . . . . . . 34
4.3 Formulation Hamiltonienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.4 Théorème de Noether . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.4.1 Enoncé du théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.4.2 Démonstration du théorème . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.4.3 Translations dans l’espace-temps . . . . . . . . . . . . 37
5 Champ Scalaire 39
5.1 Retour sur l’équation de Schrodinger . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.2 Equation de Klein-Gordon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.3 Solution de l’équation de Klein-Gordon . . . . . . . . . . . . . 42
5.4 Champ scalaire complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
5.4.1 Lagrangien, action et équation du mouvement . . . . . 42
5.4.2 Hamiltonien du champ complexe . . . . . . . . . . . . 43
5.4.3 Opérateurs création et annihiliation . . . . . . . . . . . 44
5.4.4 Spectre de l’Hamiltonien . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
6 Champ Spinoriel 47
6.1 Equation de Dirac . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
6.1.1 Introduction Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
6.1.2 Covariance de l’équation de Dirac . . . . . . . . . . . . 49
6.1.3 Les Matrices γ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
6.1.4 Representations des matrices Gamma . . . . . . . . . . 51
6.1.5 Dirac et Klein-Gordon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
6.2 Solution de l’équation de Dirac pour une Particule Libre . . . 52
6.2.1 Spineurs de Dirac pour une particule au repos . . . . . 52
6.2.2 Spineurs de Dirac pour une particule en mouvement . 53
6.2.3 Normalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
6.2.4 Hélicité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
6.2.5 Etats d’énergie positive . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
6.2.6 Etats d’énergie négative . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4
Chapitre 1
Introduction à la Physique
Subatomique
1.1 Introduction
La Physique Subatomique est une discipline physique moderne qui re-
groupe deux disciplines physiques à savoir la mécanique quantique et la
relativité restreinte.
Le fait que la TQC est une théorie quantique et relativiste, elle va regrou-
per les deux domaines et leurs caractéristiques. Le domaine quantique est
caractérisé par la constante de Planck h̄ et le domaine relativiste caractérisé
par la célérité de la lumière c.
1. La physique des particules est aussi appelée physique des particules élémentaires ou
physique subatomique
5
Dans le système UN l’action est donnée en unité de la constante de
Planck réduite :
h̄ = 1.055 × 10−34 J.s
et la vitesse est exprimée en unité de la célérité de la lumière dans le
vide :
c = 2.998 × 108 m/s
ce qui va engendrer la disparition de tous les facteurs de puissance en h̄
et c dans toutes les expréssions et équations rencontrées en TQC.
Le fait que la TQC est une théorie quantique et relativiste, elle va regrou-
per les deux domaines et leurs caractéristiques. Le domaine quantique est
caractérisé par la constante de Planck h̄ et le domaine relativiste caractérisé
par la célérité de la lumière c.
6
— l’équation fondamentale de la dynamique
— les équations de Lagrange
— les équations de Hamilton.
⃗F = m⃗γ
7
1.3.3 Description Hamiltonienne
Concernant la description Hamiltonienne, l’état du système ayant n de-
grés de liberté est spécifié par n coordonnées généralisées qi (i = 1, 2, ..., n)
et n moments conjugés (ou impulsions généralisées) pi . Ces derniers sont
définis en fonction du lagrangien comme suit :
∂L
pi =
∂q̇i
∂H ∂H
ṗi = − q̇i =
∂qi ∂pi
∂F ∂G ∂G ∂F
{ F, G } = ∑ −
i
∂qi ∂pi ∂qi ∂pi
8
En utilisant la convention d’Einstein 3 qui dicte que si un indice apparaît
deux fois dans une formule, une sommation sur les valeurs de l’indice ré-
pété est prise en compte.
- Antisymétrique :
{ F, G } = −{ G, F }
- Identité de Jacobi :
{ F, { G, H }} + { G, { H, F }} + { H, { F, G }} = 0
- Règle de Leibnitz
{ F, GH } = { F, G } H + G { F, H }
Si F (q, p, t) est une fonction sur l’espace des phases qui peut dépendre
explicitement du temps, son évolution est donnée par l’équation
dF (q, p, t) ∂F
= { F, H }(q, p, t) +
dt ∂t
où le second terme du membre de droite prend en compte la dépendance
explicite de F par rapport au temps.
9
ces opérateurs doivent être hermitiens et auto-adjoints pour le produit in-
terne défini sur l’espace de Hilbert.
[ A, B] = ih̄C avec { a, b} = c
d
|ψ(t) > = H |ψ(t) >
ih̄
dt
où |ψ(t) > représente à l’instant t le vecteur d’état de l’espace de Hilbert
associé à l’état quantique du système quantifié.
4. Il reste à rapeller que l’ordre dans lequel les deux opérateurs sont écrits n’est pas
précisé
10
Chapitre 2
2.1 Introduction
La relativité restreinte est basée sur, deux principes :
Premier principe : Les lois de physique sont les mêmes dans tout réfé-
rentiel inertiel.
Les observables physiques définies sur cet espace sont décrites par des
quadrivecteurs (4-vecteurs), ou plus généralement par des tenseurs agissant
dans cet espace.
1. Cette généralisation se fait bienŝur à vitesse c qui est finie. Cependant, les transfor-
mations de Galilée ne contiennent pas les rotations
2. ou espace-temps
11
Parmi les résultats les plus importants de la relativité restreinte on peut
citer :
— La relation énergie-masse :
E = mc2
12
Soient deux référentiels galiléens (R) et ( R′ ). ( R′ ) se meut à une vitesse
relative ⃗v par rapport à (R). On considère que ⃗v est parallèle à l’axe (Ox) et
on pose que les axes (Ox) et (O′ x′ ) sont confondus. Les axes (Oy) et (O′ y′ )
sont parallèles ainsi que les axes (Oz) et (O′ z′ ).
z′ = z
′
ct = γct − γβx
Le passage des coordonnées de l’événement dans ( R′ ) aux coordonnées
du même événement dans (R) se fait en remplaçant la vitesse v par -v ou
bien β par −β
x = γx′ + γβct
y = y′
z = z′
ct = γct′ + γβx
13
indéfinie, appelé espace de Minkowski et les éléments appartenant à cet es-
pace sont appelés les quadrivecteurs.
V µ = (V 0 , V 1 , V 2 , V 3 )
et il est dit quadrivecteur contravariant.
Vµ = (V0 , V1 , V2 , V3 )
⃗ ⃗B = gµν Aµ Bν
( A, B) = A.B = A0 B0 − A
0 0 0 −1
et pour passer d’un quadrivecteur contravariant à un quadrivecteur co-
variant on a :
V µ = gµν Vν
La métrique inverse est donnée par :
1 0 0 0
0 −1 0 0
gµν = = gµν
0 0 −1 0
0 0 0 −1
4. Cette nouvelle notation que nous venons d’introduire, relative aux quadrivecteurs
contravariants et covariants, nous permet de spécifier aisément les quantitiés qui sont inva-
riantes sous l’action d’une transformation de Lorentz. Une équation ou un objet mathéma-
tique qui reste invariant sous ses transformations est dit covariant. Dorénavant, on utilisera
le mot covariant pour désigner un objet invariant relativiste (invariant sous l’action d’une
transformation de Lorentz)
5. Un quadrivecteur est de norme carée positive, nulle ou négative. Il est dit respective-
ment de genre temps, genre lumière ou genre espace.
14
Nous avons :
soit donc :
gg−1 = I
La métrique de Lorentz contient toutes les informations sur la géométrie
de l’espace-temps de Minkowski.
Quadrivecteur position
= dt2 − d⃗x2
= dt2 − dx2 − dy2 − dz2
L’intervalle entre deux événements 1 et 2 s’écrit :
15
On défini alors trois catégories d’intervalles selon les signes de (∆s)2
selon les cas suivants :
2
(∆s) > 0 :
intervalle de genre temps
(∆s)2 = 0 : intervalle de genre espace
(∆s)2 < 0 :
intervalle de genre lumière
= dt2 − d⃗x2
Quadrivecteurs dérivation
∂ 1 ∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂ ∂
∂µ = µ
= (∂0 , ∂1 , ∂2 , ∂3 ) = ( , , , )=( , , , )
∂x c ∂t ∂x ∂y ∂z ∂t ∂x ∂y ∂z
et
∂ 1 ∂ ⃗ ∂ ⃗
∂µ = =( , ∇) = ( , ∇)
∂xµ c ∂t ∂t
et de même
∂ ⃗
∂µ = gµν ∂µ = ( , −∇)
∂t
nous retrouvons ainsi l’opérateur différentiel d’Alembertien :
1 ∂2 ∂2 ∂2 ∂2 ∂2 ⃗2
□ = ∂µ ∂µ = 2 2
− ( 2
+ 2
+ 2
) = 2
−∇
c ∂t ∂x ∂y ∂z ∂t
16
Quadrivecteur Energie Impulsion
E
pµ = ( , ⃗p) = ( E, ⃗p)
c
et
E
pµ = ( , −⃗p) = ( E, −⃗p)
c
ce qui donne l’invariant :
p2 = pµ pµ = E2 − ⃗p2
pµ xµ = pµ xµ = px
Quadrivecteur Courant
Jµ = (ρ, ⃗J )
∂µ Jµ = 0
∂ρ ⃗ ⃗
+ ∇J = 0
∂t
2.2.4 Tenseurs
Les tenseurs sont des objets mathématiques issus de l’algèbre multili-
néaire permettant de généraliser les scalaires et les vecteurs. On les ren-
contre notamment en analyse vectorielle et en géométrie différentielle fré-
quemment utilisés au sein de champs de tenseurs.
17
Un scalaire est une fonction S( x) qui se transforme comme :
S( x) = S′ ( x′ )
B′ µν ( x′ ) = Λµ ν Λµ ν Bµν ( x)
18
Chapitre 3
3.1 Introduction
Ce sont les constituants élémentaires de la matière qui, dans la limite de
nos moyens expérimentaux actuels, sont observés comme étant ponctuels ;
c’est-è-dire dépourvus d’une sous-structure àune échelle de résolution spa-
tiale de l’ordre de 10−4 fm. Ces constituants élémentaires sont à l’origne de
toutes les formes de matière connues dans notre univers.
19
exemple l’origine de la quantification de la charge électrique.
— l’interaction éléctromagnétique
— l’interaction gravitationnelle
— lntensité relative
— Portée
— Quanta du champ
— Domaine d’action
— Charge
20
3.2.1 Interaction gravitationnelle
q1 q2
F=K
r2
21
3.2.4 Interaction forte
L’interaction forte ou force forte appelée parfois force de couleur. Seuls
les quarks et les antiquarks sont affectés par cette force forte qui est portée
par des bosons appelés gluons (de la même façon que la force électroma-
gnétique est portée par les photons). Cette force forte maintient les quarks
ensemble pour former les baryons, tels que les protons ou les neutrons et
pour former les mésons, tels les pions ou les kaons. Tous les ensembles de
quarks (i.e. les baryons et les mésons) sont nommés hadrons.
ou
m = E2 − P2
Dans le tableau ci-dessous nos rapportons les durée de vies relatives aux
différentes interactions :
22
prendre des valeurs entières ou demi-entières, positives ou nulles.
Toutes les particules ayant un spin entier sont appelées bosons. On peut
en mettre un nombre illimité dans un même état quantique. Tous les bosons
obeissent à la statistique de Bose-Einstein.
Les fermions
23
Les bosons de jauge
Une résonance est une particule élémentaire qui a une durée de vie ex-
trêment faible (τ < 10−21 s).
3.3.5 Classification
De nombreux systèmes de classification des particules élémentaires peuvent
être adoptés, le plus commun entre ces systèmes est celui qui est basé sur le
spin des particules et de leur sensibilité à l’interation forte.
Nous avons déjà abordé la notion de spin et que les bosons sont des par-
ticules de spin entier et les fermions sont des particules de spin demi-entier.
La principale différence entre ces deux familles de particules est liée au prin-
cipe d’exclusion de Pauli, selon lequel deux fermions identiques ne peuvent
jamais coexister dans le même voisinage. Ce principe ne s’applique pas aux
bosons.
1. Dans la mesure où cela ne viole pas les lois de conservation de l’énergie, la quantité
de mouvement et de la charge
24
Ces différences entre fermions et bosons sont à l’origine de la différence
entre le rôle joué par chacune des deux familles, à savoir : Les fermions sont
les particules de matières (les blocs constituant la matière) et les bosons sont
les particules véhiculant les forces de la nature (les ciments tanat les blocs
de fermions).
— Baryons
— Mésons
— Leptons
— Bosons intermédiaires
Baryons
Mésons
Leptons
Les leptons sont des fermions non sensibles à l’interaction forte. On dis-
tingue les 6 quarks et les 6 leptons.
25
Bosons intermédiaires
A + B → C1 + C2 + C3 + ......
— la conservation de la masse
Dans ce qui suit, nous allons exposer les différentes lois de conservation
restantes que nous résumons comme suit :
— la conservation du nombre leptonique
— la conservation de l’étrangeté
26
— la conservation de la partité
A titre d’exemple :
µ − → e− + ν e + νµ
Lµ : +1 = 0 + 0 + 1
Le : +1 = +1 − 1 + 0
A titre d’exemple :
n → p + e− + ν e
B : +1 = +1 + 0 + 0
27
3.4.3 Conservation du spin isotopique
Les mésons et baryons forment des groupes ou des multiplets ayant des
masses similaires et ne diffèrent que par leur charge. Le neutron et le pro-
ton forment le multiplet (n, p) et ont une masse de l’odre de 930 MeV et les
pions composent le multiplet (π 0 , π + , π − ) et ont tous une masse de l’ordre
de 140 MeV.
m I = I, I − 1, ......, − I
Par exemple :
— pour les nucléons I = 12 , m I = + 21 pour le proton et m I = + 21 pour le
neutron.
28
L’isospin n’est conservée ni dans les interactions éléctromagnétiques ni
dans les interactions faibles.
A titre d’exemple :
π + + p → Σ+ + K +
S : 0 + 0 = −1 + 1
29
30
Chapitre 4
Champs Classiques
Dans une première partie de ce cours nous allons étudier la théorie des
champs classique, c’est à dire non quantique (la constante de Planck est
nulle). La caractéristique principale d’une théorie des champs est qu’elle
possède une infinité continue de variables dynamiques.
Jusqu’ici, la plupart des systèmes physiques que vous avons étudié com-
portent un ensemble fini ou discret de variables dynamiques.
31
La description obtenue est un développement perturbatif en puissances
de la constante de structure fine, qui reproduit avec une extraordinaire pré-
cision les données expérimentales.
Le champ est une entité présente en tout point de l’espace-temps qui ren-
seigne sur la présence et les propriétés des objets physiques qui le peuplent.
Il permet de modéliser un espace-temps pouvant comporter un nombre in-
fini d’objets. Il peut être représenté par un opérateur quantique ou plutôt un
réseau d’opérateurs qui évoluent dans le temps et dans l’espace. Il est noté
ϕ( xµ ).
4.2.1 Définition
La densité lagrangienne L d’un champ ϕ( xµ ) est donnée par :
1. La dynamique du champ est déterminée par la densité lagrangienne qui est une fonc-
tion du champ et de ses dérivées premières en un point de l’espace-temps, et peut dépendre
explicitement du temps et de l’espace
32
la densité Hamiltonienne correspondante est :
∂ϕ ∂L
H= −L
∂t ∂ϕ̇
et l’énergie est : Z
E= H d3 x
V
ou encore Z
S= L(ϕ, ∂µϕ) d4 x
La variation de l’action (principe d’action ) va nous enmener aux équa-
tions d’Euler-Lagrange :
δS = 0
donne
∂L ∂L
Z
0= δϕ + δ (∂µϕ) d4 x
∂ϕ ∂(∂µϕ)
doù :
∂L ∂L
Z
0= δϕ + ∂µ (δϕ) d4 x
∂ϕ ∂(∂µϕ)
soit
∂L ∂L ∂L
Z
0= δϕ + ∂µ δϕ − ∂µ δϕ d4 x
∂ϕ ∂(∂µϕ) ∂(∂µϕ)
donc
∂L ∂L
Z
0= − ∂µ δϕ d4 x
∂ϕ ∂(∂µϕ)
enfin
∂L ∂L
− ∂µ =0
∂ϕ ∂(∂µϕ)
Du fait des propriétés de l’espace-temps, on impose l’invariance de la
densité lagrangienne lors de toute transformation du groupe de Poincaré
restreint soient les translations en temps et dans l’espace, rotations spatiales
33
et les transformations de Lorentz. Il en découle, respectivement, la conser-
vation de l’énergie totale, de la quantité de mouvement totale et du moment
cinétique au cours du mouvement.
L = L(ϕ, ∂µϕ)
— L est locale, c’est à dire définie localement pour les champs ϕ et ∂µϕ
en un point de l’espace précis .
— L’action est réelle. Hermitique dans le cadre de la mécanique quan-
tique.
— L’action est une quantité scalaire. La construction d’une théorie la-
grangienne repose sur la construction de tous les scalaires possibles
et imaginables qui peuvent être trouvés avec les champs ϕ et leurs
dérivées premières ∂µϕ ce qui a pour conséquence pour la densité
lagrangienne :
L = ∑ quantits scalaires
∂L
π ( x) =
∂ϕ̇
où
ϕ̇ = ∂0ϕ
2. Une fonctionelle est une fonction d’un ensemble de fonctions vers l’ensemble des
réelles
34
La densité Hamiltonienne H(ϕ, ∂iϕ, π ) est alors définie par :
H = πϕ̇ − L
ϕ̇ = {H , ϕ} π̇ = {H , π }
Ces charges et les courants asociés sont caractérisés par une algèbre de
Poisson ou règles de commutations qui ne représentent que l’algèbre du
groupe de symétrie associé.
xµ =→ yµ + ϵµ
3. Le théorème de Noether peut être énoncé d’une autre façon : “Pour toute symétrie
continue il existe un courant conservé”. Les symétries discrètes ne sont pas concernées par
le théorème de Noether
35
aucours duquel le même point M initialement repéré par la coordonnée
xµ est maintenant associé à yµ . Le vecteur ϵµ est considéré petit et constant.
Le champ scalaire reste donc le même pour le point M, par contre la fonction
associant aux coordonnées xµ ou yµ la valeur correspondate de φ, subit une
modification parce que :
ϕ( xµ ) = ϕ( yµ ) := ϕ( M)
ϕ( x) → ϕ′ ( x) = ϕ( x) + α ∆ϕ( x)
Cette transformation est une symétrie si elle laisse invariantes les équa-
tions du mouvement. Ceci est assuré si l’action est invariante, i.e. si le La-
grangien change par au plus une dérivée totale :
α L → L + α ∂µ Jµ
On applique la transformation :
∂L ∂L
α ∆L = α ∆ϕ( x) + ∂µ [α ∆ϕ( x)]
∂ϕ ∂(∂µϕ)
∂L ∂L ∂L
= α ∂µ ∆ϕ( x) + α − ∂µ ∆ϕ( x)
∂(∂µϕ) ∂ϕ ∂(∂µϕ)
4 cequiamne:
Bien évidemment le second terme de la dernière équation est nul
∂L
µ
α ∂µ J ( x) = α ∂µ ∆ϕ( x)
∂(∂µϕ)
soit
∂L
∂µ ∆ϕ( x) − Jµ =0
∂(∂µϕ)
On peut réécrire ceci en disant :
∂µ jµ = 0
36
où
∂L
jµ = ∆ϕ( x) − ∂µ Jµ
∂(∂µϕ)
On a donc un courant conservé, ce qui revient à dire que l’existence
d’une symétrie du lagrangien implique la présence d’un courant conservé
qui lui est associée, c’est un exemple concret du théorème de Noether.
∂µ jµem = 0
dQ
Z
= d3 x ∂0 j0
dt V
Z
=− d 3 x ∂i ji
V
Z
− d2⃗n ⃗j
S
= Flux de ji à travers S
soit
dQ
=0
dt
parce que aucun flux ne sort du volume V.
5. Les charges conservées sont données par l’intégrale spatiale de la composante tem-
porelle du courant conservé
37
où Tµν est le tenseur énergie-moment de la théorie en question et Pµ est
le quadrivecteur énergie-impulsion totale du système.
[ Pµ , Pν ] = 0
et
[ Mµν , Pα ] = −i { gµα Pν − gνα Pµ }
et enfin
n o
[ Mµν , Mαβ ] = −i gµα Mνβ − gµβ Mνα − gνα Mµβ + gνβ Mµα
38
Chapitre 5
Champ Scalaire
Pour l’énergie
∂
E → ih̄
∂t
Pour l’impulsion
∂
pi → −ih̄
∂xi
en notation minkovskienne :
⃗
pµ → ih̄∂µ = (∂0 , −i ∇)
39
Le principe de correspondance appliqué à l’expression de l’énergie d’une
particule massive non relativiste :
p2
E= + V (⃗x)
2m
conduit à l’équation d’onde de Schroedinger pour la fonction d’onde
ψ(⃗x, t) :
∂ ∆
ih̄ ψ(⃗x, t) = − + V (⃗x) ψ(⃗x, t)
∂t 2m
pour V (⃗x) = 0 la solution d’une particule libre s’écrit
ρ = |ψ(⃗x, t)|2
et
⃗j = −i (ψ∗ ∇
⃗ ψ−ψ ∇ ⃗ ψ∗ )
m
par conséquent l’équation de continuité est donnée par :
∂ρ ⃗ ⃗
+ ∇. j = 0
∂t
qui s’écrit sous forme covariante :
∂µ jµ = 0
avec
jµ = (ρ, ⃗j)
E2 = pµ pµ = p2 c2 + m2 c4
40
où pµ est le qudrivecteur Energie-Impulsion de la particule. Nous obtenons
donc l’équation :
!
h̄2 ∂2 2
− h̄ ∆ + m2 c2 φ(⃗x, t) = 0
c2 ∂t2
φ′ ( x ) = φ ( Λ−1 x )
(□ + m 2 ) φ ( x ) = 0
41
5.3 Solution de l’équation de Klein-Gordon
La solution de l’équation de K-G peut se mettre sous la forme :
φ( x) = e−ipx
où p et x sont des quadrivecteurs, p = ( E, ⃗p) et x = (t, ⃗x) et le produit de x
et p est donné par :
xp = xµ pµ = Et − ⃗p.⃗x
et on a :
∂φ ∂ ∂
= e−ipx = e−i(Et−⃗x⃗p) = −iEφ
∂t ∂t ∂t
et
∂φ ∂ ∂
= e−ipx = e−i(Et−⃗x⃗p) = ipφ
∂x ∂x ∂x
soit
∂ 2φ ∂2 −ipx ∂2 −i(Et−⃗x⃗p)
2
= 2
e = 2
e = E 2φ
∂t ∂t ∂t
et
∂ 2φ ∂2 −ipx ∂2 −i(Et−⃗x⃗p)
2
= 2e = 2e = − p 2φ
∂x ∂x ∂x
donc
∂ 2φ ∂ 2φ
2
− 2 = ( E2 − p2 ) φ
∂t ∂x
en faisant analogie avec l’équation de KG on :
( E2 − p2 ) φ = m2 φ
et donc
E2 − p2 = m2
et finalement on a : q
E=± p2 + m2
Ce résultat est pour le moins surprenant, on a des états à énergie positive
et des états à énergie négative ! ces derniers ne sont pas considérés comme
états physiques.
42
L’équation de Klein-Gordon de cette théorie peut être obtenue à partir
du lagrangien :
L = ∂µ φ∗ ∂µ φ − m2φ∗φ
soit
∂L ∂L
∂µ − =0
∂(∂µ φ) ∂φ
Ces équations sont valides pour le champ ϕ et ϕ∗ . On a donc pour ϕ∗ :
∂L ∂L
∂µ = ∂µ φ = − m 2φ
∂(∂µ φ∗ ) ∂φ∗
soit :
(∂µ ∂µ + m2 ) φ = 0
et pour φ on a :
∂L ∂L
∂µ = ∂µ φ∗ = − m 2φ ∗
∂(∂µ φ) ∂φ
soit :
(∂µ ∂µ + m2 ) φ∗ = 0
∂L
π ( x) = = φ˙∗ ( x)
∂φ̇
et
π ∗ ( x) = φ̇( x)
Z
= d3 x φ̇∗φ̇ + φ̇φ̇∗ − (φ̇∗φ̇ − ∇φ∗ .∇φ − m2φ∗φ)
soit Z
H= d3 x π ∗ π + ∇φ∗ .∇φ + m2φ∗φ
43
5.4.3 Opérateurs création et annihiliation
d3 p 1
Z
− ipx + ipx
φ( x) = ap e + bp e
(2π )3 2E p
p
et
d3 p 1 + ipx
Z
∗ −ipx
φ ( x) = a e + b p e
(2π )3 2E p p
p
et enfin
r
d3 p Ep
Z
∗ −ipx + ipx
π ( x) = φ̇( x) = (−i) ap e − bp e
(2π )3 2
d3 p 1
Z
= 3
q a⃗p + b−⃗ p ei⃗p⃗x
+
(2π ) 2E ⃗p
de même :
d3 p 1 +
Z
∗ −i⃗p⃗x
φ (⃗x) = a⃗p + b ⃗p e
−
(2π )3 2E
q
⃗p
r
d3 p Ep
Z
∗
π ( x) = 3
(−i) a⃗p − b−⃗ p ei⃗p⃗x
+
(2π ) 2
r
d3 p Ep +
Z
−i⃗p⃗x
π ( x) = ( i ) a⃗p − b ⃗p e
−
(2π )3 2
L’hamiltonien est donné par :
Z
3 ∗ ∗ 2 ∗
H= d x π π + ∇φ .∇φ + m φ φ
⃗p⃗p′
+ q ( a⃗+
p + b−
+
⃗ p )( a ⃗p′ + b−⃗p′ )
2 E p E p′
44
m2
⃗′
+ q ( a⃗+ +
⃗ p )( a ⃗p′ + b−⃗p′ )
p + b− e−i(⃗p− p )⃗x
2 E p E p′
or Z
⃗′
dx3 e−i(⃗p− p )⃗x = (2π )3 δ 3 (⃗p − ⃗p′ )
soit
d3 p Ep
Z
H= ( a⃗p − b+ +
⃗ p )( a⃗p − b−
⃗p)
(2π )3 2 −
⃗p2
+ ( a⃗+
p + b−⃗ p )( a⃗p + b+
⃗p)
−
2E p
m2
+ +
+ ( a + b−⃗ p )( a⃗p + b−⃗ p )
2E p ⃗p
d’autre part on a :
E⃗2p = ⃗p2 + m2
soit
d3 p E p n
Z o
+ + + +
H= ( a⃗p − b−⃗ p )( a⃗p − b−⃗ p ) + ( a⃗p + b−⃗ p )( a⃗p + b−⃗ p )
(2π )3 2
au final on a :
d3 p
Z
+ +
H= E p a a
⃗p ⃗p + b b
⃗p ⃗p
(2π )3
On peut de même montrer que :
d3 p
Z
+ +
P= ⃗
p a a
⃗p ⃗p + b b
⃗p ⃗p
(2π )3
45
46
Chapitre 6
Champ Spinoriel
Le champ spinoriel est un champ introduit par Dirac pour donner une
équation du mouvement pour l’électron.
47
tiales
Ces considérations cités ci-desssus ont permis à Dirac d’écrire une équa-
tion sous la forme :
∂
ih̄ Ψ=HΨ
∂t
où
∂
H = −h̄ c αi i + β mc2
∂x
ou encore
∂ ∂ ∂
H = −h̄ c α1 1 + α2 2 + α3 3 + β mc2
∂x ∂x ∂x
cette équation est relativiste elle doit donc reproduire le fait que :
E2 = ⃗p2 c2 + m2 c4
soit
E2 = αi α j pi p j c2 + 2β mc3 αi pi + β2 m2 c4
soit
2 1
E = (α α + α j αi ) pi p j c2 + (β αi +i β) m c3 pi + β2 m2 c4
2 i j
{αi , β} = 0
et
β2 = I
48
Nous avons aussi :
or
{αi , β} = 0
donc
Tr(β αi β) = − Tr(β2 αi ) = − Tr(αi )
soit
Tr(αi ) = 0
{σi , σ j } = 2 I δi j
et
[σi , σ j ] = 2 i ϵi jk σk
⃗α .⃗p c + β mc2 Ψ = E Ψ
β
En multipliant les deux termes de cette équation par c
β
E Ψ − β ⃗α .⃗p Ψ − mc Ψ = 0
c
On définit :
γµ = (γ 0 , γ i )
1. du fait que ces matrices ont des traces nulles et des valeurs propres égales à ±1
2. on a 4 matrices dont la dimension minimale est 4
3. les αi et β possèdent une infinité de représentations, les plus utilisées sont celles de
Dirac, Weyl et Magiorana que nous allons introduire dans ce chapitre. Ces représentation
sont liées entre elles par une transformation unitaire.
49
avec
γ0 = β et γ i = β αi
nous obtenons donc l’équation de Dirac :
(γµ pµ − mc) Ψ = 0
ou
/p − m Ψ( x) = 0
où /p = γµ pµ .
(γ 0 )+ = β+ = β = γ 0
et
(γ i )+ = (βγ i )+ = αi+β+ = αi β = −βαi = γi
et on a aussi :
{γµ , γν } = γµ γν + γν γµ = 2 gµν
et !
0 σi
γi =
−σi 0
où I et 0 sont les matrices respectivement identité et nulle d’ordre deux.
Les σi s’écrivent
! ! !
0 1 0 −i 1 0
σx = σy = σz =
1 0 i 0 0 −1
50
0 0 0 −i 0 0 1 0
0 0 i 0 0 0 0 −1
γ2 = γ3 =
−1
0 i 0 0 0 0 0
−i 0 0 0 0 1 0 0
malgré le fait que les γµ s’écrivent comme un quadrivecteur, ils ne sont pas
des quadrivecteurs, ceci dit, elle sont invariantes sous les transformations
de Lorentz.
!
I 0
γ0 =
0 −I
et !
0 σi
γi =
−σi 0
Representation de Weyl
! !
0 −I 0 σi
γ0 = γi =
−I 0 −σi
Representation de Majorana
! !
0 σ2 i σ3 0
γ0 = γ1 =
σ2 0 0 i σ3
et ! !
0 −σ2 −i σ 1 0
γ2 = γ3 =
σ2 0 0 −i σ 1
51
6.1.5 Dirac et Klein-Gordon
( /p − m)( /p − m) Ψ
= γµ γν ∂µ ∂ν + m2 Ψ
1 µ ν 2
= {γ , γ } ∂µ ∂ν + m Ψ
2
= ( gµν ∂µ ∂ν + m2 ) Ψ
= (∂µ ∂ν + m2 )Ψ
= (□ + m 2 ) Ψ = 0
On vient de montrer donc que si Ψ est solution de l’équation de Dirac,
elle est aussi solution de l’équation de KG.
Ψ( x) = u( p) e−ip.x
où u( p) est un spineur qui satisfait l’équation de dirac
( /p − m) u( p) = 0
ou
(γµ pµ − m) u( p) = 0
et pour une particule au repos (⃗o = 0) on l’équation de Dirac s’écrit
∂
(iγ 0 − m) Ψ = (γ 0 E − m) Ψ = 0
∂t
soit !
mI 0
Eu= u
0 −m I
et la solution est donnée par quatre spineurs :
1 0 0 0
0 1 0 0
u1 = u2 = u3 = u4 =
0 0 1 0
0 0 0 1
et les fonctions d’ondes associées sont :
Ψ1 ( x) = e−imt u1 Ψ2 ( x) = e−imt u2 Ψ3 ( x) = e−imt u3 Ψ4 ( x) = e−imt u4
52
6.2.2 Spineurs de Dirac pour une particule en mouvement
Ψ possède quatre composantes, on peut donc l’écrire sous forme de deux
spineurs à deux composantes :
!
φ
Ψ=N
ξ
⃗σ ⃗p φ − m ξ = E ξ
et
⃗σ ⃗p ξ + m φ = E φ
σ ⃗p
ξ= φ
E+m
⃗p2
+m φ = Eφ
E+m
53
Elle s’écrivent au repos :
!
φ
Ψ=N
0
et !
0
Ψ=N
ξ
6.2.3 Normalisation
La normalisation de u( p) est donnée par :
!
√ φ
u( p) = E+m σ ⃗p
E+m φ
avec
φ +φ = 1
Ψ( x) = v( p) eip.x
( /p + m)v( p) = 0
− |Eσ|+⃗p m ξ
!
√
v( p) = E + m
ξ
avec
ξ +ξ = 1
6.2.4 Hélicité
Les opérateurs de rotations sont donnés par :
θ
Srot = exp −⃗n.⃗Σ
2
où !
σi 0
Σi =
0 σi
54
Les spineurs de φ{u( p)} et ξ {v( p)} sont des états propres de Srot ce qui
implique ils sont des états de spin.
55
et
!
0
√ 1
−
v( p) = E !
0
1
On remarque que v( p)+ et v( p)− sont respectivement des états d’hélicité
LH et RH. On voit bien que les états LH et RH sont inversés par rapport aux
états u( p)+ et u( p)− .
56