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Critères de Performance Hydroélectrique

Le mémoire présente les critères de performance pour l'exploitation hydroélectrique, en mettant l'accent sur l'importance de cette source d'énergie renouvelable à Madagascar, où le potentiel est sous-exploité. Il aborde les classifications des centrales hydroélectriques et les défis rencontrés par JIRAMA, l'entreprise en charge de la gestion de l'eau et de l'électricité. Le document souligne la nécessité d'améliorer le système hydroélectrique pour garantir un approvisionnement fiable en électricité.

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Sana Emmanuel
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Critères de Performance Hydroélectrique

Le mémoire présente les critères de performance pour l'exploitation hydroélectrique, en mettant l'accent sur l'importance de cette source d'énergie renouvelable à Madagascar, où le potentiel est sous-exploité. Il aborde les classifications des centrales hydroélectriques et les défis rencontrés par JIRAMA, l'entreprise en charge de la gestion de l'eau et de l'électricité. Le document souligne la nécessité d'améliorer le système hydroélectrique pour garantir un approvisionnement fiable en électricité.

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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

**********************

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

******************************

MENTION : HYDRAULIQUE

PARCOURS : HYDRAULIQUE ET AMENAGEMENT

Mémoire en vue de l’obtention du diplôme de licence en


Hydraulique.

LES CRITERES DE PERFORMANCE

POUR L’EXPLOITATION HYDROELECTRIQUE

Présenté par : RASOAZANAMIHAJA Tafitamiharivola Todisoa

Soutenu le 26 Octobre 2023 à l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo

Promotion 2022-2023
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

**********************

ECOLE SUPERIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO

******************************

MENTION : HYDRAULIQUE

PARCOURS : HYDRAULIQUE ET AMENAGEMENT

Mémoire en vue de l’obtention du diplôme de licence en


Hydraulique.

LES CRITERES DE PERFORMANCE


POUR L’EXPLOITATION
HYDROELECTRIQUE

Présenté par : RASOAZANAMIHAJA Tafitamiharivola Todisoa

Soutenu le 26 Octobre 2023 à l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo

Membres de jury :

 Président de jury : RAFALIMANANA Mampitony


 Encadreur : RANDRIAMAHERISOA Alain Joeliniaina
 Examinateur : RANDRIANARIVONY Charles

Promotion 2022-2023
REMERCIEMENTS
Tout d’abord, je tiens à remercier Dieu tout puissant pour sa gratitude.

En outre, j’exprime mes vifs remerciements aux personnes suivantes pour leur
intervention durant mes recherches. En particulier à :

 Monsieur RAVELOMANANA Mamy Raoul, Président de l’Université


d’Antananarivo
 Monsieur RAKOTOSAONA Rijalalaina, Directeur de l’Ecole
Supérieure Polytechnique d’Antananarivo, qui m’a permis de poursuivre
mes études durant ces années.
 Monsieur RANDRIAMAHERISOA Alain Joeliniaina, Enseignant
Chercheur au sein de l’Ecole Supérieure Polytechnique
d’Antananarivo, Chef de la Mention Hydraulique, qui m’a laissée suivre
les formations professionnelles au sein du département, qui est
également mon encadreur.
 Monsieur RANDRIANARIVONY Charles enseignant chercheur au
département hydraulique qui a voulu me donner des conseils et le
maximum d’idées pour la conception et l’élaboration du contenu de
présent ouvrage avec patience.
 Monsieur RAFALIMANANA Mampitony enseignant chercheur au sein
du département hydraulique et a accepté d’évaluer ce mémoire et
d’apporter des remarques et des suggestions visant à son amélioration.

Enfin, Je remercie sincèrement mes parents, ma famille et mes amis pour leur soutien
moral et financier.

i
SOMMAIRE
CHAPITRE I : L’HYDROELECTRICITE

A. Généralités sur l’hydroélectricité

B. Montage d’une centrale hydroélectrique étude technique

CHAPITRE II : LESCRITERES D’EXPLOITATION HYDROELECTRIQUE

A. Notion sur les critères

B. Les critères de performances hydroélectriques

CHATPITRE III : POTENTIEL A MADAGASCAR

A. Les éléments de géographie à Madagascar

B. Approche sur l’hydroélectricité à Madagascar

C. Expansion du potentiel hydroélectrique pour les sites >60 MW

ii
LISTE DES ABREVIATIONS ET DES
ACHRONYMES
BT : Basse Tension

FNE : Fonds National de l’Electricité

HcBarr : hauteur de charge sur le déversoir ou bien différence de niveau entre la


surface libre en amont et en aval.

HT : Haute Tension

HTA : tension standard de distribution en France

JIRAMA : Jiro sy Rano Malagasy

LBarr : largeur du barrage

Max : maximum

ONG : Organisation Non Gouvernementale

ORE : L’Office de Régulation de l’Electricité

P : Puissance

PCH : Petite Centrale Hydroélectrique

TBT : Très Basse Tension

NOTATIONS
𝑄 : débit du déversoir

µ : coefficient de débit ;

LBarr : largeur du barrage

g : accélération gravitationnelle

Hc : hauteur de charge sur le déversoir ou bien différence de niveau entre la surface


libre en amont, loin de la zone d’approche, et le seuil déversant

𝜔 : vitesse angulaire

iii
LISTE DES UNITES
°𝐶 : degré Celsius

GW : gigawatt
Kg/𝑑𝑚 :kilogramme par décimètre cube

Km : kilomètre

𝑘𝑚 Kilomètre carré

KV : kilovolt

KVA : kilovolt ampère

KW : kilowatt

KWh/m² : kilowattheure par mètre carré

m: mètre

m/𝑠 :mètre par seconde carré

𝑚 /s : mètre cube par seconde

MW : mégawatt

W : watt

iv
LISTE DE TABLEAUX
Tableau 1:classification des centrales en fonction des dépenses ................................. 4
Tableau 2:classification des centrales selon la hauteur de la chute ............................. 4
Tableau 3:classification des centrales selon la puissance ............................................ 5
Tableau 4:caractéristique du cuivre et de l'aluminium............................................... 18
Tableau 5:classement de la cuve du transformateur .................................................. 18
Tableau 6::classement des pièces en fonction de la puissance .................................. 19
Tableau 7:Questionnaires d'identification d'une site [11] ......................................... 22
Tableau 8:type de turbine adapté au variation du débit et la hauteur de la chute ...... 24
Tableau 9: sites >60MW à Madagascar ..................................................................... 37

v
LISTE DES FIGURES
Figure 1:Cycle de l'eau [2] ........................................................................................... 2
Figure 2:Centrale de basse chute [3] ............................................................................ 4
Figure 3:Centrale de moyenne chute [3] ...................................................................... 4
Figure 4: STEP [4] ....................................................................................................... 6
Figure 5:Barrage poids[6] ............................................................................................ 7
Figure 6:Barrage en voute[6] ....................................................................................... 7
Figure 7:Barrage contrefort[6] ..................................................................................... 7
Figure 8:Principe de fonctionnement d'une centrale hydraulique [5] .......................... 9
Figure 9:Ouvrage du génie civil [2] ............................................................................. 9
Figure 10:Composition d'une centrale [13] ................................................................ 12
Figure 11:Figure synoptique de la conversion d'énergie [9] ...................................... 12
Figure 12:Modèle turbine Pelton [15] ........................................................................ 13
Figure 13:Modele turbine Banki Michell [15] ........................................................... 13
Figure 14:Modele turbine Francis [15] ...................................................................... 13
Figure 15:Modele turbine Kaplan [15] ...................................................................... 13
Figure 16:Les critères pour sélectionner une site [9] ................................................. 21
Figure 17:sites hydroélectriques >60 MW ................................................................. 36

vi
INTRODUCTION
L’eau occupe une place primordiale dans la vie quotidienne. Non seulement il est
nécessaire pour l’usage personnelle, mais également pour le service public comme source
d’énergie : L’HYDROELECTRICITE.

C’est une énergie renouvelable non intermittente c’est-à-dire source de production


électrique souple et stockable à grande échelle. L’hydroélectricité constitue la première source
renouvelable et la troisième source générale de production électrique au monde (16,3 % en
2011) après le charbon (40,6%) et le gaz (22,2%).

L’hydroélectricité nous offre beaucoup d’avantages sur le plan socio-économique, car


c’est l’un des facteurs de développement économique c’est à dire assurer la mise en marche des
activités dans le secteur primaire, le secteur secondaire et le surtout dans le secteur service. En
plus, l’aménagement hydroélectrique a une très importante contribution à la sécurité
d’approvisionnement grâce à ses capacités de stockage de l’eau dans les réservoirs.

En outre, Madagascar a un fort potentiel hydroélectrique supérieur à 8 GW. Seulement


130 MW sont exploités dans l’ensemble de la grande île. Le pays est vaste et composé en majeur
partie du monde rural, 80% de la population totale vit en milieu rural. L’électrification rurale
est une des activités indispensables au développement rapide du pays. Toutefois, les plus grands
centres de site d’exploitation qui fournit la région sont les sites Andekaleka et Mandraka.

Malheureusement, le JIRAMA, une entreprise monopole qui gère l’eau et l’électricité


à Madagascar, rencontre quelques difficultés techniques et financières. Du coup, il y a des
coupures d’électricité incessante dans toute la ville. D’ailleurs, certaines régions notamment
dans la partie sud n’ont pas accès à l’eau potable et à l’électricité. C’est aussi le cas pour
quelques communes à ANTANANARIVO et ses périphéries.

Cependant, la performance du système hydroélectrique et l’organisation dans cette


entreprise doit être primordiale. Ainsi, l’étude de fonctionnement des centrales hydroélectriques
nous sera utile en premier lieu. En second lieu, le choix des équipements sera également un
atout pour la performance.

1
CHAPITRE I L’HYDROELECTRICITE
Généralités sur l’hydroélectricité

I- Définitions
Hydroélectricité

L’hydroélectricité est la production de l’électricité grâce à l’énergie hydraulique. Cette


production est assurée par des centrales hydrauliques.

Centrale hydroélectrique

Une centrale hydroélectrique peut se définir comme une installation qui transforme
l’énergie hydraulique d’un cours d’eau ou une retenue d’eau en énergie électrique.

Cycle de l’eau [1]

Le cycle de l’eau c’est le passage d’un état à l’autre. Il circule en permanence sur notre
planète.

L’eau est présente sur terre sous 3 états :

• Liquide (pluie, brouillard, cours d’eau, lacs, nappes, mers et océans),


• Solide (neige, givre, glaces et glaciers),
• Gazeux (vapeur d’eau).

L’énergie
hydraulique est
une énergie
potentielle,
d’origine solaire,
liée au cycle de
l’eau.

Figure 1:Cycle de l'eau [2]

2
Le déroulement du cycle de l’eau est comme suite :

• L’évaporation : le soleil chauffe l’eau des mers océans, lacs et rivières et la transforme
en vapeur.
• La transpiration des végétaux et des animaux produit également de la vapeur.
• La condensation : en s’élevant la vapeur se refroidit et se condense sous forme de
gouttelettes ou de cristaux et forme ainsi les nuages,
• Les précipitations : les nuages déversent leur contenu (pluie, bruine, neige ou grêle) sur
les océans ou les continents,
• L’écoulement : soit les précipitations tombent sur les mers ou les océans, soit elles
tombent sur les continents. Dans ce dernier cas, elles vont ruisseler et alimenter les eaux
superficielles lacs et rivières ou s’infiltrer dans le sol pour rejoindre des rivières ou des
nappes d’eau souterraines pour inévitablement rejoindre un jour les mers ou les
océans… et le cycle recommence.

Bassin versant

Le bassin versant c’est l’ensemble des surfaces topographique drainées par un cours
d’eau en amont d’une section de contrôle appelé exutoire, de telle sorte que toute écoulement
prenant naissance à l’intérieur de cette surface doit passer impérativement par cette exutoire
pour continuer son trajet vers l’aval. (RANDRIAMAHERISOA Alain, 2015).

Les limites naturelles superficielles du bassin versant peuvent être aussi modifiées par
des activités anthropiques telles que la construction de barrières artificielles (route, chemins de
fer, etc). En outre, le bassin versant d’une rivière désigne l'ensemble des zones dont l'eau de
pluie s'écoule vers la rivière. Plus il est grand, et plus il reçoit de précipitation, stockée ou pas
sous forme de glace, plus le "potentiel hydraulique" de la rivière sera important. Grâce à ce
mécanisme, l'eau gagne une énergie potentielle directement proportionnelle à l'altitude de son
point de chute.

L’objectif d'une centrale hydroélectrique est de convertir l'énergie potentielle et


cinétique d'une masse d'eau s'écoulant entre deux points d’altitudes différentes, présentant ainsi
une dénivellation (ou hauteur de chute), en énergie électrique. La puissance de la centrale est
proportionnelle au débit prélevé dans le cours d'eau et à la dénivellation.

3
II-Classifications des centrales hydroélectriques
1-Classification selon les dépenses

Tableau 1:Classification des centrales en fonction des dépenses

Grande hydraulique Petite hydraulique

Coût d’investissement Très élevé moyen

Coût de fonctionnement Très faible moyen

Transport d’électricité Longue distance Pas très longue

Source : [3]

2-Classification selon la hauteur de chute

Tableau 2:Classification des centrales selon la hauteur de la chute

Catégorie Hauteur [m]

Centrale à haute chute Supérieur à 100

Centrale à moyenne chute 30 à 100

Centrale à basse chute 2 à 30

Source : [3]

Figure 2:Centrale de basse chute [3] Figure 3:Centrale de moyenne chute [3]

4
3-Classification selon la puissance

Tableau 3:Classification des centrales selon la puissance

Catégorie Puissance installée Nombre de foyers


alimentés

Pico centrale 2 à 50 kW 12-13 max

Microcentrale 50 à 500 kW 310-315 max

Petite centrale 500 kW à 10 MW 6 250 max

Grande centrale Supérieur à 10 MW

Source : [3]

QUELQUES REPÈRES
1kW = 1000 W
1MW = 1000 kW
1GW = 1000 MW
1TW = 1000 GW

4. Classification selon l’aménagement

• Centrales à éclusées : régulation journalière


• Centrales avec lacs : régulation saisonnière
• Stations de transfert d ’énergie par pompage

4.1 Les centrales à éclusées [4]

Les réserves sont reconstituées lors de périodes où la


demande en électricité est moindre. La période
d’accumulation est donc assez courte compte tenu des
débits naturels du cours d’eau. Les hauteurs de chute sont
généralement moyennes.

4.2 Les centrales avec lacs

Leur réservoir se remplit naturellement par gravité. Elles


sont capables de fournir rapidement d’importantes
quantités d’énergie grâce à leur forte puissance pendant une
durée qui dépend de leur capacité de stockage.

5
4.3 Les Stations de Transfert d ’Energie par Pompage (STEP)

Les STEP sont des installations particulières. Elles sont constituées de deux réservoirs
permettant des transferts d’eau de l’un vers l’autre grâce à un système de turbine et de pompe.
Le réservoir se remplit aux heures creuses, la nuit généralement ou en fin de semaine : l’eau du
bassin inférieur est pompée pour être stockée dans le bassin supérieur. Lorsqu’il y a un besoin
en électricité, cette eau stockée est turbinée vers le bassin inférieur. Les STEP peuvent être vues
comme des lacs qui seraient remplis non pas naturellement par gravité mais par pompage.

Figure 4: STEP [4]

III- Notion du barrage


1. Définitions
Un barrage est un ouvrage implanté perpendiculairement à l’écoulement d’une rivière
pour élever le plan d’eau et détourner ce dernier dans un système d’acheminement d’eau en
direction d’une utilisation spécifique. Ils servent à maintenir devant chaque prise d’eau un plan
d’eau compatible avec le fonctionnement de cette dernière pour les aménagements au fil de
l’eau comme dans notre cas ; et peuvent également produire une chute supplémentaire et fournir
une capacité de stockage pour le type d’aménagement avec réservoir.

2. Classification
Selon leurs fonctions, on distingue le barrage de dérivation et le barrage de retenue.
Selon le matériau de construction des barrages, on distingue :

2.1 Barrages en béton


Les barrages en béton sont des barrages construits essentiellement par des bétons
armés. On distingue ainsi les types suivants selon leur forme et leur comportement mécanique
: barrage poids, seuil déversant, barrage à contreforts, barrage voûte, barrage à voûte multiples,

6
barrage mobile. Le barrage poids nous intéresse en particuliers donc voyons un peu plus de
détails.

Barrage poids

Massif, ce barrage de section transversale généralement triangulaire (afin de fournir


une répartition de stabilité et de contrainte adéquate par rapport au plan de fondation) résiste à
la poussée de l’eau par son poids.

Figure 5:Barrage poids[6] Figure 6:Barrage en voute[6] Figure 7:Barrage contrefort[6]

2.2 Barrages en terre


Les barrages en terre peuvent être constitués par des matériaux de caractéristiques très
diverses allant de l’argile pure très fine à des éléments très grossiers ou même des roches
altérées facilement compactables telles que les latérites, schistes et grès tendre. Ils se présentent
sous trois schémas principaux de structure : barrage homogène, barrage à noyau et barrage à
masque amont.

2.3 Barrage en enrochements


Un barrage en enrochement est essentiellement un grand tas de gros cailloux qui résiste
à la poussée de l’eau par le poids du massif mais dont l’étanchéité est assurée comme pour les
barrages en terre non homogènes par un masque amont, un écran interne en béton ou un noyau
argileux.

3 Choix de l’emplacement
Le choix de l’emplacement d’un barrage est régi par deux conditions importantes dont
nous allons voir dans les paragraphes qui suivent.

3.1 Conditions relatives à la topographie


Pour un barrage fixe, les conditions topographiques doivent remplir les conditions
suivantes :

7
• Largeur du verrou doit être la plus faible possible (réduction du volume de
l’ouvrage) ;
• La capacité de la cuvette doit être grande pour une hauteur donnée.

3.2 Conditions géologiques


Les roches de la zone de fondation d’un barrage doivent présenter des caractéristiques
satisfaisantes en ce qui concerne la stabilité de l’ouvrage et l’étanchéité de la retenue (cas de
barrage à réservoir). Les qualités essentielles d’un terrain de fondation sont :

• Un faible degré de broyage ou altération ;


• Une faible compressibilité, raison pour laquelle on n’admet jamais la présence
des blocs d’argiles ;
• Une grande résistance à l’écrasement.

4. Dimensionnement du barrage
Expression du débit

Les connaissances de la longueur totale LBarr du barrage qui est donnée par la largeur
de la rivière et de la hauteur de charge Hc Barr au-dessus de la crête du barrage sont prioritaires
pour le dimensionnement du barrage de dérivation. Ainsi, le débit que peut évacuer un barrage
de longueur LBarr est obtenu par la formule général du déversoir exprimée par :

𝑄 = 𝜇. 𝐿 √2. 𝑔 𝐻 (1)

𝑄 : débit du déversoir [m3 /s] ;


µ : coefficient de débit ;
LBarr : largeur du barrage [m] ;
g : accélération gravitationnelle [m/s²] ;
Hc : hauteur de charge sur le déversoir ou bien différence de niveau entre la surface
libre en amont, loin de la zone d’approche, et le seuil déversant [m].Tapez une équation ici.

8
Montage d’une centrale hydroélectrique étude
technique
Pour procéder à une installation hydroélectrique, il est nécessaire d’approfondir sur les
études suivantes :

• Etude cartographique et topographique du site


• Etude géologique des emplacements des ouvrages
• Etude hydrologique : climatique, pluviométrique, bassin versant.

Une petite centrale hydroélectrique est composée de quatre éléments principaux :

 Les ouvrages de prise d’eau (digues, barrages),


 Les ouvrages d’amenée et de mise en charge (canal d’amenée, conduite forcée),
 Les équipements de production (turbines, générateurs, systèmes de régulation),
 Les ouvrages de restitution. [4]

Figure 8:Principe de fonctionnement d'une centrale hydraulique [5]

I-OUVRAGE DU GENIE CIVIL [6]


Les ouvrages de génie civil sont à concevoir en fonction de la configuration du site.
Le producteur autonome devra faire appel, dans la plupart des cas, à des ingénieurs ou à des
bureaux d’études spécialisés dans la réalisation de ces types d’ouvrages.

Figure 9:Ouvrage du génie civil [2]

9
1. Déflecteur

Ils permettent de retenir l'eau projetée par la vis lors de sa rotation. Il est à noter que
dans certaines centrales, l'auge est un cylindre entièrement fermé jouant aussi le rôle de
déflecteur. Cela permet aussi de diminuer les nuisances sonores.

2. Ouvrage de prise d’eau

Pour que le débit désiré s’évacue sur la prise, la charge sur le centre de l’orifice qui est
la différence entre les niveaux en amont et en aval de la prise doit être supérieure ou égale à la
perte de charge sur l’ouvrage. Les ouvrages annexes des prises d’eau sont principalement : les
évacuateurs de crues, les ouvrages de vidange, les passes à poissons, les glissières de
dévalaison.

3. Dessableur

Pour un fonctionnement optimal, les turbines qui équipent les centrales


hydroélectriques à haute pression ont besoin d’une eau sans particules. Le bassin de décantation
a pour rôle de limiter les dommages possibles sur les équipements mécaniques et hydrauliques.
Il se base sur le principe de diminution des vitesses et des turbulences d’écoulement, c’est-à-
dire sur une décantation des sédiments en suspension dans le bassin. La diminution (des
vitesses) est obtenue par un élargissement du canal, contrôler par un déversoir en aval.

[Link] d’amenée

Le débit utile transite dans un canal de profil rectangulaire à ciel ouvert de la rivière
jusqu’à la chambre de mise en charge. Le tracé tient compte de la stabilité des terrains et assure
une pente convenable le long du canal. Le canal d’amenée, qui peut être en terre ou bétonné, a
pour rôle d’amener l'eau à l'endroit où elle est utilisée, mais sans la mettre sous pression, c'est
la différence essentielle entre une conduite forcée et un canal.

5. Chambre de mise en charge

Cet ouvrage devra remplir les conditions suivantes :

• La profondeur et l’entrée de la conduite forcée doivent être toujours au-dessous


du niveau du plan d’eau pour éviter l’entrée de l’air dans la conduite ;
• Son volume doit permettre de faire face à une augmentation brutale des débits
lors d’une crue exceptionnelle,
• La chambre est généralement équipée d’une grille fine.

10
6. Conduite forcée

La conduite forcée achemine l'eau sous pression depuis la chambre de mise en charge
jusqu'à la turbine où l'énergie potentielle de l'eau est convertie en énergie cinétique faisant
tourner la turbine. Elle est souvent le composant le plus cher du projet. Le calcul d’une conduite
forcée est un calcul complexe qui fait intervenir des considérations mécaniques de résistance à
l’égard des phénomènes transitoires et surtout économiques. Elle réduit les surpressions
provoquées par la fermeture brutale des organes d’admission de la turbine (coups de bélier).

7. Usine

L’usine abrite l’équipement électromécanique, choisi en fonction de la hauteur de


chute, du débit de la rivière. En effet l’usine doit être située au des fondations stables Cet
équipement comprend :

• La turbine
• Le générateur
• Les autres équipements sont le système électrique de protection et de contrôle, le
tableau de commande
• Le système de régulation et de transformation,
• Dispositif de commutation électrique
• Le système de ventilation

8. Canal de fuite [7]

C’est un canal qui transporte l’eau de la sortie de l’aspirateur diffuseur, qui est un tube
cylindrique ou évasé recueillant l’eau en aval de la turbine et ayant pour rôle de provoquer une
dépression à la sortie de la turbine d’hauteur d’eau entre la turbine et le canal de fuite, jusqu’à
la rivière. Ce canal est établi soit à l’air libre, soit en galerie dans le cas où la centrale est
souterraine. La longueur du canal de fuite est très variable selon le type d’aménagement :

• Pour les installations de haute et moyenne chute de très courte longueur,


• Pour les installations de basse chute dont la Petite Centrale Hydroélectrique
(PCH) est établie sur un canal de dérivation.

11

Figure 10:Composition d'une centrale [13]

II- EQUIPEMENT ELECTROMECANIQUE


Les équipements de production constituent le cœur de la centrale. Un bâtiment abrite
ces équipements, ainsi que les tableaux de commande, qui peuvent être pilotés à distance. Cette
fiche présente successivement :

1. Turbine [8]
1.1 Définition
Une turbine est une machine tournante équipée de pales, d’ailettes ou d’aubes qui
transforme l'énergie cinétique d’un cours d’eau et l’énergie potentielle d’une chute d'eau en
énergie mécanique disponible recueillie sur l’arbre placé au centre du dispositif et transmise au
générateur de courant.

ENERGIE CONDUITE ENERGIE TURBINE


ENERGIE DE
CINETIQUE ROTATION
FORCEE

Figure 11:Figure synoptique de la conversion d'énergie [9]

1.2 Catégories d’une turbine


On distingue deux grandes catégories de turbines : Turbine à action et à réaction.

• Turbine à action (Pelton, Banki),


• Turbine à réaction (Francis, Kaplan)

12
1.3 Les éléments constitutifs d’une turbine
Elle est constituée de trois éléments :

• La roue
• Un distributeur fixe
• Un aspirateur ou diffuseur

1.4 Exemples de turbine


a- Turbine Pelton
L’eau sous forte pression est dirigée sur des augets en
forme de double cuillère, en passant dans un injecteur muni
d’un pointeau de réglage

Figure 12:Modèle turbine


Pelton [15]

b- Turbine Banki-Michell
L’écoulement traverse une roue constituée de deux
flasques réunies entre elles par une couronne d’aubes disposées
cylindriquement.

Figure 13:Modele turbine


Banki Michell [15]

c- Turbine Francis
L’écoulement pénètre radialement entre les aubes
directrices et les aubes de la roue, qui sont fixes.

Figure 14:Modele turbine


Francis [15]

d- Turbine Kaplan
Avec une roue de type hélice dont les aubes directrices
sont mobiles et dont les pales sont à inclinaison variable.

Figure 15:Modele turbine


Kaplan [15]

13
2. L’alternateur

2.1. Définitions
C’est un générateur de courant, il convertit l’énergie mécanique qu’il reçoit à son arbre
(turbine) en énergie électrique distribuée au consommateur. Il s’agit de l’énergie active.

2.2 Fonctionnement
Un aimant est placé devant la bobine. Si on fait tourner l’aimant sur lui-même de façon
régulière, l’oscilloscope montre l’existence d’une tension périodique alternative aux bornes de
la bobine. L’aimant joue ici le rôle du rotor et la bobine est le stator. Si l’aimant s’immobilise,
aucune tension n’apparaît aux bornes de la bobine. L’aimant constitue un champ magnétique
uniforme tournant à une vitesse angulaire 𝜔.

2.3 Type de générateur


Une fois mise en mouvement, une turbine entraîne (directement ou par l’intermédiaire
d’un multiplicateur) un générateur de courant, qui transforme l’énergie mécanique disponible
sur l’arbre en énergie électrique. Il existe deux types de générateurs :

 Les générateurs synchrones appelés usuellement « alternateurs »,


 Les générateurs asynchrones ou « génératrices ».

a- Les générateurs synchrones


Ils sont généralement utilisés :

 En réseau autonome,
 Pour des unités de grande puissance, souvent supérieure à 2000 KW.

Dans le cas de l’alternateur, le rotor est formé par des électro-aimants alimentés par du
courant continu. La vitesse de l’alternateur couplé au réseau est strictement constante si la
fréquence du réseau reste stable. C’est la justification du terme synchrone.

b- Les générateurs asynchrones


La génératrice asynchrone comporte un rotor sans bobinage. Le courant qui y circule
est produit, par induction, à partir des bobinages du stator. Elle est essentiellement utilisée :

 Lorsque la production de la centrale est prévue, car dans ce cas la génératrice


est pilotée par le réseau qui régule la fréquence et la tension du courant produit,
 Pour des puissances inférieures à 2000 kW.

14
Les autres composants mécaniques et électriques d’une petite centrale hydroélectrique
sont les suivants :

• Multiplicateur de vitesse,
• Vanne(s) d’isolement de l’eau pour la ou les turbines,
• Système de contrôle hydraulique pour les turbines et les soupapes,
• Système électrique de protection et de contrôle,
• Système de télécommunication,
• Systèmes d’alarme incendie et de sécurité (au besoin),
• Connexion à un réseau de distribution ou plus rarement de transport.

LES NIVEAUX DE TENSION ELECTRIQUE


U < 48 volts : très basse tension (TBT)

48 < U < 660 volts : basse tension (BT)

U = 20 000 volts : tension standard de distribution en France (HTA)

U > 60 000 volts : transport de la production en France (HTB)

3- Multiplicateurs de vitesse [6]


La vitesse de rotation optimale d’une turbine hydraulique dépend à la fois du type de
turbine, de la hauteur de chute sous laquelle elle fonctionne et du débit qu’elle utilise. Le
multiplicateur de vitesse, placé entre la turbine et le générateur, permet de synchroniser le
fonctionnement des différents équipements.

4- Les systèmes de régulation


Plusieurs facteurs sont à réguler dans la production d’énergie électrique :

• La fréquence du courant alternatif,


• La tension,
• Le décalage entre la sinusoïde de la tension et celle de l’intensité
• L’adaptation du débit turbiné au débit disponible de la rivière.

Dans le cas d’une centrale fonctionnant en réseau autonome, le maintien de la


fréquence et de la tension dans des limites techniquement acceptables, nécessite à tout instant
un équilibrage entre la puissance fournie et la puissance appelée par le réseau. Cet équilibrage
peut être assuré par deux types de régulation :

15
• Régulation du débit d’eau absorbé (régulation hydraulique).
• Régulation de la charge (régulation par absorption d’énergie).

III- LE POSTE DE TRANSFORMATION


1. La composition des postes de transformation

Les postes de transformation sont composés de différents matériels électriques ayant


pour fonction :

• Les liens électriques (jeux de barres, conducteurs de phases),


• L’élévation de la tension ou son abaissement,
• La disjonction (ou la protection) en cas de défaut électrique,
• Le sectionnement pour isoler un équipement ou une partie du poste,
• La mesure des paramètres électriques (courant, tension)

1.1 Jeu de barres


Elément central du poste sur lequel viennent se raccorder les différents départs et
arrivées.

1.2 Disjoncteur
Appareillage de manœuvre et de protection. Il n’isole pas. Il permet d’ouvrir un circuit
en tension, sous courant nominal ou de défaut (pouvoir de coupure).

1.3 Sélectionneur
Appareillage d’isolement et de consignation qui ne peut couper aucun courant. Sa
manœuvre peut être manuelle ou motorisée.

1.4 Sélectionneur de terre


Appareillage garantissant la sécurité des personnes en cas d’intervention sur le poste.

1.5 Protections contre les surtensions


Protègent les installations électriques contre les surtensions en écoulant le courant
excessif à la terre.

1.6 Eclateurs
Deux pointes, dont une est reliée à l’équipement, l’autre à la terre, espacées d’une
distance d’éclatement.

16
1.7 Parafoudre
Ensemble de disques éclateurs et de résistance et capacités de répartition de courant,
enfermé dans une enceinte céramique hermétique et remplie d’air ou d’azote sec.

1.8 Paratonnerre
Dispositif en point attirant la foudre et écoulant la surtension directement à la terre
(câbles de garde des lignes).

1.9 Transformateurs de mesure


Transformateurs de courant et de tension permettant de mesurer les grandeurs
électriques du circuit HT (Mesure, comptage et protection).

2. Les transformateurs de puissance

Un transformateur est un appareil qui permet d’abaisser ou d’élever une tension


alternative sans changer sa fréquence. On distingue plusieurs types de transformateurs.

3. Les principaux éléments du transformateur

Un transformateur est composé des parties principales suivantes : Le noyau,


l’enroulement, la cuve, les isolateurs de sortie.

3.1 Noyau du transformateur


Le noyau d'un transformateur est l'ensemble formant le circuit magnétique avec tous
les éléments faisant partie de cet ensemble. Suivant le type de noyau, on distingue :

• Les transformateurs à colonnes,


• Les transformateurs cuirassés.

3.2 Enroulements des transformateurs


a- Les critères fondamentaux des enroulements de transformateurs
Les enroulements des transformateurs doivent satisfaire à plusieurs exigences

• L'enroulement doit être économique,


• Le régime thermique et l'enroulement doivent correspondre aux normes,
• L'enroulement doit résister aux contraintes naissant lors d'un court-circuit brusque
• L'enroulement doit présenter la rigidité diélectrique nécessaire.

17
b- Les types d’enroulements
Selon la disposition des enroulements de haute et de basse tension (HT et BT) l’un par
rapport à l’autre on distingue :

• Les enroulements concentriques : en couche, en hélice, en galette ;


• Les enroulements alternés.

3.3 Les types de matériaux pour les enroulements


Tableau 4:caractéristique du cuivre et de l'aluminium

Métaux Résistivité ρ [Ω m] Masse volumique

20°C 75°C [kg/𝒅𝒎𝟑 ]

Cu 0,01724 0,02135 8,9

Al 0,0280 0,0344 2,7

Source : [7]

3.4 La cuve du transformateur


Actuellement, les plus répandus sont les transformateurs dans l'huile dans lesquels la
partie active est placée dans une cuve remplie d'huile. La construction de la cuve est liée au
calcul thermique du transformateur. On distingue différentes formes de cuves :

Tableau 5:classement de la cuve du transformateur

Forme Puissance Puissance en [KVA].

Lisses Faible P<30

A tubes Elevée P< 3 000

Avec réfrigérants radiateurs Très élevée P<10 000

Avec radiateurs soufflés Très élevée 10 000<P

Source : [7]

3.5 Le couvercle de cuve et sortie


Le couvercle de cuve est un élément important de cette dernière. Sur ce couvercle sont
placées plusieurs pièces dont les plus importantes sont :

18
Tableau 6::classement des pièces en fonction de la puissance

Pièces Puissance [KVA]

Les isolateurs P<100 HT et BT

Le conservateur d'huile 100<P

Le tube d'évacuation des gaz 1000< P

Source : [7]

3.6 L'huile des transformateurs


Afin d'améliorer l'isolement et le refroidissement de la partie active du transformateur,
cette dernière est placée dans la cuve remplie d'huile minérale pour transformateurs. Il a deux
défauts principaux elle est inflammable et la vapeur forme avec l'air dans certaines conditions
un mélange explosif.

6. Transport en ligne de réseau de distribution

6.1 TYPE DE RESEAU


On distingue :

• Réseau infini Réseau avec une haute stabilité intrinsèque : Sur lequel sont
connectés un grand nombre de producteurs et de consommateurs,
• Réseau isolé : Sur lequel un seul producteur est connecté.
• Réseau intermédiaire (entre réseau isolé et réseau infini) : Sur lequel chaque
producteur a une capacité significative comparée à la capacité totale du réseau

6.2 TYPES DE LIGNE


a- Lignes Aériennes :

• Permettent des liaisons sur de grandes distances en terrain dégagé


• Permettent des niveaux de tension élevés, à des coûts raisonnables,
• Impact fort sur l’environnement.

Une ligne aérienne = conducteurs aériens + isolateurs + pylônes

Conducteurs :
Constitués de câbles nus en cuivre ou aluminium avec âme en acier. On parle de
faisceau lorsque le conducteur comprend plusieurs câbles. Ils sont séparés par des entretoises.

19
Une ligne peut également avoir plusieurs circuits, ensemble de 3 conducteurs :

• Ligne triphasée à un circuit un conducteur par phase,


• Ligne triphasée à un circuit chaque phase étant en faisceau,
• Ligne triphasée à trois circuits chaque phase étant en faisceau.

Isolateurs
Les isolateurs servent à : Supporter et amarrer les conducteurs, et à Isoler les
conducteurs entre eux et les isoler de la terre.

Les isolateurs sont très souvent en céramique, verre trempé, ou matériaux synthétiques.

Pylônes :
Les pylônes sont choisis en fonction du nombre de circuits et des câbles choisis. Ils
ont deux fonctions :

• Supporter les circuits


• Espacer les conducteurs entre eux, et par rapport à la terre (distance de garde)

Les distances sont fonction du niveau de tension, et de la valeur du champ disruptif de


l’air sec : 3,6 kV / mm, mais variation avec les conditions climatiques).

Ligne 63 kV : 1 circuit, 1 câble par conducteur + 1 câble de garde ; pylône type drapeau
simple circuit.

Ligne 400 kV : 1 circuit, 2 câbles par conducteur + 2 câbles de garde (pour couvrir
toute la surface sensible) ; pylône chat.

Câble de garde :
Conducteur non isolé, relié à la terre, servant à intercepter la foudre pour protéger les
conducteurs sous tension de la ligne

b- Ligne Sous-terraine /câble souterrains isolé posés


Elles sont Indispensables pour les liaisons en milieux urbains ; son Coût très supérieur
à la liaison aérienne, Ligne très capacitive c’est à dire nécessite une compensation d’énergie
réactive, et ne doit avoir d’impact sur l’environnement.

20
CHAPITRE II: LESCRITERES D’EXPLOITATION
HYDROELECTRIQUE
A- NOTION SUR LES CRITERES
Avant toute chose, voici les critères pour sélectionner un site

Figure 16:Les critères pour sélectionner une site [9]

21
Tableau 7:Questionnaires d'identification d'une site [9]

22
1. Les critères techniques d’exploitation
1.1 Le débit de l’eau
La quantité d’eu disponible pour faire fonctionner les turbines affecte directement la
production d’électricité. Un débit constant ou prévisible est généralement souhaitable.

1.2 Chute d’eau


La hauteur à laquelle l’eau tombe est un facteur crucial pour déterminer la quantité
d’énergie qui peut être générée. Plus la hauteur est élevée, plus l’énergie produite est
importante.

1.3 Régulation du débit


La capacité à réguler le débit d’eau est importante pour répondre à la demande en
électricité et pour gérer les variations saisonnières et les fluctuations météorologiques.

1.4 Variabilité saisonnière


Les ressources en eau peuvent varier considérablement d’une saison à l’autre, ce qui
peut influencer la production électrique et la stratégie d’exploitation.

2- Les critères environnementaux


L’exploitation hydroélectrique peut avoir des effets sur les écosystèmes aquatiques, la
biodiversité, le débit des rivières en aval et d’autres aspects environnementaux. L’équilibre
entre la production d’énergie et la préservation de l’environnement crucial. Il faut à tout prix
atténuer les effets négatifs sur l’environnement.

3. Les critères règlementaires et sociaux

3.1 Règlementation
Les opérations hydroélectriques sont soumises à des règlementations
gouvernementales concernant l’utilisation des ressources en eau, les émissions, les normes de
sécurité, etc.

3.2 Sécurités des installations


Les installations doivent être construites et entretenues pour résister aux conditions.
La sécurité des équipements, des travailleurs et des populations en aval est primordiale
environnementales et aux catastrophes naturelles potentielles.

23
4. Les critères économiques
4.1 Coûts
Les couts de construction, d’exploitation et d’entretien des installations
hydroélectriques jouent un rôle majeur dans la viabilité économique du projet.

4.2 Demande en électricité


L’exploitation est souvent ajustée en fonction de la demande en électricité. Une
planification efficace est nécessaire pour répondre aux besoins du réseau électrique.

4.3 Technologie et atomisation


Les avances technologiques permettent une meilleure gestion des installations
hydroélectriques, y compris la surveillance à distance, la régulation automatique et maintenance
préventive.

B- Les critères de performances hydroélectriques

I CHOIX DE QUELQUES EQUIPEMENTS


1. Choix de type de turbine [2]
Tableau 8:type de turbine adapté aux variations du débit et la hauteur de la chute

Type de turbine Capacité de réponse aux Capacité de réponse aux


variations de débit variations de chute

Pelton Elevée Basse

Francis Moyenne Basse

Kaplan à double réglage Elevée Elevée

Kaplan simple réglage Elevée Moyenne

Hélice Basse Basse

Rendements relatifs des turbines hydrauliques


Les éléments importants pour comparer les différentes turbines hydrauliques sont leurs
rendements relatifs au point de fonctionnement et aux débits réduits. Un point important à noter
est que les turbines Pelton et Kaplan ont un rendement élevé pour une large gamme de débit
même en dessous du point de fonctionnement pour lesquels elles sont conçues. En revanche, le
rendement des turbines Francis et à hélice est très sensible aux variations du débit.

24
2. Choix de matériaux [10]
Une centrale hydroélectrique exploite l’énergie de l’eau mise à sa disposition. Les
éléments hydrauliques et mécaniques sont quasiment en contact avec l’eau et des matières
solides en suspension. Ces matières possèdent une certaine vitesse octroyée par la hauteur de
chute. Ces conditions de travail provoquent, sur les composantes, des contraintes
supplémentaires par corrosion et l’usure par abrasion qui les fragilisent. Ceci a des effets de
risque tant pour le mécanisme que pour tout le personnel. Pour des raisons de sécurité et de duré
de vie des mécanismes, il est nécessaire de bien choisir les matériaux de construction des
différentes composantes. Pour notre cas, le choix s’est fixé comme suit :

• Les principales composantes mécaniques (augets, arbre de transmission, vis


d’assemblage), entrant en contact direct avec l’eau turbiné, de la centrale sont
faite en acier inoxydable martensitique qui résiste bien à la corrosion.
• Les autres éléments de grandes dimensions, qui n’existent pas en produit semi-
fini, sont faits en acier nuance dure avec revêtement antirouille (ex :
revêtement de chrome, galvanisation plus peinture).

3. Choix de l’élément de transmission


L’élément de transmission est l’organe qui lie l’énergie motrice de la turbine au
générateur de courant en changeant ou non le type de mouvement et la vitesse de rotation. On
distingue :

• Les liens rigides tel que les manchons d’accouplement directes et les
engrenages,
• Les liens flexibles comme les courroies et les chaînes.

4. Choix du palier à roulement


Les roulements doivent être à alésage avec des manchons de serrage. D’une part, il
doit être avantageux c’est-à-dire pouvoir reprendre des charges radiales importantes, et d’autre
part, d’accepter un certain désalignement inhérent au montage de la turbine. De plus, le
manchon de serrage procure l’avantage de ne pas devoir à usiner d’épaulements sur l’arbre. Le
palier sera en un ou plusieurs parties pour sa simplicité au point de vue montage et démontage
de l’arbre.

25
Choix du générateur de courant
Le critère de choix se base sur le mode de fonctionnement de la centrale
hydroélectrique. Modes de fonctionnement :

• En parallèle :
 L’installation injecte du courant électrique dans le réseau de distribution local.
Les micro centrales P < 300 kW, sont équipées de générateurs asynchrones.
 La tension et la fréquence sont dictées par le réseau de distribution et sont
constantes.
• Mode isolé (îlot) : La microcentrale n’alimente qu’un seul utilisateur. Générateurs
synchrones, machines qui peuvent alimenter tout type d’appareils consommateurs.

Choix de transformateur, de la ligne de transport


Ce choix se fera par la considération des paramètres à transiter dans ces éléments et
l’éloignement des localités à desservir par rapport à la centrale de production. Le transformateur
sera sélectionné en fonction de la tension électrique des appareils utilisés par le consommateur
et de la situation géographique de cette dernière c'est-à-dire l’évaluation des chutes de tension
le long la ligne de transport. Pour le choix et le dimensionnement de la ligne et du réseau de
transport, on doit le considérer en fonction de l’intensité de courant absorbée par les
consommateurs et la chute de tension produite. Ce qui déterminera la section et le type de câble
à utiliser pour la ligne, et les pertes de puissance optimale pour le type de réseau adéquat.

II- QUELQUES BONS EXEMPLES POUR UNE


INSTALLATION HYDROELECTRIQUE
1. Pour une bonne qualité de travail

• La qualité du béton dépend des proportions concrètes de tous les ingrédients comme
les ciments, sables, graviers et eaux,
• Une quantité insuffisante de ciment dans le mélange donnera un béton de petite
robustesse,
• Une quantité excessive d’eau donne aussi un béton de mauvais qualité,
• Il est important de mesurer et d’ajouter séparément des agrégats plus du sable pour
obtenir un béton dense de bonne qualité,
• N’utiliser que des agrégats propres.

26
2 Les principaux éléments d’un barrage et de la prise d’eau

• Les barrages en béton peuvent tenir longtemps,


• Les colonnes sont de bons supports pour la vanne.

2.1 Canal d’amené

• Evitez les canaux en terre autant que possible plus de maintenance et d’érosion de
matériel qui pourrait atteindre la turbine,
• Faites des entailles aux pentes autour du canal pour qu’aucun matériel ou rocher érodé
ne tombe dans le canal d’amené,
• Les murs de soutènement devraient toujours être bien draine avec des orifices de
balayage pour éviter tout glissement de la pente,
• On peut aussi remplacer les canaux recouverts avec des tuyaux enterrés couts plus
élevés,
• Enlevez toujours toute végétation autours du canal découpez la végétation
régulièrement,
• Le canal devrait être exempt de végétations et éloigné des pentes pour moins de risque
de saleté.

2.2 Chambre de mise en charge

• Une chambre de mise en charge fonctionne de manière similaire au bassin de


décantation, le débit ralentit pour que les sédiments puissent se décanter,
• La transition au début de la chambrer de mise en charge ainsi que la largeur de cette
dernière sont vitales pour ralentir la vélocité du débit,
• Les sédiments ne peuvent se décanter que dans l’eau coulant lentement,
• La grille à la fin empêche aux débits de flotter vers la conduite forcée,
• La chambre de mise en charge assure la submersion de l’adduction de la conduite
forcée pour qu’il n’y ait pas d’air,
• Le déversoir ^permet aux excédents de débit et aux débit de crue de rejoindre la rivière
surtout (dans des conditions de fermeture rapide suite à un rejet de charge,
• La vanne de vidange est essentielle pour nettoyer la chambre de mise en charge de
tout sédiment si nécessaire.

27
2.3 Grille fine

• La grille est montée à un angle d’environ 70° par rapport à l’horizontal,


• La grille est fixée sur les murs mais devrait toujours être amovible,
• La grille comporte des barreaux verticaux qui facilitent son nettoyage ayant des
espaces assez étroites.

2.4 Déversoir
Un déversoir à marche réduit la vélocité et dissipe l’énergie de l'eau au niveau de
chaque étape. Les Principes majeurs pour un conduite forcée stable sont :

• Installez le bloc d’encrage chaque fois que la conduite forcée change de direction
horizontalement et verticalement,
• Supportez chaque bloc de tuyau avec des blocs de support,
• Fixez le tuyau aux rapports avec des fixations en acier,
• Assurez que les blocs disposent d’une fondation solide et stable qui dépend du
matériau du sol et de la pente,
• Il doit avoir un bloc d’ancrage avant l’entrée du tuyau dans le bâtiment de la centrale
pour absorber la force dynamique de l’eau dans le tuyau,
• L’entrée de la conduite forcée doit être à 20cm au-dessus du fond.

3 Equipements électromécaniques
3.1 Turbines

• Doit être en bon état,


• Protéger la turbiner et elle va fonctionner plus longtemps,
• Nettoyez régulièrement la grille et le bassin de décantation.

3.2 Les éléments principaux du groupe électrogène


Ils doivent être bien installé suivant les règlementations de sécurité

• Une armoire électrique bien rangée,


• Assez d’espace autour de l’équipement,
• Transmission mécanique,
• La tension de toutes les courroies doit être la même,
• Vérification de l’ajustement de la connexion,
• Graisse convenablement appliquée,

28
• Des outils bien emmagasinés toujours à portée de main :

 Divers accessoires utiles à une maintenance efficace,


 L’équipement de lubrification doit être disponible,
 Les pièces de rechange mécaniques et usuelles doivent être gardées en stock.

4 Transmission et distribution

4.1 Principes de base pour planifier, concevoir et établir le réseau électrique

Pour une présentation technique correcte d’un système de transmission et de


distribution, beaucoup d’expertise et d’expérience est requise et aussi :

• Commencez la disposition du réseau à partir de la centrale vers les clients et essayez


de rendre service à l’ensemble des consommateurs potentiels,
• La distance de la centrale au réseau et du réseau aux consommateurs doit être aussi
courte que possible la longueur moindre des câbles permet de réduire les pertes et le
cout du système,
• Définir l’emplacement des poteaux avec soin, un endroit sec, terrain facile et assez
de garde au sol de câble,
• Une garde au sol suffisante détermine la distance maximale entre deux poteaux et
ne doit pas dépasser 30-50 m.

4.2 Connexions de câbles


Utilisez uniquement de dispositifs de serrage approuves pour éviter des pannes lors du
fonctionnement.

Les serre-câbles se composent de deux parties qui sont tendues après l’insertion du
câble peuvent résister à la tension des câbles entre les deux poteaux.

29
CHAPITRE III: POTENTIEL A MADAGASCAR
A-LES ELEMENTS DE GEOGRAPHIE A
MADAGASCAR
I- TOPOGRAPHIE : ALTIMÉTRIE ET PENTES [11]
Madagascar est situé au sud-ouest de l’Océan Indien, à proximité de l’Afrique
orientale, dont elle n’est séparée que par le canal de Mozambique, un bras de mer de 400km de
large environ. Suivant une orientation générale N.N.E. - S.S.W, elle s’étend sur une longueur
de 1 600km, du Cap d’Ambre (extrême Nord) au Cap Sainte-Marie (extrême Sud), entre 11°57’
et 25°39’ de latitude Sud. Dans sa plus grande largeur, Madagascar mesure 570 km environ. Le
méridien 47° Est de Greenwich partage l’île en deux parties à peu près égales. Sa superficie est
voisine de 590 000 km², soit la surface de la France, la Belgique et les PaysBas réunis. Ce qui
frappe immédiatement lorsqu’on examine une carte physique de Madagascar, c’est la
dissymétrie de l’île par rapport à son grand axe N-S. Le versant occidental s’étale doucement
vers le canal de Mozambique, tandis que la pente du versant oriental est toujours très forte, la
ligne de partage des eaux étant toujours à moins de 100 km en moyenne de l’Océan Indien.

On peut diviser Madagascar en trois grands ensembles orographiques :

• Les Hautes Terres Centrales dont l’altitude varie entre 800m et 1500m et
dont le somment culmine à 2876m (pic volcanic dans le massif du Tsaratanana)
• Le versant oriental ;
• La zone sédimentaire du nord-ouest, de l’ouest et du sud.

Le modèle numérique de surface (MNS) utilisé dans le cadre de l’étude est le « Shuttle
Radar Topography Mission (SRTM) 1 ArcSecond Global », et disposent d’une résolution
spatiale de 1 arc-seconde (environ 30 m à l’équateur). Cet ensemble de données altimétriques
est particulièrement bien adapté pour la délimitation des bassins versants hydrographiques,
l’identification des réseaux hydrographiques ainsi que le calcul des pentes.

La carte des pentes est calculée à partir du modèle numérique de surface décrit au
paragraphe ci-dessus et met en évidence les changements de reliefs importants. Le versant Est
de la Grande Île se déversant dans l’océan indien est caractérisé par des pentes plus importantes,
parfois supérieures à 35%. En effet, sur ce versant, le gradient d’altitude est très important
passant de plus de 2000m dans la zone des hautes terres centrales à zéro au niveau de la côte
sur une distance parfois inférieure à 100km.

30
II-HYDROGRAPHIE [11]
• Le caractère dissymétrique du relief de l’île mis en évidence dans la section précédente
a une conséquence directe sur le tracé du réseau hydrographique : les fleuves les plus
longs seront ceux du versant occidental tandis que sur le versant oriental, les fleuves plus
courts, auront un profil très accentué avec de nombreuses chutes parfois très importantes
• Sur base des caractéristiques géomorphologiques et climatiques qui influenceront plus
ou moins directement l’écoulement des eaux de surfaces, l’île de Madagascar peut être
découpée en différentes unités hydrologiques dont une description sommaire est donnée
ci-dessous en partant du Nord vers le Sud de l’île :

 Régimes du Nord et de la Montagne d’Ambre : ce massif volcanique est drainé


par de petits torrents peu développés. Les principales rivières sont l’Irodo, la
Saharenana et la Besokatra dont les eaux sont utilisées pour l’alimentation de la
ville d’Antsiranana.
 Régimes du Tsaratanana : ce massif, par son relief très accidenté, donne
naissance à des rivières à profil en long très caractéristiques. Les principales
rivières sont la Mahavavy du Nord, le Sambirano, le Maevarano, la Bemarivo et
le Lokoho.
 Régimes du Versant Est : avec 150 000km² environ, il couvre 25% de la surface
de Madagascar. Il s’étend sur plus de 1200km, de Sambava à Taolagnaro et sa
largeur moyenne, de la ligne de crête à la mer, est égale à 100km environ. Les
principales rivières sont : le Maningory, la Rianila, le Mangoro, la Mananjary et
la Mananara
 Régimes du Versant Ouest et des Hautes Terres Centrales : C’est l’ensemble
le plus étendu. Il couvre près de 365 000 km2 soit 61% de la surface de
Madagascar. Les principaux grands fleuves sont : la Sofia, l’ensemble
Betsiboka-Mahajamba, la Mahavahy du Sud, le Manambolo, la Tsiribihina, la
Mangoky et l’Onilahy.
 Régimes du Sud : ils couvrent une surface de 48 750 km², soit environ 8% de la
superficie de Madagascar, et sont entièrement au sud du Tropique du
Capricorne. Les principaux cours d’eau du Sud sont la Mandrare, le
Manambovo, la Menarandra et la Linta.

31
III- GÉOLOGIE [11]
La géologie de Madagascar présente une dissymétrie Est-Ouest causée par un
mouvement de bascule du socle cristallin (substratum) vers l’Ouest et qui a contribué à
l’extension des terrains sédimentaires dans cette partie. Ce mouvement tectonique s’est
accompagné de dislocations ayant entrainé la formation de failles de direction méridienne.

Le socle cristallin malgache qui couvre à peu près les deux tiers de l’île est le résultat
de la métamorphisation de formations sédimentaires primitives déposées dans une aire
géosynclinale à la suite d’une orogenèse majeure datée de 2600 millions d’années. On a
stratigraphiquement ou zoné graphiquement distingué quatre grands systèmes ; les deux plus
anciens sont le système Androyen et le système d’Antongil, puis le système du Graphite et enfin
le système du Vohibory. Des sédiments sont repris par des soulèvements régionaux ont été
métamorphisés et ont donné la série schisto-quartzocalcaire placée dans la stratigraphie entre
les systèmes du graphite et du Vohibory. Ils sont localisés dans le centre de l’île et comprennent
surtout des schistes, des quartzites et des cipolins. En résumé, le vieux socle est constitué
:d‘abord par des terrains métamorphiques stratifiés (gneiss, leptinites, granites stratoïdes, etc.)
sur lesquels reposent parfois en discordance des terrains où le métamorphisme est moins poussé
et dans lesquels on reconnait encore le faciès du sédiment originel (cipolins, calcaires, schistes,
et quartzites, ces derniers dont l’épaisseur peut atteindre 300 m, étant les témoins de l’érosion
des hautes chaînes cristallines) ; puis par des intrusions d’âges divers (granites andringitréens
entre autres), les plus récentes correspondant aux grandes dislocations du crétacé supérieur et
au volcanisme de la fin du tertiaire début du quaternaire : venues acides (granites, microgranites,
rhyolites) et basiques (gabbros, basaltes).

Les terrains sédimentaires forment une large bande sur la côte Ouest de l’île mais on
en rencontre aussi quelques lambeaux très peu étendus sur la côte Est. Alors que les roches
cristallines sont très plissées, les terrains sédimentaires, au contraire, n’ont subi aucune action
orogénique régulièrement. Ils présentent actuellement un très faible pendage vers la mer.

IV- CLIMAT [11]


1. Facteurs du climat
Par sa position géographique, Madagascar est soumise à l’influence de deux grands
centres d‘action météorologique qui règlent les conditions générales de circulation
atmosphérique dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien : la zone des basses pressions
intertropicales au nord et la cellule océanique de hautes pressions centrée en quasi permanence

32
au Sud des Mascareignes. Les mécanismes du climat malgache sont également liés aux
éléments géographiques : la latitude et le relief. La conjugaison de ces différents facteurs fait
apparaître une très grande variété de climats à l’intérieur de ce petit continent. Madagascar est
donc soumis au climat tropical unimodal caractérisé par une alternance de saison des pluies
(NovembreMars) et de saison sèche (Avril - Octobre), dont les longueurs varient d’une région
à l’autre. L’altitude accentue par ailleurs les variations de température. Madagascar subit
annuellement au cœur de la saison des pluies (de janvier à mars), les dégâts engendrés par les
cyclones qui proviennent de l'Océan Indien ou du canal de Mozambique .

2- Pluviométrie
La répartition spatio-temporelle des pluies est cependant très irrégulière sur le territoire
et sur une année. En effet, on peut distinguer quatre zones climatiques ayant des caractéristiques
pluviométriques différentes :

• La province de Toamasina et une partie de la province d'Antsiranana dans


l'Est ont un climat tropical humide : la pluviométrie est supérieure à 1 500
mm/an avec un ou deux mois secs et la température du mois le plus frais est
de 15ºC.
• Les provinces d'Antananarivo et de Fianarantsoa dans la région de
Tsaratanana dans les Hautes Terres ont un climat tropical ;la pluviométrie est
supérieure à 1 500 mm/an avec quatre ou cinq mois secs et la température du
mois le plus frais est comprise entre 10ºC et 15ºC.
• La province Mahajanga et la partie nord de la province Toliary dans la région
côtière ouest ont un climat tropical sec: la pluviométrie est inférieure à 800
mm/an avec huit mois secs.
• La partie sud de la province de Toliary a un climat semi-aride : la pluviométrie
est inférieure à 400 mm/an avec huit mois secs et la température du mois le
plus frais est de 20ºC.

3 Cyclones
De par son environnement physique extrême (relief, latitude), des événements forts
d'origine naturelle participent de la vie quotidienne des 23,5 millions de Malgaches et, de façon
récurrente et saisonnière, en perturbent le déroulement. Avec l'inondation (celle consécutive à
l'incursion de l'équateur météorologique sur la moitié septentrionale de l'île) et la sécheresse, le
cyclone tropical.

33
4 Le changement climatique
On a constaté que le taux d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) du pays est de
0,2% dans le monde. Ce pourcentage démontre que sa part est infime par rapport à celle de la
Chine et celle des Etats-Unis lesquelles arrivent en tête respectivement avec 20% et 17%.
Cependant, dans le rang des pays les plus vulnérables par rapport aux conséquences du
réchauffement climatique causé par ces GES, Madagascar se trouve à une position critique.

Ce changement climatique expose Madagascar toujours plus aux catastrophes


naturelles, comme les cyclones ou la sécheresse, entravant ainsi les efforts de développement.
De ce fait, le changement climatique pourrait avoir un impact dramatique sur l’agriculture, la
sécurité alimentaire et les infrastructures du pays .

5- OCCUPATION DU SOL
Les prairies et les zones arbustives totalisent à elles deux un peu plus de 50% de la
surface de l’île. Les cultures seules ou en association représentent environ 15% des différentes
classes d’occupation du sol dont environ 2% de riz. Les forêts occupent également environ 15%
du territoire et les mangroves environ 1.4%. Les zones urbaines et les surfaces en eau totalisent
quant à elles 0.8% de la surface de l’île.

La répartition spatiale du couvert de l’île concerne principalement une végétation


naturelle herbacée qui caractérise le versant Ouest alors que le versant oriental présente
majoritairement un couvert de type agricole et forestier résultant des gradients d’altitude et de
la dissymétrie Est-Ouest mentionnés dans les paragraphes précédents. La dynamique
d’évolution générale se dirige vers une déforestation au profit de l’agriculture.

B- APPROCHE SUR L’HYDROELECTRICITE A


MADAGACSAR
Madagascar dispose d’énormes ressources d’énergie renouvelables (hydraulique,
solaire, éolienne, biomasse), mais la consommation énergétique globale reste encore très faible.
Cette consommation énergétique est encore dominée par le bois énergie et ses dérivés. Par
ailleurs, le pays est importateur de produits pétroliers et le coût de l’énergie est trop élevé pour
contribuer efficacement au développement social et économique du pays.

Aujourd’hui, très peu de personnes à Madagascar ont accès à des sources d’énergie
modernes, et cela freine sérieusement le développement. En outre, les personnes qui n’y ont pas
accès doivent utiliser des sources d’énergie de moins bonne qualité, inefficaces, et souvent
polluantes, pour lesquelles ils dépensent beaucoup plus que les quelques privilégiés qui y ont

34
accès. Les ménages qui ne sont pas raccordés au réseau électrique dépensent en moyenne entre
2 et 10 fois plus pour des niveaux d’éclairage nettement inférieurs que ceux qui sont raccordés.

Pour l’Electricité, les infrastructures sont insuffisantes et une grande partie des
installations de production et de distribution existantes sont vétustes et ne pourraient plus
satisfaire la demande croissante actuelle. Certaines installations de production sont saturées et
sont très vulnérables aux intempéries malgré la richesse en ressources d’énergies renouvelables
peu exploitées du pays. Cette situation constitue un handicap au développement du pays et un
frein à la compétitivité des industries exportatrices. Dans le domaine agricole, la demande en
énergie électrique (station de pompage électrique) reste encore négligeable.

Du fait des enjeux et des objectifs pour le secteur énergie à Madagascar et de


l’intégration dans la lutte pour la protection de l’environnement au niveau mondial, il faut
réussir impérativement à concilier la poursuite d’une politique énergétique soutenue et la
réduction de ses impacts négatifs sur l’environnement et la santé. L’effort est, en fait, de
promouvoir des solutions profitables à tous actuellement et pour les futures générations. [11]

35
C- EXPANSION DU POTENTIEL
HYDROELECTRIQUE POUR LES SITES >60MW

Figure 17:sites hydroélectriques >60 MW

36
REPARTITION DES SITES >60MW
Tableau 9: sites >60MW à Madagascar

Débit équip Head Installed Capacity Localités pouvant être


REGION SITE
m3/s (m) (MW) Study Level
desservies

Antafofo 395 195 580 Preliminary (2000) RIA - Mahajanga


Antanandava 396 133 410 on map RIA
BETSIBOKA
Belavenona 400 123 370 on map RIA - Mahajanga
Andakana 370 45 130 on map RIA - Mahajanga

ALAOTRA Sahofika 55 700 300 Preliminary (1982) RIA - RIToamasina


MANGORO Lohavanana 150 96,5 120 Preliminary (2000) RIA - RIToamasina
Mahavola 170 231 300 Preliminary (1982) RIA
Vohitsara 240 110 250 on map RIA
ANALAMANGA
Isandrano 240 65 130 Preliminary (1982) RIA
Ranomafana 120 70,5 70 Preliminary (2000) RIA
Antetezambato 120 195 180 Preliminary (2000) RIA
Tazoalava 480 100 360 on map RIA
VAKINAKARATRA Ankaramavo 190 150 210 on map RIA
Andasirotsaka 300 45 100 on map RIA
Ambararatavokoka 80 175 105 on map RIA
MENABE Antoara 170 150 190 on map RIA
ANTSINANANA Volobe Amont 115 100 90 Preliminary (2000) RIToamasina
Région Atsimo Atsinana
ATSIMO & Zone minère (Bauxite
Betoafo 110 400 300 on map
ANDREFANA de Manantenina) -
Taolagnaro
Source : ADER

37
BILAN DU TABLEAU

La répartition des puissances installées (puissance nominale) et disponibles par source


et par région. On y voit que le thermique domine le mix énergétique disponible dans la plupart
des régions de Madagascar à l’exception des régions de Alaotra-Mangoro, Atsinanana et
Vakinankaratra dans lesquelles se trouvent les principales centrales hydroélectriques du pays.
Les autres sources d’énergie renouvelable sont [Link] outre, Les sites à Betsiboka ont
le plus haut débit d’équipement ; Son hauteur de chute est moyen, et les productions sont élevés.

Puis, Il y a 2 sites à Alaotra Mangoro avec des débits très faibles, or les chutes sont très hautes,
la production est assez pour produire de l’électricité dans toute la ré[Link], A
Analamanga, le débit est élevé avec des hauteurs de chute très varies qui donneront une
ensemble de production hydroélectrique élevé.Après, La région de Vakinankaratra possède le
plus de site à exploiter à Madagascar avec des débits très élevés, des chutes d’eau moyennes
avec une production élevé[Link], Les régions de Menabe ; Antsinanana et Atsimo Andrefana
ont le moins nombre de sites qui produisent de l’électricité ils ont une hauteur de chute assez
moyenne.

38
CONCLUSION
En guise de conclusion, La production d’énergie électrique dans les centrales
hydroélectriques est un principe basé sur l’utilisation de la turbine et de l’alternateur. Cela
relève la mise en place d’appareils ayants pour buts de travailler séquentiellement grâce à
l’automate pour un système requérant la qualité, performance et la sécurisation de tout élément
s’y incrustant. Pour continuer cet ouvrage, l’étape serait de réaliser une étude financière
concernant le rendement de la centrale et l’amortissement de cette dernière au fil des années.
En outre, la performance hydroélectrique demande beaucoup de critères telle que le débit de
l’eau, les relevés topographiques et hydrologiques, le choix des équipements adapté au site, sans
oublier les impacts environnementaux.

D’ailleurs, Madagascar possède une large potentialité d’énergie renouvelable telle que
l’énergie hydraulique. Malheureusement, elles restent inexploitées due aux manques de
financement

Cependant, la performance hydroélectrique à Madagascar dépend des équipements sur


le plan technique, et sur le plan financier c’est mieux s’il y a beaucoup d’investissement. En
plus, c’est dur d’atteindre la perfection mais le mieux c’est de faire en sorte que les installations
soient construites à long terme tout en respectant l’environnement. Donc, la performance est
limitée selon la durée de vie des équipements et des constructions.

En effet, vu les potentiels que possède notre pays ; Madagascar pourrait bien
progresser grâce à l’exploitation hydroélectrique. Malgré les problèmes que cette ile rencontre,
il y a un espoir. En plus, la progression de la technologie facilitera la maintenance du système
hydroélectrique.

39
Bibliographie

[1] cycle de l'eau dans la nature.

[2] ADEME, PETITE HYDROELECTRICITE: GUIDE TECHNIQUE POUR LA REALISATION DE


PROJET, 2005.

[3] V. Asmine, RÉALISATION DU DOSSIER TECHNIQUE DE L’EXTENSION DE


L’AMÉNAGEMENT HYDROÉLECTRIQUE D’ANDRIATSEMBOKA, COMMUNE RURALE
ANTANETIKELY, 2018.

[4] L. BELHADJI, Optimisation du contrôle commande d’un système hydraulique réversible à


vitesse variable, 2013.

[5] M.-N. BATTISTEL, «Guide méthodologique pour les projets d’hydroélectricité,» 2018.

[6] ADEME, Guide pour montage de projets de petite hydroelectricite, 2003.

[7] R. S. Lindsay, MODELISATION HYDRODYNAMIQUE SUR RIVEE2D:APPLICATION SUR


L4AMENNAGEMENT DE LA CENTRALE HYDROELECTRIQUE DE MAHITSY FARAHANTSANA, 2012.

[8] R. Manda, proposition d'un code de calcul pour l'optimisation du rendement d'un systeme
energetique, 2014.

[9] J. L. E. T. Grondin, Le projet Rhyviere à Madagascar, 2019.

[10] S. H. RANDRIANARISOA, ELECTRIFICATION RURALE PAR LE DEVELOPPEMENT, 2008.

[11] HYDROPOWER ATLAS FINAL REPORT, 2017.

[12] le cycle de l'eau dans la nature.

[13] R. F. Bichat, DIMENSIONNEMENT D’OUVRAGES HYDRAULIQUES DE GESTION, 2013.

[14] G. DELLINGER, Etude expérimentale et optimisation des performances hydrauliques des vis
d'Archimède utilisées dans les micro centrales hydroélectriques, 2015.

[15] A. bourgogne, Hydroélectricité et continuite ecologique, 2015.

[16] L. Romain, Etude des enjeux d’un projet d’Hydro-électrification rurale à Madagascar., 2018.

[17] R. Norovoahangy, ETUDE DES RESSOURCES EN EAU DE LA CENTRALE


HYDROELECTRIQUE D'AMBOHIMAHASOA, 2007.

I
TABLES DES MATIERES

Généralités sur l’hydroélectricité ................................................................ 2

I- Définitions 2
Hydroélectricité................................................................................................... 2

Centrale hydroélectrique ..................................................................................... 2

Cycle de l’eau [1] ................................................................................................ 2

Bassin versant ..................................................................................................... 3

II- Classifications des centrales hydroélectriques .................... 4


1-Classification selon les dépenses ............................................................................ 4

2-Classification selon la hauteur de chute .................................................................. 4

3-Classification selon la puissance ............................................................................. 5

4. Classification selon l’aménagement ....................................................................... 5

4.1 Les centrales à éclusées [4] ........................................................................... 5

4.2 Les centrales avec lacs .................................................................................. 5

4.3 Les Stations de Transfert d ’Energie par Pompage (STEP) .......................... 6

III- Notion du barrage.................................................................. 6


1. Définitions........................................................................................................... 6

2. Classification....................................................................................................... 6

2.1 Barrages en béton .......................................................................................... 6

2.2 Barrages en terre............................................................................................ 7

2.3 Barrage en enrochements .............................................................................. 7

3 Choix de l’emplacement ..................................................................................... 7

3.1 Conditions relatives à la topographie ............................................................ 7

3.2 Conditions géologiques ................................................................................. 8

II
4. Dimensionnement du barrage ............................................................................. 8

Montage d’une centrale hydroélectrique étude technique ....................... 9

I-OUVRAGE DU GENIE CIVIL [6] .............................................................. 9


1. Déflecteur ............................................................................................................. 10

2. Ouvrage de prise d’eau ......................................................................................... 10

3. Dessableur ............................................................................................................ 10

[Link] d’amenée ................................................................................................ 10

5. Chambre de mise en charge.................................................................................. 10

6. Conduite forcée .................................................................................................... 11

7. Usine ..................................................................................................................... 11

8. Canal de fuite [7] .................................................................................................. 11

12

II- EQUIPEMENT ELECTROMECANIQUE ............................................ 12

1. Turbine [8] 12
1.1 Définition .................................................................................................... 12

1.2 Catégories d’une turbine ............................................................................. 12

1.3 Les éléments constitutifs d’une turbine ....................................................... 13

1.4 Exemples de turbine .................................................................................... 13

2. L’alternateur ......................................................................................................... 14

2.1. Définitions ............................................................................................... 14

2.2 Fonctionnement ........................................................................................... 14

2.3 Type de générateur ...................................................................................... 14

3- Multiplicateurs de vitesse [6] ............................................................................ 15

4- Les systèmes de régulation ............................................................................... 15

III- LE POSTE DE TRANSFORMATION ............................. 16


1. La composition des postes de transformation ................................................... 16

III
1.1 Jeu de barres ................................................................................................ 16

1.2 Disjoncteur .................................................................................................... 16

1.3 Sélectionneur ............................................................................................... 16

1.4 Sélectionneur de terre .............................................................................. 16

1.5 Protections contre les surtensions ............................................................... 16

1.6 Eclateurs ...................................................................................................... 16

1.7 Parafoudre ................................................................................................... 17

1.8 Paratonnerre ................................................................................................ 17

1.9 Transformateurs de mesure ......................................................................... 17

2. Les transformateurs de puissance ......................................................................... 17

3. Les principaux éléments du transformateur ......................................................... 17

3.1 Noyau du transformateur ............................................................................. 17

3.2 Enroulements des transformateurs .............................................................. 17

3.3 Les types de matériaux pour les enroulements ............................................ 18

3.4 La cuve du transformateur........................................................................... 18

3.5 Le couvercle de cuve et sortie ..................................................................... 18

3.6 L'huile des transformateurs ......................................................................... 19

6. Transport en ligne de réseau de distribution ........................................................ 19

6.1 TYPE DE RESEAU .................................................................................... 19

6.2 TYPES DE LIGNE ..................................................................................... 19

A-NOTION SUR LES CRITERES ............................................................... 21


1. Les critères techniques d’exploitation .............................................................. 23

1.1 Le débit de l’eau .......................................................................................... 23

1.2 Chute d’eau ................................................................................................. 23

1.3 Régulation du débit ..................................................................................... 23

1.4 Variabilité saisonnière ................................................................................. 23

2- Les critères environnementaux ......................................................................... 23

IV
3. Les critères règlementaires et sociaux .................................................................. 23

3.1 Règlementation............................................................................................ 23

3.2 Sécurités des installations............................................................................ 23

4. Les critères économiques .................................................................................. 24

4.1 Coûts............................................................................................................ 24

4.2 Demande en électricité ................................................................................ 24

4.3 Technologie et atomisation ......................................................................... 24

B- Les critères de performances hydroélectriques ...................................... 24

I CHOIX DE QUELQUES EQUIPEMENTS ............................................ 24


1. Choix de type de turbine [2] ............................................................................. 24

2. Choix de matériaux [10] ................................................................................... 25

3. Choix de l’élément de transmission .................................................................. 25

4. Choix du palier à roulement .............................................................................. 25

Choix du générateur de courant ........................................................................ 26

Choix de transformateur, de la ligne de transport ............................................. 26

II- QUELQUES BONS EXEMPLES POUR UNE


INSTALLATION HYDROELECTRIQUE ................................................... 26
1. Pour une bonne qualité de travail .................................................................. 26

2 Les principaux éléments d’un barrage et de la prise d’eau ............................... 27

2.1 Canal d’amené ............................................................................................. 27

2.2 Chambre de mise en charge......................................................................... 27

2.3 Grille fine .................................................................................................... 28

2.4 Déversoir ..................................................................................................... 28

3 Equipements électromécaniques ....................................................................... 28

3.1 Turbines ....................................................................................................... 28

3.2 Les éléments principaux du groupe électrogène ......................................... 28

4 Transmission et distribution .............................................................................. 29

V
4.1 Principes de base pour planifier, concevoir et établir le réseau électrique.. 29

4.2 Connexions de câbles .................................................................................. 29

A-LES ELEMENTS DE GEOGRAPHIE A MADAGASCAR .................. 30

I- TOPOGRAPHIE : ALTIMÉTRIE ET PENTES [11] ............................ 30

II-HYDROGRAPHIE [11] ............................................................................. 31

III-GÉOLOGIE [11] 32

IV-CLIMAT [11] 32
1. Facteurs du climat ............................................................................................. 32

2- Pluviométrie ...................................................................................................... 33

3 Cyclones ............................................................................................................ 33

4 Le changement climatique........................................................................... 34

5- OCCUPATION DU SOL ................................................................................. 34

B- APPROCHE SUR L’HYDROELECTRICITE A MADAGACSAR ..... 34

C-EXPANSION DU POTENTIEL HYDROELECTRIQUE POUR LES


SITES >60MW 36

VI
RASOAZANAMIHAJA Tafitamiharivola Todisoa

Adresse : Lot AKDII 123 Ambohimiarina

Téléphone : 033 57 756 86

E-mail : tafitamiharivola29@[Link]

Titre : << LES CRITERES DE PERFORMANCE


POUR L’EXPLOITATION HYDROELECTRIQUE>>
Nombre de pages :39

Nombre de figures :17

Nombre de tableaux 9

RESUME

L’évaluation des critères de performance pour une exploitation hydroélectrique est


essentielle pour assurer son efficacité et sa durabilité. Il faut tenir compte des critères de
performances suivants : le rendement énergétique, fiabilité, disponibilité, impact
environnemental, gestion de l’eau sécurité, conformités règlementaires, gestion des déchets,
implication communautaire, innovation et modernisation.

Mots clés : barrage, débit, sécurités ; durabilité, rendement énergétique, impact


environnementaux, modernisation.

ABSTRACT

The evaluation of the performance criteria for hydroelectric exploitation is essential to


ensure its efficiency and sustainability; therefore, the following performance criteria must be
taken into account : energy efficiency, reliability, availability, environmental impact, water
management, safety, regulatory compliance, water management, community involvement,
innovation and modernisation.

Keys words: flow, Security, sustainability, energie efficiency, environmental impacts,


modernizeation.

Encadreur : Monsieur RANDRIAMAHERISOA Alain Joeliniaina

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